Cette page est
consacrée au théâtre corse, occasion notamment de rendre hommage au
talent et au travail d'Orlando Forioso.

Né à Torre Annunziata le 28 mai 1959, Orlando Forioso est metteur en scène, acteur et scénariste.
APrès avoir travaillé à Turin, à Naples, à Rome où il crée pour le Teatro Eliseo une Saison thétrale des enfants. De 1998 à 2003, il met en scène la trilogie de Il Teatro felice de Gianni Rodari: La storia di tutte le storie, Pinocchio, La grammatica della fantasia et Peter Pan contro Capitan Uncino e Robin Hood.
A la fin des années 90 il co-dirige le Théatre des Italiens à Paris et à Rome. En 1993 il commence une collaboration avec il Teatro di Sardegna, avec une dizaine de spectacles : La Barracca de Lorca, Le vecchie e il mare de Jannis Ritsos, Trio o pic-nic in cucina d'Alfredo Arias et Kado Kostzer, L'asino d'oro d'Apulée, Il Paese del Vento de Grazia Deledda, Le Bourgeois gentilhomme de Molière.
En 1980, il rencontre Jerôme et Toni Casalonga et s'installe en Corse. Il collabore avec les associations culturelles nées du riacquistu. Depuis 1998 il anime à Calvi une collaboration active avec U Svegliu Calvese. En 2003 il crée et dirige Teatreuropa De Corse, compagnie fondée par quatre associations : U Svegliu Calvese, A Filetta, Festivoce de Pigna et le Centre Culturel Universitaire de Corte.
Le théâtre corse, c'est aussi
Comédie d'Orlando Forioso et Pierre Bertoni
Librement inspiré des réparties populaires du tragulinu corsu et de cellesécrites par Felice Matteo Marchi , par Nicolas Carlotti, et autres ;
inspiré aussi des nouvelles “Bertoldo, Bertoldino e Cacasenno” de Giulio Cesare Croce, et d'autres aventures du théâtre populaire méditerranéen.
Musique et chansons de Jean-Claude Acquaviva
Avec :
Francois Berlenghi, Guy Cimino, Letizia Damiani, Michele Danubio, Roselyne Filippini, Marie Paul Franceschetti, Marie Ange Geronimi, Jean-Louis Graziani, Jean Pierre Guidicelli, Maryline Leonetti, Anne Malaspina, Henri Olmeta, Pierre Pasqualini, Jacky Quilichini, Michèle Sammarcelli, Francesco Viglietti
Les Choeur de l'association « Ci Campemu » :
Antoine Agostini, Franck Bertilorenzi, François Beveraggi, Bernard Boss, Julia De Marco, Odile Fombelle, Anaïs Gaggeri, Bernadette Giannecchini, Stéphane Giannecchini, Pascale Landolfini, Antoine Mac Daniel, Charlotte Mattei, Brigitte Olmeta, Jeanne Quilici, Aline Ramuz, Agnès Soldati, Véronique Vitali
La Compagnie des Mines de Rien: Loïc Sekli, Natacha Mathieu et Estelle Sekli
Les enfants:
Matteu Agostini, Nicolas Bragoni, Iris Leonetti, Angélique Lopez, Leria Maria Luciani, Tumasgiu Olmeta, Tom Petrotti, Célia Pierinelli, Alexandre Planes, Maria Romanacce, Alba Silvagnoli, Leïla Silvagnoli, Doria Lucia Stefanini, Estelle Stafanini.
Les musiciens :
Antony Agostini, piano - Elena Filippi, violon - Jacques Nobili, trombone - Ceccè Guironnet, clarinette
Mise en scène: Orlando Forioso
Une production TeatrEuropa
en collaboration avec l’association “Grossu Minutu” de Perelli.

Il parcourt la Corse depuis plus de 300 ans, mais qui peut se vanter de l'avoir rencontré, ou de le connaître? Et pourtant, chacun d'entre nous a entendu parler de Grossu Minutu! Ses histoires, ses faits et gestes, ses plaisanteries, ses traits d'humour sont la clé de voûte de la mémoire collective des corses. Au cours des siècles, sa "geste" a enrichi livres et discours.
Mais de qui parle-t'on? D'un héros populaire de légende ou d'un personnage qui a réellement existé? On raconte que Grossu Minutu, de son vrai nom Pietro Giovanni, serait né à Perelli d'Alisgiani, en Castagniccia, en 1715. Il vécut donc à l'époque de Pascal Paoli.
Orphelin de père à la naissance, et de mère à l'âge de douze ans, de santé fragile, et sans doute aussi, sans patrimoine suffisant pour devenir cultivateur, il exerça toute sa vie le métier de marchand ambulant, et parcourut ainsi une bonne partie de la Corse.
Et le voici, aujourd'hui, transporté sur la scène du Théâtre de Bastia avec plus de cinquante acteurs, musiciens , choristes, enfants, acrobates... : de 1715 à nos jours, il va donc parcourir 300 ans de l'Histoire de Corse, dans un tourbillon de musiques et de chants avec la présence sur scène de quatre musiciens qui accompagnent la chanteuse Michèle Sammarcelli (A Zingara), la soprano Maryline Leonetti (Donna Cannone), le chœur de l'association Ci Campemu et le chanteur italien Francesco Viglietti qui, en compagnie de l'acteur italien Michele Danubio, illustreront la présence séculaire sur l’île, de Les Italiens – I Lucchesi .
Grossu Minutu enfant (Tom Petrotti), puis adulte (Pierre Pasqualini), vieillit (Guy Cimino), comme une personne ordinaire, mais autour de lui, le temps passe beaucoup plus vite, et c'est ainsi que au cours de ses pérégrinations avec son âne Timpurale (Henri Olmeta) – chì ha u materiale – et avec la poule Lillina (Roselyne Filippini), il rencontre aussi bien Théodore de Neuhoff (Marie-Ange Geronimi), que Pascal Paoli (Marie-Ange Geronimi). Il assiste à la naissance de la Nation et à l'arrivé des armées françaises, représentées par Le Général (Jean-Louis Graziani), puis il croise Napoléon enfant (Tumasgiu Olmeta), les politiques de la République comme Fanfan (François Berlinghi) – chì face ponti senza fiumi – , les prêtres (Jean-Pierre Guidicelli) qui font ériger des statues de Jeanne d'Arc, d’Anciens Combattants centenaires (Jacky Quilichini), les Préfets qui veulent les décorer (Marie-Ange Geronimi) et enfin, les femmes : la mère (Marie-Paule Franceschetti), le premier amour (Anne Malaspina) et Cardellina, sa femme (Letizia Damiani). Ses aventures se poursuivent jusqu'à nos jours.
"Vie, splendeur et mort de Grossu Minutu": tel est le titre de cette comédie presque musicale, comique et fantastique, où le petit homme nomade, avec son humour et son désenchantement, son désir de communauté et de famille, devient la métaphore de toute une île.
Cette version théâtrale sera enrichie des apports d'autres frères méditerranéens, tels que l'italien Bertoldo, le siculo-arabe Giufà, le turc Nasrédine Hodja, ou d'autres encore...Ils partageront avec le héros corse la dimension internationale du spectacle populaire, point de départ, et non d'arrivée, d'un Théâtre dans la Méditerranée.
Guidés par la folie organisée d'Orlando Forioso, une nouvelle troupe composée de comédiens, musiciens, et chanteurs et acrobates, investira jeudi 22 décembre à 20h30 le Théâtre de Bastia pour raconter, dans l'allégresse, les fragments de vie d'hommes et femmes, héros du quotidien, face à l'Histoire.
Unie au personnel du Théâtre et de la Mairie de Bastia, la troupe de TeatrEuropa, qui produit le spectacle en collaboration avec l’associu Grossu Minutu, souhaite un joyeux Noël et adresse ses meilleurs vœux de Pace è Salute à tous les amoureux du Théâtre.




