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U Svegliu
Calvese et les Rencontres Polyphoniques de Calvi
Dernière
mise à jour de la page : 30/03/2007 | |
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Da furtezza ceca A' batticcia bruna Da marosulu
persu A' ridente sciuma Ci fù un seculu attundulitu
E' centu rigiri di luna
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D'aveugle citadelle Jusqu'à
grève brune Et de lame perdue A souriante écume, Il
y eut un siècle, Qu'arrondit le retour de cent lunes
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L'association U Svegliu Calvese est née en juillet 1981 du constat
de la perte progressive d'identité de la ville, entre le côté
touristique de l'été et le côté ville de garnison en
hiver. Les créateurs ont voulu renouer avec les traditions, faire reprendre
conscience aux Calvais de la richesse de leur patrimoine. Si l'association
travaille quotidiennement sur le terrain en organisant des stages de théâtre
et en encadrant la structure socio-éducative de La Tour Solaire, qui propose
aux enfants et adolescents calvais de nombreuses activités (aide aux devoirs,
ateliers de musique, dessin, photo...), U Svegliu est connu avant tout pour les
manifestations qu'il organise depuis de nombreuses années, aux fêtes
de Pâques (les Passions) et en septembre (les Rencontres polyphoniques).
Afin de perpétuer l'héritage des chants polyphoniques et
de l'ouvrir à d'autres cultures partageant la même expression polyphonique,
U Svegliu Calvese, sous l'impulsion de son président Jean-Témir
Kérefoff et de sa secrétaire Dominique Bianconi (une ancienne du
groupe Donnisulana, soit dit en passant), et en collaboration avec le groupe
A Filetta, a créé en 1989 les Rencontres de chants polyphoniques
de Calvi. Elle ne réunissaient à l'époque que deux groupes,
A Filetta et Su Cuncordu de Orosei. A Filetta avait été reçu
en Sardaigne et avait souhaité recevoir le groupe Sarde en retour en Corse.
A l'issue de ce concert sont nées ce qui allait devenir les Rencontres.
Il
se trouve que Jean Sicurani faisait partie des membres fondateurs du Svegliu.
A Filetta était alors un jeune groupe qui répétait souvent
à la Poudrière. Des liens amicaux très forts se sont rapidement
noués.
Ces Rencontres
sont aujourd'hui un rendez-vous musical d'une grande qualité où
se croisent et s'entremêlent les voix de chanteurs venus du monde entier
: mongols, inuits, tibétains, sud-africains, cubains, sardes... Au
delà de son envergure internationale, cet événement met en
valeur tout l'espace et l'architecture de la haute-ville dont le cœur bat
au rythme de concerts, d'ateliers et de rencontres consacrés à l'art
du chant avec un grand C. Ainsi
chaque année depuis 1989, des chanteurs venus de tous horizons partagent
pendant
quatre jours, le
plaisir d'échanger leurs voix et leurs âmes...
En septembre,
dans la lumière et la chaleur d'un été languissant, la citadelle accueille des
chanteurs venus de tous horizons qui, pendant quatre jours partagent le plaisir
d'échanger leurs voix et leurs âmes. En 1989, les chanteurs du groupe A Filetta
entamèrent un dialogue avec les chanteurs sardes d'Orosei. Le fil ainsi tissé
devait se poursuivre, et d'autres le saisirent qui vinrent de Géorgie, d'Afrique
du Sud, de Bulgarie, d'Angleterre ou de Cuba. Depuis, d'année en année, les
murailles de la citadelle renvoient l'écho de ces voix, qui racontent la terre,
les océans, les montagnes et les étoiles, qui nous disent l'histoire de peuples
de souffrance, de peuples d'espérance, de peuples à rêver. Calvi devient alors
le lieu de ce plaisir intense et de cette émotion pure qui frappe en plein coeur
quand des hommes d'aujourd'hui se rassemblent, simplement pour chanter la fascinante
modernité de l'art polyphonique. JC. ACQUAVIVA
A
noter que les Rencontres s'intitulent "Rencontres de chants polyphoniques",
sans qu'elles soient réservées exclusivement à ce type de
chant. Ce sont les Rencontres elles mêmes qui sont polyphoniques. Il
n'est pas toujours nécessaire de comprendre ce qui se dit pour s'entendre...
Deux
anecdotes rapportées l'une par Jean-Claude Acquaviva, l'autre par Dominique
Bianconi : Une fin de soirée à 5 heures du matin à la
Poudrière. Il y avait là un Géorgien, un Cubain, un Sarde
et un continental, qui avaient tous un peu bu. Ils se parlaient chacun dans sa
langue et donnaient le sentiment qu'ils se comprenaient. Après ils se sont
engueulés un peu, sans aucune gravité, mais c'était surréaliste
de les voir mener ce qui ressemblait à un véritable débat
philosophique. Une année, un
des chanteurs Géorgiens avait très mal à l'oreille. Nous
faisons venir un médecin à la Poudrière, mais aucun ne parlait
français. Le Géorgien qui avait mal expliquait ce qu'il ressentait
à un autre Géorgien qui traduisait en anglais à une amie
qui elle-même traduisait au médecin... Et on frappe à la porte.
c'était les chanteurs Sardes du Tenore de Bitti qui demandaient s'ils pouvaient
répéter. Et ils se mettent à chanter. A un moment, le médecin
s'est interrompu dans sa consultation et a dit : "Je croyais connaître
Calvi. Mais où suis-je ?!" Période
: 5 jours à la mi septembre (voir calendrier
perpétuel) Renseignements : Association U Svegliu Calvese
Tél : 04.95.65.23. 57, e-mail : svegliu@aol.com . Depuis
1999, nous avons eu la chance d'assister, presque chaque année, aux Rencontres
de Calvi. Parmi les nombreux souvenirs de ces journées exceptionnelles,
dont vous trouverez ci-dessous quelques traces, citons la création d'Himalaya,
l'enfance d'un chef en 1999, la rencontre avec Antoine Ciosi en 2004, la découverte
des Voix de Géorgie... Un grand merci à Gerda-Marie d'avoir bien
voulu me prêter ses archives d'une grande richesse, ce qui m'a permis de
compléter les années "sans". | |

