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Autres musiques, autres artistes

Dernière mise à jour : 30/03/2016

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Cette page est dédiée à à toutes les musiques n'ayant pas trouvé leur place dans les autres pages. Inclassables, ces artistes font fi des classifications dans lesquelles ont voudrait les faire entrer.

Belem
Gian Maria Testa
Robert Wyatt


Gianmaria Testa

Gianmaria Testa partage sa vie entre la chanson et... son métier de chef de gare.

Ce compositeur de chansons poétiques et intimistes gagne le Premier Prix du Festival de Recanati (qui récompense les jeunes auteurs-compositeurs) en 1994. Son premier disque « Montgolfières » où se mélangent jazz, bossa, tango et habanera connaît un grand succès en France. Devenu ami de Jean-Claude Izzo qui le cite dans ses romans, il met en musique dans «La Valse d’un jour», édité par le prestigieux label «Le chant du Monde», un des derniers textes écrits par Izzo, mort en 2000 .

C'est un chanteur attachant et intègre, qui ne fait pas de compromis. Ainsi lorsqu’un producteur lui demande d’ajouter des compositions plus rythmées pour séduire la télévision, il préfère renoncer à son disque !

Altre Latitudini

Plus que jamais dans ce disque, les murmures, l’accent piémontais et les graves veloutés de Gian Maria Testa nous émeuvent. Ses histoires de lucioles d’août, de fleurs d’hiver, de touaregs et d’étoiles sont chantées sur les arrangements sobres et élégants de son vieux complice Piero Ponzo. Des cordes, du swing, une trompette bouchée, une guitare...
Un bel album.

Da questa parte del mare

Un disque concept sur le thème de l’exil, souvent contraint.

testa

De sa voix grave un peu éraillée, Testa chante le déracinement, l’absolue nécessité de s’adapter au plus vite à des cultures étrangères, l’hostilité rencontrée sur la nouvelle terre d’accueil, la précarité, la souffrance. L’humour salvateur est souvent sous-jacent, comme dans "Al mercato di Porta Palazzo", où un agent de police accouru sur une place de village où a lieu un accouchement de fortune, réclame promptement leurs papiers à toutes les personnes présentes.

Gian Maria Testa est entouré d'excellents musiciens qui magnifient les textes en tissant une trame subtile autour du chanteur : Gabriele Mirabassi à la clarinette, le trompettiste Paolo Fresu, au jeu plein de retenue, le guitariste américain Bill Frisell, connu notamment pour ses disques avec Paul Motian.

30 mars 2016

Cultivateur d’indispensables chansons italiennes pendant une vingtaine d’années, Gianmaria Testa est mort à l’âge de 57 ans.

En mai 2015, le chanteur italien Gianmaria Testa avait annoncé qu’il était atteint d’une tumeur incurable. La nouvelle de sa mort, à l’âge de 57 ans, est tombée le 30 mars à midi. Discrètement chéri en France, le Piémontais avait d’abord mené de front sa carrière de chanteur et son métier de chef de gare. Sa musique voyageait : de la chanson italienne passée par le jazz, le folk et les traditions sud-américaines, toujours emmenée par une belle voix chaude et confidente. Une bouille aussi : bouclettes, lunettes rondes et grosse moustache, l’attirail indispensable du cultivateur cultivé, élevé à la ferme, qu’il était. Gianmaria Testa avait sorti une dizaine d’albums depuis ses débuts en 1995, et collaboré avec son ami l’écrivain Erri de Luca. Son album de 2006, Da questa parte del mare, abordait en onze chansons le thème des migrants – dès 1991, Gianmaria Testa avait été témoin dans les Pouilles de l’arrivée tragique de réfugiés africains. Il déclarait alors à notre journaliste Richard Robert : « Aucune loi, aucun mur n’arrêtera les gens qui vont à pied pour échapper à la misère. Les Italiens devraient être bien placés pour le savoir. En l’espace de deux générations, ils ont oublié que c’était eux qui, jadis, partaient à l’étranger et se faisaient traiter de tous les noms ».
(Source : Les Inrocks)

L'auteur, compositeur et interprète de dizaines de chansons, dont beaucoup sont d'abord sorties en France, souffrait d'une tumeur depuis 2015, comme il l'avait lui-même confié dans une interview.

Né le 17 octobre 1958 à Cavallermaggiore, près de Cuneo, non loin de la frontière française dans le nord-ouest de l'Italie, Gianmaria Testa commence d'abord par travailler dans les chemins de fer. Il sera même chef de gare à Cuneo avant de choisir sa passion, la musique et la chanson. Il a toutefois longtemps conservé ce poste malgré le succès dans la musique.

