Paesi è pievi

Villages et microrégions
Dernière mise à jour : 23/03/2022
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rughjoni

Altagène (Altaghjè)
Arbellara (Arbiddali)
Aregno (Aregnu)
Barrettali
Bastelica
Bastia
Bavedda (Bavella)
Belgodère (Belgudè)
Bonifacio (Bunifaziu)
Calenzana (Calinzana)
Calvi
Canari
Carbini
Cargiaca (Carghjaca)
Cassano (Cassanu)
Castello di Rostino (Castellu di Rustinu)
Cateri (I Catteri)
Centuri
Corbara (Curbara)
Costa
Erbalonga (Erbalunga)
Ersa
Feliceto (Fulicetu)
Fozzano (Fuzzà)
Grossa
Lama
Loreto di Tallano (Laretu di Taddà)
Levie (Livia)
Lumio (Lumiu)
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Manso (Mansu)
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Montegrosso (Montegrossu)
Montemaggiore (Montemaiò)
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Propriano (Prupià)
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Rogliano
San Gavinu di Carbini
Sant'Antonino (Sant'Antuninu)
Sartène (Sartè)
Serra di Scopamène (A Sarra di Scupamena)
Sisco (Siscu)
Sollacaro (Suddacarò)
Speloncato (Spiloncatu)
Ste Lucie de Tallano (Santa Lucia di Taddà)
Sta Maria Figaniella
Sorbollano (Surbuddà)
Olmiccia (Ulmiccia)
Urtaca
Valle di Rostino (Valle di Rustinu)
Ville di Paraso
Zilia (Ziglia)
Zonza
Zoza


Rocca

La Rocca, fréquemment appelée "U Sartinesu", désigne la basse vallée du Rizzanese et de ses affluents (Chiuvone et Fiumicicoli) ainsi que les vallées du Baraci et de l'Ortolo.

La Rocca comprend les communes de :

ainsi qu'une partie de la commune de Sainte-Lucie-de-Tallano (comprenant Orio et Chialza).

Sartè (Sartène)

sarte

La branche maternelle de notre famille étant originaire de Sartène, je me devais de commencer cette rubrique par "la plus corse des villes corses", selon Mérimée.

La commune de Sartène, sous-préfecture, chef-lieu d'arrondissement et "Ville d'art et d'histoire" est la plus grande commune de Corse et l'une des plus vastes de France, puisqu'elle s'étend sur 20 000 hectares, entre Rizzanese et Ortolo.

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Santa Lucia di Taddà (Ste Lucie de Tallano)

Situé à 460 mètres d'altitude, au milieu d'oliveraies, le village de Santa Lucia di Tallà fut la capitale féodale de la Rocca et de la pieve de Tallano (ou Attallà). Elle fut mise à sac par les Barbaresques en 1583. Ce village est étonnant par l’ensemble architectural que forment les hautes maisons de granit organisées en ruelles étroites. Le quartier de Cudetta (la colline), noyau primitif du village abrite la tour de défense, A Casa Turra, datée du XVIe siècle, qui est classée monument historique. Au centre du village, A piazza di l’Olmu, était autrefois le jardin du curé. On y trouve une imposante fontaine du XIXe siècle et le monument aux morts dont le socle est constitué de diorite orbiculaire.

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Fuzzà (Fozzano)

Fozzano est un village au cachet particulier, avec une architecture homogène, où les vestiges du Moyen-Âge sont nombreux. Les imposants murs de granit des deux maisons fortifiées furent les témoins de la célèbre vendetta qui opposa le clan des Durazzo (du quartier du haut) à celui des Carabelli (du quartier du bas). Colomba Carabelli inspira Prosper Mérimée pour son roman "Colomba".

La commune prend dès le XVème siècle une position importante dans la vallée de Tavaria, et jusqu’à Campomoro.
  
A ne pas manquer :
- L’église de l’Annonciation et sa chapelle datant du XVIIème siècle qui abritent de très belles fresques,
- L’atelier de fabrication d’objets en bois du maquis,
- Le moulin, situé sur le sentier du patrimoine, il était utilisé autrefois pour faire de l’huile d’olive ou encore moudre la châtaigne pour en faire de la farine. C’est à la fin des années 1940, que la production s’est arrêtée. Remis en état, le moulin a été converti en salle d’exposition.
- Le séchoir à châtaignes
- La fontaine
- Le lavoir.

Fozzano : les "tours", vestiges d'une rivalité revue et corrigée

Par: Emmanuel Persyn
Publié le: 29 mars 2021
Dans: Corse Matin

tour
Une tour dans le haut du village. Photos E.P.

Au pied de l'Alta Rocca, Fozzano surplombe la vallée du Baracci. Situé à 300 mètres d'altitude à une douzaine de kilomètres à l'est du port de Propriano, ce village, qui compta jusqu'à 900 habitants au temps de sa splendeur, tient une place particulière dans le panorama car il est entré dans l'Histoire et l'histoire littéraire.

"Je ne dois pas oublier une espèce de fortification que j'appellerais volontiers domestique, et qui n'est destinée qu'à défendre une famille contre les attaques de ses voisins. Ce sont des machicoulis, disposés en avant d'une fenêtre, au-dessus de la porte d'entrée, laquelle est d'ordinaire assez élevée, et précédée d'un escalier étroit et raide. (...) À Fozzano, à Olmeto, dans beaucoup de villes et de villages de la Corse au-delà des monts, on en trouve de semblables."

C'est en ces termes que Prosper Mérimée décrit ces tours dans Notes d'un voyage en Corse, un volume de 236 pages imprimé par l'éditeur Fournier en 1840. Jeune inspecteur général des monuments historiques - il est né le 28 septembre 1803 à Paris -, il vient d'effectuer une mission archéologique de plusieurs semaines en Corse, du 15 août au 7 octobre 1839.

Massives et austères

De fait, à Fozzano, deux grandes bâtisses de granit sombres, austères, ont tout de la fortification. Massives et imposantes, elles écrasent en tout cas les maisons voisines. Elles dominent le village, à peine éloignées l'une de l'autre. L'une borde la route principale dans le haut du village, l'autre "se trouve en contrebas d'une ruelle en escalier".

Voici quelque cinq siècles, elles alimentent la chronique. La tour du haut est alors occupée par la famille Durazzo, "la famille la plus riche du village, propriétaire de nombreuses terres", selon le Guide du routard consacré à la Corse-du-Sud.

Construite au XVIe siècle, elle est carrée, solide, caractérisée par les machicoulis à son dernier niveau. Elle est suffisamment fortifiée pour qu'on s'y sente en sécurité lorsqu'il faut s'y réfugier. Elle se distingue aussi des autres bâtisses par son balcon.

La tour en bas du village est celle des descendants du capitaine Tomaso, la famille Tomasi prenant le nom de Carabelli dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. C'est dans cette demeure que naît, le 7 mai 1775, Colomba, fille de Gian Battista Carabelli et de Marie Innocente Bernardini.

Appelée "torra vecchia" ou encore "tour Colomba" dans la base Mérimée, elle y est ainsi décrite : "L'immeuble, qui remonte vraisemblablement au XVe siècle, présente toutes les apparences d'une maison-forte, construite en granit. Des éléments de mâchicoulis lui confèrent une apparence militaire justifiant la dénomination de tour. L'intérieur se compose de seize pièces réparties sur trois niveaux, et présente le même caractère défensif."

rue

"Depuis un temps immémorial, le village était divisé en deux partis ennemis correspondant aux haut et bas quartiers du bourg : le parti soprano, dit parti Durazzo et Paoli, et le parti Sottano, dit parti Carabelli, Bartoli et Bernardini", raconte Jean-Baptiste Marcaggi dans son étude très documentée intitulée Colomba ou la vendetta romancée pour le site Canopé Corse.

Les familles qui les habitent, fussent-elles riches et puissantes, partagent la dure vie de la communauté villageoise. Les Carabelli et les Durazzo se croisent plusieurs fois par jour sans hostilité avérée jusqu'à ce jour où le ton monte plus que d'habitude, sans doute après le changement de camp d'un habitant.

L'opposition des deux clans se fait plus virulente, le différend vire rapidement à l'altercation puis à l'échange de coups de feu le 26 juin 1830. Tragique puisque l'épisode semble marqué par le destin et s'achève dans le sang par la mort de quatre personnes.

colomba

Deux partis ennemis

Loin de s'éteindre, la rivalité des deux familles perdure au point que "les maisons étaient crénelées et barricadées". Elle connaît même un nouvel épisode dramatique le 30 décembre 1833. Ce jour-là, François Bartoli, fils unique de Colomba et ses alliés tendent, à l'entrée du village, un guet-apens à leurs rivaux selon le maréchal des logis Sabiani et tirent sur des Durazzo.

"Le résultat de cette sanglante rencontre fut le suivant : dans le parti Durazzo, deux morts et un blessé, les frères Jean-Baptiste et Ignace Durazzo tués, Jean-Paul blessé ; dans le parti Carabelli : deux morts, François Bartoli et Antoine-Michel Bernardini", écrit Jean-Baptiste Marcaggi.

Lorsque Prosper Mérimée la rencontre, vraisemblablement en septembre 1839, Colomba a 65 ans et sa fille Catherine 20. Veuve de Bartoli, Colomba ne se remet pas de la mort de son fils survenue lors d'une rixe le 30 décembre 1833.

L'affaire vient d'être jugée à Bastia. Colomba ne peut accepter l'acquittement des accusés. "Avec la passion qui la dominait, Colomba n'a pu que magnifier, en causant avec Mérimée, tous les actes des Carabelli. Subjugué par l'énergie farouche de la mère, ensorcelé par les beaux yeux de la fille, et en quête, il faut le dire, d'héroïsme, Mérimée a dû enregistrer avec complaisance les dramatiques récits qu'on lui débitait", écrit encore Jean-Baptiste Marcaggi.

Fiction et réalité

Toujours est-il que ce récit, complété par des lectures, notamment de chroniqueurs insulaires, inspire la célèbre nouvelle que Prosper Mérimée publie dans la Revue des deux mondes le 1er juillet 1840. Il la mûrit et laisse libre cours à son imagination pour camper une histoire de vendetta.

La véritable Colomba s'efface rapidement devant son double littéraire, en réalité une figure de fiction qui doit plus à l'imagination débridée de son auteur qu'à son modèle qui qualifie d'ailleurs ce récit de "fable".

tombe
Vue arrière de la tombe de Colomba - EP

Enfant du pays et Prix Goncourt pour Le sermon sur la chute de Rome, Jérôme Ferrari analyse la nouvelle dans La Corse authentique de Jérôme Ferrari, un reportage diffusé sur Arte en mai 2020. "Cette nouvelle a joué un rôle important pas seulement dans le village mais dans la construction au XIXe siècle de l'image de la Corse et je pense que la construction du cliché a eu des effets ici dans la mesure où elle a conditionné en grande partie le regard qu'on portait sur nous-mêmes", explique-t-il.

Aujourd'hui, qu'ils aient ou non lu ou relu la nouvelle caricaturale de Prosper Mérimée, les visiteurs se lancent toujours sur les traces de Colomba. Après la paix du 13 décembre 1834 signée à Sartène, celle-ci quitte, en 1840, Fozzano pour Olmeto où elle meurt en 1861.

Prupià (Propriano)

prupia

Peuplée d’environ 3 200 habitants, cette commune dépasse les 20 000 âmes en été.
Protégé des vents dominants d’ouest, son plan d’eau semble avoir été fréquenté dès l’époque romaine. De nombreuses monnaies, vestiges d’habitations ou sépultures mises au jour, laissent à penser que cette bourgade antique pourrait être Pauca, positionnée sur la carte de Ptolémée au IIème siècle de notre ère.
Sur l'actuel territoire de la commune, des communautés grecques, romaines, pisanes et turques se sont installées.

Au début du XVIème siècle, cette modeste escale (dépendante de la Piève de Fozzano), vide d’habitations et d’habitants pour cause d’insécurité barbaresque accueillait les navires bonifaciens ou ajacciens venus charger le blé, l’orge et l’huile de la plaine di A Varia (aujourd’hui nommé Tavaria).
Le 12 juin 1564, deux navires venant de Provence débarquent ici, avec à leurs bords Sampiero Corso et 70 de ses compagnons, désireux d’enlever la Corse aux Génois.
Vers 1767, à la demande de Pasquale Paoli, on élève une importante tour, Torra Nova, utile à la défense de cette portion du littoral.
Puis Propriano va accélérer son développement, entre 1838 et 1845, avec la construction d’une première jetée de 150 m sur les rochers de Scogliu Longu.

Le développement de l’axe routier d’Ajaccio vers tout le sud de l’île permettra au port de Propriano de supplanter peu à peu celui de Tizzano.
Désenclavée, la cité obtient le 28 juin 1860, par la grâce de Napoléon III, sa séparation d’avec Fozzano et son autonomie communale.

Avec son port de commerce comprenant deux jetées et un quai accostable, elle devient à la fin du XIXème siècle un point de liaison pour les bateaux à vapeur. Avec le développement touristique de la fin des années 50, la cité du Valinco avec ses plages, ses criques, ses loisirs, devient une station balnéaire de renom.

Le blason de la ville : « Au premier d'argent à la tour soudée d'or, au second d'azur au poisson d'argent renversé en pal ; à la vergette de gueules brochant sur la partition. »

Grossa

A Grossa, hospitalité rime avec convivialité au quotidien

Publié le mercredi 22 août 2012

Chaque été, Grossa s'offre un bain de jouvence avec le retour des enfants du village. Mais, l'esprit festif, les Grossétains le cultivent toute l'année.

Dernière étape dans le Sartenais-Valinco-Alta Rocca de cette tournée estivale 2012. Et quelle étape ! À Grossa, la convivialité n'est pas un vain mot. La commune avait mis les petits plats dans les grands pour recevoir l'équipe deCorse-Matin.

Un accueil à l'image des habitants : chaleureux. Et pantagruélique avec un magnifique et savoureux buffet offert par la municipalité sur la place de l'église pour accompagner l'apéro de notre partenaire, Pastis 51. On l'affirme, la barre a été mise très haut pour les suivants…

Le maire, Patrick Fouquet, était un peu stressé. Résultat d'une belle unité dans le village, tous les Grossitains étaient mobilisés, fier de montrer ses richesses, sa belle solidarité et son sens de l'accueil. À Grossa, on n'est peut-être pas très nombreux l'hiver (une cinquantaine de résidents) permanents, mais le dynamisme est au rendez-vous. Pour preuve pas moins de quatre associations sur cette petite commune de 18 km2, enclavée entre Sartène, Propriano, Foce-Bilia et Campomoro.

