E duie Patrizie :
Patrizia Gattaceca et Patrizia Poli

Dernière mise à jour : 11/03/2018

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Impossible de les dissocier... En plein riacquistu, Patrizia Gattaceca et son amie d'enfance Patrizia Poli créent le duo E duie Patrizie.
Puis Patrizia Gattaceca fonde le groupe Ottobre, puis le trio Fola Fuletta avec Lydia Poli. C'est le groupe mythique Les Nouvelles Polyphonies Corses qui lui apporte une reconnaissance internationale. Elle innove alors en s'appropriant un chant traditionnellement réservé aux hommes et en réalisant une réelle osmose entre tradition et modernité.
En 1992, Les Nouvelles Polyphonies révèlent le chant polyphonique corse au grand public lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques d'Albertville et remportent la Victoire de la Musique du meilleur album "world".

patrizie

Les Nouvelles Polyphonies Corses

Le premier album des Nouvelles Polyphonies Corses (1991) a été arrangé et produit par Hector Zazou, avec Manu Dibango au saxophone, Ivo Papasov à la clarinette, Richard Horowitz, Jon Hassell à la trompette, Shaymal Maltra au tabla, djembé, et ghatam, John Cale et Ryuichi Sakamoto au piano, et Zazou à "l'électronique".
Une des premières tentatives de fusion des polyphonies avec des musiques "modernes" et en collaboration avec des artistes non-corses. Pour Les Nouvelles Polyphonies, il était important de «chanter la polyphonie que nous ressentons aujourd'hui" (Patrizia Poli).
Le disque a été élu meilleur album de l'année dans la section «musique traditionnelle» des Victoires de la Musique 1992.

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Sur le second (In paradisu) paru en 1995, on trouve Jean-Antoine Ferrali, Patrizia Gattaceca, Stefanu Grisoni, Lydia Poli, Patrizia Poli, Marc Ventura au chant ainsi que John Cale, qui signe les arrangementset... Patti Smith.

La critique des Inrocks :

Corsa nostra. Avec un second album liturgique, In paradisu, les Nouvelles Polyphonies Corses se trouvent à la croisée des chemins. Si l’on y reprend une tradition séculaire laissée à l’abandon, on y croise aussi de beaux intervenants, tels que John Cale et Patti Smith, certifiant l’universalité des chants corses. A la veille d’un concert en l’église Saint-Roch à Paris, rencontre avec les deux protagonistes d’un art qui cherche l’identité à travers l’émotion.

Au tout début, il fallut relire quelques notes : “Personne ne connaît l’origine de la polyphonie, cet art du partage de l’espace : la culture orale a perturbé les recherches, et les invasions furent trop nombreuses ­ Grecs, Romains, Vandales ­ pour qu’on puisse en déterminer les parrains. Elle se décompose en segonda (voix principale), terza et bassi. Jadis oubliée, ou méprisée, elle refait aujourd’hui surface à la moindre terrasse de café, interrompant les conversations et fédérant les énergies. Revenues, ou enrichies, de multiples expériences, les deux figures de proue des Nouvelles Polyphonies Corses (Patrizia Poli et Patrizia Gattaceca) tentent depuis six années de constituer le plus petit dénominateur commun entre une culture en voie de rénovation et les rencontres tous azimuts.“ Ensuite, on a fouillé dans les archives : depuis près de vingt ans, Patrizia et Patrizia ont la Corse,

la musique et l’art vocal chevillés à l’âme. De ces concerts des années 70 où I Muvrini se produisaient avec leurs papas à ces temps de pionniers où les artistes accordaient leurs guitares à grandes lampées de militantisme (Luis Llach en Catalogne, Marti en Occitanie, Glenmor en Bretagne, Petru Guelfucci ici), des allées et venues ininterrompues de Patrizia Poli entre chanson traditionnelle et digression (chanson format rive gauche, mais aussi rap et raï, diversement appréciés sur l’île), entre carrière solo et échappée belle vers le théâtre, les deux jeunes femmes ont mené un chemin d’alchimiste. Lorsque Hector Zazou a soumis leur premier album (1992) à John Cale, elles ont su transformer une collaboration en amour au long cours. Cale a suscité des rencontres, proposant les demos à son carnet d’adresses, et persiste encore aujourd’hui. Sans doute parce que les deux jeunes femmes, ancrées sur leurs terres et ouvertes sur le monde, fédèrent, mobilisent les énergies. Evidemment, aussi, parce qu’elles ne raisonnent pas en termes de carrière mais de passion.