COMMUNIQUE - Septembre 2011
Est-ce que l'hiver arrive? Est-ce que nous allons en léthargie? Hiver, en hibernation : noooooooooo!!
Samedi 8 Octobre 2011 à 16h, Orlando Forioso reprend les Stages de Théâtre Pour Tous, à la Poudriere de la Citadelle de Calvi.
L'initiative, proposée par l'U Svegliu Calvese, est à sa douzième année !
Des centaines de personnes ont connu de première main ce que signifie "faire théâtre": c'est une fête, c'est un plaisir, c'est un travail culturel. Viens. Essaie. Nous t'attendons.
Pour tous renseignements: U Svegliu Calvese 04 95 65 23 57




En amont du spectacle Pesciu Anguilla qui se jouera au mois de septembre à l’Espace Diamant, Orlando Forioso acteur de théâtre et de cinéma, metteur en scène de théâtre et d'opéra, auteur de livrets d'opéra et formateur d'acteurs, directeur de théâtres en Italie et en France.invite des acteurs amateurs à s’intégrer à ce spectacle qui sera créé dans une version totalement inédite.
A partir du mois de janvier 2011, enfants et adultes pourront bénéficier d'un atelier théâtral mensuel, puis d'un stage intensif en septembre afin de pouvoir prendre part au spectacle.
Dans la grande fresque/fête/spectacle qu'est Pesciu Anguilla, on raconte, non seulement la vie d'un enfant corse de la fin du XIXème siècle, mais également la vie d'un peuple et d'une île.
Dans la reconstruction de ce spectacle populaire, il est fondamental de voir cohabiter sur la scène, acteurs amateurs et professionnels, groupes de chant, de musique, et de danse populaires, de fanfare, tous représentants du territoire dans lequel ils sont ancrés.
C'est pourquoi, l'atelier sera tout à la fois, moment d'information, de formation et d'expérience théâtrale.
La langue et la culture corse seront objet et sujet de formation, communication et récitation.
Dans la semaine qui précèdera la présentation de Pesciu Anguilla, tout l'Espace Diamant deviendra lieu de théâtre et de spectacle : du théâtre à la route, et de la route au théâtre, la Corse se racontera.
Modalités :
Les samedi 29 et dimanche 30 janvier
Les samedi 12 et 13 février
Les samedi 12 et 13 mars
Les samedi 9 et 10 avril
Les samedi 7 et 8 mai
Les samedi 4 et 5 juin
Pour les enfants à partir de 6 ans : de 14h00 à 16h00
Pour les adolescents et adultes : de 16h30 à 19h30
A l’Eglise Anglicane et Local Locu Teatrale
Renseignements et inscriptions :
Direction de la Culture : 04.95.50.40.93 (Delphine Ramos) ou 04.95.50.40.85 (Marie-Thérèse Poli)


