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Paesi è pievi

Villages et microrégions
Dernière mise à jour : 27/09/2016

Vous êtes ici : Corse/Villages et microrégions

Altagène (Altaghjè)
Aregno (Aregnu)
Bastelica
Belgodère (Belgudè)
Bonifacio (Bunifaziu)
Calenzana (Calinzana)
Calvi
Carbini
Cargiaca (Carghjaca)
Cassano (Cassanu)
Catteri (I Cateri)
Corbara (Curbara)
Costa
Feliceto (Fulicetu)
Fozzano (Fuzzà)
Grossa
Lama
Loreto di Tallano (Laretu di Taddà)
Levie (Livia)
Lunghignano (Lugignanu)
Lumio (Lumiu)
Manso (Mansu)
Mela
Montegrosso (Montegrossu)
Montemaggiore (Montemaiò)
Muna
Muro (Muru)
Occi (Oggi)
Occhiatana
Olmeto
Palasca
Pietralba (Petralba)
Pigna
Propriano (Prupià)
Occhiatana
Quenza
San Gavinu di Carbini
Sant'Antonino (Sant'Antuninu)
Sartè (Sartène)
Serra di Scopamène (A Sarra di Scupamena)
Sollacaro (Suddacarò)
Speloncato (Spiloncatu)
Ste Lucie de Tallano (Santa Lucia di Taddà)
Sta Maria Figaniella
Sorbollano (Surbuddà)
Olmiccia (Ulmiccia)
Urtaca
Ville di Paraso
Zilia (Ziglia)
Zonza
Zoza


                                                                                                               

                                                                                                               

                                                                                                               

                                                                                                               
                                                                                

La branche maternelle de notre famille étant originaire de Sartène, je me devais de commencer cette rubrique par "la plus corse des villes corses", selon Mérimée.

Sartè (Sartène)

sarte

La commune de Sartène, sous-préfecture, chef-lieu d'arrondissement et "Ville d'art et d'histoire" est la plus grande commune de Corse et l'une des plus vastes de France, puisqu'elle s'étend sur 20 000 hectares, entre Rizzanese et Ortolo.

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Suddacarò (Sollacaro)

Au pied du col de Celaccia, Sollacaro est le berceau de notre famille paternelle. Ce village, qui a sur son territoire deux sites préhistoriques de premier plan, Filitosa et Calanchi-Sapara Alta, se compose de plusieurs quartiers : Panconu, Livisanu, i Torri, Casanova, A Teppa, Amedina, Lomellino, Poggionovo et Mezzu in Sù.

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Santa Lucia di Taddà (Ste Lucie de Tallano)

Situé à 460 mètres d'altitude, au milieu d'oliveraies, le village de Santa Lucia di Tallà fut la capitale féodale de la Rocca et de la pieve de Tallano (ou Attallà). Elle fut mise à sac par les Barbaresques en 1583. Ce village est étonnant par l’ensemble architectural que forment les hautes maisons de granit organisées en ruelles étroites. Le quartier de Cudetta (la colline), noyau primitif du village abrite la tour de défense, A Casa Turra, datée du XVIe siècle, qui est classée monument historique. Au centre du village, A piazza di l’Olmu, était autrefois le jardin du curé. On y trouve une imposante fontaine du XIXe siècle et le monument aux morts dont le socle est constitué de diorite orbiculaire.

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Livia (Levie)

Cette vaste commune s'étire sur une longueur de 17 km, entre la vallée du Rizzanese et le Pianu de Levie au nord, et la montagne de Cagna au Sud. Elle se définit de nos jours comme le centre administratif de l'Alta Rocca.
Né au XVe siècle du rassemblement de plusieurs villages, Levie en garde, aujourd'hui encore, des quartiers bien définis où se trouvent des bâtisses à l'architecture remarquable : Santa Cruci, au sud, A Sorba, U Casonu à l'ouest, Castaldaccia, Insuritu, Pantanu au nord, Ulmiccia et A Navaghja à l'est.
Comme tout l'intérieur de l'île, la seconde moitié du XXe siècle a marqué un net ralentissement de l'activité de la micro région et du village. Aujourd'hui, l'amélioration du réseau routier et des moyens de communication ont permis d'enrayer la baisse démographique.

Levie abrite le Musée de l'Alta Rocca.

levie

Zonza

Véritable carrefour de l’Alta Rocca, la commune de Zonza se singularise par une partie montagneuse qui égale en richesse la partie maritime. Elle est un lieu de villégiature apprécié pour ses hôtels et ses restaurants.
Construite en terrasse peu à peu depuis le XVIIe siècle, c’est en hauteur que l’on trouve ses plus vieilles maisons de granit, bâties sur des blocs rocheux qui dominent la vallée de l’Asinao au milieu des châtaigniers, des pins et des chênes verts. L’église Santa Maria Assunta, de style néogothique, est bien différente de l’ancienne paroisse locale : San Cesario, dont on voit encore les ruines à 800 mètres du village. La chapelle romane Santa Barbara paraît plus ancienne.
Au nord, les aiguilles de Bavella composent un étonnant site de haute montagne. Un arrêt au col permet d’admirer la couleur changeante des grandes murailles rocheuses émergeant des pins laricio, et l’âpreté du paysage. Un sentier permet aussi de rejoindre en une heure le Col de Velacu. Au sud-est, vous atteindrez l’Ospedale en traversant la forêt domaniale. Une piste conduit aux bergeries du plateau de Luviu, témoins des transhumances d’autrefois qui empruntaient la vallée de Cavu.
Au Col d’Illarata, un point de vue fantastique vous permettra d’apercevoir par temps clair, le Golfe de Porto-Vecchio et la
vallée de l’Ortolo.
Zonza possède une façade maritime très prisée. Situé à 2 km de Sainte Lucie de Porto-Vecchio, le golfe de Pinarellu abrite de longues plages de sable blanc bordées de généreuses pinèdes.

San Gavinu di Carbini

San Gavinu di Carbini est une vaste commune qui s'étend de la plaine à la montagne où l'on trouve San Gavinu et les hameaux : Gualdariccio, Giglio, Sapara Maiò dans un environnement de forêts de chênes verts et de châtaigniers et, en plaine littorale, les hameaux de Gialla, Arragio et Ribba, liés par plusieurs siècles de transhumance.
éparpillé sur une vaste colline boisée, San Gavinu renferme de vieilles maisons en granit du XVIIe siècle.
De nombreuses curiosités composent le territoire de San Gavino : Le menhir et l'abri-sous-roche de Paccionitoli, la cascade du barrage de l'Ospedale...
Sur le Pianu Di I Stantari, subsistent plusieurs restes d'alignements de menhirs. Le site préhistorique du Casteddu Saliseu fut utilisé par les seigneurs Biancolacci pour s'y fortifier vers l'an 1 000 jusqu'au XIVe siècle. L'église paroissiale d'origine romane possède des particularités dont certaines restent encore énigmatiques. Le casteddu d’Araghju présente l’aspect d’une enceinte circulaire fortifiée de 40 mètres de diamètre.

Carbini

Carbini, qui occupe le haut bassin du Fiumicicoli, est composé d’un ensemble de collines assez verdoyantes dominées au Sud par la Punta di a Vacca Morta et son contrefort d’Accinto. En arrivant par la route de Sotta, vous rencontrerez les hameaux récents de Foce d’Olmo, de Noci, puis d’Orone.
Au cours de son histoire, le village a beaucoup souffert : il fut entièrement rasé lors des incursions barbaresques et fut au cœur de la sanglante croisade contre les Giovannali, un mouvement religieux réprimé au XIVe siècle.
L’église pisane de Carbini comporte une nef unique, flanquée d’un campanile isolé au nord-est de l’abside. Une seconde église de même style mais plus petite, dédiée à San Quilico existait à côté de San Giovanni. On en voit les vestiges au sol.
Selon la tradition locale, le campanile de San Giovanni serait l’œuvre de Maestro Maternato, l’architecte pisan qui réalisa le pont du Rizzanese.

Carghjaca (Cargiaca)

Situé à l’extrême nord-ouest du Tallanais, le village est bâti sur les flancs d’une vallée encaissée où le Rizzanese se resserre en gorge, donnant au relief des formes accidentées.
Le territoire, à la limite des anciennes pièves de Tallano et de Scopamena, présente des signes d’une certaine prospérité faite de l’exploitation des oliviers et de jardins aménagés sur de riches terres alluviales. Les maisons basses d’origine pastorale alternent le long de la route avec des "Casone" aux façades ornées de corniches, corbeaux, linteaux et balcons. En bas du village, les fondations de plusieurs maisons semblent dater du XVe siècle.
À l’est du village se dresse un rocher où, suivant la tradition, s’élevait un château nommé Castellu Della Rocca. La magnifique église paroissiale, restaurée au XVII e siècle, est dédiée à l’Apôtre San Paolo. Elle possède un élégant et haut clocher latéral à lanternon aux pierres de granit appareillées avec soin.
Le cimetière, situé au sommet d’une longue crête, offre un vaste panorama.
Au nord de celui-ci, le hameau de Zizzi devrait son nom au général Zizzoli qui, lors d’une bataille, y aurait enfoui un trésor.

