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L'actualité corse

Obsèques d’Antoine Ciosi : à Corbara, les larmes du ciel et les chants d’un peuple
Roland Frias
Publié le mercredi 7 octobre 2026 à 22h11
Sous la pluie, la Corse a fait ses adieux à Antoine Ciosi, mercredi après-midi à Corbara. Une cérémonie bouleversante, entre chants, applaudissements et témoignages d’affection, pour saluer celui qui avait consacré sa vie à faire rayonner la langue et la culture corses.
Il y avait des larmes dans les yeux, des voix chargées d’émotion et, dehors, cette pluie qui semblait porter le chagrin de toute une île. Mercredi après-midi, dans la collégiale A Nunziata de Corbara, Antoine Ciosi, mort à 94 ans dans la nuit de samedi à dimanche, a reçu un hommage à la mesure de son héritage : plus de soixante ans de carrière, une trentaine d’albums et une vie consacrée à la chanson et à la langue corses.
Patrick Fiori, Diana Saliceti, Francine Massiani, Éric Mattei, Laurent Bruschini, Alain Bernardini, Petru Santu Guelfucci, plusieurs membres des groupes Chjami Aghjalesi et Tavagna, Charles Contri ou encore Christophe Sicurani : réunis dans le chœur de l’église, autour de l’autel, aux côtés de son fils Jérôme, les artistes ont uni leurs voix pour l'accompagner dans son dernier voyage.
"U leone si n’hè andatu" -le lion s’en est allé- lance le père Jean-Christophe Avazeri, qui célèbre la messe, assisté du diacre Thierry Del Piero. Mais sa voix, rappelle-t-il, ne s’éteint pas. Il imagine même les retrouvailles avec Petru Guelfucci : "Noi pienghjimu, elli cantanu". Nous pleurons, eux chantent. Avant cette formule : "Ce n’est pas le dernier concert, c’est l’avant-dernier. Le dernier sera au paradis".
"C’était notre Aznavour à nous"
"Antoine, c’est le père de la Corse, au niveau de la chanson", confie Éric Mattei. "On voudrait rester encore avec lui". Le chanteur se souvient de celui qui l’avait appelé après son premier album pour l’inviter sur scène. "J’ai appris beaucoup à ses côtés, souvent en le regardant". Il se souvient de "cet œil malin, cette façon de rentrer dans la lumière", mais aussi "un narrateur extraordinaire", capable de captiver le public. Pour lui, Antoine Ciosi était aussi "notre Aznavour à nous".
Son frère Jeannot évoque quarante années de rencontres à travers l’île : "C’était des amis après, c’était plus des spectateurs". Vincent, proche d'Antoine Ciosi depuis cinquante ans, raconte un homme habité par la musique : "Il chantait quand il allait se baigner, chez lui, quand il se promenait, en voiture. Il chantait tout le temps".
Des chants jusque sous la pluie
À la sortie de l’église, le Diu vi salvi Regina résonne autour du cercueil. Puis Jérôme Ciosi saisit sa guitare. Avec Jeannot et les artistes, les voix reprennent plusieurs titres emblématiques, dont Peut-être qu’un jour, Chì fà et U Tragulinu. Ces chansons qui ont touché si profondément plusieurs générations, qui mettaient des mots sur une expérience collective. Celle de l’éloignement. De l’appartenance. De la transmission. De ce lien invisible qui continue d’unir un homme à sa terre lorsqu’il en est loin.
L’émotion gagne aussi les admirateurs venus du continent, en vacances en Corse, qui ont tenu eux aussi à lui rendre un dernier hommage. Jean-Yves et Christelle, originaires d’Alsace mais installés en Balagne, ont découvert une autre facette du chanteur à travers ses concerts "Corsu Mezu Mezu". "Pour une messe, c’était vraiment chantant", confie pour sa part Christelle. Romuald, de Perpignan, a tenu à être présent, attaché à "l’authenticité de l'artiste et de ses chansons". Alart, Néerlandais de passage, découvre cette ferveur : "C’est une tradition incroyable, que tout le monde participe".
