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Itinéraires de randonnées en Corse

Falasorma

Dernière mise à jour : 06/10/2018

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Sommaire

Galeria
Fangu

Galeria

Capu di l'Argentella (813 m)

Difficulté : ** (trace incertaine)
Durée : 5 h 30 AR
Dénivelée : 750 m
Accès : Sur la route Calvi-Galeria par le littoral, rejoindre la baie de Crovani et, au lieu-dit Mursetta, stationner au niveau d'un pont (alt. 21 m), près de l'hôtel et du camping ou bien quelques mètres plus loin, en face du petit snack.

Itinéraire : Monter la rive droite du vallon par une piste passant dans les ruines des bâtiments miniers. Quelques mètres avant le barrage, la piste décrit une épingle vers la gauche ; aux carrefours suivants, toujours prendre à droite pour rester à proximité de l'arête ; remonter ainsi un chemin large et rectiligne, bordé par endroits par un muret de pierres sèches. Celui-ci passe sous un ancien portique de téléphérique puis se prolonge dans un fond de thalweg par un sentier pierreux qui monte tout droit (suivant probablement le tracé du téléphérique).
Près du portique supérieur en ruine, des cairns à gauche d'éboulis indiquent la suite du sentier, beaucoup plus étroit à présent. Il emprunte le lit d'un torrent souvent à sec et conduit à l'ancienne mine, entourée d'une clôture (alt. 550 m). Surmonter une zone d'éboulis pour rejoindre une première crête et longer celle-ci jusqu'à l'échine du massif de l'Argentella qui sépare le Marsulinu de la côte. La fin de l'ascension est assez raide et glissante. Elle est marquée par un rocher en équilibre faisant une sorte d'arche.

Du sommet, vue remarquable sur le rivage et les montagnes (Paglia Orba, Bonifatu...).

argentella

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Source : Méditerranée Magazine - été 2007

Capu Tondu (839 m)

Difficulté : ** (passages raides)
Durée : 4 h 30 AR
Dénivelée : 810 m
Accès : Galeria, près de l'école-mairie.

Ce sommet ("Le cap rond") surplombe directement le golfe de Galeria et offre des vues imprenables sur la Grande Barrière : Paglia Orba, Tafunatu, etc.

Itinéraire : De l‘église de Galeria, passer devant la poste, la mairie et l‘école pour prendre la première rue à droite. Faire 100 m et tourner à gauche puis aussitôt à droite. La rue se transforme en chemin de terre que l‘on suit pendant 200 m envirion, en direction sud-ouest. Tourner à gauche à angle droit pour prendre une piste montant au sud-est. Face à une maison au toit en aluminium, quitter la piste (points rouges) pour pénétrer dans le maquis. Le petit sentier retrouve la piste mais repart en face pour s‘élever dans un maquis arborescent. Longer des rochers et monter à droite vers l‘ouest pour passer près de la crête rocheuse de l‘Ambiu (abri préhistorique).
Le sentier s‘oriente en ligne générale au sud-est. La vue se dégage souvent. Rester attentif à la sente qui est parfois peu marquée. On aborde une crête rocheuse (339 m), la suivre puis passer légèrement sur son flanc sud. Un passage réclame un peu d‘attention si le temps est humide. Un balisage espacé ramène sur le flanc nord-ouest de l‘arête (belle vue plongeante sur l‘embouchure du Fangu). Monter à travers maquis et rochers en restant près de la crête. Après un passage rocheux un peu raide, obliquer au sud ; l‘arête est alors juste à votre gauche. On découvre au sud les crêtes dominant les golfes de Ghjirulatu et le capu d‘Ortu qui domine le golfe de Portu. Monter sous la crête et passer sous deux petits cols. Traverser en courbe de niveau (cairns) vers un petit bosquet isolé. De celui-ci, obliquer à gauche dans une petite conque rocheuse, gravir un court ressaut puis une vire montante herbeuse. Le terrain se couche enfin, tirer légèrement à droite pour gravir des banquettes menant au sommet.
(Source : Quilici-Thibaudeau-Pennequin : Montagnes de la Corse - Milan éditions)

La vue du sommet est superbe et permet de découvrir la grande barrière, les versants de la vallée du Fango, et côté mer, le Golfe de Galeria et sa plage de galets de la Riciniccia et, plus loin, Scandola puis le Golfe de Porto et les Calanche di Piana.

