Paesi è pievi

Calvi
Dernière mise à jour : 08/12/2015

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Un peu d'histoire

Calvi (le nom viendrait de "Calvo”, du latin "chauve", ou bien de “Sinus Casalvi” voulant dire baie, ou peut-être encore de “Cales”, ville de Campanie) s'est construit sur la Punta San Francesco, entre le golfe de la Revellata et le golfe de Calvi. C'est dans la deuxième moitié du XIIIe siècle qu'a été édifiée la Haute ville, à l'est de la Punta San Francesco. Selon la légende d'Ugo Colonna, existait au Moyen Âge « Cordovella, ville fortifiée, bâtie à l'endroit où est aujourd'hui Calvi ».

Une escale Romaine...

Les nombreux vestiges néolithiques identifiés dans la micro-région de Calvi attestent la présence de l’homme depuis plus de 2000 ans. Après leurs expéditions successives en Corse, entre 259 et 111 avant notre ère, les Romains s’établissent durablement et y développent l’Agriculture. Les grecs sont quant à eux à l’origine de la plantation de milliers d’oliviers et de la fabrication de l’huile sur toute la micro-région qui par la suite empruntera le nom de Balagne qui signifie oliveraie en grec.

500 ans sous l’influence de Gênes...

Dans la seconde moitié du Vème siècle, les invasions barbares détruisent Calvi qui n’était encore qu’un village ramassé sous son rocher. La cité se redresse sous l’administration Pisane. Au XIIIème siècle, les seigneurs de la Cirnaca se disputent la ville et son promontoire. Giudice di Cirnaca y assiège Giovanninello seigneur du Nebbio, qui se réfugie sur le rocher là où seront érigées les premières fortifications de la haute-ville. Sièges et tueries se succédent de 1245 à 1272. Les calvais excédés, demandent en 1278 protection à Gênes qui commence à édifier la citadelle. Lors de l’expédition d’Alphonse V d’Aragon, Calvi après une longue résistance, est conquise en 1420. Mais l’année suivante, apprenant l’échec de l’Aragon devant Bonifacio, les habitants de Calvi se révoltent et massacrent la garnison espagnole. Pietro Baglioni qui prit la tête du soulèvement gagne à cette occasion le surnom de « libertà ». Calvi reste toujours fidèle à Gênes. En 1453, l’Office ou l’administration de Saint-Georges prend la direction de la ville et du reste de la Corse. C’est à cette époque que fut construite la tour du sel (servant d’entrepôt) où l’on prélevait la gabelle.

Peste noire sièges et razzias...

La peste frappe Calvi de 1527 à 1529 qui perd « 2000 âmes ». En 1547 une seconde épidémie ravage la ville tandis que les barbaresques se font chaque année plus présents.

Le siège franco-turc...

En 1553, les français, en collaboration avec les turcs et les troupes de Sampiero Corso, assiègent Calvi. En 1555 a lieu un nouvel assaut de l’alliance franco-turque. 11.000 boulets sont tirés et les calvais n’attendent plus de secours que de Dieu. A quelques heures de l’assaut final, ils promènent en procession le Christ Noir de San Giovanni Battista. Les français se replient et le 15 août tout est dit : le Christ noir devient le Christ des miracles. Gênes fait apposer une plaque toujours visible à l’entrée de la citadelle sur laquelle on peut lire : « Civitas Calvi semper fidelis » (Calvi toujours fidèle).

Calvi capitale éphémère de la Corse...

Calvi s’agrandit et devient même pour un temps la capitale de la Corse. La papauté reprend en main le Clergé corse. L’évêque de Sagone installe un vicaire général à Calvi. II y viendra lui-même en 1625. Au début du XVIIIème, Niolo et Balagne se font la guerre. La révolte éclate en 1729. Calvi méfiante envers les villageois « paesani » sert de base aux troupes françaises de Maillebois venues en 1739 pour soutenir Gênes contre les insurgés de Giacinto Paoli et Théodore de Neuhoff. Lorsqu’en 1755 Pascal Paoli prend la tête de l’ultime insurrection, Calvi n’adhère pas à ce nouveau pouvoir. En 1768, elle reçoit à nouveau les troupes françaises de Marboeuf.

Le siège des anglais de 1794...

Pendant la révolution de 1789, les français enfermés à Calvi résistent aux anglais, alliés de Paoli. En 1794, ces derniers assiègent Calvi sous le commandement du général Stuart, qui compte parmi ses officiers, Horatio Nelson, futur vainqueur d’Aboukir et de Trafalgar. Si les bombardements sont intenses, la riposte ne l’est pas moins. Le 12 juillet Nelson perd son œil lors d’un assaut. Mais les batteries sont conquises l’une après l’autre. Les calvais résistent tout de même 40 jours. Le 10 août 1794, la garnison française se retire avec les honneurs. De la ville accablée sous 24.000 boulets, il ne reste plus grand chose. La ville mettra plus d’un siècle avant de retrouver la prospérité. Ce siège marque la fin de l’influence génoise. Calvi deviendra anglaise pendant deux ans avant de devenir française.

Tourisme et plaisance...

A la fin du XIXème siècle, les marais sont asséchés et l’eau courante est installée. Le port est agrandi en s’ouvrant aux bateaux de plaisance et aux paquebots. Puis le train désenclave la Balagne. L’activité viticole est encouragée par le développement du tourisme. Calvi a su ainsi préserver le charme de son passé tout en devenant une cité balnéaire ouverte au tourisme. Les premières infrastructures d’accueil y fleurissent à partir des années 20 et, au fur et à mesure, les moyens d’accès et de communication se multiplient. Le port de commerce existe depuis le début du siècle, le port de plaisance depuis 1970, l’aéroport depuis 1951.

Depuis la fin du XXe siècle, le centre vital de la ville s'est déplacé vers sa sortie sud. Entre deux supermarchés existants, se sont créés de nombreux commerces et services en rez-de-chaussée de nouveaux immeubles d'habitations récemment construits. Une banque y a même transféré son agence qui était auparavant dans la Basse ville. Le visage de la cité est en train de changer. Ville fleurie (3 fleurs), Calvi se développe actuellement vers l'est. De nombreuses villas voient le jour dans le quartier de Pietramaggiore, un grand lotissement a été créé à Campu Lungu face à la zone artisanale, un grand complexe sportif avec piscine a été construit à l'intersection des routes D151 et D451, etc.

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La citadelle de Calvi sera le seul monument de Corse à concourir pour l’émission de France 2 « Le Monument préféré des français ».

Si seulement cela pouvait amener la mairie à s'occuper un peu plus de la Haute Ville, bien délabrée...

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