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Les invités


Tous les artistes invités
aux Rencontres polyphoniques de Calvi

Dernière mise à jour : 22/08/2017

Vous êtes ici : Musique/Chant corse/Rencontres polyphoniques/Invités
Tarek Abdallah & Cheikh Zein Mahmoud
Beñat Achiary
Actores Alidos
Aghja Rossa
Anghjula Dea
Houria Aïchi
L'Alba
Assurd
Françoise Atlan
Abed Azrié
Band of Gnawa
Barzaz
Richard Bona
Daniele di Bonaventura
Waed Bouhassoun
Patrizia Bovi
Francesca Breschi
Bulgarka Quartet
José de Las Camarones
Las hermanas Caronni
Gigi Casabianca
U Celu
Cigùri
A Cumpagnia
Ablaye Cissoko
Marcello Colasurdo
Colenso Abafana
Cuncordu e Tenore de Orosei
Ensemble Conductus
Lo Cor de la Plana
Corou de Berra
Sidikiba Coulibaly
Xanthoula Dakovanou
Ensemble Diabolus in musica
Ensemble Dialogos
Doulce mémoire
Nahawa Doumbia
Mathias Duplessy
Egschiglen
Elsafty/Armstrong/Browne Trio
Andy Emler
Erotokritos
Eva Quartet
Carlo Faiello
Faïz Ali Faïz
Faytinga
U Fiatu Muntese
Anthony Geronimi
Petru Santu Guelfucci
Isulatine
Paolo Fresu
Gacha Empega
The Glas Vocal Ensemble
Huong Thanh
Huun Huur Tu
Ensemble Ialma
Ensemble Imeri
André Jaume
Trio Joubran
Kalakan
Yann Fañch Kemener
Ensemble Kodo
Jean-Pierre Lanfranchi
Elena Ledda
Ray Lema
Ensemble Leyli
Madrigalesca
Mahotella Queens
Mahwash & Ensemble Kaboul
Malicorne
Silvia Malagugini & Nonna Sima
La Mal Coiffée
Giovanna Marini
David Mayoral
Mieko Miyazaki
Dario Muci
I Muvrini
Nisthiman Project
Nørn
Ensemble Organum
Enza Pagliara
Michel Paoli
Ulla Pirttijärvi
Jean-Paul Poletti et le Choeur d'hommes de Sartène
Patrizia Poli
PVC Napoli Quartet
Radio Babel Marseille
Rassegna
Aïcha Redouane
Guylaine Renaud
Alejandra Ribera
A Ricuccata
Salem Tradition
Bernardo Sandoval
Julia Sarr
Anna Sato
Ferran Savall
Jordi Savall
Renat Sette
The Shin
Soledonna
Spartimu
Slaveï Quartet
Malick Pathé Sow & Bao Sissoko
Sutari
Teatr Pieśń Kozła
Tavagna
Tempus Fugit
Riccardo Tesi
Manu Théron
Tirana
Fadia Tomb El-Hage
Triorient
Ensemble Tronos
Trio Tzane
Vitalba
Pino de Vittorio
Voce Ventu
Les Voix de Géorgie
Warsaw Village Band
Danyèl Waro
Gabriel Yacoub
Dhafer Youssef
Monâjât Yulchieva
Okna Tsahan Zam
Antonio Zambujo

Les artistes corses

Les artistes corses ne figurent pas sur cette page puisqu'ils bénéficient de pages spécifiques. Ci-dessous la liste de ceux qui ont participé aux Rencontres avec les dates correspondantes :

Aghja Rossa (1998, 1999, 2000)
L'Alba (1999, 2000, 2001, 2003, 2004, 2009, 2014)
Anghjula Dea (1996,1997, 1998, 1999, 2000)
Lea Antona (2017)
Gigi Casabianca (2000)
U Celu (2013)
A Cumpagnia (2005)
U Fiatu Muntese (1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2005, 2012)
Anthony Geronimi (2006)
Patrizia Gattaceca (2017)
Petru Santu Guelfucci (2006)
Isulatine (2004)
Jean-Pierre Lanfranchi (1999)
Madrigalesca (2005)
I Muvrini (1998)
Michel Paoli (2006)
Jean-Paul Poletti et le Choeur d'hommes de Sartène (2001)
Patrizia Poli (2007)
A Ricuccata(1996)
Diana Saliceti (2016, 2017)
Soledonna (2000)
Spartimu (2011)
Tavagna (2008)
Tempus Fugit (2002)
Vitalba (2010)
Voce Ventu (2006)

Europe

Les Voix de Géorgie

invités en 1997, 1998, 2004, 2008, 2014

La polyphonie géorgienne : article en page "musiques du Monde"

voix

Dignes représentants de la multiplicité et de la richesse des chants géorgiens, les dix chanteurs des Voix de Géorgie portent à travers le monde leur art polyphonique issu de la plus haute antiquité, chants profanes et chants sacrés.

Ce groupe de jeunes chanteurs, sous la direction du Maestro Robert Gogolashvili, perpétue cette fabuleuse tradition présentée par leurs “pères” dans le monde entier pendant tant d’années.

Imaginez-les, le bras de l'un entourant la taille de l'autre, de noir vêtus, guêtre de cuir et arme blanche au fourreau. Imaginez les chants qui s'élèvent, tour à tour doux comme les berceuses ou forte comme les chants guerriers. ”

La palette des polyphonies géorgiennes est extrêmement large, car, outre les apports successifs au cours des temps, elle tient compte des spécificités musicales de chaque micro-région; d’où un répertoire étonnant puisé dans une centaines d’oeuvres faites de contrepoints savants et d’harmonies dont la hardiesse peut surprendre plus d’un musicien.

The Shin

invités en 2010

Le trio géorgien The Shin (« la voie pour rentrer à la maison ») s'est formé en 1998 en Allemagne. Les musiciens de The Shin (Zaza Miminoshvili, guitare, panduri, composition,, Zurab J. Gagnidze, basse fretless et acoustique, chant guruli, composition, et Mamuka Gaganidze, chant, percussion) sont des légendes vivantes et appartiennent à l'élite artistique dans leur patrie géorgienne. Ils sont particulièrement connus pour leurs fusions percutantes du jazz avec les musiques originelles de la Géorgie. Ils ont notamment composé la musique des productions pour le théâtre d'état à Tbilisi et de nombreuses musiques pour le cinéma, la télévision et la radio, en Géorgie et à l'étranger.

blacksea
egari

Avec « The Black Sea Fire », leur projet qui embrasse les musiques de Géorgie et de la Mer Noire, The Shin nous présente la danse d'une mystérieuse culture, le mythe de la Mer Noire avec son feu, son tempérament, sa profondeur, son émotion et son sens de l'humour unique et salé... Les dieux de l'Antiquité ont eu une aversion profonde à l'idée de donner le feu aux simples mortels car ils craignaient que l'homme ne comprenne pas sa bonne utilisation. Un jour, Prométhée vola le feu sacré et le donna à l'humanité. Quand il fut emmené dans le Caucase pour être puni par Zeus, une étincelle de ce feu volé tomba alors dans la Mer Noire, et c'est cette étincelle qui alluma « Le feu de la Mer Noire », The Black Sea Fire.

Ensemble Imeri

invités en 2011

L'Ensemble Imeri, créé en 2006, est dirigé par Robert Gogolashvili, bien connu à Calvi puisqu'il y est venu à plusieurs reprises avec Les Voix de Géorgie.
Le nom du groupe vient de l'Iméréthie, province historique de la Géorgie, liée au royaume antique de Colchide, le pays de Médée. La boucle est bouclée !

imeri

Le CD (double) enregistré en 2009 :

imeri

Lo Còr de la Plana

invités en 2001, 2005, 2007, 2012

cor


Lo Còr de la Plana (prononcez "Lou couar dé la plane" et traduisez "Le cœur de la plaine"), chœur d'hommes du quartier de la Plaine à Marseille se consacre au répertoire occitan de Provence. Les cinq membres du Còr ont travaillé jusqu'ici sur le répertoire religieux populaire du Damase Arbaud et des Noëls de Notre-Dame des Doms, et sur de nombreux chants à danser (rigaudons, bourrées, rondeaux), en intégrant aux compositions et arrangements nombre d'éléments présents dans la culture marseillaise d'aujourd'hui (raggamufin, techno-groove...). Interprétés à l'unisson ou en polyphonie et accompagnés de bendirs ou de percussions corporelles (picaments de pieds et bataments de mains), hurlés, susurrés, les chants du Còr sont à l'image de leur quartier : violents mais sans cruauté, doux mais sans mièvrerie, blindés mais sans sûretés inutiles.

Il faut avoir assisté à un concert des six compères en public. Ce chant peut apparaître âpre et rugueux à la première écoute, puis on entre dans la danse, et on finit étourdi devant tant d'énergie maîtrisée, de puissance, de sens du rythme et par cette beauté aride. La dissonance trouve sa conclusion dans une harmonie remarquable. Leur expression est entièrement physique. Jouant des mains et des pieds, ponctuant le texte d'onomatopées, semblant s'arrêter et guetter le premier applaudissement pour mieux repartir, on sort étrillé mais hilare d'un concert du Còr de la Plana.

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Gacha Empega

invités en 2007

gacha empega : (du provençal gachar : préparer le mortier, et empegar : encoller.) 1. Technique de maçonnerie consistant à envoyer le mortier sur un mur de façon désinvolte. «Te fais pas caguer, vas-y à la gacha empega !» 2. Fig. Désigne celle ou celui qui travaille à la va-vite, qui semble se foutre complètement des règles de l'art «Celui-là, c'est un vrai gacha empega !»

gacha
Quand on crée un groupe de musique occitane, il faut avoir un sens de l'humour certain pour se baptiser Gacha Empega. C'est pourtant comme ça, par une salutaire auto-dérision, et aussi pour se démarquer des appellations pompeuses de beaucoup de groupes folkloriques, que Barbara Ugo, Samuel Karpienia et Manu Théron ont choisi ce nom en 1996.
Deuxième paradoxe de Gacha Empega : aucun de ses membres n'est un provençal de souche : Manu est d'origine Savoyarde, Barbara est Corse, quand à Sam, lui, il est Normand ! Ils ne sont pas nés occitans, mais l'occitanisme les a pris comme une fièvre. De cette région, ils ont tout voulu connaître : l'histoire, le passé, les traditions, et surtout la langue, qui n'avait rien pour eux de maternel mais qu'ils ont adoptée
«Rien de tel que la langue pour comprendre l'endroit où l'on vit. Cela explique les attitudes, les comportements. Sans la langue, on n'arrive pas à se situer» disent-ils.
 
Le travail de Gacha Empega n'a pas pour objet le retour à une tradition épurée, et les Noëls, les chants à danser, les ballades ou les hymnes carnavalesques peuvent être rythmés par des bendirs du Sahara ou des tamburelli d'Italie méridionale. Leur objectif est de sortir la musique polyphonique du ghetto culturel haut de gamme où elle commence à être enfermée, pour la rendre populaire. Ils ne veulent pas oublier qu'avant d'être chantées lors de récitals donnés dans des églises, les chansons a cappella sont avant tout des airs du patrimoine, chantés -et dansés- au cours des fêtes de gens simples.
Après un premier disque "Polyphonies marseillaises", et des tournées dans le monde entier, Barbara Ugo est retournée en Corse et Samuel Karpiénia est parti fonder le groupe "Dupain".
cd gacha
gacha2007

Manu Théron s'est adjoint deux nouveaux compères, Guylaine Renaud et Nicola Marioni, et a légèrement modifié le répertoire du groupe. Aux reprises de chants traditionnels, provençaux et occitans, s'ajoutent de plus en plus de compositions originales.

Le groupe s’est dissous une nouvelle fois pour renaître en 2007 sous la forme d'un duo formé de Manu Théron et Sam Karpienia.

Manu Théron

invité en 2001, 2005, 2007, 2012

Manu Théron a découvert le chant traditionnel dans le Mezzogiorno, puis en Bulgarie, et en a rapatrié l’idée à Marseille.

Sa pratique pouvait permettre une réappropriation de leurs repères culturels aux Provençaux, spécialement aux Marseillais dont l’histoire populaire est généralement évacuée par les institutions.

C’est pour cela que l'artiste crée en 2001 Lo Còr de la Plana.

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La Mal Coiffée

invité en 2008

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Photo B. Minimum

Un peu forte, du poil sous les aisselles, attendant sur le pas de sa porte, gitane maïs à la bouche... "La mal couffade", La mal coiffée, vient de l'Aude et elle chante les chansons de son pays que sa mère ou sa grand-mère lui ont appris. C'est ce personnage qu'ont choisi six amies de Peyriac, Minervois, comme symbole de leur occitane réunion chantante. Depuis bientôt six ans, ce groupe partage énergie et enthousiasme pour chanter et travailler les musiques de la tradition populaire de cette région. Avec la complicité et le talent de Laurent Cavallié qui leur a soufflé quelques arrangements et dans la veine des grands groupes actuels (Lo Cor de la Plana, Familha Artùs, ...), elles revisitent les chants occitans et leur redonnent un souffle nouveau sans pour autant oublier l'âme et l'histoire de la musique du Languedoc. Ces jeunes femmes incarnent avec passion les chants populaires hérités de leurs parents et grands parents..


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La Mal Coiffée propose un répertoire varié qui aborde tour à tour des thèmes comme le mariage, la maternité, l'histoire de la vigne, la vie des bistrots... L'harmonie entre les voix et les percussions (tambours, shakers...) transmet une énergie à faire danser jusqu'à l'aube et une bonne humeur puisée au contact du public rencontré dans la rue, les bistrots et les concerts. Explosifs et remplis d'émotion, les concerts de la Mal coiffée sont toujours des évènements à ne pas manquer.

Radio Babel Marseille

Invités en 2015

Radio Babel Marseille groove vocalement ses compositions originales portées par la poésie du marseillais Louis Brauquier, navigateur poète. L’univers du voyage, de la mer et de l’exil est ici suggéré dans un mélange de beat-box, de mélodies et rythmes du monde chanté a capella.

Des univers différents et complémentaires, une fusion qui met en musique le voyage, la rencontre, le partage, les cafés, les marchés, les quais, un monde ouvrier oublié....

Une rencontre poétique et musicale autour de notre Babel Marseille.


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D I S T R I B U T I O N

Willy le Corre
Chanteur, percussionniste aux couleurs africaines, ses compétences rythmiques, mélodiques, vocales, ainsi que son rayonnement enjoué offrent au groupe une énergie communicative.

Matthieu Jacinto dit "Joos"
Spécialiste du Human Beat-Box, il assure les rythmiques ethnique, hip-hop et jungle ainsi que de nombreux effets et illustrations sonores.

Fred Camprasse
Chanteur basse, rythmique et harmonique. D'origine antillaise, il étaye de sa voix profonde et ronde les compositions du combo.

Mehdi Laifaoui
Chanteur, percussionniste : de son chant aérien il amène en un souffle les mélopées du Maghreb et d'autre contrées africaines.

Gil Aniorte-Paz
Chanteur, compositeur, directeur artistique, co-créateur des groupes Barrio Chino et des Chants gitans sacrés de Provence. Il pilote ce combo vocal lui donnant sa fougue latine et composant avec le monde...

Corou de Berra

invités en 2004

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Depuis des siècles, les échanges permanents entre Provence, Piémont, Ligurie et Pays Niçois ont créé dans les Alpes du Sud une identité remarquable, riche de nombreuses spécificités. L'une d'elles concerne le chant choral, car dans cette région s'est développée une polyphonie vocale traditionnelle originale.

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Rassegna

invités en 2006

Ce groupe basé à Marseille, que j'ai découvert grâce à Françoise, puis aux 18es Rencontres Polyphoniques de Calvi, représente une réussite éclatante de métissage des musiques. Je reprends à mon compte les termes de Carole Guelfucci : "Pari audacieux que de réunir plusieurs chanteurs habituellement solistes autour d'un projet commun. Pari réussi par Bruno Allary, guitariste et arrangeur de la compagnie. Chaque membre du groupe apporte avec lui son style personnel et représente une région de la Méditerranée : la Corse (Maxime Merlandi), l'Algérie et l'Andalousie (Yarmen, Bruno Allary, Fouad Didi), l'Italie (Cesare Mattina), la Grèce et les Balkans (Georges Mas), la Haute-Provence (Renat Sette) et la Kabylie (Hassan Boukerrou)... Rassegna, "rassemblement" en sarde, porte vraiment bien son nom."

bendita
dominos
cm

Paru le 29 octobre 2007 chez Buda Musique / Socadisc, "Venimos a ver" présente un nouveau répertoire constitué de chants découverts et travaillés ces dernières années (chants de noces, d'amour, de prisonniers,.). Les couleurs et influences musicales, par-delà celles habituellement choisies par la compagnie, se teintent cette fois de sonorités du nord de l'Espagne, de chants de cabaret napolitains, de romances sépharades, de chansons du sud de la Corse et d'airs à danser de la région de Thrace.

scene

Ces morceaux sont arrangés, harmonisés et adaptés dans différentes langues, avec pour objectif de toujours trouver les points communs sans gommer les spécificités. Dans ce nouveau disque ont pourra découvrir, aux côtés de Bruno Allary, Yarmen, George Mas, Maxime Merlandi, Fouad Didi, Philippe Guiraud et Cesare Mattina, les voix de Carmin Belgodère et, en invités, de Selim Alial et d'Annie Ebrel. A signaler également le conseil artistique de Renaud Garcia-Fons.

venimos

Ce qui est remarquable dans la démarche de Rassegna, au-delà du travail de collecte, de sauvegarde et d'orchestration, c'est le travail d'appropriation et de re-création dans un esprit d'ouverture à l'ensemble de la Méditerranée. Ainsi, U Lamentu di Petrucciu sur un rythme de buleria met en évidence les parentés - pas si évidentes - entre le lamentu corse et le flamenco ; U Lio di Roccapina fait le pont avec l'autre rive de la Méditerranée ; La Storia di tri surelli est chanté en sicilien, en corse et en valencien; Lo jor que, qui clôt l'album, est une rumba mi-catalane, li-cubaine chantée en provençal, en grec, en arabe, en breton et en espagnol ! Tout cela pourrait être fabriqué, artificiel, et c'est tout le contraire, cette démarche d'une grande cohérence s'impose comme une évidence.

J'avais un peu perdu de vue ce groupe, quand soudain, il se rappeille à notre bon souvenir avec cette version décoiffante de In casa mè :

Avec Carmin Belgodère, Marc Filograsso, Sylvie Paz, Carine Lotta, Fouad Didi, Philippe Guiraud, Luca Scalambrino et Bruno Allary.

Multitudes

Un pluriel in(dé)fini pour traduire au plus près l’ambition artistique de Bruno Allary : provoquer la rencontre, le dialogue et le croisement des musiques populaires de Méditerranée ; penser le choc des imaginaires comme un moteur de création, pour offrir de ce patrimoine-ressource des lectures traversières, sensibles et nouvelles, audacieuses et respectueuses à la fois. Les projets qui donnent corps à l’Ensemble Multitudes (Cie Rassegna, ZAMAN Fabriq, Nassîm ou les Quatre Vents…) partagent cette soif d’expérimentation et portent chacun une part de cet idéal. Ensemble, ils montrent avec un plaisir contagieux ce que ces héritages ont d’actuel, de pertinent et d’universel. En un mot, combien ils sont vivants.

L’art comme la vie

Ce que l’Ensemble met en actes et projette sur scène, c’est la richesse créative du monde qui l’entoure, un monde divers, ouvert, et puissamment métissé. Comme une évidence, c’est Marseille qui lui transmet sa pulsation vitale : sa mosaïque interculturelle comme sa faculté d’accueil nourrissent le double idéal éthique et esthétique porté par l’Ensemble Multitudes.

Boîte à outils sonore

Orient séculaire projeté dans notre temps, poésie hispanique nourrie de l’imaginaire musical des Balkans, fonds arabo-andalou hybridé de sonorités électriques… Ces croisements énergiques sont l’œuvre d’un collectif humain solide et mobile, où convergent univers artistiques marqués et pratiques musicales diverses. À son service, un instrumentarium décomplexé : véritable boîte à outils sonore, il intègre au gré des besoins, instruments traditionnels et dispositifs actuels, et mêle sans les opposer saz et guitare électrique, oud et synthétiseurs, flûtes de berger et loop stations. Des uns aux autres, les passages sont fluides, et les métissages, naturels.

La carte et l’archive

Cette Méditerranée des musiques, c’est un territoire à arpenter : une Méditerranée plurielle et élargie, celle des espaces géographiques, étendue à ses quatre composantes latine, balkanique, orientale et africaine. C’est aussi la Méditerranée du temps long, d’un patrimoine musical riche et stratifié, dont la route croiserait celle d’un présent impétueux. Dans chaque création de l’Ensemble se rejoue cette double traversée, cet entrelacs serré de lieux et d’histoires qui s’y nouent en un continuum souple, simple, évident.  

ilsole

Il vient d'arriver ! "Il Sole non si muove", le nouvel album de la Cie Rassegna, préfacé par Patrick Boucheron, et édité par Buda Musique. Sortie officielle le 24 février, mais en avant-première le 6, à L'éolienne à 20h30 (18h30 pour les pros). Avec Philippe Guiraud, Fuozza Picciotti, Isabelle Courroy, Fred Braye, Sylvie Aniorte-Paz, Carine Salvado, Muriel Despiau, Fouad Didi et Romain Perez - l'Eolienne Marseille

Site : www.ensemble-multitudes.com

Lo Barrut

Invités en 2015

barrut

LO BARRUT est un groupe nourri très tôt au chant populaire occitan. 4 hommes et 5 femmes qui s’inscrivent aujourd’hui avec joie et fraîcheur dans le mouvement des nouvelles polyphonies languedociennes à travers un répertoire intégralement constitué de compositions originales. Leur musique se nourrit de la poésie occitane, notamment des œuvres de Léon Cordes, Louisa Paulin, ou encore Marcelle Delpastre. Le poème appelle un rythme et une mélodie ; le chant en devient la continuité, et sublime le texte par la musique.Le chant est au cœur du travail de LO BARRUT : ces 9 musiciens y puisent de quoi raconter le texte, le porter dans leurs corps et l'adresser au public.

LO BARRUT est né du plaisir et de l'envie de chanter. Ses membres avaient pour habitude de marmonner, fredonner, chantonner, scander et mâchouiller des airs carnavalesques, des mélodies traditionnelles, des textes en langue d’Oc. C'est naturellement qu'ont émergé l'envie de fonder un groupe centré autour de la polyphonie, puis la volonté de se produire en public : sortir de l'intimité, faire entendre les chants, articuler cette langue devant un public.

Depuis sa première représentation en février 2013, Lo Barrut n'a cessé de se produire dans des contextes divers : festivals de musiques traditionnels, événements liés à l’éducation populaire, rencontres autour de la langue occitane… L'année 2015 s'annonce riche pour Lo Barrut : enregistrement, création de répertoire, résidences et co-créations avec d'autres formations musicales (Du Bartàs, Djé Balèti, projet autour de l’œuvre de Léon Cordes avec le collectiu Còp sec), « La Barrule », périple chanté dans le Minervois, recherche de dates...

En avril 2015, le groupe Lo Barrut de Montpellier organise une ballade chantée en plusieurs étapes à la découverte du Minervois. Programme de ceux qui les ont suivis dans l'aventure : marches, rencontres avec les vignerons, dégustations de vin et concerts, chansons sur les traces des poètes occitans et notamment Léon Cordes.

Site : http://collectiu-copsec.com/index.php/lo-barrut

Marcel Pérès et Organum

Invités en 1998

C'est par le chant corse, plus précisément par son enregistrement Corsica: Chants polyphoniques et par Chant corse : manuscrits franciscains édité en 1995 par Harmonia Mundi, que j'ai connu l'ensemble Organum. Marcel Pérès y était entouré de chanteurs corses, essentiellement issus de Pigna, que l'on retrouvera dans A Cumpagnia, Jean-Pierre Lanfranchi, Jean-Etienne Langianni, Claude Bellagamba, Jérôme Casalonga et Antoine Sicot, des chanteuses du groupe Donnisulana et par celles qui formeront par la suite Madrigalesca : Nicole Casalonga, Jackie Micaelli, Aline Filippi, Gigi Casabianca, Joëlle Tomasini.

Fondé en 1982 par Marcel Pérès à l'Abbaye de Sénanque, accueilli dès 1984 la Fondation Royaumont, l'ensemble Organum a développé des programmes où se croisent les sources, issues des manuscrits musicaux, et les esthétiques du chant conservées par tradition orale. Cette approche a permis de vivifier les musiques anciennes en leur insufflant des germes vivants où résonnent encore l'écho des répertoires oubliés dont il ne nous reste que des signes pour retrouver le son.
L'ensemble fut dans un premier temps l'outil de diffusion des activités de l'ARIMM - Atelier pour la Recherche sur l'Interprétation des Musiques Médiévales - fondé en 1984 par Marcel Pérès au sein de la Fondation Royaumont. Cet Atelier devint en 1994 le CERIMM, Centre Européen pour la Recherche sur l'Interprétation des Musiques Médiévales.