En 1993 et 1994 il remporte le Premier Prix du Festival de Recanati (consacré aux jeunes auteurs-compositeurs). Lors de la deuxième édition de ce festival, il rencontre la productrice française Nicole Courtois Higelin, selon le site internet de l'artiste. Cette rencontre déterminante sera à l'origine des cinq premiers albums de Gianmaria Testa jusqu'en 2002.

Adopté par le public français
En 1995, son premier album, "Montgolfières", sort chez Label Bleu. Adopté par le public français, il chante en italien d'une "belle voix sourde" qui dit "un monde de vent et de mémoire, de terre et de brouillard, d'objets qui volent d'un ciel à l'autre et de femmes dans les gares qui s'en vont au bras d'un autre sans se retourner", selon la biographie mise en ligne sur son site.

Son univers musical est aussi personnel que mélangé - tango, bossa, habanera, jazz - et ses textes souvent très poétiques sont écrits avec une très grande simplicité. Il donne quantité de concerts dont un à l'Olympia à Paris qui le révèle enfin dans son propre pays. Son dernier disque, "Men at work", sort en 2013, un "live" qui suit une longue tournée en Allemagne.

Sa disparition a été annoncée mercredi matin sur sa page Facebook :
Gianmaria se n'è andato senza fare rumore. Restano le sue canzoni, le sue parole. Resta il suo essere stato uomo dritto, padre, figlio, marito, fratello, amico.

(Source : Culturebox)

 

Belem (Didier Laloy & Kathy Adam)

Ils ont sillonné les routes d’Europe pendant près de 15 ans avec la formation Panta Rhei mais également au sein d’autres projets de Didier. Il aura fallu attendre une vingtaine d’années pour que leur complicité soit enfin mise en lumière. Depuis longtemps, le désir de flirter avec la musique de chambre les animait, et sans oublier la part expressive qui les a construit, ils nous offrent aujourd’hui un florilège de compositions au carrefour de leurs expériences. Avec Belem, le plaisir qu’ils prennent à jouer ensemble devient palpable, la maîtrise qu’ils ont de leur instrument, la joie qui émane de leur musique nous emporte et ne nous laisse pas indifférent.

Robert Wyatt

Né le 28 janvier 1945 à Bristol en Angleterre, Robert Wyatt commence sa carrière en 1963 en participant, avec le bassiste Hugh Hopper, au trio de Daevid Allen. Il rejoindra ensuite le guitariste Richard Sinclair (futur fondateur de Caravan) et Kevin Ayers au sein des Wilde Flowers. En été 1966, il forme le groupe Soft Machine où il se distingue par un jeu de batterie très fin, proche du jazz et une voix émouvante aux accents très caractéristiques, très proche du registre de haute-contre.
Après le chef d'oeuvre qu'est Third avec le sommet que constitue Moon in June, suite à des dissensions au sein du groupe, qui s'oriente vers une musique plus proche du jazz, il quitte la formation après le quatrième album, Fourth, dans lequel il se considère comme "chanteur au chômage".

Une vidéo de Soft Machine au Théatre de la Musique - 1970 :

Robert Wyatt fonde Matching Mole et sort un disque du même nom (1972) où il chante et joue de la batterie et du mellotron, avec Phil Miller à la guitare, Dave McRae, au piano électrique et à l'orgue, Bill McCormick à la basse et David Sinclair au piano et à l'orgue. Dans ce disque, il renoue avec un type de musique plus rock et plus mélodique, un retour au style de Canterbury de ses débuts.
Il chante à nouveau, offrant avec le titre O Caroline une ligne mélodique complexe et émouvante. Le groupe sort la même année son second disque, Little Red Record dans lequel on note une participation de Brian Eno.
Suite à une chute de quatre étages, il reste paralysé des deux jambes. Il entame une carrière solo, produisant des albums où il exécute la plupart des parties musicales. Deux d'entre eux, Rock bottom (1974), "l'un des chefs d'œuvres les plus originaux de l'histoire du rock" (Alain Dister), et Ruth Is Stranger Than Richard (1975) connaissent un certain succès public.

Rock Bottom est particulèrement représentatif de l'art de Robert Wyatt. On y retrouve son goût pour les échos et les boucles sonores, mais aussi l'émotion de la voix et une atmosphère flottante et profonde.
Sea Song, qui ouvre le disque, est simple et grandiose à la fois. Alifib est porté par la basse d'Hugh Hopper. Alifie instaure un climat onirique, avec le sax de Gary Windo. Enfin Little Red Robin Hood Hit The Road est à la fois fou, inventif et émouvant. Un disque à écouter et réécouter.