C'est qu'ici toutes les occasions sont bonnes pour se retrouver et faire la fête… Comité des fêtes justement et Grossa in Festa ne manquent pas de rythmer l'été... comme l'hiver. Il n'est pas rare hors saison de trouver des tablées d'une vingtaine de convives. Lundi encore, 110 gourmands, toutes générations confondues, dégustaient ensemble le veau aux olives ! Grossa reprend petit à petit vie ; celle qui l'avait un peu quittée. Et ils sont déjà quelques-uns à avoir fait le choix de se réinstaller au village. Comme ce couple aux carrières bien remplies à Paris. Monsieur est devenu cantonnier ; madame travaille à l'école maternelle de Sartène. Des installations que la mairie espère faciliter avec l'aménagement de quatre logements sociaux dans l'ancien presbytère. La carte communale, nouvelle mouture, a également eu pour conséquence le dépôt de cinq permis de construire.

Et le programme de rénovation routière du CG2A devrait permettre de sécuriser le réseau autour de la commune pour des facilités de travail dans la microrégion. Et la commune affirme son attachement à la petite agence postale… « Il manque quelques commerces aujourd'hui…» Mais déjà, les périodes « vides » rétrécissent, avec un village rempli de mai à fin octobre et à chaque vacances… Quelques blancs à combler donc. Avec son sens de l'hospitalité, Grossa ne peut qu'attirer. Y compris les agriculteurs qui attendent avec impatience l'irrigation de la vallée de Conca.

Arbiddali (Arbellara)

Encore aujourd’hui, l’origine du nom du village reste inexpliquée.
Pour certains, il s’agirait d’une variation du mot «arbre», ou «aire», alors que certains parlent d’une inscription romaine détruite portant l’abbréviation «Ard Bell Ara», soit «autel érigé en souvenir d’une guerre durement gagnée».

La maison-tour est un type d'habitat médiéval.
Ces tours peuvent être trouvées en grand nombre dans les villages en Corse.
Elles étaient initialement fortifiées lors de leur apparition au xe siècle puis elles perdirent leur rôle défensif, les attributs militaires symbolisant alors la puissance de leurs propriétaires.

Appelée la Turra, c’est une ancienne maison tour de trois étages datant du Moyen-Âge.
Elle fut pillée par les Turcs en 1583.

arbellara

Doc : Nuvellaghju.
Photo : Augustin Chiodetti.

Voir aussi : Arbellara

Ulmetu (Olmeto)

Perché à 340 m sur le flanc de la Punta di u Buturetu, Olmeto est divisée entre le village et le littoral.

Olmeto, un village à deux visages à l'ombre des oliviers

Publié le dimanche 19 août 2012

olmeto

Pause fraîcheur en cette matinée de chaleur caniculaire pour la jeunesse d'Olmeto, village qui compte 1 210 habitants répartis entre le bourg et le littoral.

La chaleur était déjà accablante en milieu de matinée, mais les habitants d'Olmeto ont souhaité venir nombreux pour vanter ce bourg aux trésors méconnus. D'Olmeto, on ne retient, hélas, trop souvent que pour les interminables attentes aux feux tricolores. Et pourtant, c'est un village qui mérite que l'on s'y attarde pour en découvrir toutes les richesses.

Le territoire communal s'étend sur 4 300 hectares, du rivage à 1 000 mètres d'altitude. D'un côté, le bourg et ses maisons en pierre, ses escaliers, ses ruelles voûtées et son église Sainte-Marie, entièrement restaurée l'an dernier. De l'autre, la façade littorale, qui court sur 18 km, s'est développée depuis les années 1970 pour devenir une station balnéaire très fréquentée pendant la saison estivale. Hôtels, campings, résidences, restaurants, bars, s'y sont implantés et assurent une activité économique saisonnière.« Une grande partie de la vie s'est déplacée sur la côte nord du Valinco. Des foyers s'y sont installés, mais nous avons du mal à faire monter ces habitants dans le bourg », regrette le premier adjoint, Jean Nicolaï. Qui soutient toutefois le développement économique sur la côte. « Le village offre peu de possibilités de développement, notamment à cause du relief ».

Mais le bourg n'est pas pour autant déserté. Épiceries, boulangeries, bars, salon de coiffure… L'école accueille une centaine d'élèves, la crèche, ouverte depuis 2009, s'occupe de 45 bambins et l'église reste très fréquentée lors des fêtes religieuses.

Le village tente de renouer avec sa tradition oléicole qui a fait sa renommée au début du XXe siècle. Jusqu'à dix-huit moulins étaient en activité et l'huile d'olive olmettaise était très prisée. Depuis quelques années, des oliveraies ont été réhabilitées par une quinzaine de producteurs. « Seuls 10 % des vergers sont exploités, regrette Dominique Filoni, oléiculteur. Le village a toujours été oléicole, mais petit à petit, on y revient ». La circulation reste le point noir. En attendant la déviation, un parking sera construit au centre du village pour restaurer le double sens des voitures sur la voie principale.

Olmeto est confronté à cette équation qui concerne tant de villages en Corse : allier développement économique et préservation des terres, tourisme et agriculture. Et être attractif pour maintenir les habitants sur le territoire communal tout en attirant de nouveaux foyers.

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Sta Maria Ficaniedda

Sta Maria Figaniella (Ficaniedda dans l'orthographe locale) ocupe un territoire comprenant le nord-est de l'ancienne pieve de Vighjanu et la partie haute de la vallée du Baracci. Le hameau de Ficaniedda, entre Sta Maria et Fozzano, est célèbre pour son église du XIIe siècle. Au nord, après le hameau des Giacomoni (Vadde d'Alzu), la route atteint le col de Siu.

A Chjave

A Chjave : village abandonné aux secrets enfouis
Publié le: 06 novembre 2020 dans Corse Matin

Niché à 150 m d'altitude, en plein maquis, le village déserté surplombe le golfe du Valinco. C'est sa force et sa faiblesse. Cela, d'abord à cause des invasions venues de la mer, mais aussi et surtout du paludisme, dû à l'embouchure toute proche du Rizzanese. Néanmoins, ce dernier n'aurait pas eu plus d'un siècle d'existence et c'est à la suite de cet échec que les habitants de l'A Chjave ont quitté le lieu pour fonder le village de Tivolaggio, un peu plus haut sur les hauteurs.
Mais sur place, les vestiges du passé sont encore là. En arrivant à l'entrée, après une petite demi-heure de marche, une première maison. Partiellement en ruine et où on peut encore y voir une pierre dépasser du mur extérieur à l'entrée qui servait d'évacuation d'eau.
Un peu plus loin, une deuxième bâtisse et son rempart. Lieu de rassemblement en cas d'invasion qui se dresse accolée au belvédère dominant la baie du Valinco afin de guetter les envahisseurs étrangers, venus prendre ce lieu facilement repérable depuis la côte... et d'autant plus prenable depuis les terres.
Et à proximité, les vestiges d'une église sont encore visibles eux aussi.

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Photos G.B.- L.

La maison des Capponi, dite « Casa Capponi », qui était la famille la plus riche du lieu porte une inscription à l'entrée qui ressemblerait à une date. Toutefois, l'archéologue Grosjean lui-même n'aurait pas réussi à la déchiffrer. On y aurait également retrouvé des boulets de canons, témoignant d'un passé violent.

Désormais, à moins d'un retour dans le passé, la véritable histoire d'A Chjave, semble destinée à rester enfouie dans les entrailles de ce lieu tant convoité autrefois,
et si délaissé de nos jours...


Alta Rocca

L'Alta Rocca est une région de Corse-du-Sud située à l'intérieur de l'île. Elle désigne les moyennes et hautes vallées du Rizzanese et de ses affluents (Chiuvone et Fiumicicoli).

Territoire

L'Alta Rocca est composée des territoires de trois pièves pour un total de 16 communes :

Carbini

Scopamène

Tallano

Tarra cara

Diana Saliceti sillonne avec vous les routes du sud de la Corse entre villes et villages pour découvrir les territoires et leurs acteurs.

Livia (Levie)

Cette vaste commune s'étire sur une longueur de 17 km, entre la vallée du Rizzanese et le Pianu de Levie au nord, et la montagne de Cagna au Sud. Elle se définit de nos jours comme le centre administratif de l'Alta Rocca.
Né au XVe siècle du rassemblement de plusieurs villages, Levie en garde, aujourd'hui encore, des quartiers bien définis où se trouvent des bâtisses à l'architecture remarquable : Santa Cruci, au sud, A Sorba, U Casonu à l'ouest, Castaldaccia, Insuritu, Pantanu au nord, Ulmiccia et A Navaghja à l'est.
Comme tout l'intérieur de l'île, la seconde moitié du XXe siècle a marqué un net ralentissement de l'activité de la micro région et du village. Aujourd'hui, l'amélioration du réseau routier et des moyens de communication ont permis d'enrayer la baisse démographique.

Levie abrite le Musée de l'Alta Rocca.

levie

Zonza

Véritable carrefour de l’Alta Rocca, la commune de Zonza se singularise par une partie montagneuse qui égale en richesse la partie maritime. Elle est un lieu de villégiature apprécié pour ses hôtels et ses restaurants.
Construite en terrasse peu à peu depuis le XVIIe siècle, c’est en hauteur que l’on trouve ses plus vieilles maisons de granit, bâties sur des blocs rocheux qui dominent la vallée de l’Asinao au milieu des châtaigniers, des pins et des chênes verts. L’église Santa Maria Assunta, de style néogothique, est bien différente de l’ancienne paroisse locale : San Cesario, dont on voit encore les ruines à 800 mètres du village. La chapelle romane Santa Barbara paraît plus ancienne.
Au nord, les aiguilles de Bavella composent un étonnant site de haute montagne. Un arrêt au col permet d’admirer la couleur changeante des grandes murailles rocheuses émergeant des pins laricio, et l’âpreté du paysage. Un sentier permet aussi de rejoindre en une heure le Col de Velacu. Au sud-est, vous atteindrez l’Ospedale en traversant la forêt domaniale. Une piste conduit aux bergeries du plateau de Luviu, témoins des transhumances d’autrefois qui empruntaient la vallée de Cavu.
Au Col d’Illarata, un point de vue fantastique vous permettra d’apercevoir par temps clair, le Golfe de Porto-Vecchio et la vallée de l’Ortolo.
Zonza possède une façade maritime très prisée. Situé à 2 km de Sainte Lucie de Porto-Vecchio, le golfe de Pinarellu abrite de longues plages de sable blanc bordées de généreuses pinèdes.

Bavedda (Bavella)

bavella

San Gavinu di Carbini

San Gavinu di Carbini est une vaste commune qui s'étend de la plaine à la montagne où l'on trouve San Gavinu et les hameaux : Gualdariccio, Giglio, Sapara Maiò dans un environnement de forêts de chênes verts et de châtaigniers et, en plaine littorale, les hameaux de Gialla, Arragio et Ribba, liés par plusieurs siècles de transhumance.
éparpillé sur une vaste colline boisée, San Gavinu renferme de vieilles maisons en granit du XVIIe siècle.
De nombreuses curiosités composent le territoire de San Gavino : Le menhir et l'abri-sous-roche de Paccionitoli, la cascade du barrage de l'Ospedale...
Sur le Pianu Di I Stantari, subsistent plusieurs restes d'alignements de menhirs. Le site préhistorique du Casteddu Saliseu fut utilisé par les seigneurs Biancolacci pour s'y fortifier vers l'an 1 000 jusqu'au XIVe siècle. L'église paroissiale d'origine romane possède des particularités dont certaines restent encore énigmatiques. Le casteddu d’Araghju présente l’aspect d’une enceinte circulaire fortifiée de 40 mètres de diamètre.

Carbini

Carbini, qui occupe le haut bassin du Fiumicicoli, est composé d’un ensemble de collines assez verdoyantes dominées au Sud par la Punta di a Vacca Morta et son contrefort d’Accinto. En arrivant par la route de Sotta, vous rencontrerez les hameaux récents de Foce d’Olmo, de Noci, puis d’Orone.
Au cours de son histoire, le village a beaucoup souffert : il fut entièrement rasé lors des incursions barbaresques et fut au cœur de la sanglante croisade contre les Giovannali, un mouvement religieux réprimé au XIVe siècle.
L’église pisane de Carbini comporte une nef unique, flanquée d’un campanile isolé au nord-est de l’abside. Une seconde église de même style mais plus petite, dédiée à San Quilico existait à côté de San Giovanni. On en voit les vestiges au sol.
Selon la tradition locale, le campanile de San Giovanni serait l’œuvre de Maestro Maternato, l’architecte pisan qui réalisa le pont du Rizzanese.

A Sarra di Scupamena (Serra di Scopamene)

Le territoire communal s’étend tout en longueur et propose une très grande diversité de reliefs et de paysages.
Au sud, il se développe au-delà du Rizzanese qui arrose la commune, au nord à une quinzaine de kilomètres, il renferme la haute et étroite vallée du Codi. L’intersection des deux cours d’eau formera la retenue du barrage. Le village de Serra comporte trois hameaux, celui d’Acqua Fritta, de Vangonu et celui de Chiesa. Tous trois renferment de belles maisons en granit, d’architecture altière.
Le moulin situé à l’entrée du village offre un excellent témoignage du passé castanéicole de la région. Le quartier de Chiesa, qui constituait le village jusqu’au XIIIe siècle et renferme l’église San Niculao, offre un vaste panorama sur la vallée du Rizzanese. L’église est dotée d’un clocher carré à créneaux et d’une façade honorant Saint-François d’Assise par des scènes de sa vie en fer forgé. Elle possède aussi un bénitier en marbre en forme de calice datant de 1677, une statue de Saint Antoine en marbre blanc et six vitraux représentant St Nicolas, une Vierge à l’enfant, St Pierre, St Joseph et St Jacques. Face au village, se trouve la Punta di Cuciurpula (1 164 m) connue pour son casteddu du 13-16e siècle qui a fait sa renommée. Ce sommet granitique aux trois pointes, très caractéristiques dans le paysage avec ses amas de blocs, ses tafoni, ses abris sous roche, ses charbonnières qui attestent vraisemblablement de l’occupation de ce site par les hommes préhistoriques et plus récemment par les éleveurs et les résistants.

