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Concerti :
Compte-rendus et photos de concerts

Dernière mise à jour : 04/08/2017

Musique/Concerts
Cette page est dédiée aux compte-rendus de concerts, d'artistes corses ou pas, au gré des opportunités et de nos goûts.

Pour faciliter la consultation et la navigation dans le site, les concerts sont désormais sur plusieurs pages séparées. A Filetta et l'Alba ont droit à des pages dédiées. De même, les concerts des Rencontres polyphoniques de Calvi sont traitées à part. Et enfin, les concerts de jazz ont leur page.

Pages spécifiques sur les concerts d'A Filetta

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2001  2000   1999   1998  1997  1995   1991

Les concerts de L'Alba sont ici.

De même, les Rencontres polyphoniques de Calvi ont également leurs pages spécifiques :

1996   1997   1998   1999   2000   2001   2002   2003   2004   2005  2006 

 2007   2008   2009   2010   2011   2012   2013   2014   2015   2016   2017   2018 

Et les concerts de jazz sont ici.

A L'AFFICHE

28 juillet 2017

U Fiatu Muntese et Elixir à Belgudè

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Pour zoomer / dézoomer cliquer sur les images

Un public chaleureux en l'église San Tumasgiu pour applaudir le Trio Elixir et le Fiatu Muntese.
Mesdames et Messieurs, vous nous avez offert un voyage de rêve, entre sonorités du Moyen-âge et compositions nouvelles, au bout de vos cordes, et au son de vos voix.
Merci pour ces hommages poétiques, rendus à notre histoire, à Pasquale Paoli et au grand Nelson Mandela.
Quandu chì a tissatura di l'accuncciamenti sì mischia à a forza di a pulifunia, tandu, nascia l'Emuzione. 'Ssu ingegnu, si chjama TALENTE.
Bravo aux techniciens, pour le son et les lumières,c'était juste parfait...

Photos et texte : Casa cumuna Belgodère

TOUS LES AUTRES CONCERTS

Sur cette page, concerts de : 

Alma de tango, Au Fil des Voix 2016
Arapà (Calvi 22 juin 2012)
Au Fil des Voix 2017
Balagna à Calvi (mai 2014)
Barbara Furtuna à l'Alhambra (mai 2017)
Barbara Furtuna à Tence (octobre 2016)
Barbara Furtuna à La Ferté-sous-Jouarre (mai 2016)
Barbara Furtuna à Milwaukee (novembre 2015)
Barbara Furtuna à Aleria (août 2015)
Barbara Furtuna à St-Juilen-le-Pauvre (octobre 2013)
Barbara Furtuna à Carnegie Hall (mars 2012)
Barbara Furtuna/Constantinople (février 2012)
Barbara Furtuna (mars 2011)
Barbara Furtuna (mai 2009)
Barbara Furtuna (novembre 2008)
Barbara Furtuna (décembre 2007) 
Marco Beasley (novembre 2015)
Blackmoon Festival
Babeth Bottalico à Pigna.
Calvi in mossa 2016
Calvi mai 2013
Calvi octobre 2013
Canta U Populu Corsu au domaine Orsini 2016
Canta U Populu Corsu au domaine Orsini 2014
Canta U Populu Corsu novembre 2013
Canta U Populu Corsu Empire 2013
Canta U Populu Corsu Mezzavia 2013
Canta U Populu Corsu Olympia 2009
Canta U Populu Corsu Bataclan 2008
Canticello 
Stéphane Casalta (Bastia, mars 2016)
Johanne Cassar
U Celu à Calvi 2012
I Chjami Aghjalesi (Ile-Rousse 08/2011)
Chœur de Sartène (Ajaccio 09 2015)
Cinqui sò
Cirnese
Diana di l'Alba à Sarrola
Estivoce 2013
Femin'Arte
U Fiatu Muntese (septembre 2015)
U Fiatu Muntese (juin 2012)
U Fiatu Muntese (septembre 2011)
U Fiatu Muntese
Pierre Gambini (Alb'Oru, Bastia décembre 2015)
Pierre Gambini (Bastia février 2014)
Pierre Gambini (Aghja mars 2015)
Patrizia Gattaceca Paris mai 2010
Patrizia Gattaceca Bastia avril 2016
Las Hermanas Caronni, La Chaise-Dieu 2016
Las Hermanas Caronni, Au Fil des Voix 2016
Las Hermanas Caronni au Rocher de Palmer (nov 2015)
Isula session
Isulatine
Isulatine 2011
Madricale à Rapaghju (nov. 2012)
Madricale à Rapaghju (juil. 2014)
Madrigalesca à Monticello 2012
Francine Massiani à Calenzana 2012
Francine Massiani 2011
Francine Massiani 2010
Francine Massiani à Migliacciaru 2012
Francine Massiani in cantu 2012
Méditerranée 4 à Pleyel
Méditerranée 5 à Pleyel
Meridianu à Hautvilliers
Meridianu
Meridianu à Calvi (mai 2014)
Juan Jose Mosalini, Au Fil des Voix 2016
A Murella
Musicales de Bastia 2016
Musicales de Bastia 2011
I Muvrini 2015
I Muvrini (12/12/2012)
I Muvrini 2011
I Muvrini (19/08/2011)
I Muvrini 2010
I Muvrini 2007
Noa à Calvi (juillet 2015)
Nuit de la voix 2015
Jean-Paul Poletti
Jean-Paul Poletti (Sartène 08/2011)
Patrizia Poli (Bastia avril 2015)
Patrizia Poli (Porticciolo juillet 2016)
Anghjula Potentini
I 4 Voci
Quilapayun

Rencontres musicales de Calenzana 2016
Rencontres musicales de Calenzana 2013
Rencontres musicales de Calenzana 2010
Rencontres musicales de Méditerranée 2016
Settembrinu in Tavagna 2010
Diana Saliceti à Lava (08/2016)
Diana Saliceti à Sartène (12/2015)
Diana Saliceti à Pigna (09/2015)
Diana Saliceti à A Bandita (09/2015)
Diana Saliceti à Bastia (03/2015)
Diana Saliceti à l'Aghja (2014)
Settembrinu 2015
Soledonna au Festival du Vent 2012
Sorru in musica 2014
Svegliu d'Isula
Svegliu d'Isula - mars 2016
Via Crucis avec Barbara Furtuna, Paris 2008
Dominique Vincenti (dec 2015)
Voce di Corsica Cervione (août 2015)
Voce Ventu 20 ans (octobre 2015)
Voce Ventu Villanova (juillet 2015)
Voce Ventu & Mieko Miyazaki (Paris 2010)
Voce Ventu & Mieko Miyazaki, (Ajaccio 2010)
Lo Còr de la Plana, (Paris 2008)
Xinarca

Chjam' è rispondi à Pigna
Babel (words) de Sidi Larbi Cherkaoui (en page "Danse")

Rappelons que les annonces de concert sont en page "Agenda".

Et que la liste des vidéos est ici.


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I Campagnoli en Suisse (juillet 2017)

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Barbara Furtuna à l'Alhambra, 11 mai 2017

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Barbara Furtuna à l'Alhambra - Photo : Ghjuvan Battì Andreani

Pour ce concert du 11 mai de Barbara Furtuna à l'Alhambra, le groupe se produisait avec Kathy Adam et Didier Laloy, deux excellents musiciens belges. Un concert très réussi, plein de gaité, et un formidable accueil du public parisien.

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Photos : Ghjuvan Battì Andreani

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Au Fil des Voix 2017

Retour en images sur la 10ème édition du festival au Fil des Voix, une édition anniversaire riche en émotions qui s'est déroulée du 16 janvier au 1er février 2017 à L'Alhambra et au Studio de l'Ermitage.



Au Fil des Voix : un festival où s'expriment des voix d'un monde en perpétuel mouvement. Un rendez-vous incontournable regroupant une centaine d'artistes de 19 pays différents.

Plus d'infos sur www.aufildesvoix.com

© Sébastien Gonzales / Antoine Masson / Thomas Bailly

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Musicales de Bastia 2016

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Calvi in mossa

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Les Rencontres Musicales de Méditerranée

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Les Copains d'abord en Corse

 

Tence : Barbara Furtuna, ces voix qui font aimer la Corse

Une assistance étoffée, samedi soir, à l'église de Tence, est tombée sous le charme de Barbara Furtuna, un ensemble polyphonique corse composé de quatre hommes.

Puissance et douceur étaient au rendez-vous d'un récital tout en nuances invitant un panel d'émotions sous les voûtes de l'édifice religieux.

Barbara Furtuna tourne depuis une dizaine d’années sur la scène internationale et réussit le pari de faire apprécier la culture musicale propre à l'Ile de beauté, tout en lui instillant une dimension universelle.

Jean-Pierre Marchetti, André Dominici, Jean-Philippe Guissani, Maxime Merlandi apportent chacun leur touche pour ce voyage empli d'humanité.

Source : http://www.lacommere43.fr

Et quelques images d'un précédent concert à Neuvecelle :

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Concert de Canta u populu corsu au Domaine Orsini pour la Ligue contre le cancer

Jean-Paul-Lottier, 17 Août 2016

Le Domaine Orsini en Balagne a organisé un concert exceptionnel en faveur de la Ligue contre le cancer de Haute-Corse avec en tête d'affiche le Groupe Canta u populu corsu, rejoint sur scène par Patrizia Gattaceca et en première partie de la surprenante Chiara Manenti, étoile montante de la chanson

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Photos Roland Huitel

Le Domaine Orsini était en fête samedi soir. Ils étaient en effet près de 2 000 à se presser dans le prestigieux domaine de Calenzana pour chanter la Corse avec le groupe emblématique de Canta U Populu Corsu.
Cette soirée , nous la devons au maître des lieux Tony Orsini qui a souhaité l'organiser au profit de l'antenne Balagne de la Ligue contre le cancer, représentée par sa responsable locale Jeanine Maraninchi et les nombreux bénévoles.
En première partie, le public a découvert une jeune artiste en devenir, Chiara Manenti qui a surpris le public par son talent et son aisance sur scène. Originaire de la plaine orientale, Chiara prend au fil de ses sorties une formidable assurance et nul doute qu'en persévérant elle atteindra très vite le haut de l'affiche.
Et puis, il y a eu cette magie que seul le groupe Canta U Populu Corsu peut déclencher avec autant de facilité. Ils étaient tous là à chanter avec eux la Corse.
Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, Patrizia Gattaceca est montée rejoindre le groupe sur scène pour interpréter quelques titres.
Au cours de la soirée, le groupe a parlé de  la Corse et des Corses dans leur faculté à apporter aide et soutien à toutes personnes de quelques nationalités que ce soit, et ce depuis la nuit des temps.
Au lendemain de ce concert, après avoir pris connaissance des événements de Sisco, le Groupe a publié un communiqué:

"La Corse et les Corses ont toujours apporté aide et soutien à toutes personnes de quelques nationalités que ce soit. Et ce depuis la nuit des temps. Canta U populu corsu l'a démontré dans plusieurs chansons et prises de positions lors de nos différents concerts et interviews.
Mais aujourd'hui ! Au vu des événements d'hier soir, que nous avons appris à la fin de notre concert, nous ne tolérerons en aucun cas que des personnes venant s'installer en Corse portent atteinte à la vie de nos enfants et à celle du peuple corse.

Les personnes, communauté de destin ou non, qui souhaitent s'installer en Corse ne peuvent en aucun cas imposer leurs propres règles ! Mais simplement réussir le pari de s'intégrer et de respecter la Corse les corses et leurs traditions.

Cari amichi di Siscu, vi purtemu un salutu fraternu. A fiancu à voï !"

CANTA U POPULU CORSU


Au nom de la Ligue contre le cancer, Jeanine Maraninchi adresse ses plus vifs remerciements à Tony Orsini et son équipe pour leur accueil chaleureux et l'organisation de cette soirée caritative.

Elle remercie également toutes celles et tous ceux qui en apportant leur contribution aident à lutter contre ce fléau du cancer.

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Photos Roland Huitel
Source : http://www.corsenetinfos.corsica

Les Rencontres de Calenzana 2016

Dimanche soir en l'Eglise Saint Blaise, les artistes résidents ont célébré Mozart pour son 260ème anniversaire. Un programme présenté par Béatrice Martin et interprété avec rigueur et qualité par Eric Lacrouts, Manuel Vioque-judde, Dominique Vidal, Marie-Paule Milone, Denis Pascal, Marie Kobayashi et le Quintette Akébia. Pour terminer la journée, les artistes résidents ont poursuivi l'exploration des oeuvres de Mozart en l'église Saint-Blaise. Denis Pascal (Piano), Dominique Vidal (Clarinette) MariePaule Milone (Violoncelle) quintette Akébia, constitué de Juliette Adam (Clarinette), Marceau Lefevre (Basson), Manon Souchar (Cor), Augustin Gorisse (Hautbois), et Upama Muckensturn (Flûte), puis Marie Kobayashi (Mezzo Soprano) Eric Lacrouts (Violon), et Manuel Vioque-Judde (Alto) participérent à cette aventure collective.
A la fin du concert, les spectateurs mirent un certain temps avant de comprendre que c'était terminé, preuve s'il en était besoin que le récital avait été apprécié par l'ensemble des personnes présentes.

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mozart

Photos ©Novellart-2B

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Photo ©Novellart-2B

Les Rencontres musicales de Calenzana au Domaine Orsini


Rédigé par (Jean-Paul-Lottier) le Lundi 22 Août 2016

Dans le cadre des Rencontres Musicales de Calenzana, le Domaine Orsini de Calenzana a offert une soirée exceptionnelle à plus de 2 000 personnes où le plus français des groupes chiliens "Quilapayun" a échangé sur scène avec le groupe balanin Meridianu


Photos Roland Huitel
Photos Roland Huitel

Connu pour son vignoble et ses produits locaux, le Domaine Orsini, situé route de Calenzana s'est trouvé une nouvelle vocation en organisant dans un cadre paradisiaque des concerts qui ont la particularité d'être gratuits. Il est simplement demandé à ce qui le peuvent de faire un don au bénéfice de l'association caritative désignée.
Le dernier concert organisé s'inscrivait dans le cadre des Rencontres Musicales de Calenzana qui ont pris fin ce soir l'était au profit de l'antenne Balagne de la Ligue contre le cancer de Haute-Corse.
Marc Germain, président départemental de la Ligue contre le cancer accompagné de Jeanine Maraninchi, responsable Balagne et des bénévoles s'est déplacé pour saluer le maître des lieux Tony Orsini et le remercier pour tout ce qu'il faisait pour la Ligue.
Il est à noter en effet qu'au cours des quatre soirées organisées la somme d'environ 16 500€ a été récoltée.
Revenons à cette soirée d'exception avec en tête d'affiche le groupe chilien "Quilapayun" dont la renommée est immense. Difficile de dissocier ce groupe sud américain de la sombre époque d'Augusto Pinochet. Le groupe était en France lors du coup d'Etat de septembre 1973.  Connus comme militants et artistes engagés auprès de Salvador Allende, président démocratiquement élu, tué lors de l'assaut du palais présidentiel les membres du Groupe comprenaient qu'un retour au pays était impossible. Il ne restait plus au groupe qu'a demander l'asile politique qui leur était accordée.
"Quilapayun" se forge au fil des années une solide réputation.
Avec le temps et les divers événements, certains membres du groupe sont repartis dans leur pays et d'autres sont restés en France. Lors d'événements exceptionnels il arrive qu'ils se retrouvent.
Cet ensemble chilien a tissé des liens très forts avec la Corse et notamment le Groupe Canta u populu corsu.
Au Domaine Orsini, c'est le Groupe balanin Méridianu qui a eu l'honneur de monter sur scène et de partager un moment cette rencontre tout simplement magique.

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Photos Roland Huitel

De belles "Chansons d'amour" hier en l'Eglise de Montemaggiore avec les artistes résidents du festival : Marie-Paule Milone, Denis Pascal et Dominique Vidal.