Sous les parapluies, les chants continuent. Personne ne semble vouloir partir. Comme si chanter encore permettait de repousser l’instant de la séparation. Et lorsque les derniers refrains s’achèvent, une émotion demeure : celle d’avoir accompagné Antoine Ciosi comme il avait vécu, en chantant...
À Corbara, un dernier chant pour Antoine Ciosi
Maria-Serena Volpei-Aliotti le Mercredi 7 Octobre 2026 à 20:33
Figure emblématique de la culture et de la chanson corses, Antoine Ciosi a été accompagné vers sa dernière demeure ce mercredi après-midi à Corbara, où il résidait avec sa famille. Dans une église comble, puis sous la pluie sur le parvis, proches, amis, artistes et anonymes lui ont offert un hommage exceptionnel, tout en musique. Patrick Fiori, son neveu Patrick Mattei et sa cousine Françoise Ciavaldini ont notamment raconté l’homme derrière l’artiste et l’héritage qu’il laisse.
« U lione si n’hè andatu. » Le lion s’en est allé. Les mots prononcés par l’abbé Avazeri au cours de la messe ont résumé l’émotion qui enveloppait Corbara ce mercredi après-midi. Le village de Balagne a dit adieu à Antoine Ciosi, l’une des grandes voix de la chanson corse. Une cérémonie à son image, profondément émouvante, mais aussi vivante, chaleureuse et presque festive tant la musique y a occupé une place centrale.
Autour de son cercueil, de nombreux chanteurs insulaires se sont succédé. Les guitares ont accompagné ces chansons écrites ou interprétées il y a parfois plus d’un demi-siècle et pourtant toujours connues de toutes les générations. Une preuve, s’il en fallait encore une, de la place prise par Antoine Ciosi dans la mémoire collective insulaire.
Parmi les moments les plus intenses, « Chì fà u tragulinu » a été repris par sa famille, notamment son fils et son frère. À la sortie de l’église, malgré la pluie, personne ou presque n’a quitté les lieux. Autour du cercueil, les voix se sont à nouveau élevées avant un « Diu vi salvi Regina » repris collectivement.
Patrick Fiori : « C’est lui qui m’a fait connaître la Corse »
Présent pour accompagner Antoine Ciosi, Patrick Fiori a livré un témoignage particulièrement personnel. Pour le chanteur, être là relevait de l’évidence. « C’est tellement précieux, ces moments-là chez nous, tellement douloureux et tellement précieux », confiait-il après la cérémonie. Au-delà du chanteur, il a voulu rappeler l’homme qu’était Antoine Ciosi.« Tout le monde sait qu’il était généreux, qu’il accompagnait à chaque fois ses mots par des émotions. Il était aussi bien un homme de scène qu’un homme de théâtre, théâtre dans la vie, théâtre sur scène aussi. C’était un mélodiste extraordinaire ».
Mais Patrick Fiori a surtout raconté la place déterminante qu’Antoine Ciosi avait occupée dans son propre parcours. Derrière certains rêves d’enfant devenus réalité, explique-t-il, il y a parfois une personne qui a rendu l’impossible envisageable. Il évoque ainsi son projet Corsu Mezu Mezu, qui a réuni au fil de son histoire plus de 130 artistes et des milliers de choristes, jusqu’au Stade Vélodrome de Marseille. « Il y avait Antoine avec moi. Il y a eu ma mère pour la transmission et il y a eu Antoine pour l’émotion et la transmission aussi».
Et de poursuivre avec des mots particulièrement forts : « C’est lui qui m’a fait connaître la Corse, c’est lui qui m’a raconté la Corse, c’est lui qui m’a rassuré dans ma chambre d’enfant avec cette voix un peu du Père Noël ou du papa précieux». Avant un dernier message adressé directement à celui qu’il était venu accompagner : « À bientôt Antoine. Et puis ne t’en fais pas. De toute façon, les chansons, on les connaît bien et on va toutes les chanter ».