Mardi
10 septembre 1996, Eglise Saint
Jean, Bastia A
Filetta (Corse) Giovanna Marini (Italie) Mercredi
11 septembre 1996, Calvi Yann-Fanch
Kemener (Bretagne) Roulez Fillettes (France) Huun-Huur-Tu
(République Tuva) Jeudi
12 septembre 1996, Calvi Ozan
Firat (Anatolie) Henry's Eight (Grande-Bretagne) A
Filetta (Corse) : Chants de la Passion Vendredi
13 septembre 1996, Calvi Yann-Fanch
Kemener (Bretagne) et Didier Squiban Salasa
(Madagascar) El Cabrero - Paco del Gastor (Espagne) Samedi
14 septembre 1998, Calvi Concerts
dans la citadelle avec la participation des confréries de Balagne, du choeur
polyphonique de Calvi, d'U Concordu de Orosei (Sardaigne), d'Anghjula Dea, A Ribuccata,
etc. Final avec tous les participants. Le Voci Atroci (Italie)
Photo
Studio Luis pour Corse Matin Samedi
20 septembre 1997, Calvi Concerts
dans la citadelle avec U Concordu de Orosei, Anghjula Dea, U Fiatu Muntese, Mzetamze,
les Voix de Géorgie.  Photo
Studio Luis pour Corse Matin

Lundi
14 septembre 1998, Jardins de
la Poudrière, Calvi Courts
métrages de Mikhail Kobakhidzé. Mardi
15 septembre 1998, Eglise Saint
Jean, Bastia A
Filetta (Corse)  Crédit
photo : Jean-Marie Colonna
Vocal
Sampling (Cuba) Le succès et la popularité de ce groupe cubain
n'ont cessé de croître en Europe depuis 1992, entre jazz et salsa,
entre rumba et mérengué.  Vocal
Sampling - crédit photo Jean-Marie Colonna
Mercredi
16 septembre 1998, Calvi - Soirée
en hommage à Ghjuliu Bernardini Anghjula
Dea (Corse) Cinq jeunes femmes issues de l'école de chant d'A Filetta. Ensemble
Organum (France) Cet ensemble dirigé par Marcel Pérès
a une structure souple qui permet de faire appel pour chaque répertoire
à des chanteurs issus d'horizons divers. Pour cette Messe de Guillaume
de Machaut, Marcel Pérès a fait appel à des chanteurs corses
issus de la tradition. I Muvrini Pour des générations de chanteurs,
Ghjuliu Bernardini, fondateur avec ses enfants du groupe désormais mondialement
connu et reconnu, fut, est et restera une référence. Jeudi
17 septembre 1998, Calvi U
Fiatu Muntese (Corse) Yann-Fanch Kemener (Bretagne) Houria Aichi (chants
berbères) Houria Aichi revivifie la tradition de la poésie populaire
chantée des Chaouis d'Algérie, paysans berbères de l'Aurès. Voix
de Géorgie (Géorgie) Les chants géorgiens passent parmi
les plus beaux du monde. Tous les chants interprétés par les Voix
de Géorgie, groupe créé en 1986, le sont dans la version
originale tels qu'ils leur ont été transmis par leurs ancêtres.  Les
Voix de Géorgie et A Filetta - crédit photo : Jean-Marie Colonna
Vendredi
18 septembre 1998, Calvi Aghja
Rossa (Corse) Ces
jeunes chanteurs balanins issus des ateliers de l'association "Ghjuventù
in mossa" appartiennent également aux confréries calvaises. Voix
de Géorgie (Géorgie)  crédit
photo : Jean-Marie Colonna
Yann-Fanch
Kemener (Bretagne) Le "pays" et ses légendes, les celtes et
leurs rêves, c'est son coeur, son âme, et chacune des inflexions d
ela voix singulère de Yann-Fanch Kemener nous en fait don. Huun-Huur-Tu
(République Tuva) La République Tuva, au sud de la Sibérie,
est une région montagneuse de steppes et de taïga. Cette terre a inspiré
cette musique mystérieuse et méditative. Samedi
19 septembre 1998, Calvi Concerts
dans la citadelle avec la participation d'U Concordu de Orosei (Sardaigne), clôture
avec tous les participants. Vocal Sampling (Cuba)
"...ce
n'est pas l'instrument exotique ou la pose de la main sur l'oreille qui donne
sa force à une musique; c'est plutôt la sensibilité qui la
guide, sa façon à elle de raconter, témoigner le monde, la
vie, l'humain, tout ce qui par là-même lui donne cette force vitale. La
réduire aux apparats de son décor, c'est l'amputer de son entière
substance, lui refuser sa pleine existence." Jean-François
Bernardini 1999
: XIes Rencontres