Par Laurence Liban, publié dans L'Express le 05/08/2010
Treize ans après la fondation de l'Aria et des Rencontres internationales de théâtre en Corse par Robin Renucci, le Giussani s'apprête à inaugurer son Outil théâtral. Récit d'une journée de travail comme les autres.
Samedi 24 juillet, 8 h 45
Et un et deux et trois
L'Aria est un pôle d'éducation et de formation par la création théâtrale en milieu rural et par le biais d'échanges entre comédiens de divers horizons. La fabrique de théâtre A Stazzona est l'oeuvre du syndicat mixte du Giussani, avec le soutien financier de l'Etat, de la collectivité territoriale de Corse et du département de la Haute-Corse.
Ça sent l'ail rissolé, le café et les fleurs de juillet dans la cour de la maison Battaglini où l'Aria a installé ses pénates, bureaux, dortoirs et cantine inclus. En levant le nez, on surprend la comédienne Marie Ruggeri en train de contempler le clocher blanc d'Olmi-Cappella, l'un des quatre villages du Giussani (Haute-Corse) qui accueillent les Rencontres. Un peu plus loin, en contrebas de la route serpentine reliant Pioggiola à Vallica, on aperçoit un essaim de Playmobil multicolores dévaler la pente vers le tennis où ils sont attendus pour l'échauffement quotidien. Comme si les 25 °C matinaux ne suffisaient pas... De Juliette, 20 ans, à Jean-Michel, représentant à la retraite et comédien amateur, les 40 gymnastes occasionnels suent et souffrent en cadence tandis qu'un peu plus haut, à Battaglini, 40 autres à quatre pattes s'exercent à faire le dos rond, sous l'oeil d'un milan royal en plein vol. Une petite vieille les regarde du parapet. Elle a l'habitude, depuis treize ans...
10 heures L'époux de la reine
Tandis qu'Aurélie, toute jeune prof de lettres dans un lycée de Nîmes, profite d'un instant d'avance sur ses camarades pour travailler sa guitare, les uns se dirigent vers l'atelier de masques, tandis que les autres rallient en minibus l'Outil théâtral, alias A Stazzona, c'est-à-dire la Forge, pour leur cours de danse populaire ou de chant. Situé juste en face de la Tramula, gîte tenu par Jean-Jean, le roi du miel, l'Outil théâtral incarne le rêve de l'enfant du pays Robin Renucci. Flanqué à l'ouest du monte Padro et à l'est du San Parteo, dont le sommet culmine à 2 400 mètres, ce parallélépipède en pin laricio d'une sobre modernité comporte tous les équipements dont l'Aria a besoin pour accueillir ses stagiaires tout au long de l'année : salles de répétition "gradinables" ou non, ateliers de décors et de couture, entrepôt des quelque 5 000 costumes collectés en treize ans d'activité, local technique, etc. Parcourant la coursive qui partage le bâtiment en deux, on est happé, ici par de la musique à danser, là par des bribes de La Belle Hélène, d'Offenbach : "Je suis l'époux de la reine, l'époux de la reine, - poux de la reine !" répond au son d'une bourrée corse, si toutefois la bourrée existe en Corse. Dans les souliers du professeur, le très sérieux Renucci insiste sur la valeur de ces pas "transmis de génération en génération" et sur la nécessité de montrer au public "de la danse qui soit de la danse".
MIDI Un cerveau bien rangé
Réglée comme du papier à musique, la journée continue au réfectoire de Battaglini, immense collège reconverti en poste, office de tourisme, médiathèque et siège de l'Aria. Au menu, veau à la crème et riz aux champignons, le tout arrosé d'eau fraîche. On se répartit suivant une géographie subtile qui prend en compte le soleil ou l'ombre, les générations, l'envie de se taire ou de bavarder, la vitesse d'ingestion, la vue, le frais, le bronzage... Certains avalent leur assiette vite fait pour aller répéter les chants inclus dans la mise en scène de L'Ile des esclaves, de Marivaux. D'autres cherchent quelqu'un pour leur donner la réplique. Seule dans un coin, une jeune fille craque : sa constitution n'a pas résisté à la fatigue de la semaine ni à la nuit blanche du bal de la veille, à la Tramula. Plus loin, la conversation roule sur l'intrusion du théâtre dans les cerveaux mathématiques. Il faut dire qu'Eric, 40 ans, et André, retraité d'IBM, sont tous les deux ingénieurs. "Les émotions mobilisent des zones moins sollicitées dans le travail professionnel. On ne range pas notre cerveau de la même façon", analyse le cadet, tandis qu'indécrottable l'aîné avoue : "On ne peut pas s'empêcher de réorganiser les choses et d'y introduire une dimension mathématique." Quant à Denis, gynécologue savoyard, après une semaine de chant et de danse menée tambour battant, il s'est retrouvé au bord des larmes.
14 h 30 Michelle a la pêche
On passe au vif du sujet, c'est-à-dire aux répétitions des 11 spectacles élaborés
sur place. Le minibus frôle la surchauffe sur l'étroite route dont quelques vaches s'octroient la jouissance. Du théâtre, il y en a partout : en déambulation dans les rues de Pioggiola, chez Robin Renucci, qui a prêté un pré au foin coupé, dans une salle d'A Stazzona ou sous la passerelle d'accès où Nathalie Krebs monte un texte fendant d'Eugène Durif. A Olmi-Cappella, un chêne sert d'ancrage à Marivaux mis en scène par Nathalie Bécue ; plus loin, Gérard Chabanier monte Dario Fo sur la place de l'Eglise. Cet après-midi-là, un vent à décorner les chèvres arrache les mots de la bouche des comédiens et leur jette de la poudre aux yeux. De fait, ça claque, ça dépote, ça fuse : "Hop ! hop ! Bravo !" Le cadavre est dans le placard et la scène, dans la poche.
On passe à autre chose. Par exemple à La Bonne Mère, de Goldoni, que concocte René Loyon, un habitué des Rencontres. Là, un phénomène nous attend. C'est Michelle, une femme d'apparence un peu fatiguée. Mais qu'elle se lance dans la mêlée, et là quel jus, quelle conviction, quelle drôlerie ! La dame, qui en est à son quatrième stage, a tapé dans l'oeil de Serge Lipszyc, directeur pédagogique de l'Aria, qui l'a engagée à titre professionnel dans Oncle Vania que l'on verra en octobre à l'Athénée, à Paris. "J'ai fini de jouer tous les rôles de ma vie, mère, enseignante, grand-mère, explique Michelle. Le théâtre est maintenant devenu le plus important pour moi. Une deuxième vie commence. Je ne savais pas que le théâtre me mènerait si loin !"
18 heures Les pieds dans la réalité
On enchaîne direct avec les répétitions de chant sous la baguette invisible de Philippe Le Chevalier. Attablé chez Jean-Jean, Serge Lipszyc se remet de la tension du travail de La Nuit des rois, de Shakespeare, devant une bonne bière. Costaud et bienveillant, le metteur en scène connaît bien ses ouailles (un "quatre-quarts" composé d'étudiants, de bénéficiaires de formations continues, d'enseignants et d'amateurs). "Ce qui est intéressant, ici, dit-il, c'est la durée du stage, qui est de trente-quatre jours. Ce laps de temps exceptionnel permet de lâcher prise. La fatigue aidant, le rythme s'imposant peu à peu, certains rentrent dans la matière théâtrale d'une manière qui les surprend eux-mêmes." Il est vrai qu'avant d'avoir plongé dans ce grand bain les participants arrivent bourrés de stéréotypes. Les jeunes veulent en faire trop ; les plus âgés craignent de ne pas y arriver. Marie Ruggeri, la cinquantaine épanouie, se souvient s'être demandée "ce qu'elle faisait là", au milieu de tous ces jeunes. Pourtant, le mélange des générations fonctionne à plein. "Le but de l'opération, rappelle Serge, c'est d'apprendre des autres. Pour les professionnels qui ont tendance à vivre en vase clos, c'est aussi une bonne occasion de reprendre pied dans la réalité."
20 h 30 A boire et à chanter
Il y a foule sur le col de Battaglia. Les gens sont déjà là, à boire des coups, à s'embrasser, à se sourire. On regarde la mer, au loin, encore bleue malgré les efforts du soleil qui vire à l'orange.
Ce soir, c'est la veillée, comme tous les samedis de juillet. Les habitants du cru, purs Corses il va sans dire, se mêlent aux touristes et aux stagiaires. Certains ont apporté des gâteaux. Tout le monde a pris un pull "au cas où". Mais le vent s'est tu, qui laisse libre cours aux guitares et à l'accordéon, aux chansons et aux histoires. Chacun se lève tour à tour. L'un oublie la fin de la fable, l'autre fait rire son monde. On s'émeut, on s'amuse dans les exclamations et les applaudissements. Quand l'obscurité s'est installée, le discret Jean-Michel, comédien amateur et ancien représentant, se lève pour dire un poème de Prévert en l'honneur de son père, espagnol émigré en France sous Franco. Droit comme un i, il dit les mots, et ses mots traversent la nuit comme une étoile filante. Tout le monde se tait puis on se quitte. Demain dimanche sera jour de repos, de grasse matinée et de virée sur la plage.
Rencontres internationales de théâtre en Corse, du 7 au 14 août : à voir, 11 spectacles, des lectures, des concerts.
Le 7 août : inauguration d'A Stazzona, à Pioggiola (Haute-Corse).
www.ariacorse.org
Jeudi 22 et Vendredi 23 Juillet à 21h30
à la Poudrière de la Citadelle de Calvi
les stagiaires "tout public" de A Truppa di U Svegliu Calvese présentent:
de Federico Garcia Lorca
dans une version réduite, inspirée de la pièce de Lorca
et de ses poésies, qui évoquent ses derniers jours en prison,, avant qu'il soit fusillé.
Avec :
Virginie Abrot, Claudette Albertini, Marie- Blanche Carlotti, Christelle Casaromani, Eric Laberenne, Felicitas Lansade, Muriel Schmitt Maglioli, Malika Salmouk.
Costumes de Maryline Cardi
Assistant à la mise en scène Giorgio Di Costanzo.
Mise en scène Orlando Forioso
Avant le spectacle, Orlando Forioso fera une présentation, de l’œuvre et de la vie de Lorca, autour d’un verre de sangria pris dans le jardin de la Poudrière. Dominique Bianconi lira le discours que fit Lorca, en septembre 1931, aux habitants de Fuentes Vaqueros(Grenade).
Intitulé « Le droit à la culture », il reste d'une grande actualité.
Pour la première fois, U Svegliu Calvese transforme la salle de la Poudrière, en un théâtre de poche, pour présenter "La Maison de Bernarda Alba", pièce qu'Orlando Forioso a préparée avec les stagiaires de A Truppa.
Certains d'entre eux monteront pour la première fois sur scène, pour présenter un spectacle qui sera donné, comme d'habitude dans une version plurilingue, mêlant espagnol et français.
L'espace de la Poudrière se transforme à la fois en prison où est détenu le poète, et en maison/prison telle que l'a voulue par Bernarda Alba. Lorca, emprisonné pour ses idées, pour sa poésie et pour son homosexualité écrit dans sa prison, l'histoire de sept femmes méditerranéennes, enfermées dans une maison, après la mort du père et mari, et patron.
Bernarda , demeurée seule avec ses filles, devient toujours plus violente et autoritaire, refusant à ses filles le droit à la vie et à l'amour.
Le personnage de Lorca évoque les protagonistes de cette tragédie, et vit avec elles, confiné dans ce même espace jusqu'à l'instant ultime.
Entre poésie et musique, flamenco et tango, chants de la guerre civile espagnole, images de la guerre vues par le photographe Robert Capa ou Picasso, le spectacle témoigne de la volonté du Svegliu Calvese de continuer à inventer de nouveaux espaces théâtraux pour pallier l'absence d'un lieu de vie et de création, dans lequel le public, été comme hiver, puisse rêver et mettre en œuvre, ensemble, le "droit à la culture".
LE DROIT A LA CULTURE
Extrait du discours de Federico Garcia Lorca à la population de Fuentes Vaqueros (Grenade), en septembre 1931
[…]Et depuis ce lieu où nous sommes , j'attaque violemment ceux qui ne parlent que revendications économiques sans jamais parler de revendications culturelles: ce sont celles-ci que les peuples réclament à grands cris. Que tous les hommes mangent est une bonne chose, mais il faut que tous les hommes accèdent au savoir, qu'ils profitent de tous les fruits de l'esprit humain car le contraire reviendrait à les transformer en machines au service de l'état, à les transformer en esclaves d'une terrible organisation de la société.[…]