Surbuddà (Sorbollano)

Le village est bâti sur le flanc d’un coteau bien orienté au midi. Il se compose de 9 quartiers : Casi Subrani, Costa Di Soli, Valdarello, Matelot, Poghju, Chedi Anghjulellu, Chedi Filippi, Chedi Bartolo et Chedi Petru portant les patronymes des premiers habitants.
Au sud et en dessous de l’église, le quartier médiéval de Contra Paisolu renferme les plus anciennes maisons du village.
L’église paroissiale Sant’Andrea est dotée d’un haut clocher et remplace un ancien édifice roman de taille plus modeste. La tradition nous conte que celle-ci aurait dû être construite en dehors du village, et qu’un soir, des boeufs auraient porté les pierres au centre du village, à son emplacement actuel.
La fontaine de granite blanc est très élégante. De merveilleuses terrasses sont couvertes de jardins potagers. Cette verdoyante commune, composée de collines entrecoupées de nombreux vallons, est dominée au nord par plusieurs sites accidentés.
Elle renferme également une route sinueuse s’élevant parfois en corniche au-dessus du Rizzanese et du Codi. De nombreux sentiers bien tracés vous permettront de parcourir les paysages de ce beau village.

Carghjaca (Cargiaca)

Situé à l’extrême nord-ouest du Tallanais, le village est bâti sur les flancs d’une vallée encaissée où le Rizzanese se resserre en gorge, donnant au relief des formes accidentées.
Le territoire, à la limite des anciennes pièves de Tallano et de Scopamena, présente des signes d’une certaine prospérité faite de l’exploitation des oliviers et de jardins aménagés sur de riches terres alluviales. Les maisons basses d’origine pastorale alternent le long de la route avec des "Casone" aux façades ornées de corniches, corbeaux, linteaux et balcons. En bas du village, les fondations de plusieurs maisons semblent dater du XVe siècle.
À l’est du village se dresse un rocher où, suivant la tradition, s’élevait un château nommé Castellu Della Rocca. La magnifique église paroissiale, restaurée au XVII e siècle, est dédiée à l’Apôtre San Paolo. Elle possède un élégant et haut clocher latéral à lanternon aux pierres de granit appareillées avec soin.
Le cimetière, situé au sommet d’une longue crête, offre un vaste panorama.
Au nord de celui-ci, le hameau de Zizzi devrait son nom au général Zizzoli qui, lors d’une bataille, y aurait enfoui un trésor.

Ulmiccia (Olmiccia)

Cette commune formant la partie sud-ouest de la piève de Tallano, occupe la rive gauche de la moyenne vallée du Rizzanese. Son territoire, tout en longueur, est constitué d’une plaine où, depuis près de deux siècles, la vigne occupe environ 35 hectares.
Entouré de belles oliveraies, ce village est bâti à flanc de coteau entre 330 et 380 mètres d’altitude.
À 800 mètres au sud-ouest du village d’Olmiccia, près du sommet d’une de ses collines, existait le village de Frassetu, ruiné au XVIe siècle. Les cabanes de berger qui l’ont remplacé bénéficient d’un magnifique panorama.
Les différents quartiers sont nommés : Cori Vecchju, Cori Di Ghjaddu, Ribba Tortone.
L’église Sant’Ippolito e San Cassianu, sanctuaire roman élevé au XIVe siècle a été réaménagée en 1896. Autrefois, la commune possédait 4 moulins, l’un d’entre eux, le “Risé”, fermé vers 1950, utilisait les eaux du Rizzanese.

Zoza

Ce village construit à flanc de coteau présente la particularité d’être face au nord. L’environnement montagneux, bien que modeste réduit sensiblement en hiver l’ensoleillement du village.
Au sud-ouest de la commune, un piton de 455 mètres nommé Punta Di Casteddu doit son nom à une ancienne tour carrée dont on voit encore les fondations. Les différents quartiers de Zoza, nommés Mezza In Su ou Mezza In Ghjo, Correntino, Poggiolo, Mezza In Sopra, Pretrajolo et Chjerchiaja, abritent de grandes et superbes maisons qui présentent les variantes de la région allant du simple casseddu aménagé en résidence d’été à la maison de maître crépie avec des balcons en passant par l’étroite demeure en forme de tour. L’église Santa Margherita, avec son élégant campanile latéral, élancé et ajouré, domine les jardins en terrasses.
En venant de Santa Lucia, à l’entrée ouest du village, une croix en bois assez imposante vous accueille. Celle-ci offerte par un artisan local, surprend par la présence d’outils suspendus (tenailles, marteau, échelle, clou...), lesquels évoquent la passion du Christ.
Au nord-est du village, vous pourrez descendre à pied au Ponti Vecchju qui franchit le Rizzanese. Vous y découvrirez en amont du pont une belle cascade et en aval deux piscines naturelles.

Laretu di Taddà (Loreto di Tallano)

Formant la partie occidentale de la piève de Tallano, cette petite commune s’allonge sur 6 km entre la rive droite du Rizzanese et les pentes des petites montagnes qui délimitent le Tallanais et le bassin du Baracci correspondant à l'ancienne piève appelée Petite Rocca.
Au centre du territoire communal, le lieu-dit Muratu semble être un site romain. Plus au nord, en haut du vallon de Giaga, près de la limite communale avec Fozzano, il existait un village nommé Altanaggia, protégé par un château bâti au sommet de la Punta D’Arghja Vecchia qui, du haut de ses 670 mètres, offre un panorama intéressant sur toute la commune.
Le centre de l’agglomération est composé de très anciennes maisons typiques, la plus ancienne datant certainement du Moyen-Âge. La plupart d’entre elles sont dotées de magnifiques linteaux, de porches élégants, de voûtes et de splendides portes.
L’église Santu Pietru, construite au début du siècle, remplace un édifice médiéval situé jadis au centre du cimetière qui possède une nef soutenue par six colonnes en pierre de taille de 2 m 50 de haut.
De Loreto, un sentier permet de rallier à pied Tallano. On franchit le Rizzanese par le Pont de Piombatu, formé de deux passerelles soutenues par une pile de pierre.

Mela

Appelé traditionnellement Mela-di-Tallano, le village s’étire en longueur du nord au sud, sur une éminence.
Le point haut, au nord, surplombe des petites montagnes boisées de chênes et de maquis. C’est un bel environnement verdoyant de pâturages et de cultures en terrasses qui compose ses abords.
Ce petit territoire est coupé au centre par la vallée du Fiumicicoli. Le hameau de Foce di Mela, aux constructions étagées est situé à une vingtaine de kilomètres du village par la route contre 2 Km à vol d’oiseau.
Le village est constitué de quelques belles maisons anciennes de granit. L’église paroissiale présente un petit clocher carré surmonté d’un lanternon. Dans le petit cimetière, en léger contrebas de la route, apparaît le bas des murs des vestiges de l’ancienne église romane Santa-Maria-Assunta. Pas plus hauts que les herbes au printemps, ils permettent de visauliser le plan et les dimensions de l'édific.

Sur la place du village, les mains expertes de Stéphane Deguilhem ont transformé un orme mort en un cheval de 2,50 mètres de haut !

Quenza

Quenza s’étale sur un important territoire. À l’ouest le plateau du Cuscionu, coupé de petites vallées, au nord et à l’est de hauts sommets dont la chaîne de Bavella et ses célèbres Aiguilles de granit rouge, au nord-ouest l’Incudine.
De nombreux cours d’eau torrentiels, fontaines et sources drainent des paysages grandioses. C’est une nature variée et sauvage qui reçoit nombre de randonneurs et de montagnards.
La forêt de Bavella comporte de superbes peuplements de et chêne-vert et accueille une réserve de mouflons, tandis que le plateau du Cuscionu qui recevait de nombreux bergers venus transhumer, abrite un parc à cerfs.
Le village regroupe des maisons de pierre au cachet très particulier, comme la maison du XVIe siècle avec son piumbatoghu sur le pignon, la tour de défense de la même époque ou le château Florentin avec sa tour crénelée. En contrebas du village, la chapelle romane Santa Maria, datée de l’An Mille est classée monument historique. L’église paroissiale St Georges présente en façade quelques blocs de serpentine verte d’origine romane.

Quenza, la terre des Seigneurs privilégie le naturel

Corse Matin, 20 août 2012

quenza

Quenza, un paradis au cœur de 10 000 ha d'une nature grandiose.

Dès neuf heures, sous un soleil déjà ardent, jeunes et moins jeunes étaient tous sur le pont, ou plutôt sur la place de l'église pour une journée chaleureuse. Les chasseurs rentraient d'une battue fructueuse. Une ambiance idyllique pour un village où le sens de la fête n'est pas un vain mot.

Les générations passées se souviennent d'ailleurs de la discothèque où venait danser tout l'Alta-Rocca. Elle a disparu, mais l'esprit est resté ; celui d'une convivialité contagieuse. Visiblement heureux de se retrouver, les habitants ne manquent pas d'enthousiasme quand il s'agit de mettre en avant les charmes de leur village…

Et de charme, cette magnifique commune de la terre des Seigneurs n'en manque pas. Avec un véritable cadeau des dieux, ce patrimoine naturel inestimable que le maire, Antoine-Sylvestre Pietri aimerait tant mettre en valeur. Car si du point de vue architectural et du patrimoine religieux notamment, Quenza a été gâtée, ses 10 000 hectares de superficie, domaine de chasse majestueux, englobant les plus beaux sites de Corse avec le massif de Bavella et le plateau du Cuscionu sont un luxe naturel. « Et ce qui nous tient vraiment à cœur c'est le développement d'une vraie dynamique autour des sports nature, comme le ski de fond, les raquettes et randonnées, sur le plateau. Pour qu'il revive. Dans les années 60, l'ambiance était phénoménale… La structure refinancée est désormais ouverte, pour l'instant avec un agent du PNRC, mais il y a un vrai potentiel à mettre en avant, en préservant des emplois locaux ».

Un rêve pour le maire qui serait évidemment un complément économique pour les 150 habitants vivant à l'année sur la commune. Village déjà dynamique avec pas moins de trois sociétés de TP, un commerce à l'année, un hôtel renommé et plusieurs bars et restaurants, gîte, un atelier de sculpture etc. Plusieurs éleveurs perpétuent la tradition avec une charcuterie savoureuse notamment. Le premier parc à cerfs pour la reproduction est aussi sur la commune… « Nous voulons faire rayonner tout ce potentiel… »

La commune qui possède désormais sa nouvelle station d'épuration et travaille à son réseau d'assainissement, peaufine ainsi également ses atours avec une réfection prochaine de ses deux lavoirs et quatre fontaines… Des projets à la hauteur de toutes ces richesses qui font Quenza. Avec la plus belle, celle du cœur de ses habitants.

Altaghjè (Altagene)

Le territoire d'Altaghjè occupe les collines de la haute vallée du ruisseau de Piève, affluent du Rizzanese, et le massif montagneux du Sarradò culminant à 1033 mètres.
Composé de différents quartiers, Casanova, Foce, Manchianu, Parata, Piantuleddu, ce petit village en bout de route appartient historiquement à la Piève de Tallano.
Paysage humanisé de vergers, d'oliviers, et de champs en terrasses avec jardins toujours bien entretenus.
La commune permet de sympathiques ballades : on peut emprunter le chemin quittant Altagène par le nord et se promener sur 3 km en direction de Serra di Scopamena pour profiter d'un intéressant panorama sur le village voisin de Zoza et sur le Rizzanese. Au nord-est, en hauteur, se trouve le quartier de Casanova au départ duquel on accède au plateau de Sarradò.
Au sud-est de la Commune, le lieu-dit “Presa Tusia” est le site d’un village fondé au cinquième millénaire avant Jésus-Christ par une communauté agropastorale. On y observe la présence d'une allée mégalithique non couverte ainsi que celle d'un menhir.

Altagène, l'esprit d'un village de l'intérieur, ouvert à tous

Publié le mardi 14 août 2012

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Altagène, un village en bout de route, mais un terrain de jeu grandeur nature pour les petits.

Historiquement, Altagène est rattaché à la pieve de Tallano… Mais attention, le petit village de l'intérieur ne doit pas pour autant être associé à un des hameaux du gros bourg de Sainte-Lucie. Son territoire, 5 km2, occupe les collines de la haute vallée du ruisseau de Pieve, affluent du Rizzanese et le massif montagneux de Sarrado, culminant à 1 033 m d'altitude. Un village, perché à 620 m d'altitude, bordé par la nature et découpé en cinq quartiers (Parata, Piantuleddu, Casanova, Foce, Manchianu) que l'on trouve en bout de route… Ici, on ne fait pas pour autant la résistance comme dans Astérix et les villages de Gaulois, mais, sans querelle de clochers, on cultive sa différence, celle d'un village de l'intérieur. Un village de l'Alta-Rocca dans toute son identité particulière. Une identité qui fait la part belle à la convivialité et à l'hospitalité : un vrai village de l'intérieur ouvert sur l'extérieur. « L'esprit corse avant tout », insistent les habitants.

Altagène c'est une cinquantaine d'habitants en hiver, multiplié par six l'été avec le retour des enfants du village. On est loin de la période de l'après-guerre où la commune a abrité jusqu'à six cents personnes, deux ou trois « cantines » et même un tribunal d'instance… Jusque dans les années 60, une école accueillait une quarantaine d'élèves….

Mais on est également loin de la dizaine de personnes seulement qui peuplaient Altagène à la fin des années 80. « Quand je suis arrivé à la mairie en 1995, nous étions moins d'une vingtaine. Depuis des familles se sont installées. Un commerce saisonnier de mai à octobre, un kiné, un agriculteur… Et il y a des demandes en attente pour des installations. L'an dernier, il y avait pas loin de 14 gamins scolarisés, on aurait presque pu rouvrir une école », indique le maire, Toussaint-François Simonpietri, également vice-président de la communauté des communes de l'Alta-Rocca. Un projet de lotissement est d'ailleurs en cours. Tout comme celui de l'assainissement avec des raccordements faits sur la station d'épuration de Tallano.

