S'agissant des livres sur la randonnée en
Corse, je renvoie à l'excellent site de Carole http://cguelfucci.free.fr/ qui cite un grand
nombre d'ouvrages. Je me bornerai à y ajouter quelques compléments
personnels et quelques
ouvrages corses et sur la Corse.
Une page spécifique est
dédiée à la littérature italienne dont je suis un lecteur passionné.
Un lien avec www.editeur.corse.com, le site de la maison d'édition créée par Jean-Jacques Colonna d'Istria, créateur du festival des Milelli et de la librairie La Marge à Ajaccio. J'étais loin de penser quand j'ai mis en place ce lien qu'il deviendrait MON éditeur !
- La littérature corse sur le net (nouvelle rubrique)
- Les nouveautés du
livre
- Art
- Arts et traditions populaires
- Beaux livres
- Cuisine
- Généalogie
- Histoire locale
- Histoire, récits
- Langue corse
- Musique, polyphonie
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- Politique
- Randonnée
- Romans
- Tourisme
- Littérature
corse
-
Salons, expositions, éditeurs
Christian Ruspini propose une lecture-spectacle de « Murtoriu », le roman de Marcu Biancarelli. Une œuvre traduite en français et transposée à la scène.
Michèle Acquaviva-Pache
27 janvier 2012

24/11/2011

11/11/2011

Source : Corse Matin du 11/11/2011
02/11/2011
Les Journées du Livre Corse de l'Espace Cyrnea
- 38 allée Vivaldi dans le 12 ème arrondissement de Paris -
se dérouleront les
vendredi 18 samedi 19 et dimanche 20 novembre, de 10 à 20h.
Venez nombreux !
08/08/2011

11/07/2011
20/05/2011
Sortie du livre-objet d'Armelle Guissani : malgré tout
20/05/2011

L’étymologie la plus ancienne du mot latin sincerus repose sur la qualité attribuée ordinairement à un objet dont on dit qu’il est sine cera. Ce qui est « sincère » renvoie à la création que l’artisan sculpteur n’a pas couvert de cire afin d’en occulter les imperfections. Au sens non plus littéral mais métaphorique, le problème posé par la création littéraire est de savoir en fait quels mots, quelles figures, quel style représentent dans les récits de guerre cette « cire » artificielle capable de recouvrir le discours, de dénaturer l’écriture spontanée du premier jet, parfois désordonnée et incompréhensible il est vrai, souvent crue ou choquante certes, et néanmoins sincère dans son témoignage.
A travers l’illustration d’ouvrages qui refusent de verser dans la caution historique comme La Semaine sainte de Louis Aragon, La Main coupée de Blaise Cendrars ou encore Les Géorgiques de Claude Simon, on peut s’intéresser d’abord à l’existence d’une sincérité rousseauiste que Lionel Trilling qualifie de sincérité à la française pour bien montrer que cette notion n’est pas universelle mais relative à une culture. Dans quelle mesure l’auteur et le narrateur « disent-ils tout » ? Et que cachent-ils au lecteur ? Une telle concession sert de point de départ à l’étude des variétés personnelles et spécifiques de la sincérité chez ces écrivains de la guerre, ainsi que chez d’autres auteurs.
Mais il reste à discriminer l’authenticité défendue par l’histoire de la sincérité personnelle à l’égard d’un événement vécu, « la petite page d’Histoire ». Tantôt leurs versions coexistent, tantôt elles font l’objet de discordances insurmontables. Des interrogations nouvelles jaillissent que l’on pose au fil des pages, à mi-chemin entre l’histoire et la fiction, entre l’Histoire et le singulier. Christophe Luzi est ingénieur de recherche en analyse des sources anciennes à l’UMR CNRS 6240 LISA (Lieux Identités eSpaces Activités), docteur diplômé de l’Université d’Aix-Marseille I et spécialisé dans les métiers du livre.
Auteur d’un premier ouvrage intitulé La Guerre au miroir de la littérature. Essai sur Claude Simon paru chez le même éditeur, ses problématiques de recherche s’orientent actuellement vers l’archivistique et le traitement historique de la guerre chez les écrivains modernes.
Dominique APPIETTO Ville d'Ajacccio Communication Direction de la Culture
04.95.50.40.80
27/03/2011
Trois nouveaux livres chez Colonna Edition :

Danièle MAOUDJ
« …Et là, dans une prière païenne
Les pèlerins venus des quatre coins du maquis
Abritent leur crainte de vivre l’encerclement
Et j’entends le chant essoufflé des cloches
Qui transperce l’atmosphère inquiète d’un nouveau siège
Ruines de l’exil… »