Laretu di Taddà (Loreto di Tallano)

Formant la partie occidentale de la piève de Tallano, cette petite commune s’allonge sur 6 km entre la rive droite du Rizzanese et les pentes des petites montagnes qui délimitent le Tallanais et le bassin du Baracci correspondant à l'ancienne piève appelée Petite Rocca.
Au centre du territoire communal, le lieu-dit Muratu semble être un site romain. Plus au nord, en haut du vallon de Giaga, près de la limite communale avec Fozzano, il existait un village nommé Altanaggia, protégé par un château bâti au sommet de la Punta D’Arghja Vecchia qui, du haut de ses 670 mètres, offre un panorama intéressant sur toute la commune.
Le centre de l’agglomération est composé de très anciennes maisons typiques, la plus ancienne datant certainement du Moyen-Âge. La plupart d’entre elles sont dotées de magnifiques linteaux, de porches élégants, de voûtes et de splendides portes.
L’église Santu Pietru, construite au début du siècle, remplace un édifice médiéval situé jadis au centre du cimetière qui possède une nef soutenue par six colonnes en pierre de taille de 2 m 50 de haut.
De Loreto, un sentier permet de rallier à pied Tallano. On franchit le Rizzanese par le Pont de Piombatu, formé de deux passerelles soutenues par une pile de pierre.

Mela

Appelé traditionnellement Mela-di-Tallano, le village s’étire en longueur du nord au sud, sur une éminence.
Le point haut, au nord, surplombe des petites montagnes boisées de chênes et de maquis. C’est un bel environnement verdoyant de pâturages et de cultures en terrasses qui compose ses abords.
Ce petit territoire est coupé au centre par la vallée du Fiumicicoli. Le hameau de Foce di Mela, aux constructions étagées est situé à une vingtaine de kilomètres du village par la route contre 2 Km à vol d’oiseau.
Le village est constitué de quelques belles maisons anciennes de granit. L’église paroissiale présente un petit clocher carré surmonté d’un lanternon. Dans le petit cimetière, en léger contrebas de la route, apparaît le bas des murs des vestiges de l’ancienne église romane Santa-Maria-Assunta. Pas plus hauts que les herbes au printemps, ils permettent de visauliser le plan et les dimensions de l'édific.

Sur la place du village, les mains expertes de Stéphane Deguilhem ont transformé un orme mort en un cheval de 2,50 mètres de haut !

Ulmiccia (Olmiccia)

Cette commune formant la partie sud-ouest de la piève de Tallano, occupe la rive gauche de la moyenne vallée du Rizzanese. Son territoire, tout en longueur, est constitué d’une plaine où, depuis près de deux siècles, la vigne occupe environ 35 hectares.
Entouré de belles oliveraies, ce village est bâti à flanc de coteau entre 330 et 380 mètres d’altitude.
À 800 mètres au sud-ouest du village d’Olmiccia, près du sommet d’une de ses collines, existait le village de Frassetu, ruiné au XVIe siècle. Les cabanes de berger qui l’ont remplacé bénéficient d’un magnifique panorama.
Les différents quartiers sont nommés : Cori Vecchju, Cori Di Ghjaddu, Ribba Tortone.
L’église Sant’Ippolito e San Cassianu, sanctuaire roman élevé au XIVe siècle a été réaménagée en 1896. Autrefois, la commune possédait 4 moulins, l’un d’entre eux, le “Risé”, fermé vers 1950, utilisait les eaux du Rizzanese.

A Sarra di Scupamena (Serra di Scopamene)

Le territoire communal s’étend tout en longueur et propose une très grande diversité de reliefs et de paysages.
Au sud, il se développe au-delà du Rizzanese qui arrose la commune, au nord à une quinzaine de kilomètres, il renferme la haute et étroite vallée du Codi. L’intersection des deux cours d’eau formera la retenue du barrage. Le village de Serra comporte trois hameaux, celui d’Acqua Fritta, de Vangonu et celui de Chiesa. Tous trois renferment de belles maisons en granit, d’architecture altière.
Le moulin situé à l’entrée du village offre un excellent témoignage du passé castanéicole de la région. Le quartier de Chiesa, qui constituait le village jusqu’au XIIIe siècle et renferme l’église San Niculao, offre un vaste panorama sur la vallée du Rizzanese. L’église est dotée d’un clocher carré à créneaux et d’une façade honorant Saint-François d’Assise par des scènes de sa vie en fer forgé. Elle possède aussi un bénitier en marbre en forme de calice datant de 1677, une statue de Saint Antoine en marbre blanc et six vitraux représentant St Nicolas, une Vierge à l’enfant, St Pierre, St Joseph et St Jacques. Face au village, se trouve la Punta di Cuciurpula (1 164 m) connue pour son casteddu du 13-16e siècle qui a fait sa renommée. Ce sommet granitique aux trois pointes, très caractéristiques dans le paysage avec ses amas de blocs, ses tafoni, ses abris sous roche, ses charbonnières qui attestent vraisemblablement de l’occupation de ce site par les hommes préhistoriques et plus récemment par les éleveurs et les résistants.

Surbuddà (Sorbollano)

Le village est bâti sur le flanc d’un coteau bien orienté au midi. Il se compose de 9 quartiers : Casi Subrani, Costa Di Soli, Valdarello, Matelot, Poghju, Chedi Anghjulellu, Chedi Filippi, Chedi Bartolo et Chedi Petru portent les patronymes des premiers habitants.
Au sud et en dessous de l’église, le quartier médiéval de Contra Paisolu renferme les plus anciennes maisons du village.
L’église paroissiale Sant’Andrea est dotée d’un haut clocher et remplace un ancien édifice roman de taille plus modeste. La tradition nous conte que celle-ci aurait dû être construite en dehors du village, et qu’un soir, des boeufs auraient porté les pierres au centre du village, à son emplacement actuel.
La fontaine de granite blanc est très élégante. De merveilleuses terrasses sont couvertes de jardins potagers. Cette verdoyante commune, composée de collines entrecoupées de nombreux vallons, est dominée au nord par plusieurs sites accidentés.
Elle renferme également une route sinueuse s’élevant parfois en corniche au-dessus du Rizzanese et du Codi. De nombreux sentiers bien tracés vous permettront de parcourir les paysages de ce beau village.

Zoza

Ce village construit à flanc de coteau présente la particularité d’être face au nord. L’environnement montagneux, bien que modeste réduit sensiblement en hiver l’ensoleillement du village.
Au sud-ouest de la commune, un piton de 455 mètres nommé Punta Di Casteddu doit son nom à une ancienne tour carrée dont on voit encore les fondations. Les différents quartiers de Zoza, nommés Mezza In Su ou Mezza In Ghjo, Correntino, Poggiolo, Mezza In Sopra, Pretrajolo et Chjerchiaja, abritent de grandes et superbes maisons qui présentent les variantes de la région allant du simple casseddu aménagé en résidence d’été à la maison de maître crépie avec des balcons en passant par l’étroite demeure en forme de tour. L’église Santa Margherita, avec son élégant campanile latéral, élancé et ajouré, domine les jardins en terrasses.
En venant de Santa Lucia, à l’entrée ouest du village, une croix en bois assez imposante vous accueille. Celle-ci offerte par un artisan local, surprend par la présence d’outils suspendus (tenailles, marteau, échelle, clou...), lesquels évoquent la passion du Christ.
Au nord-est du village, vous pourrez descendre à pied au Ponti Vecchju qui franchit le Rizzanese. Vous y découvrirez en amont du pont une belle cascade et en aval deux piscines naturelles.

Fuzzà (Fozzano)

Fozzano est un village au cachet particulier, avec une architecture homogène, où les vestiges du Moyen-Âge sont nombreux. Les imposants murs de granit des deux maisons fortifiées furent les témoins de la célèbre vendetta qui opposa le clan des Durazzo (du quartier du haut) à celui des Carabelli (du quartier du bas). Colomba Carabelli inspira Prosper Mérimée pour son roman "Colomba".

La commune prend dès le XVème siècle une position importante dans la vallée de Tavaria, et jusqu’à Campomoro.
  
A ne pas manquer :
- L’église de l’Annonciation et sa chapelle datant du XVIIème siècle qui abritent de très belles fresques,
- L’atelier de fabrication d’objets en bois du maquis,
- Le moulin, situé sur le sentier du patrimoine, il était utilisé autrefois pour faire de l’huile d’olive ou encore moudre la châtaigne pour en faire de la farine. C’est à la fin des années 1940, que la production s’est arrêtée. Remis en état, le moulin a été converti en salle d’exposition.
- Le séchoir à châtaignes
- La fontaine
- Le lavoir.