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tondu

Punta Muvrareccia (407 m)

Carte IGN 41 50 OT (Porto - Calanche) pli A3
Dénivelé : 450 m.
Difficulté : **
Durée : 4 h AR.
Départ : A l‘extrémité nord du port de Galeria, au-delà de la Maison du Parc, au niveau du parking au-dessus du port.

Cette promenade n‘est pas difficile mais doit être entreprise tôt.

Du parking, une piste escalade le maquis et longe la clôture de la dernière maison, à gauche d‘un pylône. Bientôt le maquis se fait plus dense, tout en ménageant de belles trouées vers le golfe de Galeria.
Le chemin se transforme en une sente bordée d‘un ancien muret. Négliger un embranchement vers la droite ; celui-ci marque le départ d'une sente jalonnée de traits de peinture rouge qui, descendant dans un vallon puis remontant, conduit sur la Punta di Stollu. Notre sentier, qui se resserre au milieu d‘arbousiers et de filaires, continue tout droit, et domine la Punta di Stollu, près de ruines. Il oblique ensuite vers le sud et remonte l‘arête rocheuse. On arrive à une sorte de petit col d'où l'on commence à voir la côte. En continuant dans l'axe du sentier précédent, on trouve un autre sentier jalonné de peinture jaune qui s'enfonce sous la végétation. D'abord horizontal, il monte assez fortement pour atteindre enfin (cote 324), près des ruines d'un enclos, une éminence rocheuse qui domine l'anse d'Elpa Nera. Une vue impressionnante sur la côte à proximité de la réserve de la Scandola se révèle ; après avoir admiré le panorama, revenir quelques dizaines de mètres en arrière pour retrouver le sentier cairné qui mène à la punta Muvrareccia, marquée de plusieurs croix. Du sommet de la punta Muvrareccia, vue à couper le souffle sur la baie de Focolara, l‘anse d‘Elpa Nera, la Punta Rossa, l'îlot de Porri, le delta du Fangu et les montagnes.

En continuant vers le sud depuis le point coté 363, on peut rejoindre l‘arche d‘Elpa Nera ou de Muvrareccia par une sente cairnée mais envahie par la végétation. Erreur tographique dans les principaux guides et récits : elle se trouve non pas à la cote 363 mais à la cote 285, à 300 métres NNW de la côte 363 et à 700 métres SSW de la Punta Muvrareccia. Même si l'on ne va pas jusqu'à l'arche, le panorama est splendide.

Au retour, depuis le sommet de la punta Muvrareccia continuer de suivre la crête et descendre vers la g. le sentier le mieux marqué. On atteint un deuxième sommet puis le sentier amorce la descente. On arrive à un embranchement ; à droite, vers Porcu Licatu et les bergeries de Focolara (il est possible de rejoindre Galeria au prix d'une grande boucle rejoignant, après une montée rude, a Bocca di Fuata et le Tra Mare e Monti ) ; prendre donc le sentier de gauche, mieux marqué, qui rejoint une croupe. Suivre celle-ci vers une piste desservant une station d'épuration. Tourner alors à droite, franchir le pont bétonné et rejoindre la route reliant Galeria à Calca.

Variante : Départ au hameau de Calca. Prendre le sentier en direction de Focolara. La pente est par moments un peu raide. Arrivée à a Croce di Porcu Licatu (425 m), appelée communément «les trois croix». Vue splendide sur le golfe de Galéria au Nord et sur Scandola au sud.
Par un chemin bien tracé en crête, se diriger vers a Punta Muvrareccia, puis redescendre légèrement vers l'ancienne bergerie située en aplomb de l'Anse d'Elpa Nera.
Retour : par un sentier en sous-bois puis par la piste qui conduit au port.

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Le port de Galeria au petit matin
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La maison en ruine
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Le sommet de la Muvrareccia
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Bergeries de Focolara

Carte IGN 41 50 OT /A3 (Porto - Calanche)
Difficulté : ** (repérage parfois difficile)
Durée : 4 h 30 AR
Dénivelée : 600 m
Accès : Galeria, près du gîte d'étape.
Itinéraire : Trouver un sentier qui remonte le long d'une arête en direction sud-ouest vers Porcu Ligatu (croix de bois).
Le sentier bascule alors en face ouest et serpente au milieu du maquis parfois très touffu.
Il franchit trois petits thalwegs et débouche dans un espace envahi de férules. On aperçoit les bergeries en contrebas.

