

PINOCCHIO
E’ UNA FESTA !
Regardez
bien aux alentours de votre ville, vous l’avez forcément entendu
arriver : c’est la roulotte du Théâtre de Mangefeu ; un théâtre
de marionnettes avec Arlequin, Polichinelle et … Pinocchio !
Tout le monde à bord : voici les aventures théâtrales du
plus célèbre personnage de la littérature italienne, qui,
de pièges en fourberies, de chansons en numéros de cirque, du Pays
des Nigauds au Champs des Miracles, de l’auberge de l’écrevisse
rouge à la maison enchantée de La Fée aux cheveux d’azur,
vous conduira dans le magnifique Pays des Jouets.
« On ne peut imaginer le monde sans Pinocchio » disait l’écrivain
Italo Calvino. Il avait raison. Aujourd’hui encore, plus de cent ans après
sa création, Pinocchio demeure notre compagnon ; il reste là, sans
causer le moindre ennui à quiconque : si l’on veut lire ses aventures,
elles sont disponibles en plus de 270 langues ; si on veut le porter sur la scène,
il est prêt parce que le théâtre est sa maison.
Le
théâtre est un bien beau jeu, où le mythe Pinocchio se retrouve
parmi ses masques-collègues. Certes, à la Commedia dell’Arte
il manquait vraiment un personnage tel que lui, menteur, têtu, curieux,
étonnant idéal humain qui a toujours stimulé la fantaisie
populaire. Avec sa tête de bois Pinocchio ne connaît pas les notions
de temps et d’espace. Ingénu et remuant, candide et aventureux, étonné
et étonnant, le pantin apprend très vite ce qui lui est enseigné,
puis il fait le contraire. Toujours menteur, toujours garnement, agité…
Mais lequel de nos enfants ne l’est pas un peu ?
Pinocchio
décrit le voyage de l’enfant en devenir, ou plutôt la tentative
être un « pantin sans fil ». Dans cette nouvelle version musicale
et théâtrale, toujours imprégnée par l’œuvre
de Carlo Collodi, et enrichie de quelques vers des comptines de Gianni Rodari,
notre héros balaie toutes ses vicissitudes en établissant un contact
étroit avec les enfants qui composent le public, en les impliquant dans
le développement de l’histoire.
En
s’appuyant sur l’œuvre du grand illustrateur italien Jacovitti,
Orlando Forioso a essayé de donner naissance à un spectacle vivifiant
et dynamique, à la grande puissance visionnaire. Les lieux du spectacle
se recréent à l’intérieur du Grand Théâtre
Des Marionnettes grâce à des chaises géantes disproportionnées,
qui deviendront tour à tour, forêt, cirque, auberge, école,
mer, …
C’est
le Grand Théâtre Italie qui se présente sous son aspect «
Commedia dell’Arte » : il amuse et entraîne, et fait de Pinocchio,
l’un de ses plus chers fils.
Edoardo
Bennato, chanteur et compositeur napolitain, avec ses musiques et ses chansons
telles que « Il gatto e la volpe », « Un millione di monete
», « La fata », « In prigione, in prigione », «
Dotti, medici e sapienti », entraîne les enfants sur des rythmes captivants
aux accents rock et pop.
Le
spectacle sera dit en français, corse et italien, avec des interventions
dans les langues régionales italiennes qui distinguent certains personnages.
Une
grande fête pour les enfants, créée pour eux, mais qui enthousiasme
aussi les adultes qui n’ont pas perdu leurs rêves d’enfants.
Ce
spectacle est né dans le « grand salon » du théâtre
italien qu’est le Teatro Eliseo de Rome. Au fil de plus de 150 représentations,
il a réuni plus de 100 000 spectateurs ! Ceci dans le cadre d’une
saison théâtrale dédiée aux enfants, qui, en quatre
ans, a vu la présence de 350 000 spectateurs ; à Paris, Pinocchio,
en version italienne, a fait une fulgurante apparition en 2000, au Théâtre
du Rond Point, dirigé par Marcel Maréchal, pour la saison théâtrale
du Théâtre des Italiens dirigée par Maurizio Scaparro. Aujourd’hui,
le voilà de retour en France, dans une nouvelle version, présenté
par une troupe hétérogène d’acteurs capables de réciter
en diverses langues : c’est là l’Europe de Pinocchio.