Prupià (Propriano)

prupia

Peuplée d’environ 3 200 habitants, cette commune dépasse les 20 000 âmes en été.
Protégé des vents dominants d’ouest, son plan d’eau semble avoir été fréquenté dès l’époque romaine. De nombreuses monnaies, vestiges d’habitations ou sépultures mises au jour, laissent à penser que cette bourgade antique pourrait être Pauca, positionnée sur la carte de Ptolémée au IIème siècle de notre ère.
Sur l'actuel territoire de la commune, des communautés grecques, romaines, pisanes et turques se sont installées.

Au début du XVIème siècle, cette modeste escale (dépendante de la Piève de Fozzano), vide d’habitations et d’habitants pour cause d’insécurité barbaresque accueillait les navires bonifaciens ou ajacciens venus charger le blé, l’orge et l’huile de la plaine di A Varia (aujourd’hui nommé Tavaria).
Le 12 juin 1564, deux navires venant de Provence débarquent ici, avec à leurs bords Sampiero Corso et 70 de ses compagnons, désireux d’enlever la Corse aux Génois.
Vers 1767, à la demande de Pasquale Paoli, on élève une importante tour, Torra Nova, utile à la défense de cette portion du littoral.
Puis Propriano va accélérer son développement, entre 1838 et 1845, avec la construction d’une première jetée de 150 m sur les rochers de Scogliu Longu.

Le développement de l’axe routier d’Ajaccio vers tout le sud de l’île permettra au port de Propriano de supplanter peu à peu celui de Tizzano.
Désenclavée, la cité obtient le 28 juin 1860, par la grâce de Napoléon III, sa séparation d’avec Fozzano et son autonomie communale.

Avec son port de commerce comprenant deux jetées et un quai accostable, elle devient à la fin du XIXème siècle un point de liaison pour les bateaux à vapeur. Avec le développement touristique de la fin des années 50, la cité du Valinco avec ses plages, ses criques, ses loisirs, devient une station balnéaire de renom.

Le blason de la ville : « Au premier d'argent à la tour soudée d'or, au second d'azur au poisson d'argent renversé en pal ; à la vergette de gueules brochant sur la partition. »

Grossa

A Grossa, hospitalité rime avec convivialité au quotidien

Publié le mercredi 22 août 2012

Chaque été, Grossa s'offre un bain de jouvence avec le retour des enfants du village. Mais, l'esprit festif, les Grossétains le cultivent toute l'année.

Dernière étape dans le Sartenais-Valinco-Alta Rocca de cette tournée estivale 2012. Et quelle étape ! À Grossa, la convivialité n'est pas un vain mot. La commune avait mis les petits plats dans les grands pour recevoir l'équipe deCorse-Matin.

Un accueil à l'image des habitants : chaleureux. Et pantagruélique avec un magnifique et savoureux buffet offert par la municipalité sur la place de l'église pour accompagner l'apéro de notre partenaire, Pastis 51. On l'affirme, la barre a été mise très haut pour les suivants…

Le maire, Patrick Fouquet, était un peu stressé. Résultat d'une belle unité dans le village, tous les Grossitains étaient mobilisés, fier de montrer ses richesses, sa belle solidarité et son sens de l'accueil. À Grossa, on n'est peut-être pas très nombreux l'hiver (une cinquantaine de résidents) permanents, mais le dynamisme est au rendez-vous. Pour preuve pas moins de quatre associations sur cette petite commune de 18 km2, enclavée entre Sartène, Propriano, Foce-Bilia et Campomoro.

C'est qu'ici toutes les occasions sont bonnes pour se retrouver et faire la fête… Comité des fêtes justement et Grossa in Festa ne manquent pas de rythmer l'été... comme l'hiver. Il n'est pas rare hors saison de trouver des tablées d'une vingtaine de convives. Lundi encore, 110 gourmands, toutes générations confondues, dégustaient ensemble le veau aux olives ! Grossa reprend petit à petit vie ; celle qui l'avait un peu quittée. Et ils sont déjà quelques-uns à avoir fait le choix de se réinstaller au village. Comme ce couple aux carrières bien remplies à Paris. Monsieur est devenu cantonnier ; madame travaille à l'école maternelle de Sartène. Des installations que la mairie espère faciliter avec l'aménagement de quatre logements sociaux dans l'ancien presbytère. La carte communale, nouvelle mouture, a également eu pour conséquence le dépôt de cinq permis de construire.

Et le programme de rénovation routière du CG2A devrait permettre de sécuriser le réseau autour de la commune pour des facilités de travail dans la microrégion. Et la commune affirme son attachement à la petite agence postale… « Il manque quelques commerces aujourd'hui…» Mais déjà, les périodes « vides » rétrécissent, avec un village rempli de mai à fin octobre et à chaque vacances… Quelques blancs à combler donc. Avec son sens de l'hospitalité, Grossa ne peut qu'attirer. Y compris les agriculteurs qui attendent avec impatience l'irrigation de la vallée de Conca.

Ulmetu (Olmeto)

Perché à 340 m sur le flanc de la Punta di u Buturetu, Olmeto est divisée entre le village et le littoral.

Olmeto, un village à deux visages à l'ombre des oliviers

Publié le dimanche 19 août 2012

olmeto

Pause fraîcheur en cette matinée de chaleur caniculaire pour la jeunesse d'Olmeto, village qui compte 1 210 habitants répartis entre le bourg et le littoral.

La chaleur était déjà accablante en milieu de matinée, mais les habitants d'Olmeto ont souhaité venir nombreux pour vanter ce bourg aux trésors méconnus. D'Olmeto, on ne retient, hélas, trop souvent que pour les interminables attentes aux feux tricolores. Et pourtant, c'est un village qui mérite que l'on s'y attarde pour en découvrir toutes les richesses.

Le territoire communal s'étend sur 4 300 hectares, du rivage à 1 000 mètres d'altitude. D'un côté, le bourg et ses maisons en pierre, ses escaliers, ses ruelles voûtées et son église Sainte-Marie, entièrement restaurée l'an dernier. De l'autre, la façade littorale, qui court sur 18 km, s'est développée depuis les années 1970 pour devenir une station balnéaire très fréquentée pendant la saison estivale. Hôtels, campings, résidences, restaurants, bars, s'y sont implantés et assurent une activité économique saisonnière.« Une grande partie de la vie s'est déplacée sur la côte nord du Valinco. Des foyers s'y sont installés, mais nous avons du mal à faire monter ces habitants dans le bourg », regrette le premier adjoint, Jean Nicolaï. Qui soutient toutefois le développement économique sur la côte. « Le village offre peu de possibilités de développement, notamment à cause du relief ».

Mais le bourg n'est pas pour autant déserté. Épiceries, boulangeries, bars, salon de coiffure… L'école accueille une centaine d'élèves, la crèche, ouverte depuis 2009, s'occupe de 45 bambins et l'église reste très fréquentée lors des fêtes religieuses.

Le village tente de renouer avec sa tradition oléicole qui a fait sa renommée au début du XXe siècle. Jusqu'à dix-huit moulins étaient en activité et l'huile d'olive olmettaise était très prisée. Depuis quelques années, des oliveraies ont été réhabilitées par une quinzaine de producteurs. « Seuls 10 % des vergers sont exploités, regrette Dominique Filoni, oléiculteur. Le village a toujours été oléicole, mais petit à petit, on y revient ». La circulation reste le point noir. En attendant la déviation, un parking sera construit au centre du village pour restaurer le double sens des voitures sur la voie principale.

Olmeto est confronté à cette équation qui concerne tant de villages en Corse : allier développement économique et préservation des terres, tourisme et agriculture. Et être attractif pour maintenir les habitants sur le territoire communal tout en attirant de nouveaux foyers.

fuzza

Sta Maria Ficaniedda

Sta Maria Figaniella (Ficaniedda dans l'orthographe locale) ocupe un territoire comprenant le nord-est de l'ancienne pieve de Vighjanu et la partie haute de la vallée du Baracci. Le hameau de Ficaniedda, entre Sta Maria et Fozzano, est célèbre pour son église du XIIe siècle. Au nord, après le hameau des Giacomoni (Vadde d'Alzu), la route atteint le col de Siu.