En 2001, pour répondre à l'attente croissante des chercheurs et du public en faveur des musiques médiévales, Marcel Pérès a transféré le siège de l'ensemble Organum à l'Abbaye de Moissac, et a créé une nouvelle structure, le CIRMA - Centre Itinérant de Recherche sur les Musiques Anciennes - destinée à développer les activités de recherche, d'enseignement, de diffusion et d'édition, qui avaient été initiées dans le cadre du CERIMM, dans un contexte mieux adapté aux nouveaux enjeux culturels qui se profilent à l'aube de ce nouveau millénaire.

Les membres du groupe ont changé au fil du temps : Josep Cabré, Josep Benet, Gérard Lesne, Antoine Sicot, Malcolm Bothwell y ont notamment participé.

C'est à une autre approche du passé que voudrait inviter l'ensemble Organum, approche où les faits historiques sont perçus comme des événements émergeant d'un flux continu dans lequel les siècles ne sont plus des frontières, mais où chaque événement nouveau devient l'expression d'un moment privilégié de traditions qui se croisent, se mélangent, s'atténuent, disparaissent, ou encore restent distinctes et pérennes.

L'ensemble a abordé la plupart des répertoires européens qui marquèrent l'évolution de la musique depuis le VIe siècle. Les investigations se sont étendues jusqu'aux trois derniers siècles du deuxième millénaire, mettant en relief l'existence de permanences esthétiques médiévales dans certains milieux jusque dans les dernières décennies du XXe siècle. La structure souple de l'ensemble permet de faire appel pour chaque répertoire à des chanteurs et chanteuses issus de pays et de milieux très diversifiés.

La discographie de l'Ensemble présente des œuvres qui remontent aux premiers temps du christianisme jusqu'au XVIIIe siècle, avec parfois des incursions dans le XXe siècle, par l'utilisation de savoir-faire vocaux ou instrumentaux qui existent toujours dans certaines contrées. Au-delà du simple plaisir acoustique, les programmes de recherche, concrétisés par les concerts, sont pensés dans une perspective transdisciplinaire afin d'élargir les champs d'investigation et de faire de la musique l'outil privilégié d'une réflexion sur l'histoire des mentalités.

Discographie

Polyphonie aquitaine du XIIe siècle: St. Martial de Limoges Harmonia Mundi 901134
Messe du Jour de Noel (École de Notre-Dame) Harmonia Mundi 901148
Chants de l'Église de Rome des VIIe et VIIIe siècles: période byzantine Harmonia Mundi 901218
Josquin Desprez: Missa Pange lingua w/ Ensemble Clément Janequin Harmonia Mundi 901239
Codex Chantilly: airs de cour du XIVe siècle Harmonia Mundi 901252
Corsica: Chants polyphoniques Harmonia Mundi 901256
François Couperin: Messe a l'usage ordinaire des paroisses (1690) Jean-Charles Ablitzer (orgue) Harmonic Records H/CD 8613
Chants de l'Église Milanaise Harmonia Mundi 901295
Plain-chant Cathedrale d'Auxerre Harmonia Mundi 901319
Ludus paschalis sive de Passione Domini Harmonia Mundi 901323/24 (2 CDs)
Le jeu des pèlerins d'Emmaüs: drame liturgique du XIIe siècle Harmonia Mundi 901347
Messe de Tournai Harmonia Mundi 901353
Codex Faenza - Selections Harmonia Mundi 901354
Messe de Saint Marcel Harmonia Mundi 901382
Palestrina: Missa Viri Galilaei, Motet Viri Galilaei, Magnificat primi toni La Chapelle Royale - Philippe Herreweghe Harmonia Mundi 901388
Chants Cisterciens Harmonia Mundi 901392
Graduel d'Aliénor de Bretagne Harmonia Mundi 901403
Ockeghem: Requiem Harmonia Mundi 901441
Chant de la Cathedrale de Benevento Harmonia Mundi 901476
Plain-Chant Parisien: XVIIe et XVIIIe siecles Harmonia Mundi 901480
Chant Corse: Manuscrits franciscains des XVIIe-XVIIIe siècles Harmonia Mundi 901495
Chant Mozarabe Cathédrale de Tolède (XVe siècle) Harmonia Mundi 901519
École Notre Dame: Messe de la Nativité de la Vierge Harmonia Mundi 901538
Laudario di Cortona: Un mystère du XIIIe siècle Harmonia Mundi 901582
Guillaume de Machaut: La Messe de Nostre Dame Harmonia Mundi 901590
Chants de l'église de Rome - Vêpres Harmonia Mundi 901604
Hildegard von Bingen: Laudes de Sainte Ursule Harmonia Mundi 901626
Compostela ad Vesperas Sancti Iacobi: Codex Calixtinus Ambroisie 9966
Ad vesperas Sancti Ludovici Regis Franciæ Antiphonaire des Invalides, 1682 Ambroisie 9982
Le Manuscrit du Saint Sépulcre Le Chant des Templiers Ambroisie 9997

Diabolus in musica

Invités en 2014

En musique, au Moyen Âge, le Diabolus in Musica (litt. « le diable dans la musique ») était le nom donné à la présence d'un intervalle de trois tons (aujourd'hui appelé triton). Cet intervalle (quinte diminuée ou quarte augmentée) engendre une attente ou tension pour l'auditeur, contrairement à une quarte ou une quinte juste, qui produisent un effet conclusif et apaisant appelé aussi résolution. Cet effet d'intervalle désagréable était d'autant plus présent que, contrairement à aujourd'hui, les instruments n'étaient pas tempérés.

Cet intervalle fut nommé Diabolus in Musica et interdit par l'église dans la musique religieuse baroque. Certains compositeurs continuèrent de l'utiliser dans la musique profane pour surprendre et déstabiliser l'auditeur.

L'ensemble Diabolus in Musica, dirigé par Antoine Guerber depuis sa création en 1992, se consacre dàs ses débuts aux répertoires français du Moyen Âge, et devient rapidement symbole d'excellence dans le monde de la musique médiévale grÂce à la forte personnalité et à l'originalité de ses interprétations. La carrière de l'ensemble est ponctuée d'une riche discographie, régulièrement distinguée par la presse. En 2012, Diabolus in Musica reçoit le Prix de la Fondation Liliane Bettencourt pour le Chant Choral, décerné par l'Académie des Beaux-Arts. L'ensemble se produit sur des scènes prestigieuses (Cité de la Musique, Concertgebouw d'Amsterdam...) au sein des plus grands festivals de musique ancienne (Saintes, Ambronay, Utrecht...) et lors de tournées internationales (Amériques du Nord et du Sud, Russie, Europe entière...). Soucieux de s'enrichir de collaborations artistiques de qualité et de promouvoir le répertoire médiéval, Diabolus in Musica s'ouvre régulièrement à des projets avec des artistes venus d'autres horizons.

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Cigùri

invitée en 2015

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Auteur/Compositeur, Cigùri crée ses propres costumes et projections vidéos. Musicienne amazone, cette artiste française basée à Berlin compose une Dark Pop électronique teintée d’onirisme et de symboles mystiques et mélange des influences aussi diverses que Kate Bush, Fever Ray, Depeche Mode et Arvo Pärt.

A la base du concept Cigùri se trouve une défunte guerrière d’une tribu secrète. Profondément habitée par son personnage, elle redonne vie à sa guerrière et ses paroles sont comme les témoins de ses expériences passées et à venir. Le public est plongé dans une atmosphère enivrante de magie noire et de poésie martiale.

L’artiste envisage la musique et les arts visuels comme deux dimensions qui se complètent et s’équilibrent. Depuis sa machine à coudre jusqu’au montage de son VJing, Cigùri saura vous emporter là où l’Homme a commencé à rêver.

CiGÚRi est un projet musical emergent Français qui a posé l’ancre à Berlin en 2010. A la croisée des arts visuels et de la musique électronique, Cigùri est avant tout une experience scénique qui se joue des codes païens et du rock n roll, pour créer sa propre pop chamanique.

Sa musique prend tout son sens en live avec sa voix qui nous enveloppe telle une complainte chamanique pour nous emporter dans un monde dont elle-seule détient les clefs. Elle compose une pop sombre et mélancholique teintée d´espoir energisée par des orchestrations épiques electro-symphoniques.

Récemment aperçue à Paris au squat Rivoli ainsi qu’au Festival trois6neuf accompagnée de l’artiste noise  Kerta von Kubin à l’occasion de leur tournée européenne, Cigùri dévoile à présent ‘Time Lapsed Death’ un ep format vidéo enregistré dans l’underground obscurité du mythique rock institute berlinois désormais baptisé Urban Spree.

Entre captation fantomatique et récit épique d’une guerrière des abysses, ‘Time Lapsed Death’ est un Ep de transition composé après un prometteur premier album ‘Mare nostruM’ sorti en Février 2014.

Sombre, intimiste et résolument pop, Cigùri affirme ses influences musicales en se rapprochant du lyrisme de Zola Jesus et entretient le mystère dans la lignée du duo the Knife. Enregistré en live sous la direction du réalisateur  Robin Plessy (Boys Noize, Kool Thing, aMinus, Ninja Tunes) ‘Time Lapsed Death’ est une ouverture sur l’univers envoutant de Cigùri.

time mare

Andy Emler

invité en 2017
Andy Emler est un pianiste, organiste, improvisateur, chef d'orchestre et compositeur de jazz. Il est le fondateur du MegaOctet, un big band de jazz à géométrie variable, qui offre un cadre propice aux musiciens improvisateurs issus à la fois du classique, du jazz et du rock.

André Jaume

invité en 2007

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Surtout connu comme saxophoniste ténor, le multi-instrumentiste André Jaume excelle aussi à l'alto, à la flûte, à la clarinette basse et à la clarinette, son premier instrument. Sa sonorité chaude et généreuse est sa marque de fabrique et sa carrière reflète sa curiosité et son ouverture.

Né à Marseille le 7/10/1940, il étudie la clarinette au conservatoire puis le saxophone, découvre le jazz avec Sidney Bechet. Son intérêt se déplace rapidement du Dixieland à des musiciens plus modernes comme Charlie Parker, Duke Ellington et John Coltrane. Il suit les cours de Guy Longnon de 1966 à 1969. Au début des années 70 il joue avec Barre Philips puis, alors qu'il joue en duo avec le percussionniste Gérard Siracusa, il rencontre Raymond Boni ; ainsi naît le trio "Nommo". Vient ensuite la participation au quartette et au big band de Jef Gilson. Il rencontre Joe Mc Phee au Festival de Nancy. C'est le début d'une longue collaboration amicale, avec les albums Old Eyes & Mysteries et Oleo & a Future Retrospective.

Citons aussi sa collaboration avec Tavagna, Piazza di Luna.

piazza

Au début des années 80 il fonde un octet pour satisfaire son souhait de composer pour des instruments à cordes. Il collabore avec Jimmy Giuffre, qui l'encourage à reprendre la clarinette. Il joue avec Charlie Mariano, John Medeski, Charlie Haden, Barry Altschul, aussi bien qu'avec des musiciens d'Indonesie ou de Guinée.

Il forme aussi un trio avec le guitariste Rémi Charmasson et Randy Kaye, le batteur de Jimmy Giuffre.

Discographie sélective :

Clarinet sessions
Borobodur suite
Piazza di Luna, avec Tavagna
Musique pour 8 : L'oc
Alliance

Doulce Mémoire

invité en 2008 et 2011

Doulce Mémoire, c'est d'abord l'énergie, l'esprit de troupe, le plaisir du partage et de la rencontre avec un objectif commun : revisiter le répertoire profane et sacré de la Renaissance. Constitué d'une équipe soudée d'instrumentistes et de chanteurs fidèles à l'ensemble, Doulce Mémoire est amené à jouer aussi bien dans les festivals internationaux d'Innsbruck, Saintes, Bath, Ambronay ou Boston, que sur le parvis du cinéma UGC en plein Paris, dans un restaurant au Portugal, à 4000 mètres d'altitude dans la ville de Quito en Equateur ou en équilibre instable sur une barge posée sur le lagon de Tahiti.

Ennemi déclaré de l'ennui, Doulce Mémoire crée sans cesse de nouvelles formes originales de concert mis en espace et répond présent à tous les défis : d'un spectacle sur une roulotte, tourné en 2000, au concert partagé avec la grande chanteuse ouzbek, Munnadjat Yulchieva, en passant par la formation de chours amateurs ou de jeunes indiens boliviens.

Ouvert à toutes les formes d'art, Doulce Mémoire a rencontré les musiciens danseurs de la troupe, internationalement reconnue, Han Tang Yuefu de Taïwan, les danseurs italiens de la compagnie Il Ballarino, les chanteurs anglais du Cardinall's Musick et des danseurs espagnols dans un spectacle détonnant mêlant musique renaissance et flamenco.

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Passant du cabaret renaissance (La Dive Bouteille) aux musiques les plus mystiques de la Semaine Sainte, du Requiem des Rois de France à la commedia dell'arte avec son nouveau spectacle Viva Venezia !, Doulce Mémoire entend fuir la routine et la monotonie.

Doulce Mémoire enregistre pour Naïve, K 617 et Zig Zag Territoires. Sa discographie a reçu de très nombreuses récompenses : Diapason d'Or de l'année, Choc du Monde de la Musique, ffff de Télérama.

doulce

Dernier CD paru : Laudes

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Yann-Fañch Kemener

invité en 1996, 1998, 2001, 2008 et en 2013 avec Barzaz

Yann-Fañch Kemener est né le 7 avril 1957 à Sainte-Tréphine (Côtes-d'Armor).

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Acteur du renouveau du Kan ha diskan (chant et contre-chant) dans les années 1970 et 1980, notamment avec son comparse (et compère) Erik Marchand, il a contribué à la pérénisation de la transmission de chants traditionnels par son activité de chanteur traditionnel mais aussi dans ses activités de collectage de la tradition orale locale et de transmission de la langue bretonne.

Ses collaborations diverses (au sein du groupe Barzaz mais aussi avec Dan Ar Braz, Didier Squiban, Alain Genty, Aldo Ripoche, Anne Auffret ...) et son timbre de voix singulier ont fait de lui une figure emblématique du chant breton. Il a réalisé de nombreux disques et a chanté dans de nombreux festoù-noz.

Renat Sette

invité en 2008

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Sa voix chaude et puissante, sa grande expérience de la scène et son important travail dans la transmission orale font de Renat (René) Sette l'une des figures les plus remarquées et attachantes de la chanson populaire provençale et de la tradition occitane en général. Maçon spécialisé dans les techniques du bâti traditionnel, c'est dans le même esprit de pratique et d'actualisation des savoirs populaires qu'il développera son talent spontané de chanteur.

Signalons que Renat Sette, avant de rencontrer Yann-Fañch Kemener, a participé à l'aventure de Rassegna. "Cette voix au grain méditerranéen. devenue une des meilleures propagandistes d'un chant provençal en quête d'universalité." Frank Tenaille , Le Monde de la Musique, juin 97.

Son site : http://rene.sette.free.fr/

Gabriel Yacoub

invité en 2008 et en 2013 avec Malicorne

Gabriel Yacoub est né à Paris, d'un père libanais et d'une mère française originaire du Loiret. Très tôt intéressé par la musique, il commence à y travailler en accompagnant Alan Stivell à la guitare,au dulcimer et au chant.

C'est au début des années 70 que Gabriel, encore adolescent, fait ses premières armes en tant que guitariste et choriste d'Alan Stivell qui stimulera le réveil des musiques traditionnelles en Europe. Après un album expérimental, Pierre de Grenoble, enregistré en 1973 avec Marie Yacoub, il fonde le groupe Malicorne, qui reprend d'une manière originale, personnelle et actuelle des airs et chansons traditionnels. Malicorne recrée la magie des musiques d'antan, en combinant technologie moderne et instruments rares ou traditionnels du monde entier, tels que cromornes, cornemuses, vielles à roue, harmoniums et mandoloncelles, sans oublier la percutante originalité des textes signés Yacoub et le talent de ses coéquipiers, notamment de Marie Yacoub.

Le résultat : un mélange insolite et harmonieux de styles et sonorités universels, de voix aux accents étranges et de ces fabuleuses ballades a cappella qui resteront l'estampille du groupe.

Après la dissolution de Malicorne en 1988, il entame une carrière solo.

Son répertoire évolue du répertoire traditionnel à la composition personnelle, musicalement inspirée par le folk américain et irlandais et la pop anglaise, privilégiant les instruments acoustiques anciens et modernes. Ses textes d'une poésie sensible et raffinée évoquent le temps qui passe, l'amour et la nostalgie, la difficile communication entre les êtres, dans une constante quête de sens et de spiritualité.

C'est en 2004 que sa démarche prend une tournure nouvelle, avec la fondation d'un label indépendant, Le Roseau, axé sur la production de jeunes artistes et la réédition des anciens albums de Malicorne.

yacoub
dela nature

A noter la belle rencontre avec A Filetta, sur l'album Yacoub ("Si c'était") et récemment en mai 2008 sur la scène de L'Européen à Paris.

Malicorne

invités en 2013

Malicorne est un groupe formé à l'automne 1973 par Gabriel Yacoub (guitare acoustique et électrique, épinette des Vosges, chant), Marie Yacoub (dulcimer, bouzouki, vielle à roue, chant), Laurent Vercambre (violon, alto, bouzouki, psaltérion à archet, harmonium, mandoline, chant) et Hughes de Courson (guitare électrique, basse, cromorne, percussions, chant).

Après une première séparation fin 1981, le groupe se reforme à l'été 1984 pour une tournée principalement nord-américaine avec de nouveaux musiciens accompagnant le couple fondateur, puis en 1986 avec d'autres musiciens accompagnateurs pour l'enregistrement d'un ultime album studio et pour une ultime tournée en 1987/1988.

Malicorne se reforme dans sa configuration originelle (dite formation "classique") à l'occasion d'un concert unique donné le 15 juillet 2010 dans le cadre du festival des Francofolies de La Rochelle.

Avec de nouveaux musiciens accompagnateurs, le couple fondateur Gabriel Yacoub et Marie Sauvet forme en novembre 2011 un nouveau groupe sous le nom de "Gabriel & Marie de Malicorne", qui devient simplement "Malicorne" et qui se lance dans une tournée intitulée "Almanach Tour" de l'été 2012 au printemps 2014 et annonce l'enregistrement d'un nouvel album studio.

Guylaine Renaud et Beñat Achiary

invités en 2012

Guylaine Renaud est une ethno-artiste. Elle voyage dans l'espace méditerranéen à l'écoute de l'histoire des hommes et compose un univers poétique original, où se mêlent subtilement chant, musique, récit et poésie. Sa création est polymorphe : concerts, performances, créations sonores, parcours poétiques... Une invitation au voyage au cœur de la parole, humaine, sensible. Avec notamment « Les Passeurs » et « Le Voyage des dix », le travail de Guylaine Renaud ces dernières années nous transporte hors les « murs ». Hors du « chez soi » confortable et ô combien douillet, non seulement pour les spectateurs (« je sais ce que je vais voir ») mais également pour les artistes, où le risque de se perdre frôle chaque instant. Guylaine interroge par ses pratiques notre regard et vient construire, avec et pour celui-ci, une réalité où s'entremêlent la convivialité, la mémoire et le devenir... Par ses co-créations, elle repousse les limites de son territoire et incite à aller voir ailleurs, à nous décentrer de notre propre regard. Elle invite les imaginaires et leur corollaire, la création. Son travail se nourrit ainsi des principes de rencontres et de décalage (de l'objet, de soi, de la communauté...) et vient nourrir l'autre, artiste et public.

Très tôt admiratif des travaux de Chuck Berry, Dario Moreno ou Billie Holiday, éduqué pour (et dans) le chant traditionnel, Beñat Achiary grandit dans la vallée de Soule (Pays Basque), là où « le chant vient vite aux lèvres, dès qu’il y a deux ou trois copains dans un bistrot ».

Partant de ces racines clairement affirmées mais débarrassées de leur fatras folklorique, il articule sa quête artistique autour de deux axes : l’interprétation créative (personnalisée) de chants traditionnels (documentée sur des labels consacrés aux musiques traditionnelles comme Ocara ou Silex) et l’improvisation libre. L’inspiration forte de textes décisifs de poètes du siècle dernier tels que Rimbaud, Manciet, Pessoa, Lorca, Char ou Michaux contribuera à son tour à dédier son travail au chant et à la langue (« notre monument sonore le plus ancien »).

On a pu l’entendre en solo et aux côtés de Michel Doneda, Bernard Lubat, Pedro Soler, Peter Kowald, Ulrich Gumpert, Derek Bailey, Etage 34, Lê Quan Ninh, Dominique Regef, Daunik Lazro, Michel Etchecopar, Kazue Sawaï, Michel Portal, etc.

« Beatiho », présenté pour la première fois au festival des Suds en juillet 2010, a réuni pour la première fois Guylaine Renaud et Beñat Achiary. Ils se sont inspirés des « beatiho », œuvres d’art populaire, pour explorer les écrits des deux poètes Jean de la Croix et Thérèse d’Avila. Ils ont présenté une création empreinte de mysticisme et de spiritualité -en castillan provençal et français- sur les traces de ces deux grands mystiques chrétiens de la Renaissance.

Les « Beatiho » (terme provençal) sont les boites vitrées qui étaient confectionnées par les moniales dans les Couvents de Provence au XVIIIe et XIXe siècle. Expression de nouveaux modes de piété, les Beatiho s’inscrivent dans le mouvement initié par la Contre-Réforme : pictura est laïcorum scriptura. Crèches, scènes de la vie monastique, nativité, Passion, Agnus-Dei, reliquaires … confectionnées de matériaux divers (verre filé, papier, carton, cire, bois …), les Beatiho étaient offertes ou vendues et leur usage social ou religieux en était principalement domestique. Considérées aujourd’hui comme des œuvres d’art populaire, les Beatiho restent néanmoins très mal connues du grand public et des scientifiques.


Barzaz

invités en 2013

Yann-Fañch Kemener (chant), Jean-Michel Veillon (flûtes), Gilles le Bigot (guitares), Alain Genty (basse fretless) et David « Hopi » Hopkins (percussions) fondent en 1989, le groupe Barzaz (l’œuvre poétique). Leurs compositions, inspirées de textes contemporains ou de gwerzioù collectées en Basse-Bretagne, font référence à l’histoire bretonne.

barzaz
©Yann Cousin

En 1989, le groupe enregistre un 1er album « Ec’honder » qui marquera la musique des années 90 en Bretagne. Le chant hypnotique de Yann-Fañch Kemener est accompagné de trames instrumentales où les sons traditionnels côtoient des musiques étrangères. Le concept ainsi développé est tout de suite décrit comme l'« univers Barzaz » qui marquera les esprits du groupe. Le second disque « An Den Kozh Dall » sorti en 1992, est tout aussi salué unanimement par la critique. Les tournées de Barzaz vont s’enchaîner en Bretagne, France et Europe. En 1995, le groupe est mis en sommeil, chacun décidant d’entreprendre sa propre recherche…
Pour fêter ses 25 ans, Barzaz se reforme. L’équipe s’est enrichie des expériences artistiques de chaque participant.