La
Révolution Corse
Spectacle
Musical
Du 13 au 15 Décembre 2007
Palais des Sports de Levallois-Perret
(Marcel Cerdan)
Du
13 au 15 décembre 2007, dans le cadre du bicentenaire de la mort de Pasquale Paoli,
la Maison de la Corse présente au Palais des Sports de Levallois-Perret (Marcel
Cerdan), un spectacle musical intitulé : ‘’la Révolution Corse’’.
Une
comédie musicale aux couleurs corses
La
Révolution Corse nous offre deux heures de rire en cascades, mariant aussi bien
la musique sacrée et le striptease, la douceur d'une berceuse et l’hymne guerrier,
la polyphonie et les guitares saturées, la danse, les combats et la bonne humeur….
Au programme : théâtre et musique, 50 artistes sur scène (comédiens, chanteurs,
cascadeurs, danseurs, acrobates, duellistes et même …un chat).
Un
thème: le droit à la différence
Entre
folie contemporaine et récit historique, le vrai sujet de la ‘’Révolution Corse’’
est le droit à la différence, revendiqué par les Juifs, les gros, les Arabes,
les femmes, les gays, les animaux, les fous et bien entendu… les Corses.
Une
histoire originale
Pasquale
Paoli est fou, irrémédiablement fou, et vit depuis trente années dans un hôpital
psychiatrique. Une fois par an, il tente de s'échapper mais son échec systématique
le pousse à se construire un monde très personnel, un monde composé d'éléments
réels et imaginaires. Dans l’imaginaire de Pasquale Paoli, son ancêtre (le vrai
Pasquale Paoli, père de la constitution corse) découvre un village peuplé de femmes,
les hommes ont été tués à la guerre ou lors de vendetta. Après cette rencontre
exceptionnelle il donne le droit de vote aux femmes, la citoyenneté corse aux
juifs et aux mahométans : nous sommes en 1755 ! A cette bravade Louis XV répond
par la poudre et les canons, mais les infirmiers ne sont jamais loin.
Des
auteurs Corses connus et reconnus
‘’La
Révolution Corse’’, a été écrite et mise en scène que par Magà Ettori (auteur,
réalisateur et … président de la Maison de la Corse).Spécialiste de la culture
corse il est aussi le réalisateur du premier film sur Paoli de l’histoire du cinéma.
‘’Et maintenant monsieur Paoli ?’’. Ecrits par le compositeur Patrice Bernardini,
aussi chanteur et multi instrumentiste, les chants de la ‘’Révolution Corse’’
offrent tout le panel de l’expression insulaire (polyphonies, nanni, paghjele,
…), des titres sur mesure pour de nombreuses vedettes insulaires, ainsi que pour
de jeunes talents,
Sous
le haut patronage du Ministère de la Culture et de la Communication, et de la
Collectivité Territoriale Corse.
Toutes
les manifestations proposées par la Maison de la Corse en 2007 sont sous le haut
patronage De ces deux institutions. Le bicentenaire de la mort de Pasquale Paoli
a été classé par le Ministère de la Culture parmi les évènements remarquables
en 2007. La Maison de la Corse a organisé en Ile de France, en Corse, en Angleterre
et à Marseille une série d’évènements. Dernièrement, un colloque sur le thème
la Corse dans les médias et au cinéma, a eu lieu au SENAT
Informations
pratiques
Palais
des Sports Marcel Cerdan - 141, rue Danton – 92300 Levallois Perret
Jeudi
13, Vendredi 14, Samedi 15 Décembre, à 21 heures.
Entrée : 1ere (45€) et 2eme
catégorie (25€)
Location en ligne : www.revolutioncorse.com - www.Fnac.com
Location Magasins : Fnac - Carrefour -Virgin - Galerie Lafayette - Auchan - E.
Leclerc - Cultura - Géant
Location par téléphone : 0892 68 36 22 - 0892 390
800 (0,34€ / min)
Parking public : 145 rue Danton (01 40 89 09 46)
Métro
: Pont de Levallois-becon (ligne 3)
Bus : Arrêt Pompidou - face au Palais
des Sports (167, 53, 135, 275) www.revolutioncorse.com
Relations Presse :
Nadine BATTISTELLI-GIORGI, battistelli.nadine@wanadoo.fr


