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Randonnées en Corse

GR® 20

Dernière mise à jour : 29/08/2021

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Le GR 20 - FRA LI MONTI

De Calenzana à Conca
Longueur 200 km 
16 étapes de 5h à 8 h30
Hébergements en refuge
Balisage : blanc et rouge comme l’ensemble des GR.

GR 20 – FRA LI MONTI ® : un mythe 

L’histoire récente de la montagne corse, avec l’abandon progressif de la transhumance, se confond avec celle du GR20. En Corse, nous l’appelons « Fra li Monti »  ( "A travers la Montagne Corse") parce que son cheminement épouse le relief montagneux du nord ouest de l’île au sud-est.

Nombreux sont ceux qui en rêvent … quant à ceux qui l’ont parcouru, ils s’en souviennent comme d'une aventure exceptionnelle. Longtemps le bouche à oreille a été le seul vecteur de communication, ce qui a créé petit à petit un mystère autour du GR et son mythe.

 La Grande Randonnée n°20 est un itinéraire très sportif  réservé aux randonneurs chevronnés, en très bonne condition physique et ayant une certaine pratique de la marche. 
Le caractère alpin, les dénivelés importants (positifs ou négatifs), quelques passages plus techniques (cirque de la solitude, variante de Bavella…) en font un des sentiers d’altitude les plus difficile d’Europe.  

Dans sa partie Nord en particulier, le GR20 franchit les massifs du Cintu et du Ritondu par une suite de passages rocheux qui peuvent impressionner les randonneurs : les principaux passages délicats qui ont du être réaménagés par l'installation d'équipements de sécurité (câbles) demandent une attention particulière par temps humide ou après la pluie, certaines dalles rocheuses devenant très glissantes.
De manière générale, il convient de ne pas sous estimer les dangers relatifs aux conditions météorologiques, même en période estivale : possibilité d'orages violents et imprévisibles occasionnant des crues brutales et amplitudes thermiques assez marquées. 

En raison de l’enneigement hivernal l’itinéraire n’est en général praticable que de début juin à mi-octobre. Ainsi, la rapidité des changements climatiques  avec des risques d’orages, de neige, de grêle … demande une bonne connaissance de la montagne et des précautions d’usage. 

Pensez à appeler le répondeur de météo france : 3250 ou météo montagne : 08 99 71 02 20. Suivez également les conseils des gardiens de refuges qui connaissent bien la montagne et les risques. 

 L'Hébergement:

A chaque étape des refuges de montagne, gérés par le Parc naturel régional de Corse, accueillent les randonneurs. Dans ces structures au confort sommaire vous trouverez:

Attention : il n'y pas de couvertures dans les refuges!!! Le randonneur devra se munir d'un bon sac de couchage.

 Le tarif en vigueur en 2015 : est de 14€ par nuitée et par personne si vous dormez à l'intérieur du refuge.Si  vous bivouaquez sur les aires aménagées à cet effet autour des refuges il vous en coûtera 6€ par personne et par nuitée, la location de tente de type 2 places est possible dans chaque refuge du GR20 à raison de 11€ la tente.
Attention : le camping sauvage est strictement interdit sur toute la Corse. il est obligatoire de rejoindre un refuge à chaque étape.

Les refuges ne sont gardés que du mois de juin à fin septembre, en revanche ils sont ouverts toute l'année.

Plusieurs ouvrages décrivent avec plus ou moins de précisions l’itinéraire. Il apparaît indispensable afin de préparer sa randonnée et parcourir le sentier, de disposer d’un topo guide récent. 

LE GR20 ETAPE PAR ETAPE

Corse : Le GR 20 (topo)

trek

Le GR 20 : un must, un mythe...un monument ! On murmure, avec gourmandise, que ce serait l'un des treks les plus difficiles au monde. 170 kilomètres, pour 15 000 mètres de dénivelée en dent de scie, sur un terrain escarpé en diable, avec des variantes nombreuses et des passages d'anthologie, dans des montagnes sauvages et odorantes. En un mot : irrésistible !

Lire la suite sur le site de Trek Magazine →


Retour d'expérience : le GR20 en 7 jours

Vous trouverez ici le récit de notre GR20 en 7 jours entre Calinzana et Conca. Mais également des infos utiles sur la préparation de votre sac et la préparation de votre voyage sur l’Ile de Beauté.

POURQUOI LE GR20 EN 7 JOURS

J’adore marcher! Avec mon pote Fabien on voulait partir randonner, mais pas n’importe quelle randonnée. En effet, je ne voulais pas marcher «comme ça dans la montagne sans raison». On aurait bien aimé faire une marche bien dure où il faut «tracer son chemin à la machette !!» Mais avant de nous embarquer dans la brousse juste avec une machette et une boussole, on s’est dit: « pourquoi ne pas se lancer un défi sur le GR20 », chemin réputé le plus dur d’Europe...