Création MédiaTerra 
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Répétition à Calvi, septembre 1999
Mardi 14 septembre 1999,
Théatre municipal de Bastia
Jean-Pierre Lanfranchi : Sogni à l'arrizà Le Voci Atroci
Marcello Colasurdo e La Paranza Vocale : Il Cortile che canta Du mercredi
au vendredi : concerts de 18 h: L'Alba, L'Aghja Rossa, Anghjula Dea,
U Fiatu Muntese Mercredi
15 septembre, Cathédrale A Madrigalesca Tembang Sunda
& Kachapi Sulin Mercredi 15 septembre, Oratoire Marilis Orionaa
Sabri Moudalal, Omar Sarmini et l'Ensemble Al-Kindi : le salon de musique d'Alep
The Helping Hand Gospel Singers Jeudi 16 septembre,
Oratoire Tembang Sunda & Kachapi Sulin La Squadra
Jeudi 16 septembre, Cathédrale Tenores Antonia Mesina d'Orgosolo
Sheikh Hamza Shakkûr & Al-Kindi : Liturgie soufie de la Grande Mosquée
des Omeyades de Damas Vendredi 17 septembre,
Oratoire Marcello Colasurdo e La Paranza Vocale : Il Cortile che
canta Vendredi 17 septembre, Place d'Armes La Musique Vocale de
Bruno Coulais avec Marie Kobayashi, Tsering Lodoe et A Filetta |
A Filetta chante Himalaya |
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Samedi 18 septembre
Flying Pickets Tenores Antonia Mesina d'Orgosolo The Helping Hand
Gospel Singers
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2000
: XIIes Rencontres
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Mardi
12 septembre 2000,
théâtre de Bastia : A Filetta - Musique du film Himalaya, l'enfance
d'un chef.