Programme
U TEATRU
Samedi
17 novembre 2007 – 21 heures
L'ARTE
DELLA VISIONE
En
collaboration avec Teatreuropa. Laboratoire de théâtre pour la télévision
conçu et dirigé par Orlando FORIOSO. Projection des trois épisodes
pilotes: * Extraits de "Roméo et Juliette" de William SHAKESPEARE
* Extraits de "Filumena Maturano" de Eduardo DE FILIPPO
* Extraits de "Bella
Sterpa" de Marcu BIANCARELLI
Gratuit
Samedi
24 novembre 2007 – 21 heures
Concert
Marie- Jo ALLEGRINI et ses invités
Avec:
* Francine MASSIANI.
* TAO BY avec Philippe CAMPANA à la batterie,
Fred et Franck NELLO aux percussions…
Entrée 10 Euros
Dimanche
9 décembre 2007 – 18 heures
IN
NOMINE Hommage à Pasquale PAOLI:
Spectacle
théâtral interprété par les élèves du
Lycée de Balagne.
Texte: Laurent BRUNA. - Mis en scène: Orlando
FORIOSO avec la collaboration de Charlotte ARRIGHI DE CASANOVA.
Créé
le 30 septembre 2007 à l'Auditorium de Pigna.
Les bénéfices
de cette soirée seront reversés au Téléthon.
Entrée 5 Euros
Dimanche
16 décembre 2007 – 18 heures
Concert
de Pierre GAMBINI
Entrée
10 Euros
Dimanche
13 et samedi 19 janvier 2008 à 16 heures
PINOCCHIO
D'après l'œuvre de Carlo COLLODI.
Spectacle écrit et
mis en scène par Orlando FORIOSO.
Représentation tout public:
Entrée 15 Euros – 7 Euros (tarif réduit)
Les
lundi 14, mardi 15, jeudi 17 et vendredi 18 janvier 2008
à 10 heures
et à 14 heures.
Le
spectacle sera présenté aux scolaires
Samedi
26 janvier 2008 – 21 heures
UNO, NESSUNO
E CENTO MILA
De
Luigi PIRANDELLO.
Mise en scène: Orlando FORIOSO.
Entrée
15 Euros – 7 Euros (tarif réduit)
Au
théatre de Propriano à partir du 20 avril 2007 : Marco Polo
Mise en scène d'Orlando Forioso. Création U Svegliu Calvese.
"
America ? America !"
Le 11 septembre 2001: où etiez-vous ?
ORLANDO FORIOSO
ONE
MAN SHOW
avec
Martini Keyser
&
THE FEAR CORPORATION
U
TEATRU
Vendredi 19 janvier 2007
à 21h00
Echanges
entre Calvi et la Sardaigne.