Pour le retour, deux possibiltés : soit par le même sentier, soit en rejoignant la Bocca Fuata puis le Tra Mare è Monti qui ramène à Galeria (8 h au total pour le circuit)

Circuit Foata - Focolara

Carte IGN 41 50 OT /A3 (Porto - Calanche)
Difficulté : ** (repérage parfois difficile)
Durée : 7 h
Dénivelée : 1 300 m
Départ : Gîte d'étape de Galeria
itinéraire : Après 500 m, prendre le sentier qui part à gauche en angle droit. Le chemin rejoint le vallon de Tavulaghju et remonte en pente douce en longeant le ruisseau.
Le sentier contourne un petit barrage par la gauche. Puis le chemin arrive au fond du vallon et la pente, en lacets serrés, se fait plus raide. On traverse la forêt du Luccio avant de rejoindre la crête à proximité de la Punta di a Literniccia. Le Tra Mare è Monti suit la crête puis redescend et la végétation s'éclaircit. Le sentier passe près d'un relais radio puis descend au milieu de rochers puis sous un épais couvert d'arbousiers avant d'arriver à la Bocca di Fuata (458 m). Quitter le "Tra Mare è Monti" qui descend plein sud et prendre une trace qui s'enfonce à droite dans un épais maquis. Le sentier descend à flanc en dominant la baie de Focolara. On passe un petit col, le sentier reste raide jusqu'au fond du thalweg puis l'on arrive à proximité des bergeries ruinées. Le chemin repart plein nord à flanc de colline, passe quelques thalwegs avant de rejoindre le col de Croce di Porcu Ligatu et de passer en versant est. Le chemin se fraie un passage entre des escarpements rocheux, avant d'arriver sur une large crête qui descend vers Galeria en direction nord-est. La trace descend à travers le maquis sans beaucoup s'éloigner de la crête. Le maquis s'éclaircit et la pente se fait plus raide, on franchit un ruisseau puis l'on rejoint une piste. La prendre à droite pour rejoindre une petite route qui arrive enfin au gîte.

Fangu

San Petru de Chiumi (419 m)

Coordonnées GPS : 42°23.874’ 008°44.209’
Carte IGN Calvi 4149 OT, point 4231,2-526,8
marqué "St Pierre chap rnée"
Dénivelé : 375 m

Les pievi de Chiumi et Armitu occupaient un vaste territoire au sud de la Balagne mais ne comportaient pas de lieux habités, hormis le village de Luzzipeo. Un pont génois (Ponte Vecchju) datant du XVIe siècle permettait aux bergers de franchir le Fangu avec leur troupeau et de gagner Prezzuna, Cherchisani ou Pieve dans le Marsulinu ou Chiumi.

Le partie littorale de Chiumi était fréquentée en période de transhumance hivernale par les bergers du Niolu. Certaines parcelles appartiennent encore de nos jours à des communes du Niolu. Sur le flanc sud-ouest de la Punta di Chiumi (727 m) se dresse, en pleine nature, entourée d’arbustes qui la masquent, la chapelle ruinée de Saint Pierre (San Petru), détruite par les invasions barbaresques au XVIe siècle.

Pour accéder à l’église, il faut se garer au parking à proximité du pont génois (Ponte Vecchju), franchir le pont et monter par la piste (branche de droite, vers le relais - en gros, une bonne heure de montée…).
La piste empierrée, avec quelques sections cimentées, monte assez régulièrement. Elle domine d'abord le vallon du Fangu puis passe sur l'autre versant. Lorsqu'on aperçoit deux réservoirs sur la hauteur, la bifurcation est proche ; on peut couper et monter tout droit vers les réservoirs, ou continuer quelques dizaines de mètres jusqu'à l'embranchement. Prendre alors la piste de droite qui après quelques lacets arrive à une petite exploitation agricole (élevage de chèvres) possiblement clôturée. On aperçoit l'épave d'une charrue. Les ruines de l'église se trouvent un peu plus loin dans une prairie.

On peut aussi partir de Tuarelli mais la montée semble plus raide et le tracé du sentier incertain.

Témoin du premier art roman (entre le 10e et le 12e siècle,) l'église est très homogène et ne semble pas avoir été modifiée au cours des temps.
Elle présente une nef unique (13,90 m x 4,90 m) terminée par une abside semi-circulaire avec une voûte en cul de four qui s’est effondrée mais on aperçoit encore l’amorce de l’arrondi. Les murs latéraux, construits de blocs moyens de roche rouge appareillés avec soin, sont conservés sur une bonne hauteur avec les fenêtres percées dans la partie supérieure : deux pour le mur sud (archivoltes en tuffeau léger échancrées), une seule subsiste pour le mur nord (surmontée d’un petit arc composé de tout petits claveaux).