Mercredi
13 septembre 2000, Calvi Salve
Regina (Corse, création) par A Filetta, Anghjula Dea, U Fiatu Muntese,
L'Alba et Aghja Rossa Tiharea (Madagascar) Utali (chants amérindiens) Souffle
Arctique (chants inuits et tchouktches) Bulgarka Junior (Bulgarie)
Jeudi
14 septembre 2000, Calvi Souffle
Arctique (chants inuits et tchouktches) Su Concordu
de Orosei (Sardaigne) L'Alba (Corse)  L'Alba
- crédit photo : Jean-Marie Colonna
Chanteurs
de Tipa (Tibet) Dialogos (Croatie, Italie) Soledonna et A Filetta (Corse)
: Canti, incanti e creazione (Création Bruno Coulais)
 Soledonna
- Photo Studio Luisi
Vendredi
15 septembre 2000, Calvi Ariodela (Italie)  Ariodela
- Photo Studio Luisi
Tiharea
(Madagascar) Bulgarka Junior (Bulgarie)
Samedi
16 septembre 2000, Calvi Su
Concordu de Orosei, Ariodela, confréries
de Calvi Patrizia Bovi, Gigi Casabianca et Francesca Breschi : Ogn'om m'intenda La
géographie de l'imaginaire A
l'heure où les technologies et le marketing régissent les succès musicaux, où
quasiment plus personne ne s'insurge contre le play-back, où l'émotion se limite
aux lectures des potins du show business, il existe pourtant aujourd'hui encore
des démarches singulières dans le domaine musical. (...) Depuis 13 ans déjà a
lieu à Calvi une manifestation culturelle, intitulée Les rencontres de chants
polyphoniques, qui permet au public et aux voix du monde de se rencontrer.
Une fois de plus pour la 12ème édition qui s'est déroulée du 12 au 16 septembre
dernier, le mot "rencontre" y a pris tout son sens, car des rencontres
il y en eut beaucoup. Notamment lors des repas à la Poudrière, siège social de
l'association organisatrice, lieu de vie de cette manifestation : celle des jeunes
chanteurs de Calvi qui échangèrent leurs techniques vocales avec les chanteuses
tchouches, rencontre moins surprenante de la Corse et de la Sardaigne avec cette
année le groupe l'Alba et le Su Concordu d'Orosei, sans oublier la surprise des
chanteuses bulgares et amérindiennes découvrant et échangeant un chant commun
à leur patrimoine respectifs. A noter la formule concert-rencontre qui a pris
une place majeure cette année avec une affluence record et des spectateurs enthousiastes,
débordants de curiosité, de désir de partage et de découverte : les interventions
de l'animateur Philippe-Jean Catinchi ajoutèrent à cette édition en permettant
une meilleure compréhension des techniques vocales et des traditions d'où qu'elles
puisent leurs sources. Mais la polyphonie ce n'est pas que la tradition :
d'ailleurs l'occasion fut donnée d'assister à des créations : Himalaya
ou l'enfance d'un chef, bande originale d'un film signée Bruno Coulais, donné
en ouverture au théâtre de Bastia et interprétée par A Filetta et les Tibétains
Tsering Lodoe et Gurgan Kyap, le concert dans la cathédrale St Jean
Baptiste incontri et creazione, un duo réussi entre A Filetta et le groupe
de polyphonies féminines Soledonna sur une musique de Bruno Coulais, et enfin
le concert-lecture autour de la tradition mariale pièce intitulée Salve Regina,
création du Svegliu Calvese Le final aussi, s'inscrit dans cette démarche avec
le thème " La géographie de l'imaginaire ", il surprit le public qui était resté
sur des répertoire festifs avec Colarsurdo, Flying Pickets, Vocal Sampling, Voce
Atroci. La mise en scène et les lumières proposées démontrèrent que le chant et
lumières peut pleinement imprégner un patrimoine et s'imprégner de lui. JF.
ROUCHON (Source : http://membres.lycos.fr/jpas
- Copyright All right reserved CITADELLA MEDIA (tm))
2001 : XIIIes Rencontres
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Mardi
11 septembre 2001, Bastia A
Filetta (Corse) Moines de Gyütö (Tibet) 
Mercredi
12 septembre 2001, Calvi Yann-Fanch
Kemener et Aldo Ripoche (Bretagne) Quatuor Giovanna Marini (Italie) Lo Cor
de la Plana (chant occitan)
Jeudi
13 septembre 2001, Calvi Quatuor
Giovanna Marini (Italie) La
Risonanza A Filetta (Corse - Choeurs de Medea : création)
Vendredi
14 septembre 2001, Calvi Lo
Cor de la Plana (chant occitan) U
Fiatu Muntese (Corse) Ensemble Baba Mirzayev (Azerbaïdjan) L'Alba (Corse) Moines
de Gyütö (Tibet)  Photo
Gérard Baldocchi pour Corse Matin
Jean-Paul
Poletti et le Choeur d'hommes de Sartène
Samedi
15 septembre 2001, Calvi Concert
promenade Salve Regina Final Bnet Marrakech (Maroc) 2002
: XIVes Rencontres
Nous
n'avions pas pris l'abonnement complet cette année-là. Nous avons
assisté aux concerts de Pino de Vittorio, A Filetta le jeudi et Erotokritos
le vendredi. Le samedi, avant le final nous avons découvert Tempus Fugit.
Le final très africain regroupait les chanteurs et danseurs sud-africains
de Colenso Abafana, la Malienne Nahawa Doumbia, l'Erythréenne Fatyinga
et encore d'autres. Nous avons ainsi manqué, notamment, les excellents
concerts d'Eva Quartet et de la chanteuse algérienne Houria Aïchi... 