Bernardo Sandoval

Bernardo Sandoval

Bernardo Sandoval est guitariste, auteur – compositeur et interprète Franco – Espagnol, né le 3 mai 1958 en Castille-et-Léon en Espagne, Toulousain d’adoption depuis 1960

Bernardo Sandoval est diplômé de la chaire de Flamenco de Cordoba pour son apport à l’art flamenco en matière de guitare de concert, Prix de guitare de Cordoue en 1978. Il a remporté le premier prix du concours National de la Uniòn en 1979. En 1998, il obtient le césar de la musique de film à l’occasion du 51 Festival de Cannes pour le film Western de Manuel Poirier

Issue d’une famille ouvrière, exilée à Toulouse en 1960, il découvre la guitare à l’ age de 14 ans, fréquente le centre espagnol de la rue des Chalets et découvre le Flamenco
Au moment de la chute de la dictature franquiste, Bernardo Sandoval a 16 ans et décide de retourner en Espagne, à Barcelone, pour retrouver des chanteurs de Flamenco

A 20 il est diplômé de la chaire de Flamenco de Cordoba, il remporte l’année suivante le premier prix du concours National de la Uniòn, l’ élitisme et l’ integrisme, ainsi que l’ambiance polémique du milieu du Flamenco en Espagne le poussèrent a faire son retour à Toulouse
Bernardo Sandoval est aussi attiré par le métissage musicale de la ville rose; Rock, blues et salsa, principalement,  représente pour lui un interet tout aussi important que le Flamenco
Bernardo Sandoval contacte cette année de 1979, Salvador Paterna pour monter un duo qui tournera pendant deux ans en France et en Espagne

Il se lance dans de nombreuses tournées en Afrique, Amérique du Sud et Amérique du Nord, pendant lesquelles il rencontrera des grands noms comme le guitariste Paco de Lucia, le chanteur Gitan Camaron de la Isla, le violoniste Didier Lockwood, les chanteurs Michel Jonasz et Jacques Higelin, la chanteuse Mexicaine Chavela Vargas, …

C’est le Printemps de Bourges, en 1988, qui fera véritablement découvrir Bernardo Sandoval, ou il fera la première partie de Didier Lockwood. L’ année suivante il assurera la première partie de Michal Jonasz à la Cigale et au Casino de Paris, la même année il se produit aux arènes de Nîmes avec Camaron de la Isla

Ses tournées en Amérique du Sud, à Cuba et au Chili notamment, ainsi qu’en Afrique, au Sénégal, au Togo et au Bénin permettront à Bernardo Sandoval de développer son style musical puissant a destination d’un public exigeant et connaisseur

Il intègre en 1996, les collectifs Toulousains 100% Collègues et Motivé-e-s avec Serge Lopez, Pascal Rollando, Philippe Dutheil, Mustapha et Hakim Amokrane du groupe Zebda, Jean-Luc Amestoy et Marc Dechaumont

Il sera initié à la musique classique par l’ancien directeur de l’Orchestre de chambre national de Toulouse, Alain Moglia

Bernado Sandoval est aussi auteur de musiques de films, il obtient un César pour la musique du film de Manuel Poirier, Western

Western - Bernardo Sandoval Marie baie des anges - Bernardo Sandoval Marie-Line - Bernardo Sandoval La Fille de Keltoum - Bernardo Sandoval

Il composa la musique du film de Manuel Pradal, Marie Baie des Anges, la BO de Marie-Line de Medhi Charef, ainsi que celle de La Fille de Keltoum autre film de Medhi Charef, présenté au 54eme Festival de Cannes en 2001
Bernardo Sandoval effectuera une tournée au Mexique, mettant la touche finale à une démarche artistique nommée Rekindio. Tournée qu’il effectuera avec un orchestre de 50 choristes, 150 musiciens et la chanteuse Zapotèque Lorena Vera

Par la suite, il se produira en France, puis en Belgique, il travaille ensuite sur des textes écrits par son frère Gabriel Sandoval et sur l’œuvre du sculpteur Alain Corret

En 2009, il compose la musique du film Le café du pont de Manuel Poirier, sorti le 4 aout 2010

Depuis début 2013, Bernardo Sandoval est le parrain d’un groupe de rock folk hispanique prometteur Moxi

Abed Azrié

Invité en 2014

Abed Azrié est un compositeur français, auteur d'une vingtaine d'albums, de plusieurs musiques de films et plusieurs livres dont une traduction de l'épopée de Gilgamesh (en français).
Au fil des tournées en Europe, aux états-Unis ou au Mexique, sa musique rassemble un public enthousiaste, transporté aussi bien par la modernité de la composition que par l'universalité du message. Elle a, depuis longtemps, attiré l'admiration d'artistes aussi différents que Yehudi Menuhin, John Adams, Jeff Buckley, Leonard Cohen ou René Char.

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Abed Azrié se veut avant tout un homme de liberté. Il croit à l'art comme ferment humaniste et défend un art libéré des codes et des frontières, s'adressant à l'être humain dans ce qu'il a de plus universel et de plus actuel. Pour lui, « Un mot chanté n'est plus un simple mot. Il est mis en transe, envouté ».
Les textes à partir desquels il travaille dans de multiples langues (arabe, espagnol, français, vénitien, anglais ou allemand) proviennent de poètes d'Orient et d'Occident, anciens et contemporains : Adonis, Andrea Zanzotto, Omar KhayyÂm, Jean Cocteau, Gibran, HÂfez, Goethe et d'autres... Tous constituent un appel à exister dans la plénitude de l'être et célèbrent le mystère de la vie, la liberté d'esprit, l'ouverture du cour.
Au service de ces textes essentiels, Abed Azrié écrit une musique lumineuse, profonde et raffinée mêlant de façon toujours renouvelée instruments, rythmes et voix, créant ainsi un univers sonore qui n'appartient qu'à lui. Sa musique exprime une vitalité exceptionnelle, habitée par un sens subtil du sacré sans référence.
De son premier album, Le chant nouveau des poètes arabes (1971) au plus récent, Adonis (2011), Abed Azrié demeure toujours en quête de sonorités inédites. Suerte (1994) pour trois ensembles d'Orient, d'Occident et flamenco, jongle avec fluidité entre musique écrite et improvisation. Omar Khayyam (1998) présente pour la première fois des chants en arabe accompagnés par un ensemble de chambre. Venessia (2000) habille d'une musique quasi organique les textes en vénitien d'Andrea Zanzotto. Avec L'évangile selon Jean (2009), Abed Azrié écrit un oratorio pour voix solistes, chœur mixte, et orchestre d'Orient et d'Occident. Quant à Mystic (2007) et L'épopée de Gilgamesh (1977 et 2010), ce sont des étapes clés dans sa quête des textes fondateurs mis en chant.
En 1990, il signe son premier contrat américain chez Nonesuch/Warner pour son album Aromates et en 1995 signe un contrat pour trois albums avec Sony Music. Tous ses disques sont disponibles aujourd'hui chez Harmonia Mundi.
Abed Azrié © 2012-2014 Mentions légales

aromates

Françoise Atlan

Invitée en 2016

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Toute sa vie, Françoise Atlan a fait le grand écart entre le monde de la musique classique et le répertoire judéo-arabe. Issue d'une famille juive d'Algérie, elle commence à étudier le piano avec sa mère dès l'âge de six ans. Elle étudie ensuite la musicologie à l'université d'Aix-Marseille et en parallèle les techniques du chant lyrique à l'Opéra de Paris.

Depuis l’enfance, Françoise Atlan navigue donc entre deux voix. Lorsqu’elle n’interprète pas le répertoire de la musique classique occidentale, elle chante en arabe, en hébreu et en judéo-arabe. Dès l’enfance, elle chante en ladino, dialecte de l’ex-empire ottoman, en khatiyya, le judéo-espagnol du nord du Maroc et en castillano, ce dialecte andalou que les juifs chassés par Isabelle la Catholique continuèrent de parler en exil.

En 1996, Françoise Atlan est invitée à jouer au festival des musiques sacrées de Fès. Elle chante aux côtés de Sœur Marie Kayrouz et de Aïcha Redouanne : les trois religions du livre réconciliées sur une même scène ! Au même moment, elle rencontre Mohammed Briouel, l’un des maîtres de la musique arabo-andalouse auprès duquel elle décide de se former aux techniques du chant arabo andalou. En 2005, elle enregistre un album avec le chanteur et joueur de luth palestinien Moneim Oudwab. Depuis 2009, Françoise Atlan est la directrice artistique du festival des Andalousies Atlantiques à Essaouira.

Marcello Colasurdo

invité en 1999 et 2013
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Marcello Colasurdo - Photo © Nico Musella
Marcello Colasurdo est un chanteur et acteur italien. Interprète de la chason traditionnelle de Campanie et voix historique du groupe "E Zezi" pendant dix-huit ans, il dirige depuis 1996 le groupe "Marcello Colasurdo Paranza".

Nombreuses sont ses collaborations avec les représentants de la musique populaire italienne, de la Nuova Compagnia di Canto Popolare aux Modena City Ramblers; des Almamegretta aux 99 Posse; de l'Orchestra Popolare Campana à Daniele Sepe.

Marcello Colasurdo est également acteur de cinéma et de théâtre et a travaillé notamment avec Federico Fellini au cinéma, et Mario Martone au théâtre.

Giovanna Marini

invitée en 1996, 2001 et 2007

Née le 19 janvier 1937 à Rome dans une famille de musiciens, Giovanna Marini est une musicienne, chanteuse, chercheuse en ethnomusicologie. Son activité protéiforme en a fait l'une des figures les plus importantes dans les domaines de la recherche et de l'exécution de la tradition musicale populaire italienne, mais elle compose également.

En 1959, elle obtient son diplôme en guitare classique au Conservatoire Sainte-Cécile de Rome puis perfectionne son apprentissage et sa pratique avec le plus grand guitariste classique alors vivant, Andrès Segovia. Dans le même temps elle se consacre à l'étude et à la pratique d'instruments à cordes antique comme le luth dont elle joue au sein du Concentus Antiqui du maestro Quaranta.

Giovanna Marini : Lire la suite →

Patrizia Bovi

Invitée en 2015 et 2016

bovi

Née à Assise, Patrizia Bovi étudie au conservatoire de Pérouse pour se perfectionner par la suite avec Sergio Pezzetti.
Elle a intégré l'Ensemble Alia Musica di Milano, l'ensemble Micrologus, le Quatuor Giovanna Marins, l'Ensemble Organum et Micrologus.
Elle a mis au point une méthode d'enseignement du chant médiéval, en rapport avec la musique traditionnelle.
Elle travaille et collabore avec différentes institutions européennes à un projet international d'enseignement de la musique médiévale.
Elle participe régulièrement à des séminaires et masterclass en Italie.

Chanteuse passionnée et captivante, Patricia Bovi est la fondatrice de l'ensemble italien Micrologus. Elle défend avec une approche vivante de la musique médiévale fondée en partie sur l'étude des traditions orales vivantes. Une démarche qui n'a pas fini d'illuminer un répertoire réputé austère et que l'on peut rapprocher du travail de Marcel Pérès en France.

Assurd

invité en 2003 et 2009

Le groupe ASSURD s'est formé en 1993 rassemblant trois napolitaines : Lorella Monti, Cristina Vetrone, Enza Prestia, qui désiraient faire vivre les chants et les musiques de la tradition populaire de l'Italie du sud. Enza Pagliara, chanteuse du Salento rejoint le groupe, six ans plus tard. Ces quatre femmes ont une très forte personnalité artistique. Elles chantent et dansent les frénétiques tarentelles, et jouent des percussions traditionnelles : les castagnettes italiennes, le tambourin et la tammora, grand tambour sur cadre, similaire à un bendir, typique de la région de Naples. Elles s'accompagnent aussi à l'accordéon diatonique, magistralement joué par Cristina Vetrone.

Leur répertoire retrace les origines de la tradition musicale de l'Italie du sud et particulièrement le répertoire féminin avec des danses comme la tammuriata, tarentelle, pizzica, les ninna nanna (les berceuses), les chants des ouvrières et des travailleuses agricoles avec une interprétation simple et essentielle qui permet de ressentir la nature profonde de ces chants et de ces danses. Il ne faut pas oublier aussi les compositions de Cristina Vetrone qui par sa grande sensibilité met en valeur la particularité de chacune des voix des chanteuses et exprime parfaitement l'esprit de ASsUrD : la créativité, l'énergie, la fête, l'exaltation de la beauté de l'univers féminin.

ASsUrD ce sont donc quatre femmes de l’Italie du sud à la très forte personnalité artistique qui chantent et dansent les frénétiques tarentelles, jouent des percussions traditionnelles ; les castagnettes italiennes, la tammora, grand tambour sur cadre, similaire à un bendir, typique de la région de Naples et le tambourin. Elles s’accompagnent aussi de l’accordéon diatonique, magistralement joué par Cristina Vetrone.

Leur répertoire retrace les origines de la tradition musicale de l’Italie du sud et particulièrement le répertoire féminin avec des danses comme la tammuriata, tarentelle, pizzica, les ninna nanna (les berceuses) les chants des ouvrières et des travailleuses agricoles avec une interprétation simple et essentielle qui permet de ressentir la nature profonde de ces chants et de ces danses. Il ne faut pas oublier aussi les compositions de Cristina Vetrone qui par sa grande sensibilité met en valeur la particularité de chacune des voix de nos chanteuses et exprime parfaitement l’esprit de ASsUrD : la créativité, l’énergie, la fête, l’exaltation de la beauté de l’univers féminin.

La collaboration avec L’aterballetto:

Depuis 2 ans Assurd collabore ave L’Aterballetto de Regio Emilia (Bologne) dirigé par Mauro Bigonzetti pour lequel elles ont élaborées les musique du spectacle Cantata et avec lequel elle participent à des tournées dans toute l’Europe ainsi qu’en asie. Elles ont d’ailleurs participé à la derinière biennale de la danse à Lyon où elles ont eu un franc succès.

Frunte

Site : www.assurd.com/

Daniele di Bonaventura

invité en 2007, 2008, 2009 et 2014

daniele

Né en Italie, à Fermo dans les Marches, Daniele di Bonaventura, compositeur et arrangeur, pianiste et bandonéiste, a cultivé dès le début de son activité musicale un fort intérêt pour la musique improvisée tout en ayant reçu une formation musicale classique (diplôme en composition) commencée dès l'âge de 8 ans avec l'étude du piano, du violoncelle, de la composition et de la direction d'orchestre.
Ses collaborations s'étendent de la musique classique à la musique contemporaine, du jazz au tango, de la musique ethnique à la world music, avec des incursions dans le monde du théâtre, du cinéma et de la dance.

Il a joué dans les principaux festivals italiens et internationaux parmi lesquels : Rumori Mediterranei à Roccella Jonica en 1987 et 88; Jazz & Image de Villa Celimontana à Rome, Ravenna Jazz 2000 , Clusone Jazz 2001, Biennale Arte Venezia 2001; Sant'Anna Arresi Jazz 2004; Festival della Letteratura Mantoue 2004; Cormòns 2005, Accademia Nazionale di Santa Cecilia saison musique de chambre 2005-06.
Angleterre : Music Hall Festival et Royal Festival Hall à Londres;
Pays-Bas : Music Hall à Leeuwarden;
Allemagne : 30° Deutsches Jazz Festival à Francfort; Berlin Jazz Festival;
Espagne : Festa de la Mercè à Barcelone;
Egypte : Opera du Caire;
Norvège : Olavsfestdagen à Trondheim;
France, Suisse, Portugal, Brésil, Argentine, Slovénie, Croatie...

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Elena Ledda

invitée en 2007
elena
Elena Ledda (Selargius, Cagliari 1959) est une des voix les plus importantes de la scène de musique traditionnelle italienne. Enfant prodige, elle commence à chanter très jeune avec un groupe de Quartucciu avec lequel elle restera jusqu'à l'âge de 16 ans. Elle commence des études classiques de chant au Conservatoire de Cagliari où elle fréquentait déjà le cours de hautbois. De 1977 à 1979 elle collabore avec la Cooperative Teatro di Sardegna qui présente une série de spectacles basées sur les œuvres de Brecht et Wedekind. L'expérience la pousse à former en 1978 le quartette Quelli dell'Orco Nuovo, qui cesse son activité en 1983, avant de se reconstituer en 1994 sous le nom de Scaramella.

C'est en 1979 que sort son premier album, Ammentos, une sélection de chants traditionnels où elle est accompagnée par son frère Marcello Ledda à la guitare et Mauro Palmas aux launeddas. La même année elle entre dans le groupe Suonofficina, formé par Palmas, avec lequel elle entreprend une longue activité de concerts dans les plus importants festivals italiens, suisses et allemands.

Le nouveau disque, Is Arrossas, paru en 1984, se vend à 15 000 exemplaires rien qu'en Sardaigne. La même année elle participe au disque de l'étoile naissante de la musique new age, Andreas Vollenweider, dont elle avait fait la connaissance en Suisse trois ans auparavant. Elle enregistre également avec Suonofficina Landimironnai, qui obtiendra trois ans plus tard le prix de la critique en Allemagne. Le groupe présente au Festival de Zurich le projet Ai confini tra Sardegna et jazz, avec, parmi d'autres musiciens sardes, Paolo Fresu et Antonello Salis. Un mois seulement après, Elena Ledda et Mauro Palmas participent au prestigieux Italian Project d'Enrico Rava, présenté à la Filarmonica de Berlin.

Sonos, en 1987, représente l'évolution naturelle de Suonofficina, inaugurant le projet d'un groupe ouvert où joueront des grands noms tels que Riccardo Tesi, Riccardo Lay, Sandro Satta. Coautrice avec Palmas et Alberto Balia du spectacle Far away wave en Australie, Elena Ledda collaborera avec Lester Bowie, puis avec Don Cherry pendant la tournée suivante.

Après une série de tournées de concerts entre 1988 et 1992, elle signe avec Silex pour la publication de Incanti, un album qui témoigne l'aboutissement de son itinéraire artistique, avec une formation élargie à Riccardo Tesi à l'accordéon diatonique et Giorgio Baggiani à la trompette.

En 1995 elle participe au projet Canti randagi et en 1996 à « Sonos 'e memoria » (film de Gianfranco Cabiddu). En 2000 elle publie Maremannu, "Choc" du Monde de la Musique et "Bravo" de Trad Mag. Son dernier disque, Amargura, sorti en 2005, bénéficie des arrangements de Lino Cannavacciuolo.

Elle est également sur la musique enregistrée par Paolo Fresu pour le film de Gianfranco Cabiddu, Sonos 'E Memoria.

Au printemps 2007 elle participe au spectacle théatral Médée mis en scène par Orlando Forioso avec A Filetta et Lia Careddu qui sera présenté en Sardaigne, à Livourne et à Calvi.

Discographie

1979 Ammentos (Durium)
1984 Is Arrosas (Key Records)
1988 Sonos (Play Game Music)
1993 Incanti (Silex)
1999 Sonos Langanos (Condaghes) con M. Palmas
2001 Maremannu (Biber)
2005 Amargura (Aquadia)

sonos
incanti
maremannu


Paolo Fresu

invité en 2007, 2009 et 2014
paolo paolo

Une page est consacrée à Paolo Fresu sur l-invitu. C'est ici : paolofresu.php

Cuncordu e Tenore de Orosei

invités en 1997, 2000, 2002, 2005, 2007, 2009, 2013
orosei

Le chant sarde constitue l'une des expressions polyphoniques les plus populaires de la Méditerranée. Omniprésent, il peuple la liturgie autant qu'il rythme les fêtes paysannes, aux confins du profane et du sacré.

Le chant s'exprime par une voix de gorge tendue qui donne un cachet vibrant aux deux parties d'harmonie : contre-chant et basse. Cette technique n'existe nulle part ailleurs dans le monde sauf... en Mongolie ! L'émotion, à l'écoute de ces polyphonies, est simple et forte comme ces hommes qui savent si bien la faire partager à leur public, touché au creux de l'âme.

Depuis 1999, leurs voix s'unissent aux mélopées du talentueux violoncelliste hollandais Ernst Reijseger et du percussioniste écossais Alan Purves autour du projet Colla Voche (Winter&Winter).

Le Cuncordu e Tenore de Orosei se place sans contestation à un poste de premier plan dans le monde de la polyphonie sarde, tant par les particularités de son répertoire que pour la possibilté de chanter aussi bien la forme profane "a tenore" que sacrée "a cuncordu". Orosei est aujourd'hui la seule ville de Sardaigneoù les deux traditions n'ont jamais été abandonnées et où encore aujourd'hui, grâce aux vieux chanteurs, les deux formes de chant sont reproposées dans les formes traditionnelles, alors que dans d'autres régions de Sardaigne, grâce à de discutables opérations pseudo-culturelles, ont cherche à "récupérer" ce qui est irrémédiablement perdu. Comme en Corse, les Confréries ont joué un rôle essentiel dans la sauvegarde de ce répertoire.

Le groupe est né officiellement en 1978; seuls restent Martino Corimbi et Patrizio Mura, "voche" du tenore. Les autres chanteurs actuels sont Piero Pala, mesuvoche du tenore et du cuncordu; Luca Frau, "cronta" du tenore; Mario Siotto, bassu du tenore; Massimo Roych, "voche" du cuncordu et Salvatore Dessena, bassu du cuncordu. Le groupe a participé à de nombreux festivals de chant traditionnel : Festival de Musique Sacrée à Paris, Angoulême, Rennes, Briançon, Toulouse, Marseille, Aix en Provence, Tarbes, Rouen, Tours, Solesmes, Nantes, Münich, Francfort, Turin, Venise, Florence, Tolède, Barcelone, Amsterdam, Anvers et, bien sûr, Calvi.

cuncordu
Photo Alexsandra Vajd

En 1994 il enregistre, dans l'église S. Pietro a Galtelli, pour les éditions NOTA d'Udine, son premier CD contenant 11 morceaux du répertoire sacré d'Orosei. En 1996, toujours à S. Pietro, pour Nuove Indie de Rome un CD avec les plus importants morceaux de la tradition profane "a tenore".

L'année suivante le producteur allemand Stefan Winter insère le groupe dans sa collection Winter&Winter, pour laquelle enregistrent des artistes de renommée mondiale comme Uri Caine, Ernst Reijseger, D. Douglas, Paul Motian Trio, Gary Thomas.
Déjà quatre enregistrements ont été réalisés sous l'étiquette Winter&Winter, notamment un double CD avec livret de 100 pages reprenant, en six langues, tout le répertoire traditionnel sacré et profane.

canticos


Dernier album, "Colla Voche", avec Ernst Reijseger

Le groupe se compose de :
Patrizio Mura, Voche del tenore e del cuncordu
Piero Pala, Mesuvoche del tenore e del cuncordu
Massimo Roych, Voche del Cuncordu
Mario Siotto, Bassu del tenore e del cuncordu
Gianluca Frau, Contra del tenore e del cuncordu

Un extrait filmé, Gotzu de nostra Sennora de su Remediu à Pontigny :

A noter aussi la participation du Cuncordu e Tenore de Orosei au CD "Voyage en Sardaigne" edité par "Il manifesto" avec également Il Coro di Castelsardo et i Tenores di Bitti.

Mai 2015

Un extrait du nouvel album, "Novaera", pour le label Buda Musique : "Voch'e Notte" , avec Paolo Fresu en "special guest" !
Sortie prévue le 8 juin 2015.

Actores Alidos

invités en 2014

actores

Ensemble polyphonique sarde, composé de cinq voix de femmes fascinantes : Valeria PILIA, boghe sola (mezzosoprano) Alessandra LEO, boghe de punta (soprano) Roberta LOCCI, boghe mediana (mezzosoprano) Valeria PARISI, boghe de suta (basso) Manuela SANNA, boghe de punta (contralto) . Le groupe vient d'Orgosolo, petit village situé dans le paysage pittoresque de Barbagia, à l'intérieur de la Sardaigne. Si, au XIXe siècle, Orgosolo avait mauvaise réputation à cause de ses nombreux clans et bandes, le village est connu aujourd'hui pour ses splendides dessins muraux (peintures et graffiti), qui racontent la vie de ses habitants. Orgosolo est également le seul lieu en Sardaigne, où la transmission des chants archaïques qui accompagnent les prières de chapelet, chantés en dialecte par les vieilles femmes du village, est restée vivante.
Le répertoire de ACTORES ALIDOS est presque exclusivement dédié aux chants de ces femmes sardes. Les cinq femmes reprennent ces chants, vieux de centaines d'années, et les interprètent en s'appuyant sur la profonde connaissance qu'elles ont de la tradition orale de leur village natal. Le groupe interprète également des chants liturgiques, des berceuses, des chants spirituels et de lamentation, ainsi que des chansons pascales.

Silvia Malagugini - Compagnie Nonna Sima

invités en 2005

Quatre chanteurs solistes issus de mondes musicaux différents composent la Compagnie Nonna Sima : Joëlle Faye et Silvia Malagugini travaillent les "modes" du chant traditionnel italien. Edmond Hurtrait et Frédéric Lair viennent quant à eux du monde classique et pratiquent depuis longtemps le chant baroque. Les instruments de Mathias Duplessy (tambours, berimbao, oud, guitare) et son chant diphonique, accompagnent et enrichissent les polyphonies de "Mystères".

mysteres
Ces chants sont l'expression du sens religieux du peuple, à la lisière du sacré et du profane : ils sont ancrés dans la terre, liés aux cycles de la vie de l'homme, et ils expriment également le besoin d'absolu et de protection dans un cadre rituel.
"Mystères" suit un parcours liturgique de l'annonciation à la Passion du Christ. Ce récit est aussi bien constitué de chants extraits du Laudario di Cortona (recueil italien de louanges du XIII siècle) et des airs de Monteverdi, que des Passioni italiennes, représentées en Italie pendant la Semaine Sainte. "Dans l'imaginaire populaire italien, Marie tient un rôle très important. Elle est à la fois femme aimante, femme miséricordieuse, symbole du mystère de la conception et surtout "la grande mamma", notre mère à nous tous, personnage incontournable dans la culture matriarcale italienne. Pour chanter l'histoire de cette mère, de l'annonce de l'ange Gabriel à la naissance et à la Passion de son fils Jésus, nous nous sommes inspirés principalement d'un recueil populaire de laudes du XIII siècle, le Laudario di Cortona.

Ces louanges dites et chantées pour la première fois en italien, la langue du peuple, et non en latin, la langue officielle de l'église, sont souvent très poétiques. Elles expriment les différentes facettes d'une madone à la fois terrienne et sensuelle, généreuse et protectrice, paysanne et archaïque, la même que l'on découvre dans les peintures des églises romanes et byzantines, ou dans les miniatures des parchemins.