| DANS LE
PLACARD DE BARBE-BLEUE Ou I sogni sfragellati di sette moglie Sept chambres, pour sept monologues de Fiora Angeli, Dominique Bianconi, Annalisa Ferruzzi, Béatrice Habrard-Malaspina, Marie-Paule Pereney Une création d’Orlando Forioso Pour sept actrices : Dominique Bianconi, Anne-Laure Cristofari, Laetitia Damiani, Roselyne Filippini, Maryline Matelli-Leonetti, Claire Mathieu, et....... les enfants de A Truppuccia. Spectacle itinérant dans le village de Pigna, avec finale à l’Auditorium Décors Franco Bonetti Costumes Maison Magic - Napoli Assistant à la mise en scène Giorgio Di Costanzo Mise en scène Orlando Forioso |
![]() |
Ce
soir préparez-vous a un voyage dans le village di Pigna, d’un lieux à
l’autre, à la découverte di sept histoires courts écrites pour nous par
sept écrivaines contemporaines.
Ce spectacle/workshop se
construit et se déconstruit, en continuelle évolution, prêt à subir
toutes les transformations générées par l’arrivé de nouveaux textes, de
nouvelle actrices, de nouveaux lieux, de nouveaux « Sogni sfragellati »
.
Le metteur en scène Orlando Forioso a demandé à plusieurs
écrivains de créer des monologues qui aient pour thème la relation
homme/femme, dans des contextes extrêmes. Le point commun est le lien
trouble qui existe entre amour et violence, lequel trouve sa
représentation allégorique dans le conte de Barbe Bleue.
Les lieux théâtraux où vont se croiser les monologues sont les placards
dans lesquels Barbe Bleue a enfermé ses épouses.
Entre
langues et langages théâtraux et musicaux, dans des
chambres/décor/installation, entre robes de mariées et fleurs, couteaux
et sang, une troupe de femmes re-vivent leurs histoires, leurs
douleurs, leurs rêves et leurs cauchemars, qui peuvent prendre parfois,
une tournure paradoxalement comique.
Chacune d’entre elles est porteuse d’une histoire, d’un délire : toutes
l’ont rencontré, « lui », Barbe Bleue.
À la fois assassin, à la fois victime.





