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Teatru / Théâtre


Dernière mise à jour de la page : 27/07/2010




Cette page est consacrée au théâtre corse, occasion notamment de rendre hommage au talent et au travail d'Orlando Forioso.



Le théâtre corse, c'est aussi Robin Renucci et l'A.R.I.A.

Créée en 1998 par Robin Renucci, l’Association des Rencontres Internationales Artistiques ou ARIA est un pôle d’éducation et de formation par la création théâtrale dans la tradition de l’Education Populaire.

Située dans la micro-région du Giussani (au cœur du Parc Régional de Haute Corse), son installation a permis la re-dynamisation d’un territoire en voie de désertification.

Chaque été, les Rencontres Internationales de Théâtre en Corse, ont fait la renommée de L’Association. Cependant l’ARIA organise des activités tout au long de l’année : actions en milieu scolaire, stages d'hiver, stages de printemps, stages d'été...

Depuis sa création, l'ARIA a accueilli 1215 stagiaires dont certains sont venus d'Algérie, d'Allemagne, d'Angleterre, d'Australie, d'Autriche, de Belgique, du Cameroun, du Canada, du Danemark, d'Espagne, des Etats-Unis, de Finlande, de Grande Bretagne, de l'Ile Maurice, d'Inde, d'Iran, d'Italie, du Japon, de Lituanie, du Mali, du Mexique, du Portugal, de République Tchèque, de Roumanie, de Russie, du Sénégal, de Serbie, de Suisse, de Thaïlande, du Togo, de Tunisie. Plusieurs de ces stagiaires ont continué leur formation dans des écoles d'art dramatique, notamment à l'Ecole Charles Dullin à Paris, et d'autres ont été distribués dans des spectacles professionnels ou ont rejoint des troupes comme le Théâtre du Soleil.

197 spectacles ont été créés sur place, 546 représentations ont été données.
Pour en savoir plus, le site de l'ARIA : www.aria-corse.com



2010


nouv

aria

 

ariaariaaria

 

Des rencontres internationales de théâtre bien corsées

Par Laurence Liban, publié dans L'Express le 05/08/2010

 

aria

Atelier de théâtre en soirée à l'exterieur - Jean-Pierre Amet

 

Treize ans après la fondation de l'Aria et des Rencontres internationales de théâtre en Corse par Robin Renucci, le Giussani s'apprête à inaugurer son Outil théâtral. Récit d'une journée de travail comme les autres.


Samedi 24 juillet, 8 h 45

Et un et deux et trois

L'Aria est un pôle d'éducation et de formation par la création théâtrale en milieu rural et par le biais d'échanges entre comédiens de divers horizons. La fabrique de théâtre A Stazzona est l'oeuvre du syndicat mixte du Giussani, avec le soutien financier de l'Etat, de la collectivité territoriale de Corse et du département de la Haute-Corse.

Ça sent l'ail rissolé, le café et les fleurs de juillet dans la cour de la maison Battaglini où l'Aria a installé ses pénates, bureaux, dortoirs et cantine inclus. En levant le nez, on surprend la comédienne Marie Ruggeri en train de contempler le clocher blanc d'Olmi-Cappella, l'un des quatre villages du Giussani (Haute-Corse) qui accueillent les Rencontres. Un peu plus loin, en contrebas de la route serpentine reliant Pioggiola à Vallica, on aperçoit un essaim de Playmobil multicolores dévaler la pente vers le tennis où ils sont attendus pour l'échauffement quotidien. Comme si les 25 °C matinaux ne suffisaient pas... De Juliette, 20 ans, à Jean-Michel, représentant à la retraite et comédien amateur, les 40 gymnastes occasionnels suent et souffrent en cadence tandis qu'un peu plus haut, à Battaglini, 40 autres à quatre pattes s'exercent à faire le dos rond, sous l'oeil d'un milan royal en plein vol. Une petite vieille les regarde du parapet. Elle a l'habitude, depuis treize ans...

 

10 heures L'époux de la reine

Tandis qu'Aurélie, toute jeune prof de lettres dans un lycée de Nîmes, profite d'un instant d'avance sur ses camarades pour travailler sa guitare, les uns se dirigent vers l'atelier de masques, tandis que les autres rallient en minibus l'Outil théâtral, alias A Stazzona, c'est-à-dire la Forge, pour leur cours de danse populaire ou de chant. Situé juste en face de la Tramula, gîte tenu par Jean-Jean, le roi du miel, l'Outil théâtral incarne le rêve de l'enfant du pays Robin Renucci. Flanqué à l'ouest du monte Padro et à l'est du San Parteo, dont le sommet culmine à 2 400 mètres, ce parallélépipède en pin laricio d'une sobre modernité comporte tous les équipements dont l'Aria a besoin pour accueillir ses stagiaires tout au long de l'année : salles de répétition "gradinables" ou non, ateliers de décors et de couture, entrepôt des quelque 5 000 costumes collectés en treize ans d'activité, local technique, etc. Parcourant la coursive qui partage le bâtiment en deux, on est happé, ici par de la musique à danser, là par des bribes de La Belle Hélène, d'Offenbach : "Je suis l'époux de la reine, l'époux de la reine, - poux de la reine !" répond au son d'une bourrée corse, si toutefois la bourrée existe en Corse. Dans les souliers du professeur, le très sérieux Renucci insiste sur la valeur de ces pas "transmis de génération en génération" et sur la nécessité de montrer au public "de la danse qui soit de la danse".

MIDI Un cerveau bien rangé

Réglée comme du papier à musique, la journée continue au réfectoire de Battaglini, immense collège reconverti en poste, office de tourisme, médiathèque et siège de l'Aria. Au menu, veau à la crème et riz aux champignons, le tout arrosé d'eau fraîche. On se répartit suivant une géographie subtile qui prend en compte le soleil ou l'ombre, les générations, l'envie de se taire ou de bavarder, la vitesse d'ingestion, la vue, le frais, le bronzage... Certains avalent leur assiette vite fait pour aller répéter les chants inclus dans la mise en scène de L'Ile des esclaves, de Marivaux. D'autres cherchent quelqu'un pour leur donner la réplique. Seule dans un coin, une jeune fille craque : sa constitution n'a pas résisté à la fatigue de la semaine ni à la nuit blanche du bal de la veille, à la Tramula. Plus loin, la conversation roule sur l'intrusion du théâtre dans les cerveaux mathématiques. Il faut dire qu'Eric, 40 ans, et André, retraité d'IBM, sont tous les deux ingénieurs. "Les émotions mobilisent des zones moins sollicitées dans le travail professionnel. On ne range pas notre cerveau de la même façon", analyse le cadet, tandis qu'indécrottable l'aîné avoue : "On ne peut pas s'empêcher de réorganiser les choses et d'y introduire une dimension mathématique." Quant à Denis, gynécologue savoyard, après une semaine de chant et de danse menée tambour battant, il s'est retrouvé au bord des larmes.