Quenza

Quenza s’étale sur un important territoire. À l’ouest le plateau du Cuscionu, coupé de petites vallées, au nord et à l’est de hauts sommets dont la chaîne de Bavella et ses célèbres Aiguilles de granit rouge, au nord-ouest l’Incudine.
De nombreux cours d’eau torrentiels, fontaines et sources drainent des paysages grandioses. C’est une nature variée et sauvage qui reçoit nombre de randonneurs et de montagnards.
La forêt de Bavella comporte de superbes peuplements de et chêne-vert et accueille une réserve de mouflons, tandis que le plateau du Cuscionu qui recevait de nombreux bergers venus transhumer, abrite un parc à cerfs.
Le village regroupe des maisons de pierre au cachet très particulier, comme la maison du XVIe siècle avec son piumbatoghu sur le pignon, la tour de défense de la même époque ou le château Florentin avec sa tour crénelée. En contrebas du village, la chapelle romane Santa Maria, datée de l’An Mille est classée monument historique. L’église paroissiale St Georges présente en façade quelques blocs de serpentine verte d’origine romane.

Quenza, la terre des Seigneurs privilégie le naturel

Corse Matin, 20 août 2012

quenza

Quenza, un paradis au cœur de 10 000 ha d'une nature grandiose.

Dès neuf heures, sous un soleil déjà ardent, jeunes et moins jeunes étaient tous sur le pont, ou plutôt sur la place de l'église pour une journée chaleureuse. Les chasseurs rentraient d'une battue fructueuse. Une ambiance idyllique pour un village où le sens de la fête n'est pas un vain mot.

Les générations passées se souviennent d'ailleurs de la discothèque où venait danser tout l'Alta-Rocca. Elle a disparu, mais l'esprit est resté ; celui d'une convivialité contagieuse. Visiblement heureux de se retrouver, les habitants ne manquent pas d'enthousiasme quand il s'agit de mettre en avant les charmes de leur village…

Et de charme, cette magnifique commune de la terre des Seigneurs n'en manque pas. Avec un véritable cadeau des dieux, ce patrimoine naturel inestimable que le maire, Antoine-Sylvestre Pietri aimerait tant mettre en valeur. Car si du point de vue architectural et du patrimoine religieux notamment, Quenza a été gâtée, ses 10 000 hectares de superficie, domaine de chasse majestueux, englobant les plus beaux sites de Corse avec le massif de Bavella et le plateau du Cuscionu sont un luxe naturel. « Et ce qui nous tient vraiment à cœur c'est le développement d'une vraie dynamique autour des sports nature, comme le ski de fond, les raquettes et randonnées, sur le plateau. Pour qu'il revive. Dans les années 60, l'ambiance était phénoménale… La structure refinancée est désormais ouverte, pour l'instant avec un agent du PNRC, mais il y a un vrai potentiel à mettre en avant, en préservant des emplois locaux ».

Un rêve pour le maire qui serait évidemment un complément économique pour les 150 habitants vivant à l'année sur la commune. Village déjà dynamique avec pas moins de trois sociétés de TP, un commerce à l'année, un hôtel renommé et plusieurs bars et restaurants, gîte, un atelier de sculpture etc. Plusieurs éleveurs perpétuent la tradition avec une charcuterie savoureuse notamment. Le premier parc à cerfs pour la reproduction est aussi sur la commune… « Nous voulons faire rayonner tout ce potentiel… »

La commune qui possède désormais sa nouvelle station d'épuration et travaille à son réseau d'assainissement, peaufine ainsi également ses atours avec une réfection prochaine de ses deux lavoirs et quatre fontaines… Des projets à la hauteur de toutes ces richesses qui font Quenza. Avec la plus belle, celle du cœur de ses habitants.

Altaghjè (Altagene)

Le territoire d'Altaghjè occupe les collines de la haute vallée du ruisseau de Piève, affluent du Rizzanese, et le massif montagneux du Sarradò culminant à 1033 mètres.
Composé de différents quartiers, Casanova, Foce, Manchianu, Parata, Piantuleddu, ce petit village en bout de route appartient historiquement à la Piève de Tallano.
Paysage humanisé de vergers, d'oliviers, et de champs en terrasses avec jardins toujours bien entretenus.
La commune permet de sympathiques ballades : on peut emprunter le chemin quittant Altagène par le nord et se promener sur 3 km en direction de Serra di Scopamena pour profiter d'un intéressant panorama sur le village voisin de Zoza et sur le Rizzanese. Au nord-est, en hauteur, se trouve le quartier de Casanova au départ duquel on accède au plateau de Sarradò.
Au sud-est de la Commune, le lieu-dit “Presa Tusia” est le site d’un village fondé au cinquième millénaire avant Jésus-Christ par une communauté agropastorale. On y observe la présence d'une allée mégalithique non couverte ainsi que celle d'un menhir.

Altagène, l'esprit d'un village de l'intérieur, ouvert à tous

Publié le mardi 14 août 2012

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Altagène, un village en bout de route, mais un terrain de jeu grandeur nature pour les petits.

Historiquement, Altagène est rattaché à la pieve de Tallano… Mais attention, le petit village de l'intérieur ne doit pas pour autant être associé à un des hameaux du gros bourg de Sainte-Lucie. Son territoire, 5 km2, occupe les collines de la haute vallée du ruisseau de Pieve, affluent du Rizzanese et le massif montagneux de Sarrado, culminant à 1 033 m d'altitude. Un village, perché à 620 m d'altitude, bordé par la nature et découpé en cinq quartiers (Parata, Piantuleddu, Casanova, Foce, Manchianu) que l'on trouve en bout de route… Ici, on ne fait pas pour autant la résistance comme dans Astérix et les villages de Gaulois, mais, sans querelle de clochers, on cultive sa différence, celle d'un village de l'intérieur. Un village de l'Alta-Rocca dans toute son identité particulière. Une identité qui fait la part belle à la convivialité et à l'hospitalité : un vrai village de l'intérieur ouvert sur l'extérieur. « L'esprit corse avant tout », insistent les habitants.

Altagène c'est une cinquantaine d'habitants en hiver, multiplié par six l'été avec le retour des enfants du village. On est loin de la période de l'après-guerre où la commune a abrité jusqu'à six cents personnes, deux ou trois « cantines » et même un tribunal d'instance… Jusque dans les années 60, une école accueillait une quarantaine d'élèves….

Mais on est également loin de la dizaine de personnes seulement qui peuplaient Altagène à la fin des années 80. « Quand je suis arrivé à la mairie en 1995, nous étions moins d'une vingtaine. Depuis des familles se sont installées. Un commerce saisonnier de mai à octobre, un kiné, un agriculteur… Et il y a des demandes en attente pour des installations. L'an dernier, il y avait pas loin de 14 gamins scolarisés, on aurait presque pu rouvrir une école », indique le maire, Toussaint-François Simonpietri, également vice-président de la communauté des communes de l'Alta-Rocca. Un projet de lotissement est d'ailleurs en cours. Tout comme celui de l'assainissement avec des raccordements faits sur la station d'épuration de Tallano.

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Deux communes aux destins liés tout de même… Altagène s'adossant à Tallano pour se développer. « Une légende dit que la chapelle Saint-Jean, construite sur le territoire d'Altagène, a été détruite dans la nuit pour être reconstruite sur celui de Tallano… On est proches, on avance de concert, chacun avec nos atouts ».Et ceux d'Altagène ne sont pas négligeables, surtout pour une commune relativement petite. On y fait de la réhabilitation du bâti ancien, du lavoir il y a six ans. Un plateau d'estive a vu l'installation d'un groupement pastoral, avec une bergerie, il y a deux ans et un producteur de fromage… En toute simplicité, sur ses valeurs, Altagène renaît… En bout de route géographiquement, le village a le potentiel pour que son développement ne soit pas, lui, en cul-de-sac… Et toutes les cartes n'ont pas encore été jouées !

Bunifaziu (Bonifacio)

La ville de Bunifaziu est située à l'extrême sud de la Corse. La Sardaigne n'est qu'à 14 km, distance qui constitue le détroit de Bonifacio. La ville est bâtie sur une presqu'île d'environ 1500 m de longueur sur 200 m de largeur, rattachée à la terre par l'isthme de Saint Roch. La ville est scindée en trois parties : La Haute Ville, La Marine et les alentours (la campagne).
La Haute-Ville a été conçue sur la presqu'île de calcaire et de nombreuses habitations surplombent les falaises.

La haute ville

Bonifacio, la Cité des falaises est entourée de fortifications qui ont protégé au fil des siècles la haute ville des attaques des assaillants.

Pour accéder à la citadelle de Bonifacio depuis le port, deux possibilités s'offrent aux visiteurs par les anciens pont-levis. Par la route ou à pied par la montée Rastello puis la montée Saint Roch, les visiteurs atteignent le pont-levis de la Porte de Gênes, construit en 1588.

La haute ville offre des points de vue imprenables sur les falaises de calcaire rongées par la mer, le "Grain de Sable", les bouches de Bonifacio et la Sardaigne juste en face. 