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Deux communes aux destins liés tout de même… Altagène s'adossant à Tallano pour se développer. « Une légende dit que la chapelle Saint-Jean, construite sur le territoire d'Altagène, a été détruite dans la nuit pour être reconstruite sur celui de Tallano… On est proches, on avance de concert, chacun avec nos atouts ».Et ceux d'Altagène ne sont pas négligeables, surtout pour une commune relativement petite. On y fait de la réhabilitation du bâti ancien, du lavoir il y a six ans. Un plateau d'estive a vu l'installation d'un groupement pastoral, avec une bergerie, il y a deux ans et un producteur de fromage… En toute simplicité, sur ses valeurs, Altagène renaît… En bout de route géographiquement, le village a le potentiel pour que son développement ne soit pas, lui, en cul-de-sac… Et toutes les cartes n'ont pas encore été jouées !


Avretu

Bunifaziu (Bonifacio)

La ville de Bunifaziu est située à l'extrême sud de la Corse. La Sardaigne n'est qu'à 14 km, distance qui constitue le détroit de Bonifacio. La ville est bâtie sur une presqu'île d'environ 1500 m de longueur sur 200 m de largeur, rattachée à la terre par l'isthme de Saint Roch. La ville est scindée en trois parties : La Haute Ville, La Marine et les alentours (la campagne).
La Haute-Ville a été conçue sur la presqu'île de calcaire et de nombreuses habitations surplombent les falaises.

La haute ville

Bonifacio, la Cité des falaises est entourée de fortifications qui ont protégé au fil des siècles la haute ville des attaques des assaillants.

Pour accéder à la citadelle de Bonifacio depuis le port, deux possibilités s'offrent aux visiteurs par les anciens pont-levis. Par la route ou à pied par la montée Rastello puis la montée Saint Roch, les visiteurs atteignent le pont-levis de la Porte de Gênes, construit en 1588.

La haute ville offre des points de vue imprenables sur les falaises de calcaire rongées par la mer, le "Grain de Sable", les bouches de Bonifacio et la Sardaigne juste en face. 

A travers les ruelles étroites surplombées de nombreux aqueducs, les hautes maisons aux façades blanches se dressent à l'infini et nous plongent dans les vestiges d'un passé millénaire. En période de siège, les aqueducs servaient à recueillir et à acheminer les eaux de pluie vers la Cisterna, la réserve en eau potable.

Plusieurs églises parmi lesquelles Sainte Marie Majeure, principal et plus ancien édifice de Bonifacio, Saint Dominique, Saint François ou Saint Jean-Baptiste témoignent de la profonde piété des bonifaciens, toujours présente lors des processions religieuses des différentes confréries pendant la semaine Sainte.

La Maison du Podestat, ancienne demeure qui représentait l'autorité de la république de Gênes dans la ville, la Maison qui hébergea Bonaparte en 1793 dans la rue des Deux Empereurs, Charles Quint et Napoléon Bonaparte, les couvents, les phares ... nombreux sont les monuments à visiter.

L’Escalier du Roy d’Aragon, visible depuis la mer est situé à l’extrémité sud du promontoire, les Jardins de Carotolla, les arches de l'Archivolto ... sont autant de lieux à découvrir.

La Marine dispose d'un port de commerce hébergeant les plaisanciers et permettant d'accueillir de nombreux bateaux. On peut notamment embarquer pour les îles Lavezzi.

A voir sur le site :
De nombreuses promenades et randonnées autour de Bonifacio.
Et la galerie photo.

Prunelli (ou Pruneddi)

Le Prunelli occupe la vallée du fleuve éponyme. Il culmine au Monte Renoso (2 352 m) et a pour capitale Bastelica.

Le Prunelli désigne l'ensemble des territoires situés dans le bassin versant du fleuve Prunelli, c'est-à-dire l'ancienne pieve de Sampiero (région de Bastelica), à laquelle sont ajoutées les communes de Pietrosella et Coti-Chiavari ainsi que la partie littorale des communes de Grosseto-Prugna (Porticcio) et Albitreccia (Molini), toutes d'anciennes terres de transhumance hivernale des habitants de la vallée du Taravo.

La région du Prunelli désigne, en descendant vers la mer, les territoires des communes de :

Bastelica

Bastelica ouvre en grand la porte de ses beaux quartiers

Publié le samedi 18 août 2012

Ils nous ont remis les clés. Nous ont confié leur village comme on donne son cœur. Ils nous ont remis les clés de leur fief, un bastion noble. Avec des quartiers où les habitants vivent dans des espaces ouverts les uns sur les autres.

Ils nous ont montré la route. D'un village où le patrimoine architectural scelle, à chaque détour, l'itinéraire historique d'un héros, Sampiero Corso.

Ils nous ont ouvert les portes, les habitants de Bastelica. D'un même pas. En tête, leur maire, Jean-Baptiste Giffon, premier magistrat d'un village de montagne où il faut concilier écoute et détermination. Bastelica, village perché à 800 m d'altitude, justement récompensé cette année. Honoré par le congrès national des élus de la montagne qui viendra y asseoir ses réflexions les 26 et 27 octobre prochains. 350 congressistes y sont attendus.

« Mon combat quotidien ? Maintenir les services de proximité, poste, école, services médicaux d'autant que la commune assure de multiples compétences, adduction d'eau potable, assainissement, déneigement avec le conseil général, gestion de la station de ski, action sociale… »,énumère le maire.

Mais le jeu en vaut la chandelle. Car la commune qui s'étend sur 12 500 ha possède une situation privilégiée au centre de l'île à 35 km du bassin de vie ajaccien. Centre de gravité encore plus vrai depuis la réfection en 2011 de la route qui descend le col de Scalella.

La vie du village repose sur un triptyque : agroalimentaire, tourisme, éducation. « Nous avons créé un centre d'immersion linguistique, avec des thématiques plurielles, qui servira de classe de découverte pour les écoles de Corse et sera opérationnel au premier semestre 2013 ».

En projet encore, une station d'épuration toute neuve début 2013 avec les réseaux afférents (pour un coût de 5 millions d'euros), l'élaboration d'une carte communale dès la rentrée ; de nouveaux investissements pour la station d'Ese ; la restauration de l'église.

Ils ont nous ont remis les clés, les habitants de Bastelica. Nous leur avons rendu, une fois notre visite terminée. Mais nous avons gardé un peu de leur cœur. Comme un supplément d'âme.


Balagna

La Balagne correspondait aux cinq pièves suivantes : Tuani, avec sept villages, parmi lesquels Belgodère, Occhiatana, Speloncato ; Aregnu, qui contient seize villages, dont les principaux sont : Corbara, Monticello, Sant'Antonino et Santa-Reparata ; Sant'Andria, qui renferme cinq villages dont Feliceto ; Pino, dans laquelle se trouve Montemaggiore, village riche et bien peuplé ; Olmia, où se trouvent les villages de Calenzana et de Moncale.

Aregnu (Aregno)

Le village d'Aregnu (570 hab., 930 ha), 12 km au SO de L'Île-Rousse. est surtout réputé pour son église classée de la Trinité, polychrome et ornée de fresques et de sculptures, à toit de lauzes (teghje), ainsi que pour ses vergers d'orangers et de citronniers, et pour ses amandiers (foire annuelle).

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Avapessa

Avapessa, un village riche de ses terres

Par: Manon Reinhardt
Publié le: 16 août 2021
Dans: Corse Matin

Situé en Haute-Balagne et au cœur de la plaine de Reginu, Avapessa est un petit village qui s'étend sur 330 hectares. Ce sont 80 habitants qui y vivent toute l'année.

Entre terre et mer, ce lieu que l'on appelait autrefois Acqua Spessa abrite de nombreux secrets. En effet, le village s'est construit sur une vaste oliveraie séculaire.

Au rythme des siècles, la tradition de l'oléiculture a toujours été ancrée dans les gênes de cette commune rurale qui s'est dotée d'un moulin moderne. Fort de son huile d'olive produite sur place, Avapessa est en vérité un immense paradis vert. L'élevage ovin y est aussi tout aussi important. 

Et ce village balanin offre encore bien des merveilles. Sur trois hectares de terrain, locaux comme touristes peuvent explorer le jardin botanique de Robert Kran.

Passionné par les arbres fruitiers, il propose des visites guidées, des stages d'apprentissage autour de la conservation et traitement des agrumes ainsi que des formations sur les méthodes de culture. Il s'agit d'une véritable expérience sensorielle.

La gourmandise reste le maître-mot. Ce jardinier dont la recherche a duré de nombreuses années souhaite transmettre, dans le respect de l'écosystème, le plaisir de récupérer les fruits directement sur leurs arbres. Une culture traditionnelle qui constitue une grande richesse pour ce petit village.

Dans les années 1970, Avapessa s'est lancé le défi de la modernisation. L'objectif était de mettre en place une politique de tourisme vert afin d'attirer les visiteurs.

C'est alors que de nombreux établissements ont fait leur apparition au sein de la commune. Gîtes ruraux, restaurant communal, camping à la ferme, le village offre désormais une belle attractivité.

Le clocher de l'église paroissiale Santa Maria qui surplombe les habitations fait également grandement partie de son patrimoine rural. Ses olives et ses parfums de nature demeurent cependant ses principaux atouts. 

Calinzana (Calenzana)

La commune de Calinzana est la plus étendue de Haute-Corse (183 km2). Elle s'étend jusqu'à la mer, avec la plage de Crovani et vers la montagne : les sommets de a Muvrella (2 148 m), du Capu di u Carrozzu (2 139 m), du capu Ladroncellu (2 145 m) et du Monte Corona (2 144 m) sont sur le territoire de la commune, de même que le vallon du Marzulinu. Elle comprenait même au XIXe siècle Galeria, la vallée du Fangu, Mansu et Moncale. La ville s'est développée autour du quartier de Torra. A l'extrême-nord-est, au milieu des oliviers, Santa Restituta abrite une châsse renfermant les reliques, un magnifique baptistère et une statue en bois polychrome de la "Santa".
Dans le village, la pro-cathédrale San Biasgiu a été construite entre 1691 et 1714.

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Calvi

Un peu d'histoire

Calvi (le nom viendrait de "Calvo”, du latin "chauve", ou bien de “Sinus Casalvi” voulant dire baie, ou peut-être encore de “Cales”, ville de Campanie) s'est construit sur la Punta San Francesco, entre le golfe de la Revellata et le golfe de Calvi. C'est dans la deuxième moitié du XIIIe siècle qu'a été édifiée la Haute ville, à l'est de la Punta San Francesco. Selon la légende d'Ugo Colonna, existait au Moyen Âge « Cordovella, ville fortifiée, bâtie à l'endroit où est aujourd'hui Calvi ».

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I Catteri (Cateri)

Cerné d'oliviers et de cultures en terrasses, Cateri (en corse, I Cateri signifie littéralement "les portails") présente des ruelles pavées et des passages voûtés. Son église Santa Maria Assunta (XVIIe siècle) dite aussi Notre-Dame des Anges, est assez originale : elle est dotée d'un clocher absidial à arcades unique en Corse et d'une haute coupole hexagonale surmontée d'un lanternon. Il semble que ce soit à partir des plans de la cathédrale Saint-Pierre de Rome qu’elle a été construite. On peut y voir deux tableaux du XVIIe siècle particulièrement remarquables.

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Curbara (Corbara)

Curbara est l'une des cinq communes du canton de L'Île-Rousse ou bassin de vie de L'Île-Rousse qui comprend les autres communes de L'Île-Rousse, Corbara, Monticello, Pigna, et Santa-Reparata-di-Balagna.

Curbara faisait partie de la piève d'Aregnu devenue pieve de Sant'Angelo jusqu'à la Révolution puis fut le chef-lieu du canton d'Ile-Rousse de 1789 à 1828.

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Fulicetu, U Fulgetu (Feliceto)

Coincé entre le barrage de Codole et les sommets du San Parteu (1 680 m) et la cima di a Forca (1 622 m), Feliceto est composé de plusieurs quartiers : Corti, Paese, Torre, E Strambulacce et Pinu. Sur la hauteur, a Falcunaghja et la "maison du bandit".

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Muru (Muro)

Historiquement chef-lieu de la pieve de Sant'Andréa, Muro se trouve sur les contreforts nord du Monte Grosso, et fait partie des « villages balcons » de la vallée du Reginu.
Outre le village, Muro comporte deux hameaux : Poggiali et Murato. Depuis 1973 Muro n'est plus chef-lieu d'un canton de 9 communes (Algajola, Aregno, Avapessa, Cateri, Feliceto, Lavatoggio, Muro, Nessa et Speloncato), mais l'une des 19 communes du canton de Belgodère.

L'église paroissiale de la Santissima Annunziata située au nord, domine le bourg. En face d'elle, de l'autre côté de la petite Piazza di a Ghjesgia, se trouve la confrérie.
De style baroque, elle a été construite au milieu du XVIIe siècle, puis reconstruite au XIXe siècle après l'effondrement de la coupole survenu le 4 mars 1778 pendant l’office des Cendres, faisant 60 morts.
Son plan en croix latine avec nef unique s'inspirerait de l'Annunziata de Gênes. Les dimensions sont imposantes : 31 mètres de long, 12,5 mètres de large, 22 mètres de haut pour la façade, 25 pour le clocher.
La façade est exceptionnelle : sa hauteur est soulignée par des fausses colonnades et plusieurs corniches peintes en blanc tranchant sur le fond rose de l'ensemble. Elle est décorée de plusieurs statues. Au-dessus de la porte d'entrée, dans des niches à fond bleu, un Sacré-Cœur entouré de Marie et Joseph ; plus haut, encadrant une verrière de l'Annonciation, les saints patrons de la paroisse Jean l'évangéliste et Jacques le majeur ; plus haut encore et à l'extérieur du volume principal, les saints apôtres Pierre et Paul ; tout en haut, sous un fronton triangulaire, une colombe rayonnante est sculptée en bas-relief.

L'intérieur est richement décoré dans le style baroque : dorures, nombreux tableaux dans les chapelles latérales dont une Annonciation du XVIIe siècle, peintures en trompe-l'œil sur la voûte de la coupole, autel et chaire en marbre blanc, colonnes torses autour des autels secondaires, etc.
L'orgue daté de 1796, commandé par Tommaso Pagnini, prêtre et facteur d’orgue de Lucca (Italie), a été restauré à l’identique en 1982 par J-F Muno.