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Création MédiaTerra |
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Mardi
16 septembre 2003, Cathédrale
Ste Marie à Bastia : A Filetta "Intantu" Alim
Qasimov (Azerbaïdjan) Considéré comme un phénomène
vocal, Alim Qasimov chante le "Mugham", forme musicale du IXe siècle
comportant des morceaux poétiques et des ballades sur l'amour, la guerre,
la vie. Assurd (Naples) Ce groupe puise son inspiration dens la tradition
de Campanie, des Pouilles, de Calabre et du Lazio. "Tammurriate" ou
chants a capella et créations. Ces danses et chants sont de véritables
hymnes à la vie. Mercredi 17 septembre 2003,
Calvi L'Alba Sélectionnés au Printemps de Bourges
2001 dans la catégorie "espoirs", les chanteurs de l'Alba allient
les chants profanes et sacrés issus de la tradition orale corse, en sachant
créer l'osmose entre polyphonie, rythme et musique instrumentale. Il
en manque un pour faire un sextuor Une des surprises des Rencontres que
ce groupe de musique vocale a cappella. Chants italiens de la Renaissance, prières
polonaises, standards de Cole Porter : un répertoire très éclectique. Antonella
Morea et le groupe Media Aetas Cette chanteuse napolitaine, qui a travaillé
sous la direction de Roberto de Simone, s'appuie sur la tradition de sa région
mais également sur ses expériences jazzistiques, de même que
le groupe Media Aetas. Assurd Jeudi 18
septembre 2003 Jean-Claude Acquaviva et Danyel Waro Rencontre
alléchante que celle du réunionnais Danyel Waro et de Jean-Claude
Acquaviva. Le maloya, ancienne musique d'esclaves, combine des influences africaines,
malgaches et indiennes en un chant de révolte. Alim Qasimov Tavagna
"Canta Malcolm Bothwell" Le musicologue et musicien anglais Malcolm
Bothwell a collaboré avec le groupe Tavagna sur trois pièces musicales
corses (a pesta, a Moresca, A l'Antigona). Ma'allem Abdelatif el Makhsoumi
(Maroc) Un des derniers géants de l'envoûtante culture Gnaoui
marocaine. Les "Gnaouas" prêtent leur savoir ancestral à
un rite de possession nommé "lila" (veillée). Confrérie
di a Pieve di a Serra On ne dira jamais assez l'importance capitale des
confréries en Corse. Ces structures confraternelles constituent depuis
toujours des espace de tolérance et d'entraide. Elles sont aussi les dépositaires
d'un patrimoine exceptionnel de chants sacrés. Vendredi
19 septembre Confréries Saint Antoine Abbé et Saint
Erasme  crédit
photo : Jean-Marie Colonna
Ma'allem
Abdelatif el Makhsoumi (Maroc) A
Filetta "Si di mè"  Photo
Denis Derond
Samedi
20 septembre Concerts dans la Citadelle "Chanter : est-ce
toujours dire ?" ou "à l'iniziu c'era a parolla"
2004 : XVIes
Rencontres