A travers les ruelles étroites surplombées de nombreux aqueducs, les hautes maisons aux façades blanches se dressent à l'infini et nous plongent dans les vestiges d'un passé millénaire. En période de siège, les aqueducs servaient à recueillir et à acheminer les eaux de pluie vers la Cisterna, la réserve en eau potable.

Plusieurs églises parmi lesquelles Sainte Marie Majeure, principal et plus ancien édifice de Bonifacio, Saint Dominique, Saint François ou Saint Jean-Baptiste témoignent de la profonde piété des bonifaciens, toujours présente lors des processions religieuses des différentes confréries pendant la semaine Sainte.

La Maison du Podestat, ancienne demeure qui représentait l'autorité de la république de Gênes dans la ville, la Maison qui hébergea Bonaparte en 1793 dans la rue des Deux Empereurs, Charles Quint et Napoléon Bonaparte, les couvents, les phares ... nombreux sont les monuments à visiter.

L’Escalier du Roy d’Aragon, visible depuis la mer est situé à l’extrémité sud du promontoire, les Jardins de Carotolla, les arches de l'Archivolto ... sont autant de lieux à découvrir.

La Marine dispose d'un port de commerce hébergeant les plaisanciers et permettant d'accueillir de nombreux bateaux. On peut notamment embarquer pour les îles Lavezzi.

A voir sur le site :
De nombreuses promenades et randonnées autour de Bonifacio.
Et la galerie photo.

Bastelica

Bastelica ouvre en grand la porte de ses beaux quartiers

Publié le samedi 18 août 2012

Ils nous ont remis les clés. Nous ont confié leur village comme on donne son cœur. Ils nous ont remis les clés de leur fief, un bastion noble. Avec des quartiers où les habitants vivent dans des espaces ouverts les uns sur les autres.

Ils nous ont montré la route. D'un village où le patrimoine architectural scelle, à chaque détour, l'itinéraire historique d'un héros, Sampiero Corso.

Ils nous ont ouvert les portes, les habitants de Bastelica. D'un même pas. En tête, leur maire, Jean-Baptiste Giffon, premier magistrat d'un village de montagne où il faut concilier écoute et détermination. Bastelica, village perché à 800 m d'altitude, justement récompensé cette année. Honoré par le congrès national des élus de la montagne qui viendra y asseoir ses réflexions les 26 et 27 octobre prochains. 350 congressistes y sont attendus.

« Mon combat quotidien ? Maintenir les services de proximité, poste, école, services médicaux d'autant que la commune assure de multiples compétences, adduction d'eau potable, assainissement, déneigement avec le conseil général, gestion de la station de ski, action sociale… »,énumère le maire.

Mais le jeu en vaut la chandelle. Car la commune qui s'étend sur 12 500 ha possède une situation privilégiée au centre de l'île à 35 km du bassin de vie ajaccien. Centre de gravité encore plus vrai depuis la réfection en 2011 de la route qui descend le col de Scalella.

La vie du village repose sur un triptyque : agroalimentaire, tourisme, éducation. « Nous avons créé un centre d'immersion linguistique, avec des thématiques plurielles, qui servira de classe de découverte pour les écoles de Corse et sera opérationnel au premier semestre 2013 ».

En projet encore, une station d'épuration toute neuve début 2013 avec les réseaux afférents (pour un coût de 5 millions d'euros), l'élaboration d'une carte communale dès la rentrée ; de nouveaux investissements pour la station d'Ese ; la restauration de l'église.

Ils ont nous ont remis les clés, les habitants de Bastelica. Nous leur avons rendu, une fois notre visite terminée. Mais nous avons gardé un peu de leur cœur. Comme un supplément d'âme.

Aregnu (Aregno)

Le village d'Aregnu (570 hab., 930 ha), 12 km au SO de L'Île-Rousse. est surtout réputé pour son église classée de la Trinité, polychrome et ornée de fresques et de sculptures, à toit de lauzes (teghje), ainsi que pour ses vergers d'orangers et de citronniers, et pour ses amandiers (foire annuelle).

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Calinzana (Calenzana)

La commune de Calinzana est la plus étendue de Haute-Corse (183 km2). Elle s'étend jusqu'à la mer, avec la plage de Crovani et vers la montagne : les sommets de a Muvrella (2 148 m), du Capu di u Carrozzu (2 139 m), du capu Ladroncellu (2 145 m) et du Monte Corona (2 144 m) sont sur le territoire de la commune, de même que le vallon du Marzulinu. Elle comprenait même au XIXe siècle Galeria, la vallée du Fangu, Mansu et Moncale. La ville s'est développée autour du quartier de Torra. A l'extrême-nord-est, au milieu des oliviers, Santa Restituta abrite une châsse renfermant les reliques, un magnifique baptistère et une statue en bois poychrome de la "Santa".
Dans le village, la pro-cathédrale San Biasgiu a été construite entre 1691 et 1714.

Le prince Pierre, Luzzipeu et l'Argentella

Le chateau oublié d’un Bonaparte

Le pavillon Bonaparte est situé au sommet d'une petite colline surplombant la baie de Crovani. Cette maison de chasse est construite à côté de la Torra Mozza, une ancienne tour génoise ruinée située à 1 km au nord de Vignaccia. Le château fut incendié et détruit pendant la chute du Second Empire.

Construit entre 1852 et 1854 par quelques 300 hommes, il fut la résidence de Pierre-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Bonaparte, né en 1815 à Rome et mort en 1881 à Versailles, surnommé « le prince noir » ou encore « Petru di i centu cani. »
C'est en 1848 qu'il découvre la Corse dont il a été élu député. Il achète alors un terrain sur les ruines de la Torra Mozza sur lesquelles il fait construire une vaste maison utilisée dans un premier temps comme pavillon de chasse. Pierre y passe l'essentiel de son temps et y écrit une biographie poétique de Sampiero Corso et plus tard, en 1864, publie un ouvrage sur La bataille de Calenzana, rendant hommage aux habitants du canton qui votèrent pour lui lors des législatives de juin 1863. Connu pour ses frasques judiciaires aux Etats-Unis puis à Rome, il fut plusieurs fois mêlé à des meurtres, notamment celui du journaliste Victor Noir. Il fut également militaire, d’abord au côté de Santander, en Colombie, puis en Algérie où il prendra part à la bataille de Zaatcha. En 1867, il envisage de vendre sa propriété à son cousin l'Empereur Napoléon III pour la transformer en « une ferme modèle, une caserne de gendarmerie ou une autre fondation administrative ». Après la défaite de Sedan en 1870, le prince Pierre ne reverra plus la Corse. Il part en Belgique et meurt finalement en 1881 à Versailles. Ses biens sont gérés par le capitaine Bianconi, puis ses deux enfants, Roland et Jeanne, héritent de la propriété désormais inoccupée. En 1887 le Prince Roland revient sur les lieux de son enfance et publiera par la suite le récit de ce voyage qu'il dédie à son père « le prince corse ». En 1925, sa fille la princesse Georges de Grèce vend le domaine à Maître Capifali, notaire à Calenzana.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, une petite partie du château est utilisée comme école provisoire. Dans les années soixante, un petit appartement est aménagé dans la bâtisse abandonnée par des bergers qui y logent une partie de l'année. Puis dans les années soixante-dix le château est vendu à une société qui comptait en faire un complexe touristique. Aujourd'hui, le domaine agricole et le château sont à l'abandon...

Constituant l'unique façade maritime de la commune de Calenzana, Luzzipeo (primitivement Lo Cipeo) désigne l'ensemble des territoires dominant la baie de Crovani. Luzzipeo constituait le seul lieu habité de la pieve de Chiomi avant d'être rasé au XVIe siècle par les Turcs.
Son centre géographique est le lieu-dit Vignaccia, à proximité de l'ancienne église San Quìlicu (Saint-Cyr). D'architecture romane, cette ancien édifice piévan ruiné demeure en relativement bon état et est daté du XIe siècle. Le hameau le plus peuplé de l'actuel Luzzipeo est l'Argentella, minuscule station balnéaire située au fond de la baie. Les côtes de Luzzipeo s'étendent de la Revellata (qui surveille Calvi) à la Punta di Ciuttone (aux confins de la baie de Crovani et du golfe de Galéria).

L'Argentella

Les mines de plomb argentifère et de cuivre de l'Argentella sont situées au pied du Capu di l'Argentella (813 m), sur les hauteurs de Luzzipeo (communes de Calenzana et de Galéria). L'exploitation occupait les lieux-dits Bocca Bassa ; Campo Astro ; Capo di l'Argentella ; Ferragliola ; Monte Martino ; Ogliastrone ; Valle Calde.