14 h 30 Michelle a la pêche

On passe au vif du sujet, c'est-à-dire aux répétitions des 11 spectacles élaborés

sur place. Le minibus frôle la surchauffe sur l'étroite route dont quelques vaches s'octroient la jouissance. Du théâtre, il y en a partout : en déambulation dans les rues de Pioggiola, chez Robin Renucci, qui a prêté un pré au foin coupé, dans une salle d'A Stazzona ou sous la passerelle d'accès où Nathalie Krebs monte un texte fendant d'Eugène Durif. A Olmi-Cappella, un chêne sert d'ancrage à Marivaux mis en scène par Nathalie Bécue ; plus loin, Gérard Chabanier monte Dario Fo sur la place de l'Eglise. Cet après-midi-là, un vent à décorner les chèvres arrache les mots de la bouche des comédiens et leur jette de la poudre aux yeux. De fait, ça claque, ça dépote, ça fuse : "Hop ! hop ! Bravo !" Le cadavre est dans le placard et la scène, dans la poche.

On passe à autre chose. Par exemple à La Bonne Mère, de Goldoni, que concocte René Loyon, un habitué des Rencontres. Là, un phénomène nous attend. C'est Michelle, une femme d'apparence un peu fatiguée. Mais qu'elle se lance dans la mêlée, et là quel jus, quelle conviction, quelle drôlerie ! La dame, qui en est à son quatrième stage, a tapé dans l'oeil de Serge Lipszyc, directeur pédagogique de l'Aria, qui l'a engagée à titre professionnel dans Oncle Vania que l'on verra en octobre à l'Athénée, à Paris. "J'ai fini de jouer tous les rôles de ma vie, mère, enseignante, grand-mère, explique Michelle. Le théâtre est maintenant devenu le plus important pour moi. Une deuxième vie commence. Je ne savais pas que le théâtre me mènerait si loin !"

 

18 heures Les pieds dans la réalité


On enchaîne direct avec les répétitions de chant sous la baguette invisible de Philippe Le Chevalier. Attablé chez Jean-Jean, Serge Lipszyc se remet de la tension du travail de La Nuit des rois, de Shakespeare, devant une bonne bière. Costaud et bienveillant, le metteur en scène connaît bien ses ouailles (un "quatre-quarts" composé d'étudiants, de bénéficiaires de formations continues, d'enseignants et d'amateurs). "Ce qui est intéressant, ici, dit-il, c'est la durée du stage, qui est de trente-quatre jours. Ce laps de temps exceptionnel permet de lâcher prise. La fatigue aidant, le rythme s'imposant peu à peu, certains rentrent dans la matière théâtrale d'une manière qui les surprend eux-mêmes." Il est vrai qu'avant d'avoir plongé dans ce grand bain les participants arrivent bourrés de stéréotypes. Les jeunes veulent en faire trop ; les plus âgés craignent de ne pas y arriver. Marie Ruggeri, la cinquantaine épanouie, se souvient s'être demandée "ce qu'elle faisait là", au milieu de tous ces jeunes. Pourtant, le mélange des générations fonctionne à plein. "Le but de l'opération, rappelle Serge, c'est d'apprendre des autres. Pour les professionnels qui ont tendance à vivre en vase clos, c'est aussi une bonne occasion de reprendre pied dans la réalité."

20 h 30 A boire et à chanter


Il y a foule sur le col de Battaglia. Les gens sont déjà là, à boire des coups, à s'embrasser, à se sourire. On regarde la mer, au loin, encore bleue malgré les efforts du soleil qui vire à l'orange. Ce soir, c'est la veillée, comme tous les samedis de juillet. Les habitants du cru, purs Corses il va sans dire, se mêlent aux touristes et aux stagiaires. Certains ont apporté des gâteaux. Tout le monde a pris un pull "au cas où". Mais le vent s'est tu, qui laisse libre cours aux guitares et à l'accordéon, aux chansons et aux histoires. Chacun se lève tour à tour. L'un oublie la fin de la fable, l'autre fait rire son monde. On s'émeut, on s'amuse dans les exclamations et les applaudissements. Quand l'obscurité s'est installée, le discret Jean-Michel, comédien amateur et ancien représentant, se lève pour dire un poème de Prévert en l'honneur de son père, espagnol émigré en France sous Franco. Droit comme un i, il dit les mots, et ses mots traversent la nuit comme une étoile filante. Tout le monde se tait puis on se quitte. Demain dimanche sera jour de repos, de grasse matinée et de virée sur la plage.

Rencontres internationales de théâtre en Corse, du 7 au 14 août : à voir, 11 spectacles, des lectures, des concerts.
Le 7 août : inauguration d'A Stazzona, à Pioggiola (Haute-Corse).

www.ariacorse.org

Jeudi 22 et Vendredi 23 Juillet à 21h30

U TEATRU DI U SVEGLIU CALVESE

à la Poudrière de la Citadelle de Calvi

les stagiaires "tout public" de A Truppa di U Svegliu Calvese présentent:

LA MAISON DE BERNARDA ALBA

de Federico Garcia Lorca

dans une version réduite, inspirée de la pièce de Lorca

et de ses poésies, qui évoquent ses derniers jours en prison,, avant qu'il soit fusillé.

Avec :

Virginie Abrot, Claudette Albertini, Marie- Blanche Carlotti, Christelle Casaromani, Eric Laberenne, Felicitas Lansade, Muriel Schmitt Maglioli, Malika Salmouk.

Costumes de Maryline Cardi

Assistant à la mise en scène Giorgio Di Costanzo.

Mise en scène Orlando Forioso

 

Avant le spectacle, Orlando Forioso fera une présentation, de l’œuvre et de la vie de Lorca, autour d’un verre de sangria pris dans le jardin de la Poudrière. Dominique Bianconi lira le discours que fit Lorca, en septembre 1931, aux habitants de Fuentes Vaqueros(Grenade).