C’est ainsi que le défi a été lancé : nous ferons le GR20 en 7 jours! La première tentative a été infructueuse. Et oui, nous l’avons fait 2 fois! En effet, la première fois, après quatre jours de marche, nous nous sommes arrêtés à Vizzavona. Une fois rentrés chez nous, nous nous sommes fait bien chambrer par nos chers et tendres amis (qui au passage ne sont pas capables de marcher plus de 2 heures). Alors nous nous sommes relancés le défi de finir en 7 jours! Nous voilà donc repartis à l’assaut du GR20. Mais cette fois mieux préparés, et encore plus motivés, nous arrivons jusqu’à Conca !

FRANCE -> CORSE

COMMENT SE RENDRE AU DÉPART DU GR20

Pour voir toutes les infos sur les bus, trains rendez vous sur ce site CorsicaBus

SAC A DOS GR20

Voici le lien de mon article sur le sac à dos, ainsi que l’équipement utilisé lors de notre traversée de la Corse : SAC A DOS GR20

LES ÉTAPES

Cliquez sur les liens pour avoir le récit complet de chaque étape.

LE BILAN

Au final, tout s’est relativement bien passé pour cette 2ème tentative. Cependant, pour faire le GR20 en 7 jours avec les sacs, la tente et en «autonomie» : ça se fait mais il faut bien le dire, ce n’est pas une partie de rigolade! En effet, il faut bien avoir conscience que ce n’est pas une visite tranquille des chemins de montagne corse. Avec des journées de marche qui durent entre 10 et 15 heures, vous n’avez pas le temps de trainer et de flâner pour admirer les détails du paysage. Si vous avez plus de temps, nous vous conseillons de le faire en 9 ou 10 jours. Ainsi, vous pourrez profiter des endroits de paradis qu’offre la Corse et faire de longues pauses baignades. Car nous avons fini épuisés, mais vraiment très très contents d’avoir réalisé ce défi. Ce fut vraiment une super expérience sportivement et visuellement.

Source : http://www.romlands.fr/gr20-7-jours/


Le tracé définitif du GR20

Rédigé par Philippe Jammes - 13 Juin 2018

Gérard Gavory, préfet de la Haute-Corse, a réuni mercredi matin les maires des communes concernées ainsi que les professionnels de la montagne pour évoquer la circulation dans la zone dite du "cirque de la solitude".

Après le tragique accident du 10 juin 2015 qui avait fait 7 morts et 3 blessés suite à un glissement de terrain, le maire de Manso, commune sur laquelle se trouve le cirque, avait pris un arrêté interdisant la libre circulation du public dans le Cirque de la solitude (I Cascitonni).
Depuis un itinéraire de substitution avait été mis en place sur le GR20. Ce mercredi, les autorités, après avoir reçu les résultats d’expertises et deux reconnaissances sur le terrain en juillet et octobre 2017, ont décidé de lever cette interdiction et de rouvrir au public l’accès à cette zone de haute montagne.

Toutefois, le Cirque de la Solitude ne fera plus partie du tracé du GR20, il ne sera pas réhabilité et le balisage n’y sera pas refait.
Les randonneurs qui l’emprunteront le feront à leur risque et péril et en toute connaissance de cause. Des panneaux d’information seront disposés à son entrée et l’information sera aussi relayée dans les refuges de montagne et autres points d’information. Aujourd’hui le sol est certes stabilisé dans ce site en forme de cuvette mais les autorités et professionnels de la montagne ont préféré établir un parcours de substitution pour cette partie du GR20. « Un tracé peut-être plus physique mais le risque y est moindre » soulignait Jacques Costa, président du Parc Naturel Régional Corse en charge de la surveillance du massif.

« On va aussi demander à l’IGN de modifier sa carte présentant le GR20 » ajoutait –il. «Nous allons renforcer l’information et le PNRC et le PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) continueront à surveiller les lieux. En août un nouveau repérage photos y sera notamment effectué » indiquait de son coté le préfet. Une décision qui a bien sûr été bien accueillie par les guides et accompagnateurs de montagne qui demandaient depuis plusieurs mois la réouverture du site au public.

solitude

Rénovation des refuges du GR20

refuges

GR20 en Corse : les refuges doivent être parfaitement équipés

Le GR20 est l'un des sentiers de randonnée les plus difficiles au monde. Chaque année, en Haute-Corse, 15 à 20 000 randonneurs fréquentent les sentiers de haute altitude. Bénéficier d'un abri et de ses commodités est, pour les marcheurs, essentiel. C'est pour cela que les responsables se préparent au ravitaillement en vivres et en matériels des refuges, souvent tranportés en hélicoptères, entre Calvi et Calenzana.

31/07/2018

Ces refuges où le GR20 marque encore le pas


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Ces randonneurs en quête d'un GR 20 plus confortable

Par Noël Kruslin--05 juillet 2017

gr20
Le groupe de ce "GR confort" guidé par Harbi Rima, accompagnatrice.
C'était hier, peu après le départ de Vergio. Photo N. K.