|
TeatrEuropa
En collaboration avec U Svegliu Calvese Et le Théâtre de Bastia présentent Pesciu Anguilla L’ENFANT DE BASTIA Opéra bouffe en quatre saisons Criazione di Orlando Forioso Scritta cù Pierre Bertoni A partesi da u rumanzu Sebastianu Dalzeto Musiques issues des traditions populaires corse, napolitaine et italienne Airs des opéras : La Traviata, Lucia di Lammermor et La Bohème |
![]() |
Costumes Vincenzo Canzanella CTN 75-Napoli
Habilleuse Simone Grimaldi
Décors collages Jean-Jacques Torre
Assistant à la mise en scène Giorgio Di Costanzo
Mise en scène Orlando Forioso
SUR SCENE PLUS DE 120 ARTISTES
Création pour l’ouverture de la saison théâtrale 2009/2010
du Théâtre de Bastia
- les acteurs -
I CUGINI CORSU-NAPULITANI
Giorgio Di Costanzo (U napulitanu), Pierre Bertoni (U paisanu corsu)
I POVARI
A FAMIGLIA MORSICALUPA
le petit François Falcucci (Pepé Morsicalupa dit Pesciu Anguilla),
Patrizia Gattaceca (Faustina, sa mère), Henri Olmetta (Fortunatu, son
père), Letizia Damiani (Assunta, sa sœur)
Pierre Pasqualini (Pepé Morsicalupa adulte, devenu prêtre)
A BANDA DI U TURCÒ , I PRETI, I PISCATORI, I PANETTERI
Guy Cimino (U Turcò, soldat de Napoléon III à la retraite)
Marie-Paule Franceschetti (Cuncetta, sa femme), Michel Fondacci
(Prete
Canone) , George De Zerbi (Luigi u panetteru, chì canta), François
Philippe Barbolosi (U sunatore di viulinu) , Roselyne Filippini (A
piscjaja ; a patrona di a taverna), Jacky Quilichini (Patron Frasca ; u
patrone di a taverna)
I SGIÒ
A FAMIGLIA MORFINI
François Berlenghi (Antonio Morfini, Conseiller de la cour d’appel)
Dominique
Bianconi (Maddalena, sa femme), Marie-Ange Geronimi ( Maria , sa fille
dit la bigote), Michèle Sammarcelli (Elena, sa fille dit la folle )
LE PUTTANE DI U PUNTETTU
Marilyne Leonetti (Luciaccia di Pisa, mezzosoprano)
Thomas Bronzini ( Francescu, innamuratu, baritono)
Et
AMELIE TATTI, VIRGINIE SANTORO, ALINE RAMUZ,
VALERIE GIACOMETTI, BERNADETTE GIANNECHINI, SILVIE IOZZIA, BRIGITTE
OLMETTA, VERONIQUE VITALI, AMELIA DE SOLLIERS,
LEYLA L'ERITIER, MURIEL MAESTRACCI, PATRICIA CANNICCIOLI
(Toutes soprano ou mezzo soprano)
POPOLU DI U PUNTETTU
GERARD
FOCHI, CRISTOPHE ORSUCCI, ANTONI FROLI, STEPHANE GIANNECCHINI, CARLO
FELICE GIAMMARI, FRANCIS CARDI, OLIVIER PAILLY, FRANCOIS LURO, BERNARD
BOS, PIERRE DEL SANTI
(Touts tenori ou barotoni ou bassi)
ODILLE FOMBELLE, CATHERINE BONA, MAY SOULA, DANIELE FABIANI, CRISTINE
DEL SANTI
(Toutes soprano ou mezzo soprano)
I Macchjaghioli
Suonano
FRANCOIS BALBINOT, HENRI D'ALESSIO, PAUL BRAGONI,
JOSEPH VALECALE, ALAIN RICCOVERI
Cantano e suonano
JEAN BATISTE RICCOVERI, ANGE PIERRE RICCOVERI
Cantano
Bassi : ROBERT ARCHIAPPATI, PIERRE MIRANDELLI,
TOUSSAINT ALLEGRE
Tenori : ANDRE MUGHIONI, SERGE FAZINI, JEAN VENTURI,
LOUIS CASTELLI, PHILIPPE FRANCHI, MARTIN BRADAMANTI,
JEAN LOUIS POLETTI, JEAN VALERI, FRANCOIS MASSEI, JO PESCE
Soprano : ANNE LAURE ALLEGRE,
Mezzo : ANNIE ROSSI , SANTA ALLEGRE, MARIANNE AGOSTINI, ARLETTE TORRE,
CHANTAL SORBARA, MADO MASSEI,
QUINTARD MARIE ANGE, PAULA COLOMBO, JEANINE MARIANI, LOUISE BARTOLI,
CRISTIANE SERVETTO, JOSIANE PERETTI
Ochju à Ochju
Le groupe de danse de Corte , 14 danseurs
La Lyre Bastiaise
dirigée par Yves Dubois
avec plus de 30 musiciens, entre-autre :
JEAN
OGLIASTRO, ALAIN TOUZET, J.C. BOSSERY, ALAIN EDME, FLORIAN ORTEGA,
DANIEL DI GIAMBATTISTA, MICHEL ACHARD, MARIE CLAVIER, P.ROUSSEL, MICHEL
CAZZONE, P.LAMBERT, DENIS MICHELI, PIERRE DEIANA, JEAN-DOMINIQUE EXIGA,
ALTHEA SCIOCCA, MARIE-BLANCHE DEIANA, MARC POUGET, LYDIE RENAUDINEAU,
ELISABETH MAHUT, CHARLY BASTELICA, PAUL SPANO, JOEL ISONI, SAUVEUR
PISANO, CHARLES MURATI, CHRISTIANE BARBA.
A banda de i sgaiuffi
15 zitelli
A la guitare Jean-François Marinacci
Au piano Antoine Agostini
Les chanteuses et chanteurs lyriques de l’école MusiKalliste
Les chœurs de femmes, d’hommes et d’enfants de Voci e Organu,
Chef des chœurs Viviane Loriaut-Damiani
“...nutava
cume un pesciu, e squillia cume l'anguilla, ciò chì l'avia valutu
d'esse cugnumatu Pesciu Anguilla ...” ( Il nageait comme un poisson et
glissait comme l’anguille, ce qui lui avait valu d’être surnommé
Poisson Anguille)
Pesciu Anguilla est le surnom attribué au petit
Pèpè Morsicalupa, qui vit dans une pauvre famille au Puntettu, dans un
Bastia très méditerranéen, à la fin du XIXème siècle.
Pèpè
est un cireur de chaussures corse, un gamin de douze ans qui tente de
traverser la vie à la nage. Son errance dans Bastia, soit pour chercher
des clients, soit pour échapper à la fureur alcoolique de son père,
l’amènera à rencontrer toute cette humanité, populaire et bourgeoise,
qui peuple son quartier- théâtre. Chaque personnage de cette fresque
possède les caractéristiques de ce que d’aucuns auraient pu appeler «
la comédie humaine » : qui est en proie à l’alcoolisme, qui est en
proie à la folie d’un amour bafoué, qui ne songe qu’à s’enrichir, qui
cherche à gagner son pain quotidien…tous tournent autour de Pèpè, avec
leurs bagarres, leurs chants, leurs plaisanteries et leurs disputes,
leurs douleurs et leurs fêtes, comme dans un grand tableau représentant
une ville avec vue sur la mer.
A partir du «rumanzu
d'amparera / roman d’apprentissage » de Sebastianu Dalzeto, Orlando
Forioso crée sur la scène une dramaturgie nouvelle. Il réduit les temps
et les dialogues, il mêle récitation et chant, il accentue la dérision
et le rêve, le désespoir et le fatalisme méditerranéen, il exalte le
rôle prépondérant de Pèpè, mais aussi celui des personnages qui sont en
contact étroit avec lui, il articule le développement de ses aventures
dans le contexte de la ville, créant une histoire qui va au gré des
saisons : l’été avec la fête de Napoléon, l’hiver des fêtes de Noël,
l’automne avec l’allez à Notre Dame de Lavasina, le printemps avec les
feux de la Saint Jean. Pèpè apprend à grandir dans une sorte d’opéra
bouffe, ainsi que le souligne Marie-Jean Vinciguerra, dans la préface
de l’œuvre de Dalzeto. Il se meut sur une scène agitée du constant
mouvement d’éléments scéniques divers, recréant des collages qui vont
suggérer les espaces de la ville, en un hommage à un Bastia qui fût, à
la ville de bord de mer lieu de rencontre de diverses communautés, où
les enfants étaient à tout le monde et à personne, et où la réussite de
l’un était la réussite de tous.
Aujourd’hui, avec un regard
détaché et critique, cette époque renaît de façon théâtrale, en un
mélange de comédie et de fête, dans le souvenir d’éclats de vie
méditerranéenne, où pécheurs et citadins accueillaient le lever du
soleil en chantant des airs de « La Bohème » ou de « La Traviata », en
les mêlant à des chants corses ou napolitains. Le chant est la langue
commune dans laquelle tous se retrouvent, tandis que les langues
parlées sont les langues maternelles, celles du cœur et de l’oralité,
et le corse de Dalzeto rencontre le napolitain des pécheurs, le toscan
des voyageurs et le latin des poètes et des prêtres.
Sebastianu
Dalzeto, dont le nom était en fait Nicolai, est né à Bastia le 1er mars
1875, et est mort à Ville di Petrabugno le 3 décembre 1963. Avant
d’être romancier et poète, il avait servi dans l’administration
coloniale. Il manifesta assez de courage pour se déclarer communiste et
anarchiste dans les années 20 (il avait fondé le journal « La Corse
rouge »). Poussé par l’objectif de défendre les pauvres et de faire
naître un monde nouveau, Dalzeto truffait ses écrits d’enseignements
moralistes qui peuvent prêter à sourire aujourd’hui, mais qui nous
éclairent sur une époque : nous en recevons toute la force lyrique et
populaire mêlée aux concepts d’espérance et de changement.
Grand
défenseur de la langue et de la culture corses, Dalzeto/ Nicolai, nous
laisse en héritage cette source que constitue son roman bastiais Pesciu
Anguilla, source à laquelle nous venons nous abreuver comme le ferait
un assoiffé, à la recherche d’un matériel linguistique et culturel qui
puisse enrichir le développement linguistique et social de la Corse
d’aujourd’hui.




