Paesi è pievi

Curbara (Corbara)
Dernière mise à jour : 08/12/2015

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Curbara est l'une des cinq communes du canton de L'Île-Rousse ou bassin de vie de L'Île-Rousse qui comprend les autres communes de L'Île-Rousse, Corbara, Monticello, Pigna, et Santa-Reparata-di-Balagna.

Curbara faisait partie de la piève d'Aregnu devenue pieve de Sant'Angelo jusqu'à la Révolution puis fut le chef-lieu du canton d'Ile-Rousse de 1789 à 1828.

Avec ses deux proches hameaux, U Borgu à l'ouest et Pietralta au nord, Corbara forme un bourg construit à une altitude moyenne de 273 mètres. Le village est bâti autour de l'église-collégiale A Nunziata. Il est pittoresque par ses places, ses fontaines, ses passages voûtés, ses lavoirs et ses nombreux édifices religieux : une collégiale, un oratoire et quatre chapelles dans le village même.

La Marine de Davia, à la fois station balnéaire et espace résidentiel privé est située sur le territoire de la commune.

La population occupe aussi d'autres hameaux sur la commune :

Carbunaghja et Curzo au NO et, en contrebas du village, Fogata à l'entrée de L'Île-Rousse.

Corbara est le berceau de la famille des Savelli de Guido, descendants des seigneurs de Balagne, qui achevèrent la construction du château vers 1375. Il fut démantelé au début du XVIe siècle par la république de Gênes. A la même époque, les Savelli restaurèrent le castel de Guido voisin, fondé en 816 par le prince romain Guido Savelli, comte de Balagne depuis sa victoire sur les sarrasins. C'est de la terrasse de ce château, en avril 1758, que Paoli annonça la création de l'Ile-Rousse.

Sur une hauteur semblant surveiller la plaine, la chapelle San Pietru e San Paulu datant de la fin du 9eme siècle fut restaurée au Moyen-Age. A quelques lacets, sur un coteau bien exposé au midi, Corbara exhibe la splendeur d'un village typiquement méditerranéen. Placé sous la protection de sa paroisse de la Nunziata, ses quartiers étagés en amphithéâtre abritent des ruelles pavées aux passages couverts et le superbes maisons aux façades hautes. l'une d'entre elles, lite "A Casa di i Turchi", fut édifiée derrière la paroisse par vincent Franceschini, Consul de France à Mogador et frère de Davia.

On visitera l'agglomération en commençant par les quartiers des Casiesi et de Piazzavè (contraction de Piazza di Vecchia). Ce dernier est doté d'une chapelle Santa Lucia, remplaçant depuis 1685 une "chiesa vecchia" dont elle a conservé le chœur. Au pied du Guido, le quartier de Casalecchiella abrite une boulangerie artisanale, longtemps tenue par notre ami Guy Savelli, un passionné qui a réuni une fabuleuse collection d'objets retraçant l'histoire de notre île : livres, cartes postales, poupées anciennes, pistolets... Traces de vie éclairant le passé, ces objets sont rassemblés dans un musée gratuit et ouvert à tous. Tout près, la chapelle San Roccu fut édifiée en 1607 par le comte Vincenzino Savelli, porte croix du Pape, sur le site d'une tour défensive dite "Torra del Conte" jans l'actuel quartier de Torra. Elle veillait sur les quartiers de Villa di Mezzo et de Villa Suttana dominés par Pietralta, Guidu et Borgu, trois autres quartiers aux allures de villages.

Construit de 1640 à 1747, cet édifice dédié à la Nunziata fut élevé au rang de paroisse en 1810, à la place de Notre-Dame du lazio, jugée trop éloignée. Cette extraordinaire et fastueuse église baroque est dotée d'une façade à deux étages, ornée de pilastres et surmontée d'un fronton harmonieusement ondulé. Au-dessus de la grand' porte, on découvre une représentation du Saint-Esprit, entourée de deux niches renfermant l'Annonciation et l'Archange Gabriel le haut clocher carré à étages est surmonté d'une coupole hexagonale coiffée d'un lanternon. Dans un intérieur remarquable, elle renferme depuis 1746 une clôture du chœur et un Maître-autel en marbre blanc de Carrare de style baroque et d'une somptueuse beauté. Au-dessus de celui-ci, le maître Cortesi a représenté le Sauveur tenant sa Croix de la main gauche et brandissant de sa main droite un fais- ceau de verges à l'attention des profanateurs. Parmi ses nombreux trésors, on notera: une Madonna du 17'"", les stalles (cette église, annexe de la cathédrale d'Aleria érigée en collégiale en 1752, comptait 8 chanoines en 1770), une chaire en bois d'oli- vier de 1750, un orgue de facture italienne enfermé dans un buffet polychrome de 1750 (rénové en 1979), un petit bénitier orné des armoiries des Savelli et un baptistère du 15'"" provenant tous deux de l'ancienne église Santa Lucia, un tableau de St Augustin de la collection Fesch et une chape brodée d'or offerte vers 1640 par Joannes Daniele (cet enfant du pays, méde- cin et conseiller de Louis XIII, possédait une maison toujours visible au lieu-dit Piazza ail' Olmu).

Situé sur un sommet de 316 m offrant un vaste panorama sur toute la plaine, Guido aurait été fondé par le Comte Guido Savelli vers l'an 862. Pour chasser l'occupant maure. il dote son "nid d'aigle" d'un castel et y installe le siège de son administration et la capitale de son comté nommé Balagna en souvenir de la cité côtière disparue. Après l'incendie du village en 1478 par le comte Gianpaolo di Leca qui reprochait au seigneur Lanzalavo de Curbara d'être pro-aragonais, le château sera détruit par Gênes puis restauré par les Savelli en 1801. Anciens seigneurs devenus "Caporali" les Savelli comptent un grand nombre de célébrités: Nicolas Savelli, évêque de Tinos, aux Cyclades, le général-comte Jacques Savelli, gouverneur vers 1570 de Famagouste (Chypre), Venerio, qui éleva la chapelle San Giacumu à Guido en 1674, le notable André Savelli, qui reçut Pasquale Paoli venu l'entretenir de son projet de fondation d'un port aux iles-Rousses. Fondé au 14'" siècle par le comte Arrigo Savelli, le quartier du Borgu abritait un castel dit "de Curbara". Démantelé par Gênes en 1517, son ancienne salle d'armes abrite depuis 1710 une chapelle Notre. Dame des 7 Douleurs. Dotée d'une pieta, on peut Iire sur l'une de ses marches la réponse des disciples d'Emmaüs au Christ: "Tu es Peregrinus (étranger) soIus (seul) in Hierusalem".

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