Nous avons traité notre matière musicale, non comme des musicologues, mais plutôt comme des chanteurs traditionnels, créant des polyphonies à partir des monodies des Laudi. A cette relecture très libre (nous avons modifié certaines mélodies pour nos besoins) s'ajoutent de nouvelles compositions et quelques airs inspirés de Monteverdi. Par ailleurs nous avons mélangé au répertoire du Laudario d'autres chants populaires, dont certains issus des Passioni encore chantés dans le sud de l'Italie. Une Italie qui garde dans son patrimoine traditionnel des influences espagnoles et arabes, une Italie méditerranéenne, pont entre Orient et Occident. Il était donc logique de choisir des instruments de ces différentes traditions pour accompagner nos chants."

Silvia Malagugini

Mathias Duplessy

invité en 2005 (avec Silva Malagugini et la Compagnie Nonna Sima)

Nous avions découvert Mathias Duplessy au sein de la Compagnie Nonna Sima en 2005. Guitariste, chanteur, multi-instrumentiste, il a travaillé avec Bevinda, Mônica Passos, Sophia Charaï et d'autres. Le revoilà dans un tout autre contexte, celui du trio. Mathias Duplessy invite ici Jean-François Ott (1er prix de violoncelle au Conservatoire de Versailles) et le percussionniste Nicolas Gorge.

duplessy

Mathias Duplessy: guitare, chant, oud, berimbao, viola, flûte
Jean-François Ott : violoncelle
Nicolas Gorge : percussions

Un trio envoûtant bien difficile à décrire. Réminiscences mongoles, flamenco, Amérique Latine, Moyen-Orient, jazz, sont évoqués sans que jamais on n'ait l'impression d'un collage.
On pense par moments à Anouar Brahem, à Nana Vasconcelos et Egberto Gismonti, mais c'est une musique bien personnelle que propose ce trio.

Les chamanes arrivent après une longue initiation à pratiquer le Voyage astral: pouvoir voyager avec son esprit dans l'espace et le temps, se rendre aux quatre coins du monde, dans le passé ou le futur juste en fermant les yeux. La musique est toujours apparue comme telle à Mathias Duplessy : une explosion totale du temps et de l'espace. C'est donc une sorte de Voyage astral qu'il propose ici.

Riccardo Tesi

invité en 2010

Riccardo Tesi (né à Pistoia en 1956) est compositeur, chanteur et musicien mais est surtout connu comme spécialiste de l'accordéon diatonique.

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Enza Pagliara

invitée en 2003, 2009 (avec Assurd), 2010 et 2014

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Enza Pagliara est une chanteuse originaire de Salente (Pouilles). Sa voix au timbre typique de la région, pourrait être aussi bien celle d’une enfant, que celle d’une vieille femme. Enza est une grande chanteuse salentine qui participe à de nombreux projets en tant que soliste.

Dario Muci

invité en 2017

Interprète de musique populaire et glaneur de traditions orales, Dario Muci a travaillé et enregistré avec les groupes les plus représentatifs de sa terre des Pouilles : Officina Zoé, Uccio Aloisi, Salentorkestra, Mino De Santis, pour n’en citer que quelques uns.
Elève du maestro Luigi Stifani de Nardò, (barbier violoniste rendu maître incontesté du tarentisme dans les Pouilles par l’équipe de De Martino), il continue à proposer des chants recueillis auprès des anciens ou bien dans des textes ethno-musicaux.
Il a participé à la réalisation de plusieurs bandes originales de films ou de documentaires.

Son premier disque “Mandatari” (Anima Mundi 2007) est suivi de “Centueuna” Salentorkestra (Anima Mundi 2008), “Chants polyphoniques du Salento Nardò/Arneo” – Les sœurs Gaballo (Kurumuny 2009), “Sulu” (Anima Mundi/Kurumuny 2011).
En 2013, il a publié avec Lupo éditeur “Rutulì” – Barberia et chants du Salento.

Il a collaboré à des projets jazz, world et électro avec Paolo Fresu, Ernst Reijseger, Valerio Daniele, Raffaele Casarano, Marco Bardoscia, Justin Adams, Julde Camara, Tenores de Oroseo, Mirko Signorile. Il a le souci, outre la redécouverte, de divulguer le matériau d’ethnomusicologie issu de ses longues recherches sur le terrain.
Il prépare, actuellement, un documentaire sur la “Barberia” et la musique des salons de barbiers du Salento, en vue d’une deuxième publication sur le sujet.

Discographie

2007 : “Mandatari” - éd. Anima Mundi
2008 : “Sorelle Gaballo – Chants polyphoniques du Salento Nardò Arneo” – éd. Kurumuny
2011 : “Sulu” - éd. Anima Mundi/Kurumuny
2013 : “Rutulì” - Lupo editore

Francesca Breschi

invitée en 2000, 2010 et 2011

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Francesca Breschi est engagée depuis de nombreuses années dans une profonde recherche en devenir, sur la voix qui touche aux sonorités extrêmes des mélodies issues de la tradition orale, comme à celles, douces et rondes, de la musique antique, en passant de la voix théâtrale aux plus radicales expériences électroniques.

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Francesca Breschi, l'arte che si esprime tra montagne e deserti

Incontro con la cantante fiorentina. "Ho iniziato in piazza Signoria accompagnandomi con la chitarra"

Firenze, 7 agosto 2011 -  HA CANTATO sulle Dolomiti, all’alba. Con lei c’erano i violoncellisti Mario Brunello e Giovanni Sollima e l’attore Marco Paolini. Ma come palcoscenico ha avuto anche il deserto tunisino, da sola davanti a un microfono, unica concessione moderna a un paesaggio millenario. Quella dei luoghi insoliti per esibirsi è stata una costante nella vita professionale della cantante fiorentina Francesca Breschi. «Sono stati momenti bellissimi -  spiega -  anche se non è sempre facile portarsi la voce (uno strumento delicatissimo) in giro su per i monti o nel deserto. Ma è anche un’esperienza infinitamente appagante soprattutto per i rapporti umani che in quei luoghi acquisiscono una densità inconsueta e inaspettata creando legami indissolubili».

Tutto comincia negli anni ‘70: «Nonostante la mia provenienza dagli studi musicali classici e quando Firenze era ancora una città viva e propositiva, presi una chitarra e andai a suonare in Piazza della Signoria. Incontrai un gruppo di salentini con i quali cominciai a fare tournée in Italia e all’estero. In pratica ho affrontato un repertorio come la Pizzica, oggi molto diffuso, in tempi non sospetti. Poi è arrivato il teatro, un’esperienza totale, di vita e professionale».

Torniamo ai luoghi inconsueti dove esibirsi: «Da Piazza della Signoria, è forse naturale affrontarli. Leggo in questa pratica contemporanea del “forzare” la mano ai luoghi con orari fuori dall’ordinario (spesso si predilige l’alba) diversi intenti. Uno è senz’altro il voler collocare gli eventi artistici in scenografie naturali mozzafiato forse per esaltarne i contenuti. ma secondo me c’è anche un tentativo di riavvicinare la gente a una pratica che dovrebbe essere naturale come quella di assistere a concerti e spettacoli e per far questo si portano gli eventi dove la gente va in vacanza. Quasi a creare un bisogno primario e a collegare la musica, il teatro, la poesia a una sensazione di forte impatto fisico».

Alcuni anni fa uscì l’album Canti Molesti (Nota/Materiali Sonori) dove Francesca Breschi mise nero su bianco la passione per alcuni compositori da Claudio Monteverdi agli Area di Demetrio Stratos. E soprattutto è conosciuta come componente del quartetto di Giovanna Marini: «E’ esaltante stare a bottega dal “compositore”, perché Giovanna è innanzi tutto una compositrice. Veder creare le partiture modellandole poi via via sulle nostre voci e sulle sue idee non ha prezzo. Le difficoltà tecniche da superare, l’impegno etico, la ricerca sui repertori di tradizione che possono avere un’evoluzione diversa da quella che normalmente siamo abituati ad ascoltare mi hanno formata più di duemila accademie». Adesso sono tanti i progetti in ponte tra ricerca e innovazione: da “Intrecci”, con gli Archaea Strings, quintetto d’archi fiorentino, a “Il Canto segreto degli Alberi” incentrato su voce e sperimentazioni, con Andrea Felli ed Ettore Bonafe’ e la probabile collaborazione di un amico di vecchissima data, Antonio Aiazzi, ex Litfiba.

«Mi sono imbattuta in esperienze interessanti come quella di Monica Demuru (attrice e cantante) e Cristiano Calcagnile (percussionista e compositore) dove l’imporovvisazione e la sperimentazione creano magnifici giochi di chiaro scuri. Come alcune espressioni di totale libertà nel rigore tipo quella di Paolo Angeli così come le costruzioni per voce ed elettronica di Maria Pia de Vito o le magnifiche cattedrali vocali di A Filetta, gruppo còrso che organizza ogni anno gli incontri polifonici a Calvi dove mi esibirò il 17 settembre. Tutto ciò mi sta aprendo ad altre suggestioni e percorsi possibili, in un flusso di stupore ed ispirazione continua».

MICHELE MANZOTTI

Pino de Vittorio

invité en 2002

Giuseppe "Pino" de Vittorio, considéré comme un des plus grands chanteurs d'Italie, est originaire de la région des Pouilles, prés de Gargano (au nord des Pouilles, dans la Province de Foggia). Il a baptisé son spectacle "Le Tarentelle de! Gargano". Cette tarentelle est la danse traditionnelle de cette région, en référence à la piqûre de la tarentule. Pino de Vittorio au chant, tambourin, castagnettes, entraîne sa troupe et le public dans une transe qui remonte à la nuit des temps. Ces chants, tour à tour poignants et entraînants, restituent ces envoûtements de l'origine où percent "les convulsions tragiques des femmes malheureuses piquées par la tarentule". En fait la tarentule est l'allégorie d'une société oppressive à l'égard des femmes qui devaient baigner dans le remords et les convulsions, seul le Diable pouvant oser exprimer la vie dans ces corps bafoués. On soignait ce mal par des chants religieux destinés à chasser le mauvais sort. Puis la tarentelle devint une danse, qui devait être très vive pour donner le vertige aux démons et faire tomber la fièvre. Cette danse devint très populaire à Naples au début du XVIIIe siècle. Ville occupée longtemps par les espagnols, Naples intègra rapidement à la tarentelle des influences du fandango espagnol, tout en conservant le rythme de base.

Ensemble Conductus

invité en 2011 et 2012

L’ Ensemble Conductus est une formation composée d'un noyau stable de 16 archets qui évolue selon les programmes et les projets. L’Ensemble a été créé en 1999. On remarque immédiatement l'originalité des programmes et de l'exécution où se confrontent tradition et modernité ainsi qu'une attention particulère pour la relecture de matériels d'origine populaire. Ces éléments ont toujours assuré à l'ensemble un fort impact auprès du public et une position à part dans le panorama artistique contemporain.

Aux côtés de Marcello Fera qui en est le directeur artistique, l’Ensemble Conductus a travaillé avec les chefs d'orchestre Michael Kapsner, Tonu Kaliuste, Michael Radulescu e avec des formations et des solistes de renommée internationale tels que Stephan Picard, Gemma Bertagnolli, Claudia Schneider, Maria Pia de Vito, Estonian Philarmonic Choir, Giacomo Agazzini, Luisa Sello, Massimiliano Genot, Michael Pisaro. Collabora con istituzioni locali come l’Accademia Europea d’Organo di Coldrano, Musik Meran, Associazione Musicale Meranese, Ars Cantandi. Settimane Musicali Meranesi. Nombreuses sont les créations auxquelles il a donné vie au cours de ces années et l'attention pour les jeunes compositeurs auxquels il a commandé des œuvres comme Eddy Serafini, Michael Lösch, Luca Sticcotti, Andrea Chenna, Paola Brino, Osvaldo Coluccino, Stefano Taglietti, Mario Pagotto, Fabrizio De Rossi Re, Lucio Gregoretti, Vito Palumbo, Albert Mayr.
(texte traduit de l'italien d'après le site de l'Ensemble, )

Ensemble Conductus:
Veronika Egger - violon
Ursula Mühlberger - violon
Maria Zaharia - alto
Nathan Chizzali - violoncelle
Silvio Gabardi - contrebasse
Marcello Fera - direction

http://www.conductus.it/ensemble/

Carlo Faiello

Chanteur et compositeur napolitain, Carlo Faiello fait des études de contrebasse au conservatoire de Naples. Diplomé, il entre dans l'orchestre de Roberto De Simone et dans la Nuova Compagnia di Canto Popolare à travers différents spectacles: La gatta Cenerentola, Cantata di Masaniello, Carmina Vivianea, Le disgrazie di Pulcinella. Il écrit et compose pour plusieurs albums : Medina, Tzigari, Incanto acustico, Pesce d’’o mare. Il participe au Festival de San Remo comme auteur pour la NCCP avec Pe' Dispietto (1992), qui remporte le prix de la critique, et Sotto il velo del cielo (1998) qui se classe 15e. Il écrit aussi pour Roberto Murolo, L'Italia e bbella, morceau qui remporte un grand succès à San Remo de la part de la critique.

PVC Napoli Quartet

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Créé par Carlo Faiello et Orlando Forioso pour le spectavle Napoli Decameron, le Pelle Voci Corde (PVC) Napoli Quartet est composé de Imma Argiento, Maurillio Taiani, Pasquale Nocerino et Francesco Di Vicino.

Teatr Piesn Kozla

invité en 2009

Site : http://www.piesnkozla.pl/

José de los Camarones

José Galàn Garcìa, chanteur gitan connu dans le monde du flamenco sous le nom de José El De Los Camarones, est né à Jerez de la Frontera (Cádiz) en 1955.

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Ferran Savall Figueras

ferran

Après 17 ans de vie professionnelle de ses parents (Jordi Savall et Montserrat Figueras) à la Schola Cantorum Basiliensis, la famille Savall revient à Barcelone quand Ferran a 6 ans, sa sœur et lui supportant mal les rigueurs du climat suisse. Ferran s'oriente lui aussi vers la musique. Il joue du théorbe et chante avec des passages improvisés dans le disque Du temps & de l'instant réalisé avec ses parents, sa sœur Ariana et le percussionniste Pedro Estevan, paru en 2005. Ce disque alterne les morceaux vocaux et instrumentaux issus de différents pays riverains de la Méditerranée, avec des incursions en Afghanistan, en Bretagne, au Mexique et chez Marin Marais. Ferran est par ailleurs guitariste, s'accompagnant au chant avec des improvisations, et avec son propre style où se mêlent des influences de blues, de jazz, de musique traditionnelle catalane et de musiques du monde. En dehors des contacts qu'il a pu nouer par lui-même, ses parents lui ont fait connaître de nombreux amis musiciens de tous horizons géographiques.

En 2009, il sort son propre disque, Mireu el nostre mar (Contemplez notre mer en catalan, avec une allusion à la mer Méditerranée, mare nostrum en latin), nourri de ces différentes influences : chants traditionnels Catalans, folk intimiste, musiques indiennes et orientales. On y retrouve le traditionnel catalan La canço del lladre (La chanson du voleur) et la berceuse hébraïque Noumi, noumi (yaldati) Dors, dors (ma fille)), présents dans le disque familial. Parmi les autres morceaux figure une version peu connue de l'hymne catalan Els Segadors (Les moissonneurs), où il s'accompagne au piano ; c'est une complainte qui dénonce les souffrances de toute guerre. Quant à la chanson-titre, Mireu el nostre mar, elle s'inspire librement de la mélodie du chant de Noël El cant dels ocells (Le chant des oiseaux), également présent dans Du temps & de l'instant.

Discographie

2005 : Du temps & de l'instant (Alia Vox)
2007 : Lachrimae Caravaggio (Alia Vox), voix, avec son père et d'autres musiciens
2009 : Mireu el nostre mar (Alia Vox), avec d'autres musiciens
2009 : Peiwoh (Alia Vox), théorbe et voix, avec sa sœur Arianna et d'autres musiciens
2014 : Impro (Alia Vox)

Jordi Savall

Invité en 2015

Jordi Savall est une personnalité musicale parmi les plus polyvalentes de sa génération. Depuis plus de cinquante ans, il fait connaître au monde des merveilles musicales laissées à l’obscurité, l’indifférence et l’oubli. Il découvre et interprète ces musiques anciennes, sur sa viole de gambe ou en tant que chef. Ses activités de concertiste, de pédagogue, de chercheur et de créateur de nouveaux projets, tant musicaux que culturels, le situent parmi les principaux acteurs du phénomène de revalorisation de la musique historique. Il a fondé avec Montserrat Figueras, les ensembles Hespèrion XXI (1974), La Capella Reial de Catalunya (1987) et Le Concert des Nations (1989) avec lesquels il a exploré et créé un univers d’émotion et de beauté qu’il diffuse dans le monde entier pour le bonheur de millions d’amoureux de la musique.

Avec sa participation fondamentale au film d’Alain Corneau Tous les Matins du Monde (récompensé par le César à la meilleure bande son), son intense activité de concertiste (140 concerts par an, environ), sa discographie (6 enregistrements annuels) et la création en 1998, avec Montserrat Figueras, de son propre label discographique Alia Vox, Jordi Savall démontre que la musique ancienne n’est pas nécessairement élitiste, mais qu’elle intéresse un large public de tous âges, toujours plus divers et nombreux. Comme le définit le critique Allan Kozinn dans le New York Times (2005), son travail infatigable en concerts et enregistrements « n’est pas simplement une récupération musicale mais plutôt une réanimation créative ».

Au fil de sa carrière, il a enregistré et édité plus de 230 disques dans les répertoires médiévaux, renaissants, baroques et classiques, avec une attention particulière au patrimoine musical hispanique et méditerranéen. Ce travail a été souvent récompensé par de nombreux prix comme plusieurs Midem Awards, des International Classical Music Awards et un Grammy Award. Ses programmes de concerts ont su convertir la musique en un instrument de médiation pour l’entente et la paix entre les peuples et les cultures différentes, parfois en conflit. Nul hasard donc si en 2008, Jordi Savall a été nommé Ambassadeur de l’Union Européenne pour un dialogue interculturel et, aux côtés de Montserrat Figueras, « Artiste pour la Paix », dans le cadre du programme « Ambassadeurs de bonne volonté » de l’UNESCO.

Sa contribution à la découverte et à la représentation des opéras de Vicent Martin i Soler Una cosa rara et Il burbero di buon cuore a été suivie, à la tête du Concert des Nations et de La Capella Reial de Catalunya, par celles de L’Orfeo de Monteverdi, du Farnace de Vivaldi, d’Orfeo ed Euridice de J.J. Fuxainsi que d’ Il Teuzzone de Vivaldi.

Sa féconde carrière musicale a été couronnée de récompenses et de distinctions tant nationales qu’internationales dont nous pouvons citer les titres de Docteur Honoris Causa des Universités d’Evora (Portugal), de Barcelone (Catalogne), de Louvain (Belgique) et de Bâle (Suisse). Il a aussi reçu l’insigne de Chevalier de la Légion d’Honneur de la République Française, le Prix International de Musique pour la Paix du Ministère de la Culture et des Sciences de Basse Saxe, la Medalla d’Or de La Generalitat de Catalogne et le prestigieux prix Léonie Sonning, considéré comme le Prix Nobel pour la musique. « Jordi Savall met en évidence un héritage culturel commun infiniment divers. C’est un homme pour notre temps ». (The Guardian, 2011).

David Mayoral

Invité en 2015
mayoral

David Mayoral est né en 1973 à Madrid. Il étudie le piano et la pédagogie au Conservatoire Padre Antonio Soler.
Après la fin de ses études classiques, il commence à apprendre les percussions traditionnelles et orientales avec Pedro Estevan. Au cours de ses recherches dans la musique ancienne et traditionnelle, il a étudié en compagnie de percussionnistes marocains et égyptiens, et a suivi les Master classes de Keyvan Chemirani et Pejman Haddadi (Zarb iranien) et Glen Velez (Req). Il se produit régulièrement avec des ensembles de musique ancienne tels que l’Ensemble L’Arpeggiata, Hesperion XXI, Kapsberger Consort, Camerata Iberia, Mudéjar (Begona Olavide), les Sacqueboutiers, Orphenica Lyra (Jose Miguel Moreno), La Trulla de Bozes, Pulcinella Ensemble, etc.
Dans le domaine de la musique ethnique et traditionnelle, il s’est produit avec Radio Tarifa, Luis Delgado Ensemble, Compania Flamenca de Joaquin Ruiz, etc.
Il est également membre de Transit, un trio basé à Madrid, qui montre avec pédagogie les différentes traditions concernant les percussions du monde entier.

Kalakan

Invités en 2015

Kalakan est un groupe de musique du Pays basque composé de Thierry Biscary, Jamixel Bereau et Xan Errotabehere. Il se caractérise par des arrangements minimalistes (voix, percussions) du répertoire traditionnel basque. Après avoir collaboré et tourné en Europe avec les pianistes Marielle et Katia Labèque, le trio se fait connaître du grand public aux côtés de Madonna1 durant sa tournée mondiale MDNA tour 2012.

Kalakan est créé en 2009 par Paxkal Indo et Thierry Biscary à partir du duo qu'ils forment autour de la txalaparta. Suite à une tournée européenne où ils interprètent avec succès une adaptation pour deux pianos et percussions basques du Boléro de Maurice Ravel avec les pianistes Marielle et Katia Labèque, ils proposent au percussionniste Frédéric Chambon de se joindre à eux pour former un trio. Ce dernier sera rapidement remplacé par le chanteur percussionniste Jamixel Bereau avant de démarrer les premières résidences d'artiste visant à préparer l'enregistrement de leur premier disque, qui sera enregistré à Biarritz et mixé à Paris à l'automne 2010.

Après quelques concerts de présentation de ce premier disque, Paxkal Indo est remplacé par le chanteur percussionniste Xan Errotabehere. Le trio semble ainsi trouver son équilibre. Durant l'été 2011, c'est la rencontre avec Madonna qui leur propose de participer à sa tournée mondiale. Kalakan propose divers arrangements de hits de Madonna ainsi que de chants traditionnels basques. Madonna décide notamment de chanter un couplet de Sagarra Jo ! en langue basque, rendant ainsi hommage au peuple basque.

En basque, Kalakan signifie "bavarder". Le trio attache une grande importance à la langue basque et à sa musicalité. Ainsi, il met au goût du jour certains textes datants du XVIIe siècle. Kalakan puise largement dans le répertoire traditionnel basque et en propose une lecture contemporaine en adoptant notamment les schémas courants (couplets-refrains) de la pop ou du rock 'n' roll. Il s'inspire également de techniques de percussions de groupes de world music, tels que Dakha Brakha (Ukraine), Barbatuques (Brésil) ou Berrogüetto (Galice, Espagne).

Le trio utilise des percussions basques (pandereta, txalaparta, tobera, ttun-ttun, atabal), des percussions corporelles ainsi que de gros tambours spécialement commandés au facteur d'orgue alsacien Rémy Malher.

En limitant les arrangements aux percussions et à la voix, les membres de Kalakan souhaitent revenir à l'essentiel : le rythme et la mélodie.

Ainsi, en donnant du rythme à de vieilles mélopées ou en interprétant a cappella des chants plus récents, ils marquent une rupture dans la chanson basque qui se développe au Pays basque depuis les années 1970.

Discographie

2010 : Kalakan
2015 : Elementuak

kalakan     elementuak

Ialma

Invitées en 2016

Qui que l’on soit, d’où que l’on vienne, il n’apparaît pas d’association plus évidente que celle du mot « chemin » avec la ville de « Santiago (Saint-Jacques) de Compostela » ; particulièrement quand cette association est portée par un de ses plus fiers ambassadeurs, IALMA : ces 4 ravissantes Galiciennes qui, depuis plus de 15 années, chantent, jouent et dansent leur région à travers le monde entier.

Depuis leurs tout débuts et « Palabras Darei », leur 1er album, que de chemins parcourus.

Des chemins encore vierges de tout passage, aux détours desquels se trouve la rencontre souvent inattendue mais au combien riche en découvertes ; des chemins de traverse qui sentent tellement bon l’aventure et la liberté ; des chemins escarpés qui ont pu parfois semer le doute sur la voie à suivre, des chemins détournés, sources d’expériences nouvelles ; des chemins qui ont ainsi croisé les routes de nombreux artistes aux univers bien différents avec lesquels elles n’ont pas hésité à faire un petit bout de… chemin, tels Mercedes Peon, Dulce Pontes, Carlos Nunez, Kepa Junkera, Eliseo Parra, mais aussi Arno, Zefiro Torna, Philippe Catherine, Renaud, Dick Van der Harst, Yves Barbieux et Urban Trad, Perry Rose, …

C’est donc tout en cheminant, donnant un nombre impressionnant de concerts en Belgique et à l’étranger, que IALMA a forgé puis peaufiné patiemment « Camiño » – la plus belle expression de la maturité artistique de Veronica, Magali, Natalia et Marisol.