Corse matin du 30 mars 2007
SOGNU
D'UNA NOTTE d'ISTATINA
(Songe d'une nuit d'été)
Cette
fois c'est une adaptation désopilante du Songe d'une nuit d'été
de Shakespeare qui était donnée à Calvi le 13 janvier pour
le lancement de la saison 2007 di u Teatru de Calvi, dans l'ancien Weldom.
Trois
génerations de balanins sur scène, dont Pierre Bertoni, Frédérique
Vuillamier, Jean-Philippe Barbolosi, Jean-François Vega.... Un grand succès,
et plus de 200 spectateurs.
Merci à Paul Parenti pour ces magnifiques photos.
Photos
: Paul Parenti
Sognu
d'una notte d'istatina, vendredi 24 Septembre 2004 à 20h30 ouvre la
saison 2004 - 2005 pour le théatre
Trois mondes parallèles se rencontrent. Ils n'ont rien en commun, si ce
n'est le mot « amour »...et au centre de la scène un grand
lit pour accueillir les joies, les rires, les rêves, les cauchemars, les
folies et les mensonges d'une nuit d'été...
Sognu d'una notte
d'istatina est un spectacle qui naît de la pratique théâtrale
et qui a la particularité de mêler toutes les langues.
Cette
pièce a été réécrite par Orlando Furioso en
une sorte de créativité collective, pleine de sens et d'expressions,
qui a pour règle: « Parle comme tu veux / comme tu peux parce que
les langues sont mères et ne tiennent pas lieu de pensée».
C'est à Shakespeare que l'on doit le cadre général de
la comédie, qui a été préservé et ...trahi...comme
il convient à de vrais amants sincères.
A truppa di u svegliu
calvese prisenta Sognu d'una notte d'istatina * D'après : William Shakespeare
* Mise en scène : Orlando Furioso * Avec : Les comédiens de A Truppa
23/03/2004
NANT'À A SCENA DI U TEATRU PUPULARE CÙ: "A TRUPPA" A cumedia "Sognu
d'una notte d'istatina" messa in scena da Orlando Furioso hè stata ghjucata
cù maestria in i lucali di u "Svegliu Calvese", davanti à un publicu
entusiastu.
U tempu d'una serata, i cavalletti
di u teatru tempuraneu eranu installati in Calvi in i lucali di u "Svegliu Calvese",
per un'animazione inabituale in sta stagione, una sessantina di persone assistianu
à u spettaculu.
"Ciò chì
hè strasurdinariu, dice Dominique Bianconi, ghjè a mubilizazione
in giru à stu prugettu di teatru. Ognunu s'hè impegnatu, ancu e
persone chì ùn facenu parte di l'associu, per aiutacci, ciò
chì ci hà permessu d'esse pronti attempu per prisentà u spettaculu
"Sognu d'una notte d'istatina".
I scritti di
a cumedia chì s'inspiranu di l'opera di Shakespeare, sò stati scritti
da Orlando Furioso, in cullaburazione cù l'inseme di l'attori. I dialoghi
in lingua corsa sò espressivi è irresistibili. A cuesione di u gruppu
hà datu nascita à una vera squadra di teatru chjamata "A truppa"
custituita d'amatori.
Dipoi trè anni,
seguitanu regularmente e ripetizioni cum'è i prufeziunali. U risultatu
hè à a misura di u travagliu ottenutu in curelazione cù Orlando
Furioso, chì hà realizatu a messa in scena. U spettaculu s'hè
fattu sott'à l'egidiu di a "Cumedia dell'Arte"è hè statu
felicitatu calurosamente: "ghjè una vampata d'aria fresca chì scaccia
i penseri d'ogni ghjornu. Omu avia bisognu di ritruvà u sensu di a festa,
felicitazioni à Orlando è à a so squadra".
Discretu, Orlando Furioso hà rispostu: "ghjè teatru pupulare. Ci
vole à rinnuvà cù sta tradizione chì hà sempre
esistutu, ancu si a vita d'oghje a ci face dimendicà". In i mesi à
vene, "A truppa", a squadra di u "Svegliu Calvese" serà in Bastia u 17
aprile, poi parterà in giru in Corsica è in Sardegna.
TeatrEuropa
présente :
à CALVI
CULOMBA
Une
passion corse
Le samedi 28 avril à 21h30
et le dimanche 29 avril à 18h00
à U TEATRU

S’il
est une héroïne corse, que tout le monde croit connaître jusqu’à
la lassitude, c’est bien Culomba, ou plutôt « Colomba »,
telle que l’a décrite Prosper Mérimée. Une Colomba
toute de noir vêtue, instrument d’une vengeance implacable, manipulatrice,
plus proche des bandits que des représentants de l’autorité,
belle pourtant, d’une beauté sévère presque asexuée.
Cette image « folklorisée »,
cette icône, dirait-on, aujourd’hui, s’est largement répandue
dans l’imaginaire français, jusqu’à inspirer, chez nous,
un rejet, mi-horrifié, mi-goguenard.
C’est à ce mythe qu’Orlando
Forioso s’attaque aujourd’hui, non pas pour l’exalter, mais
pour l’insérer dans la vaste lignée des héroïnes
de la Méditerranée : Colomba, comme Electre, arme le bras de son
frère. Plus encore, elle se veut l’instrument de son destin face
à la mort, mais aussi face à l’amour. Elle est aussi celle
qui ancre son frère, Orso della Rebbia, dans le territoire, dans la langue
et dans un droit coutumier qui a peu à voir avec celui que tente d’imposer
l’administration française ! Enfin, elle est celle qui fait le lien
entre le passé et l’avenir et qui veille à ce que la chaîne
ne se brise pas . A ce titre, elle annonce la femme moderne, celle qui prend les
rênes de la maison en l’absence de l’homme, et qui transmet
les valeurs.
Pour incarner Culomba, Orlando
Forioso a choisi Francine Massiani, qui saura apporter au rôle sa connaissance
de la culture corse, à travers la langue et le chant. Viendront s’ajouter
les chanteurs du groupe A Filetta, confrères de cette « Passion corse
», puisque le temps où se déroulent ces évènements
est celui de la Semaine Sainte. Leurs chants, traditionnels ou de composition,
viendront rythmer ce temps bref, où la raison n’a plus cours, où
les émotions nous submergent, où la souffrance, partout, affleure.
A leurs côtés, les participants aux stages et spectacles dirigés
par Orlando Forioso, devenus professionnels à part entière, seront
« les ombres et les âmes » de cette Corse qui entre de plein
pied dans l’aventure française.
De
notre correspondant permanent Paul :
"Magnifique
spectacle. Superbe jeu des acteurs. Décor fait de draps évoquant
tantôt les ruelles d'un village, tantôt les contours d'une chambre
ou d'un salon, avec A Filetta parfois devant, parfois en ombres chinoises."
Culomba,
una passione corsa, sera également présentée le 5
mai au Théâtre Municipal de Bastia.