L'édifice est non classé, mais renferme toutefois des œuvres remarquables.

Lama

Dominé par le monte Astu (1 535 m), Lama fut créé au XIIIe siècle mais s'est développé au 17e siècle par son immense oliveraie. Après le terrible incendie de 1971 qui ravagera 36 000 arbres souvent multi-centenaires, l'oliveraie renâit aujourd'hui. La particularité architecturale de Lam est le mariage réussi de deux styles différents : le centre médiéval, composé de maisons collées les unes aux autres et de ruelles étroites, et les grandes maisons bourgeoises des riches oléiculteurs. Mais Lama est surtout célèbre pour son tourisme rural de qualité et pour son festival du Film Européen.

Lavatoghju (Lavatoggio)

Le village est bâti sous le col de Salvi (509 m) qui le sépare de la commune de Montegrosso. Il est aujourd’hui, avec son hameau de Croce, résolument tourné vers la plaine d’Aregno, alors qu’à l’origine, les premières constructions se sont développées sur le mont Bracaghju, surveillant la plaine de la Figarella (pieve di u pinu) et dominant le fertile plateau de la Stella.

L’existence du village de (Lavatoio) Lavatoghju est attestée dès le XVe siècle. Il fait partie de la pieve d’Aregno.

A voir : le lavoir sous l'église, la chapelle San-Cervone, édifice roman situé au cimetière, originellement village médiéval disparu, l'église paroissiale Saint-Laurent, située au coeur du village ou encore la chapelle Notre-Dame de la Stella, au pied du mont Bracaghju, à la croisée des chemins entre Occi, Lumio et Lavatoggio. Les bases du château du seigneur de Bracaghju, perché à 556 mètres d'altitude, sont toujours visibles.

église Saint-Laurent

L'église paroissiale Saint-Laurent, baroque, est située au cœur du village, au-dessus de la D 71. Elle renferme une chapelle Sainte-Ursule surmontée des armes des seigneurs Sabellis (Guido de Sabellis était l'un des 4 princes romains que le pape étienne IV envoya au début du IXe siècle à la tête d'un corps expéditionnaire pour libérer le royaume de Corse alors sous le joug des Sarrasins. Vainqueur, la province de Balagne lui avait été offerte en récompense).

La chapelle de confrérie (A Casazza) est attenante à l'église Saint-Laurent. Elle pourrait avoir été la précédente église de Lavatoggio comme l'indiqueraient certains détails découverts lors de récents travaux de restauration. La confrérie a pour patron saint Antoine Abbé.

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La chapelle Notre-Dame de la Stella est située à l'est de la commune, à 400 m d'altitude sur le flanc nord du Capu Bracajo. Elle est le lieu d'un pèlerinage annuel le 8 septembre. Elle est accessible par une piste.

Lumiu (Lumio) et Oggi (Occi)

Ce beau village, situé à mi-chemin entre L 'ile Rousse et Calvi, surplombe la baie de Calvi.
Il s'étale en belvédère face au golfe de Calvi, avec ses maisons à arcades et ses ruelles abruptes et voûtées. 
Au centre du village,à l'extrémité‚ d'une place surplombant la route nationale, s'élève l'Eglise St Antoine construite en 1590. Devenue trop petite pour abriter la paroisse, elle fut transformée en confrérie.   
Une nouvelle église fut construite par les villageois eux-mêmes: l'Eglise paroissiale Ste Marie.
D'un baroque dépouillé, elle date de 1800. L'actuel clocher en pierres de taille, haut de 36m, date de 1880.

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Montegrossu

Montegrossu regroupe depuis 1972 les villages de Montemaiò, Lugignani et Cassanu.

Montemaiò

Ce village et sa belle église se voient de loin, avec en fond le Monte Grosso. L'église baroque Sant'Agustinu renferme un admirable maître-autel en marbres polychromes surmontée d'une Immaculée Conception et d'un superbe tableau : La Vierge et l'Enfant remettant la couronne de roses à Santa Catarina et à San Dumenicu.
Mérimée évoque dans "Les Ames du Purgatoire" un Don Juan de Magnara né à Séville fils d'un Calvais et d'une habitante de Montemaiò...

Lugignani (Lunghignano)

A mi-pente du Capu di Bestia (804 m), ce village moyenâgeux est entouré d'oliviers. Son église San Vitu date du XVIIIe siècle. Entre le village et Montemaiò, on trouve l'église San Ranieru de style pisan.

Cassanu

Sur un promontoire à 300 m d'altitude, Cassanu renferme autour de sa place en étoile d'anciennes maisons dotées de porches.

Belgudè (Belgodère)

Entouré par les communes de Occhiatana, Palasca et Olmi-Cappella, Belgodère est situé à 38 km au Sud-Ouest de Bastia, la plus grande ville à proximité. La commune de Belgodère (Belgudè en Corse) s'étend sur 13 km² et compte 487 habitants.
Le ruisseau de Cava marque la limite avec Olmi-Cappella, juste au sud des ruines de la chapelle San Antonio à 803 m d'altitude.

Belgodère est un balcon sur la vallée du Regino, du nom du petit fleuve côtier qui l'arrose et qui a son embouchure au pied de la tour de Lozari. Sur son cours, un barrage de retenue d'eau, le lac de Codole, que se partagent les communes de Feliceto, Santa-Reparata-di-Balagna et Speloncato, permet de satisfaire les besoins en eau des agglomérations en période estivale.

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Nesce (Nessa)

Aux portes de la haute Balagne, entre châtaigniers et oliviers à Nessa

Par: Manon Reinhardt
Publié le: 20 août 2021
Dans: Corse Matin

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Cette commune balanine s'impose comme un véritable havre de paix. - Olivier Sanchez / Crystal Pictures

Situé dans la vallée du Reginu et à la frontière du Parc naturel régional de la Corse, Nessa est un village discret mais riche de ses charmes. Il fait partie des 19 communes du canton de Belgodère, dans l'ancienne pieve de Santo Andrea. Un petit coin de paradis où le tourisme n'est pourtant pas très important. C'est dans un paysage à couper le souffle que la commune a été construite, entre châtaigniers et oliviers, à 350 mètres d'altitude.

Une centaine d'habitants y vivent à l'année et rendent ce village convivial.

Ici, les locaux se retrouvent quotidiennement dans les endroits emblématiques comme l'église paroissiale Saint-Joseph et apportent une grande harmonie. Avec son hameau surplombé par les sommets, Nessa est un lieu typique de la Corse. établi au creux du versant, le village compte parmi ses voisins les communes de Speloncato et de Feliceto.

Au cœur du site, des ruelles pittoresques ornées de pavés. Nessa a la particularité d'abriter certaines maisons où les roches sont toujours apparentes. Un lieu idéal pour trouver quiétude et tranquillité. De nombreux parcours de randonnée pédestre démarrent et passent dans cette commune où la végétalisation est généreuse. Notamment, les amateurs de marche peuvent réaliser une grande boucle jusqu'à Pioggiola, dans le Guissani.

Nessa porte également un petit bout de l'histoire insulaire. Don Gregorio Salvini, historien et l'un des pères fondateurs de l'Université de Corse, est né dans ce village en 1696. Auteur du livre La Giustificazione delle Rivoluzione di Corsica, il est devenu par la suite le mentor de Pascal Paoli. Sa tombe se trouve au pied de l'église du village.

Cette commune balanine s'impose comme un véritable havre de paix.

Palasca

Palasca est situé à 2 km à l'Est de Belgodère. Avec Lama, Urtaca, Pietralba et Novella, c'est l'une des cinq communes de la vallée de l'Ostriconi. Le village actuel est construit au creux de la montagne, à une altitude moyenne de 400 mètres, avec des maisons de caractère. Sa population longtemps regroupée au village même, se répartit aujourd'hui dans les hameaux de Lozari et de l'Ostriconi qui se développent rapidement en raison d'un tourisme sans cesse croissant.

Jadis, existait le village E Spelonche avec la chapelle San Giusto delle Spelonche à environ 6 km au Nord-ouest du village. Il a probablement été déserté au XVIe siècle en raison de l'épidémie de peste qui a ravagé l'île. De nos jours il n'en reste que des vestiges.

Pigna

Pigna, en corse, signifie "meule de blé", souvenir de l'époque génoise où la Balagne était une riche région agricole. Le village fut édifié par Consalvo Romano en l'an 816. Au début du XVIIIe siècle, Pigna faisait partie des seize villages qui composaient la pieve d'Aregno. Après avoir suivi le déclin du monde rural, Pigna, dans les années 60, a relevé le défi de la vie. C'est de ce petit village aux volets bleus qu'a démarré, en 1964, la Corsicada, association coopérative qui a entrepris non seulement de redonner vie aux métiers d'autrefois, mais aussi d'innover en matière artisanale. Pigna abrite une communauté d'artisans et de musiciens et compte un berger, trois agriculteurs, un potier, un graveur, un taille-doucier, un maçon, un luthier, un flûtier, un fabricant de vins arômatiques, une boutique d'artisanat et agro-alimentaire, plusieurs chambres d'hôtes, cinq restaurants, deux auberges, et l'on y dénombre aujourd'hui plus d'enfants que de vieillards.

Le village a été entièrement restauré selon les techniques anciennes que les maçons se sont réappropriées : terre glaise alliée au tuf.

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A Costa (Costa)

Costa est située en Balagne, dans l'ancienne pieve de Tuani. Elle se trouve dans le canton de Belgodère enclavée entre deux communes : Ville-di-Paraso et Occhiatana.

Son territoire est une bande de terre qui s'étend sur le flanc septentrional du Monte Negrone (1 175 m), à l'est de la chaîne de montagnes parmi les plus hautes de Corse ceinturant la Balagne et qui est aussi la limite septentrionale du Parc naturel régional de Corse.

La commune s'étale vers la plaine du Regino au nord, depuis une ligne longue d'environ 500 m matérialisant ses limites méridionales qui vont du Rocher de Tucone (592 m) et longeant la montagne en passant par le point le plus haut de la commune (604 m), jusqu'à sa limite septentrionale, à un point d'altitude 186 m un peu au nord du pont sur le ruisseau de Pinzu Corbo qui est son point le plus bas (155 m). La limite orientale est un tracé quasi rectiligne partant du point précité jusqu'au Rocher de Tucone. Dans la plaine elle suit en partie, une section en arc-de-cercle de la voie des chemins de fer de Corse. Enfin la limite occidentale suit un tracé empruntant le pont génois sur le Pinzu Corbo (en amont du pont, le ruisseau s'appelle Ruisseau de Centu Mezzini), passe par la borne Tre Monti (343 m) et contourne à l'ouest l'ancien couvent de Tuani.

Les ruelles étroites dans lesquelles ne peuvent circuler les automobiles, sont pavées, comme l'est la petite place centrale dite place de l'église, ornée d'une petite fontaine.

Autre lieu autrefois habité, Agro Santo où se situe l'ancien couvent de Tuani fondé en 1494 par les franciscains. Le couvent a été occupé par les capucins au XIXe siècle avant d'être désaffecté en 1965.

Edifices remarquables :

L'ancien couvent de Tuani désaffecté, est situé entre les villages de Ville-di-Paraso et de Costa, en limite de cette dernière commune. L'aspect extérieur de ce remarquable édifice religieux est relativement intact.

Le couvent a été édifié en 1494 par les franciscains. En 1639, il est donné aux Récollets. À la fin du XVIIIe siècle, l'édifice était en ruine. Au XIXe siècle, l'église est agrandie par les capucins.
L'église du XVIIe siècle présente une façade principale au plan traditionnel baroque à deux étages surmontés d'un fronton ondulé. Empreints d'un certain maniérisme, le fronton et le deuxième étage sont flanqués d'élégantes volutes et supportés par des pilastres. Le portail est surmonté d'un entablement avec les gravures F.A.D. 1494 * R.A.D. 1899. Il est lui-même coiffé d'une niche contenant une statue de la Vierge. L'étage supérieur présente une large fenêtre-meurtrière. Au-dessus sur le fronton, un cartouche circulaire coiffé d'une couronne, présente une croix avec de part et d'autre, deux bras tendus par-dessus le pied de la croix.

Le clocher absidial de quatre niveaux délimités par des corniches, est couronné par un petit dôme. L'intérieur présente un vaisseau central terminé par un chœur, et des bas-côtés sur lesquels s'ouvrent des chapelles latérales avec de grands retables.

L'ensemble qui comprend les bâtiments conventuels et une église, est classé Monuments historiques9.

Église San Salvadore (Saint-Sauveur)

Cette petite église du XVIIIe siècle est située en contrebas de la route D71, au cœur même du petit village de Costa. Sa façade principale, sans ornement exceptés deux niches abritant les saints patrons, présente deux entrées, et à l'étage supérieur, quatre fenêtres qui donnent de la lumière à l'intérieur. Le clocher accolé à l'édifice, qui comporte 4 étages, est couronné d'une coupolette.

L'église renferme des œuvres remarquables, classées Monuments historiques :

un orgue de tribune : buffet d'orgue ; tribune d'orgue du début XIXe siècle10 ;
un tableau L'Adoration de la Vierge par deux saints Franciscains du XVIIe siècle11 ;
tableau L'Apparition de la Vierge à saint Antoine de Padoue du XVIIIe siècle12 ;
tableau Le Martyre de saint Barthelemy du XVIIIe siècle13 ;
une chaire à prêcher du début XIXe siècle14 ;
un meuble de sacristie 3e quart XVIIIe siècle15 ;
des stalles de confrérie du XVIIIe siècle16.

Chapelle San Roccu

La chapelle Saint-Roch (San Roccu) se trouve en bordure de la voie menant à l'ancien couvent de Tuani, proche de son intersection de la route D71.

Pont génois sur le Pinzu Corbo. Ce pont est « à cheval » sur Ville-di-Paraso et Costa.

Costa, tout petit village mais grande et belle famille

Publié le mercredi 01 août 2012

costa

Sur la place pavée, on se retrouve volontiers en famille.

Pierre-Marie Mancini est sans doute le maire le plus macagné de Corse. Et à ceux qui ironisent sur la petitesse de sa commune, il réplique sans complexe. « Certains disent qu'à peine entré dans le village, on est déjà à Ville-di-Paraso ! Je réponds toujours qu'un diamant, ce n'est jamais gros ! » Avec un territoire de 109 hectares, une soixantaine de résidents permanents et une population qui triple tout juste en période estivale, Costa est effectivement un des plus petits villages de l'île. Mais ses maisons sont imposantes.