Intitulé « Le droit à la culture », il reste d'une grande actualité.

 

Pour la première fois, U Svegliu Calvese transforme la salle de la Poudrière, en un théâtre de poche, pour présenter "La Maison de Bernarda Alba", pièce qu'Orlando Forioso a préparée avec les stagiaires de A Truppa.

Certains d'entre eux monteront pour la première fois sur scène, pour présenter un spectacle qui sera donné, comme d'habitude dans une version plurilingue, mêlant espagnol et français.

L'espace de la Poudrière se transforme à la fois en prison où est détenu le poète, et en maison/prison telle que l'a voulue par Bernarda Alba. Lorca, emprisonné pour ses idées, pour sa poésie et pour son homosexualité écrit dans sa prison, l'histoire de sept femmes méditerranéennes, enfermées dans une maison, après la mort du père et mari, et patron.

Bernarda , demeurée seule avec ses filles, devient toujours plus violente et autoritaire, refusant à ses filles le droit à la vie et à l'amour.

Le personnage de Lorca évoque les protagonistes de cette tragédie, et vit avec elles, confiné dans ce même espace jusqu'à l'instant ultime.

Entre poésie et musique, flamenco et tango, chants de la guerre civile espagnole, images de la guerre vues par le photographe Robert Capa ou Picasso, le spectacle témoigne de la volonté du Svegliu Calvese de continuer à inventer de nouveaux espaces théâtraux pour pallier l'absence d'un lieu de vie et de création, dans lequel le public, été comme hiver, puisse rêver et mettre en œuvre, ensemble, le "droit à la culture".

LE DROIT A LA CULTURE

Extrait du discours de Federico Garcia Lorca à la population de Fuentes Vaqueros (Grenade), en septembre 1931

[…]Et depuis ce lieu où nous sommes , j'attaque violemment ceux qui ne parlent que revendications économiques sans jamais parler de revendications culturelles: ce sont celles-ci que les peuples réclament à grands cris. Que tous les hommes mangent est une bonne chose, mais il faut que tous les hommes accèdent au savoir, qu'ils profitent de tous les fruits de l'esprit humain car le contraire reviendrait à les transformer en machines au service de l'état, à les transformer en esclaves d'une terrible organisation de la société.[…]

 


orlando

folie


voix

voix

air

biancarelli

Adaptation théâtrale de l'oeuvre de l'auteur Marc Biancarelli.

En tournée du 20 février au 30 novembre 2010 !

Le 13 mars au Centre Culturel Anima à Prunelli-di-Fiumorbu.

Du 16 au 19 mars inclus au Bijou à Toulouse.

Le 26 mars à l'Office Municipal de la Culture de Ventabren.

Le 11 mai à Vernouillet.


!!!! ATTENTION !!!!!!

pesciu

Diffusion du doc sur "Pesciu Anguilla" sur FR3 CORSE Via Stella samedi 30 janvier à 22h30 et vendredi 5 février à 14 h !!!!!

2009


U Svegliu Calvese
présente

DANS LE PLACARD DE BARBE-BLEUE
Ou
I sogni sfragellati di sette moglie

Sept chambres, pour sept monologues de Fiora Angeli, Dominique Bianconi, Annalisa Ferruzzi, Béatrice Habrard-Malaspina, Marie-Paule Pereney

Une création d’Orlando Forioso

Pour sept actrices : Dominique Bianconi, Anne-Laure Cristofari, Laetitia Damiani, Roselyne Filippini, Maryline Matelli-Leonetti, Claire Mathieu,
et....... les enfants de A Truppuccia.
Spectacle itinérant dans le village de Pigna, avec finale à l’Auditorium

Décors Franco Bonetti
Costumes Maison Magic - Napoli
Assistant à la mise en scène Giorgio Di Costanzo
Mise en scène Orlando Forioso
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Ce soir préparez-vous a un voyage dans le village di Pigna, d’un lieux à l’autre, à la découverte di sept histoires courts écrites pour nous par sept écrivaines contemporaines.

Ce spectacle/workshop se construit et se déconstruit, en continuelle évolution, prêt à subir toutes les transformations générées par l’arrivé de nouveaux textes, de nouvelle actrices, de nouveaux lieux, de nouveaux « Sogni sfragellati » .

Le metteur en scène Orlando Forioso a demandé à plusieurs écrivains de créer des monologues qui aient pour thème la relation homme/femme, dans des contextes extrêmes. Le point commun est le lien trouble qui existe entre amour et violence, lequel trouve sa représentation allégorique dans le conte de Barbe Bleue.

Les lieux théâtraux où vont se croiser les monologues sont les placards dans lesquels Barbe Bleue a enfermé ses épouses.

Entre langues et langages théâtraux et musicaux, dans des chambres/décor/installation, entre robes de mariées et fleurs, couteaux et sang, une troupe de femmes re-vivent leurs histoires, leurs douleurs, leurs rêves et leurs cauchemars, qui peuvent prendre parfois, une tournure paradoxalement comique.

Chacune d’entre elles est porteuse d’une histoire, d’un délire : toutes l’ont rencontré, « lui », Barbe Bleue.

À la fois assassin, à la fois victime.


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truppa


moriani

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TeatrEuropa
En collaboration avec U Svegliu Calvese
Et le Théâtre de Bastia

présentent
Pesciu Anguilla
L’ENFANT DE BASTIA


Opéra bouffe en quatre saisons


Criazione di Orlando Forioso
Scritta cù Pierre Bertoni
A partesi da u rumanzu Sebastianu Dalzeto

Musiques issues des traditions populaires
corse, napolitaine et italienne
Airs des opéras : La Traviata, Lucia di Lammermor
et La Bohème
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Costumes Vincenzo Canzanella CTN 75-Napoli
Habilleuse Simone Grimaldi
Décors collages Jean-Jacques Torre
Assistant à la mise en scène Giorgio Di Costanzo

Mise en scène Orlando Forioso


SUR SCENE PLUS DE 120 ARTISTES

Création pour l’ouverture de la saison théâtrale 2009/2010
du Théâtre de Bastia

- les acteurs -

I CUGINI CORSU-NAPULITANI
Giorgio Di Costanzo (U napulitanu), Pierre Bertoni (U paisanu corsu)