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L’examen des ruines de la chapelle de Chiumi, réalisé avec Alain Gauthier, a permis de préciser d’une façon définitive la nature purement sédimentaire des pierres en œuvre. La tradition selon laquelle il s’agirait d’un granite rouge avait été lancée par le premier ouvrage de G. Moracchini-Mazel (1967). Il n’en est rien. Deux roches sédimentaires très originales ont été utilisées : les éolianites au niveau des ouvertures du chœur, et un grès se taillant assez bien pour l’appareil des murs . Ce grès de couleur orange-rouge appartient à une formation d’âge Dévonien (faciès Culm) qui affleure largement dans la vallée du Fangu, en particulier en rive droite. Il s’agit d’une roche détritique. Les prospections n’ont pas permis à ce jour de retrouver le lieu d’extraction qui ne doit pas être très éloigné de la chapelle. (Note de L'Invitu : l'éleveur sur le terrain duquel est édifiée la chapelle affirme connaître le lieu d'extraction, effectivement pas très éloigné). La couleur rouge de certains murs est due à un phénomène d’amplification de la patine par l’oxydation du fer de la roche lors d’un incendie ancien.
Une fois de plus, cette chapelle confirme que les matériaux de construction étaient toujours, sauf à de très rares exceptions près, prélevés à proximité du site de leur utilisation. Elle montre aussi que lorsque les constructeurs avaient le choix du matériau : ici, soit le grès dévonien soit les rhyolites filoniennes (qui sont abondantes aussi dans le secteur), ils utilisaient le matériel le plus facile à mettre en œuvre (ici le grès).
Cette chapelle réalisée dans un matériau original, mérite à ce titre d’être mise en valeur. Accessoirement, un granite porphyroïde blanc a été utilisé de même qu’un microgranite à texture porphyrique, de couleur rouge violacé .
On trouve aussi dans les décombres, ou bien utilisés pour boucher quelques joints, des plaquettes de schistes (empruntés aux terrains du Culm comme le grès). Il est probable que des teghie en lauzes recouvraient la chapelle.
Les moellons qui jonchent le sol de la chapelle et les pentes alentour devraient suffire aux restaurations, d’autant qu’il ne semble pas que des « emprunts » aient été opérés par les villageois du hameau en contrebas de la chapelle. Les maisons de ce hameau sont en pierres taillées de façon beaucoup plus grossière que les pierres de San Petru, voire en gros blocs ramassés sur les pentes et à peine ou pas du tout équarris . Ce sont des andésites et des roches filoniennes d’origine locale (rhyolite, microgranites), disponibles en abondance sur les pentes.
Source : Les pierres des édifices remarquables de la Balagne (Haute-Corse) - BRGM/RP-54540-FR- Rapport final

Merci à Paul Parenti de m'avoir signalé ce site.

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Col de Caprunale (1 329 m) et refuge de Puscaghja

Carte IGN 41 50 OT (Porto - Calanche)
Longueur : 10,3 km
Dénivelé positif cumulé : 1 349 m.
Difficulté : ** (très longue montée assez régulière)
Durée : de 6 à 8 h AR.
Cet itinéraire est celui du chemin de transhumance reliant la vallée du Fangu au Niolu. Il suit la route construite vers 1870 et laissée à l‘abandon.

En gravissant le col, on pourra se remémorer A Muntagnera.

Accès : Par la D351 qui longe le Fango.
Deux possibilités :

1. - à partir du hameau de Barghiana :

Sous la petite église de Barghiana, suivre la piste de terre qui remonte le cours supérieur du fleuve. Ce chemin mène à la réserve de chasse du Filosorma (protection des mouflons). On contourne le Capu di Mozzu (623 m) et l‘on aperçoit vers l‘est les pointes du Tafunatu.
La piste de terre remonte un peu vers la droite le val du ruisseau des Rocce, dans la forêt de Perticatu, et atteint le pont di e Rocce (326 m). Bonne vue sur le Capu Rossu et le Capu Tafunatu.
Passé le pont commence la forêt de chênes verts. La piste oblique à gauche puis reprend la direction sud, sous Petra Bianca. Sur la rive opposée, on aperçoit les ruines du couvent Santa Maria.
La route de terre se termine après le pont qui franchit le ruisseau de Campottolli Grossi (485 m) et retrouve le sentier partant de Montestremu.