A 500 mètres d’altitude, on cligne de l’œil vers la Méditerranée (“Ici, tout le monde a un disque de Tino Rossi”) qui fait sa sereine en contrebas. Et Patrizia Gattaceca évoque le long parcours, depuis ces années 70 militantes où les prisons françaises retenaient plus d’une centaine d’activistes corses, où l’on se battait pour la simple reconnaissance de la langue, pour aider les hommes au maquis. Patrizia Poli offre un plateau de charcuterie corse et renchérit sur la beauté dramatique de la polyphonie, cette magie de communion qui ne tolère pas le désinvestissement (“Ici, on ne dit pas “chanter”, mais faire une polyphonie”). La carte postale est bien plantée : à gauche, un contrefort rocheux de la Balagne, d’où on surplombe Calvi ; côté cour, une crique éclaboussée d’une pincée de touristes ; au centre, un lotissement plastiqué par trois fois (“Je crois que le promoteur a renoncé”), et ses murettes qui portent en lettres sanglantes des promesses d’assassinats. Au-dessus de tout cela, dans un ciel bleu à hurler, un faucon chassant mollement le garenne. A l’issue d’un dîner à Sant’Antonino, l’un-des-plus-beaux-villages-de-France, planté au sommet d’un piton rocheux, les convives évoquaient avec détachement la “comptabilité souterraine” (i.e. racket), la stéréophonie naturelle que le chanteur crée en collant une main à son oreille et les balbutiements de l’Etat français. Quelques heures plus tôt, enchâssées à quelques encablures du maître-autel d’une église rococo, tout alourdie de plâtre rose et de stuc blanc, les Nouvelles Polyphonies Corses offraient à un public de touristes nerveux un récital de chants profanes et sacrés, emplissant l’espace de cet équilibre invraisemblable entre les voix, les déchirements et ces ondoiements orientaux. On attendait Giramondu, ce “tube” mondialisé par Philippe Decouflé, et on se retrouvait épinglé par un Agnus Dei, définitif comme un coup de poignard en plein cœur. Et s’il fallait bien quelque chose d’extraordinaire pour accepter de se perdre au fond d’une petite église de montagne, ce serait une belle histoire, tout d’abord, à écouter en suçant son pouce. Un jour, Goran Bregovic débarqua dans l’île pour l’enregistrement de la musique de La Reine Margot. Antoine, père de Patrizia Gattaceca, fut emporté par une vague d’émotions et de souvenirs à l’écoute de cette musique. Elle rendait nécessaire la quête de toute une tradition enfouie et enfuie, chassée par la désertification des campagnes. De ce labeur fiévreux de collectage et de restauration découlera l’enregistrement, au bord du vertige, de ce “don du ciel”, Messes des vivants et des défunts qui composent In paradisu, nouvelle offrande des Polyphonies. Le disque et l’inspiration sont baroques, les émotions, bouleversantes.

Comme le concert au cours duquel, l’air modeste et bien sagement aligné ­ les trois filles d’un côté, les deux garçons de l’autre ­, le cinq majeur poursuit tranquillement sa révolution : premier groupe mixte de l’histoire de la polyphonie (art traditionnellement réservé aux hommes), créateur là où les autres se contentaient de revisiter, l’ensemble a choisi de se frotter avec délices à d’autres univers ­ d’Angélique Kidjo à Steve Shehan en passant par Ryuichi Sakamoto, les collusions sont multiples. Et des Victoires de la Musique à l’ouverture des JO d’Albertville, les reconnaissances gratifiantes. De quoi, par ailleurs, susciter jalousies et critiques, suspicions (atteintes à la tradition) et procès d’intention.

On s’interroge parfois sur la nécessité de la “modernisation” des chants (et, en particulier, de l’utilité des nappes synthétiques du premier album). On constate que les a cappella toniques des prestations publiques et les disques auxquels on a octroyé, ou dont a conservé la pureté originelle se suffisent amplement à eux-mêmes. On rêve d’un chant encore plus décharné, épuré encore davantage. Alors, sereinement, les Polyphonies mentionnent le désir d’ouverture, la joie ­ et l’enrichissement ­ des rencontres : Manu Dibango déboulant saxophone en sautoir en pleine séance de studio, Goran Bregovic échangeant des musiques comme un gamin ses billes, et le hasard des rencontres faisant la nécessité artistique. “Lorsque nous l’avons contacté, John Cale nous a dit des choses très belles, qu’il aurait vendu son âme pour travailler avec nous, et que cela revenait pour lui à mélanger l’eau et l’huile ! On était loin d’imaginer cela ! Il nous a aussi offert la belle voix éraillée de la troisième Patrizia, Patti Smith (pour un texte écrit et gravé à New York, sur des bases enregistrées en Corse), et on parle aujourd’hui d’un concert au printemps 1997 dans une église de Brooklyn… de cela, et du rêve d’y chanter Hallelujah en compagnie de son récent interprète, Jeff Buckley.”