I POVARI

A FAMIGLIA MORSICALUPA
le petit François Falcucci (Pepé Morsicalupa dit Pesciu Anguilla),
Patrizia Gattaceca (Faustina, sa mère), Henri Olmetta (Fortunatu, son père), Letizia Damiani (Assunta, sa sœur)

Pierre Pasqualini (Pepé Morsicalupa adulte, devenu prêtre)

A BANDA DI U TURCÒ , I PRETI, I PISCATORI, I PANETTERI
Guy Cimino (U Turcò, soldat de Napoléon III à la retraite)
Marie-Paule Franceschetti (Cuncetta, sa femme), Michel Fondacci
(Prete Canone) , George De Zerbi (Luigi u panetteru, chì canta), François Philippe Barbolosi (U sunatore di viulinu) , Roselyne Filippini (A piscjaja ; a patrona di a taverna), Jacky Quilichini (Patron Frasca ; u patrone di a taverna)


I SGIÒ

A FAMIGLIA MORFINI
François Berlenghi (Antonio Morfini, Conseiller de la cour d’appel)
Dominique Bianconi (Maddalena, sa femme), Marie-Ange Geronimi ( Maria , sa fille dit la bigote), Michèle Sammarcelli (Elena, sa fille dit la folle )


LE PUTTANE DI U PUNTETTU
Marilyne Leonetti (Luciaccia di Pisa, mezzosoprano)
Thomas Bronzini ( Francescu, innamuratu, baritono)
Et
AMELIE TATTI, VIRGINIE SANTORO, ALINE RAMUZ,
VALERIE GIACOMETTI, BERNADETTE GIANNECHINI, SILVIE IOZZIA, BRIGITTE OLMETTA, VERONIQUE VITALI, AMELIA DE SOLLIERS,
LEYLA L'ERITIER, MURIEL MAESTRACCI, PATRICIA CANNICCIOLI

(Toutes soprano ou mezzo soprano)

POPOLU DI U PUNTETTU
GERARD FOCHI, CRISTOPHE ORSUCCI, ANTONI FROLI, STEPHANE GIANNECCHINI, CARLO FELICE GIAMMARI, FRANCIS CARDI, OLIVIER PAILLY, FRANCOIS LURO, BERNARD BOS, PIERRE DEL SANTI
(Touts tenori ou barotoni ou bassi)

ODILLE FOMBELLE, CATHERINE BONA, MAY SOULA, DANIELE FABIANI, CRISTINE DEL SANTI
(Toutes soprano ou mezzo soprano)


I Macchjaghioli
Suonano
FRANCOIS BALBINOT, HENRI D'ALESSIO, PAUL BRAGONI,
JOSEPH VALECALE, ALAIN RICCOVERI
Cantano e suonano
JEAN BATISTE RICCOVERI, ANGE PIERRE RICCOVERI
Cantano
Bassi : ROBERT ARCHIAPPATI, PIERRE MIRANDELLI,
TOUSSAINT ALLEGRE
Tenori : ANDRE MUGHIONI, SERGE FAZINI, JEAN VENTURI,
LOUIS CASTELLI, PHILIPPE FRANCHI, MARTIN BRADAMANTI,
JEAN LOUIS POLETTI, JEAN VALERI, FRANCOIS MASSEI, JO PESCE
Soprano : ANNE LAURE ALLEGRE,
Mezzo : ANNIE ROSSI , SANTA ALLEGRE, MARIANNE AGOSTINI, ARLETTE TORRE, CHANTAL SORBARA, MADO MASSEI,
QUINTARD MARIE ANGE, PAULA COLOMBO, JEANINE MARIANI, LOUISE BARTOLI, CRISTIANE SERVETTO, JOSIANE PERETTI


Ochju à Ochju
Le groupe de danse de Corte , 14 danseurs


La Lyre Bastiaise
dirigée par Yves Dubois
avec plus de 30 musiciens, entre-autre :
JEAN OGLIASTRO, ALAIN TOUZET, J.C. BOSSERY, ALAIN EDME, FLORIAN ORTEGA, DANIEL DI GIAMBATTISTA, MICHEL ACHARD, MARIE CLAVIER, P.ROUSSEL, MICHEL CAZZONE, P.LAMBERT, DENIS MICHELI, PIERRE DEIANA, JEAN-DOMINIQUE EXIGA, ALTHEA SCIOCCA, MARIE-BLANCHE DEIANA, MARC POUGET, LYDIE RENAUDINEAU, ELISABETH MAHUT, CHARLY BASTELICA, PAUL SPANO, JOEL ISONI, SAUVEUR PISANO, CHARLES MURATI, CHRISTIANE BARBA.


A banda de i sgaiuffi
15 zitelli

A la guitare Jean-François Marinacci
Au piano Antoine Agostini

Les chanteuses et chanteurs lyriques de l’école MusiKalliste
Les chœurs de femmes, d’hommes et d’enfants de Voci e Organu,
Chef des chœurs Viviane Loriaut-Damiani



“...nutava cume un pesciu, e squillia cume l'anguilla, ciò chì l'avia valutu d'esse cugnumatu Pesciu Anguilla ...” ( Il nageait comme un poisson et glissait comme l’anguille, ce qui lui avait valu d’être surnommé Poisson Anguille)
Pesciu Anguilla est le surnom attribué au petit Pèpè Morsicalupa, qui vit dans une pauvre famille au Puntettu, dans un Bastia très méditerranéen, à la fin du XIXème siècle.

Pèpè est un cireur de chaussures corse, un gamin de douze ans qui tente de traverser la vie à la nage. Son errance dans Bastia, soit pour chercher des clients, soit pour échapper à la fureur alcoolique de son père, l’amènera à rencontrer toute cette humanité, populaire et bourgeoise, qui peuple son quartier- théâtre. Chaque personnage de cette fresque possède les caractéristiques de ce que d’aucuns auraient pu appeler « la comédie humaine » : qui est en proie à l’alcoolisme, qui est en proie à la folie d’un amour bafoué, qui ne songe qu’à s’enrichir, qui cherche à gagner son pain quotidien…tous tournent autour de Pèpè, avec leurs bagarres, leurs chants, leurs plaisanteries et leurs disputes, leurs douleurs et leurs fêtes, comme dans un grand tableau représentant une ville avec vue sur la mer.