2. - à partir de Montestremu :

Attention : Au pont de Montestremu, une pancarte du Parc indique une piste fléchée vers Puscaghja. Il est bien préférable d'aller tout au bout du village, place Camille Spinosi. Le balisage orange/mauve débute à la fontaine située juste au-dessus du gîte d'étape A Funtana.

Le sentier (panneau) démarre aux dernières maisons en ruine. Balisé en orange et mauve, il descend tout d'abord à flanc de coteau, jusqu'à un embranchement. Prendre le sentier qui monte à gauche et remonte la vallée. Un épais maquis alterne avec des zones rocheuses. On passe sous une châtaigneraie dégradée et on aperçoit en haut sur la gauche le trou du Tafunatu puis au bout d'une petite heure on arrive aux ruines du couvent Santa Maria Stella d'Omita. Sur la gauche on découvre un four à pain en bon état.
On traverse à gué la Santa Maria. Prendre en face le sentier de gauche qui monte avec un bon dénivelé. Après une série de lacets et une courte montée dans des éboulis on rejoint la piste partant du pont di E Rocce.
Commence alors une longue montée sur cette piste. On remarque tout le long quelques petits ponts en pierres ainsi que des radiers. Plus haut la piste est caladée. La piste devient bientôt un sentier. Les premiers lacets, faciles, traversent une forêt de chênes verts énormes, la forêt d‘Omita. Dans cette belle montée on rencontre sur la gauche une source aménagée. Après trois épingles à cheveux, des pins laricios, des frênes, des hêtres se mêlent aux chênes verts. Le chemin dallé jusqu'au col est un ouvrage titanesque. Le sentier gravit, toujours en pente modérée, un vaste cirque. On rejoint une deuxième fontaine (à environ 1 h de la précédente). Plus loin, après une longue montée passer devant une borne en pierre ou est écrit le chiffre 2. A partir de cet endroit le dénivelé s’accentue fortement. Encore environ trois quarts d'heure de montée, avec des vues superbes sur la massif du Tafunatu, et on atteint enfin le col de Caprunale (1 329 m).

Au col, le paysage change complètement. Le sentier descend au vallon de la Lonca. Ce sentier est bordé de pins laricio tourmentés, forme habituelle quand ils poussent isolés, fichés dans les fissures des rochers.
On atteint le refuge de Puscaghja en 40 minutes environ après avoir franchi une passerelle sur la Lonca.

Le refuge de Puscaghja, - alt.1096 m- est situé tout en haut de la vallée de Lonca, sur le territoire de la commune d’Evisa, entre les cols de Caprunale et Guagnarola. Il fut et demeure le lieu étape sur le parcours de transhumance des Bergers Niolins. Beaucoup d’hommes, de femmes et d’enfants et des milliers de troupeaux tout au long des siècles ont fait halte à l’abri de ses murs. Promis à la ruine suite à l’abandon progressif de l’espace montagnard, le site relevé, réaménagé, à retrouvé un usage. C’est désormais un espace bien vivant au coeur de la Montagne Corse. Jadis spartiate, la halte à gagné en « confort ».

Trois petits bâtiments de pierres sèches composent l’ensemble. L’un, relevé à l’initiative du Parc Naturel Régional de Corse au tout début des années 70 et discrètement modernisé, abrite  les 15 couchages. Le second, de construction plus récente, se compose du logement du gardien et des sanitaires. Enfin, l’antique « casarone » jadis dédié aux transhumants, abrite désormais les réserves.

Pour en faire plus :

A partir du refuge de Puscaghja, plusieurs variantes sont envisageables :

- gagner le col de Guagnarola puis le col de Verghju ;
- remonter le long de la Lonca vers le refuge de Ciottulu di i Mori (avec un détour possible par le sommet de la Punta Silvastriccia) ;
- Rejoindre le Paesolu d'Aitone par les cols de Cucavera et d'u Saltu (voir page "randonnées Evisa").

→ Voir la galerie photo de cette randonnée.
→ Lire le récit de cette randonnée.