Avec ce projet et leur 5ème album : Camiño – de Bruxelas a Santiago, ce sont encore d’autres associations que IALMA cultive…

Leur parcours musical empreint de l’héritage galicien qui coule dans leurs veines est ici vécu, non comme un repli nostalgique sur « le Pays », mais bien comme l’expression d’une identité ouverte sur la ville qui les a vues naître: la Bruxelles cosmopolite, riche de sa multiculturalité, carrefour des chemins du monde, où les racines se rencontrent, s’échangent, se partagent, se mélangent et, parfois, fusionnent.

Camiño est aussi le choix affirmé de l’ouverture à l’autre ; le chant de femmes d’aujourd’hui, témoins de ce contexte troublé où respect, tolérance et expression des différences sont secoués de toutes parts.

Ialma, c’est :
Verónica Codesal
Magali Menendez
Marisol Palomo
Natalia Codesal

ialma

Antonio Zambujo

Invité en 2017

zambujo

Si Amalia Rodriguez lui a donné le goût du fado, António Zambujo en incarne aujourd’hui le renouveau. Compositeur talentueux et arrangeur hors norme, il aime sortir des sentiers battus et s’inspirer des musiques d’ailleurs comme celle de sa région d’origine, le canto. Son fado est enrichi de chuchotements, de parfums brésiliens et capverdiens et de touches jazzy au swing léger et solaire. Il s’inspire des petites joies et rêveries quotidienne et charme les scènes du monde entier, de de Londres à Lisbonne et de New-York au Brésil où son succès est immense. Son approche très poétique et son timbre de velours évoquent les grandes voix de la musique populaire brésilienne comme Joao Gilberto.

António Zambujo est né en septembre 1975 Beja dans l’Alentejo. À l'âge de huit ans, il entreprend l’étude de la clarinette. Marqué par le cante alentejano, le chant polyphonique traditionnel de sa région natale, il manifeste cependant très tôt un goût pour le fado. Après ses études de clarinette, il part s’installer à Lisbonne, où il devient immédiatement l’un des artistes attitrés du Clube de fado, l’une des grandes maisons de fado de la capitale située dans le quartier d'Alfama.
Peu après, il participe au spectacle musical Amália, qui est resté à l’affiche pendant quatre ans à Lisbonne. Sa carrière prend un nouveau départ, en 2007, avec la publication de l'album Outro sentido chez Harmonia Mundi, qui a obtenu les 4 forte de Télérama.

Discographie
  • Até Pensei que Fosse Minha (2016), avec chansons de Chico Buarque
  • Rua da emenda, 2014
  • Lisboa 22:38 - Ao vivo no Coliseu, 2013
  • Quinto, 2012
  • Guía, 2010
  • Outro sentido, 2007
  • Por meu cante, 2004
  • O mesmo fado, 2002

Elsafty, Armstrong, Browne Trio

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Ce trio présente la voix lumineuse d'une des meilleures chanteuses du Conemara, Róisín Elsafty, le son très rare de la harpe médiévale de Siobhán Armstrong, et les couleurs variées des anciennes cornemuses, flûtes et sifflets de Ronan Browne.

La rencontre de ces trois grands musiciens, qui se caractérisent par la fascination profonde, l'amour et le respect de ce passé qui a créé notre présent, laisse présager une soirée chaude, instructive et joyeuse.

Sutari

invitées en 2017

Sutari est un groupe de trois jeunes femmes polonaises. Leur répertoire est basé sur des chants traditionnels de Pologne ou de Lituanie et de compositions originales. Elles sont très influencées par les chants "sutartines" de Lituanie, chantés en parfaite harmonie. Sutari signifie justement consonance, harmonie. Elles utilisent des instruments de musique ainsi que des ustensiles du quotidien.

Barbara Songin - voix, percussions, basetla, percussion, objets du quotidien
Katarzyna Kapela - voix, violon, percussion, ustensiles de cuisine
Zofia Barańska - voix, violon, percussion, blender

Warsaw Village Band

invités en 2005

Ce groupe de sept jeunes polonais a été pour moi la révélation des rencontres 2005. A l'origine en 1997, le Warsaw Village Band, s'appelait Kapela Ze Wsi Warszawa. Né de la rencontre à l'université de jeunes étudiants amoureux de musique et tout particulièrement de musique du sous-continent indien, comme celle de Nusrat Fateh Ali Khan, le groupe a, petit à petit, découvert d'autres horizons : musique africaine, reggae, etc. Mais ce groupe puise son inspiration dans le patrimoine musical des villages de la région de Mazovia au centre de la Pologne. Comme les corses avec le riaquistu, ces jeunes polonais sont allés à la recherche de leurs racines auprès des paysans ou dans les archives de la radio. Ainsi le groupe redonne vie aux "voix blanches" du chant traditionnel polonais.

Warsaw Village Band : Lire la suite →

Ensemble Dialogos

invité en 2011 et 2016

Ensemble de musique et de théâtre musical médiéval fondé en 1997 par Katarina Livljanic, chanteuse et musicologue, Dialogos aborde les répertoires médiévaux les plus archaïques d’une manière actuelle, en alliant une recherche musicologique approfondie à une grande force scénique. Les projets de l’ensemble s’inspirent de répertoires inédits qui parlent la sensibilité contemporaine et remettent en question les idées reçues sur la musique médiévale.

Dialogos s’est produit à travers le monde, tant les théâtres que dans les festivals de musiques les plus importants : en France (Saintes, Ambronay, Rencontres du Thoronet, Théâtre des Bouffes du Nord, XXe Théâtre…), à travers l’Europe : en Belgique (Kaiitheater de Bruxelles, Eglise des Minimes...), en Hollande (Utrecht Festival, où Katarina Livljanic a été conseillère artistique invitée en 2002), en Espagne (Festival de San Sebastian), en Allemagne... L´ensemble a également donné des concerts en Amérique du Nord, en Amérique Latine et dans le Maghreb.

L’ensemble propose des programmes pour voix de femmes ou voix d’hommes, centrés sur le théâtre musical et l’exploration du plain chant et des répertoires du Haut Moyen Âge Européen (IXe-XIIe siècles) : Guerres de Chantres, en collaboration avec l’ensemble Sequentia (Direction B.Bagby explore la "globalisation" du chant grégorien au IXe siècle ; La Vision de Tondal, programme consacré au répertoire glagolitique croate (mise en scène de Sanda Herzic, conseil artistique de Yoshi Oïda) ; Abbo Abbas, consacré aux premières polyphonies occidentales de l’an mil ; Lombards et Barbares, consacré aux richesses vocales de l’Italie Méridionale.

ABBO ABBAS AUX RENCONTRES POLYPHONIQUES DE CALVI - 14 septembre 2011
Elu meilleur CD de musique ancienne par le magazine espagnol Audio Clasica en 2010, Abbo Abbas résonnera cette année dans la Cathédrale Saint Jean-Baptiste de Calvi. Ce programme intime et poignant est dédié aux premières polyphonies de l’Occident medieval, en provenance des abbayes de Fleury-sur-Loire et Winchester.

Enregistrements :

"Terra Adriatica" (l’Empreinte Digitale)
"Lombards & Barbares" (Arcana),
"La Vision de Tondal" (Arcana)
"Chant Wars" (Sony-BMG)
"Abbo Abbas"

On parle du disque DALMATICA...

Gramophone Magazine
" (...) Les chanteuses de Dialogos mettent en musique la tradition monastique des femmes et leur interprétation d'un Sanctus tropé du monastère de Zadar est particulièrement hypnotique. Les lignes rhapsodiques se chevauchent (…) dans un moment d'extase religieuse . Le contraste avec les voix riches et passionnées de l'ensemble vocal Kantaduri à travers des chants traditionnels et régionaux croates ne fait que souligner la beauté de ces traditions sacrées."

Avvenire
" (...) Une variété surprenante de styles musicaux, couleurs de timbres et de nuances expressives qui laisse émerger une impression absolue d'authenticité, de modernité et la profonde spiritualité de la musique sacrée de cette noble région dalmate. "

Slaveï Quartet

invités en 2005
slavei

SLAVEI signifie "rossignol" en langue bulgare et on comprend le choix du mot à l'écoute de ces voix superbes qui allient la pureté à l'émotion, force de la tradition bulgare. Le Slavey Quartet a été créé en 1991 par Nadka Karadjova, avec Svetla Karadjova, Liliana Galevska, mezzo soprano et Stoyana Lalova, contre-alto. Toutes ont chanté pendant une trentaine d'années dans le Philip Koutev Folk Ensemble. Elles ont également participé aux Mystères des Voix Bulgares. En 2004, Mariyana Pavlova, basse, a remplacé Stoyana Lalova.

Le Quartet Slavei a remporté un vif succès en France ces dernières années. Ces quatre grandes dames aux voix magnifiques ont une technique vocale parfaite sur un répertoire comptant des centaines de chants profanes de différentes régions de Bulgarie, des chants orthodoxes du XIVè au XXè siècle jusqu'alors réservés aux hommes., ainsi que des chants de différentes contrées : Chine, Inde, Grèce, Russie et... Corse. La juxtaposition des deux genres sacré et profane, servie par des voix célestes, étonne, bouleverse et fascine.

Eva Quartet

invité en 2002
eva Source : Forde FestivalEN

Eva Quartet est composé de quatre jeunes femmes : Gergana Dimitrova, soprano; Sofia Kovacheva, mezzo-soprano; Evelina Stoilova, alto; et Daniela Stoichkova, contre-alto, qui ont, en leur temps, fait partie du célèbrissime chœur "Le Mystère des Voix Bulgares", qui connut un succès mondial. Avec Eva Quartet, c'est non seulement le répertoire traditionnel et religieux des chants bulgares qu'elles interprètent, mais également des compositions originales, preuve de la modernité de la culture vocale de ce pays.

Le timbre de ces voix a capella, leur virtuosité et leur profondeur, le sentiment étrange parfois que ces quatre voix ne font qu'une, rendent chaque concert du Eva Quartet unique, une expérience musicale hors du commun.

Bulgarka Quartet

invité en 2009

bulgarkaLe Bulgarka Junior Quartet est né en 1989 à Plovdiv, avec l'aide de Rumiana Tsintsarska (productrice avec Marcel Sellier du chœur légendaire "Le Mystère des Voix Bulgares"). Les quatre chanteuses viennant du célèbre ensemble "Trakia". La musique du quartet maintient l'équilibre entre l'Orient et l'Occident, la tradition et l'avant-garde. Les quatre chanteuses sont originaires de régions différentes de Bulgarie (Strandja, Rhodopes, Strandja-Sakar et Thrace) et cette particularité se traduit dans leur répertoire. Et l'absence de leader oblige chacune à donner une nouvelle dimension aux chants collectés dans leurs régions respectives Hristina Anastasova - soprano, originaire de Strandja
Fanka Koynarova - mezzo-soprano,fille des montagnes d'Orphée : les Rhodopes.
Elena Bedeleva - alto, originaire de la région de Strandja-Sakar
Tonka Koleva - alto, originaire de Thrace

Erotokritos

invités en 2002

Tour à tour festive et intimiste, la musique d'Erotokritos (du nom d'une œuvre crétoise majeure, odyssée épique et mythique écrite par Vincenzo Kornaros pendant la période de la Renaissance crétoise), est représentative de la diversité du répertoire traditionnel crétois et des multiples influences de cette île entre Orient et Occident, marquée tour à tour par les dominations grecque, romaine, byzantine, vénitienne et ottomane.

erotokritos

Erotokritos se compose de:

* Harilaos PAPADAKIS : lyra (sorte de violon à 3-4 cordes) et chant.
* Nikos MASTORAKIS : Guitare, laouto (luth), boulgari (proche du saz), baglama et chant.
* Jean-Philippe CHASSAGNE : tuberleki (darbouka), daouli, défi (bendir) et percussions méditerranéennes (daouli, zillia)
* Yorgos STAVRAKAKIS : laouto (luth) et mandola

Sur cet album ont peut entendre également Nilos Paraoulakis (ney) et Eric Montbel à l'askomandoura (gaïda, une sorte de cornemuse).

Xanthoula Dakovanou

invitée en 2010 (avec Tzane)

Après avoir mêlé sa voix grecque aux voix turques et bulgares pour les polyphonies balkaniques de "Gaitani" de Trio Tzane, Xanthoulla revient pour nous raconter cette fois, des histoires vocales entre sa Grèce natale et les terres de l'Inde.

Dans ce premier album personnel, Xanthoula explore sa rencontre avec l'Orient. Une rencontre entre les modes et les rythmes communs de la musique traditionnelle grecque et la musique classique indienne; pleine d'empreintes d'improvisations, marquée par l'élément féminin, lunaire et aquatique.  

"La Dame et la Barque" est un projet de poèmes et de compositions de la chanteuse grecque Xanthoula Dakovanou, qui croise musicalement la Grèce et l'Inde. Des mélodies douces, des arrangements originaux, des musiciens virtuoses; un mélange asiatique et méditerranéen très surprenant et envoûtant.

xanthoula

Le projet est né à Paris, suite à une rencontre avec des musiciens spécialistes de la musique classique indienne, afghane et iranienne : les 3 membres du groupe, la virtuose Ourania Lampropoulou avec son santouri grec qui accompagne la voix de Xanthoula, Guillaume Barraud à la flûte indienne bansuriKengo Saito au sitar indien et au rubab afghan, ainsi que Prabhu Edouard aux tablas et Antoine Morineau aux percussions iraniennes. Le violoncelle de Sofia Efkleidou et de Léonore Grollemund s'invite aussi à l'orchestration de cette belle rencontre.

Ensemble Tronos

invités en 2015

tronos

L'Ensemble Tronos, groupe des chantres byzantins de la cathédrale patriarcale de Bucarest -- siège de l'Eglise orthodoxe de Roumanie -, a été créé en 1997. Cet ensemble qui, dans sa composition optimale, compte plus de 30 membres, viendra au Vilar dans une formation réduite spécialement adaptée au répertoire qui sera abordé au prieuré Santa Maria del Vilar. Il est dirigé par son créateur, l'actuel diacre protopsalte Mihail Buca, diplômé de l'Ecole de chantres religieux de Bucarest. Son amour pour la musique sacrée authentique et son talent particulier dans l'interprétation de ce genre musical se sont concrétisés à travers la formation Tronos.

Tirana

invités en 2004 et 2009
tirana

La musique albanaise traditionnelle est restée étonnament vivante. Pour des raisons idéologiques, le régime communiste avait valorisé à l'extrême le folklore albanais. En outre, le relief montagneux des Balkans tend à isoler naturellement l'Albanie et rend difficile tout contact à l'intérieur du pays. Il conduit au maintien de traditions parfois très anciennes transmises de bouche à oreille de génération en génération, de spécificités très marquées et de répertoires très localisés, différents d'une vallée à l'autre, d'un village à l'autre.

D'origine indo-européenne, les Albanais seraient les descendants des tribus illyriennes arrivées du nord aux environs du deuxième millénaire avant Jésus-Christ. Terre de rencontre entre l'Orient et l'Occident, l'Albanie doit à sa position géographique des influences orthodoxes et musulmanes. Pour les Guegues du nord, l'Islam est aujourd'hui la religion largement dominante. La musique est monodique et est caractérisée principalement par des " rapsod ", chants épiques qui évoquent le cycle des héros " kreshnik ". Les instruments principaux sont la vielle monocorde avec archet " lahutë ", le luth deux cordes à long manche " çifteli " et le luth " sharki ". Tirana et les villes côtières de Durrës et Kavajë constituent la zone intermédiaire dite de l'Albanie centrale caractérisée notamment par des influences orientales liées à l'urbanité. Au sud, les Tosques, principalement orthodoxes, sont restés dans la sphère de l'influence musicale byzantine. C'est la terre d'élection de la polyphonie vocale que l'on pratique dans tous les villages montagnards en de nombreuses occasions.

Les Labs, dans l'extrême sud-ouest (région de Vlorë, Tepelenë, Gjirokastër, Sarandë) pratiquent une polyphonie complexe à quatre voix : trois voix solistes - le preneur " marrë ", le coupeur " prurës ", le repreneur " hedhës " - et un bourdon " iso ".

Dans le reste du pays - le centre et l'est autour des villes de Berat, Përmet et Korçë - les Tchams chantent la polyphonie à trois voix (deux voix solistes et un bourdon) qu'ils pratiquent " a capella " ou accompagnée de nombreux instruments, principalement la clarinette " gërrnetë " l'accordéon " fizarmonikë ", le tambourin " def ", le luth " llautkë " et le violon " violine " auxquels s'ajoutent parfois le petit tambourin sans peau " sistër " et le luth à long manche " baklama ". La clarinette, le violon et l'accordéon sont des instruments " modernes " qui ont été incorporés dans les formations musicales dans la seconde moitié du XIXème siècle et au début du XXème siècle. L'introduction de l'accompagnement instrumental des danses " a capella " a eu notamment pour effet de rendre plus vive et plus dynamique la danse et d'évincer le chant qui l'accompagnait. Dans tout le pays - dans les montagnes notamment - subsistent encore des instruments anciens qui sont à l'occasion joués en solo, duo ou intégrés dans un groupe, notamment la cornemuse " gajda ", les différentes flûtes " fyull " ou encore le chalumeau " pipë "..

tirana

Nørn

invité en 2008

Ce trio vocal féminin helvète a constitué la révélation des XXes Rencontres de Calvi.

Depuis plusieurs années, le chant sous toutes ses formes fascine Anne-Sylvie Casagrande, Edmée Fleury et Gisèle Rime. Les trois jeunes femmes travaillent ensemble depuis quelques années déjà sur différents projets toujours centrés sur la voix, comprise comme une matière organique, sensible et fluctuante.

Nørn explore les frontières cachées qui séparent les musiques médiévale, traditionnelle et contemporaine et transgresse les frontières entre passé et avenir, imaginaire et réalité, œil et oreille..

Avec audace, fraîcheur et émotion, le trio emmène le public dans l'exploration de contrées vocales inattendues. Autant par sa présence scénique que par le jeu des voix, Nørn se conjugue entre force et fragilité, sauvagerie et légèreté, ne cessant de dérouter et d'envoûter.

norn

Caverneuses, rauques et profondes ou bien claires, pures et lumineuses, sans appartenance stylistique qui les enfermerait, les trois voix se mélangent et se repoussent...

Le nom du trio est né lors de leur premier projet, Fridj, qui emporte l'auditeur dans un nord imaginaire. Dans la mythologie scandinave, les Nornes sont trois femmes sans âge qui siègent au pied de l'Arbre de vie et tissent le destin des hommes, depuis le moment de leur naissance jusqu'au moment de leur mort.

Il y a la Norne du passé, mélancolique et sensuelle, la Norne du présent, espiègle et vive, et la Norne de l'avenir, guerrière et visionnaire.

Avec malice, les trois chanteuses aux personnalités marquées incarnent sur scène les trois sorcières du Nord.

Et Nørn est tout naturellement devenu le nom de leur trio !

Après Fridj, le trio s'est investi dans un nouveau projet, Iod.
« Un jour, je suis tombée sur une carte des fonds marins. Ma fascination fut totale, sauvage, magnétique. Comme s'il m'était brusquement donné de voir ce qu'on ne voit jamais : les chaînes de montagnes de mes origines, les serpents de basalte de mon plus vieil ADN, les grands volcans de ma naissance. Mille fois engloutie, c'était là toute notre histoire d'homme-poisson ! » Anne-Sylvie Casagrande

cossonay
cossonay
Au Temple de Cossonay - Photos Thorsten Kurz

Ecouter et voir Nørn est une expérience, une plongée dans un monde plein d'impressions et de rêves. Elles chantent dans une langue inventée, le nørnik, curieux alliage de mots qui n'existent pas, mais qui semblent cependant familiers, dansent comme des sorcières ou comme une créature à trois têtes. Par ses contrastes et sa sauvagerie, Nørn ébranle l'auditeur et l'emmène dans un univers nouveau où règne l'émotion. Deux CD reprennent les spectacles de Nørn : Fridj (2004) et Iod (2007).

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iod

« Trois femmes. Fascinantes comme un trio de planètes étincelant au firmament de nos imaginaires. Aussi différentes qu'unies dans leur recherche d'un son venu du fond des âges, venu du fond d'elles-mêmes. A la fois étrange et familier, l'univers de Nørn attire comme un lieu artistique aux multiples possibles. »
C. Jaquiéry

Ulla Pirttijärvi & Ulda

invités en 2016

ulla

Ulla Pirttijärvi-Länsman est une chanteuse de sami jolk originaire du village de Angeli, en Finlande. Elle a commencé sa carrière avec le groupe de musique Angelin Tytöt , mais l'a quitté peu de temps après pour poursuivre une carrière solo. Elle joue de la musique de joik traditionnelle avec des arrangements occidentaux d'instruments contemporains.

Discographie

Ruossa Eanan (Russian Land) par Warner Music (1998)
Mattarahku Askan (Pour le Tour des aïeule) par Warner Music (2002)
Áibbašeabmi (Longing) par Vuelie Musique (2008)
Ulda ( Huldra ) par Tuupa records (2012)

Le groupe :

Ulla Pirttijärvi: yoik, percussion
Marko Jouste: ud-lute, mandolin, kemence, guitar, percussion
Mikko Vanhasalo: ney-flute, bassclarinet, percussion

The Glas Vocal Ensemble (Vokalselskabet Glas)

invité en 2016

glas

The Glas Vocal Ensemble a été créé en 2001. Depuis lors les chanteuses ont voyagé et chanté à travers le Danemark, la Suède, les ïles Faroe, la Finlande et la Bulgarie. En été 2010 Glas se produit au  “Koprivshtitsa Festival” en Bulgarie avec la chanteuse bulgare Tzvetanka Varimezova.

Les chanteuses, excellentes techniciennes, sont capables de chanter aussi bien des chants de la Renaissance que des chants traditionnels bulgares ou des chants modernes.

The Glas vocal ensemble a enregistré son troisième album "MOLD" en septembre 2015.
Avec MOLD l'ensemble Vokalselskabet Glas étend ses sources musicales vers le nord et unifie cinq langues en un hommage au chant nordique traditionnel.

Trio Tzane

invité en 2010

tzane

Mot d'origine persane ayant voyagé à travers les âges de Turquie en Grèce jusqu'en Bulgarie, "Janam", "Tzane'm" ou "jân" signifie âme... tout un programme ! Xanthoula la grecque, Gül la turque, Sandrine la franco-bulgare : le trio TZANE est d'abord l'histoire d'une rencontre, celle de trois femmes, de trois nationalités, de trois univers qui se racontent des histoires, les leurs, si différentes et pourtant si proches. Des histoires balkaniques ! à leur manière ou à celle de leurs ancêtres, elles les chantent à capela, en polyphonies, mêlant improvisations vocales, morceaux traditionnels et créations de jeunes compositeurs. Embarquons donc pour un voyage fluide et aérien, baigné aux eaux turquoises et mordorées de Macedoine, de Turquie, de l'Epire aux rives de la Mer Noire. Y voguent trois bijoux de voix qui se croisent, s'éloignent, s'harmonisent, s'épousent. écrins l'une l'autre de magnifiques chants en écho, en miroir ou contre-point. Trois âmes précieuses et émouvantes à découvrir !

gaitani

La critique de Télérama :

On aime beaucoup

A une, deux ou trois voix, elles entrelacent leurs chants balkaniques. L'une, née à Istanbul, grandie en France, passionnée de classicisme ottoman et de traditions populaires d'Asie centrale (Gül Hacer Toruk). L'autre, Parisienne, forgée aux rigueurs de la Maîtrise de Radio France, puis tentée par l'ethnomusicologie, sur le terrain, en Bulgarie, quatre années durant (Sandrine Monlezun). La troisième a vu le jour à Athènes, bercée par les chants des montagnes de l'Epire transmis par sa grand-mère, puis happée par les musiques du Moyen Age et de toutes les Méditerranées, ce qui ne l'a pas empêchée de devenir médecin homéopathe et musicothérapeute (Xanthoula Dakovanou). Diaphanes trentenaires, elles se sont rencontrées sur les bords de Seine. Leurs limpides voix hautes restent au plus près des douceurs et des véhémences ancestrales, adaptées et arrangées à la marge, sur de sobres prolongements à la contrebasse, à la flûte ney, au luth saz, au cymbalum sandouri, à l'accordéon et aux percussions. Berceuses, complaintes d'amour, lamentations de la Vierge Marie et quatrains soufis se succèdent avec un bel œcuménisme. Le Trio Tzane est un peu l'équivalent est-européen des Zap Mama (groupe des années 1980 qui œuvrait plutôt en terres africaines) en version moins délurée, moins démonstrative, plus intense, plus poignante.

En savoir plus sur http://www.telerama.fr/musiques/gaitani,55335.php#vRG3Z8K51XKiq6WT.99

Band of Gnawa

invité en 2009

Initié par Loy Ehrlich (Hadouk Trio) avec Louis Bertignac (ex-Téléphone), Cyril Atef (M, Bumcello), Akram Sedkaoui (M'Source) et Saïd Boulhimas, un jeune maâlem gnaoui d'Essaouira accompagé de 4 gnaoua, le projet BAND OF GNAWA revisite quelques grands standards de Rock'n'roll des 70's (dont "Come Together" des Beatles, "Who Knows" d'Hendrix, "Sympathy for the Devil" des Stones ou "Four Sticks" de Led Zeppelin) avec la volonté d'un véritable métissage avec les musiques gnaoua dont ces groupes se sont souvent inspirés.