Découvrir l'une des plus célèbres randonnées d'Europe sans s'astreindre aux étapes en refuge. Profiter des principaux sites et gagner en confort d'hébergement, certains marcheurs optent pour cette formule

à la fin de la semaine, ils auront déserté la montagne corse, avec une belle moisson d'images cueillies sur le GR 20 Nord. Ils auront profité des merveilles que la nature offre sur les crêtes et à l'approche des sommets, des lacs du Cortenais jusqu'à la forêt de Bonifatu.

En optant pour la formule proposée par Corsica Aventure, ils sont sept à avoir fait le GR 20 sans mettre les pieds dans le moindre refuge, sans s'astreindre non plus aux étapes telles que le tracé officiel les matérialise.

Ils ont dormi tous les soirs à l'hôtel, dîné au restaurant pour clore chacune de leurs journées. Sur le GR 20... Est-ce bien raisonnable ? Est-ce seulement possible ? Et pourtant...

Le séjour de ces randonneurs continentaux casse peut-être le mythe. Il brouille en tout cas l'image de ce GR 20 très sportif ciblé par celui qui s'y engage comme on relève un défi, mettant un point d'honneur à faire escale dans tous les refuges, voire à doubler les étapes, prenant soin d'emporter dans son sac le ravitaillement qui s'impose...

La mutation de la randonnée pédestre montre pourtant la voie. Elle n'est plus depuis longtemps le seul jardin des montagnards chevronnés et, bien qu'elle soit aussi le théâtre de bien des imprudences sur des sites où le danger est sous-estimé, l'offre de Corsica Aventure va peut-être faire école, devenir celle qui sécurise, qui adapte le GR20 aux moins téméraires, plus sages, disposés aussi à y mettre un prix forcément plus élevé.

"Pour nous, depuis un an, c'est une manière de rendre le GR 20 plus accessible, explique Harbi Rima, accompagnatrice en montagne en Corse depuis 5 ans. Ce séjour permet de marier confort et randonnée pour ceux qui souhaitent quand même profiter d'une semaine sportive et se dépasser."

Hier matin, 8 heures, ils venaient tous d'achever leur petit-déjeuner à l'Hôtel Castel Vergio et appréciaient sans nul doute la proximité du sentier balisérouge et blanc pour mettre le cap au nord, sous le Tafunatu et la Paglia Orba. Venus de Saint-étienne, Lyon et Dijon pour randonner dans la montagne corse, ils ont volontiers opté pour ce séjour visiblement privilégié par la tranche d'âge 45-70 ans et plus. "J'ai une expérience de randonneur dans les Alpes, confie Pierre, et je connaissais la répu tation d'un GR 20 difficile. Je pense que nous avons trouvé le moyen de réussir à y faire de belles sorties en minimisant les difficultés."

"Mon fils m'avait parlé des refuges bondés"

Alain, lui, avait retenu le récit de son fils. "En me racontant son GR 20, il m'avait parlé des refuges bondés, de l'eau froide pour la douche..."

Les blogs et autres réseaux sociaux avaient fait le reste, mettant en exergue les commentaires les plus négatifs de ceux qui avaient choisi d'accomplir un GR 20 "traditionnel".

En découvrant l'offre novatrice, Joël avoue malgré tout s'être interrogé : "Je me suis dit que pour une telle randonnée, l'hôtel, c'était un vrai luxe, mais quand on prend de l'âge, c'est plus difficile de récupérer après avoir eu le dos cassé par le port d'un sac toute la journée. Ici, au bout de trois jours, on se sent plutôt bien, tout en ayant l'impression de crapahuter malgré tout."

"à la fin de la semaine, ils auront profité de 80 % du GR Nord", précise leur accompagnatrice qui aura porté le sac le plus lourd, tous les jours. Le détail amuse tout le monde et contribue à l'ambiance bon enfant ; à midi, aujourd'hui, ils n'en seront qu'à la moitié d'un GR pas comme les autres, moins pénible et vraiment plaisant".

Ils ont trouvé leur rythme, au point de penser, déjà, à un GR Sud. Une prochaine fois. Et dans les mêmes conditions.

Noël Kruslin

GR20 : abandon définitif de l'itinéraire par I Cascettoni

variante

Suite au tragique accident qui a eu lieu le 10 juin 2015 sur l’étape Ascu-Tighjettu, au niveau des Cascettoni ou Cirque de la Solitude et qui a coûté la vie à 7 randonneurs, ce passage est actuellement toujours interdit d’accès.

A partir de la saison 2016, l’itinéraire du GR20 sera définitivement modifié sur cette étape.
Il sera remplacé par la variante mise en place en juin 2015 et alors balisée en « double jaune ».
Cette variante par Bocca Crucetta deviendra le GR20 officiel et sera balisée en « rouge et blanc » dès le début de saison par l’équipe montagne du PNRC, alors que l’itinéraire originel par le Cirque de la Solitude sera débalisé et complètement déséquipé de ses chaines et échelle.

A partir de cet été, le GR20 officiel passera donc au pied le Monte Cintu, point culminant de l’île à 2706m, via E Ghjarghje Rosse (la Pointe des Éboulis) et Bocca Crucetta, par un itinéraire de toute beauté. Vous pouvez voir l’itinéraire noté en rouge sur la carte ci-dessous.