En 1847, le site fait l'objet de plusieurs permis de recherches. De 1848 à 1851 des travaux sont effectués. Le 9 janvier 1856, la concession de l'Argentella avait une superficie de 1 091 ha. Elle est octroyée à la "Compagnie Moullet Frères". Le gisement demeure inexploité de 1857 à 1865 faute de capitaux.
À partir de 1869, démarrent les premières grandes réalisations. Elles porteront, alternativement, sur le gisement de plomb argentifère et sur le gisement de cuivre de Valle Calde.
En 1873, débute la réalisation de très importants travaux, concernant entre autres la construction le long du ruisseau de Cardiccia, d'une vaste usine destinée à l'enrichissement et au lavage du minerai et de bâtiments administratifs, l'édification d'un barrage sur le ruisseau de Chierchiu, l'aménagement du port Julia dans la baie de Crovani. Les mines ont employé jusqu'à 170 ouvriers ; elles n'en auront plus qu'une centaine entre 1875 et 1877. 30 tonnes de minerai par jour sont seulement livrées à l'usine.
Dès 1876, l'usine ne travaillera plus que quatre à cinq semaines deux fois par an. En 1878, seules 30 tonnes de minerai seront extraites. En 1886, la mine est vendue à des investisseurs anglais. La société "L'Argentella Mining Company" redémarre l'exploitation ; elle emploie près de 150 personnes parmi lesquels 80 mineurs. L'exploitation est abandonnée de 1888 à 1891. En janvier 1891 des travaux sont repris sur les secteurs d'Ogliastrone et Bocca Bassa. En 1898, le nouveau concessionnaire démantèle l'usine puis cède la concession. Plusieurs sociétés se succèdent ensuite.

Le 24 janvier 1964, la déchéance de la concession est prononcée.

Le lac de l'Argentella est un petit lac de barrage situé au sud du massif de l'Argentella. Il fut construit dans les années 1870 pour le fonctionnement des mines de plomb argentifère. Il s'agit du plus ancien lac de barrage en Corse.

Sémaphore de Cavallo

Le sémaphore de Cavallo est situé à 4 km au nord de Vignaccia sur le Capo al Cavallo. Il resta en activité entre 1810 et 1987. Il appartient depuis 2009 au Conservatoire du Littoral.

Accessible par une ancienne piste partant des environs de la Bocca Serria, le sémaphore offre du haut de ses 295 mètres d'altitude un remarquable panorama sur toute la côte du Filosorma, de la Revellata à la Scandola, ainsi que sur le massif de l'Argentella et les sommets du Filosorma (entre autres Paglia Orba, Capu Tafunatu et Capu a u Ceppu).

Torra Truccia

Torra Truccia est le nom de la tour génoise située à 1,750 km distance orthodromique au sud de l'ancien sémaphore de Cavallo. Aujourd'hui ruinée, elle est bâtie sur un piton rocheux à 301 m d'altitude, à environ 340 m de la côte. Elle faisait partie du dispositif de guet et de défense mis en place par les Génois au XVIe siècle et se trouvait en relation directe avec la Torra Mozza située à 1,5 km au sud-est, avec laquelle elle correspondait par feux. La tour est accessible par un sentier, depuis le lieu-dit Mansu, proche de la D81b.

Calvi

Un peu d'histoire

Calvi (le nom viendrait de "Calvo”, du latin "chauve", ou bien de “Sinus Casalvi” voulant dire baie, ou peut-être encore de “Cales”, ville de Campanie) s'est construit sur la Punta San Francesco, entre le golfe de la Revellata et le golfe de Calvi. C'est dans la deuxième moitié du XIIIe siècle qu'a été édifiée la Haute ville, à l'est de la Punta San Francesco. Selon la légende d'Ugo Colonna, existait au Moyen Âge « Cordovella, ville fortifiée, bâtie à l'endroit où est aujourd'hui Calvi ».

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I Cateri (Catteri)

Cerné d'oliviers et de cultures en terrasses, Cateri présente des ruelles pavées, des passages voûtés et une belle église Santa Maria Assunta dotée d'un clocher absidial à arcades et d'une haute coupole hexagonale surmontée d'un lanternon.

Curbara (Corbara)

Curbara est l'une des cinq communes du canton de L'Île-Rousse ou bassin de vie de L'Île-Rousse qui comprend les autres communes de L'Île-Rousse, Corbara, Monticello, Pigna, et Santa-Reparata-di-Balagna.

Curbara faisait partie de la piève d'Aregnu devenue pieve de Sant'Angelo jusqu'à la Révolution puis fut le chef-lieu du canton d'Ile-Rousse de 1789 à 1828.

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Fulicetu, U Fulgetu (Feliceto)

Coincé entre le barrage de Codole et les sommets du San Parteu (1 680 m) et la cima di a Forca (1 622 m), Feliceto est composé de plusieurs quartiers : Corti, Paese, Torre, E Strambulacce et Pinu. Sur la hauteur, a Falcunaghja et la "maison du bandit".

Lama

Dominé par le monte Astu (1 535 m), Lama s'est développé au 17e siècle par son immense oliveraie. Après le terrible incendie de 1971 qui ravagera 36 000 arbres souvent multi-centenaires, l'oliveraie renâit aujourd'hui. Mais Lama est surtout célèbre pour son tourisme rural de qualité et pour son festival du Film Européen.

Lumiu (Lumio) et Oggi (Occi)

Ce beau village, situé à mi-chemin entre L 'ile Rousse et Calvi, surplombe la baie de Calvi.
Il s'étale en belvédère face au golfe de Calvi, avec ses maisons à arcades et ses ruelles abruptes et voûtées. 
Au centre du village,à l'extrémité‚ d'une place surplombant la route nationale, s'élève l'Eglise St Antoine construite en 1590. Devenue trop petite pour abriter la paroisse, elle fut transformée en confrérie.   
Une nouvelle église fut construite par les villageois eux-mêmes: l'Eglise paroissiale Ste Marie.
D'un baroque dépouillé, elle date de 1800. L'actuel clocher en pierres de taille, haut de 36m, date de 1880.

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Montegrossu

Montegrossu regroupe depuis 1972 les villages de Montemaiò, Lugignani et Cassanu.

Montemaiò

Ce village et sa belle église se voient de loin, avec en fond le Monte Grosso. L'église baroque Sant'Agustinu renferme un admirable maître-autel en marbres polychromes surmontée d'une Immaculée Conception et d'un superbe tableau : La Vierge et l'Enfant remettant la couronne de roses à Santa Catarina et à San Dumenicu.
Mérimée évoque dans "Les Ames du Purgatoire" un Don Juan de Magnara né à Séville fils d'un Calvais et d'une habitante de Montemaiò...

Lugignani (Lunghignano)

A mi-pente du Capu di Bestia (804 m), ce village moyenâgeux est entouré d'oliviers. Son église San Vitu date du XVIIIe siècle. Entre le village et Montemaiò, on trouve l'église San Ranieru de style pisan.

Cassanu

Sur un promontoire à 300 m d'altitude, Cassanu renferme autour de sa place en étoile d'anciennes maisons dotées de porches.

Belgudè (Belgodère)

Entouré par les communes de Occhiatana, Palasca et Olmi-Cappella, Belgodère est situé à 38 km au Sud-Ouest de Bastia, la plus grande ville à proximité. La commune de Belgodère (Belgudè en Corse) s'étend sur 13 km² et compte 487 habitants.
Le ruisseau de Cava marque la limite avec Olmi-Cappella, juste au sud des ruines de la chapelle San Antonio à 803 m d'altitude.

Belgodère est un balcon sur la vallée du Regino, du nom du petit fleuve côtier qui l'arrose et qui a son embouchure au pied de la tour de Lozari. Sur son cours, un barrage de retenue d'eau, le lac de Codole, que se partagent les communes de Feliceto, Santa-Reparata-di-Balagna et Speloncato, permet de satisfaire les besoins en eau des agglomérations en période estivale.

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Palasca

Palasca est situé à 2 km à l'Est de Belgodère. Avec Lama, Urtaca, Pietralba et Novella, c'est l'une des cinq communes de la vallée de l'Ostriconi. Le village actuel est construit au creux de la montagne, à une altitude moyenne de 400 mètres, avec des maisons de caractère. Sa population longtemps regroupée au village même, se répartit aujourd'hui dans les hameaux de Lozari et de l'Ostriconi qui se développent rapidement en raison d'un tourisme sans cesse croissant.

Jadis, existait le village E Spelonche avec la chapelle San Giusto delle Spelonche à environ 6 km au Nord-ouest du village. Il a probablement été déserté au XVIe siècle en raison de l'épidémie de peste qui a ravagé l'île. De nos jours il n'en reste que des vestiges.