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Photo ©Novellart-2B

Le groupe A Filetta a complété la journée champêtre du vendredi.
Groupe atypique de la musique Corse, inclassable, sans étiquettes accolées, qui navigue entre theâtre, danse, chants compositions contemporaines.
L'église de Sainte-Restitude était pleine lorsque le concert commença.
Beaucoup de plaisir à écouter cette formation sobre, humble et généreuse dans sa prestation.

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Photos ©Novellart-2B

Hier, les oliviers des jardins de Sainte-Restitude ont surpris une bien belle énergie... et Eric Champelovier aussi!
Retours sur le concert jeune public "Autour de Pierre et le Loup" avec Béatrice Martin et le Quintette Akébia!

Ou quand le classique rime avec ludique et comment les instruments prennent vie hors des salles qui leurs sont dédiées.
Cela fait partie des incontournables des rencontres de Calenzana, la récréation musicale organisée par Béatrice Martin. Dialogues, échanges sourires et rires entre un public familial et des musiciens classiques dans les jardins de l'église sainte-Restitude.
C'est avec beaucoup de pédagogie que la maitresse de cérémonie des Rencontres joue avec un public consentant et des enfants heureux de répondre aux questions d'une enseignante et de musiciens que l'on sent passionnées par leur sujet.
Un trés joli moment partagé dans un cadre magnifique.

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Ajaccio : I Muvrini achèvent leur tournée ce soir au Casone

Par Cécile ORSONI - 20 août 2016

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Ce samedi soir, le groupe I Muvrini fait escale au Casone, à Ajaccio, pour sa dernière représentation de l'été. À cette occasion, six collégiens des Padule vont se produire en première partie du spectacle, à 21 heures. Au programme, une lecture bilingue de l'ouvrage "Nasreddine, u scemu chi era saviu". (Nasreddine, le fou qui était sage).

Après Ricoeur ou Giono, Jihad Darwiche est le cinquième auteur traduit par les élèves dans le cadre du projet Lingua Viva, initié par Jean-François Bernardini. "Cette année, avec le personnage de Nasreddine Hodja, nous établissons un pont merveilleux entre le Moyen-Orient et l'Europe. Par les temps qui courent, cela me semble essentiel", précise le chanteur.

Mais qui est donc Nasreddine Hodja ? Un personnage mythique de la culture orientale, capable d'être rusé comme un renard ou bête comme une oie. Ses péripéties prennent la forme de récits très courts, toujours amusants, qui, sous leur apparente absurdité, cachent un grand fond de sagesse.

Source : Corse Matin du 20/08/2016

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Diana Saliceti à Paese di Live (Lava) - août 2016

Quatre photos de Dominique Appietto :

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Patrizia Poli à Porticciolo

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Diana Saliceti en concert à A Bandita (Coti Chiavari - septembre 2015)

"Les copains d'abord" à Ajaccio

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A Pigna la musica tradizionale di Roma incontra quella di Corsica

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Grazie alla passione per la musica, per le tradizioni culturali e alle grandi qualità umane della musicista, cantautrice, chitarrista e ricercatrice etnomusicale romana Giovanna Marini (assieme ad i suoi 50 allievi della Scuola popolare di musica di Testaccio) e Jérôme Casalonga con il gruppo polifonico di Pigna “A Cumpagnia”, abbiamo vissuto un’esperienza magica e molto formativa nell’auditorium del paesino di Pigna in Corsica, il 24 marzo scorso. Dopo questo momento unico, ho fatto qualche domanda a Giovanna Marini per prolungare quest’attimo di emozioni e di condivisioni.

La Sua prima volta in Corsica ? Quando e perché? E qual è il Suo legame con la Corsica ?

Il mio legame con la Corsica è iniziato nel 1981, quando il Barone Lagrange, che aveva una villa qui a Corbara, ci ha chiamato per cantare a casa sua. Conoscevo Fleuret, il Ministro francese della cultura negli anni 80, e lui mi ha detto “vieni con tre o quattro cantanti per spiegarci la musica tradizionale orale italiana”. Sono venuta con un piccolo gruppo di donne in questa lussuosa villa al centro di questo sito meraviglioso. C’era un maggiordomo di colore che si divertiva molto a tuffarsi in piscina perché non ne aveva mai visto una, sembrava una rana, tutti ridevano, ed era una cosa bella, divertente. Noi siamo state lì, era una serata molto interessante, con molti intelletuali francesi, nessun corso; poi il giorno dopo, il Barone Lagrange ha detto “Sentite, c’è stato un incendio ieri, proprio qua intorno, questi prati sono stati devastati, tutti bruciati. Per piacere, siccome la gente del paese ci è rimasta molto male per l’incendio ed è triste, andate in piazza a cantare” e allora noi siamo scese tutte e quattro in piazza, credo a Corbara o a Lavatoggio… Secondo me era Corbara, ma adesso Toni Casalonga mi dice forse Lavatoggio.. C’era anche il giovanissimo Toni Casalonga. Scendiamo e ci mettiamo a cantare, un po’ di gente del paese ci sta a sentire.

Io parlo, racconto e canto. Tutto d’un tratto ci arriva un uovo, poi un’altro, allora diciamo “scusate ma perché ci tirate queste uova?” Loro hanno detto : “siamo molto arrabbiati con voi perché voi abitate dal Barone Lagrange, che non ha niente a che fare con noi, e lui non ci ha aiutati a spegnere l’incendio.” Allora siamo subito passate dall’altra parte, ci siamo subito messe con loro e siamo diventati amici. Abbiamo cominciato a chiacchierare con loro ed a quel momento il contatto con Toni Casalonga non è mai cessato. Dopo un attentato, il barone Lagrange è tornato in Francia con il suo Ministro Fleuret. Abbiamo capito che loro erano di un’altra cultura e un’altra mentalità, che noi eravamo molto più vicine con i nostri nuovi amici Toni Casalonga e i suoi, e siamo rimasti legati.

Quando Toni Casalonga è diventato animatore culturale, ci ha chiamate e da allora ci siamo sempre andate. Poi a Calvi c’è il festival a settembre, ci siamo venute a cantare varie volte, poi a Bonifacio e così è diventato un rapporto di grande affetto con Nando Acquaviva. È molto importante per me conoscere Nando perché Nando è un musicista, è uno dei personaggi di cui un paese ha bisogno perché è un intellettuale profondo e allo stesso tempo un intellettuale organico come si dice da noi; cioè che fa parte della popolazione, è legato al popolo, è nato nel popolo. E così il mio contatto con la Corsica è sempre stato molto affettuoso, sentimentale e anche intellettuale.

Qualche parola sul Suo incontro con Pier Paolo Pasolini?

L’incontro con Pasolini è avvenuto negli anni 60. Mi aveva invitato una giornalista di “Paese Sera” e sono andata a casa sua. Dovevo intrattenere un gruppo di intellettuali. Io suonavo la chitarra all’epoca, non cantavo. Mi ha chiamata perché suonavo bene, voleva presentarmi il “nostro Pier Paolo”, grande critico musicale. Io, giovane ignorante come una zucca perché avevo fatto solo musica al conservatorio pensavo: ma perché me lo presenta come il “nostro Pier Paolo”? Perché non ha cognome questo Pier Paolo?

Poi ho incontrato questo giovane, molto bello, con un viso veramente bellissimo ma che non diceva una parola. Dopo essermi messa a suonare la ciaccona di Bach a grande velocità, arriva questo Pasolini, mi guarda un pochetto e mi dice: “ma perché non canti qualcosa” ?

Io ho pensato :“ma tu guarda questo qua! Io sto suonando J.S Bach e lui mi chiede di cantare Jingle Bells”. Dopo un po’ si mette a cantare lui, un canto bellissimo e io gli dico: “ ma sa che canta bene? Bravo! Ma su quale libro ha trovato questa canzone?”, ignorando completamente che quest’uomo avesse appena pubblicato una ricerca. Lui ha capito benissimo che non sapevo chi fosse. Mi ha detto che queste canzoni non si trovavano sui libri, perché questa era la culture orale. Mi ha detto anche : “vai a Milano, perché lì c’è un posto dove stanno costruendo una casa editrice per raccogliere tutti gli atti del movimento operaio, anche canzoni e musiche. Tu sei musicista, allora vai lì, così trovi la musica che non hai mai conosciuto”. Sono andata a Milano negli anni 70, per me è stato molto importante conoscere tutto quest’altro mondo. Per me il canto era solo lirico, il conservatorio era molto limitato, non si parlava di Jazz, non esisteva niente al di fuori della musica classica e del canto lirico. Dopo il diploma sono passata subito alla musica popolare.

Possiamo dire che è stato lui l’uomo della Sua vita?

Pasolini ha fatto parte di questo mondo che mi ha fatto scoprire, con molti intellettuali come Roberto Leydi, molto importante per la cultura italiana. Ho incontrato altri che mi hanno fatto cambiare interessi, soprattutto il gruppo milanese che Pasolini aveva citato.

Perché quest’incontro a Pigna in particolare?

Io ho molti allievi e nel gruppo di quest’anno, molti di loro mi seguono dal 1976, molti di loro insegnano nella Scuola di musica popolare di Testaccio a Roma. Ogni anno, li porto a fare le ricerche con me perché se non si cresce insieme non c’è un apprendimento ‘giusto’. Io credo che il maestro e i scolari debbano vivere insieme. Qui si fa una settimana di vita insieme all’anno, che è quella di Pasqua.

Un’amicizia importante in Corsica?

Toni Casalonga e Nando Acquaviva, che apprezzo molto e con cui sono sempre molto legata. Sono questi i miei amici.

Come si chiama il Suo paesino ? Qualche parola sulla storia del Suo paesino?

Monte Porzio Catone. Era uno scrittore e intellettuale romano dell’epoca, duecento o trecento dopo cristo, che aveva costruito una città vicina a Roma e l’ha chiamata Monte Porzio Catone proprio in omaggio al loro Porzio Catone che era uno scrittore molto famoso. Come se ci fosse un paese Acquaviva in omaggio a Nando. La città si chiamava Tuscolo, Tusculanum e Cicerone, avvocato, politico, scrittore, oratore, giurista, polemista romano viveva a Monte Porzio Catone e aveva una villa grandissima, di una ricchezza staordinaria e scriveva le lettere dal Tuscolo e si chiamavano “le lettere Tuscolane”. Lì c’è casa mia! La zona è archeologica, però siccome in Italia c’è una mafia potente, tutte le mafie sono unite, è diventata una cosa spaventosa. Quindi stanno cercando di distruggere questo paese perché stanno costruendo case fino ad arrivare dentro la zona archeologica e il bosco. Siamo tutti lì a fare guerra, a cercare di mantenere la nostra piccola terra per salvare questo posto che altrimenti diventerà una periferia romana.

Ha notato delle somiglianze tra la lingua corsa e quella del Suo paesino? La lingua corsa Le suona familiare?

Si, è molto simile, ma noi parliamo tranquillamente un italiano normale cioè senza dialetti e ci capiamo perfettamente con i corsi; parliamo si direbbe la stessa lingua ed ho notato che loro sono più contenti di parlare italiano con noi. Italiani e corsi sono vicini.

Lei è in contatto o ha progetti futuri con l’Università di Corsica?

Con l’Università di Corsica no. Con le università italiane sì, ho avuto contatti forti con uno studioso francese etnomusicologo, però lui studia al nord della Sardegna.

Se Lei fosse una canzone italiana ? E una canzone corsa?

Se fossi una canzone italiana sarei una canzone napoletana perché sono di una grande bellezza e sono anche un riassunto fra la cultura classica e la cultura popolare contadina.

Se fossi una canzone corsa sarei “il Sanctus” di Barbara Furtuna, è bellissima.

Se Lei fosse un piatto tipico italiano? E un piatto tipico corso?

Se fossi un piatto tipico italiano sarei un piatto di spaghetti alla carbonara.

Un buon formaggio corso di capra.

Se Lei fosse uno strumento musicale ?

Una chitarra ma voglio dire la verità, ho un grande amore per l’organo. Ma per suonare l’organo al conservatorio bisognava studiare prima due anni il violino, avere un diploma in pianoforte e in composizione. È lo studio più completo della musica. Ma mi sono diplomata in chitarra perché sono pigra.

Se Lei dovesse esprimere un desiderio ?

Il mio desiderio è di godere sempre di una pace come quella che si ha qui a Pigna. Guarda, non c’è rumore, c’è la vista sul mare, la collina, che è veramente… queste case che ti parlano di antichità, le mura larghe e sicure appoggiate sulla roccia… Questo per me sarebbe una grande tranquillità, perché in Italia non c’è più pace. Qui avete conquistato la pace, dovete essere grati perché si sono sacrificati molti amici corsi, ma la avete conquistata.

Adesso, Jérôme Casalonga, il figlio di Toni e Nicole Casalonga, mi ha consegnato le sue emozioni riguardo a questo scambio culturale.

Un piccolo riassunto di questo incontro tra Giovanna Marini ed A Cumpagnia a Pigna? E come ha incontrato Giovanni Marini?

Il primo incontro con Giovanna Marini risale circa agli anni 80. Abbiamo fatto un concerto insieme, uno dei miei primi concerti con A CUMPAGNIA, a Corbara, per il festival di Alziprato. Siamo rimaste legate ed ho seguito il suo lavoro al Testaccio, a Roma ed abbiamo collaborato in diverse occasioni. Più particolarmente mia madre, Nicole Casalonga, ha lavorato con lei riguardo alla voce femminile e la sua interpretazione in Mediterraneo.

Qual è il Suo legame con l’Italia?

Ho fatto i miei studi nel campo delle arti plastiche e più particolarmente l’incisione, ho lavorato anche per il teatro e la musica.

Alcune parole sulla mimofonia?

È un sistema di notazione musicale cifrato visuale istantaneo! Un sistema creato da Nando Acquaviva che serve tanto per l’apprendimento quanto l’improvvisazione!

Lei ha altri progetti di scambi culturali con l’Italia?

Abbiamo appena finito tre anni di collaborazione con l’Italia per un grande progetto europeo “Sonata di mare”,essenzialmente nel campo del jazz, con: il Barga jazz, Rosario Bonacorso, Stefano Cantini, Antonello Salis, Francesco Petreni, Bandao, Fabrizio Bosso, Marco Tamburini e il Coro di Orosei….) E’ stato molto interessante, divertente, ed un vero arricchimento.

I futuri progetti sono la registrazione di un disco con Barga jazz orchestra, un duetto con Antonello Salis e spero altri in arrivo…

Grazie a tutti per quest’avventura umana e questa condivisione di tradizioni, di passione, di musica e di cultura tra l’Italia e la Corsica.

E per concludere… non ci resta che guardare e ascoltare Giovanna e A Cumpagnia all’opera:

(suivre ce lien)

Lucie Gaspari

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La Ferté-sous-Jouarre : Avec Barbara Furtuna, les chants corses font vibrer l'église

La prestation d'un groupe polyphonique corse : les Barbara Furtuna, a comblé les amoureux de la Corse.