Patrick Mattei : « Il ne disparaîtra jamais vraiment »
Pour Patrick Mattei, son neveu, Antoine Ciosi était évidemment le chanteur que toute la Corse connaissait, mais il était d’abord « Ziu Antò ». « Mon oncle Antoine était le frère aîné d’une grande famille et ma maman, sa sœur Barbara, était la plus petite », raconte-t-il. Son installation en Balagne avait permis de resserrer encore davantage les liens familiaux. « Antoine avait toujours un mot gentil, un geste pour ma mère. C’est ce qui restera d’Antoine, un homme bienveillant pour sa famille et qui a porté la Corse dans le monde entier. »
Lui aussi retient une cérémonie fidèle à la personnalité du chanteur. Une cérémonie « à son image », portée par les voix, la famille et la présence de son frère, Jeannot. Et surtout, Patrick Mattei mesure la force d’un répertoire qui résiste au temps : « Les chansons ont plusieurs décennies, elles ont 40, 50 ans, peut-être plus, et pourtant tout le monde les connaît encore aujourd’hui ». Son souhait est désormais simple, que cette transmission ne s’arrête jamais. « Ce qui lui ferait très plaisir, c’est que les générations à venir les chantent encore. Ce serait le plus bel hommage. Il ne disparaîtra jamais vraiment ».
Françoise Ciavaldini : « Il vivait la chanson jour et nuit »
Sa cousine germaine, Françoise Ciavaldini, garde elle aussi de cette journée un sentiment où la peine et la joie se sont constamment entremêlées. « Il y avait beaucoup d’émotion, beaucoup de ferveur, mais en même temps de la joie », confie-t-elle. Parce qu’Antoine Ciosi, même dans l’intimité familiale, ne cessait jamais vraiment d’être chanteur. « Antoine aimait le chant. C’était un passionné de la chanson. Même ces derniers temps, quand on se voyait, il chantonnait. Il adorait raconter, plaisanter. C’était un homme de théâtre, un homme de chant, un homme de spectacle. Il vivait la chanson jour et nuit. Il fredonnait du matin au soir ».
La cérémonie lui laissera donc paradoxalement un beau souvenir. « J’ai eu de la peine, mais en même temps elle était mêlée à de la joie parce que c’était une très belle messe. Je garderai vraiment un très beau souvenir de ses obsèques ».
Françoise Ciavaldini rappelle aussi le chemin parcouru par cet enfant de Corse devenu l’une de ses voix les plus reconnaissables, à une époque où réussir dans la chanson était autrement plus difficile. « Les moyens manquaient. Ce qu’il a fait, je veux vraiment le saluer et l’honorer. Ce n’était pas facile pour lui. Il n’a pas beaucoup été aidé, mais lui, après, il a laissé une suite pour tous les chanteurs, pour tous les jeunes qui viendront derrière, pour la culture ».
Les chansons pour héritage
C’est sans doute là que se trouve l’essentiel de l’hommage rendu ce mercredi. Dans cette église de Corbara, Antoine Ciosi n’était pas seulement entouré de sa famille et de ses compagnons de route. Plusieurs générations étaient réunies autour de chansons qu’elles connaissaient encore par cœur.
Dehors, la pluie tombait. Les parapluies se sont ouverts, mais les guitares ne se sont pas tues. Les proches sont restés autour du cercueil et les chants ont continué.
Antoine Ciosi avait passé sa vie à raconter la Corse et à transmettre ses mots, son histoire et ses émotions par la chanson. Ce mercredi, pour son dernier voyage, c’est la Corse qui a chanté pour lui. « U lione si n’hè andatu».
La terrasse de Chez Tao totalement détruite à Calvi : "Dieu merci, c'était vide et personne n'a été blessé"
Olivier Sanchez / Crystal Pictures
Ce dimanche matin à Calvi, c'est la désolation pour les soutiens de l'établissement emblématique Chez Tao, qui regrettait déjà sa fermeture pour cet été 2026. Selon les premiers éléments, l'incendie serait consécutif à une retombée du feu d'artifice du 15 août.
Ceux qui, dans la nuit, ont reçu la vidéo de l'incendie, ont rapidement pensé au désastre de voir ravager cet établissement emblématique de Balagne. Car peu avant minuit ce samedi 15 août, un feu s'est en effet déclenché sur la terrasse du restaurant-boîte à Calvi.
Selon les premiers éléments communiqués par le Service d'Incendie et de Secours de Haute-Corse (SIS 2B), les flammes ont fait suite à une retombée du feu d'artifice tiré à 23 heures depuis les remparts de la citadelle. Et seule la terrasse de l'établissement a finalement été touchée.