A partir du «rumanzu d'amparera / roman d’apprentissage » de Sebastianu Dalzeto, Orlando Forioso crée sur la scène une dramaturgie nouvelle. Il réduit les temps et les dialogues, il mêle récitation et chant, il accentue la dérision et le rêve, le désespoir et le fatalisme méditerranéen, il exalte le rôle prépondérant de Pèpè, mais aussi celui des personnages qui sont en contact étroit avec lui, il articule le développement de ses aventures dans le contexte de la ville, créant une histoire qui va au gré des saisons : l’été avec la fête de Napoléon, l’hiver des fêtes de Noël, l’automne avec l’allez à Notre Dame de Lavasina, le printemps avec les feux de la Saint Jean. Pèpè apprend à grandir dans une sorte d’opéra bouffe, ainsi que le souligne Marie-Jean Vinciguerra, dans la préface de l’œuvre de Dalzeto. Il se meut sur une scène agitée du constant mouvement d’éléments scéniques divers, recréant des collages qui vont suggérer les espaces de la ville, en un hommage à un Bastia qui fût, à la ville de bord de mer lieu de rencontre de diverses communautés, où les enfants étaient à tout le monde et à personne, et où la réussite de l’un était la réussite de tous.

Aujourd’hui, avec un regard détaché et critique, cette époque renaît de façon théâtrale, en un mélange de comédie et de fête, dans le souvenir d’éclats de vie méditerranéenne, où pécheurs et citadins accueillaient le lever du soleil en chantant des airs de « La Bohème » ou de « La Traviata », en les mêlant à des chants corses ou napolitains. Le chant est la langue commune dans laquelle tous se retrouvent, tandis que les langues parlées sont les langues maternelles, celles du cœur et de l’oralité, et le corse de Dalzeto rencontre le napolitain des pécheurs, le toscan des voyageurs et le latin des poètes et des prêtres.

Sebastianu Dalzeto, dont le nom était en fait Nicolai, est né à Bastia le 1er mars 1875, et est mort à Ville di Petrabugno le 3 décembre 1963. Avant d’être romancier et poète, il avait servi dans l’administration coloniale. Il manifesta assez de courage pour se déclarer communiste et anarchiste dans les années 20 (il avait fondé le journal « La Corse rouge »). Poussé par l’objectif de défendre les pauvres et de faire naître un monde nouveau, Dalzeto truffait ses écrits d’enseignements moralistes qui peuvent prêter à sourire aujourd’hui, mais qui nous éclairent sur une époque : nous en recevons toute la force lyrique et populaire mêlée aux concepts d’espérance et de changement.

Grand défenseur de la langue et de la culture corses, Dalzeto/ Nicolai, nous laisse en héritage cette source que constitue son roman bastiais Pesciu Anguilla, source à laquelle nous venons nous abreuver comme le ferait un assoiffé, à la recherche d’un matériel linguistique et culturel qui puisse enrichir le développement linguistique et social de la Corse d’aujourd’hui.


Orlando
Source : Corse Matin du 2 octobre 2009


pesciu
Source : Corse Matin du 5 octobre 2009

pesciu

2008




cabaret

 

pinocchio



U TEATRU DI CALVI
Dimanche 13 et samedi 19 janvier 2008 à 16h00




Pour les enfants, et … pour tous les adultes accompagnés par des enfants.


Une production
TeatrEuropa de Corse - Teatro Stabile di Sardegna - Medias Etas-Napoli

Dans le cadre de la saison théâtrale des Tréteaux de France

En collaboration avec le Centro Studi " Gianni Rodari " de Orvieto - Italie

Avec le soutien de la Collectivité Territoriale de Corse, du Département de la Haute-Corse, du Théâtre de Bastia et du Svegliu Calvese.

Renseignements et réservations : 0495652357 - Fax : 0495654154

Aventures théâtrales de Orlando Forioso
D'après le roman éponyme de Carlo Collodi
Et la comptine de Gianni Rodari
avec

PINOCCHIO Emanuele Masillo
GEPPETTO Angelo Trofa
LE RENARD Giorgio Di Costanzo
LE CHAT Daniele Pettinau
LE GRILLON-PARLANT Marie-Clarisse Mattei
LA FEE AUX CHEVEUX BLEUS Marie-Jo Oliva

et Arlequin, Polichinelle, Mangefeu, les Gendarmes, Lumignon, L’aubergiste de l’écrevisse rouge, le Corbeau, la Chouette, les Lapins croque-morts, Monsieur Royale, la Baleine, le Juge Gorille, les élèves de l’Ecole municipale, les brigands assassins….. et plus de trente personnages.

Musiques et chansons Edoardo Bennato
Décors Jacovitti, réalisés par Marc Lamerant
Costumes Sartoria Farani - Roma
Assistant à la mise en scène Rosalba Ziccheddu
Mise en scène Orlando Forioso
Régisseur Jean-Pierre Sanna -
Habilleuse Mireille Boucher

Organisation et administration Valérie Salducci

PINOCCHIO E’ UNA FESTA !


Regardez bien aux alentours de votre ville, vous l’avez forcément entendu arriver : c’est la roulotte du Théâtre de Mangefeu ; un théâtre de marionnettes avec Arlequin, Polichinelle et … Pinocchio !

Tout le monde à bord : voici les aventures théâtrales du plus célèbre personnage de la littérature italienne, qui, de pièges en fourberies, de chansons en numéros de cirque, du Pays des Nigauds au Champs des Miracles, de l’auberge de l’écrevisse rouge à la maison enchantée de La Fée aux cheveux d’azur, vous conduira dans le magnifique Pays des Jouets.

« On ne peut imaginer le monde sans Pinocchio » disait l’écrivain Italo Calvino. Il avait raison. Aujourd’hui encore, plus de cent ans après sa création, Pinocchio demeure notre compagnon ; il reste là, sans causer le moindre ennui à quiconque : si l’on veut lire ses aventures, elles sont disponibles en plus de 270 langues ; si on veut le porter sur la scène, il est prêt parce que le théâtre est sa maison.

Le théâtre est un bien beau jeu, où le mythe Pinocchio se retrouve parmi ses masques-collègues. Certes, à la Commedia dell’Arte il manquait vraiment un personnage tel que lui, menteur, têtu, curieux, étonnant idéal humain qui a toujours stimulé la fantaisie populaire. Avec sa tête de bois Pinocchio ne connaît pas les notions de temps et d’espace. Ingénu et remuant, candide et aventureux, étonné et étonnant, le pantin apprend très vite ce qui lui est enseigné, puis il fait le contraire. Toujours menteur, toujours garnement, agité… Mais lequel de nos enfants ne l’est pas un peu ?