19/05/2016 à 14:30 par G.Roge

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Au début du concert, nous avons rencontré Philippe Guissani, un des interprètes de Barbara Fortuna : « Le nom de notre groupe vient d’un très vieux chant corse qui parle de l’exil : Oh cruela destinea ! (Oh ! Cruel destin…). Nous venons tous les quatre d’un village de la Corse du nord, Nebbiu, entre Bastia et Saint Florent. Deux d’entre nous se connaissent depuis qu’ils sont très jeunes. Nous étions en tournée dans toute la France et nous avons choisi de nous produire à La Ferté-sous-Jouarre, c’est une jolie petite ville. »

La tradition corse

« Demain, nous partons à Stuttgart en Allemagne et nous allons jouer avec un orchestre baroque : L'Arpeggiata, avec lequel nous travaillons souvent. Puis nous ferons une petite halte en Corse pour nous resourcer. Cela fait 15 ans que notre groupe existe et nous avons nos fans qui lorsqu’ils apprennent que nous nous produisons quelque part, n’hésitent pas à faire des kilomètres pour venir nous voir. Notre musique vient de la terre, de l’âme. »

Et de poursuivre : « Nous avons fait à peu près 900 concerts en tout. Nous ne nous arrêtons presque jamais parce que nous adorons chanter. D’ailleurs, nous écrivons les paroles de nos chansons et nous faisons aussi la musique. Le 10 juin, chez Decca (nous avons changé de maison de disques) nous sortons notre premier album. Dehors, quelques personnes sont déjà arrivées. Evelyne qui habite à Saint Rémy-la-Vanoise : « C’est dans Le Pays Briard que j’ai vu l’annonce de ces chants corses. J’adore la Corse où je vais souvent. Pour moi, ce soir, ça va être le bonheur ! ». Ou encore Odette, une habitante de La Ferté-sous-Jouarre : « J’aime la Corse où je suis allée trois fois, dans le sud et le sud-ouest. Je sens que ce soir je vais me régaler. »

Le groupe Barbara Furtuna a choisi la voie de la tradition corse en reprenant des chants traditionnels sacrés, interprétés dans les messes de mariage et d’enterrements. Mais en plus d’un répertoire liturgique, ils proposent aussi des chants profanes. Sur l’estrade, sont déployés trois voiles blancs qui sont surmontés de projecteurs. On verra au cours du spectacle que les voiles blancs changent de couleur au grès des différentes chansons : violet, vert, bleu, orange.

900 concerts par an

Vers 19h30, l’église est vide et on se demande combien de personnes vont venir à leur spectacle. Et puis, environ un quart d’heure après, tout d’un coup, l’église n’arrête pas de se remplir, ce qui fait qu’au début du spectacle, plus aucune place n’est libre. A 20h30 tapantes, le groupe Barbara Furtuna fait son entrée. Les quatre hommes sont tout de noir vêtus.

A peine sont ils montés sur scène que les applaudissements crépitent, venant de toute l’église ! Ensuite, plus un seul bruit les Barbara Furtuna entament un chant : « Maria ». Silence religieux dans l’église. A la fin de « Maria » les applaudissements redoublent. Jean-Philippe Guisanni sera le fil conducteur de cette soirée. Il explique au public ce qu’ils chantent, pourquoi ils ont choisi de mêler musique sacrée à leurs chants. Il raconte aussi la fois où le grand Placido Domingo leur a téléphoné pour leur demander de chanter avec eux : « Nous étions si heureux, bien sûr que nous acceptions mais nous avons attendu une semaine pour le rappeler, pour la forme » dit-il en riant. Les Barbara Furtuna chantent avec leur cœur, leur âme corse et les mouvements de leurs corps : mains tendues, vibrants. Leur avant dernier chant fut Le temps des cerises en corse, bien sûr. Et puis les Barbara Furtuna, sont descendus de scène pour se mêler au public…
Une soirée qui a comblé le public fertois mais également, celui venu de plus loin, pour apprécier ce groupe hors du commun.

Source : http://www.lepaysbriard.fr/

Patrizia Gattaceca à Bastia (7 avril 2016)

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Patrizia Gattaceca en concert (Source : France 3 régions - 07/04/2016)

La chanteuse Patrizia Gattaceca présente en ce moment sur l'île son nouveau spectacle, spécialement revisité pour la scène. Dans une ambiance pop nustrale, six musiciens l'accompagnent à Bastia, puis Ajaccio.

Patrizia Gattaceca a créé son nouveau spectacle en résidence à Bastia cette semaine. La chanteuse le présentera le jeudi 7 avril au théâtre municipal. Et le 9 avril c'est à Ajaccio que se produira l'artiste sur la scène de L’Aghja.

Le répertoire de ce nouveau spectacle, spécialement revisité pour la scène, témoigne d’une décennie de travail artistique en collaboration avec Jean-Bernard Rongiconi, qui signe les arrangements.

Dans une ambiance pop nustrale, six musiciens réputés assurent la qualité musicale autour de Patrizia qui affiche encore et toujours sa volonté de ne pas s'enfermer dans un style.

A découvrir en vidéo un extrait du nouveau répertoire de Patrizia Gattaceca, capté lors d'une répétition au théâtre de Bastia.


Patrizia Gattaceca présente en ce moment sur l'île son nouveau spectacle

(voir également ci-dessous)

"Patrizia Gattaceca a gardé intactes sa capacité d'émerveillement et sa joie à être sur scène. Très beau concert hier soir à Bastia, Patrizia n'a plus à faire ses preuves mais elle ne triche pas, elle partage ses émotions, ses doutes et sa mélancolie avec sincérité et chaleur. Elle sait créer une relation intime avec le public. Parfois lorsqu'on se balade en forêt ou en montagne, on est tellement submergé par la nature qu'on a envie juste de s'asseoir un instant, d'ouvrir une parenthèse, de regarder et d'écouter. C'était pareil hier soir."

(Laurent Sinopoli)
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Photo Carine Poletti

patgat

Longue vie, Las hermanas Caronni !

5 avril 2016

Source : sur desartsetdetours.com

Salle comble ce soir à l’auditorium Cziffa (La Chaise-Dieu) dans le cadre de sa saison culturelle.

Las hermanas Caronni - Laura et Gianna - font de leurs racines, de leur histoire familiale, de leurs formations classiques (violoncelle, clarinette), de leurs rencontres et pérégrinations… un merveilleux, subtile et unique cocktail musical.

Une seule strophe de Rainer Maria Rilke (écrivain autrichien, 1875-1926), dans La Mélodie des choses, petite pépite parmi leurs compositions pourrait résumer leur état d’esprit :

Que ce soit le chant d’une lampe
ou bien la voix de la tempête,
que ce soit le souffle du vent
ou le gémissement de la mer

Toujours veille derrière toi cette mélodie tissée de mille voix.

(Composée par Laura Caronni)

De l’exil et du voyage, point de nostalgie, mais au contraire l’occasion de puiser une force profonde et authentique de ses racines.

Les danses traditionnelles des indiens Quechua, le calme et la luminosité unique du nord-ouest argentin, les rythmes du tango (milonga, habanera), les souvenirs de leur grand-mère russe & juive, chanteuse d’opéra et de tango, mariée à un italo-suisse …voilà  ces milles voix !

Pour Gianna et Laura, il s’agit de sublimer ces voix : en détournant, par exemple, la structure d’une danse traditionnelle ; en enrichissant un tango d’une influence… chinoise ! ; ou encore en faisant sien des partitions d’autres compositeurs : superbe hommage et reprise jazz de Brassens.

Leur formation classique leur permet à la fois un très beau travail sur les harmonies de chacune de leur composition mais aussi d’utiliser avec finesse toutes les capacités et possibilités de leurs instruments : percussions, bruitages, basse continue, pizzicatos … sans oublier le chant.

Les deux artistes ont ainsi proposé un magnifique concert savamment dosé de moments d’émotions & d’humour. Le public ne s’est pas trompé en les rappelant sur scène !

Connaître leurs prochaines dates, écouter quelques titres, c’est sur leur site.

Leur premier CD m’avait beaucoup enthousiasmé. La suite (Vuela puis Navego Mundos) confirme sans hésitation leur talent.

Je suis particulièrement émue par La mélodie des choses dont voici le clip. Magnifique.

Cirnese à l'Espace culturel Charles Rocchi

cirnese

Ode à la Méditerranée à l'Alb'Oru

medit

Svegliu d'Isula à l'Espace Diamant

svegliu

Au fil des voix 2016

fil

Pour sa neuvième édition, le Festival de musique « au fil des voix » privilégie le dialogue entre les cultures. Dans deux salles parisiennes, l’Alhambra et le Studio de l’Ermitage,  la programmation propose des voyages sonores, du Cap Vert à la Réunion en passant par la Corse.
Toute La Culture s’est rendu à la soirée dédiée à l’Argentine. Las Hermanas Caronni et Alma de Tango se sont partagés ce concert sous le signe du Tango Milonga.

Le melting pot argentin

Deux sœurs jumelles, l’une à la clarinette, l’autre au violoncelle, entament un milonga rythmé qui s’affranchit des étiquettes du genre. Le concert sera sous le signe du métissage, du voyage et des histoires de famille. Passant d’un Georges Brassens revisité par un scat déganté à un khlezmer aux sonorités russes, le ton est donné. De nombreuses compositions, extraites de leur dernier album Navega mundos surprennent par leur poésie : on retient notamment l’interprétation des Notes sur la mélodie des choses, un texte de jeunesse de Rilke.

Un trio qui réveille l’âme du tango

Les trois d’interprètes qui forment Alma de Tango donnent à leur public toutes les émotions véhiculées par le tango, de l’intime à la démonstration, de la douceur à la haine. Mis en regard avec les sœurs Caronni, l’interprétation semble plus classique mais les morceaux d’anthologies ravissent les oreilles. C’est l’identité argentine qui est revendiquée malgré le caractère universel de cette musique.

L’Ensemble Juan José Mosalini (Sandra Rumolino, Jorge Rodriguez et JJ Mosalini) nous donne à voir, et véritablement à ressentir, les différentes facettes des émotions véhiculées par le tango, qui sont à la fois musique, poésie et danse.

Le Festival au fil des voix propose une programmation jusqu’au 15 Février, du Soul Jazz de China Moses au blues méditerranéen de Titi Robin et Mehdi Nassouli. Cette année, le festival s’essaye également aux spectacles jeunes publics.  Plus d’informations ici.

Pour compléter l'article de Toute la culture, j'ajouterai simplement que nous avons passé une excellente soirée ; les sœurs Caronni, que nous avions découvertes aux Rencontres de Calvi 2012 et revues l'an dernier, nous ont fait naviguer entre l'Argentine des milongas, leur grand-père russe, leur grand-mère ("La Chica del 17"), le Spanish Caravan des Doors et le Belleville chinois ; le deuxième concert, "Alma de tango", réunissait Juan José Mosalini (bandonéon), Diego Aubia (piano), Sébastien Couranjou (violon) et Leonardo Teruggi (contrebasse) ainsi que la chanteuse Sandra Rumolino et les danseurs Jorge Rodriguez (qui signait aussi la mise en scène) et Marie-Anne Morin. Un panorama du tango de Carlos Gardel à Astor Piazzolla en passant par les compositions du maestro Mosalini. Un spectacle total, plein de poésie et d'émotion, fascinant.

Le compte-rendu des concerts du 7 février (Cuncordu e Tenore de Orosei et A Filetta) est ici.

Quelques photos signées Yassine Hamrouni et Tom Payeur :

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Photo © Yassine Hamrouni
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Photo © Tom Payeur
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Photo © Yassine Hamrouni
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Photo © Yassine Hamrouni
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Photo © Yassine Hamrouni
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Photo © Yassine Hamrouni

Toutes les photos sur le site du Festival : http://www.aufildesvoix.com/paris2016/

Dominique Vincenti à Pigna

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Diana Saliceti à Sartène

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Pierre Gambini

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Marco Beasley

Ce samedi de novembre 2015, Marco Beasley était à Vanves pour les 6es Journées de musiques anciennes.
Accompagné (excellement) par Stefano Rocco (archiluth et guitare baroque) et Fabio Accurso (luth), le chanteur napolitain a présenté un programme baptisé "Laura" en référence à la dame bien-aimée de Pétrarque, dont les poésies ont très souvent été mises en musique par les compositeurs de la Renaissance. Le concert alterne chants d'amour des XVe et XVIe siècles et chants populaires de Ligurie, de Vénétie ou des Pouilles, notamment deux tarantelles. Et au rappel, Marco chante un morceau avec des passages en diaphonie. Très beau concert, trois musiciens de premier ordre.

Las Hermanas Caronni au Rocher de Palmer

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La grâce naturelle de « Las Hermanas Caronni » au Rocher de Palmer

Jeudi 19 novembre 2015 | Écrit par Philippe vincent

Il y a des soirs où ce n’est pas du jazz que l’on va écouter même s’il arrive souvent à pointer le bout de sa note bleue quand les musiciens l’appellent de leurs vœux. Les sœurs Caronni sont argentines de naissance et, comme si leurs origines russes et italiennes (entre autres !) ne leur suffisaient pas pour embrasser le monde, elles ont couru aux quatre coins de la planète pour enrichir leur univers musical. Fortes d’une solide formation classique (clarinette pour l’une, violoncelle pour l’autre) qui les a menées jusqu’à l’Opéra de Buenos Aires, elles n’ont pas voulu rester dans le carcan de l’académisme et ont inventé un duo où elles tiennent le tango à distance, fidèles à leur désir de liberté et préférant ne garder dans leur musique que le parfum de leur pays natal.

Gianna Caronni (cl, bcl & voc), Laura Caronni (cello, voc). Le Rocher de Palmer (Cenon, 33), 10 novembre 2015.
Installées à Bordeaux depuis une dizaine d’années, elles n’ont pas eu de peine à remplir la belle salle de 650 places du Rocher de Palmer, même si Thomas Enhco jouait en piano solo le même soir juste à côté. Leur concert était organisé à l’occasion de la sortie de leur troisième CD, « Navega Mundos » (L’Autre Distribution), qui nous avait étonné par le démarquage de plus en plus sensible des deux jumelles par rapport à une « musique du monde » dont l’étiquette pratique pour le marketing ne veut pas dire grand-chose d’un point de vue musical. Pour les avoir entendues plusieurs fois en concert, je n’étais pas surpris du rayon de soleil qui tomba tout d’un coup sur la scène. Mais le renouvellement du répertoire (où on eut droit dès le début à une belle mise en musique d’un poème de Rilke, La mélodie des choses) et, surtout, une liberté musicale de plus en plus affirmée, nous ont conquis.
On avait compris à l’écoute de leur nouveau disque que la clarinette basse de Gianna prenait une place grandissante dans leur programme mais on a entendu ce mardi soir, sur une interprétation pleine d’intelligence du Spanish Caravan des Doors, que la clarinettiste de Rosario ne demandait qu’à se lâcher de plus en plus sur l’instrument grave qu’elle affectionne depuis quelque temps. L’écoute d’Eric  Dolphy et de Louis Sclavis a dû lui donner quelques idées pour des improvisations qui commencent à se débrider.
De la même façon, sa sœur Laura nous a épaté sur la chanson de Brassens Je me suis fait tout petit, se lançant dans un scat d’un naturel déconcertant, comme si elle avait fait ça toute sa vie. Combien de jeunes chanteuses de jazz voulant sacrifier à ce qu’elles pensent être un passage obligé, sans en avoir les qualités innées pour le faire, seraient jalouses de tant de facilité …
Et puis il y a leur présence rayonnante sur scène, ce qui n’est pas toujours évident pour un simple duo, même si les deux jumelles avaient invité ce soir-là une percussionniste, Ceïba, à les rejoindre pour quelques morceaux. L’humour est toujours à fleur d’archet, comme dans cette Milonga Chinoise que Laura Caronni composa à Belleville quand elle arriva à Paris, et le soleil de Rosario, ville natale du Che, inonde les compositions des deux sœurs dont la complicité musicale vient parfaire leur gémellité créatrice.

Le public ne s’est pas trompé en les rappelant quatre fois et la soixantaine de disques en vente dans le hall ne suffit pas à satisfaire les velléités d’achat de chacun. Les parisiens qui les auraient ratées lors de leur passage au Studio de l’Hermitage au début du mois pourront se rattraper le 11 février à l’Alhambra mais, d’ici là, ce sera en Belgique, en Allemagne et en Suisse qu’on pourra les entendre.
Philippe Vincent                          

The Intimate Vocal Music of Barbara Furtuna

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The Corsican quartet performs at Alverno College.


Paul Kosidowski Paul KosidowskiNovember 2, 2015
Barbara Furtuna
Barbara Furtuna

To sense the essential musical spirit of the vocal quartet Barbara Furtuna, watch the singers’ hands. At times, they are those of a conductor, moving through space to suggest an expanding breath or to end a note with precision. But several times during their concert Saturday night at Alverno College’s Chapel of Mary Immaculate, they seemed to lovingly cradle the very sound waves their voices created. Maxime Merlandi, who sung the lead vocal in many of the songs, held the resonant air in front of him as if it was precious and fragile, a tangible object he cherished for a few moments before sending it into the world.