L'ambiance de Ruth is stranger than Richard est très différente, laissant plus de place aux rythmes et aux cuivres de Gary Windo et Mongezi Feza.

Robert Wyatt enregistre plusieurs disques avec Michael Mantler : Silence, The Hapless Child et Many have no speech. Particulièrement réussi est The Hapless Child (1975) avec Mantler, Terje Rypdal, Carla Bley, Steve Swallow et Jack DeJohnette. Sur les textes cruels d'Edward Gorey, la voix envoutante de Wyatt, répercutée par l'écho, se fait inquiétante, la guitare de Terje Rypdal met le feu aux poudres et plane au-dessus du brasier, tandis que DeJohnette se livre à une démonstration de la façon dont s'utilisent les cymbales. Carla Bley et Steve Swallow assurent. Un très bon disque.
En 1979 Robert Wyatt participe à Fictitious Sports, disque signé Nick Mason mais où l'on retrouve l'orchestre de Carla Bley au grand complet.

En 2001, Bruno Coulais fait appel à Robert Wyatt pour enregistrer l'un des morceaux du Peuple Migrateur, The Highest Gander.
"La voix de Robert Wyatt, par sa fragilité et son étrangeté, nous émeut et fait basculer le film dans un univers surnaturel, loin du documentaire."
En juin 2005 il fait de nouveau appel à sa voix enregistrée pour son Stabat Mater de Saint-Denis.

La musique de Robert Wyatt est très attachante. Aujourd'hui un grand nombre de musiciens citent son nom comme une de leurs sources d'inspiration, et l'Orchestre National de Jazz lui a rendu hommage en 2009 par l'album Around Robert Wyatt élu Victoire du Jazz 2009.

Texte de présentation :

"Robert Wyatt est un artiste résolument à part. Depuis Rock Bottom, son chef-d’œuvre de 1974, invariablement classé dans les disques les plus marquants de l’histoire du rock, le chanteur n’a cessé de susciter respect et passion. Au sein de Soft Machine, l’un des premiers groupes à avoir fait se rencontrer avec audace et pertinence rock et jazz, puis avec Matching Mole, sa formation suivante, il fut également l’un des batteurs les plus créatifs de sa génération. Il entamera ensuite une carrière solo devenant, au gré de merveilleux opus, l’inventeur d’une pop onirique et mélancolique, et une voix, intemporelle, instinctive et envoûtante, l’une des plus intrigantes de la musique d’aujourd’hui. Parmi ceux qui le citent comme une incontournable référence : David Bowie, Elvis Costello, David Gilmour…
Conçu autour d’une collaboration inédite entre Robert Wyatt et Daniel Yvinec, spécialement pour l’Orchestre national de jazz, ce programme plonge dans l'univers du chanteur à la personnalité protéiforme. Outre celle de Robert Wyatt, il invite à se joindre, autour d'un répertoire constitué de ses compositions mais également d'autres chansons qu’il a habitées avec bonheur, les voix d'artistes prestigieux qui offriront leur propre vision de son monde. L'idée est simple : partir du bijou pour confectionner l'écrin. Les voix ont été enregistrées en premier lieu, a cappella, dans la nudité et l'intimité d'une émotion palpable. Elles ont par la suite été habillées de somptueux arrangements orchestraux conçus en collaboration avec Vincent Artaud, talentueux explorateur de la confluence, utilisant ainsi les finesses de chaque inflexion comme source d'inspiration à une relecture profondément originale. Around Robert Wyatt nous permet donc de redécouvrir ces mélodies enchanteresses (Shipbuilding, Alifib…) révélant sous un jour nouveau, en le confrontant à la palette sonore unique de l'orchestre, l'univers de Robert Wyatt. Sur scène, le réalisateur Antoine Carlier élaborera une mise en image onirique et poétique, en résonance avec la musique comme avec l’identité de chacun des artistes associés et les musiciens de l’ONJ."

Discographie (non exhaustive)

avec Soft Machine
1968 Soft Machine (Volume One)
1969 Volume Two
1970 Third
1971 Fourth

avec Matching Mole·
1972 Matching Mole
1972 Little Red Record
1994 BBC-Live (Londres 1972) ·
2001 Smoke Signal (compilations à partir de concerts en 1971)
2002 March

En solo
1970 The End Of An Ear
1974 Rock Bottom
1975 Ruth Is Stranger Than Richard
1982 Nothing Can Stop Us
1985 Old Rottenhat
1991 Dondestan
1997 Shleep
2003 Cuckooland

avec Carla Bley et Michael Mantler
Silence
The Hapless Child (1975)
Many have no speech

avec Bruno Coulais
2001 B.O.F. Le peuple migrateur
2005 Stabat Mater

separateur

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