Moins vertical que le Cirque de la Solitude, cet itinéraire reste cependant difficile et sportif.
La distance et les dénivelés sont supérieurs à l’itinéraire originel.
Certaines portions techniques ont été sécurisées par des chaines pour aider la progression.
Le risque de présence de névés en début de saison est aussi plus important en raison d’un point culminant plus haut (2 600m au lieu de 2 200m) et de son exposition Nord.

Les arrêtés d’interdiction devraient être prochainement levés et le passage du Cirque de la Solitude ne sera plus interdit.
Mais, ATTENTION ! Son accès sera très difficile car le matériel de sécurité ne sera plus en place.
Si vous souhaitez emprunter cet itinéraire, vous devrez installer votre propre matériel d’alpinisme pour passer les passages qui étaient équipés.
Ne vous y aventurez surtout pas sans matériel de sécurité !

Source de l'article : http://www.altre-cime.com/

Montagne corse : L’Office de l’environnement étudie la sur-fréquentation du GR20


Rédigé par Nicole Mari le Mardi 18 Juin 2019 à 21:48

La montagne corse sera-t-elle victime de son succès ? Les sites prestigieux sont-ils menacés par la sur-fréquentation estivale ? Un enjeu majeur auquel doit faire face l’Office de l’environnement de la Corse (OEC) qui a mis en place, en partenariat avec l’Agence de tourisme (ATC), l’Université et le parc régional (PNRC), un projet d’étude et de gestion des flux de fréquentation de la montagne corse. Depuis le 17 juin et jusqu’au 17 septembre, une escouade de jeunes saisonniers entourés par des agents permanents enquêtent et accueillent les randonneurs sur le GR20 et les sentiers du patrimoine. L’objectif est de mieux maîtriser les flux pour préserver le patrimoine naturel exceptionnel de l’île, sans entraver la liberté de circulation des personnes, tout en évitant la touristophobie. Explications, pour Corse Net Infos, de Marie-Luce Castelli, conseillère technique en biodiversité auprès du président de l’OEC.



Le lac de Ninu dans le Niolu, est situé à 1760 m d'altitude, sur l'étape du GR20 Ciottulu di i Mori - Manganu.
Le lac de Ninu dans le Niolu, est situé à 1760 m d'altitude, sur l'étape du GR20 Ciottulu di i Mori - Manganu.
- Pourquoi avez-vous lancé un tel projet ?
- Notre île est globalement soumise à une fréquentation touristique très forte, surtout dans les sites sensibles. Aujourd’hui, cette fréquentation commence à basculer des sites du littoral vers les sites de montagne. On observe une augmentation de la pression touristique sur certains sites prestigieux comme la vallée de la Restonica ou Bavella. Avant de se retrouver dans une situation complexe de flux que l’on ne serait plus à même de gérer et suite aux discussions qui ont lieu à l’Assemblée de Corse sur la fréquentation des sites majeurs, nous avons proposé à nos élus de nous engager dans une mission d’étude et de gestion de la fréquentation de la montagne corse.

- Sur quelle période et quelles modalités ?
- Nous avons conçu cette étude sur la saison estivale du 17 juin au 17 septembre 2019. Elle porte, cette année, sur la chaîne centrale de l’île, tout le GR20 de Calenzana à Conca, également sur les sentiers du patrimoine. En fait, tout ce qui concerne la randonnée. Nous irons, ensuite, sur d’autres sites majeurs, et petit à petit, nous couvrirons toute l’île. Cette étude nous fera disposer de données qui nous permettront de proposer des actions concrètes pour concilier la préservation de l’espace et le développement économique.

- L’idée serait-elle d’instaurer des quotas de fréquentation à l’instar de certains grands sites touristiques dans le monde ?
- Il faut faire attention ! Dans le droit français, le domaine public doit être accessible à tout le monde. Vouloir mettre des quotas, c’est déjà prendre des orientations sans disposer de données précises. Avant de parler de quotas, il faut, d’abord, savoir combien de gens fréquentent les sites. Aujourd’hui, nous n’avons pas de données fiables. Nous ne savons pas qui vient, où et comment, que font les gens et quels sont leurs objectifs… Il faut arrêter de travailler de manière empirique et se professionnaliser pour proposer aux territoires des solutions concrètes. D’autant que la sur-fréquentation est quelque chose de multifactoriel qui fait l’objet de beaucoup d’études de la part de scientifiques et surtout de sociologues.

- C’est-à-dire ?
- On sait a posteriori quand un site est sur-fréquenté, jamais a priori. Aujourd’hui, on ne sait pas définir les capacités de charge d’un territoire. Ce n’est pas possible ! On ne le sait que lorsque l'un des facteurs commence à bouger. Cela peut être l’atteinte au milieu naturel, mais aussi l’acceptabilité sociale, lorsque, par exemple, on a réussi à protéger le milieu naturel, mais l’afflux touristique est tellement fort que la population locale n’est plus à même de l’absorber. Cela peut être une capacité de charge liée aux ressources naturelles : par exemple, il n’y a plus assez d’eau pour l’alimentation ou plus assez de systèmes pour gérer le surplus de déchets. Cela peut être, enfin, l’esprit des lieux : on vient dans un site pour son aspect naturel, mais si pour y accéder, on fait la queue comme dans le métro, les gens ne reviendront plus. Le projet, que nous menons, est assez précurseur parce qu’il mêle les deux aspects : scientifique et sociologique.