In a sense, the music of Barbara Furtuna is exactly such an object. The group practices in the tradition of Corsican Polyphony, a vocal style dating back to the 11th century. The style experienced a rebirth in the 1970s, when Corsican nationalism sought to rescue the island’s identity from centuries of back-and-forth colonial influence at the hands of Europe’s major powers.

The ancient roots are clear from the music’s demonstrative sense of harmony. This is not “polyphony” in the Baroque sense—the voices don’t independently meander around each other as they might in a Bach fugue. Instead, the quartet creates resonant chords that seem to bloom into the surrounding air, at times inflected by little dances of melismatic ornamentation as the singers move between notes.

One key to the quartet’s gorgeous sound is its blend of voices. Jean-Pierre Marchetti’s high tenor has bite, the slightly rough timbre of an oboe or English horn. Merlandi’s lead tenor cuts through the voices with the pungent sweetness of an alto saxophone. Baritone André Dominici is smooth as silk, and bass Jean-Philipe Giussani is a substantial anchor.

The quartet sings into a single microphone, like a bluegrass group doing a live radio show. They clearly had the power to fill the space without amplification (as they showed in their encore, a rousing version of “Dio vi salvi Regina,” the Corsican national anthem). But clustered around microphone, Barbara Furtuna perhaps revealed the essence of their musical tradition–something intimate, a sharing between men (and more recently, women) of heritage and history. We were honored to be able to listen in for a while.

Les 20 ans de Voce Ventu - 30 octobre 2015

voceventu

U Fiatu Muntese à Calvi - 26 septembre 2015

La Cathédrale St-Jean Baptiste était pleine hier soir pour le concert d'U Fiatu Muntese, avec notamment un fort contingent de Québécois. On n'est jamais déçu par un concert d'U Fiatu Muntese. Hier encore, le groupe balanin nous a offert une belle prestation, alternant extraits du dernier CD Caminu et polyphonies a cappella, notamment un beau Mal Cunciliu et une version inédite de Furtunatu. Une nouveauté, Ottobre, et pour finir, une belle version de l'Anniversariu di Minetta en rappel.
Le groupe pense au prochain CD, mais il prendra son temps. Un gage de qualité !

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Photos © J-C Casanova

L'ouverture de l'Alb'Oru à Bastia

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Diana Saliceti à Pigna - 23 septembre 2015

Nous étions hier soir à l'auditorium de Pigna pour le concert de Diana Saliceti. Accompagnée d'un piano et d'une guitare, la chanteuse, très naturelle sur scène, a montré l'étendue de son talent. Une voix très particulière, une interprétation sensible sur un répertoire presque intégralement original, à l'exception de Sott'à lu ponte qui ouvre le concert et de Beata Funtanella. Ses compositions évoquent souvent des souvenirs d'enfance, son village... Un disque est en préparation et devrait sortir en fin d'année.

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Photo © J-C Casanova

Le Chœur de Sartène à Ajaccio - 12 septembre 2015

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Babeth Bottalico - Pigna, 8 septembre 2015

L'auditorium de Pigna était quasiment plein pour accueillir le concert de Babeth Bottalico. Accompagnée à la guitare par Jean-François Vega, Babeth a présenté un répertoire constitué principalement de chansons traditionnelles corses (Furtunatu, Beata Funtanella), de compositions des frères Vincenti (A l'Altru mondu...) mais aussi de chants italiens et sud-américains (Gracias a la Vida). Une très belle voix, une superbe interprétation, le point culminant étant un Lamentu di Ghjesù plein d'émotion. Et, cerise sur le gâteau, U Fiatu Muntese était là pour quelques chants ( O Salutaris Hostia, Nelson Mandela) et pour le Diu final. Une magnifique soirée !

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I Muvrini à Île-Rousse

muvrini

Voce di Corsica à Cervione

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Settembrinu 2015

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Barbara Furtuna à Aleria

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BlackMoon Festival

blackmoon

Sublime Noa en la cathédrale Saint-Jean Baptiste de Calvi

La chanteuse internationale Noa a donné un concert exceptionnel dimanche soir en la Cathédrale Saint Jean-Baptiste, dans la citadelle de Calvi. L'artiste qui poursuit une tournée à travers le monde a subjugué son auditoire par son immense talent mais aussi son charisme, son amour de la musique et cette farouche volonté de dialoguer et de porter des messages de paix et d'amour.

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Eole et ses caprices ont décidé de contrarier le festival des  "Concerts inoubliables de Calvi" proposé avec la collaboration de la Ville de Calvi par la violoncelliste Laétitia Himo mais il en faut un peu plus pour déstabiliser toute une organisation.
Samedi soir, le violoniste jazz folk Sabya Kroitor a, on l'a dit, bravé les rafales pour nous offrir un concert de toute beauté.
Dimanche soir, le "Libecciu" continuait à faire des siennes mais qu'importe, le chanteuse d'origine Yéménite installée en Israël, avait déjà pris la décision avec l'organisation d'aller à la rencontre de son public dans la Cathédrale Saint Jean-Baptiste , au cœur de la citadelle de Calvi.

Bien avant l'ouverture des portes, le public était là. Pas question en effet de manquer ce moment inoubliable avec une grande Dame comme Noa.
Saluons au passage le tour de force réalisé par les techniciens et l'organisation qui en quelques heures ont réussi ce qui paraissait impossible.
Habillée de noir, haut en paillettes, pieds nus, Noa ne pouvait débuter ce concert sans ce Shalom qui lui colle si bien au corps.
Shalom Calvi, Shalom à tous, la voix s'élevait dans le coeur de la Cathédrale.
Aussitôt, l'artiste enchaînait pas "Nothing but a song", "Happy song", Pokeach", "I don't know, "Eternity&Beauty"..
Des frissons parcouraient le public fasciné par le talent et le charme de cette grande Dame.
Que dire également de ses talents de musicienne exprimés au cours de cette soirée.

Le concert se poursuivait avec le Mishaela instrumental à vous couper le souffle, "Child of man" ou encore "Sapari'.
Avec beaucoup de subtilité, Noa alternait des titres d'hier mais aussi d'aujourd'hui, extraits de son dernier album "Love Médicine".
Après un solo magique de Adam à la contrebasse, Noa revenait toute de blanc vêtue pour une deuxième partie de crêve.
"Uri" ou encore "Eternal Flame". Et puis, il y a eu cet autre temps fort de la soirée avec "Babel" interprété en anglais, français et en Hébreu:
"Pardon me for babeling
Comme des milliers de mots
Pardon me for babeling
Qui t'envoient des signaux


Cent mille mots, blottis au fond de mon cœur
Tout la haut dans les étoiles
Pour oublier tes peurs
Tu sais au fond de mes pensées
Depuis que je t'attends
Tous mes mots sont bouleversés
Je sens comme des torrents
De paroles, de rires,
De symphonies, de chansons
Et ces mélodies murmurent des battements
Les battements de mon coeur


Milim, milim, milim
Cama milim amarnou
Tsilim, tsilim, tsilim
Charnou, charnou
Libi, libi, libi
Kama libi eleicha
Libi, libi, libi
Rha bei rha hei rha


Ce titre  était suivi  de "Nisayon" et Keren or", avant un final grandiose, à l'image de cette soirée.
Noa invitait sur scène la toute jeune Colomba pour interpréter "Beautiful that way", avant de convier Laetitia Himo pour l'accompagner dans un "Ave Maria" qui résonne encore dans la nef de la Cathédrale.
Ce concert se terminait comme il avait débuté par un "Shalom Salaam" repris en choeur par un public  littéralement envouté.
Noa poursuivra sa route sur le chemin de la paix en se produisant le 29 juillet à Jérusalem.



Source : http://www.corsenetinfos.fr

Rédigé par (Jean-Paul-Lottier) le Lundi 27 Juillet 2015 à 10:32 | Modifié le Mardi 28 Juillet 2015 - 01:12

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Voce Ventu à Villanova (11 juillet 2015)

A Carta nera :



Ti Vecu la mio Bandera/ Da u Sperà :


U Confafole :


Trà la Leccia è l'olmi /Ún t'abbandunaraghju :

Isula Session

isula

Caminendu

caminendu

Pierre Gambini à l'Aghja

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Diana Saliceti à Bastia

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L'enregistrement du concert donné au Théâtre municipal de Bastia le 6 mars dernier est disponible sur la tournée de Corsica Giru. En voici un petit extrait.

Un film signé Pierre Taisne avec Stéphane Albertini à la guitare, Arnaud Methivier à l'accordéon, Martial Paoli au piano et Nicolas Torracinta aux guitares.

Canta u populu corsu au domaine Orsini

23ème Nuit de la Voix (avec Barbara Furtuna)

Diana Saliceti à l'Aghja

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Photos ©Philippe Pierangeli

La toute première fois de Diana Saliceti (à l'Espace Diamant )

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Diana Saliceti sera en concert en décembre prochain à l'Aghja
et le 6 mars 2015 au theâtre de Bastia. (Photo Vincent Pennachio)

Par Laurent CASASOPRANA

Créé le 27/09/2014 07:00

Pour son premier spectacle en solo, sur la scène de l’Espace Diamant à Ajaccio, la jeune chanteuse insulaire n’a laissé personne indifférent. Entre chansons corses traditionnelles, variétés et mélopées, l’artiste a dévoilé son univers musical avec simplicité et brio. Une quinzaine de créations et quelques reprises qui figureront sur un album actuellement en préparation avec son acolyte Barthélémy Amidei. Retour sur des débuts plutôt prometteurs

« La femme a une place à prendre dans la chanson corse. Elle n'est pas encore totalement acceptée à mon sens, malgré l'engagement d'artistes telles que E duie Patrizie, Anna Rocchi, Jacky Micaelli et d'autres. » Partant de cette analyse, Diana Saliceti espère bien apporter sa contribution pour l'émancipation de « la femme chanteuse, un peu mise de côté dans le paysage musical insulaire », selon elle.

Pour ce faire, l'interprète a choisi la scène comme terrain d'expression privilégié. Et l'espace Diamant d'Ajaccio lui a servi de laboratoire artistique. C'était en avril dernier, lors d'un concert solo, accompagnée de son guitariste et ami Barthélémy Amidei.

Une salle comble célébrait son entrée sur scène et du haut de ses vingt-cinq ans, Diana a su trouver le bon tempo. En toute simplicité. Avec, en prime, quelques belles envolées lyriques dont elle a le secret. Certes, l'artiste n'en était pas à sa première expérience live, puisqu'elle collectionne les apparitions en guest star. En duo avec Feli, par exemple, avec qui elle avoue « avoir beaucoup appris ces dernières années. »

Ou encore aux côtés de Patrizia Gattaceca et Antoine Ciosi himself, lors des soirées de ses cinquante ans de carrière fêtés à l'Empire d'Ajaccio ainsi qu'au Théâtre de Bastia. Et à vrai dire, la liste de ses interventions dans des spectacles serait trop longue à énumérer.

Le temps de l'Eurovision

Grande passionnée de chansons corses, « A voce rivolta » d'I Muvrini, « Sintineddi » de Canta, ou « Sott'a u turchinu » des Surghjenti sont quelques-uns des albums qui ont rythmé sa jeunesse. « Quand j'avais sept, huit ans, dit-elle, j'étais fascinée par les refrains de mon île. » C'est donc tout naturellement qu'elle fait ses gammes en s'inscrivant à l'association Scola di Cantu. Son professeur est un certain Natale Luciani et il lui transmet ce qu'elle appelle « des petites flammes de passion ».

Adolescente, c'est dans une autre structure, U Filu d'Amparera, qu'elle poursuit son apprentissage en s'imprégnant de techniques vocales plus approfondies. Elle s'initie alors à la polyphonie et participe à plusieurs groupes de jeunes chanteuses.

L'Altagna, tout d'abord, puis Santavuglia. Des formations féminines au sein desquelles elle ne passe pas inaperçue. Au point d'être remarquée par un journaliste de l'Express qui, déjà en 2007, dressait un portrait dithyrambique de l'étudiante intitulé « L'envol de Diana », après l'avoir entendue donner de la voix. L'interprète avait alors tout juste 18 ans et la passion du chant bien ancrée en elle.

À l'époque, la jeune femme fait également « une rencontre importante », selon ses propres mots, avec Jacques Culioli. Celui qui fut son mentor avant de devenir « un ami qui me surveille toujours avec un œil bienveillant », glisse-t-elle encore. L'homme de Chera est séduit par les qualités vocales et la spontanéité de cette hyperactive. Et c'est sans hésiter qu'il l'intègre dans sa troupe pour participer au concours de l'Eurovision des langues minoritaires en Suède. C'était en 2008.

Au pays d'Abba, Culioli triomphe avec son titre « Hosanna in excelesis » et remporte le prix du jury et du public. Une expérience Eurovision que réédite Diana quelques printemps plus tard, en 2012, avec Dopu Cena. Même si, cette fois, elle rate de peu la première marche du podium.

Autant d'aventures humaines et musicales qui l'ont poussée à s'exprimer désormais sous son propre nom. La jeune passionnée a pris de l'assurance comme l'attestent ses prestations aux côtés de différents musiciens. « J'ai eu la chance de rencontrer mes idoles de jeunesse.

De chanter avec eux. Aujourd'hui, je ressentais très fortement le besoin de jouer le style qui colle à ma voix, avec mes textes et mes compositions. J'avais très envie, en fait, de prendre les commandes de mon image musicale. M'exprimer en tant qu'interprète à part entière », avoue Diana, qui se remémore souvent ses instants passés avec son père.

Taravu et Castagniccia

Sans doute celui qui lui donne sa force intérieure. « Mon père était un grand mélomane et me parlait souvent en corse. C'est lui qui m'a transmis ce rapport passionnel pour ma langue et le chant. Sans cet amour, cette passion, j'aurais probablement arrêté depuis longtemps », confesse cette touche-à-tout, qui multiplie les rencontres artistiques. Celle avec le guitariste et mandoliniste Barthélémy Amidei en fait partie. Pour donner forme à ses créations, l'auteure sollicite régulièrement cet autodidacte, originaire du village de Partinello, qui a fait ses armes musicales aux côtés de Minicale.

« Je m'entends très bien avec Barthélémy », explique Diana. « Il sait plaquer les bons accords sur les mélodies et les refrains que je lui propose. Il a aussi une très belle voix et nous sommes complémentaires. C'est un peu « ma moitié musicale », lance celle qui est également une grande férue d'équitation, toujours en quête d'évasion. Sur scène, cette complicité est manifeste mais n'aurait peut-être jamais vu le jour sans un coup de pouce du destin.

« Un jour, le producteur Paul Rognoni m'a écouté chanter « Beata funtanella » à un comptoir et il a pris le pari un peu fou de me donner carte blanche pour l'émission Mezzo voce en 2013 sur ViaStella. Cette invitation a été déterminante car cela m'a obligée à préparer des compos originales. L'enregistrement a plu et dans la foulée Marie-Jeanne Nicoli m'a fait confiance pour investir l'espace Diamant. L'album sera la suite logique de tout cela », espère l'interprète.

En attendant la sortie de sa galette, Diana a donc présenté, en avant-première et en live, une collection de titres écrits et composés en compagnie de son acolyte Amidei. Et force est de constater que le résultat valait le déplacement. Avec trois bouts de ficelles, deux chaises, un appareil photo, quelques bougies, des draps blancs étendues et un rétroprojecteur, la demoiselle est parvenue à enflammer l'espace Diamant.

