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L'actualité corse

Dernière mise à jour : 21/05/2022

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MAI 2022

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MAGHJU / MAI

21/05/2022

Les 40 ans de l'Université

univ

Jean-François Bernardini à l'espace Diamant

jfb

11/05/2022

pdc

L'entrepôt du Svegliu vandalisé

local

"Pinzutu" entre dans le Larousse

Le mot Pinzutu, surnom corse peu flatteur du Français sur l'île, est enfin reconnu officiellement et entre dans l'édition 2023 du dictionnaire Larousse

Si vous ne savez pas ce que c'est un pinzutu, le Larousse vous apportera la réponse. Ce mot tant cher aux insulaires pour designer les Français fait en effet partie des termes qui entrent dans l'édition 2023 du célèbre dictionnaire, l'un des deux de référence en France avec Le Robert, qui cette année fête ses 170 ans. Dans sa nouvelle édition, à paraître le 15 juin, il comptera plus de 64.000 mots et quelque 28.000 noms propres parmi lesquels  "150 nouveaux mots, sens, locutions et expressions témoignant tant de la vitalité que de la diversité de la langue française", a indiqué la maison d'édition dans un communiqué paru ce 9 mai. 

Si la définition exacte de la plupart de ces nouveaux mots n'a pas été dévoilée on retiendra qu'en plus de suivre les tendances à l’échelle mondiale en intégrant des mots tels que wikisme, chick lit ou flow, le Larousse met en avant les spécificités linguistiques des régions. Sont ainsi intégrés au dictionnaire les termes "baignassoute", un mot charentais qui désigne négativement le touriste ou encore l’adjectif "merveilleux,se", qui dans le Nord ou en Belgique qualifie une "pâtisserie composée de deux meringues soudées par de la crème Chantilly (ou de la crème au beurre) et parsemée de copeaux de chocolat" et... évidement Pinzutu, terme qui, selon Le Robert, "désigne celui qui vient de France continentale, autrement dit : « du continent ». Il y a ceux, aussi, qui sont montés à la capitale et qui, redescendant sur l'île de Beauté pour les vacances, se font magagner copieusement par leurs patriotes restés sur l'île. Et, dans ce cas, le sobriquet pinzutu finit toujours par sortir."

Donc, maintenant, comme ils disent I Kongoni, "ne nous demandez plus la définition de pinzutu, c'est dans le Larousse."

APRILI / AVRIL

pdc

30/04/2022

Décès de Michele Manzotti

mm

Con estremo dolore, Il Popolo del Blues piange la scomparsa, improvvisa e inimmaginabile, dell'amico Michele Manzotti.
Con una lunga carriera da giornalista per il quotidiano La Nazione e una passione sfrenata per la musica, Michele portava avanti con entusiasmo l'avventura del Popolo del Blues, dirigendo il sito internet e conducendo il programma dalle frequenze di Controradio.
Ci stringiamo con un sincero abbraccio alla famiglia.

Journaliste de grand talent, Michele Manzotti avait couvert à plusieurs reprises pour la revue "Il Popolo del Blues" les Rencontres polyphoniques de Calvi.

MARZU / MARS

22/03/2022

Yvan Colonna est décédé

Yvan Colonna : "J'ai jamais tué personne, j'ai jamais pensé tuer quelqu'un"

La rédaction de CorseNetInfos avec l'AFP le Lundi 21 Mars 2022

Yvan Colonna, 61 ans, avait été condamné à la perpétuité pour l'assassinat du préfet Erignac. Mais ce berger, nationaliste corse convaincu, a toujours nié son implication. Violemment agressé à mains nues le 9 mars dernier à la maison centrale d'Arles où il était détenu malgré ses multiples tentatives de se rapprocher de la Corse et notamment de son deuxième fils, né alors qu'il était déjà en prison, il est décédé ce lundi soir 21 mars 2022 à l'hôpital Nord de Marseille où il était dans le coma depuis la sauvage agression dont il a été victime

Yvan Colonna : 'J'ai jamais tué personne, j'ai jamais pensé tuer quelqu'un'

Deuxième d'une fratrie de trois, Yvan Colonna est né le 7 avril 1960 à Ajaccio. Mais il va quitter l'île à l'adolescence, pour Nice, avec sa famille, ce qui restera une blessure pour lui.
Sur la Côte d'Azur, il passe un bac B et étudie pour devenir professeur d'éducation physique, comme son père, Jean-Hugues Colonna. Ce dernier, entré en politique, devient député socialiste des Alpes-Maritimes en 1981, puis conseiller au ministère de l'Intérieur.
L'amour de ce brun athlétique pour son île natale lui fait vite abandonner ses études pour retourner dans son fief familial de Cargèse, au nord d'Ajaccio, où il va alterner les petits boulots, comme maître-nageur, avant de s'installer en tant que chevrier.

Soupçonné par les policiers d'avoir été un "soldat" du Front de Libération nationale de la Corse (FLNC, clandestin), il admet simplement avoir été "un militant politique". De 1995 jusqu'à sa mise en cause dans l'assassinat du préfet, il ne fait pas parler de lui.
Le 6 février 1998, Claude Erignac, préfet en Corse depuis deux ans, est assassiné. Un acte "barbare... sans précédent dans notre histoire", dira le président Jacques Chirac.
En mai 1999, quand sont arrêtés les membres du groupe suspecté de l'assassinat et qu'interviennent les premières dénonciations, Yvan Colonna prend le maquis. Une cavale de quatre ans, jusqu'à son arrestation en juillet 2003. Sa piste a été suivie du Venezuela à la Sardaigne en passant par Vanuatu ou le Costa Rica, mais il était en réalité dans son île, dans une bergerie près de Propriano.