Compte-rendu
des 16es rencontres polyphoniques du 14 au 18 septembre 2004 Mardi
14 septembre 2004, Cathédrale Ste Marie
à Bastia : Premier concert pour A Filetta autour des musiques de films
de Bruno Coulais : de larges extraits, complètement réarrangés
pour le groupe sans accompagnement musical, de Don Juan, Himalaya et du Libertin.
Performance remarquable sur des compositions qui sont loin d'être faciles
et dans un lieu pas forcément approprié. La Cathédrale de
Calvi, plus petite, se prête mieux au chant tout en nuances d'A Filetta.
Un petit plantage sur La Mort de Don Juan. Cela arrive même aux meilleurs
! Pour le deuxième concert, Jean-Claude avait prévenu le public
: ceux qui n'ont jamais entendu les Voix de Géorgie allaient être
soufflés. Effectivement, tant l'aspect physique de ces douze géorgiens
en costume traditionnel (bottes de cuir, cartouchières et poignard au fourreau)
que la puissance de leur chant ont enthousiasmé le public. Les Géorgiens
ont offert un éventail de leurs capacités, avec des chants religieux,
des chants de mariage, de labour, de célébration, de chasse, d’amour,
passant du plus tonitruant au plus doux. Retour à Calvi ce mercredi
15 septembre 2004 pour un premier concert à la Cathédrale
du groupe féminin Isulatine. Né en 1998, Isulatine réunit
Antoinette d'Angeli, Elisabeth Andreani et Letizia Giuntini. Ces trois jeunes
femmes issues du jazz ou du chant traditionnel (Letizia a vécu toute son
enfance à Lumio à côté du Carubbu cher à A Filetta)…ont
déjà chanté ensemble dans différentes formations (Anghjula
Dea) autour d'une même passion pour le chant. Comme le laisse présager
le nom du groupe (Isula+latine), leur répertoire témoigne d’une
volonté d’ouverture et se compose d'une palette de chants d'horizons
très différents. Leur concert reprend en majeure partie les morceaux
de leur album Sogni d’Aprile enregistré en avril 2003, des créations
en langue corse et des chants traditionnels d'ici ou d'ailleurs (un morceau jazz,
une berceuse géorgienne, une paghjella, une nanna). Le soir, deux
concerts : tout d'abord de nouveau Les Voix de Géorgie. Le concert s’est
terminé sur … Dio Vi Salvi Regina chanté avec A Filetta !
Puis venait Okna Tsahan Zam (Kalmoukie). Autre moment étonnant que
de découvrir le chant diphonique issu du chant mongol traditionnel.
Le jeudi 16 septembre 2004, à 18 h
le groupe réunionnais Salem Tradition se produisait dans la Cathédrale.
Ce groupe de trois chanteuses et deux musiciens chantent le maloya, chant d’origine
africaine interdit encore récemment par les autorités françaises.
Du punch. A 21h 30 dans la Cathédrale, A Filetta présentait
"Di Corsica Riposu, Requiem pour deux regards" créé dix semaines
plus tôt pour le festival de St Denis. Une œuvre âpre, assez
ardue à la première écoute, avec des moments de grâce
comme dans Figliolu d'ella chanté en trio par Paul, Jean-Luc et
Jean et des moments d'extrême tension comme le Rex Tremendae avec
des dissonances inhabituelles. Textes de Borges lus par la belle voix grave de
l'omniprésent Pierre Bertoni, que l'on a vu successivement au cours de
ces Rencontres chanter, déplacer des barrières, aider une personne
handicapée, animer un atelier de chant, toujours avec le sourire.
Vendredi 17 septembre 2004, c'était
le tour des Albanais de Tirana. Concert très intéressant. Les Albanais
pratiquent une polyphonie complexe à quatre voix : soliste (l'équivalent
de "a seconda") - le preneur " marrës ", le coupeur " prurës ", le repreneur
" hedhës " - et un bourdon " iso ". Gag : lors du débat, une traductrice
était chargée de relayer en albanais les questions de l'auditoire
et de traduire les réponses en français. Or, le chanteur albanais
répondait en italien, ce qui fit dire à plusieurs personnes qu'elles
comprenaient l'albanais ! A 21h30 le Corou di Berra, groupe des Alpes méridionales
qui mêle polyphonies et orchestre. Enfin, Antoine Ciosi clôturait
la soirée, prévue à l'origine sur la place d'Armes mais transférée
à l'intérieur de l'église à cause du vent et de la
pluie annoncée (qui ne vint pas). Concert mémorable. D'une part,
Ciosi est un personnage d'une rare présence. Il a enthousiasmé l'auditoire
au cours d'un concert qui a duré pas moins de 2 heures. D'autre part, ce
concert a été chargé d'émotion : tout d'abord quand
Antoine Ciosi a avisé dans la salle la présence de son vieux compère
Dominique Vicenti, qu'il a fait acclamer par le public ; ensuite, lorsqu'il a
repris U Ritrattu avec José d'A Filetta, qui se trouve être l’arrière
petit-fils d'a vecchja Maria de la chanson, jeune veuve d'un soldat tué
dans les tranchées au début de la guerre de 14-18; enfin, quand
A Filetta au complet l'a rejoint sur scène. L'immense admiration pour «
celui qui fit découvrir d’immenses poètes de langue corse
aux jeunes chanteurs » était palpable. « Dans sa bouche, notre
langue chante, danse, embrasse et surtout espère », dira Jean-Claude.
Samedi 18 septembre 2004 Tout d'abord dans l'après-midi
les plus courageux s’étaient rendus sur les hauteurs de Calvi, à
Notre-Dame de la Serra, pour le discours du chef indien Seattle et pour les 32
variations pour violoncelle composées par Jean-Philippe Audin. Pendant
ce temps, à l'Oratoire se sont succédé les Géorgiens
(qui avaient troqué leur lourd costume contre des t-shirts des rencontres
polyphoniques), puis les stagiaires des cours d'initiation dispensés par
les confrères de St Antoine Abbé et de St Erasme au sein desquels
on a pu reconnaître des chanteurs d'U Fiatu Muntese et de l'Alba. A
18 h, l’Alba justement présentait dans la cathédrale le matériel
de son album (toujours à paraître) Cilva. Musique très originale
aux multiples influences. faire swinguer la polyphonie sans la dénaturer,
quelle performance ! Enfin à 21h30 ce fut l'heure de la clôture
intitulée “Calusgiule à l’ultimu" (Etincelles
pour finir). Avant l'excellente prestation de Toto – Bona - Lokua, pratiquement
tous les invités se sont succédé : Antoine Ciosi et A Filetta
d'abord, avec des paroles très fortes d'Antoine et de Jean-Claude pour
dénoncer le racisme et la xénophobie, les Voix de Géorgie,
Tirana, les kalmouks, Salem Tradition, l'Alba et A Filetta, revenue pour un extrait
d'Himalaya, deux extraits du Requiem (Rex et Figliolu d'Ella) et un vibrant Sumiglia.
. Seul bémol, deux fâcheuses qui ont bavardé toute la soirée
pendant les chants. Une mise au point a été nécessaire !
Autour de minuit, quand les dernières notes de Gérard Toto, Richard
Bona et Lokua Kanza se sont éteintes, on était partagé entre
le regret que ce soit déjà fini et l'intense bonheur d'avoir vécu
depuis le mardi des moments qui resteront pour toujours dans nos mémoires…
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2005
: XVIIes
Rencontres 
Affiche conçue et réalisée
par Area Communication (ZA Corbara 0495315405)
Compte-rendu
des 17es rencontres polyphoniques du 13 au 17 septembre 2005
Ces
Rencontres ont vu le jour dans un contexte très difficile. Le financement
et la programmation ont été bouclés in extremis, à
telle enseigne que le programme n’était disponible que 10 jours avant
l’ouverture. Alors que le Svegliu Calvese, dont on ne saluera jamais assez
le travail admirable accompli par ses bénévoles, se débattait
dans les problèmes de financement, deux élus de la Collectivité
Territoriale dévoilaient le montant de la subvention accordée sans
aucun débat à Michel Drucker pour son "Vivement dimanche" insipide
à Calvi : plus de 100.000 euros. Sans commentaire…
Mardi 13 septembre 2005, Bastia (Trop) court concert d’accueil
d’A Filetta, qui chante Beati, Kyrie, U Lamentu di Maria, L’Arditezza,
deux chants d’Himalaya, un extrait du Libertin, Rex, Pater Noster et pour
finir un Lamentu di Ghjesu bouleversant, avant d’accueillir le 1er invité
de ces 17es rencontres : le groupe mongol Egschiglen. Après de nombreuses
péripéties (perte et casse d’instruments pendant le voyage),
ce groupe composé de 6 musiciens et une danseuse nous fait découvrir
sa musique très virtuose, par les acrobaties vocales du khöömie
(chant diphonique) mais aussi sur le plan instrumental sur cithare, basse et luth
à deux cordes. Quelques aperçus de danse mongole où l’on
sent une certaine parenté avec Bali par l’importance de la gestuelle
des mains et des bras. Rythmes chaloupés des caravanes, cavalcades des
chevaux, traditions chamanes sont également évoqués par cette
belle musique loin du folklore.