Aidée par un astucieux système de pédalier « loops », lui permettant de s'enregistrer en direct et de créer des effets de chœurs à l'infini, cette amatrice de randonnées en montagne a baladé le spectateur médusé deux heures durant. Entre la Castagniccia et le Taravo, deux régions dont elle est originaire et où elle puise son inspiration. D'une voix tantôt fluette, sur une berceuse en ouverture de concert, tantôt puissante, pour un tango argentin endiablé, l'artiste a su tenir la distance.

Un peu hésitante au début de sa prestation, sans doute impressionnée par une salle bondée et acquise à sa cause, cette fan de l'écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez n'a pas tardé à faire claquer ses bottes sur le plancher. À se mettre à nu. À dévoiler ses heures passées dans sa chambre, seule au village. Pour écrire et composer. Du lever au coucher. Des premiers rayons de soleil au crépuscule. Justement, c'est ce cadre intimiste qu'a voulu adapter l'auteure, avec une scénographie simple mais efficace signée Yann Even.

Raconter sa terre

Chaque morceau devient alors une mini pièce de théâtre. Séquence émotion et souvenirs d'enfance, quand la nièce de Diana - à peine 5 ans - monte la rejoindre sur scène pour fredonner avec elle sur les airs d'une boîte à musique précieusement conservée au fil des ans.

Ou encore lorsqu'elle rend hommage à son père, omniprésent, avec l'une de ses compositions. À travers ses créations, la jeune femme évoque aussi, et surtout, sa terre, son village, avec le titre Gloria. Elle emmène le spectateur dans ses voyages en Espagne et en Irlande avec « Aio », un duo entre deux étrangers. « Un morceau sur l'échange, les rencontres loin de mon île natale », précise Diana. Peut-être un clin d'œil au « Surella d'Irlanda » de Natale Luciani ? Coup de cœur pour « Kiss and fly », pop et audacieux à la fois, en bilingue anglais et corse. Preuve que la spontanéité est bien l'un de ses atouts majeurs. Diana le sait bien, elle qui désire tant garder et mettre en avant son côté « paisanu ».

Quelques airs traditionnels, « Sotta lu ponte » et le plus récent « Lamentu a Nicoli », sont là pour rappeler l'importance de la tradition orale insulaire, comme le souligne la chanteuse.

Et Diana démontre aussi sa capacité à s'approprier le répertoire d'autres auteurs qu'elle apprécie, tels que Jean-Do Leschi et Jean-Pierre Ristori. Finalement, c'est en lectrice avertie du monde rural que Saliceti s'impose le mieux.

Elle aime raconter sa terre. À l'image de l'affiche très bucolique de son premier spectacle. « J'essaye d'écrire avec simplicité. J'ai aussi un faible pour les chanteuses qui ont une identité bien assumée, comme Ana Moura au Portugal, Souad Massi en Algérie, Lucilla Galeazzi en Italie, Melody Gardot ... Ces artistes ont su créer un univers musical autour d'elles.

C'est ce que je tente de montrer », conclut Diana. Effectivement, la chanteuse insulaire, malgré quelques mimétismes avec ses idoles de jeunesse - notamment Patrizia Gattaceca et Feli - dégage une vraie aura sur scène. Avec de la justesse et de la profondeur dans son chant. Un talent inné allié à une force de travail qui en dit long sur sa marge de progression.

Des qualités qui lui ont permis de frapper un grand coup pour sa toute première apparition en solo. Et même si le microcosme culturel insulaire s'émoustille vite... Et si le spectacle de Diana n'était en rien avant-gardiste et encore moins révolutionnaire, « U spiritu saliceti » a au moins eu le mérite de réveiller la cité impériale. Le temps d'une soirée. Reste maintenant à confirmer en studio.

 

Diana di l'Alba à Sarrola

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Sorru 2014

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Madricale à Rapaghju (juillet 2014)

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Svegliu d'Isula à Ajaccio

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Meridianu à Calvi

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Photos : Paul Parenti

Balagna à Calvi

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Photos : Paul Parenti

Diana di l'Alba fête ses 20 ans

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Revivez l'édition 2014 du Festival "Au Fil des Voix"

La 7ème édition du Festival Au Fil des Voix (public en augmentation de 82 % !) touche à sa fin. Cette année, le festival a proposé 12 soirées et 20 plateaux artistiques au lieu des 6 soirées et 12 plateaux artistiques des années précédentes.

Le festival s'est donc consolidé comme une plateforme de soutien aux artistes des musiques du monde - auteurs, compositeur et interprètes - qu'ils soient confirmés ou émergents. 117 artistes ont foulé les scènes de l'Alhambra et du Studio l'Ermitage, accompagnés par 16 labels indépendants ou majors et 14 maisons de production de spectacles travaillant en synergie avec le festival pour la promotion de l'actualité discographique des artistes.

Les professionnels se sont déplacés en nombre pour assister aux concerts : 68 programmateurs - directeurs de salles et de festivals - étaient présents et plus d'une cinquantaine de journalistes (presse écrite, radio, TV). Certains programmateurs ont négocié sur place avec l'entourage professionnel des artistes leur programmation d'été et de saison.

Le public était également au rendez-vous avec 82% d'augmentation entre 2013 et 2014, ce qui montre que la position défensive face à la crise qui consiste à réduire le nombre de concerts - notamment la programmation d'artistes émergents - n'est pas la solution même d'un point de vue économique. Cette année, dix artistes ont présenté leur premier disque et se sont produits pour la première fois sur une scène parisienne.

La clôture du festival est donc l'occasion de remercier tous les artistes, le public, les partenaires, les professionnels, les journalistes mais aussi l'équipe de l'Alhambra, l'équipe du festival et la trentaine de bénévoles mobilisés.

Tous se sont impliqués dans cette édition et en ont ainsi fait un succès.

Saïd Assadi, Directeur artistique

La Direction nous propose de revivre cette belle édition en images et de redécouvrir la programmation en découvrant les interviews réalisés par ses partenaires et par Vincent Caffiaux. Pour revivre le festival comme il se doit, plusieurs angles d’attaque sont proposés :

Pierre Gambini au Théatre municipal de Bastia

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Quelques concerts à Calvi - octobre 2013

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U Celu (devenu Balagna) - 05/10/2013 - Photo : Paul Parenti
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U Fiatu Muntese - 11/10/2013 - Photo : Paul Parenti
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Alba - 21/10/2013 - Photo : Paul Parenti
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Jean-Charles Papi au Festival du Vent - 23/10/2013 - Photo : Paul Parenti
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"La Conférence" - Festival du Vent 23/10/2013 - Photo : Paul Parenti
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Isulatine au Festival du Vent - 25/10/2013 - Photo : Paul Parenti

Les 40 ans de Canta

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Barbara Furtuna à St Julien-le-Pauvre (10 octobre 2013)

Nous avions eu l'occasion d'assister à un concert de Barbara Furtuna à Ile-Rousse en septembre, et le plaisir ne fut que plus grand de retrouver le groupe à Paris en octobre pour le second des deux concerts donnés en l'église St Julien-le-Pauvre, au coeur du Quartier Latin. L'église était pleine les deux soirs, et on a même refusé du monde !

Cette fois, nos quatre amis étaient accompagnés de Fabrice Andreani (guitare, cetera et chant), Jean-Marie Giannelli (basse) et David Mayoral (percussions), pour retrouver l'orchestration de Sì Vita Sì. Et justement, le concert commence avec ce titre. On est immédiatement saisi par la voix de Maxime, les notes de guitare, puis par les voix de Jean-Pierre, André et Jean-Philippe. C'est Ad Amore qui suit, magnifiquement chanté par ean-Pierre, puis Maria. Ce morceau du Via Crucis est pris ici sur un tempo et avec un arrangement un peu différents, et cette version est magnifique également. Suit le Subvenite puis Olà Fedeli et enfin Ave Maris Stella.

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Après cette partie consacrée aux chants sacrés, on passe aux chants d'amour avec un premier morceau chanté par André, puis la Barcarola calvese, puis O Ciucciarella et L'Innamorati. Jean-Philippe raconte avec beaucoup d'humour un épisode de la tournée en Albanie pour introduire un chant albanais, suivi par Anghjulina et A me Brunetta. Fabrice Andreani se joint au groupe pour chanter la composition de Jacques Fusina chantée notamment par Stéphane Casalta et Antoine Ciosi, Quantu si cambiata, puis se succèdent Luntanu, Incantesimu et l'entraînant Quantu volte. Pour terminer, A bella stagione (Le temps des cerises) et en rappel, une nouvelle fois Sì Vita Sì. Acoustique excellente, interprétation parfaite, de l'émotion, de l'humour aussi. En bref, une magnifique soirée !

Les 13èmes rencontres de musique classique et contemporaine de Calenzana

Ce lundi 19 août, A Filetta est au programme des rencontres de Calenzana qui se déroulent jusqu'au 22 août. Astor Piazzolla, le 20, est en concert gratuit. Une soirée Wagner est prévue en clôture.

Par Jean Crozier

Le public des 13ème rencontres de musique classique et contemporaine de Calenzana a pu assister le 18 août à une représentation du Messie de Haendel.

La 13ème édition des Rencontres de Calenzana se déroule jusqu' au jeudi 22 août 2013.

Des concerts en nombre et des œuvres majeures à l’honneur

Les Rencontres de Musiques Classique et Contemporaine, rendez-vous désormais incontournable de l’offre culturelle insulaire, allient la qualité des intervenants et des œuvres à la chaleur humaine.
Elles sont devenues le haut lieu d’entrevues exceptionnelles.

Canta à Mezzavia

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4 Voci à Sari-Solenzara

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Estivoce 2013

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Canta u Populu Corsu à l'Empire - 29 mai 2013

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Premiers concerts 2013 à Calvi

Paul Parenti était là pour immortaliser les premiers concerts de la saison :

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ALBA - Photo Paul Parenti
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MERIDIANU - Photo Paul Parenti
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U CELU - Photo Paul Parenti

I Muvrini à Mouscron, 12 décembre 2012

I Muvrini au Centre Marius Staquet - 7700 Mouscron (Belgique) - 12/12/2012
"Le plat pays"

A Zitellina

Corsica

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Hazia

Pietà

Pace santa

ùn ti ne scurdà

Quilapayún à Bocognano

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Francine Massiani à Migliacciaru

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Francine Massiani à Corti

 

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Soledonna au Festival du Vent 2012

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Photo Paul Parenti
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Paul Parenti avec Patrizia Gattaceca, Patrizia Poli et Lydia Poli

Madricale à Rapaghju

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Septembre 2012 : quelques concerts en Balagne

Jeudi 6 septembre : Madrigalesca et Elisabeth Joye

L'église Saint-Charles de Monticello accueillait Madrigalesca (C. Graziani, Anne-Lise Herrera, Anne Pellegrini, Nicole Casalonga) et Elisabeth Joye, orgue.
Anne-Lise avait pour l'occasion abandonné son violoncelle et nous l'avons découverte chanteuse, avec grand plaisir. Quelques compositions de Girolamo Frescobaldi : Toccata Nonna, Inno della Domenica, en alternance avec le Magnificat de la pieve d'Olmia, Aria detta La frescobalda. Ecco Bella, madrigale de Tagliu.
Due Ricercare de Girolamo Diruta, en alternance avec le beau Stabat Mater de Corbara, puis Canzona La Marca de Tarquinio Merula, Imprestami le to ale de Domenico Zipoli, Inno Ave Maris Stella en alternance avec l'Ave Maris Stella de Rusiu, Capriccio cromatico de Claudio Merulo et pour finir Ad Amore et Variations sopra la Folia di Spagna.
Les musiciennes reviennent pour un rappel (le Stabat Mater), puis Nicole fait chanter le public, et le résultat est tout à fait honorable !
Un très joli concert qui nous a égalementfait découvrir cette chapelle de la Confrérie San Carlu, qui abrite un bel orgue italo-corse ainsi qu'une oeuvre de Giacomo Grandi, fondateur de "L'Ecole de Monticello".

Mercredi 5 septembre : U Celu à Calvi

Le concert débute avec "Corsica nostra" de Canta U Populu Corsu. Après cette introduction vigoureuse, U Celu fait découvrir au public venu très nombreux un aperçu de la tradition musicale corse; le madrigale Eramu in campu, une paghjella, Fiore, un chant sacré : l'Introitu Salve Sancta Parens. Puis c'est Sò elli de l'Arcusgi, devenu l'hymne des supporters du SCB, puis de nouveau des paghjelle : U Versu di Tirrivola, A Biasgina, Imprestami le to Ale, un Agnus Dei et un Sanctus. Puis vient l'Alcudina de Francescu Bianconi avec une conclusion surprenante. Viennent ensuite quelques créations du regretté Dédé Nobili : Van Gogh, U celu di Balagna, un chant plein d'émotion sur la guerre de 14-18, Le Chemin des Dames, et enfin Mediterraniu. Après le rappel, le groupe termine le concert par un vibrant Diu vi salvi Regina chanté au milieu de la nef. Un disque est prêt, juste retardé par des problèmes administratifs. Nous l'attendons avec impatience !

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Les Rencontres de Calenzana

20/08/2012

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19/08/2012

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Stéphane Casalta à L'Île-Rousse

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Photo : Gerda Kühn

Patrizia Poli

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Thomas Dutronc à Erbalunga

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2e quinzaine de juin 2012 : quelques concerts en Balagne

21 juin : Fête de la musique à Calenzana

C'est à Calenzana que nous avons choisi de nous rendre pour la fête de la musique, car Francine Massiani s'y produisait. Et nous n'avons pas été déçus. Un concert parfait, tant du point de vue de la présence scénique, de l'interprétation que des accompagnateurs, tous excellents.

francine

Mais la soirée n'était pas finie : " Soul Sounds" se produisait à la suite. Mené par Louise Grisoni, ce groupe se spécialise dans le jazz-R'nB avec beaucoup de compositions originales. La chanteuse, bastiaise d'origine écossaise (!), a une présence et une voix extraordinaires. Les musiciens : Georges Lucchesi (ts, as), Sébastien Mazzoni (kb), Christophe Pieri (b) et Gérard Pianelli (d) excellents, avec une mention particulière au saxophoniste et au bassiste. Nous nous sommes régalés.

soul

22 juin : U Fiatu Muntese à Pigna

Les familiers de l'invitu le savent, nous avons un faible pour U Fiatu Muntese. L'auditorium de Pigna était plein et le groupe de Balagne nous a offert une longue prestation où compositions originales (A Pasquale Paoli, L'Ave Maria, Karma, Cunoscu batelli, Caminu, Cristu, Nelson Mandela...) alternaient avec des paghjelle (Kyrie d'Ascu, A Violetta) et quelques reprises très originales : Mal cunciliu de Jean-Paul Poletti et surtout l'extraordinaire Lamentu d'Antoninu l'Ulmisgianu réharmonisé en polyphonie sur le mode géorgien. S oulignons la longueur du concert (pas loin de 20 morceaux) et la grande maîtrise du groue, tant sur le plan vocal qu'instrumental. Un grand BRAVO !

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22 juin : Arapà à Calvi

C'est Paul qui assistait au concert que donnait le groupe Arapà à Calvi puisque nous étions à Pigna ce soir-là. Un très bon concert par de très bons chanteurs et musiciens selon notre ami. Nous éspérons les voir une prochaine fois.

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Photos : Paul Parenti

29 juin : U Fiatu Muntese à Ile-Rousse

Une semaine après Pigna, U Fiatu Muntese nous a offert un concert très différent puisque uniquement composé de polyphonies. Le groupe était réduit à 5 membres pour l'occasion, les deux "gratteurs" étant de repos. Malgré la chaleur, nous n'avons pas vu le temps passer tellement les chants étaient prenants, en particulier un Miserere, une création récente, Cristu, et surtout l'étonnant Lamentu d'Antoninu, déjà entendu la semaine précédente. Le groupe a également repris - à notre plus grand plaisir - A Paghjella di l'Impiccati d'A Filetta, L'Anniversariu di Minetta de Tavagna et la Nana géorgienne popularisée par A Filetta avant de donner en 3e rappel un vibrant Diu vi salvi regina.