- De quelle manière ?
- Nous allons mettre en place des éco-compteurs à des points stratégiques pour quantifier la fréquentation sur le GR20 et sur la Réserve Naturelle du Monte Ritondu. Mais, ces outils de comptage, qui indiqueront les pics et les périodes, ne suffisent pas. Une équipe de saisonniers sera présente et posera, aux touristes et aux locaux qui fréquentent ces sites, des questionnaires pour savoir quels types de population fréquentent le sentier, pourquoi, comment, dans quels objectifs… Elle va aussi identifier les nœuds de fréquentation, les endroits où est concentré le plus de monde, les endroits les plus abîmés. Sa présence sur site sera très intéressante en termes dissuasif, mais aussi en termes d’animation et de transmission de bons comportements, notamment concernant la préservation du milieu naturel. Dans ce cadre-là, une équipe de gestion est très importante pour le milieu naturel.

- Comment avez-vous formé l’équipe ?
- Nous avons posé un profil de recrutement sur le site Internet de l’OEC. Des gens d’âges différents ont postulé, nous en avons retenu une vingtaine. Tous connaissent la montagne. Beaucoup suivent une formation « Accompagnateur » ou sont pompiers volontaires. Nous avons mutualisé avec les deux agents permanents de la Réserve naturelle du Monte Ritondu. L’opération est animée et coordonnée par l’Office de l’Environnement en partenariat avec l’Agence de tourisme (ATC), l’IAE Tourisme de l’Université de Corse le CNRS, le parc naturel régional (PNRC) et la mairie de Corte. Ils nous aideront à faire un état des lieux et établir un diagnostic pour mettre en place, à partir de l’année prochaine, des opérations d’aménagement, de restauration de milieu ou de gestion physique directe.

- En dehors des quotas, à quels types d’opérations pensez-vous ?
- Prenons un exemple. On veut installer un système de stationnement près d’un site. Si on ne sait pas combien de véhicules y passent, comment dimensionner ce parking ? Si on veut instaurer un quota, quelle dimension choisir et à quel niveau se placer ? Si on ne sait pas combien de gens sont présents sur le site, c’est impossible à faire ! Certains endroits sont plus érodés que d’autres, mais cela peut venir aussi d’une absence de gestion. Un territoire fréquenté par des touristes est forcément un territoire qui doit être géré. La non-gestion est un défaut de gestion ! Si on ne fait rien, les sites vont s’user.

- Une fois ces données collectées, quel sera le calendrier ?
- J’ai fixé comme objectif de produire les premières analyses dès le mois de novembre. Le but est d’être assez réactif. Une étude de fréquentation n’est pas un One shot, mais un outil d’aide à la gestion. Le plus gros du travail sera fait pendant les trois premières années. Ensuite, nous aurons moins besoin de personnels sur site. La première année, nous nous focalisons sur l’acquisition de données qui nous permettront de savoir si les orientations, que nous avons prises en matière de gestion, fonctionnent ou pas. Par exemple, si nous redirigeons un sentier vers un autre site, ce site sera-t-il fréquenté ou pas ? Le milieu du site abimé se restaurera-t-il ou pas ? Les éco-compteurs, une fois placés, ont des batteries qui dure dix ans et permettent, donc, de recueillir des informations pendant ce laps de temps. La gestion se travaille sur un temps long.

Propos recueillis par Nicole MARI.

Une charte pour le GR20

charte

08 juillet 2020

Xavier Thévenard échoue dans sa tentative de record du GR20

Par: Alain Camoin

gr20
J.-F.P.

Avec un temps de 32h33 Xavier Thevenard ne battra pas le record détenu jusqu'alors par François Dahen en 31h06.

Il ne passera pas non plus devant celui de l'insulaire Guillaume Peretti en 32h.

Parti très fort hier matin à 4h de Calenzana, aidé dans son projet par une quinzaine de trailers insulaires, il a compté jusqu'à 40 mn d'avance sur le prévisionnel.

Mais plusieurs coups de chaleur sur le parcours et des ampoules au pied ont fait rétrograder le Jurassien dans sa tentative de record.

thevenard exploit

Marie Citti gardienne du Refuge de la Sega, lieu incontournable entre deux vallées.

A 21 ans Marie est depuis trois ans gardienne du refuge de la Sega. Trois ans déjà que cette talentueuse jeune femme, BTS de technicienne agricole en poche se lance dans "le gardiennage".

marie

C'est entre les Vallées de la Restonica et du Tavignanu, dans un coin ombragé et convivial que se trouve le refuge de la Sega, passage du Mare a Mare Nord, tenu par le Parc Naturel Régional de Corse.