Pinocchio décrit le voyage de l’enfant en devenir, ou plutôt la tentative être un « pantin sans fil ». Dans cette nouvelle version musicale et théâtrale, toujours imprégnée par l’œuvre de Carlo Collodi, et enrichie de quelques vers des comptines de Gianni Rodari, notre héros balaie toutes ses vicissitudes en établissant un contact étroit avec les enfants qui composent le public, en les impliquant dans le développement de l’histoire.

En s’appuyant sur l’œuvre du grand illustrateur italien Jacovitti, Orlando Forioso a essayé de donner naissance à un spectacle vivifiant et dynamique, à la grande puissance visionnaire. Les lieux du spectacle se recréent à l’intérieur du Grand Théâtre Des Marionnettes grâce à des chaises géantes disproportionnées, qui deviendront tour à tour, forêt, cirque, auberge, école, mer, …

C’est le Grand Théâtre Italie qui se présente sous son aspect « Commedia dell’Arte » : il amuse et entraîne, et fait de Pinocchio, l’un de ses plus chers fils.

Edoardo Bennato, chanteur et compositeur napolitain, avec ses musiques et ses chansons telles que « Il gatto e la volpe », « Un millione di monete », « La fata », « In prigione, in prigione », « Dotti, medici e sapienti », entraîne les enfants sur des rythmes captivants aux accents rock et pop.

Le spectacle sera dit en français, corse et italien, avec des interventions dans les langues régionales italiennes qui distinguent certains personnages.

Une grande fête pour les enfants, créée pour eux, mais qui enthousiasme aussi les adultes qui n’ont pas perdu leurs rêves d’enfants.

Ce spectacle est né dans le « grand salon » du théâtre italien qu’est le Teatro Eliseo de Rome. Au fil de plus de 150 représentations, il a réuni plus de 100 000 spectateurs ! Ceci dans le cadre d’une saison théâtrale dédiée aux enfants, qui, en quatre ans, a vu la présence de 350 000 spectateurs ; à Paris, Pinocchio, en version italienne, a fait une fulgurante apparition en 2000, au Théâtre du Rond Point, dirigé par Marcel Maréchal, pour la saison théâtrale du Théâtre des Italiens dirigée par Maurizio Scaparro.
Aujourd’hui, le voilà de retour en France, dans une nouvelle version, présenté par une troupe hétérogène d’acteurs capables de réciter en diverses langues : c’est là l’Europe de Pinocchio.







2007



La Révolution Corse
Spectacle Musical
Du 13 au 15 Décembre 2007
Palais des Sports de Levallois-Perret (Marcel Cerdan)

Du 13 au 15 décembre 2007, dans le cadre du bicentenaire de la mort de Pasquale Paoli, la Maison de la Corse présente au Palais des Sports de Levallois-Perret (Marcel Cerdan), un spectacle musical intitulé : ‘’la Révolution Corse’’.


Une comédie musicale aux couleurs corses
La Révolution Corse nous offre deux heures de rire en cascades, mariant aussi bien la musique sacrée et le striptease, la douceur d'une berceuse et l’hymne guerrier, la polyphonie et les guitares saturées, la danse, les combats et la bonne humeur…. Au programme : théâtre et musique, 50 artistes sur scène (comédiens, chanteurs, cascadeurs, danseurs, acrobates, duellistes et même …un chat).


Un thème: le droit à la différence

Entre folie contemporaine et récit historique, le vrai sujet de la ‘’Révolution Corse’’ est le droit à la différence, revendiqué par les Juifs, les gros, les Arabes, les femmes, les gays, les animaux, les fous et bien entendu… les Corses.


Une histoire originale

Pasquale Paoli est fou, irrémédiablement fou, et vit depuis trente années dans un hôpital psychiatrique. Une fois par an, il tente de s'échapper mais son échec systématique le pousse à se construire un monde très personnel, un monde composé d'éléments réels et imaginaires. Dans l’imaginaire de Pasquale Paoli, son ancêtre (le vrai Pasquale Paoli, père de la constitution corse) découvre un village peuplé de femmes, les hommes ont été tués à la guerre ou lors de vendetta. Après cette rencontre exceptionnelle il donne le droit de vote aux femmes, la citoyenneté corse aux juifs et aux mahométans : nous sommes en 1755 ! A cette bravade Louis XV répond par la poudre et les canons, mais les infirmiers ne sont jamais loin.


Des auteurs Corses connus et reconnus

‘’La Révolution Corse’’, a été écrite et mise en scène que par Magà Ettori (auteur, réalisateur et … président de la Maison de la Corse).Spécialiste de la culture corse il est aussi le réalisateur du premier film sur Paoli de l’histoire du cinéma. ‘’Et maintenant monsieur Paoli ?’’. Ecrits par le compositeur Patrice Bernardini, aussi chanteur et multi instrumentiste, les chants de la ‘’Révolution Corse’’ offrent tout le panel de l’expression insulaire (polyphonies, nanni, paghjele, …), des titres sur mesure pour de nombreuses vedettes insulaires, ainsi que pour de jeunes talents,


Sous le haut patronage du Ministère de la Culture et de la Communication, et de la Collectivité Territoriale Corse.