Et l'amour que lui vouent ses enfants est immense. On nous attend avec impatience. Le café est prêt, le facteur venu de Belgodère nous accompagne. Nous sommes reçus chez Jean-François Agostini, avant de partir dans les ruelles jusqu'au lavoir, en passant par la belle place, l'église Saint-Sauveur, la confrérie.

Le maire, ses adjoints, les jeunes et les enfants du village nous servent gentiment de guide. Avec une mention toute particulière au petit Pierre-Jo, qui ne nous lâche pas d'une semelle et qui a réveillé ses parents à 4 heures du matin, de peur de manquer le rendez-vous. C'est dire si à Costa, la notion de communauté de vie prend tout son sens. Le bâtiment dans lequel se trouve la mairie a d'ailleurs été légué par une famille du village. Et chacun, c'est visible, a le souci de l'autre.« Souvent, nous nous réunissons de manière informelle, pour un repas collectif. Chacun amène ce qu'il a et on passe un bon moment ensemble. Même l'hiver autour du feu de Noël ! » Ici, on n'a pas attendu la fête des voisins pour se rassembler. La municipalité va d'ailleurs réhabiliter une bâtisse récemment acquise qui abritera prochainement la mairie, une salle conviviale et deux appartements communaux. Pour répondre à un besoin et pour agrandir, mais modestement, la communauté villageoise. À Costa, on a appris depuis longtemps à accepter la macagna. Et à veiller jalousement - et ensemble - sur son coquet petit écrin.

Voir aussi : http://www.curagiu.com/costa.php

Ville di Paraso (E Ville di Parasu)

Occhiatana

Petralba (Pietralba)

Ce beau village de Balagne est dominé par la Cima di Grimaseta (1 509 m). Il est constitué de la réunion de U Pedanu et de U Tetu. A l'ouest de Pedanu (lieu-dit Corti) se trouve la chapelle de San Michele (12e siècle) d'où l'on a une vue magnifique sur la vallée du Canale.

Sant'Antoninu

Culminant à 500 m d'altitude, au coeur de la Balagne, ce village en nid d'aigle à proximité d'Île-Rousse et de Calvi, est curieux par son site de crête et son plan à peu près circulaire.

Le village domine la plaine d'Aregno d'un côté, une partie de celle du Reginu de l'autre. Il est composé de 75 demeures environ, soudées les unes aux autres, et qui s'enroulent autour d'un piton granitique formant un embryon de labyrinthe pour mieux résister à l'éventuel envahisseur. De par sa position, on dit qu'il est visible de toute part en Balagne.

Ce fut l'un des fiefs de la famille des Savelli, comtes de Balagne qui abritaient, dans leur forteresse, la population lorsque les voiles barbaresques pointaient à l'horizon. La mer n'est qu'à 3 km à vol d'oiseau.

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Spiluncatu (Speloncato)

Speloncato est une commune de Balagne, l'une des dix-neuf communes du Canton de Belgodère, adhérente à la Communauté de communes di E Cinque Pieve di Balagna, en limite du Parc naturel régional de Corse.

La commune s'étage sur près de 1 300 m de dénivelée, depuis la plaine du Reginu au nord, jusqu'au Monte Tolu au sud, lui conférant une orientation générale nord.

La chaine du Monte Tolu marque la limite du Parc naturel régional de Corse à l'intérieur duquel se trouve la vallée voisine du Giunssani. En amont du hameau de Reginu, le fleuve Reginu est barré par la retenue d'eau de Codole, une réserve d'eau de plus de 6 millions de m³ destinés à l'irrigation agricole et à l'approvisionnement domestique en saison estivale. Seule la partie orientale du barrage appartient à la commune, la partie Sud appartenant à Feliceto et le reste à Santa-Reparata-di-Balagna.
Article détaillé : Lac de Codole.

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Ziglia (Zilia)

Cette commune de près de 200 habitants en comptait plus de 700 au milieu du XIXe siècle. A l'époque, l'agriculture (céréales, oliviers, châtaigniers) et l'élevage dominaient. Aujourd'hui, c'est essentiellement la viticulture avec le domaine d'Alzipratu et la source thermale qui irrigue toute la Haute-Corse.
Le village est composé des quartiers de Case Suprana et d'Aghja Vecchja.

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Liamone

Le Liamone occupe les vallées du fleuve éponyme (microrégions du Sorroinsu et de la Cinarca)et de ses principaux affluents : Grosso (microrégion du Sorroinsu) et Cruzzini (microrégion du Cruzini). Il culmine à la Maniccia (2 496 m) et a pour capitale Vico.

Muna

En Corse du Sud se cache un petit village qui fut progressivement abandonné suite à la première guerre mondiale. Situé à quelques km de Murzu et de Rosazia, il se reconnait à ses maisons de pierre construites en escalier sur la montagne de la Spusata. Déserté hors saison, il reprend vie en été, au passage des touristes venus retracer le passé. Empruntons ensemble la route menant au hameau de Muna.

Un lieu désert chargé de souvenirs

C’est à 50m d’altitude que repose le village de Muna dans la région de la Cinarca. Outre une vue panoramique unique, il offre un retour vers le passé et la possibilité de rendre hommage aux habitants disparus via une plaque commémorative installée sur le mur de l’Eglise. Car il faut savoir que Muna n’a pas toujours été inhabité : avant sa complète désertion, le hameau vivait en totale autonomie grâce à ses nombreuses ressources (oliviers, troupeaux d’ovins, châtaigniers, arbres à pains…) et l’exploitation forestière. Le bois, exporté ensuite via le fleuve du Liamone, servait, entre autres, à la fabrication de mâts de bateaux.

Mais c’était sans compter sur la guerre de 14-18 qui allait causer la mort de milliers de soldats insulaires, laissant seuls de nombreuses femmes et enfants. De plus en plus silencieux, Muna commença à s’éteindre petit à petit jusqu’en 1974 où le dernier habitant décida finalement de quitter les lieux, dès lors, sans vie.

Une rue de Muna

Toutefois, si vous passez un jour par Muna, n’hésitez pas à tendre légèrement l’oreille : vous entendrez sûrement les murmures des femmes s’affairant à leurs tâches quotidiennes ou les rires des enfants courant dans les ruelles étroites. Et ce, grâce aux pierres, gardiennes de l’histoire.

La fin de l’isolement ?

Aujourd’hui, Muna reste un village désert durant l’hiver mais se voit renaître à l’arrivée des beaux jours. Des travaux ont effectivement été réalisés afin de transformer de vieilles maisons en gîtes ruraux pouvant accueillir les touristes mais aussi les descendants de ceux qui ont, un jour, vécu ici. Pour favoriser la seconde vie de Muna, la commune a fait en sorte que certaines habitations disposent de l’eau courante.

Muna enveloppe ainsi ses visiteurs d’un présent côtoyant respectueusement le passé : les vestiges des pavés, les maisons typiques corses, le four à pain, l’ancien moulin ou encore l’église datant du 17e siècle sont autant de trésors que les Corses, fiers de l’héritage de leurs ancêtres, ont choisi de préserver.

Comment s’y rendre ?

Autrefois, le petit village de Muna n’était accessible que par un sentier muletier. Abrupt et accidenté, ce dernier flirtait avec le torrent du Liamone sur 12 km, se révélant alors extrêmement dangereux. De quoi décourager les éventuels visiteurs… Mais des personnalités comme le chanteur Antoine Ciosi ont permis de faire bouger les choses et d’éviter que Muna ne reste abandonné à jamais. En 1987, le sentier muletier s’est alors vu remplacé par une route départementale goudronnée, pour plus de sécurité.

Il vous faudra donc prendre la D81 jusqu’à Sagone puis la D70 en direction de Vico. Une fois arrivé(e) au village de Vico, vous emprunterez la D23 qui mène à Murzo. Au niveau de l’église, vous tournerez à droite pour vous rendre à Muna. Sur la D4, vous aurez le privilège de passer par Bocca a Verghiu, une route quelque peu étroite et qui longe sur 7 km les gorges du Liamone. Paysages magnifiques et sensations incroyables sont garantis au milieu des falaises vertigineuses !

Après toutes ces aventures, il ne vous restera plus qu’à vous garer sur un petit parking situé sur la gauche au niveau des boîtes aux lettres et à lacer vos chaussures de marche pour faire revivre Muna le temps d’une promenade…

Image en Une : Pierre Bona


Falasorma

Le Falasorma (Filosorma) est constitué du golfe de Galéria, de la vallée du Fango et du littoral environnant, limité au nord par la Pointe de la Revellata et au sud par la presqu'île de Scandola.
Le Fango, petit fleuve côtier qui prend sa source sur le versant occidental du Capu Tafunatu, a un cours long de 24 km et un bassin versant de 235 km2.
Bien que situé sur le versant occidental de la chaîne centrale à l'endroit même où celle-ci est le plus élevé (Punta Minuta, Paglia Orba), le Filosorma appartient à l'En-Deçà-des-Monts (en corse Cismonte) et est administrativement rattaché à la Haute-Corse (et anciennement englobé dans la commune de Calenzana).

Le Filosorma possède une importante façade maritime quasiment inhabitée. Celle-ci s'étend depuis la baie de Nichiareto, qui marque la fin de la Balagne, jusqu'à la Scandola, aux confins des Deux-Sevi et du golfe de Porto. Le territoire du Filosorma va de l'altitude zéro (niveau de la mer) jusqu'aux 2 556 mètres de la Punta Minuta, point culminant de la région. La haute vallée du Fango, fermée par les reliefs de la chaîne centrale qui la séparent de la Caccia et du Niolo, compte de nombreux sommets parmi les plus hauts de l'île : outre la Punta Minuta, on compte aussi la Paglia Orba (2 525 mètres), le Capu Tafunatu (2 335 mètres), la Punta Missoghiu (2 201 mètres), la Muvrella (2 148 mètres), le Capu a e Ghiarghiole (2 105 mètres) et le Capu a u Ceppu (1 951 mètres).

Mansu

fango


Caccia-Ghjunsani

Le Caccia-Ghjunsani est composé des huit communes suivantes :


Bagnaghja

La Bagnaghja correspond, du nord au sud, au territoire des anciennes pièves de Lota, Orto, Marana et Costera, soit l'ancien fief des seigneurs de Bagnaia.

Elle comprend les communautés suivantes :

Lota
  • Santa-Maria-di-Lota
  • San-Martino-di-Lota
  • Ville-di-Pietrabugno
  • Cardo
  • Bastia
Orto
  • Furiani
  • Biguglia
Marana
  • Borgo
  • Lucciana
  • Vignale
Costera
  • Scolca
  • Volpajola
  • Campitello
  • Bigorno
  • Lento

Les habitants de la Bagnaja sont les Bagnaninchi.

La documentation écrite révèle l'existence, dès la fin du XIe siècle, d'un grand nombre d'édifices de culte privés, aux mains des riches propriétaires terriens et notamment des familles de Pino, de Bagnaia, de Justignani ainsi que des Massa.
Au tout début du XIIe siècle, deux grands lignages sont implantés dans la Marana : les Aschesi de Furiani, qui n'ont pas connu la gloire et la puissance, et les Bagnaia qui, « en 1247, exercent le contrôle de la région qui englobe la basse vallée du Golo et toute la zone délimitée par le Golo, la mer, la crique de Lavasina et la chaîne montagneuse de Stella ».

Le lignage des Bagnaia a sa souche dans l'habitat de Bagnaia, juché sur un immense éperon qui surplombe la vieille cité de Mariana et sa cathédrale : le Borgo Bagnaia, un centre résidentiel constitué d'un palatium, de plusieurs tours et de maisons, mais n'est à aucun moment qualifié de castrum.

En 1358, une partie de la population de l'île se soulève contre l'oppression des grandes familles seigneuriales. Ce mouvement aboutit rapidement à la destruction des châteaux, symboles du pouvoir sur les hommes, et à la dédition officielle de l'île à Gênes. C'est dans ce contexte que naît, dans la moitié nord de l'île, la Terra di u Cumunu ou Commune de Corse.

Bastia

Préfecture de la Haute-Corse, Bastia est la deuxième commune de Corse en nombre d'habitants (44 355 habitants en 2015). Depuis 2000, Bastia possède le label « Ville d'Art et d'Histoire ».

Organisée sur un axe nord-sud relativement étroit, au flanc de la Serra di Pïgno, Bastia s'est développée le long de sa façade maritime. Le Vieux-Port, qui offre une bonne protection naturelle contre les aléas météorologiques de la Méditerranée, a été au cœur du développement initial de la ville (Terra Vecchia) qui n'était à l'origine que la marine de Cardo. La partie haute, « Terra Nova », enserre la citadelle génoise ( « bastiglia ») qui est à l'origine du nom de la ville.

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Capicorsu (Cap Corse)

Erbalunga (Erbalonga)

Ce petit village pittoresque, dépendant de la commune de Brando, a été le plus important port de l'île. Il est formé des quartiers de Poggiolo et de Curcianella au sud, de Foce et Sicolu au nord. à l'entrée de la marine se dresse la tour d'Erbalunga, partiellement ruinée et reconstruite à la fin du XVIe siècle. L'église Saint-érasme (saint patron des marins) du XVIIe siècle s'orne d'une façade baroque. La marine abrite également la chapelle du cimetière Madona del Carmine.

Au nord d'Erbalunga, au quartier de Cintolinu, se trouve le monastère des Bénédictines de l'Adoration perpétuelle du Très Saint Sacrement, datant de 1862, avec une église dédiée au Cœur Eucharistique de Jésus. Plus au nord, sur une éminence (201 m) au sud de la tour ruinée de Sagro, la forteresse historique de Tesoro (dite parfois Tresoro) dresse ses murs d'enceinte et ses longues lignes de pierre. .

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Siscu (Sisco)

Sisco occupe une une position stratégique sous le monte Cagnolo. Le panorama y est remarquable sur la mer Tyrrhénienne et les îles de Capraia et d'Elbe, les plus proches de l'archipel toscan. L'île d'Elbe est distante d'une cinquantaine de kilomètres de la côte siscaise.