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Suite et fin du cycle "Méditerranée" Salle Pleyel

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Méditerranée VI - Esperanza Fernández - Mohamed Bajeddoub

Maroc - Andalousie

dimanche 03/06 2012 16:00

  • Esperanza Fernández et ses musiciens
  • Esperanza Fernández : chant flamenco
  • Salvador Gutiérrez : guitare
  • Jorge Pérez : percussions
  • Jose Manuel Fernández : percussions
  • Mohamed Bajeddoub et son ensemble Chabab Al Andalous
  • Mohamed Bajeddoub : chant
  • Taha Piro : violon
  • Abdelali Roudani : violoncelle
  • Tarik El Hassouni : alto
  • Mohamed Fehd Ronda : luth
  • Khalid Frej : derbouka
  • Mohamed Amine Debbi : percussion (tar) et direction musicale
Programme
  • Première Partie: Esperanza Fernández et ses musiciens
  • Entracte
  • Deuxième Partie: Mohamed Bajeddoub et son ensemble Chabab Al Andalous

Les flots qui séparent Maroc et Andalousie n’ont jamais vraiment existé. Au Moyen Âge, l’art musical qui s’épanouit de Damas à Cordoue fut celui d’une extraordinaire synthèse d’idées et d’influences entre Orient et Occident. Le cante flamenco, avec sa force émotionnelle, se rapproche de l’extase recherchée dans le tarab de la musique arabe. Ce flamenco est plus que dans le sang d’Esperanza Fernández qui a toujours su ébranler le cante orthodoxe de sa voix si personnelle. De son côté, Mohamed Bajeddoub et son ensemble Chabab Al Andalous perpétuent l’antique coutume arabo-andalouse de Rabat. Une soirée carrefour comme pour mieux constater l’évidente filiation musicale entre Maroc et Andalousie.

La suite du cycle "Méditerranée" Salle Pleyel

La Salle Pleyel continue ses explorations des musiques méditerranéennes. Dimanche, cap sur le Proche-Orient, avec le chant judéo-espagnol de Françoise Atlan et Mohamed Briouel, l'oud du Trio Joubran et les psaumes et cantiques de soeur Marie Keyrouz.

Et le lendemain, changement radical avec une rencontre étonnante entre Paolo Fresu et le pionnier de l'électro-jazz (ou nu-jazz), le trompettiste norvégien Niels Petter Molvaer!

LUNDI 16 AVRIL 2012 : Méditerranée V
Paolo Fresu / Nils Petter Molvaer, / Manu Katché/ Jim Watson

Paolo Fresu, trompette
Nils Petter Molvaer, trompette, machines
Manu Katché, batterie
Jim Watson, orgue Hammond

Comme l'explique Manu Katché en ouverture du concert, cette réunion des deux trompettistes et du batteur vit le jour lors de l’édition 2010 du Festival International de Jazz de Montréal. Paolo Fresu s’était vu proposer une série de trois concerts pour trois formations différentes. Après un duo avec le pianiste cubain Omar Sosa puis une rencontre avec le guitariste américain Ralph Towner, il organise une rencontre a priori complètement folle avec un autre trompettiste (Molvaer) et un batteur (Katché) !

Paolo Fresu est certes familier des rencontres en tous genres, comme en témoigne sa discographie abondante. On connaît ses collaborations récentes avec Omar Sosa, A Filetta, Daniele di Bonaventura, Uri Caine et tant d'autres. De son côté, Nils Petter Molvaer aime visiblement les percussions, électroniques ou non, et il ne faut pas s'étonner de retrouver Manu Katché en pareille compagnie. Ajoutons que les deux trompettistes sont des enfants de Miles Davis. On s'en rendra compte tout au long de la soirée, tant la musique entendue évoque le Miles électrique de la fin des années 70. Nos deux souffleurs créent des climats tantôt éthérés, tantôt torrides, les effets électroniques et les tambours de Manu Katché créant un groove profond. Pas de virtuosité gratuite mais un travail sur le son, les climats, avec la pulsation de la batterie et de l'électronique et le soutien de l'orgue Hammond de Jim Watson. Sans que cela ressemble jamais à un plagiat, j'ai pensé souvent aux concerts de Miles, notamment à Agharta, les trompettistes jouant parfois comme des guitaristes électriques et l'organiste comme la basse de Michael Henderson ! Encore une fois, il ne s'agit que d'une évocation, jamais ces créateurs ne tombant dans l'imitation. Quand je pense que Paolo, très inspiré, on le sait, par Miles Davis, déclarait dans son autobiographe être moins attiré par sa période électrique...

DIMANCHE 15 AVRIL 2012 : Méditerranée IV - Proche-Orient

Première partie: Françoise Atlan, chant judéo-espagnol / Mohamed Briouel et son ensemble

  • Françoise Atlan : chant
  • Mohamed Briouel : chef d'orchestre, alto
  • Mohammed Arabi Gharnati : violon
  • Mostafa Amri : alto
  • Berrada Driss : luth
  • Aziz Alami Chentoufi : taar
  • Abdesslam Amri : derbouka

Seconde partie: Le trio Joubran, oud/ Youssef Hbeisch, percussions

  • Samir Joubran : oud
  • Wissam Joubran : oud
  • Adnan Joubran : oud
  • Youssef Hbeisch : percussions

Troisième partie: Soeur Marie Keyrouz / Ensemble de la Paix: Psaumes et Cantiques de l'Orient

  • Soeur Marie Keyrouz : chant
  • Elie Maalouf : piano
  • Georges Yammine : violon
  • Jasser Haj Youssef : violon
  • Osama Hantira : violon
  • Nassib Ahmadieh : violoncelle
  • Salah Mohamed : qanun
  • Yassine Ayari : nay
  • Issa Murad : ud
  • Emek Evci : contrebasse
  • Nicolas Ghattas : percussions
  • Abdo Haydamous : choeur
  • Adham Chalhoub : choeur
  • Fadi Makhlouf : choeur
  • Jihad Boukaram : choeur
  • Joe Abinader : choeur
  • Pierre Abdeljalil : choeur
  • Walid Abou Jaoudé : choeur

Un très beau programme pour ce quatrième concert du cycle Méditerranée. Un voyage musical entre Andalousie, Maroc, Algérie, Tunisie, Palestine, Liban, de l'école marocaine andalouse illustrée par Françouse Atlan à la musique arabe classique proposée par le Trio Joubran et aux cantiques de l'Orient de soeur Marie Keyrouz.

Françoise Atlan, tout d'abord, présente avec Mohamed Briouel les fruits d'un long travail sur les musiques de tradition judéo-arabe. Et le moindre des plaisirs ne fut pas d'entendre espagnol, hébreu et arabe cohabiter au cours d'un même concert. A la belle époque d'Al-Andalus, les cultures maure, hispanique, arabe, chrétienne et juive vivaient en harmonie et la voix magnifique de Françoise Atlan fait revivre cette période.

L'oud est l'instrument roi de la musique arabe et Samir, Wissam et Adnan en sont des virtuoses que nous avions découverts aux Rencontres de Calvi. Et le percussionniste Yousef Hbeisch est excellent aussi. Une musique envoûtante, magnifique, et un tonnerre d'applaudissements pour les quatre musiciens.

Après ce début de soirée sensationnel, la tâche était rude pour Soeur Marie Keyrouz et l'Ensemble de la paix. Trop rude ? Je dois avouer que j'ai été déçu par sa prestation et surpris par l'orchestration, à mon sens inadéquate. La cohabitation d'un piano, de violons et d'instruments orientaux (qanun, nay, oud...) m'a paru artificielle. D'ailleurs de nombreux spectateurs sont partis avant la fin. Sur l'ensemble de la prestation, seulement deux morceaux m'ont semblé réussis. Bref, je me suis un peu ennuyé, mais globalement ce fut une excellente soirée, avec plus de 3 heures de musique. Et l'acoustique était cette fois excellente.


Barbara Furtuna en concert jeudi au Carnegie Hall

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Par J.M.R.
Publié sur Corse-Matin (http://www.corsematin.com) le 14/03/2012

Le 25 février dernier, la salle Pleyel à Paris proposait un concert dans le cadre de son cycle sur la Méditerranée. Au programme, Canti di a Terra, création des ensembles Barbara Furtuna et Constantinople (Canada-Iran) devant une salle comble attirée par l'originalité de ce répertoire entre musique traditionnelle et musique savante de Perse mais aussi créations contemporaines. Dans le droit fil de ce répertoire, le quatuor corse se produit demain, à New York cette fois-ci, sur la scène du célèbre Carnegie Hall, qui a accueilli les plus grands artistes de la planète, des Beatles en passant par Edith Piaf.

À l'affiche, le Via Crucis créé à l'initiative de Christina Pluhar, directrice de l'ensemble L'Arpeggiata.

Avec le contre-ténor Philippe Jaroussky

Un spectacle qui mêle, avec une subtile richesse mélodique et vocale, quelques-unes des plus belles partitions du baroque (Merula, Ferrari, Cazzati et Monteverdi) avec des chants populaires d'Italie et de Corse autour de la Passion latine.

Ce répertoire a fait l'objet d'un album, sorti en 2010 chez Virgin Classics, avec notamment le phénoménal contre-ténor Philippe Jaroussky et la sublime soprano Nuria Rial. Un disque récompensé notamment par un International classical music award en 2011.

Le spectacle a beaucoup été joué ces dernières années, en France, en Espagne, en Suisse, en Allemagne, en Pologne ou encore aux Pays-Bas. Après New York, on retrouvera Barbara Furtuna au non moins célèbre Konzerthaus de Berlin au mois d'avril, mais aussi à Courtrai et Mechelen en Belgique, à Cremona (Italie), Dresde et Dortmund (Allemagne) au mois de mai, avant un retour en France cet été.

Depuis une dizaine d'années, Barbara Furtuna est lui-même présent sur la scène internationale, en Europe, en Amérique du Nord, ou en Australie, multipliant des scènes prestigieuses aussi bien en solo qu'à travers des collaborations inattendues. Au total, cinq cents concerts dans vingt pays différents.

Le quatuor polyphonique, composé de Maxime Merlandi, Jean-Pierre Marchetti, André Dominici et Jean-Philippe Guissani, est devenu un des ambassadeurs les plus prisés de la culture traditionnelle corse. Au fil des années, il a su démontrer qu'il ne se laissait pas enfermer dans un registre unique et que la musique d'essence traditionnelle garde intacte sa capacité de surprendre et d'émouvoir.

Les voix sont magnifiques, le répertoire éclectique, liturgique et profane, à la fois hérité du passé et riche en créations. Des chants qui reflètent l'âme corse sans jamais céder aux affres de la mélancolie larmoyante.

Un concert à guichets fermés

À New York, il sera donc accompagné par l'ensemble L'Arpeggiata, des musiciens classiques sur instruments anciens emmenés par la harpe magique de Christina Pluhar.

Un concert qui affiche complet depuis plusieurs mois déjà sur l'une des plus prestigieuses salles du monde.

Dans le bel itinéraire de Barbara Furtuna, cette représentation sera à marquer d'une pierre blanche, pour ne pas dire d'une croix. Les Corses de la mégapole américaine se sont sans doute mobilisés pour faire entendre eux aussi... leurs voix. Quitte à contrarier un peu Rousseau, la Corse n'étonne plus seulement l'Europe.

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Dans leur fief d'Olmeta-di-Tuda, la formation polyphonique corse se prépare...

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Source : Corse Matin du 25 mars 2012

Méditerranée 3 Salle Pleyel - 25 février 2012



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Salle Pleyel

Méditerranée 3
Corse - Sardaigne

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Paolo Fresu - © Roberto Chiovitti

 


 

 

 

 

 

Première partie : Canti di a Terra
* Ensemble Constantinople
* Quatuor vocal Barbara Furtuna

Seconde partie : Mistico Mediterraneo

* Ensemble vocal A Filetta
* Paolo Fresu : trompette, bugle
* Daniele Di Bonaventura : bandonéon

Nous attendions cette soirée du 25 février avec une très grande impatience à laquelle n'était pas étrangère la perspective de revoir Mistico Mediterraneo dans la prestigieuse Salle Pleyel. Les quelque 2000 personnes présentes ont réservé une accueil enthousiaste aux deux concerts.

Canti di a Terra, d'abord. C'était pour nous la première fois que nous entendions la rencontre de Barbara Furtuna et de l'Ensemble Constantinople. Cet ensemble s’inspire à la fois des traditions des musiques du Moyen Âge et de la Renaissance et de celles de la Méditerranée et de l’Orient.
Depuis sa fondation à Montréal en 2001, Constantinople est présent sur de nombreuses scènes internationales tant de musique classique que de musique du monde, l’ensemble ayant signé des collaborations avec des artistes réputés comme Françoise Atlan, Anne Azéma, l’ensemble grec En Chordais et la chanteuse libanaise Ghada Shbeir.

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Ziya Tabassian, Kiya Tabassian et Pierre-Yves Martel

Et cette rencontre a priori improbable entre la musique persane et la polyphonie corse est une vraie réussite. Il est vrai que la polyphonie se marie beaucoup mieux avec l'expression modale qu'avec les accords de guitare. C'est une évidence ici, le son du setâr et de la viole de gambe ponctués de percussions orientales conviennent parfaitement aux voix corses de nos quatre amis. Le grand respect réciproque entre musiciens et chanteurs est palpable, et le seul regret est la durée trop courte de ce concert. Ajoutons qu'il nous a permis d'entendre en solo la voix de Jean-Pierre Marchetti dans un magnifique Ad Amore, et un surprenant échange entre Maxime Merlandi et Kiya Tanassian dans un émouvant Lamentu di Cursichella.

Après l'entracte, changement de climat avec Mistico Mediterraneo. Encore une belle rencontre entre les sept membres d'A Filetta, le bugle de Paolo Fresu et le bandonéon de Daniele Di Bonaventura. Nous avons entendu grosso modo le répertoire du CD paru il y a tout juste un an chez ECM (Rex, Liberata, Da tè à mè, Corale, Le Lac, Figliolu d'ella, U Sipolcru, Gloria, plus le Ùn nu a sò de Pessoassion) et deux purs joyaux : le Litania de Daniele et en rappel un Meditate très swinguant ! Là encore, une rencontre miraculeuse et pas gagnée d'avance quand on connaît la réticence du groupe vis-à-vis des instruments. Mais, comme le fait remarquer Jean-Claude Acquaviva citant René Char : "Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience".

Un dernier mot sur les conditions d'écoute : placés aux premiers rangs de l'orchestre, nous avons trouvé la sonorisation excellente (avec peut-être un léger déséquilbre en défaveur du côté de Daniele et Paul). Mais tous les spectateurs placés au balcon ont déploré un son "confus, brouillé, avec une trompette trop forte et les voix parfois inaudibles". Dommage car d'ordinaire l'acoustique est excellente en tout point de la salle....

Coup de soleil

Source : "M Magazine"
Concert. Soirée Méditerranée – P. La.

mistico
Photo Ph. Boccalini

Dans le cadre de sa série de concerts siglés "Méditerranée", la Salle Pleyel consacre une soirée à la polyphonie corse conversant avec d'autres langages, en compagnie d'interprètes créateurs de haut niveau, friands d'ouverture et de ce qu'il est convenu d'appeler transversalité. D'abord, le quatuor vocal Barbara Furtuna dialoguera avec l'Ensemble Constantinople, entre chant corse et musique persane. Ensuite, le trompettiste sarde Paolo Fresu, les stars de la polyphonie corse A Filetta (photo), et le bandonéiste italien Daniele Di Bonaventura reprendront sur scène le projet Mistico Mediterraneo, paru en 2011 sous le label ECM. Histoire de mémoire et de futur entremêlés, cette proposition se savoure comme le fruit d'une édifiante liberté d'expression, un mystérieux voyage. A noter que Paolo Fresu rejouera à Paris, le 3 mars, au Café de la Danse, pour présenter, avec le pianiste cubain Omar Sosa, leur superbe album conjoint, sorti récemment, Alma (Tuk Music).