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Mercredi
14 septembre 2005, Calvi Les Rencontres
de 18h s’ouvrent avec Madrigalesca. Ce groupe à géométrie
variable composé ce jour de Gigi Casabianca (chant), Nicole Casalonga (clavecin
et chant), Anne Pellegrini (flûtes, dont la pivana) et Joëlle Tomasini
(chant) présente un lien équilibré entre musique savante
et musique populaire. Très belles voix, notamment de Gigi et Joëlle.
Comme chaque année, les concerts de 18 heures donnent lieu à de
passionnants échanges entre les groupes et Philippe-Jean Catinchi. Le public
peut également poser des questions.
A 21h30, les chants d’A Filetta (U Casticu, Figliolu d’Ella
et A Paghjella di l’Impiccati : la perfection) accueillent Silvia
Malagugini et son groupe, la Compagnie Nonna Sima.
La démarche du groupe s‘apparente à celle de Madrigalesca
: mélange de « populaire » et de « classique »,
de culture savante et de tradition orale. Ces Mystères sont une rencontre
entre « Il Laudario di Cortona », recueil de laudes du XIIIe siècle,
Monteverdi, Stradella et les chants traditionnels d’Italie du Sud, où
des influences multiples, notamment arabes, se font sentir. Ca débute
au berimbau, on croirait entendre Nana Vasconcelos, puis les 2 hommes (Edmond
Hurtrait et Fréderic Lair) paraissent avec des bougies allumées
qu’ils disposent sur la balustrade. Le chant des deux femmes (Silvia et
Joëlle Faye) arrive du fond du chœur. Et nous voilà embarqués
dans l’histoire de Marie, chant tour à tour baroque, arabisant, italien
populaire. Etonnant chant diphonique de Mathias Duplessy qui joue également
de l’oud, de la guitare et des percussions. Ovation méritée
de l'auditoire.
Pour conclure la soirée, A Cumpagnia, composé de Nando Acquaviva,
François-Philippe Barbalosi, Laurent Barbalosi, Claude Bellagamba, Jérôme
Casalonga et Ceccè Guironnet, a peut-être pâti de l’heure
tardive et de la programmation très riche de cette journée.
Le chant puissant du groupe de Pigna, enraciné dans la tradition tout en
recherchant des formes innovantes, a séduit le public.
Jeudi
15 septembre 2005, Calvi Aux
Rencontres de 18h était programmé le Warsaw Village Band pour
un premier concert en formation restreinte : les trois femmes (Maya Mayall Klezcz,
violoncelle et chant, Magdalena Sabczak, cymbalum, chant, et Sylwia Mazura Swiatkowska,
violon, suka et chant) ont présenté leurs « voix blanches
» mêlées aux instruments traditionnels, notamment le suka,
violon se jouant avec les ongles. |

Madrigalesca

Nonna Sima
 A
Cumpagnia

Warsaw Village Band | |
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Etonnant, frais, souvent très beau. Une « musique du chaos »,
prenant sa source dans les chants traditionnels mais à travers un style
personnel et actuel, comme l’a très bien expliqué Maya, dans
un français excellent. A 21h30 Pater Noster, Le Lac
et U Furore chantés par A Filetta introduisaient Mahwash,
grande chanteuse afghane accompagnée par l’ensemble Radio Kaboul.
Pour ma part j’ai davantage apprécié les duos tabla/sitar
de Prabhu Edouard
et Ustad Khalil Gudaz que le chant. | | |