"C'était vraiment impressionnant"
"Une retombée de fusée a touché la terrasse en bois du restaurant", nous confirme Jean-Témir Kerefoff, propriétaire de l'établissement. "Elle s'est embrasée, tout comme la toile tendue au-dessus et de la végétation autour."
Mais "Dieu merci, comme nous sommes fermés, c'était vide et personne n'a été blessé, c'est le principal. Mais on joue de malchance, c'est un coup dur qui se rajoute à la fermeture. On avait fait des travaux pour la refaire à neuf récemment."

Tom, un saisonnier de 23 ans qui regardait l'incendie depuis le port, a senti les flammes avant de les voir, vers 23h30. "On a senti une odeur très forte de feu, puis on a aperçu la fumée. Entre les paillotes qui brûlent et les feux de forêt, tout le monde était immédiatement en alerte. On a été vers le début du quai Adolphe-Landry et là, on a vu les flammes. C'était vraiment impressionnant, on ne comprenait pas ce qui se passait."
Culture : disparition du journaliste capcorsin Philippe-Jean Catinchi
Par Christophe Laurent
Publié le 20/07/26

Plume du quotidien Le Monde depuis 1994, il revenait souvent dans son village de Luri et participait à BD à Bastia, aux Rencontres polyphoniques de Calvi. Il s'est éteint cette semaine à l'âge de 68 ans
Son rire et son sourire étaient devenus une des marques du festival BD à Bastia depuis le début des années 2000. Le journaliste et critique littéraire du Monde Philippe-Jean Catinchi s'est éteint cette semaine à l'âge de 68 ans. Né à Lyon, il n'a jamais eu besoin de revendiquer des racines corses, lui qui revenait fréquemment dans la maison familiale de Luri, été comme hiver, qui aimait à participer aux différents événements culturels.
Il animait avec sa gouaille et son immense culture, certaines rencontres de BD à Bastia et ce, quasiment, depuis les premières années. Philippe-Jean Catinchi n'était jamais blasé et conservait encore cette capacité d'émerveillement devant un bel album, une bonne histoire. Juana Macari, la directrice d'Una Volta, ne cachait pas sa tristesse : " Il était un précieux et fidèle ami de BD à Bastia, un véritable membre de l'équipe. Nous pouvions toujours compter sur sa présence, sur son impressionnante culture littéraire et sur sa connaissance fine de l'illustration jeunesse pour laquelle il se passionnait.". En 2014, il était également présent aux premières rencontres littéraires qui allaient devenir Libri Mondi pour interroger l'auteur Claude Arnaud. Et évidemment, il se rendait aussi disponible que possible pour les Rencontres polyphoniques de Calvi, lui qui avait écrit un remarquable essai, paru en 1999 chez Actes Sud, sobrement intitulé Polyphonies Corses.
Homme d'une très grande culture, né dans une famille de musiciens, il pouvait se passionner pour Italo Calvino comme pour Ava Gardner ou Kurosawa. Historien de formation, Philippe-Jean Catinchi avait commencé sa carrière au quotidien du soir en 1994 et venait d'écrire, début juin, une remarquable critique du dernier roman de Marc Biancarelli. A ses trois enfants, à ses petits-enfants, à sa famille, Corse-Matin présente ses sincères condoléances.
Source : Corse Matin

De nombreux hommages :
Un homme exceptionnel de grande intelligence, particulier, surprenant, bousculant et tellement attachant.
Tant de moments partagés, d’échanges et de complicités …
Une lumière essentielle part se reposer dans d’autres cieux, je lui souhaite l’apaisement dont il a bien besoin. Il va nous manquer, je suis triste…
Une pensée à tous ces proches et particulièrement aux amis de Calvi.
Odile Lecour Thomann
Il y a des gens, comme ça, qui impressionnent. Un peu comme des bêtes à dompter, ou comme des cols à gravir...
Philippe-Jean Catinchi, en était un de col à gravir, ou de fauve à dompter... un gentil fauve, mais un fauve tout de même...