Ce projet évoque le fameux groupe "Band of Gypsys" crée par Jimi Hendrix en 1969. De nombreux artistes et groupes rock des années 70, tels que Hendrix, Led Zeppelin et d'autres ont été directement influencés par les musiques d'Afrique, du Maghreb et particulièrement par celles des Gnawa.

Les musiciens de Band of Gnawa :

Loy EHRLICH claviers, basse et direction artistique
Louis BERTIGNAC guitare
Cyril ATEF batterie et percussions
Akram SEDKAOUI chant lead rock
Maâlem Saïd BOULHIMAS chant lead gnawa et gumbri
Abdellatif RAMNI crotales, chœurs, danse
Amine EL ALLOUKI crotales, chœurs, danse
Hicham AIT SALAH crotales, chœurs, danse
Simo BOUMAZZOUGH crotales, chœurs, danse

Un extrait video :

Asie :

Faiz Ali Faiz

invité en 2006

Faiz Ali Faiz, né à Sharaqpur au Pakistan, a appris la musique classique auprès de Ustad Ghulam Shabir Khan et Ustad Jafat Khan et est considéré comme le représentant le plus éminent du Qawwali. Ce chant soufi très ancien (fixé au XIIIe siècle) est une forme non orthodoxe de chant musulman, celui-ci interdisant en principe la musique. Ce chant dans sa forme actuelle résulte de la rencontre des cultures musulmane et hindoue. La voix de Faiz se caractérise par une étendue exceptionnelle et un timbre p articulièrement riche qui évoque le célèbre Nusrat Fateh Ali Khan, auquel il rend hommage dans son CD "L'amour de toi me fait danser".

nouvelle
faiz

Chant religieux destiné à véhiculer la poésie soufie, le qawwali se caractérise par l'usage de voix masculines fortes, faisant alterner solo et chœur, répétitions et improvisations par le soutien vigoureux des tablas et de claquements de mains. Ce chant intègre des éléments profanes étrangers à la tradition, et n'hésite pas à adapter ses schémas mélodiques, rythmiques et son contenu poétique à l'auditoire. Ainsi Faiz Ai Faiz s'inspire parfois de l'esthétique musicale du cinéma, de même que Nusrat Fateh Ali Khan cherchait à capter à travers les programmes de télévision l'image acoustique des pays où il donnait ses concerts.

En 2009 c'est la rencontre avec Titi Robin. Jaadu (Magic) est issu de cette rencontre entre le pakistanais et le français.

Quand la fantaisie d'un musicien comme Titi Robin rencontre le chant d'un maître qawwali tel que Faiz Ali Faiz, le feu prend très vite et la musique s'embrase, virtuose et puissante, débordante d'énergie, de lyrisme et d'émotion. Guitariste, joueur de oud et de bouzouq, depuis son premier disque 'Gitans', Titi Robin vagabonde entre les contrées musicales d'Andalousie et d'Orient. Il en a tissé un lien de connivence unique, une mosaïque tzigane nourrie de ses voyages et imprégnée de ses rencontres.

jaadu

Dès le premier morceau, « More Ângna », la profondeur de « Jaadu » est annoncée avec succès.
Musique inspirée de la poésie soufie, le répertoire varié tout en restant cohérent propose sept titres puisés dans la tradition du qawwali. Les prouesses vocales de Faiz Ali Faiz accentuent le lyrisme et l'émotion inhérente à chaque poème et la connivence avec Titi Robin ne fait qu'embraser ce voyage magique, transe enivrante et spirituelle.
Onze musiciens au toucher et au phrasé remarquable accompagnent l'aventure; voix, bouzouq, rubab, guitare, harmonium, accordéon, gumbass, clarinette, cor anglais, tabla. Ici, le dialogue se distingue par un parti pris et un jeu d'affinités, excédant le champ instrumental et les filiations stylistiques, grâce à quoi il s'impose, à force de conviction, d'émotion singulière, comme une sorte d'hymne.

« Jaadu », la « magie », est un album puissant où le rythme est un tapis de plaisir tout en finesse, en élégance, en sophistication vocale et instrumentale. Une rencontre aboutie et mature, qui est le fruit d'une transmission réussie et mouvementée qui, littéralement, coule de source. « Magie » d'un voyage inédit au cœur d'une nouvelle contrée, entre rêve et réalité, à mi-chemin d'influences populaires, d'accents de fête et d'arabesques orientales, de ferveur mystique et de virtuosité instrumentale.

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Ensemble Leyli

invité en 2006

Les miniatures et les peintures anciennes de Perse attestent la vitalité des pratiques musicales féminines, à la Cour comme dans la sphère publique, et cela jusqu'au renouveau de la musique savante des années 1850. Plutôt que de s'efforcer d'imiter le chant et le style instrumental où les hommes excellent, certaines artistes, comme celles réunies dans l'Ensemble Leyli (*), ont choisi de renouer avec un style et un répertoire proprement féminins. Leur musique se caractérise par la grâce et la légèreté, la fidélité aux canons, la finesse et la pureté de l'interprétation, autant de qualités devenues rares dans les ensembles actuels. Les instruments sont ceux que l'on voit dans les mains des musiciennes sur les représentations anciennes: la vièle kamânché, les luths setâr et 'ud ou barbat, et le tambour sur cadre, dont s'accompagne nécessairement toute chanteuse digne de ce nom. Les pièces instrumentales et vocales sont agencées en cycles courts, qui laissent occasionnellement la voix prendre son essor dans d'émouvantes séquences de chant libre, et qui se concluent souvent sur des airs conçus pour la danse.

(*) Azadé Hojat: chanteuse, tambour dâyré
Leyli Atashkar: luth setâr
Asaré Shekartchi: vièle kamântché
Nushin Pasdar: luth barbat, tambour zarb

Source : L'Ecoute des mondes,
http://www.rsr.ch/espace-2/l-ecoute-des-mondes/selectedDate/27/8/2006

L'oiseau de feu - Musique Persane et Poèmes mystiques d'Orient et d'Occident

invité en 2011
Créé à Marseille en novembre 2010, L'oiseau de feu - Musique Persane et Poèmes Mystiques d'Orient et d'Occident sera à Calvi en septembre 2011.

Hassan Tabar : Santour
Taghi Akhbari : Chant
Bijan Chemirani : Daf - Zarb
Gerard Kurdjian : Récitant - Conception

iran

Mahwash & Ensemble Kaboul

invité en 2005

mahwash

Fondé dans les années 40, Radio Kaboul permit de révéler de nombreux artistes, héritiers d'une tradition complexe aux confins de l'Iran, de l'Inde et de l'Asie centrale. Réduite à un rôle de propagande par l'invasion soviétique, interdite comme toutes les formes musicales par les Talibans, cette musique revit aujourd'hui.

La chanteuse Mahwash et l'Ensemble Kaboul, formé de musiciens afghans en exil, rendent hommage aux compositeurs afghans, tous disparus à l'exception de Hossein Arman. Radio Kaboul entend tirer de l'oubli ces acteurs de la musique afghane moderne,

mahwash

Okna Tsahn Zam

invité en 2004

Okna Tsahan Zam est le maître du chant diphonique (khoomei), technique spectaculaire très utilisée dans le chant mongol traditionnel qui permet de chanter deux mélodies en même temps. Appelé aussi « chant de gorge », c'est l'émission simultanée de deux sons gutturaux, une technique très ancienne de respiration qui donne au chanteur la possibilité de libérer l'énergie de l'organisme. Le khoomei (littéralement pharynx) se caractérise donc par l'émission simultanée de deux sons, une note grave constante et un son flûté aigu que le chanteur module à son gré. Cette technique, souvent liée aux rites chamaniques, permet d'entrer dans un état psychophysique particulier, et d'obtenir une perception accrue du monde qui nous entoure.

Okna Tsahan Zam (« La route blanche », de son vrai nom Vladimir Kharouev ) est né en 1957 sur la longue route qui ramenait vers leurs terres les Kalmouks déportés en Sibérie par Staline. «La route blanche » signifie « la route de la joie, la route qui mène vers le bonheur ». Il abandonne sa carrière d'ingénieur pour se consacrer à l'étude de ses ancêtres.

« Shaman voices. A journey in the steppe » est constitué par la succession de plusieurs séquences musicales mises en scène de manière très cinématographique, rendant compte de nos visions de l'univers de la steppe. Des chansons très mélodiques où l'acoustique domine, soutenues par des apports électroniques côtoient des chansons beaucoup plus « roots » (voix et dombra). Trois titres sont entièrement consacrés au chant diphonique et donnent un aperçu de l'art de Okna Tsahan Zam en solo.

Même sans utiliser le khoomei, la voix de Okna Tsahan Zam possède un grain et une profondeur exceptionnelle. Remarquable technicien c'est avant tout un grand chanteur.

okna

EDJIN DUUN (« La chanson de la Mère ») est un hommage à toutes les Mères et par extension à la terre nourricière et à la nature.
Dans AKHNER DUUNER (« Frères aînés et frères cadets »), la technique de khoomei est incluse dans la mélodie.
VOLKI (Les loups) "La chasse pour le plaisir fait mal à la nature, il faut chasser pour se nourrir, tel est le message écologique de cette chanson".
SIBIRE relate la déportation en Sibérie de tous les peuples minoritaires de la Russie, dont le peuple Kalmouk, par Staline de 1943 à 1953 . La population entière fut déportée et beaucoup sont morts de froid et de faim.
SAMARINE est l'histoire d'un berger très habile qui garde le troupeau de chevaux dans la steppe. Il est tellement adroit qu'il peut faire revenir les chevaux fugueurs juste en tirant une petite flèche qui siffle à leurs oreilles. Son cheval fétiche à le pouvoir de se déplacer sans que son dos provoque le moindre mouvement. Ils parcourent ensemble la steppe infinie et communient avec la nature et le cosmos »
DJANGAR (Djangar le tout-puissant) est le héros mythique du récit épique Kalmouk. Cet extrait se termine sur un passage de Khoomei.
Dans AR BUMBIN ORN, Okna Tsahan Zam ne chante pas, il parle, respire, mais le pouvoir chamanique de sa voix y est tout aussi fort.
KHOOMEI CHOIR (Chour Khoomei) est un chour constitué par la superposition de huit des voix d'Okna Tsaham Zan. Des basses aux aigues, il utilise plusieurs techniques de Khoomei.
DAVUR GAZEN Pour un Kalmouk, il existe deux trésors, le cheval et la femme. Cette chanson décrit l'admiration que suscite le galop du cheval comparable à l'amour d'un jeune homme pour une femme. Destinée à la danse, elle se prêtait tout naturellement à une adaptation actuelle.


Les sons de la steppe, musique naturelle parfois accompagnée par l'écho lointain d'un musicien parcourent l'ensemble de l'album, sollicitent l'imaginaire et dressent le décor. Ce disque associe instruments traditionnels et high-tech avec pour seul critère la volonté de communiquer l'émotion au mieux. Tous les instruments traditionnels ont été joués par des musiciens mongols ou kalmouks, à Paris, en Kalmoukie et en Mongolie. Les sons de la nature (vent, tonnerre, loups, chevaux etc.) qui lient les chansons entre elles du début à la fin de l'album ont été enregistrés sur place pour créer un univers sonore authentique en harmonie avec la dimension cosmique de la steppe.

Egschiglen

invités en 2005

EGSCHIGLEN ("belle mélodie") a été fondé en 1991 par quatre étudiants du conservatoire d'Ulaanbaatar. Dès le début, le groupe se concentre sur la musique contemporaine Mongole, tout en explorant les arts musicaux populaires d'Asie centrale. Aujourd'hui les sept musiciens mongols se remarquent par la virtuosité de leur musique. Celle-ci prend la forme d'acrobaties vocales : le Khöömie, émission simultanée d'un bourdon et de sons harmoniques, le khailakh récitatif, ou encore le mélodieux Duulakh.

Elle se caractérise également par des recherches sur le langage sonore de la vielle cheval Morin khuur, de la cithare trapézoïdale Yootchin et du luth à deux cordes Tobshuur. En aucun cas EGSCHIGLEN n'est poussé par l'urgence de la modernité, il évite toute hybridation mondialiste. Le groupe joue avec les transpositions mélodiques et développe une musique lumineuse mêlant fredons étranges, muettes gutturales et digressions pentatoniques. La musique et les danses d'EGSCHIGLEN sont fortement marquées par l'univers poétique des nomades mongoles et les traditions chamanes. Elles nous transmettent l'harmonie d'un peuple vivant en accord avec la nature et ses cinq bijoux « les chevaux, les chameaux, le bétail, les moutons et les chèvres. »

egschiglen

Et si les sonorités mongoles semblent étranges et mystérieuses pour des oreilles occidentales - en particulier les chants Khöömie... comment imaginer qu'une voix peut produire de telles aigues et graves en même temps ? - EGSCHIGLEN exprime des sentiments humains de base : amour, douleur et gratitude. Sa musique nous est donc aussi familière. Elle nous rappelle qu'au delà de toutes les différences culturelles, certains éléments sont communs à l'existence humaine.

Source : Accords croisés
http://www.accords-croises.com/fr/artistes.asp?artiste=26

Huun-Huur-Tu

invités en 1996 et 2007

La musique traditionnelle de Touva, République autonome à la frontière de la Sibérie et de la Mongolie, a la particularité de vouloir développer un caractère mystérieux et magique, celui de domestiquer les animaux sauvages, de calmer les esprits, de nous faire entendre les chants des oiseaux, le ruissellement de l'eau ou le hennissement d'un cheval. Cette musique se rattache à la tradition chamanique très ancrée dans ces contrées. On sait que la culture chamanique est une des voies spirituelles les plus anciennes de la terre. Elle s'attache à maintenir un certain équilibre de la société et une harmonie positive des individus en les situant un pied sur terre, et l'autre dans le monde des esprits. Le « vol chamanique » est le voyage de l'âme qui peut emmener les chamans dans d'autres réalités vers d'autres régions du monde. La musique s'inscrit dans ce voyage et conduit l'auditeur sur ces voies mystérieuses.

moscow
huun
huur

Huun Huur Tu est une expression par laquelle les Tuvan désignenet leur terre, en référence aux rayons du soleil frappant la prairie au crépuscule et à l'aube. Les membres de l'ensemble ont choisi ce nom pour souligner l'attachement aux traditions pastorales propres aux plaines du Sud de la Sibérie dont ils sont originaires.

La musique par laquelle la République de Tuva est la plus connue est le chant diphonique ou kloonei (mot mongol pour gorge). Par des mouvements précis des lèvres, de la langue de la mâchoire, les chanteurs intensifient certaines harmoniques naturelles de la voix.

Ce chant diphonique se caractérise par l'émission conjointe de deux sons à partir des voyelles réputées riches en harmoniques.
L'un de ces sons est dit « son fondamental » ou « bourdon ». C'est un son continu, alimenté par le souffle du chanteur.
L'autre dit « son harmonique » varie, dans les hauteurs, au gré du chanteur. La position de la langue joue un rôle prépondérant pour l'émission du son : si elle est au repos, le chanteur, au dessus du bourdon, ne peut exécuter que deux ou trois harmoniques. En revanche, s'il change la position de sa langue en divisant sa bouche en deux cavités, les sons harmoniques deviennent plus aigus, intenses et nombreux.
Les harmoniques se succèdent alors jusqu'à former des mélodies pentatoniques tissées entre les textes chantés.
Chez les Touvins, étonnamment, on rencontre quatre techniques principales de chant diphonique avec un bourdon à hauteur variable :
1 Le style kargyraa : le son le plus grave a un timbre très spécial évoquant le cor de chasse.( Le battement des cordes vocales est très lent puisqu'il oscille entre 55 et 65 Herz.)
2 Le style borbannadyr : le timbre du bourdon est plus doux que celui du style Kargyraa. La particularité ici est que le chanteur peut alterner ces deux styles dans une même pièce musicale. (bourdon à 110 Herz)
3 Le style sygyt : il possède un bourdon ou son fondamental plus aigu, entre 166Herz et 220Hz (« la »grave). Le chanteur peut ainsi superposer sur le bourdon, une mélodie d'harmoniques extrêmement aigus.
4 Le style ezengileer : variante du chant précédent, ce style est caractérisé par un rythme saccadé que l'on retrouve dans le choc des étriers du cheval au galop. Il est donc surprenant de penser que la bouche joue un rôle aussi fondamental. A cet égard, certains chanteurs de Touva arrivent à rajouter une troisième voix !
Il faut savoir que chaque son musical fondamental possède au minimum une série de 16 sons harmoniques dont l'ordre est inchangeable. Si, par exemple, vous écoutez attentivement le son d'un gong ou d'une cloche, vous pourrez en entendre quelques uns.
Les instruments de musique présentés au concert de Huun-Huur-Tu sont représentatifs du patrimoine musical de Touva. Cependant, on peut chercher des points de comparaison avec nos instruments de musique occidentaux.
On distingue d'une part les instruments à cordes frottées ; ainsi l'igil se rapprocherait d'un violon mais posé sur la jambe, alors que la byzancy rappellerait aussi un violon dont l'archet serait intégré à l'instrument même.
L'igil : ( prononcer « iguil ») ; C'est une vièle à 2 cordes dont la caisse de résonance et le manche sont taillés dans un seul morceau de bois (du mélèze en général).Quant au chevalet et aux deux chevilles, ils sont fabriqués en bouleau.
Cette vièle peut avoir une forme trapézoïdale ou allongée. Le manche se termine par une belle tête de cheval sculptée. L'igil produit toujours une mélodie à deux sons, la corde grave servant de bourdon. La position du musicien n'est pas toujours la même ; s'il s'agit d'une fête, l'instrumentiste est assis sur un tapis. S'il s'agit au contraire d'un concert, ce dernier est assis sur une chaise, sa jambe gauche posée sur sa jambe droite, l'instrument calé sur le haut de la botte de l'interprète !
La byzancy : C'est une vièle à quatre cordes dont la caisse de résonance est en bois. L'archet dont le crin est composé d'une touffe de cheveux ne peut se détacher des cordes. De plus, un anneau métallique permet de raccourcir la longueur des cordes et donc de modifier la hauteur des sons. Plus la corde est courte, plus le son est aigu.
Le doshpulur : C'est un luth à deux cordes dont la caisse de résonance peut être ovale, arrondie, piriforme, c'est-à-dire en forme de poire, ou encore trapézoïdale. On en joue en pinçant les cordes de sorte que les sons puissent être entendus de manière alternée ou simultanée.
La guimbarde : C'est un des instruments les plus répandus à Touva. Fabriqué en fer, elle comprend un cadre de forme de trapèze qui maintient et enserre une languette. Cet instrument se joue en mettant en vibration la languette du majeur ou du pouce de la main droite, tandis que le pouce et l'index de la main gauche maintiennent l'instrument. La cavité buccale sert de résonateur et de fait amplifie le son.

Les instruments à percussion : le tambour chamanique - tambour de terre - sabots de cheval - sorte de maracas en peau. Les Touvins ne vivent pas de la même façon, selon le lieu géographique où ils se trouvent.
A l'ouest, ce sont des nomades qui élèvent chevaux, chameaux, yacks, moutons, vaches, chèvres et même parfois rennes. Ils mènent une vie de nomades, obligés d'effectuer des transhumances plusieurs fois par an : l'élevage, l'activité agricole et la chasse sont leurs principales occupations. A l'ouest, les membres de la famille forment un clan, transhument ensemble et s'hébergent dans des campements formés de plusieurs « yourtes ». (tente en feutre)
A l'est, le peuple est sédentaire et vit aussi de la chasse. A l'est, ils vivent dans un habitat conique. Leurs maisons sont recouvertes d'écorce de bouleau l'été, de peau d'élan l'hiver !
Tout diffère encore de l'ouest à l'est quand il est question de modes vestimentaires (costumes et motifs décoratifs très différents).
La musique et le chant sont intimement liés à la vie quotidienne de Touva.
On peut évoquer des berceuses, des chants d'apprivoisement quand les bêtes, agneaux ou chameaux, sont gardés par grands froids sous la yourte.
Il y a aussi les chants de travail, les récitations chamaniques, les chants pour les courses de chevaux.
Enfin les chants liés à une action physique ont leur place dans un pays assez rude : chants lorsque l'on trait une vache ou une chèvre ou lorsqu'il s'agit de motiver son cheval avant la course.

Monâjât Yulchieva

invitée en 2013

Monâjât Yultchieva est une des interprètes les plus importantes de la musique ouzbèke. Elle est reconnue pour la qualité unique de sa voix.

monajat

Son ensemble est composé de :

  • Monajat Yulchieva - chant
  • Shavkat Mukhamedov - rubab
  • Khodjimurad Safarov - doira
  • Dilfuzakhon Khaydarova - dutar
  • Marufjon Khalitov - ghaychak

Huong Thanh

invitée en 2009

Huong Thanh incarne les particularités du chant traditionnel vietnamen, riche en subtils ornements et précises inflexions, en finesse et diversité d'expressions et de timbres.
Depuis son installation à Paris depuis 1988 elle participe à de nombreux spectacles de Cai Luong en compagnie de brillants artistes, organisés par la communauté vietnamienne dans tout l'Europe. Entre 1996 et 2001 elle sort deux albums « Moon & Wind » et « Dragonfly » tous deux salués par la critique internationale. En 2004, son troisième CD « Mangustao », sélectionné comme les autres par FIP, a de nouveau obtenu le prix Choc du Monde de la Musique et a été classé 2ème dans le classement de Word Music Charts Europe.
Connue par les chants traditionnels du Vietnam arrangés de manière jazzistique par le guitariste Nguyên Lê qui a produit ses 3 premiers albums, Huong Thanh revient en 2005 avec un trio à ses sources pour une interprétation de cette musique traditionnelle si riche et si variée des trois régions de ce pays, allant du Nord, voluptueuse et céleste, au Sud, nostalgique et touchante, en passant par le Centre, majestueuse et impériale.
Ses chants sont accompagnés par des instruments aussi variés que le pipa (luth) vietnamien au son majestueux et grave, le t'rung des peuples de montagne aux notes oscillantes ou la mélancolie du monocorde, la gaité du cythare, .

dragonfly
fragile

Un nouvel album « Fragile Beauty » produit par Nguyên Lê a été réalisé et distribué en automne 2007. Dans la même année, elle reçoit le Prix des Musiques du Monde de France Musique avec lequel elle est rentrée au pays pour réaliser un CD sur la musique du théâtre Cai Luong. En même temps, elle forme un duo de charme avec Mieko Miyazaki aux sons impériaux du koto. Le groupe commence à cueillir beaucoup de succès en Europe. En 2008, elle forme un trio aux magnifiques couleurs de l'Asie, Vietnam, Japon, Chine, avec Guo Gan et son erhu. Les charmes et les mystères de l'Asie dans toute leur splendeur.

mangustao

Site : www.myspace.com/huongthanh

Mieko Miyazaki

invitée en 2009

MIEKO MIYAZAKI découvre le Koto à l'age de neuf ans. Diplômée en 1992 par "The Tokyo National University of Fines Arts and Music ", elle est invitée à se produire dans le cadre du Palais Impérial en présence de l'Empereur et de l'Impératrice. Révélée par la NHK lors d'un concert de musique japonaise diffusé sur NHK-FM, elle s'impose comme une concertiste de premier plan et étend son répertoire à une grande variété de style musicaux différents. Elle se produit des lors en soliste en Asie, Chine, Singapour et Taiwan, ansi que dans de nombreux festivals européens, Italie, Belgique, France, Norvège, Islande. Par ailleurs, elle participe à divers événements culturels organisés par l'ambassade du Japon. Parallèlement à sa carrière de concertiste, elle fait ses débuts en tant que parolière et compositrice de chansons pour enfants. Ces chansons, télédiffusées par les companies NHK-TV et FUJI-TV lors de leur émissions pour enfants, sont devenues des " Standards " du genre.

En 1999, lors du grand concert à la mémoire des victimes du tremblement de terre de Hanshin, elle donne un fascinant récital où l'interprétation de ses œuvres originales rencontre un accueil enthousiaste tout en révélant la fusion de ses talents d'interprète et de compositeur. En 2001, elle est invitée à se produire en duo, Koto et percussions japonaises, lors du somment culturel " The Asia Pacific Cup English Presentation " tenu à Singapour. Ce concert sera par la suite retransmis dans tous l'Asie.

Depuis lors elle a fondé ses propres ensembles et poursuit une brillante carrière. En 2004 l'un de ses groupes " East Current " (duo Koto et flûte shakuhachi) réalise une tournée aux Etats-Unis, qui reçoit un accueil exubérant de la part du public. Mieko Miyazaki a réalisé neuf CD depuis 1995. Ses trois CD réalisé depuis 2000, " Koto J.S. Bach ", " Koto Ambient Chopin ", " Koto Ambient Gymnopédie ", continuent leur carrière dans les bacs japonais, et nombre de ses rélisation sont en vente aux Etats-Unis.