Hautvillers Polyphonies corses

Succès pour le concert « entre vignes et forêts » donné en l'abbatiale d'Hautvillers par le groupe Meridianu dans le cadre de Musique en Champagne.
Plus de 320 personnes sont venues écouter ces chants et polyphonies corses, dans un lieu chargé d'histoire à l'acoustique particulière. La puissance des chants anciens, propres à la culture corse, laissait toutefois aux interprétations une couleur de modernité, signe d'ouverture, car il est vite apparu qu'ils ne souhaitaient pas en rester seulement à la reprise de chants anciens aussi beaux soient-ils, car la mélodie et le texte qu'elle soutient demandent aussi à exprimer le vécu du temps présent et c'est à l'image des racines de l'arbre de paix que Meridianu puise l'inspiration et partage sa passion pour ce pays.
Le public conquis et impressionné par la force de ces chants, a chaleureusement applaudi et apprécié la soirée qui s'est terminée à la salle des fêtes avec l'évocation d'un épisode de l'histoire de l'abbaye avec Gottschalk, le moine hérétique.

meridianu
320 personnes ont assisté au concert (01/09/2011).

Source: http://www.lunion.presse.fr/article/hautvillers/hautvillers-polyphonies-corses

Quinzaine de la Corse à Objat

La 2ème Quinzaine de la Corse à Objat organisée par la radio associative Canal Bleu du 1er au 15 octobre derniers a été un grand succès.

Pour la Corse Gourmande qui ouvrit la Quinzaine, le commerçant corse M. Amadei, a "fait un tabac" sur le marché d'Objat le dimanche 2 octobre. Des produits artisanaux très variés et de grande qualité : biscuits, gâteaux, vins, charcuterie, fromages ... Une belle vente qui devrait se reconduire l'année prochaine.

Pour la Corse Culture qui clôturait la Quinzaine, le groupe de chants et polyphonies corses SAROCCHI a réuni près de 200 personnes dans l'église d'Objat le samedi 15 octobre... du rarement vu à Objat !! pour un concert de grande qualité qui a enchanté les spectateurs et un très bel article de M. Leygnac, correspondant local du journal La Montagne :

sarocchi

Retrouvez le groupe SAROCCHI dans l'émission spéciale de demain dimanche 30 octobre à 10h, avec une interview réalisée le samedi avant le concert et diffusion de chants et morceaux instrumentaux enregistrés lors du concert avec leur accord. A attraper sur Canal Bleu 94.3 ou par internet www.canalbleu.net ou en podcast sur : http://CorsicaCanalBleuCorreze.skyrock.com pour écouter quand vous voulez !!

Merci à toutes celles et tous ceux qui par leur aide financière (sponsors) ou matérielle ou leur présence ont permis à cette Quinzaine d'avoir eu ce succès ... et à l'année prochaine pour une troisième édition ... un peu différente et pleine de surprises !! ... nous y travaillons déjà à Canal !!

Musicalement,
Patricia Baudoux
--
Animatrice de "Corsica ... ou la musique corse dans tous ses états"
Dimanche 10h depuis le 28 septembre 2008
Radio Canal Bleu Objat (19) - 94.3

www.canalbleu.net  -  05.55.84.12.12
Blog : http://CorsicaCanalBleuCorreze.skyrock.com avec podcast de certaines émissions.

Patricia BAUDOUX
24, avenue du Général Duché
19130 OBJAT

05.55.84.30.77  ou  06-72-90-55-14

Musicales de Bastia 2011

musicales

U Fiatu Muntese à Calvi (9 et 23 septembre 2011)

Ce 9 septembre, nous retrouvions U Fiatu Muntese pour leur désormais presque traditionnel concert calvais du vendredi de la saison estivale. U Fiatu Muntese fait partie, et ce depuis de nombreuses années, de nos groupes préférés, tant sur le plan musical que sur le plan humain. Rappelons que ce groupe originaire de Balagne est composé d'amateurs, chacun de ses membres exerçant une activité professionnelle, certains en Balagne, mais un à Bastia et un autre à Ajaccio. Ils se retrouvent une fois par semaine à Ponte Leccia pour répéter ! Un groupe très attachant.

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U Fiatu Muntese
© J. C. Casanova

Le concert commence par un Miserere chanté a capella du centre de la nef, puis le groupe au complet interprète un vibrant A Pasquale Paoli, puis l'Ave Maria. On reconnaît ensuite Rinnuvellu, la Nana géorgienne puis le magnifique Karma évoquant la disparition du navigateur calvais Marc Linski, Cunnoscu battelli. D"autres créations, quelques monodies (notamment Cunfessione sur un tango), Corciu paese évoquant la tragédie rwandaise, un morceau dédié à Nelson Mandela, une autre nouvelle composition, Cristu...

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U Fiatu Muntese
© J. C. Casanova

Et le concert s'achève par un extraordinaire morceau basé sur U Lamentu d'Antoninu mais avec un bourdon de type géorgien. Le public est en délire, deux rappels : une très belle version de l"Anniversariu di Minetta de Tavagna puis le Diu vi salvi Regina

Le 23 septembre, nous étions de nouveau à la Cathédrale pour ce qui fut pour nous le dernier concert de la saison. Un programme quasiment identique, et une émotion intacte. Des voix superbes, des compositions originales,, un accompagnement musical de grande qualité avec la flûte de Didier Cuenca et les guitares et cetere de Frédéric Giuntini et Albert Caddéo.

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Frédéric Giuntini
© J. C. Casanova
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Jean-Marc Fabrizy
© J. C. Casanova

Nous attendons avec une grande impatience le nouveau CD du Fiatu Muntese qui devrait sortir au printemps 2012.

I Muvrini à Rapaghju

IM

Les Rencontres de Calenzana

calenzana

chjami

muvrini

poletti

12/08/2011

Le récent concert d'I Muvrini à Vescovato

Quelques vidéos trouvées sur YouTube :

Et Isulatine à Ajaccioisulatine :

 

27/07/2011

Rediffusion de l'emission du 9 juillet 2011
En direct du Festival Estivoce, Pigna, Corse

Par Benjamin François

http://sites.radiofrance.fr/francemusique/em/magazine-des-festivals/emission.php?e_id=80000047&d_id=425003192
 
estivoce
Source : Corse Matin, 18 juillet 2011

17 juillet 2011

canti

Johanne Cassar et Laurent Wagschal, Paris, 2 juin 2011

Ce mercredi 2 juin, nous étions rue d’Ulm, dans les locaux de Normale Sup’ (avec une pensée pour Jerphanion et Jallez, les lecteurs de Jules Romains comprendront), pour un concert de la soprano Johanne Cassar et du pianiste Laurent Wagschal. Le programme était consacré à des pièces du compositeur corse Henri Tomasi ainsi qu’à des compositions de Gabriel Fauré.

laurent
johanne

Six mélodies populaires corses harmonisées par Tomasi ouvraient le concert : Nini nanna, la Chanson de la pipe, un Voceru, le célèbrissime O ciuciarella, un Lamentu et Zilimbrina.
Une magnifique interprétation des deux artistes. Johanne a non seulement une très jolie voix de soprano mais également une technique sans faille. Elle m’avait confié ses craintes sur la prononciation du corse, mais celle-ci s’est révélée excellente. Elle poursuit avec deux mélodies de Tomasi, cette fois chantées en français, Par les dunes et Cloche d’aube, puis par des extraits de Clairières dans le ciel : Tristesses et Une goutte de pluie, avant de terminer par quatre chants corses : U Lamentu d’u trenu, une Sérénade complainte, une Nanna (berceuse) et U meru pastore.
Pour clôre le concert, Laurent Wagschal interprète brillamment la Ballade op. 19 de Fauré, la Quatrième nocturne op.36, rejoint par Johanne pour Nell et Clair de lune, et enfin un rappel, Cantu di Cirnu.

Les deux artistes sont sur le point d’enregistrer un disque consacré à la plupart des mélodies composées en langue corse par Tomasi. Ce disque, produit par l'Association Coloratura, avec le soutien de la Smabtp, sortira sous le label Calliope.
Ce beau projet, soutenu par Claude Tomasi, fils du compositeur, vise à élargir l’audience jusqu’à présent trop confidentielle d'Henri Tomasi, disparu voici tout juste 40 ans.

22/05/2011

A Murella à Paris, Eglise Saint Laurent

Le groupe A Murella, fondé par Chantal Landi-Costerian, Marie Colonna de' Paoli et Fiurenza Dionisi, rejointes Corinne Luiggi, Emilie Fleurot et Antonia Michelozzi, se produisait en l'église St Laurent, près de la Gare de l'Est, en ce dimanche de mai.

Dès le Tecco chanté en procession, on est saisi par la beauté des voix et par la parfaite mise en place du groupe, dans des registres très différents :

Des chants polyphoniques corses, chantés le plus souvent à trois voix (Stabat Mater, Kyrie, Agnus Dei), mais aussi à cinq ou six voix (Tecco, Tantum Ergo et le Dio Vi Salvi Regina final), un chant de l'Ecole Notre Dame, quatre chants extraits du Libre Vermell de Monserrat, un chant sarde et un chant (magnifique) en araméen.

Le groupe utilise des intervalles très subtils, parfois inférieurs au quart de ton, ce qui sonne de manière inhabituelle. Il revient pour un rappel (réellement improvisé !) : le chant sarde Anghelos Cantade.

Un très beau concert. A signaler : le groupe organise des stages de polyphonie corse.
Renseignements : http://vocalia.net/stages.htm

24/03/2011


poletti


Ensemble Zadeja (Albanie) et Barbara Furtuna au Théâtre de la Ville,Paris - Vendredi 18 mars 2011

Barbara Furtuna était de retour à Paris ce 18 mars, cette fois avec l'ensemble Zadeja venu d'Albanie qui assurait la premère partie. Nous étions déjà familiarisés avec la polyphonie albanaise entendue lors de deux éditions des Rencontres de Calvi avec le groupe Tirana. L'ensemble Zadeja pratique également une polyphonie traditionnelle avec une voix de guide, trois ténors, un baryton et une basse, et nous n'avons pas été dépaysés.
Les quatre chanteurs corses rejoignent les six Albanais pour l'émouvant U Ritrattu des Frères Vincenti. Barbara Furtuna nous offre ensuite quelques chants traditionnels (dont Ciucciarella) et des créations, dont quelques-unes inédites.
Malgré la distance (nous étions au rang S de ce grand amphithéâtre), la sonorisation était excellente, parfois même trop forte. Les chanteurs, que nous avons retrouvés après le concert, nous ont dit après le concert qu'ils avaient été un peu gênés par la dimension de la salle, peu propice à l'intimité et à l'échange avec le public. Mais l'émotion est passée quand même.

Après le concert, les chanteurs nous ont raconté l'accueil chaleureux que leur ont réservé les Albanais lors de leur tournée là-bas. En fait, les deux groupes s'étaient rencontrés pour la première fois lors d'une tournée des Chants sacrés en Méditerranée en 2007.

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Francine Massiani à Bastia - 29 janvier 2011

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Voce Ventu et Mieko Kawasaki a Ajaccio

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Musicales de Calenzana 2010


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Voce Ventu & Mieko Miyazaki


Voce Ventu a rencontré en 2007 l'artiste japonaise Mieko Miyazaki. Dans le cadre de résidences, ces artistes ont travaillé un répertoire commun, ont été invités à se produire en Corse, sur le continent et lors d'une tournée au Japon.
Pour célébrer cette rencontre musicale, deux concerts étaient organisés à Paris dans le bel auditorium du Musée Guimet les 28 et 29 mai 2010.

Comme l'écrit Pierre Barouh dans le texte de présentation du CD, quel beau voyage!...
Ce samedi soir, nous avons assisté à un très beau concert. Loin d'être un collage ou une juxtaposition de traditions éloignées, ce spectacle était une vraie rencontre. Berceuses japonaises ou corses (Ciucciarella bien sûr mais surtout une formidable création de Voce Ventu), chants traditionnels des deux îles (notamment une belle recréation de Sakura chanté en japonais par Voce Ventu) !

Avec Mieko Miyazaki (koto, voix), Manuel Solans (violon), Voce Ventu :
André Fazi (voix, guitare), Anthony Geronimi (voix), Frédéric Poggi (voix, guitare), Eric Ressouche (voix), Frédéric Sini (voix) et Antoine Leonelli (guitare).




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Photos : Jean-Claude Casanova

Patrizia Gattaceca

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Francine Massiani

francine

I Muvrini

I Muvrini affichent complet dans leur nouvelle tournée européenne

Source : Corse Matin du samedi 13 mars 2010

 

geneve
Photo : Christian Buffa

Alain et Jean-François, pour deux heures et vingt minutes de concert et d'échanges, de dialogues, avec un public visiblement aux anges.

Dix-neuf dates en Allemagne, aux Pays-Bas et en Suisse. Dix-neuf succès Les frères Bernardini, avec un nouvel album, restent un fer de lance de la culture corse

Genève ce jeudi. Troisième étape helvète pour I Muvrini. Dans une tournée européenne avec six soirées en Allemagne et deux autres aux Pays-Bas. Chaque fois, les guichets affichent complet. Ce jeudi soir, le Théâtre du Léman, pour le premier des deux shows, a juste dix malheureuses places à vendre sur les 1 200 disponibles !

Alors, malgré la grisaille genevoise et le froid alpin, les coeurs de nos mouflons sont réchauffés. « L'accueil est splendide et surprenant, s'enflamme Jean-François Bernardini. »

Les mini-vans transportant, à travers l'Europe, la vingtaine de musiciens et techniciens totalisent 3 500 kilomètres. Et il y en aura encore 2 000 à avaler jusqu'à la date d'Aix-en-Provence, le 18 mars.

« À Montreux, il y a deux ans, on était stupéfait »

Dans les loges du Théâtre du Léman, le groupe papote, grignote, boit un thé. Jean-François, jamais inactif, s'affaire sur son ordinateur. Ou compulse son calepin. « Venez voir, j'ai reçu le nouveau clip pour la sortie de l'album... » Car, oui, précision utile, la tournée s'appuie sur Gioia : 14 titres enregistrés cet hiver à Taglio Isolaccio, un nouvel album qui cimente ce spectacle.

Vers 17 h, durant la balance et les différents réglages, Spiko, l'ingénieur du son allemand improvise un peu d'anglais et de corse pour se faire comprendre. « Ce sont vraiment des bosseurs, observe Pierre Smeith, responsable de la logistique sur ces dates genevoises. Je les avais fait venir à Montreux, il y a deux ans, tout le monde avait été stupéfait. J'avais envie de travailler encore avec eux. » Et il n'est pas le seul.

Francis Theurillat, pour sa première collaboration avec I Muvrini, a organisé ces neuf concerts suisses : « Ils ne se plaignent jamais et ils ont envie de donner du plaisir, c'est incroyable. »

Un discours qui cadre peu avec la distance qu'une partie de l'opinion publique corse entretient avec le groupe. Pierre Grisoni, technicien du son, connaît bien ce paradoxe : « Je travaille avec eux depuis vingt-cinq ans, jamais un mot plus haut que l'autre et le souci du professionnalisme est toujours là. C'est pour ça que l'on arrive à faire ce type de tournée, chaque année. Après, être prophète en son pays... »

Un zeste d'humour en plus dans le spectacle

Dans une salle magnifique, juste sous le prestigieux hôtel Kempinski, c'est à 20 h 30 que la fille de Michel Leeb, Fanny, offre une première partie dans un registre jazz vocal plutôt bien tourné.

Puis, les deux frères Bernardini accompagnés de Stéphane Mangiantini à la tierce et de six musiciens fidèles, embarquent le public pour 2 h 20 de concert. Canzone per Sarah, Di, Alma, A voce rivolta, Agnus Dei, Amsterdam... La play-list est redoutable d'efficacité. Le groupe jongle intelligemment avec les styles, les succès et les dernières créations dont l'entraînant Bonafurtuna, Gioia, Tu mi manchi.