Le site "Paris sur la Corse" a publié un reportage, "Gardien au refuge de Puscaghja" :

Gardien au refuge de Puscaghja

5 mai 2017, Paris-sur-la-corse.com

puscaghja

Situé sur le sentier historique de la transhumance, entre le Niolu et la vallée du Fangu, le refuge de Puscaghja, perché à 1 096 mètres d’altitude, est un petit bijou fait de pierres sèches. Réputé comme étant le « plus beau refuge de Corse », il est la propriété du Parc Naturel Régional Corse. Il est gardé par Pierre Maestracci, un jeune homme passionné de montagne et de trails qui nous parle de son métier de « gardien de refuge ». Rencontre.

Pierre Maestracci
Emprunter le sentier historique des bergers Niolins.
Pour arriver au plus beau refuge de Corse, Il vous faudra contourner les itinéraires habituels du GR 20 et emprunter le sentier historique des bergers Niolins, le chemin de Caprunale. Anciennement il abritait des familles de bergers, véritable relais entre deux hauts cols pour les troupeaux transhumants vers les estives, avant d’être menacé de tomber en ruine. Aujourd’hui propriété du Parc naturel régional Corse, il est entièrement réaménagé ! Puscaghja est aujourd’hui à la hauteur de sa réputation du « Plus beau refuge corse ».

Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Pierre Maestracci, 39 ans, je suis originaire du village de Galéria et suis passionné de trails et de montagne. Je suis le gardien de refuge à Puscaghja.

La Corse c’est…
Un grand terrain de jeu !

Comment devient-on gardien de refuge ?
C’est la passion de la montagne et de tout ce qui s’y rattache qui m’a amené à exercer ce métier depuis maintenant 4 ans !

refuge de Puscaghja

panneau refuge
En quoi consiste ton travail au quotidien ?
Je gère et j’organise le fonctionnement du refuge. J’accueille et restaure les randonneurs qui font étape au refuge. Une partie importante de mon travail consiste à donner des conseils sur les différents itinéraires, alerter des dangers éventuels (la neige est encore présente à certains endroits au mois de mai !), et informer quotidiennement sur la météo et les conditions en montagne. Je suis aussi responsable de l’entretien du site, ménage, maçonnerie, menuiserie… et procède au réapprovisionnement en denrées alimentaires plusieurs fois par semaine en revenant à Galéria pour le ravitaillement ! Sans oublier la gestion quotidienne comme les réservations et les stocks.

« Le refuge est ouvert de la mi-mai à début octobre. Environ 400 randonneurs transitent par le refuge chaque saison. »

éco bac du GR20

Comment participes-tu à la préservation de l’environnement ?
La protection de l’environnement occupe une place très importante et je sensibilise les randonneurs à ces problématiques. Il est primordial de concilier randonnée et respect de l’environnement. L’an dernier, dans le cadre de leur projet d’études visant à sensibiliser les randonneurs au tri sélectif, 4 apprentis ingénieurs de l’Ecole Supérieure du Bois à Nantes, ont installé 6 gros bacs à déchets en bois. Grâce à ce projet, soutenu par le Parc, nous réalisons le tri sélectif même au refuge !

Je développe un jardin et un potager et recycle les déchets verts en compost.
Enfin, nous sommes autonomes en énergie, alimentés par des panneaux solaires photovoltaïques de 24 voltes, ce qui nous permet par exemple de nous éclairer gratuitement !

Quel itinéraire pourrais-tu nous conseiller en Corse ?  
Chaque itinéraire dépend des capacités physiques de chacun. Nous sommes chanceux ici les itinéraires, sentiers et hors sentiers, ne manquent pas et sont les plus sauvages de Corse ! Il n’y a que l’embarras du choix ! Mais je peux vous conseiller d’observer les orgues rhyolitiques formant l’arête qui descend du Paglia Orba à Scandola. C’est un spectacle splendide ! La richesse géologique du site est à couper le souffle !

corse refuge

refuge corse
Que penses-tu des formations universitaires dispensées pour acquérir des fondamentaux de ton métier ?
C’est une bonne chose, nous avons besoin de ces types de formations en Corse. Mais attention chaque montagne est différente, il y a un microclimat par microrégion. Il faut donc savoir s’adapter !

En savoir plus
Départs des randonneurs entre 7h et 10h, arrivée entre 15h et 18h
Tarifs d’une nuit : 14 euros / Bivouac 7 euros. (location de la tente : 10 euros).
Facebook – Le refuge de Puscaghja

Contact – pierre.maestracci.galeria@gmail.com
Interview réalisée par Pauline Jagot Lacoussiere

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