Slaveï Quartet
Vendredi
16 septembre 2005, Calvi A 18h le groupe marseillais Lo Cor
de la Plana mené par Manu Théron a présenté son
répertoire de chants sacrés de Provence ou plutôt ses «
polyphonies trépidantes ». Très surprenant chant
scandé, trépidant effectivement, circulaire, parfois proche du rap,
sur des textes évoquant notamment la vie d’Alexis, saint déchu,
ou empruntant aux Noëls de Notre-Dame des Doms. Décapant !
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Enfin,
le Quartet Bulgaria Slaveï a recueilli les ovations du public enthousiaste.
Ces quatre chanteuses (deux sopranos, une mezzo et… une basse) au physique
imposant ont non seulement des voix admirables mais aussi un humour certain. Parées
de leurs costumes traditionnels aux couleurs éclatantes, elles ont emballé
le public. Leur répertoire puise dans les chants religieux aussi bien que
dans les chants traditionnels profanes. Technique vocale parfaite. Et
pour finir, elles ont annoncé « une surprise pour nos amis d’A
Filetta ». Et ont entonné « A Violetta » dans un corse
parfait. La Cathédrale debout les a acclamées !

Lo Cor de la Plana
Le
soir, le temps étant menaçant, le spectacle initialement prévu
sur la Place d’armes se déroulait dans la Cathédrale. | | | |
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Le
Cuncordu de Orosei (Patrizio Mura, Piero Pala, Massimo Roych, Mario Siotto
et Gianluca Frau) présentait "Cola Voche" avec un violoncelliste hollandais,
Ernst Reijseger et un percussionniste écossais, Alan Purves. Très
étonnant quant on connaît l’attachement des sardes au chant
traditionnel, ici subverti par le jeu complètement dément du violoncelliste,
qui utilise son instrument de toutes les manières possibles (en accords
comme une guitare, en grattant les cordes avec une clef, en l’utilisant
comme une percussion…) Pour finir, le Warsaw Village Band au
complet a enflammé la Cathédrale. Concert très différent
de celui de la veille, très rythmé, avec des influences multiples.
Le " bio techno" polonais, sorte de transe cadencée par les percussions,
les violons nerveux et les voix fortes des chanteuses. Une fois de plus, le public
était debout.

Françoise COULOMB : Lever de
soleil sur la citadelle
Samedi 17 septembre 2005, Calvi A partir de 16 h, Pierre Bertoni présentait
avec talent et humour les chants des Confréries, rejoints par Silvia Malagugini
et son groupe et les Sardes du Cuncordu de Orosei dans l’Oratoire |

U Fiatu Muntese (photo Pierre Casanova) |
A 18h leur succédait U Fiatu Muntese (dont l’un des chanteurs
est d’ailleurs membre d’une Confrérie). Depuis ses débuts
en 1994, ce groupe devient meilleur chaque année. Le concert de 17
septembre était magnifique, mêlant chants a cappella et compositions
avec instruments : O Salutaris Hostia, Nannina géorgienne,
Perdono mio Dio, une Paghjella, L'Ecclesiaste de J.C. Acquaviva,
O Mà, Corciu Paese, un tango..
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Le final s’annonçait étonnant : 42 enfants de Calvi devaient
jouer sur la Place d’Armes « Fantastica, la Grammaire de l’imagination
», mise en scène par Orlando Forioso sur la base de textes de Gianni
Rodari. Et Paul Giansily nous avait promis une surprise… La pluie
battante a malheureusement contraint les organisateurs à modifier le programme
en dernière minute : à la Cathédrale, Lo Cor de la Plana
et le Cuncordu de Orosei précédaient A Filetta, pendant ce temps
les autres groupes chantaient à l’Oratoire. Après d’excellentes
prestations des groupes marseillais (encore plus délirant mais tout aussi
talentueux que la veille) et sarde, A Filetta nous a offert sa surprise : quelques
extraits de Si di Mè, avant de présenter les chants du spectacle
théâtral.

Photo Corse matin
Nous
étions prévenus, mais la surprise fut grande de découvrir
A Filetta dans un registre tout à fait nouveau : le comique. Fous rires
du public en voyant Paul déchaîné prendre la voix et les mimiques
d’une sorcière, du petit chaperon rouge, d’un garçonnet…
Tout le groupe s’amusait visiblement en chantant l’histoire de Pasqualinu-qui-perd-tout,
évoquant tour à tour Tarzan, le Père Noël et pour finir
« le plus fou des corses », Napoléon. Après
cette soirée animée, le déluge qui s’est abattu sur
Calvi, transformant les rues de la citadelle en torrents, n’a même
pas réussi à doucher l’enthousiasme des spectateurs. Pour
conclure, malgré les problèmes cités plus haut, en dépit
des intempéries, une réussite éclatante, une programmation
pertinente et audacieuse, avec en fil conducteur : une création prolongeant
et renouvelant la tradition. Pour reprendre les termes de Jean-Claude Acquaviva
: « La tradition n’a de sens que si elle continue d’être
le reflet d’une communauté qui avance». Il appartient maintenant
au public d’aider à pérenniser ces Rencontres « en faisant
progresser l’idée qu’un vrai partage ne peut trouver d’écho
favorable dans ce qui pourrait s’apparenter à une logique d’animation
».

2006

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perpétuel des Rencontres
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