Bien loin de la filière arty, la mystique est puissante sur ce petit bout d’île (“Pour l’enregistrement, on a carrément vécu du matin au soir très tard dans une église, on y prenait même nos repas : le lieu nous a énormément influencés”). Dans cette Messe des défunts, qui constitue la moitié du nouvel album, certains chants sont un accompagnement heureux, serein du défunt ­ troublante analogie avec ces berceuses que les mères s’imposent, par peur que le nouveau-né ne se réveille plus. Ainsi et puisque, décidément, la polyphonie n’est pas une musique de danse mais une célébration de fêtes, on n’échappe pas à cet enchevêtrement des forces de vie et de mort, caractérisant tout un peuple au bord du précipice. Et s’il y avait grande folie à vouloir susciter cette “osmose des musiques du monde”, l’enthousiasme et l’ouverture forcent immanquablement le respect.

Les petites vieilles vêtues de noir, accourues aux premières notes, ont sagement replié leurs tabliers. Le faucon est allé se coucher, vraisemblablement. Demain, Patrizia Gattaceca, guide de randonnées, escaladera fièrement ses montagnes. Demain, Patrizia Poli rêvera de nouvelles rencontres musicales. “La polyphonie est notre carte d’identité, un chant des mémoires entrelacées, retrouvées. Lorsque nous chantons, chacun vit une histoire personnelle, puis crée l’harmonie finale.”

par C. Larrede - le 30 novembre 1995

Les Nouvelles Polyphonies Corses In paradisu (Mercury).

 

Soledonna

L'aventure continue ensuite en compagnie de Patrizia et Lydia Poli, autres cofondatrices des Nouvelles Polyphonies, avec la création de Soledonna. Le trio explore le métissage d'une Méditerranée baignée d'inspirations latines et orientales : Corse, Espagne, Italie, Maghreb, etc. En 1998, la Sacem récompense Les Nouvelles Polyphoniques Corses / Trio Soledonna pour l'ensemble de leur œuvre.

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Photo Franck Tenaille

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Concert du Trio Soledonna à Bastia, Eglise Ste Croix, 10 juillet 200

Lien vers extrait vidéo

Patrizia Gattaceca

"Ottobre" fut pour moi un vrai choc. J'étais en Corse et "Bandera livera" passait souvent sur RCFM. Une jeune chanteuse chantant en corse accompagnée par un saxo "velu", un claviériste, une basse et une batterie ! A quand une réédition de cet album mythique ?

Face A
1 Memorie Mondi
2 Una Casa
3 Felice Un Sò
4 Un Basgiu D'amore
Face B
1 U Mio Paladinu
2 Sola
3 U Rusignolu
4 Bandera Livera

Les musiciens :

Avec "Di filetta è d'amore", enregistré au studio l’Angelina à Valle di Rustinu (Haute-Corse), Patrizia Gattaceca présente en 2005 son premier album solo, produit et réalisé par Jean-Bernard Rongiconi, ancien guitariste et arrangeur d’I Muvrini.

« Dans les accents d'une voix où la Corse d'hier et d'aujourd'hui se mêlent et se confondent, on se souvient du temps où la poésie ne faisait qu'un avec le chant. » (Ghjacumu Thiers)


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Auteur compositeur interprète, Patrizia Gattaceca est aussi écrivain, poète et comédienne. Elle a notamment reçu le Prix du livre corse en 1998 pour son recueil de poèmes "Arcubalenu".

Voir aussi le portrait de Patrizia dans le journal Le Monde...portrait de Patrizia

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Fin 2008 paraîtra son deuxième album intitulé Meziornu.

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Juillet 2015

Un nouveau CD pour Patrizia !

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6 juillet 2017

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Patrizia POLI

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« Mettre la voix au cœur du spectacle »

Insaisissable, Patrizia Poli mène depuis des années sa carrière comme bon lui semble, multipliant les expériences, les collaborations et les projets artistiques avec le même immense talent, qui l’a vu récolter succès et récompenses prestigieuses. Celle dont la voix, au sein des d’E Duie Patrizie, des Nouvelles Polyphonies Corses ou de Soledonna, a porté haut les couleurs du chant corse se lance au mois d’avril dans une nouvelle aventure : Elle interprètera sur scène La Voix Humaine, la pièce de théâtre signée de Jean Cocteau.