Cette année 2020 marquée par le Covid fut différente, une ouverture retardée au 20 juin soit plus d'un mois après la date habituelle sans la certitude de monde au refuge, la gestion de la mise en application des gestes barrières, les nouveaux horaires, mais pour Marie, "le Pnrc, a mis en place un protocole sanitaire que tout le monde a respecté, depuis quelques temps les réservations de nuitées se font sur leur site, du coup les personnes connaissaient déjà la marche à suivre dans les gites, ils nous ont accompagné et je les en remercie"

refuge

Cette année, c'est une clientèle différente qui est venue aux portes du refuge, "une fréquentation identique aux années précédentes, mais une clientèle différente, beaucoup plus de locaux, de familles venant faire une pause au refuge sur la boucle des deux vallées", et en effet les Corses cette année ont privilégié le tourisme local, au moins une bonne nouvelle, la Corse est merveilleuse profitons-en.

Cette année, Marie avait pensé à tout. Pour sa troisième année, son objectif était de diminuer le nombre de kilos d'ordures engendrés, elle à réussi son pari mais pas toute seule, en effet elle a fait monter un armée de poules afin d'éliminer tous les déchets alimentaires, résultat : une élimination de 100% du gaspillage alimentaire et des œufs frais au refuge. Que demander de plus ?

poules

Pour le ravitaillement Marie peut compter sur Nicolas son frère, qui deux fois par semaine profitant de son trajet jusqu'au bergeries de Capellace, pour rejoindre la bergerie de son père, lui livre les denrées nécessaires.

frere

Son frère Nicolas Photo Valentin Boulay

On espère la revoir ainsi que son beau sourire l'an prochain au refuge !!!

Une belle randonnée a faire en famille : Boucle des deux vallées :

Corte - refuge de la Sega par le Russulinu (6 heures), nuit au refuge, lendemain refuge - Restonica par le plateau d'Alzu (6 heures)

Réservation :

http://www.pnr.corsica

Ouverture du refuge :

De mi-mai à debut octobre

Source : https://www.aladecouverteducentrecorse.com

Les ouvrages sur le GR20 : Suivre ce lien →

Les recits sur le GR20 : Suivre ce lien →


19/08/2021

Le randonneur Paul Favard a imaginé une alternative au GR20

Par: Nicolas Wallon
Publié le: 17 août 2021
Dans: Culture - Loisirs

Paul Favard a imaginé et emprunté un itinéraire qui part du point le plus au sud de la Corse pour rejoindre le point le plus au nord.
Paul Favard a imaginé et emprunté un itinéraire qui part du point le plus au sud de la Corse pour rejoindre le point le plus au nord. - Photo Paul Favard

Depuis plusieurs années, Paul Favard a analysé et regroupé les cartes pour trouver l'itinéraire qui lui permettrait de traverser la Corse-du-Sud vers le nord, le GR 2.0. Début août, il a concrétisé le projet par une traversée de onze jours en solitaire. Loin d'une promenade de santé, l'itinéraire propose une alternative au GR20 et mérite, selon lui, d'être développé

Plus de 300 kilomètres et 15 000 mètres de dénivelé positif. Voilà, sur le papier, à quoi ressemble le GR 2.0 imaginé par Paul Favard, randonneur émérite qui peut aujourd'hui s'amuser à dire qu'il connaît bien tous les chemins de son pays.

Itinéraire du GR2.0 réalisé par Paul Favard.
Itinéraire du GR2.0 réalisé par Paul Favard. - doc cm

Un itinéraire reliant le point le plus au sud de l'île au point le plus au nord. En onze jours, près de 100 heures de marche, Paul a bouclé ce parcours, laissant derrière lui plus de 25 000 calories et quelques kilos.

L'itinéraire emprunte d'anciens sentiers dont certains sont rarement utilisés. On y trouve quelques vestiges de l'économie locale d'une époque oubliée. Comme ici une meule en pierre en cours de taille.
L'itinéraire emprunte d'anciens sentiers dont certains sont rarement utilisés. On y trouve quelques vestiges de l'économie locale d'une époque oubliée. Comme ici une meule en pierre en cours de taille.

« Des galères sans nom »

Le 1er août, ce passionné de sport nature a quitté la maison à pied pour rejoindre Capu Testagrò, le point le plus au sud de la Corse.

« De nombreuses personnes imaginent être à l'extrémité sud lorsqu'ils sont à Capu Pertusatu, mais c'est faux », explique-t-il.

En autonomie totale, avec un sac de 15 kg sur le dos, le quinquagénaire originaire de Porto-Vecchio a commencé son périple à 8 heures pile. Objectif du premier jour, L'Ospédale, à un peu plus de 52 kilomètres de son point de départ.

Paul a emprunté quelques passages du GR20 pendant trois jours, notamment sur le plateau du Cuscionu et la passerelle de Furcichensi.
Paul a emprunté quelques passages du GR20 pendant trois jours, notamment sur le plateau du Cuscionu et la passerelle de Furcichensi. - Paul Favard

Si cette étape fut la plus longue en kilomètres, elle ne fut pas la plus éprouvante.