Lire
les commentaires sur le blog de La horde sauvage :
http://www.la-horde-sauvage.org/dotclear/index.php?2007/04/28/234-colomba
Les
images de Paul Parenti :

Evocation de la mort du père
Della Rebbia - Photo : Paul Parenti

Les familles Della Rebbia et
Nevil - Photo : Paul Parenti

Procession de la Semaine Sainte
- Photo : Paul Parenti

La Semaine Sainte : la lavande
- Photo : Paul Parenti

Procession
de la Semaine Sainte - Photo : Paul Parenti

Final : Orlando Forioso et la
troupe - Photo : Paul Parenti
Une
Médée plurielle :
Médée - Ritratto di voci
Porto
Torres - 8 et 9 juin 2007
Livorno - 12 et 13 juin 2007
Calvi - Oratoire
Saint Antoine Abbé
16 et 17 juin 2007
Dans
le cadre d'un projet interculturel où se croisent des univers artistiques
divers de très haut niveau était présentée "Médée,
Ritratto di voci / portrait de voix", d'abord en Sardaigne, puis à
Livourne puis enfin à Calvi. Nous attendions avec impatience
cette autre Médée, et le spectacle fut à la hauteur de l’attente.
Tout d’abord, comment Orlando allait-il créer un spectacle dans l’Oratoire ?
Une haute estrade tenait lieu de scène, avec un voile tendu dans la longueur
de la scène. Sur ce fin tissu étaient projetés images et
textes. A l’arrière de la scène, des marches étaient
recouvertes d’une étoffe rouge. Sur l’avant, où venaient
à certains moments les acteurs, un espace simplement habillé d’un
autre drapé écarlate.

L’Ensemble instrumental de l’institut
Piero Mascagni de Livourne
Le
parti retenu par Orlando était de montrer une Médée plurielle.
Après
l’assassinat de ses fils, Médée se lave du sang et revoit
en reflet dans l’eau les étapes qui l’ont conduite à
cet acte.

Elena Ledda et A Filetta, derrière le
voile

José et Jean

Elena Ledda

Lia Careddu

A Filetta

Lia Careddu

Lia Careddu

Lia Careddu et
Elena Ledda

Lia Careddu et
Elena Ledda

Lia Careddu
Médée
la meurtrière, mais aussi la magicienne, l’étrangère,
l’amoureuse, comme autant de Médée qui nous parlent de nous
en même temps qu’elles se racontent. Toutes
ces Médée se bousculent dans ses souvenirs. Pour renforcer
cette pluralité, deux actrices jouaient le personnage de Médée:
la tragédienne sarde Lia Careddu et la grande chanteuse Elena Ledda, auteur
avec Gabriella Ledda de ses textes chantés en sarde. Toutes
deux furent excellentes, déployant un jeu d’une grande intensité
dramatique.
Les chanteurs d’A Filetta, simplement vêtus d’une
tunique de lin, tenaient évidemment le rôle du chœur antique.
L’Ensemble instrumental de l’institut Piero Mascagni de Livourne,
sous la direction de
Stefano Agostini, accompagnait le parcours de cette nouvelle Médée
avec des intermèdes musicaux composés par Claudio Valenti.
Un
spectacle inoubliable.