On ne vous attendait pas dans un tel rôle…

C’est Lionel Damei, chanteur, acteur et metteur en scène, qui est à l’origine du projet. On s’était croisés quelques reprises, je lui avais proposé des musiques, on avait parfois partagé la scène, en Corse ou ailleurs, et nous avions tous les deux très envie de faire fructifier cette collaboration, de la pousser plus loin. « La voix humaine », de Jean Cocteau, nous en donne enfin l’occasion. Cette pièce, qui est en fait un monologue, se passe entièrement au téléphone, le personnage, à l’origine toute seule en scène, est une femme qui a été abandonnée par son compagnon, qui est toujours en proie à la douleur de cette rupture, à cette déchirure…

On comprend très vite que pour elle, la vie n’a plus beaucoup d’importance.

Seule en scène, avec un texte si tragique, si noir, c’est un vrai défi… En fait je ne serai pas seule. C’est toute l’idée de Lionel Damei, faire dire le texte par deux acteurs. Par son actrice, moi, mais également par lui, un homme, qui vit la même douleur, une façon de rendre cette situation, cette détresse plus universelle. Ce qui m’a plu dans ce projet, c’est la volonté de mettre la voix au centre de l’œuvre. La mise en scène est très sobre très minimaliste, avec pour décor, en tout et pour tout, deux chaises. Ce sont nos deux voix qui sont placées au cœur du spectacle, deux voix distinctes, à la sensibilité différente. Lionel Damei a même poussé l’idée encore plus loin, en y intégrant des chants, de la musique, avec un guitariste pour nous accompagner, Marcel Tomasi.

Des chants qui n’étaient pas dans l’œuvre de Cocteau ?

Effectivement, ce sont des chansons, certaines très connues, d’autres moins, du répertoire français, international, peut-être même corse, qui sait… Elles viennent s’insérer en contrepoint du texte, pour en accentuer la force, apporter un nouvel éclairage, ou encore pour jouer sur le contraste, donner une touche de légèreté à un texte douloureux, loin d’être joyeux. Ces chansons aident à soulager le public du côté très dur de la pièce, à décompresser. Nous avons même poussé la logique jusqu’à danser sur deux morceaux, grâce à l’aide de Saveria Tomasi, qui a chorégraphié les passages. Mais tout cela respecte l’esprit, et la lettre, de l’œuvre de Cocteau.

Chanter, jouer, danser, le spectacle demande un investissement artistique énorme…

J’ai toujours abordé le travail de chanteuse comme le travail d’actrice. Lorsque j’interprète un morceau, j’agis comme un acteur, je vis la chanson, j’essaie de transmettre mon histoire. Les deux, pour moi, sont très proches. Cependant, je dois reconnaître que ce rôle demande un travail très particulier. Le personnage que je joue est très, très loin de ce que je suis dans la vie, et il faut que j’aille chercher au fond de moi les douleurs qui m’aident à cerner et à incarner ce personnage. J’ai réfléchi avant d’accepter, d’autant que d’immenses actrices, Simone Signoret, Anna Magnani, ou encore Carmen Maura, l’ont interprétée avant moi. Mais c’est exaltant, et cela m’oblige à travailler différemment, à découvrir d’autres choses, artistiquement parlant, ce que j’adore.

Quand pourrons-nous voir « La Voix Humaine » sur scène ?

Le spectacle est une coproduction entre les Nouvelles Polyphonies Corses, et la Fabrique de Théâtre, qui nous accueillera donc pour trois représentations, les 15, 16 et 17 avril. La deuxième étape sera vraisemblablement une tournée d’une dizaine de dates dans toute la Corse, entre fin 2010 et début 2011. Ensuite on espère, pourquoi pas, la faire voyager ailleurs.

Vous avez également d’autres projets en cours ?

Le 9 mars, à la bibliothèque de Bastia, je vais lire des extraits des romans de Michèle Acquaviva-Pache, accompagné là aussi de Marcel Tomasi à la guitare. C’est le genre de choses que j’aime faire, d’autant que c’est toujours suivi d’échanges passionnants entre le public et l’auteur, qui sera présente. J’ai également un projet de court-métrage avec deux jeunes réalisateurs, l’un est américain et l’autre corse… Tout cela est en train de se mettre en place.