Elle habite en France.

thanh

Son album "East Current " contient notamment le titre " The Current " classé au Japon dans le Top 30 de la musique pour koto en 2005.

De la rencontre avec le guitariste franco vietnamien Nguyen-Lé et la chanteuse vietnamienne Huong Thanh naissent aussi les projets « Fragile Beauty » (Jazz fusion) (Album CD, Label ACT), « Asian Colors » avec le virtuose de l'Erhu , Guo Gan (musiques d'asie), « Saiyuki » avec le percussioniste indien Prabhu Edouard (Jazz fusion).

mieko

Source : http://flickr.com/photos/dalbera/2389361734/

mieko
Musicienne infatigable elle rejoint l'ensemble vocal corse Voce Ventu pour un projet mêlant avec bonheur musiques corses et mélodies japonaises.(concerts à Ajaccio, Porto Vecchio, Tokyo, Fukuoka.) Son univers se tourne aussi vers le Jazz avec la création de l'ensemble « Koto 2 Evans » en compagnie de Heri Paredes (piano), Claude Mouton (Basse), Hidehiko Kan(batterie). Suscitant l'intérêt de nombreux compositeurs contemporains, elle crée coup sur coup la « Suite Miyazaki » (avec le trio Miyazaki) d'Isabelle Von Brabant , « Azuma » de Jean Yves Bosseur, et cinq pièces composés autour du Koto par de Jeunes compositeurs pour le festival Trans'form du CNR de Bordeaux.

Elle poursuit son expérience dans l'esthétique contemporaine par l'improvisation, en duo avec le compositeur et pianiste François Rossé, et avec Sylvain Roux ( fifre, flûte, voix). Elle rejoint la compagnie « Eclats » pour le spectacle « Songs » mêlant chorégraphie contemporaine, improvisation et chant , autour de musiques de John Cage . A L'origine de nombreuses émissions de radio et de reportages TV sur France Musiques, France Inter, FR3, Arte, ses récentes activités l'amènent à parcourir le globe de l'Asie à L'Europe, de l'Afrique du nord à l'Amérique du sud, des Etats Unis à la Chine.

Site : http://www.miekomiyazaki.com/

Ensemble Kodo

Invité en 2010

kodo

Kodō (鼓童) est un groupe de percussionnistes japonais originaire de l'ile de Sado. Son nom signifie à la fois « battement de cœur » et « enfant du tambour » en japonais. Sans doute est-ce là un début d'explication de ce sentiment d'universalité que l'on ressent à l'écoute de ce spectaculaire ensemble.

Ce collectif formé en 1981 par d'anciens membres du groupe Ondekoza perpétue et réinvente la tradition musicale japonaise, en explorant toutes les possibilités offertes par le taiko, tambour de peau tendue sur bois utilisé dans les fêtes traditionnelles. ix ».

L'ensemble Kodo est sans doute l'une des formations au monde de ce genre qui a récolté le plus de notoriété. Le groupe, depuis sa création a en effet sillonné la planète au gré de tournées incessantes : plus de 2 000 dates dans une trentaine de pays ! Son succès vient sans doute du fait que ces tambours primitifs "parlent" à tous et qu'une origine de la musique peut se situer dans ces sonorités répétitives et spectaculaires.

Dans son nouveau spectacle, Ekkyo: Transborder (« par delà les frontières »), quatorze percussionnistes, dix hommes et quatre femmes, donnent vie au répertoire traditionnel de différentes provinces du Japon, sans s’interdire de puiser dans celui d’autres continents.

Anna Sato

invitée en 2016

annasato

Anna Sato est une spécialiste du "Shima-uta", un genre de musique issu des îles Amami situées à l'extrême sud-ouest du Japon. Elle le chante depuis qu'elle a trois ans, et a remporté nombre de compétitions dédiées à ce genre.
Elle fait ses débuts en 2005 avec le label Pacific Moon Records et a depuis enregistré sept albums, attirant internationalement l'attention avec sa technique vocale unique.
Son album "Wan Shimah" est aussi sorti aux Etats-Unis et elle est ensuite devenue chanteuse au "Cirque Du Soleil" en 2010.

Afrique

Salem Tradition

invités en 2004

Christine Salem se souvient encore aujourd'hui de sa première rencontre avec le maloya. « Un beau jour, j'étais très jeune, 7 ou 8 ans, je passais dans la rue avec ma mère, mes frères et sours et nous sommes passés devant le groupe Ziskakan qui jouait ». A l'époque, cette musique qui raconte l'esclavage et les souffrances du peuple africain était interdite sur les ondes réunionnaises parce que trop revendicative. « Parce qu'elle permet de dire les choses telles qu'elles sont. » Originaire du quartier des Camélias à Saint Denis, Christine Salem fait partie de la nouvelle génération de voix féminines chantant le maloya. à 12 ans, elle écrit ses premières chansons. Mélangeant, séga, maloya ou blues, elle fait ses débuts dans la rue avec des copains et fréquente différents courants musicaux de l'Ile en tant que choriste. On lui propose un jour de passer sur le devant de la scène, place d'ordinaire réservée aux hommes. Sans se poser de question, elle prend le kayanm (percussion rectangulaire et plate faite d'un cadre en bois, de tiges de canne à sucre et de graines de safran) en main.

Avec son groupe, Salem Tradition fondé en 1997, elle mélange subtilement la musique de l'Océan Indien avec des instruments traditionnels africains et réunionnais (roulèr, dundum, djembé). Les textes de ses chansons, chantés en créole, en dialectes malgaches ou comorien et swahili, doivent faire sens déclare Christine Salem. "Je ne chante pas juste pour chanter. Le maloya c'est écouter ses émotions, ce que l'on ressent".

Le premier album live "WALIWA" est l'aboutissement de la résidence du groupe lors du festival "Les Escales de St Nazaire" 2001.


Second album : "Krie".
salem

Richard Bona

invité en 2004

Né en 1967 à Minta, au Cameroun, il est initié très jeune à la musique par ses parents. à l'âge de 4 ans, il reçoit son premier instrument, un balafon, et commence à chanter à l'église de son village. Grâce à son talent, il est rapidement invité à se produire lors des fêtes et cérémonies locales. En 1980, un propriétaire de club lui propose de former son propre orchestre et de venir jouer dans son établissement. C'est alors qu'il découvre le jazz à travers Jaco Pastorius, dont l'écoute lui fait choisir la guitare basse. Puis il découvre Miles Davis, Georges Benson, . La mort de son père vient le bousculer en 89, à cette époque il sait déjà qu'il ne restera pas longtemps seul à Douala. à l'âge de 22 ans, l'artiste débarque en Europe, d'abord en Allemagne, puis en France, afin d'y entreprendre des études en musique. Durant plusieurs années le jeune artiste écume les boîtes de jazz et multiplie ses apparitions auprès de musiciens d'envergure tels que Jacques Higelin, Didier Lockwood et Manu Dibango. Interdit de séjour en France en 1995, Richard Bona décide ensuite de s'établir à New York où il collabore avec les plus grands noms de la musique : Joe Zawinul, Herbie Hancock, Bobby Mc Ferrin, . En 1999, Brandford Marsalis l'aide à signer chez Columbia Jazz. "Scenes of my life", son premier album sort dans l'année, dans ce disque le musicien esquisse les contours de son univers musical.

bona
toto

"Reverence" suit en 2001, et « Munia » dans lequel il dédie un titre à son héros Miles Davis, en 2003. Aujourd'hui sa vie n'a pas changé, elle est toujours faite de rencontres et de voyages. « Toto Bona Lokua » l'album qu'il a concocté avec ses compères Lokua Kanza et Gérald Toto, illustre bien cet état d'esprit . Dernier album, en 2005 : Tiki.

Aïcha Redouane

invitée en 2006
renaissance
nahda

Ceux qui ont eu la chance d'assister à la création du Stabat Mater de Bruno Coulais ont été frappés par la voix étonnante d'Aïcha Redouane. On peut retrouver cette grande artiste, dont le répertoire s'étend de la tradition berbère du Moyen-Atlas à l'art du maqâm du Proche-Orient en passant par le jazz-blues, accompagnée de l'ensemble al-Adwâr, dans ces deux CD consacrés aux chants de la Renaissance arabe des XIXe et XXe siècles (la Nahda).

Nahawa Doumbia

invitée en 2002

doumbia
Photo Mondomix

Nahawa Doumbia est une idole au Mali et une des références vocales d'Afrique de l'ouest. La reine du Didadi - un rythme sur lequel les jeunes gens se défient lors des cérémonies et des soirées de fête aux périodes des semailles et des récoltes - a décidé un retour à la tradition instrumentale du wassoulou, manière voluptueuse et rythmée de phraser la mélodie.

Houria Aïchi

invitée en 1998, 2002 et 2009
aichi
sud

Chanteuse chaouie, née en plein cour des Aurès (région montagneuse de l'Algérie), Houria Aïchi travaille depuis des années sur le patrimoine musicale algérien. Patiemment, elle en collecte les derniers vestiges dans les villages oubliés et les interprète en tentant de rester aussi fidèle que possible à la tradition.

sacres
aures
Discographie : Chants sacrés d'Algérie - Virgin Classics - EMI music (2001) Hawa - Tempo Naive Auvidis (1993) Chants de l'Aurès - Work Naïve Auvidis (1990) Cavaliers de l'Aurès avec l'Hijâz'Car (2008)

Faytinga

invitée en 2002

Faytinga est une Kunama (peuple du nord-est de l'érythrée). Entrée dans la lutte armée pour la libération nationale dès l'adolescence, elle souhaite aujourd'hui dépasser le registre de la guerre pour faire place à des thèmes plus personnels (amour, femmes, divorce). Elle compose la musique sur son krar (harpe-lyre). Sa voix très aigüe peut rappeler celle de l'éthiopienne Aster Aweke.

faytinga

Colenso Abafana

invités en 2002

Cette formation de neuf chanteurs et danseurs interprètre des polyphonies et danses zouloues d'Afrique du Sud. En 1995, la fin de l'apartheid leur a permis d'effectuer leurs premières tournées internationales et de venir pour la première fois en France où la formation a rencontré un accueil enthousiaste dans les principaux festivals. Vêtus de costumes traditionnels propres au monde rural, les danseurs-chanteurs célèbrent par leurs chants la paix, la réconciliation, le respect pour les formes invisibles et le rapprochement des peuples. Leurs polyphonies sont envoûtantes, d'une perfection rythmique et harmonique absolue. Les voix sont rauques et puissantes; chantant a capella, elles s'apparentent à un gospel fiévreux et sans âge. Les Colenso Abafana dégagent sur scène une grande générosité, empreinte de joie de danser et de bonne humeur communicative.

Julia Sarr

invitée en 2006
sacres
aures
Photos Mondomix

Julia Sarr a chanté pendant près de douze ans aux côtés de Lokua Kanza et des plus grands noms des musiques françaises et du monde. Patrice Larose, jazzman et guitariste flamenco, a été le compagnon fidèle de Marcio Faraco sur ses deux derniers albums. Ces deux-là commencent à peine à faire connaître leur nom et ce n'est qu'un début.

sarr

              CD Set Luna

Danyèl Waro

invité en 2003 et 2008

Chanteur, poète et musicien réunionnais, Danyèl Waro réinvente sans cesse sa musique. Pour lui, le Maloya est une façon d'exprimer une revendication identitaire et de mettre en lumière les subtilités de la langue réunionnaise.

Né le 10 mai 1955 au Tampon, un village des Hauts de La Réunion, dans une famille d'agriculteurs, le jeune Danyel passe des années difficiles à travailler la terre et à couper les cannes à sucre. Enfant, ses journées longues et pénibles lui rapportent le fruit de ses repas quotidiens : du maïs et des patates. Ce souvenir de la nature marque son imaginaire jusque dans sa création d'aujourd'hui : sa terre natale, ses fruits et ses racines sont la sève de ses chansons.

Pour la famille Waro, le temps de l'enfance n'est pas celui de la fantaisie. Le père du chanteur, partisan communiste, n'a pas pour principe de se laisser aller aux plaisirs artistiques, surtout à celui de la musique. Il faudra que Danyel atteigne ses 18 ans pour entendre Firmin Viry faire vibrer les rythmes du maloya lors d'une fête communiste. Ce jour-là, la musique du « cafre », de l'esclave, « le maloya la case, maloya la cour » (maloya qu'on chante à la maison) marque profondément sa sensibilité.

Danyèl Waro : Lire la suite →

Ablaye Cissoko

invité en 2009
ablaye

Kimitang Mohamadou Cissoko dit Ablaye Cissoko est né à Kolda en 1970, est le descendant d'une famille de Griot.
Il commence à jouer de la Kora à l'âge de 8 ans et mène son premier concert à 12 ans. Il s'inscrit au conservatoire de Musique de Dakar et monte un groupe de 10 choristes avec ses frères et soeurs.
En 1986 il fait sa première représentation internationale en Norvège à Oslo. Puis il se rend à Saint Louis du Sénégal et tombe amoureux de cette ville. Il y forme le groupe Ninki-Nanka qui se produit régulièrement dans tout le pays.
En 1996 Cissoko rencontre pour un concert Jacques Higelin. Il participe ensuite au Printemps des cordes au CCF de Dakar et au festival de Kora à Sédiou en Casamance. En 2000 le Jazz rentre dans la vie de Cissoko, il joue avec le groupe « African Project» accompagné de Phillipe Sélam saxophone / Linley Marthe basse / Gille Renne guitare / Azize Diop batterie / Ali Keita Balafon etc.pour le festival « Saint Louis Jazz ».
En 2001 et 2002 il se produit de nouveau au festival « Saint Louis Jazz » sous la direction de François Jeanneau avec le groupe « Saint Louis Jazz Orchestra » (orchestre Eurafricain de Jazz) accompagné de Kiki Bocandé basse (sénégal) / Andréa Esperti trombone (Italie) / Volker Goetze trompette (Allemagne) / Stéphane Kerecki contrebasse (France) etc. Saint Louis Jazz Orchestra est invité par le ministre de la culture, M Jack Lang, pour la fête de la musique en juin 2001. La même année il enregistre un CD avec la Bande Marco Jazz et part en tournée au Kazakhstang et Kirghizistan.

En automne 2003, après une tournée estivale de 3 mois en France : festival Ile de France, Convivencia, Festival de Marie Galante, Ilotopie, Le Bijou, Moissac..
Il sort enfin son 1er album « DIAM » chez Ma Case-Records. Depuis Ablaye Cissoko est passé sur de nombreux festivals et salles de spectacle : Chainon Manquant (Figeac), Sfinks festival (Belgique), Forum Lisboa (Lisbonne), Centre culturel De Adelberg (Belgique), Coup de Coeur Francophone (Montréal), Rhino Jazz festival (Rive de Giers), Forde Folk Music Festival (Norvege), Festival Rio Loco (Toulouse, 31), Festival de la Voix (Moissac), Auditorio Pedro Ruivo (Lisbonne, Portugal), Festival Convivencia (31), Festival St Louis Jazz (Sénégal), Le Bijou (Toulouse), New Opéra, Drammen et Bergen (Norvège), Quebec, Coimbra et Porto (Portugal), Festival de Jazz de Cannes...

diam

Il a joué et collaboré avec : François Jeanneau, Omar Pene, Randy Weston, Jacques Higelin, Mike del Ferro...

Janvier 2017

Le site internet d'Ablaye a changé et s'est refait faire un lifting en ce début d'année. Vous pouvez le consulter ici !

N'hésitez pas à lui laisser un commentaire à ce sujet sur sa page facebook ! Il serait heureux de récolter votre avis !

Notez bien notamment le prochain concert évènement avec Constantinople au Café de la Danse à Paris le 31 mars : vous pouvez dès à présent réserver votre place, le prix est moins élevé en pré-vente et nous avons fait un tarif spécial pour ceux qui viennent en nombre (4 places pour le prix de 3) : une bonne excuse pour ramener ses amis :-)

Réservez votre place dès maintenant en cliquant ici

Cliquez ici pour consulter la liste des prochains concerts.

Site : www.ablayecissoko.com
Page Facebook : www.facebook.com/ablayecissokomusic

Sidikiba Coulibaly

invité en 2011

coulibaly

Sidikiba Coulibaly (voix, harpe-luth simbi) compte parmi les chantres les plus appréciés de la très ancienne société des chasseurs du Mandé. Musicien autodidacte, il a fait avancer les techniques de l’antique harpe-luth sinbi, allant jusqu’à rajouter des cordes à l’instrument pour lui permettre d’exprimer ses idées musicales.
Hérault des veillées de chasse, ambassadeur d’une tradition épique pluriséculaire, il est également un des piliers de la jeune troupe musicale de la ville de Siby, Mandé Koulou. Au printemps 2007, il a participé à la partie malienne de la tournée des Palabres Bleues.

Mahotella Queens

Malick Pathé Sow & Bao Sissoko

invités en 2014

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      © Dieter Telemans

Malick Pathé Sow (chant, hoddu, guitare) est l'un des plus importants ambassadeurs européens de la musique peule sénégalaise. Son partenaire, l'excellent griot mandingue Bao Sissoko, est avant tout réputé pour son jeu à la fois raffiné et virtuose de la kora. De cette rencontre est née l'album Aduna (ce qui signifie Le Monde), sorti en 2012 chez Muziekpublique. L'auditeur est plongé dans un univers poétique dans lequel les douces mélodies des harpes et luths africains tissent une complicité naturelle avec la merveilleuse voix chaude et accueillante de Malick Pathé Sow. Les thématiques abordées ne sont pourtant pas anodines : il y est question des droits des femmes et de l'égalité des genres au Sénégal, ou encore d'exil et de colonisation. Moderne mais fidèle aux traditions, cette rencontre nous propose une alternance de thématiques sociétales actuelles et de narrations en l'honneur d'un peuple qui doit sa mémoire profonde à l'héritage oral et musical.

Un extrait : "Tumburanke" (L'exil)

Ray Lema

invité en 2013

lema

Ray Lema naît en pays Kongo, dans l’ouest de l’actuelle République Démocratique du Congo. À 11 ans il rentre au petit séminaire des pères blancs. Il veut devenir prêtre. Le destin en décidera autrement. À leur arrivée, les enfants doivent passer des tests d’aptitude, on remarque vite les dispositions naturelles du jeune Lema pour la musique et un père belge décide de l’initier à l’orgue, puis au piano. Ses études de séminariste s’accompagnent dès lors des chants grégoriens, de Mozart et de Chopin. Il sert la messe pendant quelques années sur un orgue à soufflet « où il fallait pédaler dur ».

Il a 14 ans quand le Congo Belge prend son indépendance et redevient juste le « Congo » de Patrice Lumumba, puis le « Zaïre » de Mobutu. Il quitte le séminaire et intègre plus tard l’Université de Kinshasa où il poursuit des études de chimie.

Les pianos étant introuvables au Zaïre, Il apprend à jouer de la guitare et découvre les Beatles, Hendrix, Django Reinhard et les Jazzmen américains. Il quitte l’Université sur un coup de tête pour entrer comme guitariste dans le groupe d’une vedette kinoise, Gérard Kazembe. Il découvre alors les nuits de Kinshasa et croise les grands de la musique congolaise qui font à l’époque danser toute l’Afrique (Tabu Ley Rochereau, Kabassele …).

En 1974, Ray Lema est nommé Directeur Musical du Ballet National du Zaïre avec pour mission de recruter et diriger l’ensemble des musiciens traditionnels qui doit accompagner les danseurs du Ballet National, représentatifs de toute la diversité et la richesse du pays . Cette expérience changera sa vie et sa vision de la musique pour toujours. Il sillonne le pays dans toutes les directions, de la forêt Équatoriale au Kivu, du Bas Congo au Katanga en passant par les régions du Kasaï, à la recherche des maîtres musiciens du Congo. Il découvre la science et la magie des roues rythmiques traditionnelles et devient lui-même Maître Tambour.

Après un profond désaccord avec la Présidence de Mobutu, il répond à l’invitation de la Fondation Rockfeller en 1979 et part aux USA. Il ne retournera au Zaïre, devenu entre temps la République Démocratique du Congo, que 30 ans plus tard.

Le départ pour les États Unis marque également le début d’une brillante carrière internationale. Il s’établit finalement en France en 1982, où il réside depuis lors.

Curieux de toutes les musiques, précurseur et touche à tout, Ray Lema se fait connaître dans le milieu de la World Musique des années 80 qui découvre alors les Musiques Africaines. Il réalise diverses collaborations qui enrichiront ses compositions et son univers musical : de Stewart Copeland (ex-batteur de Police) aux Voix Bulgares, en passant par les Tyour Gnaoua d’Essaouira et l’Orchestre de Chambre de Sundsvall en Suède, ou encore au Brésil avec le chanteur et compositeur Chico César et plus récemment en soliste invité de l’Orchestre Jazz Sinfônica de São Paulo.

Cette quête inlassable de l’Autre donne à Ray Lema un profil tout à fait inclassable. Il a publié une vingtaine d’albums, tous différents les uns des autres, marqués cependant d’un langage musical très personnel, témoins des rencontres de cet étonnant musicien-voyageur et éternel étudiant ainsi qu’il aime à se définir.

Il compose régulièrement pour le théâtre et le cinéma et a reçut plusieurs prix et distinctions pour l’ensemble de sa carrière (dont un Django d’Or).

L’enseignement musical en Afrique reste une de ses priorités et il organise fréquemment des ateliers avec de jeunes musiciens et produit de nombreux artistes de son continent.

Ray Lema se produit en concert en piano solo, en trio ou en quintet dans une direction afro-jazz (formation de son dernier album, le « VSNP-Very Special New production – sorti en janv.2013, avec Etienne Mbappe, Nicolas Viccaro , Irving Acao et Sylvain Gontard), ou encore en big band avec son Saka Saka Orchestra, où le groove côtoie les afro-beat flamboyants, le blues et le rock façon Kongo ainsi que de tendres ballades.

Toujours ouvert à de nouvelles rencontres on le retrouvera à l’été 2013 au Festival du Bout du Monde en compagnie de l’orchestre symphonique de l’université de Brest, avec son Quintet et un big band de cuivres pour le Festival d’Ile de France à l’automne, dans un nouveau trio vocal avec Fredy Massamba et Ballou Canta (accompagnés à la guitare par le guitariste brésilien Rodrigo Viana) à la fin de l’année 2013 et en création pour 2014 avec le quatuor à cordes « Déséquilibres » de Marseille, dirigé par la violoniste Agnès Pyka.

Moyen-Orient

TRIOrient

triorient

TriOrient est un ensemble vocal formé en 2002 et composé de trois sœurs libanaises : Amale, Aida et Fadia Tomb (qui a chanté avec A Filetta dans PUz/zle). Il se spécialise dans l’interprétation, a capella ou avec accompagnement instrumental, d’anciennes chansons (notamment du patrimoine libanais et moyen-oriental).

Fadia Tomb el-Hage

fadia

Fadia Tomb el-Hage est née à Beyrouth au Liban en 1962 dans une famille d'artistes et de musiciens.
Dès 1979, elle se fait remarquer par ses interprétations des œuvres des frères Rahbani. Elle se passionne pour la musique classique et suit des cours de chant lyrique au Conservatoire national de Beyrouth (1981-1984). Elle mène en parallèle des études à l’Université libanaise. Après avoir obtenu un diplôme de psychologie, elle part étudier en Allemagne au Richard Strauss Konservatorium (RSK) où elle étudie le chant classique pendant cinq ans avec le professeur Felix Rolke (1985-1990). Elle se spécialise ensuite pendant deux années dans les techniques de l’oratorio.
Pour sa première prestation en tant que soliste, elle interprète six Lieder du compositeur Alfred von Beckerath (enregistré à Stuttgart en 1988).
Elle rencontre ensuite Vladimir Ivanoff, le compositeur allemand d’origine bulgare fondateur de l’ensemble Sarband, référence en ce qui concerne la musique médiévale. Sa connaissance des chants oriental et occidental permet à Fadia de devenir la soliste de l’ensemble. Ils parcourent le monde au fil des festivals. En 1998, ils se produisent au festival de Baalbeck. Elle commence alors à travailler avec des compositeurs de son pays. Elle interprète en particulier « Anashid », relecture du "Cantique des Cantiques", composé par Zad Moultaka, qui inaugura la vingt-troisième édition du Festival International de Baalbeck en 2000. En 2002 elle crée Zarani au Festival de Beiteddine, qui mêle les mouwashas de la musique classique du Moyen-Orient à des recherches contrapunctiques et polytonales.
La même année, elle forme avec ses deux sœurs l’ensemble vocal TriOrient pour interpréter les chansons du patrimoine populaire libanais.