Pierre-Joseph Ferrali
« …Il avait encore en mémoire le commencement des événements. La date du 14 avril 2010 restait gravée dans sa tête. Les médias de tous les pays avaient relayés l’information. Un nuage de cendres, issu d’une intense activité volcanique dans une région glaciaire située dans le sud de l’Islande, se dispersait sur des centaines et des centaines de kilomètres dans le ciel assombri du continent européen. L’éruption du volcan islandais Eyjafalljökull allait sonner le glas de l’humanité. »

Marie-Jean Vinciguerra
La Veuve de l’écrivain (Prix du Livre insulaire d’Ouessant), roman épistolaire d’initiation et d’apprentissage, narrait l’aventure sentimentale d’un jeune Corse au carrefour de plusieurs cultures Bastion sous le vent semble s’inscrire dans la suite d’une même démarche : une confession poétique .Mais ce nouveau récit est de facture plus complexe. Labyrinthique ,il creuse son lit dans une autre confession, celle de la mère et, étrangement, dans les silences du père. Polyphonique, il nous fait entendre sur des registres variés de langues et d’expression, les voix des villages du narrateur , les chants d’une Cité sous le vent, si proche de l’italica terra ferma,le discours lumineux des philosophes, la musique des anges.
Il s’agit cette fois de reparcourir les chemins de l’enfance et de l’adolescence, de surmonter les traumatismes d’une éducation corse d’un autre âge, de s’affirmer contre une influence maternelle prépondérante, de conquérir, enfin, avec sa langue, le territoire d’une autonomie garante d’une création littéraire originale. Il y a plusieurs entrées possibles dans ces récits de vie, fables et stalbatoghji où l’auteur rend compte, tour à tour, avec lyrisme, rage …et humour, de ses incursions oniriques dans le champ d’un imaginaire singulier, de sa rencontre avec l’Histoire, du miracle de ses découvertes à chaque étape d’une aventure spirituelle.
24/03/2011