Après deux jours de marche, il a pu rejoindre une partie du GR20 en empruntant la variante alpine de Bavella, un secteur technique mais bien balisé et emprunté.

« Quand j'ai rejoint le GR20, c'était agréable, notamment grâce aux installations liées au sentier. Les refuges, les douches chaudes, les repas, les chemins nettoyés et balisés. Et enfin les gens. C'est pratiquement le seul moment où j'ai croisé d'autres randonneurs. »

Les premières grosses « galères », comme il le raconte tout en revivant l'instant, sont arrivées après avoir quitté le GR au col de Verde en Corse-du-Sud.

« J'ai suivi la piste dans la forêt de Marmanu et j'ai voulu prendre le sentier qui descend au pont de Cannareccia. Malheureusement, pendant un ou deux kilomètres, le sentier était très sale. J'ai vécu quelques galères sans nom. »

Pourtant, sur les 316 kilomètres parcourus par Paul, « 95 ou 98 % sont totalement exploitables » et nécessitent juste un entretien régulier.

Enfin, la plus grosse surprise s'est trouvée sur les trois derniers jours, la traversée du Cap Corse. « Je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi difficile. J'ai vraiment ressenti la fatigue à ce moment-là. »

À la tombée de la nuit le 12 août, Paul Favard est arrivé à son objectif au pied de la tour d'Agnello, en face de l'îlot de la Giraglia. Quelques kilos en moins et un rêve de longue date réalisé.

Les bivouacs, les repas, la toilette et les ravitaillements ont demandé un travail de repérage important pour trouver les bonnes adresses ou les lieux répondant à ses besoins.
Les bivouacs, les repas, la toilette et les ravitaillements ont demandé un travail de repérage important pour trouver les bonnes adresses ou les lieux répondant à ses besoins. - Photo Paul Favard

Plusieurs années de travail

Ce projet, Paul l'a imaginé il y a déjà plusieurs années. Celui qui n'a « jamais pu faire le GR20 en entier » mais qui a tout de même parcouru toutes les étapes séparément a commencé à imaginer une extension Sud du célèbre sentier dès 2015. « Je trouvais dommage de ne pas passer par les magnifiques massifs du Sud, comme celui de Cagna. »

Ainsi, sur Wikiloc.fr, un site internet qui recense des itinéraires et randonnées dans le monde entier, il dépose le fameux parcours et ajoute trois jours de plus au GR20.

Plus tard, « je me suis demandé pourquoi ne pas ajouter une extension au nord également et rejoindre le Cap par Olmi-Capella ». Finalement, à force de réflexion, il imagine un tout autre parcours. Un itinéraire supplémentaire proposant une alternative patrimoniale à ceux qui existent déjà.

« Le but est aussi de mettre en valeur des secteurs de l'île moins fréquentés comme la Castagniccia par exemple et de remettre en valeur ce qui avait été bâti par nos ancêtres. »

Au fil des années, Paul a étudié les cartes. Les plus récentes, bien entendu, mais aussi les plus anciennes. « J'ai retrouvé un chemin qui était le seul itinéraire existant au XVIIIe siècle. Aujourd'hui, il est impraticable. Pourtant, c'est un beau sentier dallé avec un véritable intérêt patrimonial. Quand on laisse disparaître nos sentiers, c'est un bout d'histoire qui disparaît. »

Pour lui, ce n'est pas un défi sportif, plutôt un « défi personnel, une manière de dire qu'il est possible de relier le Nord et le Sud de notre île. Symboliquement, relier les points et les gens qui vivent aux deux extrémités. » 

Le GR20 et ses sentiers embouteillés durant l'été

Par: Nicolas Wallon
Publié le: 29 août 2021 dans: Corse Matin

Aux abords des refuges, comme ici à Petra Piana, les aires de bivouac ont parfois été exploitées en totalité.
Aux abords des refuges, comme ici à Petra Piana, les aires de bivouac ont parfois été exploitées en totalité.
Document Corse-Matin

Depuis l'ouverture des refuges en mai dernier, la fréquentation du GR20 n'a cessé d'augmenter, perturbant la quiétude tant recherchée par les randonneurs. S'il est trop tôt pour parler de record, l'affluence n'en est pas moins exceptionnelle. Le Parc naturel régional de Corse avait anticipé

À la file indienne, les randonneurs chargés de leur fidèle sac à dos se suivent pour rejoindre la pointe des éboulis depuis la station d'Asco. Au milieu des rochers, le chemin est pentu et escarpé. Difficile, voire impossible, de doubler dans cette ascension les marcheurs les moins pressés.

Les vacanciers viennent se ressourcer sur le GR20.

Parfois seuls, au milieu des cirques granitiques. Mais, cette année, c'est au coude-à-coude qu'ils ont bronzé sur les sentiers, comme sur les plages bondées qu'ils pensaient esquiver.

Vers un record de fréquentation ?