Toutes les manifestations proposées par la Maison de la Corse en 2007 sont sous le haut patronage De ces deux institutions. Le bicentenaire de la mort de Pasquale Paoli a été classé par le Ministère de la Culture parmi les évènements remarquables en 2007. La Maison de la Corse a organisé en Ile de France, en Corse, en Angleterre et à Marseille une série d’évènements. Dernièrement, un colloque sur le thème la Corse dans les médias et au cinéma, a eu lieu au SENAT


Informations pratiques

Palais des Sports Marcel Cerdan - 141, rue Danton – 92300 Levallois Perret
Jeudi 13, Vendredi 14, Samedi 15 Décembre, à 21 heures.
Entrée : 1ere (45€) et 2eme catégorie (25€)
Location en ligne : www.revolutioncorse.com - www.Fnac.com Location Magasins : Fnac - Carrefour -Virgin - Galerie Lafayette - Auchan - E. Leclerc - Cultura - Géant
Location par téléphone : 0892 68 36 22 - 0892 390 800 (0,34€ / min)
Parking public : 145 rue Danton (01 40 89 09 46)
Métro : Pont de Levallois-becon (ligne 3)
Bus : Arrêt Pompidou - face au Palais des Sports (167, 53, 135, 275) www.revolutioncorse.com
Relations Presse : Nadine BATTISTELLI-GIORGI, battistelli.nadine@wanadoo.fr

 

 


Programme 2007/2008 U TEATRU


Samedi 17 novembre 2007 – 21 heures

L'ARTE DELLA VISIONE

En collaboration avec Teatreuropa. Laboratoire de théâtre pour la télévision conçu et dirigé par Orlando FORIOSO. Projection des trois épisodes pilotes: * Extraits de "Roméo et Juliette" de William SHAKESPEARE
* Extraits de "Filumena Maturano" de Eduardo DE FILIPPO
* Extraits de "Bella Sterpa" de Marcu BIANCARELLI
Gratuit

Samedi 24 novembre 2007 – 21 heures

Concert Marie- Jo ALLEGRINI et ses invités

Avec:
* Francine MASSIANI.
* TAO BY avec Philippe CAMPANA à la batterie, Fred et Franck NELLO aux percussions…
Entrée 10 Euros


Dimanche 9 décembre 2007 – 18 heures
IN NOMINE Hommage à Pasquale PAOLI:


Spectacle théâtral interprété par les élèves du Lycée de Balagne.
Texte: Laurent BRUNA. - Mis en scène: Orlando FORIOSO avec la collaboration de Charlotte ARRIGHI DE CASANOVA.
Créé le 30 septembre 2007 à l'Auditorium de Pigna.
Les bénéfices de cette soirée seront reversés au Téléthon.
Entrée 5 Euros

Dimanche 16 décembre 2007 – 18 heures
Concert de Pierre GAMBINI

Entrée 10 Euros


Dimanche 13 et samedi 19 janvier 2008 à 16 heures
PINOCCHIO

D'après l'œuvre de Carlo COLLODI.
Spectacle écrit et mis en scène par Orlando FORIOSO.
Représentation tout public:
Entrée 15 Euros – 7 Euros (tarif réduit)


Les lundi 14, mardi 15, jeudi 17 et vendredi 18 janvier 2008
à 10 heures et à 14 heures.

Le spectacle sera présenté aux scolaires


Samedi 26 janvier 2008 – 21 heures
UNO, NESSUNO E CENTO MILA

De Luigi PIRANDELLO.
Mise en scène: Orlando FORIOSO.
Entrée 15 Euros – 7 Euros (tarif réduit)

Au théatre de Propriano à partir du 20 avril 2007 : Marco Polo
Mise en scène d'Orlando Forioso. Création U Svegliu Calvese.

 

"
America ? America !"
Le 11 septembre 2001: où etiez-vous ?

ORLANDO FORIOSO
ONE MAN SHOW
avec
Martini Keyser
&
THE FEAR CORPORATION

U TEATRU
Vendredi 19 janvier 2007
à 21h00

 

Echanges entre Calvi et la Sardaigne.


Corse matin du 30 mars 2007

SOGNU D'UNA NOTTE d'ISTATINA

(Songe d'une nuit d'été)



Cette fois c'est une adaptation désopilante du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare qui était donnée à Calvi le 13 janvier pour le lancement de la saison 2007 di u Teatru de Calvi, dans l'ancien Weldom.

Trois génerations de balanins sur scène, dont Pierre Bertoni, Frédérique Vuillamier, Jean-Philippe Barbolosi, Jean-François Vega.... Un grand succès, et plus de 200 spectateurs.

Merci à Paul Parenti pour ces magnifiques photos.








Photos : Paul Parenti

Sognu d'una notte d'istatina, vendredi 24 Septembre 2004 à 20h30 ouvre la saison 2004 - 2005 pour le théatre

Trois mondes parallèles se rencontrent. Ils n'ont rien en commun, si ce n'est le mot « amour »...et au centre de la scène un grand lit pour accueillir les joies, les rires, les rêves, les cauchemars, les folies et les mensonges d'une nuit d'été...
Sognu d'una notte d'istatina est un spectacle qui naît de la pratique théâtrale et qui a la particularité de mêler toutes les langues.
Cette pièce a été réécrite par Orlando Furioso en une sorte de créativité collective, pleine de sens et d'expressions, qui a pour règle: « Parle comme tu veux / comme tu peux parce que les langues sont mères et ne tiennent pas lieu de pensée».
C'est à Shakespeare que l'on doit le cadre général de la comédie, qui a été préservé et ...trahi...comme il convient à de vrais amants sincères.
A truppa di u svegliu calvese prisenta Sognu d'una notte d'istatina * D'après : William Shakespeare * Mise en scène : Orlando Furioso * Avec : Les comédiens de A Truppa

23/03/2004 NANT'À A SCENA DI U TEATRU PUPULARE CÙ: "A TRUPPA" A cumedia "Sognu d'una notte d'istatina" messa in scena da Orlando Furioso hè stata ghjucata cù maestria in i lucali di u "Svegliu Calvese", davanti à un publicu entusiastu.
U tempu d'una serata, i cavalletti di u teatru tempuraneu eranu installati in Calvi in i lucali di u "Svegliu Calvese", per un'animazione inabituale in sta stagione, una sessantina di persone assistianu à u spettaculu.
"Ciò chì hè strasurdinariu, dice Dominique Bianconi, ghjè a mubilizazione in giru à stu prugettu di teatru. Ognunu s'hè impegnatu, ancu e persone chì ùn facenu parte di l'associu, per aiutacci, ciò chì ci hà permessu d'esse pronti attempu per prisentà u spettaculu "Sognu d'una notte d'istatina".
I scritti di a cumedia chì s'inspiranu di l'opera di Shakespeare, sò stati scritti da Orlando Furioso, in cullaburazione cù l'inseme di l'attori. I dialoghi in lingua corsa sò espressivi è irresistibili. A cuesione di u gruppu hà datu nascita à una vera squadra di teatru chjamata "A truppa" custituita d'amatori.
Dipoi trè anni, seguitanu regularmente e ripetizioni cum'è i prufeziunali. U risultatu hè à a misura di u travagliu ottenutu in curelazione cù Orlando Furioso, chì hà realizatu a messa in scena. U spettaculu s'hè fattu sott'à l'egidiu di a "Cumedia dell'Arte"è hè statu felicitatu calurosamente: "ghjè una vampata d'aria fresca chì scaccia i penseri d'ogni ghjornu. Omu avia bisognu di ritruvà u sensu di a festa, felicitazioni à Orlando è à a so squadra".