Pas vraiment de place pour la chanson dans tout ça ! Voilà qui a de quoi étonner…

Bien sûr j’y travaille aussi, j’ai des projets de concerts en solo, seront-ils accompagnés d’un album je n’en sais encore rien, mais une chose est sûre, j’ai de nombreux morceaux en réserve, j’attend la bonne rencontre, le déclic artistique qui mettra tout cela en branle. Je ne me projette jamais, j’ai toujours fonctionné de la sorte, c’est au fil des rencontres que les œuvres se dessinent, en tout cas c’est ma conception de la création. Et puis je n’oublie pas Soledonna. Le groupe a été mis en sommeil par l’assignation de Patrizia Gattacecca (NDLR : La chanteuse a été mise en examen le 9 novembre 2007 pour « recel de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste » après qu’elle ait reconnu avoir hébergé Yvan Colonna alors qu’il était en fuite. Elle a été placée sous contrôle judiciaire, et assignée à résidence). Nous avons dû annuler tous nos engagements à l’étranger, mettre entre parenthèse tous nos projets. Mais le groupe existe toujours, et depuis que l’assignation a été levée, nous reprenons tout à zéro, il est d’ailleurs fortement question d’enregistrer un nouvel album de Soledonna.

Le mois dernier se sont déroulés les Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver. Ce doit toujours être un moment particulier pour vous ?

Evidemment, cela me rappelle Albertville, l’un des moments les plus importants de notre vie artistique (NDLR : En 1992, les Nouvelles Polyphonies Corses interprètent « Giramondu » en Mondovision pour l’ouverture des Jeux Olympiques d’Albertville devant, selon le Comité olympique, deux milliards de téléspectateurs !). Mais cette fois là encore, tout c’est passé au coup de cœur. Philippe Découflé, qui organisait la cérémonie, avait entendu ce que l’on faisait, et voulait chorégraphier « Giramondu » a capella. Je suis allée toute seule le rencontrer, il voulait nous faire passer une sorte d’audition avec tout le groupe, et puis je me suis mise a chanter le morceau, en solo, et les danseuses qui étaient là, autour de moi, se sont mises à improviser sur la mélodie, et Decouflé a dit banco sur le champ, en abandonnant l’idée de faire auditionner l’ensemble du groupe. Etre diffusé au même moment dans le monde entier, cela nous a ouvert les portes dans de nombreux pays. A Albertville, on a rencontré des artistes du monde entier, cela a été une expérience inoubliable. Et très certainement le plus gros trac de notre vie. On était quasiment les seules à chanter en direct, tout était minuté à la seconde, une machinerie incroyable, qui impliquait des milliers de gens. Le moindre dépassement, et tout l’édifice s’effondre. On est sous les gradins, l’estomac noué, et soudain, un technicien apparaît et donne le top. C’est sans fil, mais c’est le miracle, une fois sur scène, tu ne réfléchis plus, tu fais de ton mieux, ça passe ou ça casse !

Sébastien Bonifay
Copyright Corsica

Avril 2010 : Patrizia Poli est à l'affiche de La Voix Humaine (voir en page "théâtre")

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« Caminendu »

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caminendu

03/01/2018

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12 janvier 2018

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11 mars 2018

L'invitation au voyage de Patrizia Gattaceca

Rédigé par Philippe Jammes - 9 mars 2018

Le nouveau CD de Patrizia, Terra Nostra*, est une véritable invitation au voyage. Au fil des chansons on navigue de Bastia à Buenos Aires en passant par Naples, Jérusalem, Istanbul, Barcelone…


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Treize chants dont les mots, magnifiés par la musique et les voix, libèrent rêve et poésie pour une authentique invitation au voyage. L’immense fresque des cultures évoquées se déroule au rythme de mélodies riches mais subtiles, enracinées dans un vaste terroir où se rencontrent universel et particulier.

Les textes sont tous signés de la poétesse, excepté « Bastia Batticori » d’un autre exceptionnel magicien des mots Jacques Thiers.
Les musiques sont signées Patrizia et sur l’album elle a su s’entourer de quelques-uns des meilleurs musiciens de l’ile : Jean-Bernard Rongiconi à la guitare (il signe aussi les arrangements), Laurent Vernerey à la basse et Loïc Pontieux aux percussions.
Le CD est un petit bijou avec une pochette illustrée par le peintre Dominique Degli Esposti.    
CNI a embarqué avec Patrizia, voguant au gré des notes et des mots ..... 

* « Terra Nostra » : K.I.F Music. 


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