Jeune écrivain pour enfants, moi et mes collègues, on devait un jour en passer par lui. Journaliste au Monde, animateur de colloques, intervieweur, il était, sinon incontournable, du moins une petite épreuve à passer, comme un lycéen passe le bac ou un canasson passe un obstacle.
Il était sans doute hypermnésique. Surement puits de science, il aurait tenu la dragée haute à chat gpt. Logorrhéen, il me réduisait au silence, moi qui me débrouille un peu en blabla...
Il lisait les livres des auteurs qu'il interviewait à tel point qu'il pouvait leur expliquer de quoi ils parlaient, en vrai... et quand il commençait une question, l'interviewé se devait d'être attentif pour suivre le fil de ses mots s'élever dans les aires, retomber soudain, et vous laisser seul face à une réponse qui de toute façon, serait moins intéressante que la question!
Moi, j'ai franchi le col un jour alors qu'en pleine conférence, j'ai du lui faire répéter trois fois une question pour lui avouer que "désolé, Philippe-Jean, je crois que j'ai rien compris."
On a rigolé et ce jour-là on a été un peu plus sur un pied d'égalité, si toutefois on peut être égal à un tel personnage...
Décés de Philippe-Jean Catinchi, une des personnalités les plus brillantes et les plus surprenantes qu'il m'ait été donné de croiser dans ma vie professionnelle...
Vincent Cuvellier
Adieu à un ami...
Philippe-Jean était non seulement un puits de science....de culture et de finesse mais il était aussi et surtout un humain extraordinaire... un épicurien total... avec un humour et une bienveillance qui l'ont fait devenir en un tour de main la star de notre Gazette des Rencontres Polyphoniques de Calvi.
Brocardé, caricaturé, égratigné mais surtout adulé par les dessinateurs que nous sommes et toute la rédaction.
Il écrivait chaque jour notre éditorial, précis, perfectionniste, rigoureux et drôle parfois.
Nous perdons un grand professionnel, un ami précieux et cher.
Je suis très fier de l'avoir connu et qu' il m'ait pris pour ami et confident, toujours bienveillant.
Il est la seule personne au monde qui m'appelait chenapan.
Cela me manquera... ses "Salut chenapan!"
Sur les routes d'Andalousie où nous en plein voyage depuis 3 semaines, en camion, le ciel s'est soudain obscurci de cette si triste nouvelle.
Les Rencontres Polyphoniques vont continuer... mais c'est un pilier irremplaçable qui vient de s'éclipser.
On t'envoie à toi Anna et à toute votre famille, à tous vos amis, dont beaucoup en Corse au sein des Rencontres Polyphonique de Calvi, à nos amis de l'association U Svegliu, à nos chers amis de A Filetta, nos pensées les plus douces et les plus caressantes...et tout notre soutien.
Basgi.
Bauer et Esther.
Ancien président de l'Assemblée de Corse et maire de Sartène, Dominique Bucchini est décédé
Dominique Bucchini est décédé ce vendredi 2 janvier. Figure du parti communiste insulaire, il fut notamment président de l'Assemblée de Corse de 2010 à 2015 et maire de Sartène pendant 23 ans.

Dominique Bucchini est décédé dans la soirée du vendredi 2 janvier, à l'âge de 82 ans, à Sartène, ville dont il a été le maire de 1977 à 2001.
Figure du parti communiste insulaire et ancien député européen de 1981 à 1984, cet instituteur de formation a été président de l'Assemblée de Corse de 2010 à 2015, sous la mandature de Paul Giacobbi. Au total, il aura siégé plus de trente ans dans l'hémicycle du cours Grandval, de sa première élection en 1982 jusqu'en 2017.
Plus discret depuis, il avait été revu lors de la session antimafia de l'Assemblée de Corse, en novembre 2022, lors de laquelle il avait fait sa dernière apparition publique.
Dominique Bucchini était connu pour ses prises de position contre toute forme de violence, dont il avait lui-même été victime à plusieurs reprises, notamment en juin 1996, lorsqu'un attentat avait visé le garage de sa maison.
Parmi ses autres combats, la défense de l'environnement. Afin de préserver le littoral de toute construction, celui qui avait été également conseiller général du canton de Sartène de 1988 à 2001 avait gelé plusieurs centaines d'hectares de terrain sur sa vaste commune.