Une
production
Regardez bien aux alentours de votre ville, vous l’avez forcément
entendu
arriver : c’est la roulotte du Théâtre de Mangefeu ; un
théâtre de marionnettes avec Arlequin, Polichinelle et … Pinocchio
!
Tout le monde à bord : voici les aventures théâtrales du plus célèbre personnage de la littérature italienne, qui, de pièges en fourberies, de chansons en numéros de cirque, du Pays des Nigauds au Champs des Miracles, de l’auberge de l’écrevisse rouge à la maison enchantée de La Fée aux cheveux d’azur, vous conduira dans le magnifique Pays des Jouets.
« On ne peut imaginer le monde sans Pinocchio » disait l’écrivain Italo Calvino. Il avait raison. Aujourd’hui encore, plus de cent ans après sa création, Pinocchio demeure notre compagnon ; il reste là, sans causer le moindre ennui à quiconque : si l’on veut lire ses aventures, elles sont disponibles en plus de 270 langues ; si on veut le porter sur la scène, il est prêt parce que le théâtre est sa maison.
Le théâtre est un bien beau jeu, où le mythe Pinocchio se retrouve parmi ses masques-collègues. Certes, à la Commedia dell’Arte il manquait vraiment un personnage tel que lui, menteur, têtu, curieux, étonnant idéal humain qui a toujours stimulé la fantaisie populaire. Avec sa tête de bois Pinocchio ne connaît pas les notions de temps et d’espace. Ingénu et remuant, candide et aventureux, étonné et étonnant, le pantin apprend très vite ce qui lui est enseigné, puis il fait le contraire. Toujours menteur, toujours garnement, agité… Mais lequel de nos enfants ne l’est pas un peu ?
Pinocchio décrit le voyage de l’enfant en devenir, ou plutôt la tentative être un « pantin sans fil ». Dans cette nouvelle version musicale et théâtrale, toujours imprégnée par l’œuvre de Carlo Collodi, et enrichie de quelques vers des comptines de Gianni Rodari, notre héros balaie toutes ses vicissitudes en établissant un contact étroit avec les enfants qui composent le public, en les impliquant dans le développement de l’histoire.
En s’appuyant sur l’œuvre du grand illustrateur italien Jacovitti, Orlando Forioso a essayé de donner naissance à un spectacle vivifiant et dynamique, à la grande puissance visionnaire. Les lieux du spectacle se recréent à l’intérieur du Grand Théâtre Des Marionnettes grâce à des chaises géantes disproportionnées, qui deviendront tour à tour, forêt, cirque, auberge, école, mer, …
C’est le Grand Théâtre Italie qui se présente sous son aspect « Commedia dell’Arte » : il amuse et entraîne, et fait de Pinocchio, l’un de ses plus chers fils.
Edoardo Bennato, chanteur et compositeur napolitain, avec ses musiques et ses chansons telles que « Il gatto e la volpe », « Un millione di monete », « La fata », « In prigione, in prigione », « Dotti, medici e sapienti », entraîne les enfants sur des rythmes captivants aux accents rock et pop.
Le spectacle sera dit en français, corse et italien, avec des interventions dans les langues régionales italiennes qui distinguent certains personnages.
Une grande fête pour les enfants, créée pour eux, mais qui enthousiasme aussi les adultes qui n’ont pas perdu leurs rêves d’enfants.
Ce
spectacle est né dans le « grand salon
» du théâtre italien qu’est le Teatro Eliseo de Rome. Au fil de
plus de 150 représentations, il a réuni plus de 100 000 spectateurs !
Ceci
dans le cadre d’une saison théâtrale dédiée aux enfants,
qui, en quatre ans, a vu la présence de 350 000 spectateurs ; à Paris,
Pinocchio, en version italienne, a fait une fulgurante apparition en
2000, au
Théâtre du Rond Point, dirigé par Marcel Maréchal, pour la
saison théâtrale du Théâtre des Italiens dirigée par
Maurizio Scaparro.
Aujourd’hui, le voilà de retour en France, dans une nouvelle version,
présenté par une troupe hétérogène d’acteurs
capables de réciter en diverses langues : c’est là l’Europe de
Pinocchio.