Fadia Tomb El-Hage multiplie les collaborations avec des ensembles internationaux afin de revitaliser l’héritage musical issu tant du répertoire occidental que du répertoire oriental. Depuis 2002, elle parcourt le monde et interprète la musique contemporaine, la musique ancienne, la musique syriaque et les plus belles pièces du répertoire folklorique libanais.

Sans s’enfermer dans un style, Fadia Tomb El-Hage a su maîtriser des répertoires musicaux variés, depuis les liturgies syriaques jusqu’aux dissonances post-modernes, en passant par le chant médiéval , le patrimoine arabo-andalou et le folklore libanais. Sa voix chaude et feutrée - une des plus belles voix du Moyen-Orient - exprime toutes les nuances, s’adapte à tous les répertoires, recherche les couleurs propres à chaque musique.

Fadia Tomb El-Hage a aussi participé en tant que soliste à de nombreux spectacles de danse , en particulier avec le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui: Origine, créé au Théâtre des Abbesses à Paris en 2008, Babel (ou les mots) créé Festival de Beit Ed Dine au Liban en 2011 et Puz/zle présenté au Festival d'Avignon en Juillet 2012.

De cette rencontre orchestrée par Sidi Larbi Cherkaoui pour Puz/Zle est né un répertoire a cappella commun avec l’ensemble corse A Filetta. Cet échange entre Corse et Liban, intitulé Conversation(s), est constitué pour partie de pièces écrites pour la circonstance (pour sextet masculin et soprano) mais aussi de chants empruntés à leurs répertoires respectifs : chants profanes ou sacrés, de tradition ou bien de création, interprétés en corse, en arabe ou encore en syriaque.

En 2016, Fadia rencontre Patrizia Bovi et Françoise Atlan pour la création "Voix sacrées".

Dans leurs carrières respectives, Patrizia Bovi, Fadia Tomb El-Hage et Françoise Atlan se sont toujours appliquées à faire converser influences et cultures. “Cousines” méditerranéennes, artistes complices, elles défendent l’idée d’un partage de cultures au fil des siècles.
Pour cette création, elles nous emmènent ensemble à la découverte de l’expression chantée des monothéismes : chants soufis, chants juifs issus du Cantique des Cantiques, psaumes et hymnes des chrétiens d’Orient et d’Occident…
Chantres du partage et de l’élan vers l’Autre, ces trois voix d’exception donnent à entendre dans une atmosphère mystique et joyeuse la sincérité de la foi, qui transcende les époques, les frontières, les dogmes et les émotions.

Discographie sélective

  • 1992 From Spain to Spain Ensemble Vox label Erdenklang
  • 1998 Fallen women Ensemble Sarband & Osnabrücker Jugendchor label Jaro
  • 2001 Anashid Zad Moultaka; label Network
  • 2002 Chants syriaques de la Mésopotamie Ensemble Mésopotamia;direction Elie Kesrouani
  • 2003 Zarani Zad Moultaka; label L'empreinte digitale
  • 2007 Vision Zad Moultaka/Choeur Les Eléments/Ars Nova label L'empreinte digitale
  • 2009 The arabian passion according to J.S.Bach Ensemble Sarband

DVD

Zajal, opéra de chambre arabe Zad Moultaka/Philippe Nahon-Ars nova label L'empreinte digitale 2011 ****

Waed Bouhassoun

Invitée en 2016

La jeune syrienne Waed Bouhassoun est une oudiste et chanteuse de grand talent dotée d’un timbre de voix d’une qualité rare, qui la classe aux côtés des grands noms de la chanson arabe des années trente.

Waed Bouhassoun naît au sein d’une famille férue de musique. Son père lui offre un petit ‘ûd alors qu’elle est âgée de sept ans. Enfant, elle va vivre deux ans au Yemen avec ses parents et découvre la musique locale au cours de réunions féminines, s’ouvrant ainsi très vite à d’autres musiques que celle de son pays natal ou des vedettes égyptiennes comme Oum Kalthoum ou Farid al-Atrache et Asmahane (le frère et la sœur étant d’origine syrienne).Poursuivant la pratique de son instrument, elle entre ensuite au Conservatoire de Damas, alors très marqué par la musique occidentale. Elle saura profiter de ces diverses influences pour se créer un style personnel tout en restant fidèle à l’esprit de la musique de son pays. Depuis sa première apparition en France en 2006, «l’époustouflante Waed» a donné de nombreux concerts à travers le monde. Ces dernières années elle a choisi de se produire en solo, quand elle ne collabore pas avec Jordi Savall. Elle est aujourd’hui basée à Paris.

L'Âme du luth - Waed Bouhassoun

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On aime beaucoup

On a découvert cette jeune chanteuse et oudiste syrienne sur scène en 2006 : une voix limpide et experte dans les modulations du chant classique arabe, qui lui valut en 2010 le « Coup de coeur » de l'Académie Charles-Cros pour son premier disque, La Voix de l'amour. Sur le deuxième, Waed Bouhassoun se lance en solo, une configuration plus rare. Seulement accompagnée par son oud, elle y relit les grands poèmes du monde arabe, telles les amours tragiques et légendaires de Qays, le « fou de Laylâ » (viie siècle), qu'elle transpose notamment en une sublime déclaration d'amour a cappella à Damas.

Signant toutes ses compositions, elle met également en musique la pamoison de l'Andalou Ibn Zeydoun (xie), la dévotion du grand maître soufi Ibn Arabi (xiie), ou encore les vers tourmentés du très populaire poète syrien Adonis (xxe). Ponctué d'interludes instrumentaux méditatifs, ce répertoire met en valeur l'extrême sobriété de l'interprétation : on apprécie la grâce de cette voix qui s'abandonne, sans emphase aucune, mais avec intensité. — Anne Berthod
Télérama n°3379

1 CD Buda/Universal.

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Pour cet album, elle interpré en solo ses propres compositions sur des poès d'Adonis, de Mansur al-Hallaj, al-Mulawwah, Ibn Zeydoun, Sorhawardi et Ibn Arabi.

La jeune joueuse de luth et chanteuse syrienne Waed Bouhassoun possè un timbre de voix comme on n'en entend plus qu'exceptionnellement. Waed a une voix qui n'est la copie d'aucune autre, elle a la voix de Waed.

Pour ce deuxiè album chez Buda Musique, aprèle succède "L'âme du luth", elle interprè deux facettes difféntes du riche art vocal arabe. La premiè est celle inspirépar la poéenabaténe du sud de la Syrie et l'autre celle de la poée classique, telle qu'elle s'est déloppénotamment dans l'Andalousie musulmane, au cours des huit sièes (711-1492) de la prénce de l'islam en Espagne. Elle est accompagnésur certains titres par Moslem Rahal, virtuose de la flôte ney.

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waed

Trio Joubran

invité en 2011

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Ils sont trois frères issus d’une famille qui, depuis des générations, vit à travers l’oud, le luth traditionnel oriental, en joue et l’aime au point d'en fabriquer. Aujourd’hui mondialement reconnu, le Trio Joubran a su s’imposer sur l’échiquier des musiques du monde.

Ils sont encore jeunes et pourtant, les artistes offrent déjà une musique profonde, sensible, apaisante.

Leur maîtrise du oud est singulière, tout comme le sont l’harmonie et l’alchimie dont ils font preuve, lorsqu’ils se produisent sur scène. Il faut dire que ces trois frères, nés à Nazareth ont grandi aux côtés du oud, dans une famille où la fabrication de l’instrument se transmet de père en fils depuis plusieurs générations. D’ailleurs, Wissam, le cadet Joubran, est maître luthier, diplômé du conservatoire Antonio Stradivari, à Crémone, en Italie.

C’est à Paris, en 2004 que le Trio donne son premier concert, en plein cœur du Jardin du Luxembourg. À l’époque, Adnan, le benjamin, rejoint ses deux frères. À trois, ils proposent leurs compositions inspirées de la musique traditionnelle palestinienne et des gammes orientales.

En 2006, ils sont nommés aux Victoires de la musique et leur album Majâz les propulse en tête des ventes dans la catégorie Musiques du monde. Au cinéma, les propositions affluent. Ils signent en 2009 la bande originale d’Adieu Gary, avec Jean-Pierre Bacri – pour laquelle ils viennent d’obtenir un prix au Festival international du film de Dubaï – et sont au générique de Dernier vol, réalisé par Karim Dridi avec Marion Cotillard et Guillaume Canet.

Après un premier album, Randana publié en 2008, le Trio enregistre en 2009 À l’ombre des mots, en hommage à l'immense poète palestinien Mahmoud Darwich.

Troisième album des frères Joubran, "AsFâr" célèbre la tradition palestinienne mais embarque l’auditeur dans un voyage sensoriel qui vibre bien au-delà.

Le Trio Joubran à l'Olympia - Dabke

For our Father, a celebration for the first 10 years of LE TRIO JOUBRAN at the Olympia music hall in Paris, 7th February 2013. Video by Adnan Joubran.
Samir Joubran
Wissam Joubran
Adnan Joubran

Dhafer Youssef

invité en 2011

dhafer

Le chanteur, oudiste et compositeur Dhafer Youssef (ظافر يوسف), de son vrai nom Dhafer bin Youssef bin Tahar Maarref est né le 19 novembre 1967 à Téboulba (Tunisie).

Il commence dès l'âge de dix ans par chanter des airs traditionnels dans les réunions familiales, mariages, etc., dans son village natal. Remarqué pour la qualité de sa voix, il devient également un virtuose de l'oud et acquiert une certaine notoriété et se voit invité plusieurs fois sur Radio Monastir.

Il se passionne pour le jazz moderne et part pour l'Europe. Il s'installe d'abord à Vienne (Autriche) entre 1989 et 1999. Il y rencontre Renaud Garcia-Fons, Nguyen Lê, et vit depuis à Paris. Sa musique est nourrie de traditions soufies, de lyrisme arabe, d'influences multiculturelles et d'une instrumentation puisée dans le jazz et l'improvisation. Cette influence s'est faite sentir depuis son premier opus, Musafer, où il joue dans son propre groupe baptisé Ziryab, du nom du célèbre musicien andalou, puis dans son deuxième trois-titre (1996) où il s'illustre par sa vocalisation, notamment sur le morceau El Hobb el Hindi (L'Amour indien), ainsi que dans un album composé pour une pièce de théâtre à Vienne ; on en retiendra notamment le titre Galbi ala Galbak, un hymne à sa mère.

Dhafer Youssef : Lire la suite →

Tarek Abdallah & Cheikh Zein Mahmoud

Tarek Abdallah (composition, oud, voix) Compositeur et interprète Alexandrin né en 1975, Tarek Abdallah puise son inspiration dans l’âge d’or de l’art du oud égyptien en solo (1910-1930), qui est au centre de ses recherches musicologiques à l’Université Lumière Lyon 2. Diplômé de la Maison du Luth Arabe du Caire en 2005, il est actuellement doctorant en Musicologie à l’Université Lumière Lyon 2 et multiplie les expériences liées à la transmission, à la diffusion et à la popularisation des savoirs liés au Luth arabe : cours, stages, créations et ateliers dans toute la Méditerranée. Tarek Abdallah se produit sur scène en solo, en duo ou avec des artistes d’horizons musicaux différents comme l’Ensemble Baroques-Graffiti, Tommy Smith et Pino Idoice (jazz), Naseer Shamma & Eastern Orchestra (70 musiciens dont Ross Dali, Dhruba Gosh…), l’Orchestre de la Maison du luth arabe, Mustafa Saïd, Hazem Shahine, Abdou Dagher (grands noms de la musique égyptienne), Saïd Chraïbi et Darius Tala’ï à l’Abbaye de Royaumont ; Cheikh Zein Mahmoud (chant soufi égyptien), Bijan Chemirani (percussion iranienne), Manu Théron (chant occitan). Il compose pour le théâtre, « La Mouette » d’Anton Tchekov, mise en scène par la Cie de L’Egrégore. Il accompagne également les lectures de Bernard-Pierre Donnadieu, Fanny Cottençon et Elizabeth Masse, Jacques Bonnaffé dans le cadre du Festival Le Marathon des Mots à Toulouse. Enfin, il accompagne l’actrice syrienne Fadwa Suleiman au Festival d’Avignon 2012.

Cheikh Zein Mahmoud (voix, percussion-riqq) Grande voix soufie de l’Egypte, Cheikh Zein Mahmoud est issu d’une famille soufie de père en fils, il s’est formé au chant sacré à l’école d’Al Azhar à Al Minia (Haute-Égypte). Il a appris toutes les formes de récitations sacrées et a été rapidement reconnu pour l’exception de sa voix et sa grande capacité de mémorisation des textes. Jusqu’à l’âge de 24 ans, il chante dans les zikr soufis de sa région, puis il part vivre au Caire où il travaille avec la troupe de théâtre Al Warsha. A cette époque, il reprend le répertoire de l’épopée hilalienne, et du chant populaire égyptien. Il mène alors des recherches auprès du grand maître Sayyed Ed-Dowwi. Il redonne ainsi vie à un répertoire qui tombait dans l’oubli. Au Caire, il chante pour le cinéma égyptien et commence une carrière internationale. En 1997 paraît son premier album « Chants sacrés de Haute-Égypte » (production IMA / Cité de la Musique à Paris). Marseillais d’adoption depuis 2008, il collabore désormais avec plusieurs artistes dont son compatriote oudiste Tarek Abdallah. En 2011, il est la voix remarquée du projet « Zaman Fabriq » de la Cie Rassegna.
Tarek Abdallah (composition, oud, voix)
Cheikh Zein Mahmoud (voix, percussion-riqq)

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Programme « Nil »
Les différentes expressions musicales dans la vallée du Nil perpétuent des traditions d’essence orale plusieurs fois centenaire. L’interférence entre ces différents styles musicaux a toujours été une source de renouvellement et d’enrichissement mutuel. Les musiques d’Egypte : sacrée et profane, savante et populaire, citadine et rurale, malgré leur diversité et outre l’oralité, partagent un ensemble d’éléments tant mélodiques et rythmiques qu’esthétiques et stylistiques (l’improvisation et l’ornementation). « Nil » est une création élaborée par Tarek Abdallah et Cheikh Zein Mahmoud, se basant d’une part sur la tradition musicale religieuse populaire de Haute-Egypte (le chant soufi) et sur la tradition populaire citadine d’autre part, enrichies d’éléments compositionnels issus de la musique savante sacrée et profane. Le programme est composé de trois wasla-s (suites musicales), se déroulant sur trois maqam-s/modes différents alternant les formes composées, semi-composées et improvisées (taqsïm et mawwäl), vocales et instrumentales caractéristiques de la wasla égyptienne pratiquée jusqu’aux années 1940 ainsi que des poèmes médiévaux en arabe classique d’Ibn al-Farid avec d’autres poèmes en langue dialectale. Les deux artistes égyptiens imprégnés par cette culture musicale mobilisent leur savoir et savoir-faire d’interprètes-créateurs et d’improvisateurs afin de proposer une œuvre à la fois personnelle et en conformité avec la tradition et ses normes implicites.

site web : www.tarekabdallah.com

"Wasla"

wasla

Sortie décembre 2014 (BUDA MUSIQUE)

La wasla est une expression particulière de la suite musicale, développée par différentes traditions arabes, du type nuba en Maghreb ou fasl en Syrie. Outre sa définition première qui signifie liaison, le terme wasla réfère donc à la suite musicale savante propre à la tradition égyptienne qui fut pratiquée entre le dernier tiers du XIXe siècle jusqu’aux années 1940. De nos jours, cette période est considérée comme étant l’Âge d’Or, non seulement de cette tradition musicale, mais aussi de l’art du ‘üd égyptien en solo.

« Wasla » est une création élaborée par Tarek Abdallah proposant de renouer le lien avec l’Âge d’Or de cette tradition musicale à travers une approche personnelle de la suite musicale égyptienne, aussi bien sur le plan de la composition que de l’interprétation et de l’improvisation.
Ce programme se compose de trois wasla, se déroulant sur trois maqäm-s/modes différents alternant des formes composées, semi-composées et improvisées.

La première wasla est composée entièrement par Tarek Abdallah en mode Bayyätï. La seconde en mode Rast en hommage à Mohamed al-Qasabgi (1892-1966), le plus grand Maître de l’art du üd égyptien au XXème siècle. Enfin, la troisième wasla est composée en mode Sikah.

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Source : Songlines Magazine

Portrait de Tarek Abdallah dans le dernier @JournalVentilo par Fanny Bernard

ventilo

Nisthiman Project

invités en 2017

nisthimanLe Kurdistan existe, les musiciens du groupe Nishtiman le prouvent. Portés par une folle allégresse, ils célèbrent l'unité, dans toute sa diversité, des kurdes d’Irak, d’Iran et de Turquie. 

Sohrab Pournazeri, chanteur, joueur de tanbur et de kamanché, et la direction artistique de Hussein Zahawy, joueur de daf, dohol et bendir ont rassemblé autour d’eux le joueur de zorna, balaban et duduk Ertan Tekin, la chanteuse Donya Kamali, le spécialiste des percussions africaines Robin Vassy et le joueur de santur Mayar Toreihi. Ensemble, ils font entendre une musique qui n’est évidemment plus celle des villages, mais a conservé cette âme radieuse et combative ayant traversé tant de siècles. Cette musique qui dessine un futur ouvert au monde ressemble à un rebond, à un relai, à un réveil. Et ce son-là traverse le fracas des armes.

Sohrab Pournazeri: Compositions, Kamanché, Tanbur
Hussein Zahawy: Direction artistique, Daf, Dohol, Bendir
Ertan Tekin: Zorna,Balaban, Duduck
Donya Kamali: Chant
Mayar Toreihi: Santour
Robin Vassy: Percussions

Amériques

Las hermanas Caronni

invitées en 2012 et 2015

hermanas

Las hermanas Caronni sont deux soeurs jumelles d'origine argentine nées sous le signe du tango, ascendants candombé, chacarera, milonga et musique classique. Laura et Gianna Caronni appartiennent à une famille où les cultures suisse, italienne, russe et espagnole se côtoient, où chanteurs d'opéra et de tango ont bercé leur enfance. On retrouve dans leurs chansons l'influence des musiques d'Argentine, une nostalgie sublimée par le violoncelle et la clarinette, et deux voix en parfaite harmonie.

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Alejandra Ribera

Invitée en 2015

alejandra

Alejandra Ribera est une chanteuse-compositrice pop/jazz canadienne. Elle chante en anglais, en français et en espagnol. Elle a remporté le SOCAN Songwriting Prize en 2014 pour sa composition "I Want".

D'origine argentine et écossaise, Alejandra Ribera est née à Toronto (Ontario), où elle a grandi, puis s'est installée pour travailler à Montreal (Quebec) Son premier album, Navigator/Navigateher, en 2009 a été suivi en 2014 par La Boca.

Publié le 02 février 2014 dans La Presse

Alejandra Ribera: sur la route de Montréal en passant par Lhasa

aribera

Alejandra Ribera est grande, pulpeuse, belle, surtout très douée. Elle a une réelle identité vocale, trois identités linguistiques, une ville d'adoption, une dégaine vaguement hipster, des chansons inspirées, des accompagnateurs de haute volée, un réalisateur d'exception, un nouvel album qui s'annonce excellent.

L'auteure, compositrice et interprète s'est rendue à La Presse pour nous causer de La boca. Pour nous causer un peu d'elle aussi.

Née d'un père argentin et d'une mère écossaise, cette artiste de 31 ans a vécu la majeure partie de son existence à Toronto, sauf une année à Buenos Aires et les deux dernières à Montréal, d'où elle ne compte pas repartir de sitôt.

Lorsqu'elle était adolescente, feu l'auteur-compositeur-interprète Kevin Coyne a exercé sur elle un tel ascendant qu'elle a choisi d'exercer le même métier que lui. Au terme d'études à la carte, elle a fait un premier opus il y a six ans, «en trois jours avec un budget minuscule». Son intention était d'enregistrer une maquette qui lui permettrait de vendre son spectacle; elle a été surprise par l'intérêt qui lui a été porté. La carrière de chanteuse était envisageable.

«Un jour, raconte-t-elle, un ami m'a fait découvrir Pierre Lapointe. Je suis devenue folle de l'album La forêt des mal-aimés! Par la suite, je me suis rendu compte que le réalisateur de cet album était derrière plusieurs chansons de Close to Paradise de Patrick Watson et The Living Road de Lhasa de Sela. Puisque ces trois albums produits au pays étaient mes préférés, j'ai voulu enregistrer avec Jean Massicotte. J'ai attendu trois ans pour qu'il se libère de ses autres obligations professionnelles.»

Sur la route de Lhasa

La Torontoise a rencontré Jean Massicotte en décembre 2011, question de s'entendre sur la collaboration du réalisateur et arrangeur. Tout juste avant, elle avait été recrutée pour la création de Danse Lhasa Danse, spectacle multidisciplinaire en hommage à la regrettée Lhasa de Sela.

Sa performance, remarquée par Mischa Karam - frangin de la disparue -, lui a valu une autre participation: présenté au Rialto en janvier 2012, le spectacle La route chante rendait lui aussi hommage à Lhasa et regroupait nombre d'artistes proches de la disparue - Patrick Watson, Arthur H, Bïa, les Barr Brothers, etc.

Alejandra venait de déménager ses pénates à Montréal afin de travailler auprès de Jean Massicotte. Cela a duré une année. «Il menait d'autres projets, mais nous travaillions beaucoup ensemble. J'ai dû partir quelques fois à l'extérieur; nous avons alors laissé le temps aux chansons d'infuser. Il y avait du temps et de l'espace.»

Le résultat est plus que probant. Massicotte a enrobé le matériel déjà singulier de cette chanteuse, avec à la clé 12 chansons brillamment arrangées, dont un duo très réussi avec Arthur H. Plusieurs chansons s'avèrent empreintes de mystère, très contagieuses. Expression d'un imaginaire riche, expression d'un réel talent.

«Ce que j'aime de Jean, explique sa cliente et fan, c'est qu'il est capable de créer des mondes si pleins qu'on ne sait où la voix pourra prendre place. Finalement, on se rend compte que ces environnements sonores sont de merveilleux tremplins pour la voix. On s'y sent toujours élevée, prête à sauter. La boca a été la première chanson achevée; c'est la chanson mère de l'album. Il y a un peu de La boca dans toutes les autres, elles sont sous son aile.»

Ici pour rester

Alejandra n'avait pas l'intention claire de demeurer à Montréal lorsqu'elle est venue y créer cet album - lancé mardi prochain sous étiquette Pheromone. Mais l'accueil y a été si chaleureux qu'elle a décidé de s'y établir. Très naturellement, sans le vouloir, elle s'est intégrée à cette communauté de musiciens et de chanteurs... qui a aussi été celle de Lhasa.

«Par l'intermédiaire de Jim Corcoran, j'ai connu Yves Desrosiers sur un plateau d'artistes réunis à Winnipeg, relate notre interviewée. Quelques mois après m'être installée à Montréal, je suis allée voir son spectacle à la Taverne Jarry. Il a alors suggéré au patron que j'y chante. Du coup, il m'a proposé de m'accompagner. Ce fut aussi le cas du bassiste Mario Légaré, qui a été musicien de Lhasa comme l'a été Yves.

«Durant cette période, je suis également devenue l'amie de Bïa, qui était très proche de Lhasa. Par ailleurs, la maman de Lhasa m'a déjà confié que je la lui rappelais, même si ma voix et mon style étaient clairement différents. Elle disait que ma voix venait du même endroit, cet endroit mystérieux qu'on ne peut situer dans l'espace... et qu'on ne comprend pas vraiment.»

Alejandra sait qu'on aura tôt fait de la comparer à Lhasa pour ses origines anglophones et hispanophones, pour son attirance pour Montréal, pour ses relations professionnelles souvent similaires. À ce titre, elle ne semble aucunement inquiétée.

«Même lorsque j'interprète des chansons de Lhasa - dans le spectacle Danse Lhasa Danse et non dans le mien -, je le fais à manière. Depuis mon arrivée à Montréal, en fait, tout s'est passé de manière si positive, si spontanée, que je ne me suis pas méfiée des conséquences de cette synchronicité. Je fais confiance au destin. Et je ne crains pas la comparaison.»

Irremplaçable Lhasa. Incomparable Alejandra.

Une vidéo :

Alejandra Ribera reprend "Mommy daddy" popularisée par Pauline Julien dans les années 1970. La chanson, dont la musique a été composée par Marc Gélinas et dont les paroles ont été écrites par Gilles Richer et Marc Gélinas (Pauline Julien a légèrement changé les paroles de l’original tout comme son titre), a marqué la musique canadienne.
La chanson évoque le péril encouru par la langue française au Québec. Elle raconte l’histoire d’un enfant qui pose des questions en anglais à ses parents qui lui répondent en français. Écrite pour le film "Tiens-toi bien après les oreilles à papa" de Gilles Richer en 1971, "Mommy daddy" semble encore plus forte ici, interprétée par la nouvellement Montréalaise Alejandra Ribera dont le père est Argentin et la mère Écossaise, et qui a vécu la majeure partie de sa vie à Toronto.

Site : http://alejandraribera.com/fr/

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