Pigna

Pigna, en corse, signifie "meule de blé", souvenir de l'époque génoise où la Balagne était une riche région agricole. Le village fut édifié par Consalvo Romano en l'an 816. Au début du XVIIIe siècle, Pigna faisait partie des seize villages qui composaient la pieve d'Aregno. Après avoir suivi le déclin du monde rural, Pigna, dans les années 60, a relevé le défi de la vie. C'est de ce petit village aux volets bleus qu'a démarré, en 1964, la Corsicada, association coopérative qui a entrepris non seulement de redonner vie aux métiers d'autrefois, mais aussi d'innover en matière artisanale. Pigna abrite une communauté d'artisans et de musiciens et compte un berger, trois agriculteurs, un potier, un graveur, un taille-doucier, un maçon, un luthier, un flûtier, un fabricant de vins arômatiques, une boutique d'artisanat et agro-alimentaire, plusieurs chambres d'hôtes, cinq restaurants, deux auberges, et l'on y dénombre aujourd'hui plus d'enfants que de vieillards.

Le village a été entièrement restauré selon les techniques anciennes que les maçons se sont réappropriées : terre glaise alliée au tuf.

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En se promenant dans les ruelles du village (observer la disposition des pavés qui assure l'évacuation de l'eau de pluie), on pourra découvrir :

L' Enclos A Vaccaghja

Cet ancien enclos pour bovidés a été transformé en auditorium de plein air de 220 places. Il est construit en terre crue stabilisée ; la scène est couverte par un dôme de 8 mètres de diamètre construit sans coffrage selon la technique nubienne. Cet enclos est l'un des derniers témoignages de l'intense activité céréalière de la Balagne.

L' Auditorium

Construit entre 1998 et 2000 en terre crue, selon les préceptes de l'architecte égyptien Hassan Fathy, cet auditorium de 110 places accueille toute l'année des concerts dédiés à la voix. Musique ancienne, musique populaire, tradition et création sont programmées par le Centre culturel Voce auquel la commune a confié la gestion de ce remarquable équipement culturel. De nombreux enregistrements y ont été effectués, dont certains ont reçu des distinctions flatteuses. Le dernier en date : Les suites pour cello de Bach sur l'alto de Gérard Caussé.

L'Église paroissiale de l'Immaculée Conception

L'église paroissiale de l'Immaculée Conception aux deux tours-clochers aux formes arrondies, au toit de tuiles romanes sur lesquelles pousse une herbe folle, renferme deux tableaux classés : une "Rixe entre paysans" du XVIIe siècle et une Cène du début XVIIe siècle

La Casa musicale avec sa résidence pour musiciens.

Berceau de culture, Pigna mise maintenant sur la nature

Ses ateliers d'artisans. Ses événements culturels. Son harmonie architecturale. Autant d'éléments qui ont au fil du temps imposé Pigna comme une halte incontournable pour tous ceux qui passent en Balagne. Par le biais de l'association Corsicada, depuis le début des années 70, le village qui surplombe L'Ile-Rousse et la plaine d'Aregno a trouvé un nouvel essor en se positionnant clairement comme une terre d'art et de musique. Potiers, sculpteurs, graveurs, luthier y ont installé leurs échoppes. Ce qui a eu un impact non négligeable sur l'économie de cette commune qui compte à peine plus d'une centaine d'âmes. Et a sans aucun doute balayé d'un revers de manche le spectre de la désertification. Aujourd'hui, autour de Toni Casalonga, qui fut l'un des pionniers de ce riaquistu, toute une communauté d'artistes y réside. De manière permanente ou ponctuelle. Cela, c'est acquis.

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Photo : Denis Derond

Alors, Pigna a décidé de se lancer un nouveau défi. En mettant clairement le cap sur une autre forme de culture. Après avoir bâti son identité sur le développement des métiers de l'artisanat d'art et les activités culturelles, la commune veut réhabiliter son espace et son patrimoine agraire. Le regroupement de propriétaires au sein d'une association foncière, baptisée Orte di quia constitué la première étape de ce nouveau challenge. Et cela a marché puisque l'association a déjà été primée par la fondation du Crédit agricole. « Ce projet nous tenait particulièrement à cœur,insiste le maire Josée Martelli, qui a grandement soutenu l'initiative.C'est à la fois un retour aux sources, dans la lignée de nos anciens, et un nouveau souffle pour la commune.»

La première maraîchère bio s'est déjà installée. Après s'être fait connaître comme une terre d'accueil pour les artistes, Pigna envisage à présent de ramener la culture au jardin.

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A Costa (Costa)

Costa est située en Balagne, dans l'ancienne pieve de Tuani. Elle se trouve dans le canton de Belgodère enclavée entre deux communes : Ville-di-Paraso et Occhiatana.

Son territoire est une bande de terre qui s'étend sur le flanc septentrional du Monte Negrone (1 175 m), à l'est de la chaîne de montagnes parmi les plus hautes de Corse ceinturant la Balagne et qui est aussi la limite septentrionale du Parc naturel régional de Corse.

La commune s'étale vers la plaine du Regino au nord, depuis une ligne longue d'environ 500 m matérialisant ses limites méridionales qui vont du Rocher de Tucone (592 m) et longeant la montagne en passant par le point le plus haut de la commune (604 m), jusqu'à sa limite septentrionale, à un point d'altitude 186 m un peu au nord du pont sur le ruisseau de Pinzu Corbo qui est son point le plus bas (155 m). La limite orientale est un tracé quasi rectiligne partant du point précité jusqu'au Rocher de Tucone. Dans la plaine elle suit en partie, une section en arc-de-cercle de la voie des chemins de fer de Corse. Enfin la limite occidentale suit un tracé empruntant le pont génois sur le Pinzu Corbo (en amont du pont, le ruisseau s'appelle Ruisseau de Centu Mezzini), passe par la borne Tre Monti (343 m) et contourne à l'ouest l'ancien couvent de Tuani.

Les ruelles étroites dans lesquelles ne peuvent circuler les automobiles, sont pavées, comme l'est la petite place centrale dite place de l'église, ornée d'une petite fontaine.

Autre lieu autrefois habité, Agro Santo où se situe l'ancien couvent de Tuani fondé en 1494 par les franciscains. Le couvent a été occupé par les capucins au XIXe siècle avant d'être désaffecté en 1965.

Edifices remarquables :

L'ancien couvent de Tuani désaffecté, est situé entre les villages de Ville-di-Paraso et de Costa, en limite de cette dernière commune. L'aspect extérieur de ce remarquable édifice religieux est relativement intact.

Le couvent a été édifié en 1494 par les franciscains. En 1639, il est donné aux Récollets. À la fin du XVIIIe siècle, l'édifice était en ruine. Au XIXe siècle, l'église est agrandie par les capucins.
L'église du XVIIe siècle présente une façade principale au plan traditionnel baroque à deux étages surmontés d'un fronton ondulé. Empreints d'un certain maniérisme, le fronton et le deuxième étage sont flanqués d'élégantes volutes et supportés par des pilastres. Le portail est surmonté d'un entablement avec les gravures F.A.D. 1494 * R.A.D. 1899. Il est lui-même coiffé d'une niche contenant une statue de la Vierge. L'étage supérieur présente une large fenêtre-meurtrière. Au-dessus sur le fronton, un cartouche circulaire coiffé d'une couronne, présente une croix avec de part et d'autre, deux bras tendus par-dessus le pied de la croix.

Le clocher absidial de quatre niveaux délimités par des corniches, est couronné par un petit dôme. L'intérieur présente un vaisseau central terminé par un chœur, et des bas-côtés sur lesquels s'ouvrent des chapelles latérales avec de grands retables.

L'ensemble qui comprend les bâtiments conventuels et une église, est classé Monuments historiques9.

Église San Salvadore (Saint-Sauveur)

Cette petite église du XVIIIe siècle est située en contrebas de la route D71, au cœur même du petit village de Costa. Sa façade principale, sans ornement exceptés deux niches abritant les saints patrons, présente deux entrées, et à l'étage supérieur, quatre fenêtres qui donnent de la lumière à l'intérieur. Le clocher accolé à l'édifice, qui comporte 4 étages, est couronné d'une coupolette.

L'église renferme des œuvres remarquables, classées Monuments historiques :

un orgue de tribune : buffet d'orgue ; tribune d'orgue du début XIXe siècle10 ;
un tableau L'Adoration de la Vierge par deux saints Franciscains du XVIIe siècle11 ;
tableau L'Apparition de la Vierge à saint Antoine de Padoue du XVIIIe siècle12 ;
tableau Le Martyre de saint Barthelemy du XVIIIe siècle13 ;
une chaire à prêcher du début XIXe siècle14 ;
un meuble de sacristie 3e quart XVIIIe siècle15 ;
des stalles de confrérie du XVIIIe siècle16.

Chapelle San Roccu

La chapelle Saint-Roch (San Roccu) se trouve en bordure de la voie menant à l'ancien couvent de Tuani, proche de son intersection de la route D71.

Pont génois sur le Pinzu Corbo. Ce pont est « à cheval » sur Ville-di-Paraso et Costa.

Costa, tout petit village mais grande et belle famille

Publié le mercredi 01 août 2012

costa

Sur la place pavée, on se retrouve volontiers en famille.