"Détenu particulièrement signalé"
Sur la photo diffusée alors, il apparaît les cheveux mi-longs, une boucle d'oreille et un tee-shirt blanc, nourrissant l'image d'un homme qui s'est forgé une "carapace" durant sa fuite. Carapace qu'il renforcera pendant ses huit années de détention provisoire. Suivra une longue saga judiciaire, avec trois procès avant une condamnation définitive à la réclusion criminelle à perpétuité (sans période de sûreté) en 2011.
Mais Yvan Colonna a toujours nié. "J'ai jamais tué personne, j'ai jamais pensé tuer quelqu'un", avait-il insisté lors deson dernier procès. Mais il assume: "Je suis nationaliste, je pense que je le serai toujours". Il déclarait toutefois avoir quitté le militantisme en 1989-1990, après la naissance de son premier fils, pour se consacrer à sa famille et à son élevage caprin.
Il tentera même d'obtenir un énième procès en saisissant la Cour européenne des droits de l'Homme, estimant de pas avoir été traité équitablement par la justice française.
Incarcéré à Fresnes (Val-de-Marne), Toulon puis Arles, entre autres, il a multiplié les demandes de rapprochement en Corse, toutes refusées pour ce "détenu particulièrement signalé". Même l'humoriste Guy Bedos critiquera "l'acharnement pénitentiaire" contre le nationaliste.

En 2018, sa femme, qu'il a épousée en prison et avec qui il a eu un fils aujourd'hui âgé d'une dizaine d'années, interpellait Emmanuel Macron lors d'une visite à Ajaccio: "Mon fils de six ans n'a pas vu son père depuis un an et demi. S'il vous plait, faites quelque chose".
"Que votre enfant puisse voir son père, que les personnes qui sont détenues dans notre pays puissent voir leur famille, ça fait partie des choses que nous allons assurer", lui avait alors répondu le président.
Fin janvier, trois députés corses, avaient déclaré devant la prison d'Arles qu'il subissait "un traitement dégradant du point de vue du droit", plaidant pour un rapprochement familial. En vain. Ils l'avaient alors trouvé "physiquement très en forme" et mentalement "lucide" et "déterminé"
Une forme, une lucidité et une détermination qui ne l'auront pas préservé de la folie meurtrière  d'un jihadiste de 36 ans, condamné à neuf ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste…

04/03/2022

L'agression contre Yvan Colonna

Yvan Colonna, 61 ans, était toujours dans le coma jeudi matin à Marseille, dans un état stable, a indiqué Me Patrice Spinosi, son avocat et celui de la famille Colonna, insistant sur le fait qu'il n'était pas en état de mort cérébrale.

Le militant indépendantiste, condamné à la perpétuité pour l'assassinat du préfet Claude Erignac en 1998, a été victime "d'une strangulation à mains nues puis d'un étouffement" pendant qu'il faisait de la musculation seul, avait indiqué mercredi le procureur de Tarascon, Laurent Gumbau.

Mais en Corse les interrogations et les accusations fusent sur une possible responsabilité de l'Etat alors qu'Yvan Colonna réclamait de longue date son rapprochement sur l'île.

Ses multiples demandes avaient été systématiquement refusées, le statut de "détenu particulièrement signalé" (DPS) du militant corse l'empêchant d'être transféré à la prison corse de Borgo.

Après des rassemblements à Ajaccio, Bastia et Corte mercredi soir, c'est l'université de Corte qui était bloquée jeudi matin.

Des poubelles et des palettes ont été disposées pour bloquer l'entrée. Sur la façade, deux banderoles portant des messages en corse étaient brandies : "statu francese Assassinu" (l'Etat français assassin) et "Gloria a te Yvan" (Gloire à toi Yvan).

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées en début d'après-midi à Corte pour définir la suite de la mobilisation. Parmi elles, le président du conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni, le député nationaliste Jean Felix Acquaviva ou la présidente de l'Assemblée de Corse Marie-Antoinette Maupertuis.

Le parti indépendantiste Corsica Libera a déjà appelé "à marcher contre la préfecture" ce samedi à Ajaccio.

Des gendarmes mobiles et des CRS ont été envoyés en renfort sur l'île en prévision des manifestations.

Jean-Christophe Angelini, qui appelle aussi à la mobilisation à Corte avec le parti autonomiste d'opposition PNC (Parti de la nation corse), a réclamé "la vérité sur cet acte inqualifiable", se demandant si l'agresseur d'Yvan Colonna "a obéi à une pulsion de mort... ou à un ordre de mission ?"

Le berger de Cargèse avait été arrêté le 4 juillet 2003 près du village d'Olmeto, après quatre ans de cavale.

Huit ans plus tard, et après trois procès, celui qui a toujours affirmé n'avoir "jamais tué" personne avait été condamné le 20 juin 2011 à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat du préfet Erignac. Il l'a toujours nié.

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FRIVAGHJU / FÉVRIER

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