On peut diviser la commune en trois parties : la Plaine avec la Marine, la Meziana ou partie médiane, et la Montagne.

Marine de Sisco

Il y a un siècle, le site était désert. C'est donc un village récent qui a été construit. Son développement est lié à l'attrait touristique, mais aussi aux facilités de communications avec Bastia. Le village est composé de plusieurs quartiers : Renaghjo, Cudicciu, Campu di a Pace, Molinacciu, Casaiola, Scale-Vecchiu. à un kilomètre au nord de la Marina, au-dessus de la D80, se dresse l'ancien couvent Sainte-Catherine fortifié du XIVe siècle. En contrebas de la route, existe la grotte de Bughjone d'une centaine de mètres de long, fréquentée par les chauves-souris.

La Mezania

La Mezania est la partie médiane de la vallée de Sisco. On y accède par la route D 32. Elle comporte successivement : Balba, jadis appelé Berba, Chioso, Casella, et Teghje.

Montagne de Sisco

En arrivant dans la partie montagneuse par la route D 32, on rencontre successivement :

Poggio (Poghju) qui marque l'entrée du « bourg de Sisco », avec l'imposante église Saint-Martin au haut clocher, récemment restaurée, dominée par le cimetière auquel on accède par un escalier monumental depuis la place de l'église. Formé de quelques « maisons d'américains », Poggio est un hameau situé entre la chapelle Santa Maria Maddalena du XVe siècle au sud-est et l'église Saint-Martin (XIIIe siècle, XVIe siècle) au nord-ouest.

Au nord de Poggio, depuis la place de l'église, la route D 32 se poursuit jusqu'au territoire de Pietracorbara en franchissant le col de Santa Reparata, mais s'y termine en cul-de-sac. De la D 32, au lieu-dit Contra - du nom d'un hameau disparu qui avait une tour carrée, démarre la piste qui permet de rejoindre Olcani par la bocca di San Giuvanni - du nom de la chapelle San Giuvanni Evangelista. Gravement ruiné, ce sanctuaire daterait du XVIe siècle.

Au lieu-dit Pietriconi, se situe la carrière San Michele. Au nord de la carrière, isolée sur un gros rocher noir de prasinites, se situe à flanc de montagne à 380 m d'altitude et à l'orée de la châtaigneraie, la remarquable chapelle romane San Michele du XIe siècle

On trouve encore plus haut Monacaja, vieux village médiéval doté d'une remarquable tour carrée et d'une belle « maison d'américain », Barrigioni, Cipronascu, Busseto, Assalaccia, et enfin Pietrapiana. Situé à 440 m d'altitude sur le flanc oriental du Pinzalone, il offre un vaste panorama sur la mer Tyrrhénienne et des îles de l'archipel toscan.

Ruglianu (Rogliano)

Rogliano, chef lieu historique du Cap Corse, appartient à l'ancienne piève de Luri .

Rogliano comporte plusieurs hameaux, la plupart très anciens, situés sur les hauteurs de la commune. Au Moyen âge, ces habitats étaient proches entre eux et comptaient rarement plus de dix feux.

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Macinaghju (Macinaggio)

Macinaggio est la marine de Rogliano, située sur la pointe orientale du Cap Corse. C'est le premier port de plaisance du Cap Corse avec 585 anneaux, et le deuxième port de pêche après Centuri. Il fut l'un des ports les plus actifs de Corse au XIXe siècle.

Macinaghju se trouve en bordure d'un site Natura 2000 protégé et classé, comprenant les îles de Finocchiarola et le domaine de Capandula.

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Tour Santa Maria - Cliquer sur les images pour zoomer / dézoomer

Ersa

Ersa, dont l'ancien nom latin est Arsia, qui fait certainement référence à certaines crêtes et pentes rocheuses grillées par le soleil présentes sur la commune, regroupe quatre villages (Botticella, Granaggiolo, Cocinco et Poggio) et leurs hameaux (Piazza, Gualdo, Rota, Guadellu, Bonifacio), tous bâtis en piémont, ainsi que deux marines (Barcaggio et Tollare).

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Centuri

Située sur la côte nord-ouest du Cap Corse, la commune de Centuri est bordée au nord et à l'est par plusieurs crêtes qui la séparent d'Ersa et Rogliano et formant une vaste vallée côtière.
Le petit port de pêche de Centuri est l'un des rares abris de la côte occidentale du Cap Corse.

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Morsiglia

Morsiglia est composée de 8 hameaux (quartiers ou lieux-dits) qui sont Mute, Stanti, Baragogna, Pecorile, Mucchieta, Posacce, Sundi et Pruno. Ce village abrite six tours carrées d'époque génoise, anciennes maisons d'habitations des patriciens, dont certaines ont été restaurées.

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Luri

Ancienne pieve religieuse du même nom, Luri a appartenu à des seigneuries de la fin du IXe siècle à la fin du XVIe siècle, avant de passer sous l'administration génoise jusqu'à la deuxième moitié du XVIIIe siècle, puis de devenir française.

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Pinu (Pino)

Comme dans la plupart des communes à l'ouest de la Serra, on retrouve à Pino le triptyque habituel village-marine-tour. Le village est bâti à flanc de montagne, à une altitude moyenne de 170 mètres.

Pino a compté jusqu'à 591 habitants en 1881. C'est à partir de cette date que bon nombre d'habitants sont partis aux Amériques, plus précisément au Costa Rica, au Venezuela et dans quelques îles des Caraïbes. C'est d'ailleurs l'argent envoyé par les expatriés qui ont permis la construction de bâtisses dites « maisons d'américains » et des nombreuses tombes qui jalonnent les routes de la commune.

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Barrettali

La commune de Barrettali possède une façade maritime très déchiquetée et inhospitalière, allant du ravin de Mare Morto jusqu'à la Marine de Giottani, comprenant au nord les pointes Punta di Mare Morto et Punta di Stintinu et au sud un îlot nommé Rocher de Mogliarese. Cet îlot est dominé par la punta dell'Aculaia ou punta di Marchione (222 m d'altitude), couverte de figuiers de Barbarie et tombant à pic dans la mer.

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Canari

Cànari est composé de onze hameaux : Pieve, Vignale, Chine, Piazza, Marinca, Longa, Olmi, Pinzuta, Solaro, Ercuna et Imiza, tous accrochés aux pentes des vallées ouvertes sur la mer, ainsi que deux marines : Scala et Canelle.

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Ogliastru (Ogliastro)

Le village actuel d'Ogliastro succède à deux anciens villages, Cocollu Supranu et Cocollu Suttanu, tous deux localisés au nord du village actuel.

Ogliastro a été construit beaucoup plus bas que les anciens puisqu'à 100 m d'altitude en moyenne seulement.

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Nonza

Nonza est une petite commune de 8 km2 sur la côte occidentale du Cap Corse, entourée d'Ogliastro au nord, d'Olcani à l'est et d'Olmeta-du-Cap au sud. à l'ouest, la commune possède une façade maritime délimitée au sud par la tour de Negru (Olmeta-di-Capocorso) et au nord par l'église San Michele ruinée (Ogliastro). Toute la côte au nord du village de Nonza est constituée d'une immense plage de sable et de galets noirs issus des rejets d'exploitation de l'ancienne carrière d'amiante de Canari-Abro qui a été fermée en 1965.

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Castagniccia

La Castagniccia est composée des territoires de cinq pièves pour un total de 50 communes :

Ampugnani

Casacconi

Orezza

Rostino

Vallerustie

Valle di Rustinu

La création du village de Valle di Rostino (Valle di Rustinu, en langue corse) se situerait dans le troisième quart du XVIème siècle. Les différents hameaux se seraient développés à cette époque, à la suite de l’émigration des habitants du village aujourd'hui disparu de Rescamone.
Les raisons de l’abandon du site de Rescamone sont diverses: on sait que vers 1554, le village fut incendié par les troupes de Charles-Quint appelées en Corse par les Génois pour faire face à Sampiero Corso et à ses alliés franco-ottomans. Les attaques répétées des troupes armées présentes dans la région entre 1550 et 1560 seraient l'une des explications. On évoque aussi une invasion de fourmis rouges, le tarissement des sources par les Génois et les exactions des bandits. Toujours est-il que l’exode des habitants vers l’autre côté de Santa-Maria donna naissance à un nouveau village nommé Valle (1582), Rescamone-di-Rostino (1621), Valle-di-Rescamone (1625-1686), Pieve-di-Rescamone (1684), Valle à nouveau (1690), Risciamone (1713-1735) et enfin Valle-di-Rostino (1790).

L'église Santa Maria di Rescamone
Santa Maria di Rescamone était l’église principale de la pieve de Rustinu.

Le site de Santa Maria di Rescamone, a été classé « Monument Historique » par arrêté du 15 mai 1991. Il est composé de trois monuments :

L’église paléochrétienne a été édifiée au Vème siècle sur le site d’une implantation romaine. Elle aurait été reconstruite sur les ruines d’une église du haut Moyen Âge. Agrandie, remaniée entre le VIème et le Xème siècle, elle prend son aspect définitif au XIIème siècle.
À quelques mètres de cet édifice fut construit, au XIIème siècle, le baptistère octogonal de Saint-Jean-Baptiste. Occupé depuis l’Antiquité romaine, le site a fait l’objet de plusieurs campagnes de fouilles. La première a été l’œuvre de Geneviève Moracchini-Mazel en 1956. La dernière, menée par Philippe Pergola, a mis au jour les restes d’une deuxième structure à abside, parallèle à l’église romane qui recouvre elle-même un premier édifice paléochrétien daté du VIème siècle. Dans le bâtiment à abside mitoyen de l’église, sont les vestiges d’une cuve baptismale cruciforme.
L’église et le baptistère actuels ont été construits nettement plus tardivement.

Castellu di Rustinu (Castello di Rostino)

Ce village tient son nom d’un château médiéval aujourd’hui en ruine situé sur un éperon rocheux dominant la vallée du Golu et ancienne demeure des marquis De Massa. Il s’étage de la vallée du Golu (100 m) au mont San’ Paulu (1100 m) et compte plusieurs hameaux : Ponte Novu, a Pughjola, Frassu, e Ghjalghe, Pianu supranu, Pianu suttanu, Barinciasche, u Gustalbiu et Pastureccia. Chacun des hameaux avait, ou ont encore pour certains, son lavoir, son four, sa fontaine et sa chapelle.

Ponte Nuovo (en Corse Ponte Novu) est un bourg de Castellu di Rustinu situé sur la RN 193 entre Bastia et Corte. En ce lieu, le 9 mai 1769, lors de la bataille de Ponte Novu, les troupes corses menées par le Général Pascal Paoli sont vaincues par l'armée envoyée par Louis XV. Cet évènement met fin à la jeune République Corse, née en 1755 malgré une suzeraineté prétendue par la Republique de Gênes. Cette suzeraineté fut vendue à la France. Après plusieurs victoires des Corses, notamment à Borgu, le 5 octobre 1768, leur défaite à Ponte Novu mit fin à l'indépendance de l'île.

L'église San Tumasgiu

San Tumasgiu di Pastureccia est une église de style roman (1470), de plan simple, constituée d'une nef unique prolongée d'une abside semi-circulaire. C'est la plus ancienne église dédiée à Saint Thomas ; elle a été classée par les Monuments Historiques le 10 février 1923.

L’édifice est localisé dans le hameau de Pastoreccia, à 10 minutes de marche du "Castellu di u Pinzu" qui surplombe la vallée du Golu. 

Comme dans la grande majorité, la nef est orientée sur un axe est/ouest, l'abside à l'est. Ici, le portail est situé sur la façade latérale sud ; il est formé d'une simple porte surmontée d'un tympan monolithe triangulaire aux angles latéraux tronqués et dont la partie centrale évidée est gravée des chiffres romains MCCCCLXX suivis de caractères latins, texte traduit ainsi : « le 22 juin 1470, dédiée à saint Thomas Major, seigneur sauveur des hommes». « En 1933, une restauration désastreuse, due à l'architecte des Monuments Historiques, a eu pour résultat l'effondrement de la vieille charpente et la démolition par dynamitage de la moitié de l'église. Fort heureusement, les éléments qui en réchappèrent donnent une idée de la haute technique des artistes du XVe siècle. ».

Des fenêtres-meurtrières sont sur toutes les façades, dont trois sur la façade occidentale. Dans la partie supérieure de la façade orientale, une petite ouverture en forme de croix grecque, anime la façade et donne un peu de lumière à l'abside.
L'église sans clocher, a une couverture de lauzes (teghje). L'appareillage des murs nus et dépouillés, à base de pierres de schistes et calcschistes taillées, est d'une facture soignée. Les murs enduits et les toits de teghje attestent d'une restauration récente de l'édifice.

À l'intérieur, une partie des murs latéraux et tout l'abside sont décorés de fresques.

L'église isolée, au milieu d'un cimetière, est pourvue d'une ancienne arca.

San Tumasgiu était l'église piévane. Le transfert de la paroisse à l'église San Stefanu d’Aiti, a lieu à la fin du XVe siècle.

Elle renferme deux œuvres classées :

Castellu di u Pinzu
Ce château médiéval date du 11ème siècle a été édifié par le marquis De Massa de Toscane lors de l'occupation pisane. Il fut incendié par les troupes génoises le 2 août 1289, et démoli en 1358 lors d'une révolte populaire dirigée par Sambucucciu d'Alandu. Ce château a donné son nom à la commune actuelle.


Curtinese

Le Cortenais est composé des communes suivantes :


Ellerata

L'Ellerata est une région de Corse située dans le centre-est de l'île, entre la Castagniccia et le Fiumorbu. Elle regroupe les pieve de Serra, d'Opino, de Verde et de Rogna.

La piève de Serra correspond au territoire des actuelles communes de :

Opino était une pieve qui se situait au nord du cours du Tavignano, vers son embouchure, englobant à l'époque le Stagno di Diana.

La piève de Verde correspond au territoire des actuelles communes de :

La piève de Rogna correspond au territoire des actuelles communes de :


Nebbiu

Le Nebbio se compose du canton de la Conca-d'Oro et du canton du Haut-Nebbio excepté les communes de Lama, Pietralba et Urtaca :

Muratu (Murato)

Le village de Murato, chef-lieu du canton du Haut-Nebbiu, se situe dans un chapelet de villages formant un demi-cercle surplombant la plaine de la Conca d'Oru et le golfe de Saint Florent. La commune est traversée par la rivière du Bevinco. Sur le versant le plus ensoleillé de sa vallée a été construit le village.