« Nous avons eu une fréquentation supérieure d'environ 25 % sur le mois de juillet », explique Jacques Costa, président du Parc naturel régional de Corse (PNRC), en charge du célèbre GR20. « Il est encore un peu tôt pour faire le bilan de la saison mais nous avons déjà quelques explications à ce phénomène. »

Carlu Andria Albertini est agent au sein du PNRC. Il garde chaque année un œil attentif sur la fréquentation et la régulation du flux de randonneurs.

« La première explication est liée à la pandémie de Covid-19, détaille-t-il. L'année dernière, de nombreuses personnes qui avaient réservé leurs nuitées en refuge n'ont pas pu venir en Corse. Nous avons donc généré de nombreux avoirs qui ont été consommés durant l'été 2021. »

Au refuge de Carrozzu, Pierrot, le gardien depuis 25 ans, n'a jamais connu une telle affluence.
Au refuge de Carrozzu, Pierrot, le gardien depuis 25 ans, n'a jamais connu une telle affluence.
Nicolas Wallon

S'ajoute à cela la méfiance des touristes pour les voyages à l'étranger. Beaucoup de Français ont souhaité rester en France. « Le plus dépaysant, tout en restant dans le pays, c'est la Corse, ajoute l'agent. Les gens ont eu besoin de s'évader, la montagne est le lieu idéal pour cela. Au final, nous avons eu un pourcentage d'étrangers beaucoup plus faible que les années précédentes. »

Réservation systématique

Depuis déjà un an, le PNRC incite les randonneurs à utiliser la plateforme de réservation pour leurs nuitées dans les refuges ou sur les aires de bivouac. Un système qui permet d'une part au gardien de préparer l'arrivée du flux de randonneurs mais également de pouvoir gérer le surplus d'affluence.

Les refuges sont très fréquentés mais les autres établissements également. Comme ici aux bergeries de Croci.
Les refuges sont très fréquentés mais les autres établissements également. Comme ici aux bergeries de Croci.

« Nous avons pu anticiper l'arrivée des marcheurs et tenté d'espacer au maximum les groupes. C'était d'autant plus nécessaire d'un point de vue sanitaire car les aires de repos et les refuges ne sont pas extensibles, explique Carlu Andria Albertini, mais aussi pour éviter la surfréquentation des sites et un impact trop fort sur l'environnement. »

Le principe est simple, lorsque la place venait à manquer, les randonneurs étaient priés de repousser leur départ sur le GR20. « On ne peut pas non plus refuser les gens sinon on perd la notion de refuge. »

Le refuge de Carrozzu doit faire face chaque jour à de nombreuses arrivées de randonneurs. Il faut parfois composer entre les réservations et les arrivées inattendues.
Le refuge de Carrozzu doit faire face chaque jour à de nombreuses arrivées de randonneurs. Il faut parfois composer entre les réservations et les arrivées inattendues.

Pour encourager la réservation, des écarts tarifaires ont été mis en place entre ceux qui arrivent à l'improviste et ceux qui ont prévenu de leur arrivée.

Nombreux sont les amoureux de la montagne corse à proposer de créer un « pass montagne » pour accéder au GR20. Une sorte de sésame qui permettrait de contrôler le flux touristique sur l'ensemble du sentier.

« C'est très compliqué à mettre en place sur le GR20, assure l'agent. Chaque refuge possède plusieurs accès. Il y a beaucoup d'entrées sur le sentier. La solution, pour nous, c'est la communication. Nous voulons aussi inciter les gens à visiter d'autres sentiers, comme le Mare a Mare ou les sentiers de transhumances, quand il n'y aura pas de place sur le GR20. »

Le GR20 a été pris d'assaut cette année par les randonneurs en soif de liberté.
Le GR20 a été pris d'assaut cette année par les randonneurs en soif de liberté.
Nicolas Wallon

Situation exceptionnelle

Au PNRC, on s'interroge déjà depuis plusieurs années sur la meilleure manière de gérer la fréquentation estivale du sentier de grande randonnée.

De gros travaux ont déjà été réalisés sur certains refuges, avec l'installation de toilettes sèches et de douches plus conséquentes.

La sécheresse a réduit les réserves d'eau, comme ici à la passerelle de Spasimatta où les belles piscines sont presque à sec.
La sécheresse a réduit les réserves d'eau, comme ici à la passerelle de Spasimatta où les belles piscines sont presque à sec.
Nicolas Wallon

« Il ne faut pas oublier que cette année est vraiment exceptionnelle, reprend Carlu Andria Albertini. Ça ne devrait pas se reproduire. Normalement, les meilleurs mois de fréquentation sont juin et septembre. Cette année, c'est juillet ! »

Pour ce qui est de l'impact environnemental causé par la surfréquentation ainsi que la détérioration des sentiers, l'agent rappelle que « le GR20 n'est pas praticable toute l'année. Il y a du monde pendant quatre mois mais, l'hiver, c'est plutôt vide. Il y a des agents de terrain pour entretenir les chemins toute l'année. »

 

 

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