Du 13 au 15 décembre 2007, dans le cadre du bicentenaire de la mort de Pasquale Paoli, la Maison de la Corse présente au Palais des Sports de Levallois-Perret (Marcel Cerdan), un spectacle musical intitulé : ‘’la Révolution Corse’’.
Une comédie musicale aux couleurs
corses
La Révolution
Corse
nous offre deux heures de rire en cascades,
mariant aussi bien la musique sacrée et le striptease, la douceur d'une
berceuse
et l’hymne guerrier, la polyphonie et les guitares saturées, la danse,
les
combats et la bonne humeur…. Au programme : théâtre et musique, 50
artistes sur scène (comédiens, chanteurs, cascadeurs, danseurs,
acrobates,
duellistes et même …un chat).
Un thème: le droit à la
différence
Entre folie
contemporaine et récit
historique, le vrai sujet de la ‘’Révolution Corse’’ est
le droit à la différence, revendiqué par les Juifs, les gros, les
Arabes, les femmes, les gays, les animaux, les fous et bien entendu…
les
Corses.
Une histoire originale
Pasquale Paoli est
fou, irrémédiablement fou, et vit depuis
trente années dans un hôpital psychiatrique. Une fois par an, il tente
de
s'échapper mais son échec systématique le pousse à se
construire un monde très personnel, un monde composé
d'éléments réels et imaginaires. Dans l’imaginaire de Pasquale
Paoli, son ancêtre (le vrai Pasquale Paoli, père de la constitution
corse)
découvre un village peuplé de femmes, les hommes ont été
tués à la guerre ou lors de vendetta. Après cette rencontre
exceptionnelle il donne le droit de vote aux femmes, la citoyenneté
corse aux
juifs et aux mahométans : nous sommes en 1755 ! A cette bravade Louis
XV
répond par la poudre et les canons, mais les infirmiers ne sont jamais
loin.
Des auteurs Corses connus et
reconnus
‘’La Révolution
Corse’’, a
été écrite et mise en scène que par Magà Ettori
(auteur, réalisateur et … président de la Maison de la
Corse).Spécialiste de la culture corse il est aussi le réalisateur du
premier film sur Paoli de l’histoire du cinéma. ‘’Et maintenant
monsieur Paoli ?’’. Ecrits par le compositeur Patrice Bernardini, aussi
chanteur et multi instrumentiste, les chants de la ‘’Révolution
Corse’’ offrent tout le panel de l’expression insulaire (polyphonies,
nanni, paghjele, …), des titres sur mesure pour de nombreuses vedettes
insulaires,
ainsi que pour de jeunes talents,
Sous le haut patronage du Ministère de la Culture et de la
Communication, et de la
Collectivité Territoriale
Corse.
Toutes les
manifestations proposées
par la Maison de la Corse en 2007 sont sous le haut patronage De ces
deux institutions.
Le bicentenaire de la mort de Pasquale Paoli a été classé par le
Ministère de la Culture parmi les évènements remarquables en 2007.
La Maison de la Corse a organisé en Ile de France, en Corse, en
Angleterre et
à Marseille une série d’évènements.
Dernièrement, un colloque sur le thème la Corse dans les médias et
au cinéma, a eu lieu au SENAT
Informations pratiques
Palais des Sports
Marcel Cerdan - 141, rue
Danton – 92300 Levallois Perret
Jeudi 13, Vendredi 14, Samedi 15 Décembre, à 21 heures.
Entrée : 1ere (45€) et 2eme catégorie (25€)
Location en ligne : www.revolutioncorse.com - www.Fnac.com Location
Magasins : Fnac -
Carrefour -Virgin - Galerie Lafayette - Auchan - E. Leclerc - Cultura -
Géant
Location par téléphone : 0892 68 36 22 - 0892 390 800 (0,34€ /
min)
Parking public : 145 rue Danton (01 40 89 09 46)
Métro : Pont de Levallois-becon (ligne 3)
Bus : Arrêt Pompidou - face au Palais des Sports (167, 53, 135, 275)
www.revolutioncorse.com
Relations Presse : Nadine BATTISTELLI-GIORGI,
battistelli.nadine@wanadoo.fr
En
collaboration avec Teatreuropa. Laboratoire de théâtre pour la
télévision conçu et dirigé par Orlando FORIOSO. Projection
des trois épisodes pilotes: * Extraits de "Roméo et Juliette" de
William
SHAKESPEARE
* Extraits de "Filumena Maturano" de Eduardo DE FILIPPO
* Extraits de "Bella Sterpa" de Marcu BIANCARELLI
Gratuit
Avec:
* Francine MASSIANI.
* TAO BY avec Philippe CAMPANA à la batterie, Fred et Franck NELLO aux
percussions…
Entrée 10
Euros
Spectacle théâtral interprété par les élèves du
Lycée de Balagne.
Texte: Laurent BRUNA. - Mis en scène: Orlando FORIOSO avec la
collaboration de
Charlotte ARRIGHI DE CASANOVA.
Créé le 30 septembre 2007 à l'Auditorium de Pigna.
Les bénéfices de cette soirée seront reversés au
Téléthon.
Entrée 5
Euros
Entrée 10 Euros
D'après l'œuvre de Carlo COLLODI.
Spectacle écrit et mis en scène par Orlando FORIOSO.
Représentation tout public:
Entrée 15 Euros – 7 Euros (tarif
réduit)
Les lundi 14, mardi 15, jeudi 17 et vendredi 18 janvier 2008
à 10 heures et à 14
heures.
Le spectacle sera présenté aux scolaires
Samedi 26 janvier 2008 – 21 heures
UNO, NESSUNO
E CENTO
MILA
De
Luigi PIRANDELLO.
Mise en scène: Orlando FORIOSO.
Entrée 15 Euros – 7 Euros (tarif
réduit)
Au
théatre de Propriano à partir du 20 avril 2007 : Marco Polo
Mise en scène d'Orlando Forioso. Création U Svegliu
Calvese.
"U
TEATRU
Vendredi 19 janvier 2007
à 21h00
Echanges entre Calvi et
la
Sardaigne.