Pierre-Marie Mancini est sans doute le maire le plus macagné de Corse. Et à ceux qui ironisent sur la petitesse de sa commune, il réplique sans complexe. « Certains disent qu'à peine entré dans le village, on est déjà à Ville-di-Paraso ! Je réponds toujours qu'un diamant, ce n'est jamais gros ! » Avec un territoire de 109 hectares, une soixantaine de résidents permanents et une population qui triple tout juste en période estivale, Costa est effectivement un des plus petits villages de l'île. Mais ses maisons sont imposantes.

Et l'amour que lui vouent ses enfants est immense. On nous attend avec impatience. Le café est prêt, le facteur venu de Belgodère nous accompagne. Nous sommes reçus chez Jean-François Agostini, avant de partir dans les ruelles jusqu'au lavoir, en passant par la belle place, l'église Saint-Sauveur, la confrérie.

Le maire, ses adjoints, les jeunes et les enfants du village nous servent gentiment de guide. Avec une mention toute particulière au petit Pierre-Jo, qui ne nous lâche pas d'une semelle et qui a réveillé ses parents à 4 heures du matin, de peur de manquer le rendez-vous. C'est dire si à Costa, la notion de communauté de vie prend tout son sens. Le bâtiment dans lequel se trouve la mairie a d'ailleurs été légué par une famille du village. Et chacun, c'est visible, a le souci de l'autre.« Souvent, nous nous réunissons de manière informelle, pour un repas collectif. Chacun amène ce qu'il a et on passe un bon moment ensemble. Même l'hiver autour du feu de Noël ! » Ici, on n'a pas attendu la fête des voisins pour se rassembler. La municipalité va d'ailleurs réhabiliter une bâtisse récemment acquise qui abritera prochainement la mairie, une salle conviviale et deux appartements communaux. Pour répondre à un besoin et pour agrandir, mais modestement, la communauté villageoise. À Costa, on a appris depuis longtemps à accepter la macagna. Et à veiller jalousement - et ensemble - sur son coquet petit écrin.

Voir aussi : http://www.curagiu.com/costa.php

Ville di Paraso (E Ville di Parasu)

http://chezmoi.travelblog.fr/

Occhiatana

http://www.occhiatana.com

Petralba (Pietralba)

Ce beau village de Balagne est dominé par la Cima di Grimaseta (1 509 m). Il est constitué de la réunion de U Pedanu et de U Tetu. A l'ouest de Pedanu (lieu-dit Corti) se trouve la chapelle de San Michele (12e siècle) d'où l'on a une vue magnifique sur la vallée du Canale.

Muna

Village Corse de Muna, près de Murzo

En Corse du Sud se cache un petit village qui fut progressivement abandonné suite à la première guerre mondiale. Situé à quelques km de Murzu et de Rosazia, il se reconnait à ses maisons de pierre construites en escalier sur la montagne de la Spusata. Déserté hors saison, il reprend vie en été, au passage des touristes venus retracer le passé. Empruntons ensemble la route menant au hameau de Muna.

Un lieu désert chargé de souvenirs

C’est à 50m d’altitude que repose le village de Muna dans la région de la Cinarca. Outre une vue panoramique unique, il offre un retour vers le passé et la possibilité de rendre hommage aux habitants disparus via une plaque commémorative installée sur le mur de l’Eglise. Car il faut savoir que Muna n’a pas toujours été inhabité : avant sa complète désertion, le hameau vivait en totale autonomie grâce à ses nombreuses ressources (oliviers, troupeaux d’ovins, châtaigniers, arbres à pains…) et l’exploitation forestière. Le bois, exporté ensuite via le fleuve du Liamone, servait, entre autres, à la fabrication de mâts de bateaux.

Mais c’était sans compter sur la guerre de 14-18 qui allait causer la mort de milliers de soldats insulaires, laissant seuls de nombreuses femmes et enfants. De plus en plus silencieux, Muna commença à s’éteindre petit à petit jusqu’en 1974 où le dernier habitant décida finalement de quitter les lieux, dès lors, sans vie.

Une rue de Muna

Toutefois, si vous passez un jour par Muna, n’hésitez pas à tendre légèrement l’oreille : vous entendrez sûrement les murmures des femmes s’affairant à leurs tâches quotidiennes ou les rires des enfants courant dans les ruelles étroites. Et ce, grâce aux pierres, gardiennes de l’histoire.

La fin de l’isolement ?

Aujourd’hui, Muna reste un village désert durant l’hiver mais se voit renaître à l’arrivée des beaux jours. Des travaux ont effectivement été réalisés afin de transformer de vieilles maisons en gîtes ruraux pouvant accueillir les touristes mais aussi les descendants de ceux qui ont, un jour, vécu ici. Pour favoriser la seconde vie de Muna, la commune a fait en sorte que certaines habitations disposent de l’eau courante.

Muna enveloppe ainsi ses visiteurs d’un présent côtoyant respectueusement le passé : les vestiges des pavés, les maisons typiques corses, le four à pain, l’ancien moulin ou encore l’église datant du 17e siècle sont autant de trésors que les Corses, fiers de l’héritage de leurs ancêtres, ont choisi de préserver.

Comment s’y rendre ?

Autrefois, le petit village de Muna n’était accessible que par un sentier muletier. Abrupt et accidenté, ce dernier flirtait avec le torrent du Liamone sur 12 km, se révélant alors extrêmement dangereux. De quoi décourager les éventuels visiteurs… Mais des personnalités comme le chanteur Antoine Ciosi ont permis de faire bouger les choses et d’éviter que Muna ne reste abandonné à jamais. En 1987, le sentier muletier s’est alors vu remplacé par une route départementale goudronnée, pour plus de sécurité.

Il vous faudra donc prendre la D81 jusqu’à Sagone puis la D70 en direction de Vico. Une fois arrivé(e) au village de Vico, vous emprunterez la D23 qui mène à Murzo. Au niveau de l’église, vous tournerez à droite pour vous rendre à Muna. Sur la D4, vous aurez le privilège de passer par Bocca a Verghiu, une route quelque peu étroite et qui longe sur 7 km les gorges du Liamone. Paysages magnifiques et sensations incroyables sont garantis au milieu des falaises vertigineuses !

Après toutes ces aventures, il ne vous restera plus qu’à vous garer sur un petit parking situé sur la gauche au niveau des boîtes aux lettres et à lacer vos chaussures de marche pour faire revivre Muna le temps d’une promenade…

Image en Une : Pierre Bona

Mansu

fango

Sant'Antoninu

Culminant à 500 m d'altitude, au coeur de la Balagne, ce village en nid d'aigle à proximité d'Île-Rousse et de Calvi, est curieux par son site de crête et son plan à peu près circulaire.

Le village domine la plaine d'Aregno d'un côté, une partie de celle du Reginu de l'autre. Il est composé de 75 demeures environ, soudées les unes aux autres, et qui s'enroulent autour d'un piton granitique formant un embryon de labyrinthe pour mieux résister à l'éventuel envahisseur. De par sa position, on dit qu'il est visible de toute part en Balagne.

Ce fut l'un des fiefs de la famille des Savelli, comtes de Balagne qui abritaient, dans leur forteresse, la population lorsque les voiles barbaresques pointaient à l'horizon. La mer n'est qu'à 3 km à vol d'oiseau.

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Spiluncatu (Speloncato)

Speloncato est une commune de Balagne, l'une des dix-neuf communes du Canton de Belgodère, adhérente à la Communauté de communes di E Cinque Pieve di Balagna, en limite du Parc naturel régional de Corse.

La commune s'étage sur près de 1 300 m de dénivelée, depuis la plaine du Reginu au nord, jusqu'au Monte Tolu au sud, lui conférant une orientation générale nord.

La chaine du Monte Tolu marque la limite du Parc naturel régional de Corse à l'intérieur duquel se trouve la vallée voisine du Giunssani. En amont du hameau de Reginu, le fleuve Reginu est barré par la retenue d'eau de Codole, une réserve d'eau de plus de 6 millions de m³ destinés à l'irrigation agricole et à l'approvisionnement domestique en saison estivale. Seule la partie orientale du barrage appartient à la commune, la partie Sud appartenant à Feliceto et le reste à Santa-Reparata-di-Balagna.
Article détaillé : Lac de Codole.

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Ziglia (Zilia)

Cette commune de près de 200 habitants en comptait plus de 700 au milieu du XIXe siècle. A l'époque, l'agriculture (céréales, oliviers, châtaigniers) et l'élevage dominaient. Aujourd'hui, c'est essentiellement la viticulture avec le domaine d'Alzipratu et la source thermale qui irrigue toute la Haute-Corse.
Le village est composé des quartiers de Case Suprana et d'Aghja Vecchja.

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separateur

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