Discretu, Orlando Furioso hà rispostu: "ghjè teatru pupulare. Ci vole à rinnuvà cù sta tradizione chì hà sempre esistutu, ancu si a vita d'oghje a ci face dimendicà". In i mesi à vene, "A truppa", a squadra di u "Svegliu Calvese" serà in Bastia u 17 aprile, poi parterà in giru in Corsica è in Sardegna.

 

S’il est une héroïne corse, que tout le monde croit connaître jusqu’à la lassitude, c’est bien Culomba, ou plutôt « Colomba », telle que l’a décrite Prosper Mérimée. Une Colomba toute de noir vêtue, instrument d’une vengeance implacable, manipulatrice, plus proche des bandits que des représentants de l’autorité, belle pourtant, d’une beauté sévère presque asexuée.
Cette image « folklorisée », cette icône, dirait-on, aujourd’hui, s’est largement répandue dans l’imaginaire français, jusqu’à inspirer, chez nous, un rejet, mi-horrifié, mi-goguenard.

C’est à ce mythe qu’Orlando Forioso s’attaque aujourd’hui, non pas pour l’exalter, mais pour l’insérer dans la vaste lignée des héroïnes de la Méditerranée : Colomba, comme Electre, arme le bras de son frère. Plus encore, elle se veut l’instrument de son destin face à la mort, mais aussi face à l’amour. Elle est aussi celle qui ancre son frère, Orso della Rebbia, dans le territoire, dans la langue et dans un droit coutumier qui a peu à voir avec celui que tente d’imposer l’administration française ! Enfin, elle est celle qui fait le lien entre le passé et l’avenir et qui veille à ce que la chaîne ne se brise pas . A ce titre, elle annonce la femme moderne, celle qui prend les rênes de la maison en l’absence de l’homme, et qui transmet les valeurs.

Pour incarner Culomba, Orlando Forioso a choisi Francine Massiani, qui saura apporter au rôle sa connaissance de la culture corse, à travers la langue et le chant. Viendront s’ajouter les chanteurs du groupe A Filetta, confrères de cette « Passion corse », puisque le temps où se déroulent ces évènements est celui de la Semaine Sainte. Leurs chants, traditionnels ou de composition, viendront rythmer ce temps bref, où la raison n’a plus cours, où les émotions nous submergent, où la souffrance, partout, affleure. A leurs côtés, les participants aux stages et spectacles dirigés par Orlando Forioso, devenus professionnels à part entière, seront « les ombres et les âmes » de cette Corse qui entre de plein pied dans l’aventure française.

De notre correspondant permanent Paul :

"Magnifique spectacle. Superbe jeu des acteurs. Décor fait de draps évoquant tantôt les ruelles d'un village, tantôt les contours d'une chambre ou d'un salon, avec A Filetta parfois devant, parfois en ombres chinoises."

Culomba, una passione corsa, sera également présentée le 5 mai au Théâtre Municipal de Bastia.


Culomba CM

Lire les commentaires sur le blog de La horde sauvage :

http://www.la-horde-sauvage.org/dotclear/index.php?2007/04/28/234-colomba

Les images de Paul Parenti :

Culomba01
Evocation de la mort du père Della Rebbia - Photo : Paul Parenti


Les familles Della Rebbia et Nevil - Photo : Paul Parenti


Procession de la Semaine Sainte - Photo : Paul Parenti


La Semaine Sainte : la lavande - Photo : Paul Parenti


Procession de la Semaine Sainte - Photo : Paul Parenti


Final : Orlando Forioso et la troupe - Photo : Paul Parenti



Porto Torres - 8 et 9 juin 2007
Livorno - 12 et 13 juin 2007
Calvi - Oratoire Saint Antoine Abbé
16 et 17 juin 2007

Dans le cadre d'un projet interculturel où se croisent des univers artistiques divers de très haut niveau était présentée "Médée, Ritratto di voci / portrait de voix", d'abord en Sardaigne, puis à Livourne puis enfin à Calvi. Nous attendions avec impatience cette autre Médée, et le spectacle fut à la hauteur de l’attente. Tout d’abord, comment Orlando allait-il créer un spectacle dans l’Oratoire ? Une haute estrade tenait lieu de scène, avec un voile tendu dans la longueur de la scène. Sur ce fin tissu étaient projetés images et textes. A l’arrière de la scène, des marches étaient recouvertes d’une étoffe rouge. Sur l’avant, où venaient à certains moments les acteurs, un espace simplement habillé d’un autre drapé écarlate.


L’Ensemble instrumental de l’institut Piero Mascagni de Livourne

Le parti retenu par Orlando était de montrer une Médée plurielle. Après l’assassinat de ses fils, Médée se lave du sang et revoit en reflet dans l’eau les étapes qui l’ont conduite à cet acte.


Elena Ledda et A Filetta, derrière le voile


José et Jean


Elena Ledda


Lia Careddu


A Filetta


Lia Careddu


Lia Careddu


Lia Careddu et Elena Ledda


Lia Careddu et Elena Ledda

Lia Careddu


Médée la meurtrière, mais aussi la magicienne, l’étrangère, l’amoureuse, comme autant de Médée qui nous parlent de nous en même temps qu’elles se racontent. Toutes ces Médée se bousculent dans ses souvenirs. Pour renforcer cette pluralité, deux actrices jouaient le personnage de Médée: la tragédienne sarde Lia Careddu et la grande chanteuse Elena Ledda, auteur avec Gabriella Ledda de ses textes chantés en sarde. Toutes deux furent excellentes, déployant un jeu d’une grande intensité dramatique.
Les chanteurs d’A Filetta, simplement vêtus d’une tunique de lin, tenaient évidemment le rôle du chœur antique.
L’Ensemble instrumental de l’institut Piero Mascagni de Livourne, sous la direction de Stefano Agostini, accompagnait le parcours de cette nouvelle Médée avec des intermèdes musicaux composés par Claudio Valenti.

Un spectacle inoubliable.