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Rapale

Rapale est un village du Nebbio situé à une même altitude (350 mètres) que ses voisins Sorio, Piève et Vallecalle, tous construits en hauteur sur des sites défensifs. Il est situé sur une arête, à flanc d'une moyenne montagne dont les plus hauts sommets sur la commune ne dépassent pas 700 mètres. Village « balcon », il domine la plaine d'Oletta appelée Conca d'Oro.
Son territoire s'étend depuis les pentes du Monte Pietesco (702 m - Murato) au Sud, s'étale autour du village et se poursuit par une longue bande dirigée Nord-Nord-ouest jusqu'à l'entrée orientale des Agriates. Il présente des paysages très variés, depuis les hauteurs du village qui sont verts mais peu boisés en passant par le village, nid de fraîcheur, la fertile plaine de l'Aliso jusqu'aux premières collines de l'aride désert des Agriates lui appartenant.
Le bâti est ancien, avec des maisons aux façades austères sans balcon, aux toits couverts en alternance de lauzes et de tuiles rouges.

San Cesariu

Située à 15 minutes de marche au-dessus du village de Rapale, la chapelle ruinée San Cesareo offre une vue magnifique sur toute la plaine du Nebbiu.

Cet édifice du 13e siècle, de 12,40 m x 4,40 m, est bâti à flanc de colline sur une petite plate-forme dont le mur nord sert de mur de soutènement (près de 1 m) pour combler la déclivité du terrain. Il présente beaucoup de similitude avec San Nicolao de Pieve, situé non loin. Les sculptures du bandeau placé sous le toit de l'abside semble être d'ailleurs dûs au même sculpteur. Encore relativement en bon ètat en 1920 (date des deux premières photos) elle a subi depuis de très sérieuses dégradations.  Ses murs polychromes font penser à l'église San Michele de Murato toute proche. Sa construction est certainement du début du XIIIeme siècle. L'édifice est inscrit depuis 1840 et classé depuis 1875. 

Les dalles de schiste vert foncé alternant d’une façon aléatoire avec des blocs de calcaire gris blanc donnent un subtil jeu de polychromie surtout sensible sur la façade occidentale. Celle-ci est percée d’une porte surmontée d’un arc à claveaux vert foncé souligné par de petits claveaux blancs et d’un tympan reposant sur un linteau mouluré. Une croix ajourée a été reconstituée dans le sommet du fronton.
Chacun des murs latéraux est percé de deux fenêtres meurtrières ; celles-ci présentent une archivolte échancrée en arc légèrement brisé. Seul le mur nord est doté d’une porte surmontée d’un simple linteau rectangulaire à l’intérieur et en bâtière à l’extérieur.
L’abside est particulièrement dégradée : sa fenêtre centrale a perdu son parement comme tout le côté sud d’ailleurs. Elle est ornée d’une arcature sur modillons moulurés et d’une corniche sculptée. Un décor en cordelette surmonte une série de motifs : palmettes, dragon à deux têtes, rinceaux stylisés. Mais de nombreux morceaux ont disparu.
La nef se termine par une abside dont la voûte en cul de four est construite de petites pierres. Le traditionnel arc triomphal est ici formé de petits claveaux bien réguliers.

Malgré quelques velléités de restauration, la chapelle est aujourd’hui fort dégradée car elle a été en partie pillée par des récupérateurs de matériaux. Une photo de 1920 montre qu’une intervention à ce moment était possible et aurait pu la sauver.


Fiumorbu

La région du Fiumorbo est située au sud de la Plaine orientale, sur la côte intérieure de la Corse. Elle est composée des anciennes pievi de Cursa et de Coasina. Elle tient son nom du fleuve Fiumorbo qui prend naissance au sud du Monte Renoso, arrose la piève voisine de Castello avant de se jeter dans la mer Tyrrhénienne à Serra-di-Fiumorbo.

Le territoire s'étend de la ligne de partage des eaux jusqu'à la mer Tyrrhénienne. Il est délimité à l'est par une façade maritime, à l'ouest et au sud par un relief montagneux (avec ses 2 134 m, le Monte Incudine en est le point culminant), et est ouvert au nord vers la Costa Serena.

La délimitation de la région a largement varié au cours des siècles. Ainsi, la pieve de Fiumorbo créée par l'administration française vers la fin du XVIIIe siècle correspond à l'actuel canton de Prunelli-di-Fiumorbo, occupant la vallée de l'Abatesco, fait d'autant plus surprenant que le fleuve Fiumorbo qui y a donné son nom irrigue exclusivement la piève de Castello (soit le canton de Ghisoni). Les communes de Ventiseri, Chisa et Solaro, isolées dans la vallée du Travo, forment géographiquement un ensemble quelque peu à part du reste de la région.

De nos jours, la région du Fiumorbo est, pour le Parc naturel régional de Corse, un « territoire de vie » composé des communes adhérentes de :


Taravu

Le Taravo est composé des territoires de trois pièves pour un total de 33 communes :

Istria

Ornano

Talavo

Suddacarò (Sollacaro)

Au pied du col de Celaccia, Sollacaro est le berceau de notre famille paternelle. Ce village, qui a sur son territoire deux sites préhistoriques de premier plan, Filitosa et Calanchi-Sapara Alta, se compose de plusieurs quartiers : Panconu, Livisanu, i Torri, Casanova, A Teppa, Amedina, Lomellino, Poggionovo et Mezzu in Sù.

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Palleca (Palneca)

Palleca tandu – C’était Palleca.

Ce documentaire de création, réalisé par Rina Sherman et vécu par Abel Gény et Rina Sherman est produit par k éditeur dans le cadre de la collection :
Gran’ ritratti : I tistimonii di u nosciu tempu – Grands portraits : Témoins de notre Temps,
avec le soutien de la Cullittività di Corsica – Collectivité de Corse en partenariat avec le CNC.
Le film est présenté en version bilingue sous-titré : Virsioni corsa & francesi – Version française & corse.
Pour ce travail de sous-titrage, réalisé sur une période de plusieurs mois (transcriptions, traductions, adaptation et réalisation), nous sommes particulièrement heureux d’avoir pu bénéficier du concours de connaisseurs et de linguistes de l’expression locale de Palleca, de ses environs et du Haut-Taravu, notamment Thérèse Ferri-Santoni, notre référente pour la langue corse.

Comment était la vie autrefois à Palleca ?

Pour répondre à cette question, nous avons retrouvé les anciens, à Paris, à Ajaccio, à Palleca et dans quelques villages environnants. Chacun d'entre eux, à sa façon, relate les joies et les épreuves de son enfance dans le village, à la plage, en famille ; les codes, les interdits, l’entraide et les inimitiés, le travail, la cuisine, les récoltes, la politique, la culture, la vie aux colonies, la transhumance entre la montagne et plage. Et ainsi est sculptée, phrase par phrase, par un regard, un rire, une hésitation, leur identité de pallecais et de Corse ;
Ce sont des conversations libres filmées, la mise en scène de la parole.
Ce film s'inscrit dans un attachement à la transmission, la continuation et la restitution : de la langue, de la mémoire, des traditions, des lieux, d'une façon de vivre et d'une manière de penser.
Notre collecte de données s’étendait sur la trajectoire de la transhumance, le paysage, la photographie, la toponymie des lieux, les lieux marqueurs tels que présents dans la mémoire, les raccourcis de bergers, la chanson, et rare pour un film d'anthropographie, la poésie.
Afin d'assurer à ce film, réalisé sur plusieurs années, la plus grande visibilité et utilité possible, nous cherchons à prendre attache avec différents réseaux éducatifs et de distribution pouvant l'inclure dans les curricula d'enseignement des langues corses et française, ainsi que des activités culturelles ayant pour but de promouvoir la langue et la culture corse.

Le film est disponible en DVD, pour usage privée ou institutionnelle, directement depuis la page dédiée sur le site de k éditeur, ou en HD pour une projection publique, en présence de la réalisatrice, ou encore sur les différentes plateformes de distribution éducationnelle. Vous pouvez également faire une proposition ou une demande d’acquisition d’une licence institutionnelle du film auprès de votre bibliothèque universitaire, médiathèque ou bibliothèque locale.
Bien cordialement,
Rina Sherman k éditeur

“It was Palleca,” a film that bears witness to the village’s memory

"C'était Palleca", film témoin de la mémoire du village

Par: Laure Filippi
Publié le: 09 novembre 2021 à 08:15
Dans: Culture - Loisirs

La réalisatrice est notamment revenue sur les traces de la bergerie de Pinu tortu.
La réalisatrice est notamment revenue sur les traces de la bergerie de Pinu tortu. Rina Sherman

Durant plus de six ans, la réalisatrice et anthropographe multimédia, Rina Sherman, a tourné sa caméra vers les habitants de Palneca, sur les traces du passé, guidée par Abel Gény, lui-même originaire du village du Haut-Taravo et coauteur de ce documentaire sous-titré en corse

Comment était la vie autrefois à Palneca ? Dans un monde en perpétuel mouvement, tandis que les témoins des débuts et milieu du siècle dernier disparaissent peu à peu, Rina Sherman et Abel Gény ont choisi de répondre à cette question et de capturer une part de cette mémoire insulaire, avant qu'elle ne s'éteigne. Avec le documentaire de création Palleca tandu - C'était Palleca, le passé de ce village du Haut-Taravo reprend ainsi vie et épaisseur, à travers les récits des anciens, relatant les joies et les épreuves de leur enfance.

Réalisatrice et anthropographe, Rina Sherman est également éditrice et coproductrice du documentaire.  - Philippe Ciaparra
Réalisatrice et anthropographe, Rina Sherman est également éditrice et coproductrice du documentaire.  - Philippe Ciaparra

Un film tourné durant plus de six ans, entre 2014 et 2021, telle une quête de transmission et de restitution de l'histoire, des traditions, des lieux, de l'identité et de la langue. Présenté en version bilingue sous-titrée française et corse, ce long-métrage de 83 minutes a bénéficié d'un important travail de plusieurs mois de transcriptions, traductions, adaptation et réalisation, mené par des connaisseurs et linguistes de l'expression locale de Palneca et de ses environs - et notamment de la poétesse et référente pour la langue corse, Thérèse Ferri-Santoni.

Un sous-titrage effectué selon la méthode transmise par Jean Rouch à Rina Sherman, que celle-ci avait déjà adoptée dans le cadre de son œuvre Ma vie avec les Ovahimba et des sept années passées avec des communautés de langue otjiherero, en Namibie et en Angola.

Deux habitantes, Constance Santoni et Blanche Delas-Santoni (1935-2019). - Rina Sherman
Deux habitantes, Constance Santoni et Blanche Delas-Santoni (1935-2019). - Rina Sherman

"Il s'agit d'un travail de transcription complexe, qui part de la traduction mot à mot de la langue cible, sans conjugaison ou syntaxe, avant de réaliser les sous-titres pour entrer dans l'espace-temps du film, explique l'auteur, réalisatrice et anthropographe du multimédia (cinéma, photographie, son). Une importante recherche a été faite sur la toponymie, avec un relevé détaillé de la langue locale et des vérifications sur plusieurs mois, pour la traiter sur le même plan que la langue française. Au final, cet outil technique est très efficace pour rendre compréhensible la parole d'origine aux générations à venir. Il fera ainsi référence", ajoute Rina Sherman, également productrice du documentaire avec k éditeur, dans le cadre de la collection Gran' ritratti : I tistimonii di u nosciu tempu - Grands portraits : témoins de notre temps

Originaire de Palneca par sa mère, Abel Gény est le coauteur du film. - Rina Sherman
Originaire de Palneca par sa mère, Abel Gény est le coauteur du film. - Rina Sherman

En coproduction avec The Prod, soutenu par la Collectivité de Corse et déposé à la Cinémathèque de Corse, en partenariat avec le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), Palleca tandu - C'était Palleca a par ailleurs été coécrit par Abel Gény, lui-même Palnecais et auteur du livre Palleca (Palneca) - Une communauté agropastorale du Haut Taravu, paru en 2019 aux éditions Albania. C'est d'ailleurs par l'intermédiaire de son fils, ami de Rina Sherman, que le projet de film a vu le jour.

Eugène Santoni et Alexandre Mondoloni évoquant la transhumance. - Rina Sherman
Eugène Santoni et Alexandre Mondoloni évoquant la transhumance. - Rina Sherman

"Lorsque Rina s'est intéressée à Palneca, j'ai contacté des personnes du village qui y avaient vécu au moment de la Seconde Guerre mondiale ou après, relate Abel Gény, retraité de l'industrie pharmaceutique et originaire par sa mère du village où il a passé son enfance, et où il conserve des attaches très fortes. J'avais de mon côté commencé à recueillir des données dès les années 2000 en vue de ce travail de mémoire et de transmission. Il me tenait donc à cœur de poursuivre cette entreprise à travers ce film, afin de montrer combien la vie d'autrefois était différente de ce que l'on peut imaginer aujourd'hui. Aussi bien du point de vue de sa rudesse que de l'esprit d'entraide et du sens de la famille qui y régnaient. Une vie aussi très proche de la nature, loin de la vie matérialiste et consumériste actuelle", poursuit-il.

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La célébration de la Saint-Antoine, filmée en 2016 au village.
Rina Sherman
La réalisatrice est notamment revenue sur les traces de la bergerie de Pinu tortu.
La réalisatrice est notamment revenue sur les traces de la bergerie de Pinu tortu.- Rina Sherman

Gravona

La Gravona désigne l'ensemble des territoires situés dans le bassin versant de la rivière Gravona, c'est-à-dire le Celavo en haute et moyenne vallées et la Mezzana en basse vallée.

La région de la Gravona comprend deux microrégions, en descendant vers la mer :

Celavo (Cèlavu)

Mezzana (Mizana)


Dui Sevi

Les Deux-Sevi sont situés sur la façade occidentale de l'île, coincés entre le Filosorma au nord et les Deux-Sorru au sud. Ils occupent les territoires des anciennes pièves de Sevinfuori et de Sevenentro ainsi que le Sia. Les habitants des Deux-Sevi sont appelés Sivinchi en corse. La région des Deux-Sevi est composée des communes de :

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