Les 1 200 spectateurs mangent littéralement dans la main de Jean-François Bernardini. Ce dernier tombe le costume du grand orateur pour jouer sur l'émotion de la voix de cet ami de 101 ans, Vincent Franchini, qui a prêté ses beaux accents rocailleux.

Et puis le leader du groupe se fait macagnone, rappelle aux Genevois un célèbre casse des années 80 réalisé par des Corses... Mais, toujours, sérieux et profitant de l'occasion, répète les mots de Rousseau, fierté locale : « Cette petite île étonnera l'Europe... »

Les Muvrini donnent tout. Et reçoivent un accueil à la mesure de leur générosité. À l'issue du show, ils improvisent une séance de dédicaces de Gioia, tout juste sorti des cartons de Sony.

La nuit glaciale frappe et c'est l'heure d'un dîner commun. Autour d'une fondue ou d'une viande, musiciens et techniciens. Toujours ensemble. Il est 2 h du matin, lorsque la tribu des mouflons déambule dans le Genève interlope pour regagner son hôtel. Ce soir encore, ils partageront un peu de Corse. Cette fois à Neuchâtel.

Lire aussi l'interview de Jean-François Bernardini
Christophe Laurent


Les photos du concert de Genève en diaporama :
www.corsematin.com/ra/diaporama/245079/diaporama-le-concert-d-i-muvrini-a-geneve



Poètes à Pigna


pigna


Cinqui So


cinqui

Quilapayun à Paris



Je n’avais plus revu Quilapayun sur scène depuis… 1976 ! Ce concert du 30 septembre au Théâtre du Châtelet m’a ramené plus de 30 ans en arrière, et si les cheveux ont blanchi, l’énergie et la passion sont toujours présents chez « les trois barbes » (du mapuche quila, trois et payún, barbe).

La première partie du concert était dédiée à l’immense poète Victor Jara, torturé et assassiné par les militaires putschistes le 16 septembre 1973. El aparecido, Manifiesto, Te recuerdo Amanda, d’autres chants encore, pour rappeler « la nuit de terreur longue de dix-sept ans » qu’a vécue le Chili.

La deuxième partie du concert est consacrée à des chansons composées par Quilapayun, plus récentes pour la plupart. Un premier rappel, un autre, et vient le moment tant entendu : « El Pueblo Unido jamas sera vencido » repris par le public debout. Un grand moment de communion.

Canticello à Calvi


canticello
Voir aussi ici

U Fiatu Muntese à Calvi le 11 septembre 2009

Après plusieurs années d'absence, c'était le grand retour d'U Fiatu Muntese à Calvi. Comme le souligne Frédéric Giuntini, ce concert doit beaucoup à l'insistance de Paul Parenti. Le concert mêle chants sacrés (Agnus Dei, Sanctuaris, Miserere) et chansons, paghjelle ( Tanti suspiri) chants anciens (O Mà, Tumasgiu, Fortunatu, Confessione) et créations récentes (Karma. Mandela...), puis, à la demande spéciale de Paul, A Muntagnera, et enfin en dernier rappel le Diu vi salvi Regina.
Un immense plaisir de retrouver ce groupe de grand talent, avec deux nouveaux membres et une envie et un plaisir de chanter toujours évidents.


fiatu
U Fiatu Muntese à Calvi  © J.C. Casanova

D'autres photos ici.

 

Femin'Arte à Bustanicu, 16 août 2009



feminarte

 

Thomas DUTRONC à Erbalunga


dutronc


XINARCA à Corbara, 13 juin 2009


C'est dans le cadre inhabituel du Couvent de Corbara que Xinarca donnait un concert ce samedi de juin, étape d'une série de concerts dans l'Île.

La voix s'élève de derrière l'autel, une voix grave très prenante, évoquant parfois les chanteurs géorgiens. Puis Xinarca fait son entrée : un jeune homme grand et mince aux longs cheveux bruns. S'accompagnant de sa cetera d'Oletta, seul instrument d'époque (XIXe siècle) actuellement joué, il offre au public un beau concert, avec des explications détaillées sur chaque chant. On retiendra notamment A Chjesgia Nera, et un I Mulatteri d'Ulmetu pour lequel le chanteur avait distribué dans la salle des sonnailles de mule ! 


xinarca

MERIDIANU à Calvi, 17 juin 2009


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Photo : Paul Parenti

 

CALVI JAZZ FESTIVAL 2009


(déplacé sur une nouvelle page.)

CANTA IN PARIGI

 

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Photo : Carole Guelfucci

Dès l'entrée à l'Olympia, le ton est donné : la fouille est de rigueur. Le préposé me demande : "Vous n'avez pas de ... ?" Je réponds avec assurance : "Non !" et je passe. Nous apprendrons plus tard de Ceccè Buteau que les R.G. sont passés par là et ont demandé au service d’ordre de l’Olympia d’interdire les t-shirts à l'effigie d’Yvan Colonna ainsi que les drapeaux Corses et le Ribellu !!! (Lire le récit de François Dominici en page "nove".
Les drapeaux à testa mora se sont néanmoins très vite déployés pendant le concert, et celui à l'effigie du ribellu s'est retrouvé sur scène !

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La première partie était assurée par Noi, le talentueux groupe de rock corse qui chauffe la salle. Après le petit entracte, la tension était un peu retombée quand les chanteurs et musiciens de Canta font leur entrée sur scène, salués par une ovation. Ceccè Buteau prononce quelques mots, appelant de ses voeux une justice "qui se fonderait sur l'homme et non sur la raison d'Etat" (à lire ci-dessous). Au fil des morceaux, la ferveur se fait plus forte, le public est debout dès le milieu du concert, où le groupe présente un florilège de chants anciens (Ci hè dinu) ou plus récents ( E canzone di Natale), et, bien entendu, le concert s'achève sur un vibrant Diu vi salvi Regina.

(voir le compte-rendu de Jacques Paoli pour Corse Matin ci-dessous et ses photos sur le site du groupe.)

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Photo : Ghjacumu Paoli

Les mots prononcés par Ceccè Buteau :

En vous remerciant d’être présents ici ce soir, nous voudrions dédier cette soirée à la justice : celle qui se fonde sur l’équité, la présomption d’innocence, la nécessité de prouver la culpabilité et non l’innocence, celle qui se fonde sur l’homme et non sur la raison d’état, cette justice qui par les temps qui courent nous semble bien absente, bien loin.

Depuis le début nous avons construit notre solidarité de corses sur la simple application de ces principes, à Yvan Colonna qui de jour en jour semble devenir le bouc émissaire de toutes les rancœurs qui depuis plus de deux siècles s’abattent sur notre communauté.

Cette communauté qui n’a commis de faute que celle d’exister et d’avoir acquis le statut de nation parmi toutes les autres. Cette faute là, nous la revendiquons car seule la conscience des hommes en est comptable.

Bona serata.


… faire savoir autour de vous que de l’affaire Erignac, nous sommes passés à l’affaire Colonna.

Dans cette affaire…

J’accuse des magistrats de la section anti terroriste d’être des menteurs et des dissimulateurs,
J’accuse les policiers de la DNAT d’être des menteurs et des dissimulateurs,
J’accuse l’état français d’être incapable de faire appliquer les principes d’équité et la présomption d’innocence.

BARBARA FURTUNA A BASTIA


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BARBARA FURTUNA AUX BLANCS-MANTEAUX


27 novembre 2008

En cette soirée froide et humide de fin novembre, le public était pourtant venu nombreux dans l'église chargée d'histoire des Blancs-Manteaux pour assister au concert de Barbara Furtuna présenté par Philippe Maillard et Les Grands Concerts Sacrés.

Le concert proposait dans une première partie des chants sacrés, traditionnels ou créations du groupe : Maria le sette spade, Lux AeternaSubvenite et  Agnus Dei enchaînés, Stabat mater, et enfin un magnifique Tota pulchra es Maria.

La deuxième partie du concert était composée de chants profanes :  L’innamurati, Lamentu chi ti cercaL’oruAnghjulina,  Violetta, le chant dalmate Plavi Putevi moraS’hè discitatu, Fiure.

Et en rappel, Brunetta et Sott’a lu ponte.

Un très beau concert, équilibrant chant sacré et profane, chants de tradition et créations du groupe. Le public a réservé un accueil enthousiaste à Jean-Philippe, Maxime, André et Jean-Pierre, que nous avons retrouvés un peu transis de froid à l'issue du concert.

blancs-manteaux

VIA CRUCIS IN PARIGI

Ce Vendredi saint 21 mars 2008, les Concerts Parisiens présentaient salle Gaveau "Via Crucis - Rappresentatione della Passione di Cristo", avec l'Ensemble italien "L'Arpeggiata" et l'Ensemble corse Barbara Furtuna, ainsi que les chanteuses Nuria Rial et Lucila Galeazzi.

Le programme composé par Christina Pluhar, qui dirigeait et jouait du théorbe, faisait alterner chants traditionnels corses et italiens et compositions baroques du XVIIe siècle de Monteverdi, Ferrari, Sances et Merula.
Un très beau concert, moins sombre que le thème pouvait le laisser penser, avec en particulier un Maria Carpinese, chant traditionnel des Pouilles chanté par Barbara Furtuna et repris en rappel, un extrait du Laudario da Cortona, un Stabat Mater de Sances après celui du Nebbiu, et trois rappels au total.


BARBARA FURTUNA

au théâtre des Abbesses samedi 22 décembre 2007

N'ayant pu obtenir de places le jour de l'ouverture des réservations, nous avions assez peu d'espoirquand nous sommes sortis de la station de métro Abbesses pour rejoindre le théâtre du même nom. Dès l'ouverture de la caisse, l'espoir revient : il reste quelques places, et en plus nous héritons de sièges très bien placés, au balcon surplombant la scène !

Et les quatre chanteurs de Barbara Furtuna (*), émus de chanter, comme leurs illustres devanciers de Canta, pour le Théatre de la Ville, nous offrent un magnifique concert. Des créations, des polyphonies sacrées, une polyphonie dalmate, la tension monte graduellement pour culminer avec Sott'a lu Ponte, A Violetta, A me Brunetta et enfin la paghjella chantée en rappel, sur le devant de la scène sans amplification.

Nous rejoignons le groupe au foyer pour un échange très intéressant avec Jean-Philippe, qui manifestement connaît sa polyphonie sur le bout des doigts!

(*) Jean-Philippe Guissani, André Dominici, Maxime Merlandi et Jean-Pierre Marchetti.

 

BARBARA FURTUNA

à la Cathédrale du Nebbiu

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Lire également le compte-rendu de Carole sur son site

L'ALBA

Les compte-rendus des concerts de l’Alba sont sur une page dédiée.

CANTA IN PARIGI


"Sabbatu u 2 di ferraghju 2008, torna una volta, Canta hà purtatu a Cultura Corsa in Parigi. U gruppu Isulatine hà assicuratu a prima parte.

Stù cuncertu à u Bataclan era una manera d'addunnì i Corsi di u cuntinente, mà dinù una mansa di ghjente d'altrò.

U publicu venutu numerosu hà intensu une poche di nove canzone chì seranu nant'à u prussimu discu, per esempiu una canzona in umagiu à Natale Luciani : "A canzona di Natale".

(Compte-rendu ADECEC)


bataclan
© Fiure di Ghjacumu Paoli

Ambiance très chaude en ce samedi soir au Bataclan pour le concert de début d'année de Canta u Populu Corsu à Paris. La première partie était assurée par Isulatine, dans des conditions très difficiles car le public continuait d'entrer et les conversations se poursuivaient. En dépit de ce manque de respect regrettable, Antoinette et ses trois amies ont bravement assuré quatre chants, en osant le jazz avec Duie è una.

Quelques minutes plus tard, une ovation a accueilli l'entrée de Ceccè Buteau et du groupe mythique du riacquistu qui aura offert un concert de qualité où nouvelles chansons (E Canzone di Natale) côtoyaient les anciennes telles que Cumpagneru, Ch'è Dinu ou A Palatina reprises en coeur par un public enthousiaste déployant drapeaux corses et bandere à l'effigie du ribellu. Interpellations des chanteurs, slogans nationalistes, le spectacle était décidément aussi dans la salle !

Après plus de deux heures de chants, la soirée se termine comme il se doit par un vibrant Diu Vi Salvi Regina repris par le public.

Des photos de cette soirée ici.

http://canta.adecec.net/bataclan08/


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Et une video :



ISULATINE

Nous étions à Bourges ce 28 juillet 2006 pour assister au concert donné par Isulatine à 21h30 en la Cathédrale Saint-Etienne.

bourges

Dans ce cadre magnifique, les quatre chanteuses ont montré l'étendue de leur répertoire : paghjelle (E stelle et Terzetti), chant liturgique traditionnel (Stabat Mater), créations (E' tant'omi muti, Era)..., berceuses (La mia diletta, Dormi per pena), jazz (Duie è una).
Aux chants de l'album Sogni d'Aprile se sont ajoutés notamment le poignant Era, S'avissi, une création de Jean-Claude Acquaviva, Isula Dea, le Stabat Mater de Calenzana... Les créations, sur des poèmes de Paulu Santu Parigi (présent au concert) et Jean-Claude Acquaviva (S'avissi) traduisent bien les principales préoccupations du groupe : l'enfance, la vie des femmes dans toutes les cultures, le respect de soi et des autres...

Les nombreux spectateurs (plus de 1 000), visiblement sous le charme, ont vibré au fil des émotions suscitées par ces chants, culminant avec le Dio Vi Salvi Regina.


isulatine

stalucia


I MUVRINI



muvrini


ANGHJULA POTENTINI à Pigna

anghjula
Anghjula Potentini en concert à Pigna en septembre 2007

 

LO CÒR DE LA PLANA



Lo Còr de la Plana était en Paris en ce mois d'août 2008 pour une série de concerts en plein air dans la cadre de "Paris quartier d'été".

Dimanche 10 août, Butte du Chapeau Rouge (19e)

Pascale et Pierre y étaient :

cor

Le groupe marseillais a dû chanter à deux endroits différents suite à une panne de courant. Ils ont donc commencé sans sono, "en acoustique", sous l'espèce de kiosque pour finalement revenir pour 3 morceaux sur la scène avec décibels et déclenchement de farandole. La fête quoi !

manu

Et ils sont toujours aussi bien calés et aussi pêchus...

Jeudi 14 août, Parc de Belleville (20e)

C'était le tour d'Anne Marie et Jean-Claude pour ce dernier concert de la série.

belleville

Un cadre magnifique, un petit amphithéatre sur les hauteurs de Belleville surplombant Paris, et du soleil (un miracle, une pluie battante a commencé à tomber quand nous quittions le Parc après le concert).

Dès les réglages, on est pris par la musique.

manu

Enfin le concert commence avec Nau gojatas à Castelnau, doucement d'abord, puis de plus en plus vite.

Deux couples dansent déjà devant la scène.

danse

Puis nos trépidants chanteurs poursuivent avec Bozin, Tant Deman, Feniant e gromand, Jorns de maiCondés (devant deux policiers impavides, probablement non occitanophones) et d'autres dont je n'ai pas retenu les titres, jusqu'à la farandole finale.

cor

Le public insiste, l'ambiance est super, alors ils nous rechantent encore trois titres, Lèva ti dou mitan, Fanfarnèta, La Noviota, avant de regagner leur tente.

farandole

Extrait vidéo :

Une très bonne soirée (avant l'arrivée de la pluie) !

pluie


CANTICELLO

canticello himo


Laetitia Himo, jeune et déjà célèbre violoncelliste d'origine bastiaise, est l'initiatrice et la directrice artistique du projet Canticello, qui a été présenté le 26 septembre 2008 à Bonifacio et le 27 septembre à Biguglia.


Trois articles de presse à télécharger :

Corse Matin du 24 septembre 2008
Corse Matin du 28 septembre 2008
Corse Matin du 29 septembre 2008


separateur

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