Merci à Paul Parenti pour ces magnifiques photos.



Sognu d'una notte d'istatina, vendredi 24 Septembre 2004 à 20h30 ouvre la saison 2004 - 2005 pour le théatre
Trois
mondes parallèles se rencontrent. Ils n'ont rien en commun, si ce n'est
le mot
« amour »...et au centre de la scène un grand lit pour accueillir les
joies, les rires, les rêves, les cauchemars, les folies et les
mensonges d'une nuit
d'été...
Sognu d'una notte d'istatina est un spectacle qui naît de la pratique
théâtrale et qui a la particularité de mêler toutes les
langues.
Cette pièce a été réécrite par Orlando Furioso en une
sorte de créativité collective, pleine de sens et d'expressions, qui a
pour
règle: « Parle comme tu veux / comme tu peux parce que les langues sont
mères et ne tiennent pas lieu de pensée».
C'est à Shakespeare que l'on doit le cadre général de la
comédie, qui a été préservé et ...trahi...comme il
convient à de vrais amants sincères.
A truppa di u svegliu calvese prisenta Sognu d'una notte d'istatina *
D'après :
William Shakespeare * Mise en scène : Orlando Furioso * Avec : Les
comédiens de A Truppa
Discretu, Orlando Furioso hà rispostu: "ghjè teatru pupulare. Ci vole à rinnuvà cù sta tradizione chì hà sempre esistutu, ancu si a vita d'oghje a ci face dimendicà". In i mesi à vene, "A truppa", a squadra di u "Svegliu Calvese" serà in Bastia u 17 aprile, poi parterà in giru in Corsica è in Sardegna.
S’il est une héroïne corse, que tout le monde croit connaître jusqu’à la lassitude, c’est bien Culomba, ou plutôt « Colomba », telle que l’a décrite Prosper Mérimée. Une Colomba toute de noir vêtue, instrument d’une vengeance implacable, manipulatrice, plus proche des bandits que des représentants de l’autorité, belle pourtant, d’une beauté sévère presque asexuée.TeatrEuropa
présente :
à CALVI
CULOMBA
Une passion corse
Le samedi 28 avril à 21h30 et le dimanche 29 avril à 18h00
à U TEATRU


De notre correspondant permanent Paul :
"Magnifique spectacle. Superbe jeu des acteurs. Décor fait de draps évoquant tantôt les ruelles d'un village, tantôt les contours d'une chambre ou d'un salon, avec A Filetta parfois devant, parfois en ombres chinoises."
Culomba, una passione corsa, sera également présentée le 5 mai au Théâtre Municipal de Bastia.


Lire les commentaires sur le blog de La horde sauvage :
http://www.la-horde-sauvage.org/dotclear/index.php?2007/04/28/234-colomba Les images de Paul Parenti :







Porto Torres - 8 et 9 juin 2007
Livorno - 12 et 13 juin 2007
Calvi - Oratoire Saint Antoine Abbé
16 et 17 juin 2007
Dans
le
cadre d'un projet interculturel où se croisent des univers artistiques
divers de
très haut niveau était présentée "Médée,
Ritratto di voci / portrait de voix", d'abord en
Sardaigne, puis à
Livourne puis enfin à Calvi. Nous attendions
avec impatience cette
autre Médée, et le spectacle fut à la hauteur de l’attente.
Tout d’abord, comment Orlando allait-il créer un spectacle dans
l’Oratoire ? Une haute estrade tenait lieu de scène, avec un
voile
tendu dans la longueur de la scène. Sur ce fin tissu étaient
projetés images et textes. A l’arrière de la scène, des
marches étaient recouvertes d’une étoffe rouge. Sur l’avant,
où venaient à certains moments les acteurs, un espace simplement
habillé d’un autre drapé écarlate.

Le
parti retenu par
Orlando était de montrer une Médée plurielle. Après
l’assassinat de ses fils, Médée se lave du sang et revoit en reflet
dans l’eau les étapes qui l’ont conduite à cet acte.









Médée la meurtrière, mais aussi la magicienne,
l’étrangère, l’amoureuse, comme autant de Médée
qui nous parlent de nous en même temps qu’elles se racontent. Toutes ces
Médée se bousculent dans ses souvenirs. Pour
renforcer cette
pluralité, deux actrices jouaient le personnage de Médée: la
tragédienne sarde Lia Careddu et la grande chanteuse Elena Ledda,
auteur avec
Gabriella Ledda de ses textes chantés en sarde. Toutes deux furent
excellentes,
déployant un jeu d’une grande intensité dramatique.
Les chanteurs d’A Filetta, simplement vêtus d’une tunique de lin,
tenaient évidemment le rôle du chœur antique.
L’Ensemble instrumental de l’institut Piero Mascagni de Livourne, sous
la
direction de Stefano
Agostini, accompagnait le parcours de cette
nouvelle Médée
avec des intermèdes musicaux composés par Claudio
Valenti.