22/03/2011


20/03/2011
La Corse compte de nombreux amis. Démonstration jeudi dernier, Porte de Versailles, lors de la soirée inaugurale du Salon du livre de Paris. Sur les 100 m2 du stand financé par la collectivité territoriale, c'est la cohue. Sous la forme d'un généreux buffet - qui décline un panel de productions mises à l'honneur un mois plus tôt sur ce même site, lors de la grand-messe agricole - l'île interpelle, étonne, séduit.
Du plaisir des papilles à celui qui se déguste pages après pages, il n'y a qu'un pas. « Il y a tant d'éditeurs que ça sur votre île ? », se fend une visiteuse, un verre de muscat à la main. « Cette année, le stand corse accueille quinze maisons d'édition et trente-trois auteurs », lui précise son interlocutrice, qui poursuit sur le ton de la macagna : « Nous avons longtemps souffert d'un complexe d'infériorité. Nous l'avons transformé en complexe de supériorité... »
Une saillie bon enfant signée de la présidente de l'agence du tourisme de la Corse en personne. Habituée à jouer la VRP inspirée, Vanina Pieri n'a pas failli à son rôle. Elle remplace pour l'occasion le président Giacobbi, mais le casting ne doit absolument rien au hasard.
« Le livre ? C'est aussi la possibilité de promouvoir la Corse dans ce qu'elle a de plus authentique, fière de sa culture, de sa langue, ouverte sur l'extérieur. Bref, en dehors du cliché plage - maillot de bain, assure-t-elle. Le salon du livre de Paris est la première manifestation culturelle grand public d'Europe. Les ouvrages qu'on y présente sont susceptibles de séduire des personnes sensibles au patrimoine culturel qui, demain, peuvent devenir des visiteurs en dehors des pics de saisonnalité. »
Un ministre se laisse séduire
Lectrice inspirée, touche-à-tout, elle se fond sans difficulté dans la petite famille de l'édition insulaire venue fêter l'ouverture du salon, le lendemain. Toutes les maisons ne sont pas encore représentées. Les auteurs sont pour l'heure aux abonnés absents. C'est durant le week-end que se jouera la partie de séduction avec le grand public, puis ce lundi entre professionnels. Mais, les vieux routiers de la manifestation n'ont pas manqué le rendez-vous de l'inauguration. Moins pour le buffet que pour prendre leurs marques .
Fin renard, l'imprimeur-éditeur Pierre-Dominique Sammarcelli se réjouit de la disposition du stand. « Il est aéré, accueillant. Moins central que l'année dernière, mais c'est peut-être un avantage. Nous sommes plus visibles, d'autant que l'on se trouve à proximité de l'une des principales entrées... »
Un bon point pour la CTC. Les éditeurs, de la simple structure associative à l'entreprise dûment enregistrée au registre du commerce, ont fait le reste. Sur les rayons, s'étale une variété d'ouvrages propre à donner le tournis. Romans, nouvelles, polars, poésie, beaux livres, bande dessinée, histoire, patrimoine, en français ou in lingua nustrale, la culture corse se laisse feuilleter sous toutes ses facettes. Dès jeudi, quelques visiteurs se sont déjà laissés prendre dans ces filets érudits. Anonymes, parfois plus connus. Comme le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand qui, entraîné par une nuée de photographes, a consenti volontiers un arrêt sur le stand, le temps d'un cliché, un livre du parc naturel régional portant sur les oiseaux de Corse à la main.
A la pêche...
Un peu de folklore culturel à la sauce parisienne, qui ne doit pas faire oublier que tout ce petit monde est là pour travailler. Certes, on véhicule une image, mais on est aussi là pour vendre des livres. Les nouveautés sont mises en avant. Gare à la désillusion, cependant. « Le rendez-vous n'est pas toujours évident à vivre pour les auteurs, reconnaît Bernard Biancarelli, directeur éditorial chez Albiana. L'offre est énorme, on est noyé dans la masse, pas évident de faire beaucoup de signatures dans ces conditions. Et puis les interviews avec des médias nationaux restent exceptionnelles... » Lui fait d'ailleurs le déplacement dans une perspective plus professionnelle que grand public.
« Ce salon, c'est l'occasion de rencontrer les gens avec qui nous travaillons toute l'année à distance : les diffuseurs, les distributeurs, les auteurs installés en région parisienne, les agents littéraires. Sans compter les éditeurs avec qui il est possible de nouer des relations. Beaucoup de projets sont nés lors de ce salon, d'autant que nous revendiquons un positionnement méditerranéen qui nécessite de nombreux contacts. Des coopérations sont lancées, des traductions évoquées... On va à la pêche en espérant ramener quelque chose d'intéressant. »
Demain, lundi, viendra l'heure des comptes. Pas forcément en monnaie sonnante et trébuchante. Une chose et d'ores et déjà acquise. L'image de la production insulaire n'a pas à rougir de la comparaison avec les grosses cylindrées régionales. Comme celle des copains bretons, situés quelques stands plus loin. Et on ne parle pas là de buffet, mais bien de livres. A déguster sans modération.

12/03/2011



26/02/2011
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05/02/2011


28/01/2011



05/11/2010 : Le Prix du Roman France Télévisons a été attribué à Jérôme Ferrari pour son roman « Où j'ai laissé mon âme » (Actes sud).


Dans "Où j'ai laissé mon âme", Jérôme Ferrari met ses lecteurs
face
aux
impasses morales de ses personnages, plongés en pleine guerre d'Algérie.
Pierre-Antoine Fournil
Avec son air de ne pas y toucher, Jérôme Ferrari est passé maître dans l'art d'asséner des claques. Son arme ? La plume, qu'il manie méthodiquement dans le brouet des passions troubles agitant ses contemporains. Surtout, ne pas se fier à son air vaguement absent lorsqu'on le croise à Ajaccio sur le cours Napoléon ou à la sortie du lycée Fesch, devisant paisiblement avec quelques-uns des élèves auxquels il enseigne la philosophie.
Au fil de ses romans, cet auteur de 42 ans dessine les contours d'une oeuvre fascinante qui a retenu l'attention de l'éditeur Actes Sud. Et celle des jurys. Le prix France Télévisions vient de lui être décerné pour Où j'ai laissé mon âme. La veille, celui de la Société des gens de lettres lui avait été attribué. Et il est encore en lice pour le prix du style (résultat lundi), pour le prix Wepler (22 novembre) et le prix des libraires (en mars prochain). Rencontre avec un écrivain qui a su donner à sa prose insulaire un relief qui touche à l'universel.
Ce prix France Télévisions, vous vous y attendiez ?
C'est un prix de lecteurs. Autrement dit, rien n'est jamais sûr. Je figurais parmi six finalistes, dont Eric Faye qui venait de recevoir le prix de l'Académie française... Ça a été une surprise complète. Annoncée en direct devant les caméras (sourire gêné).
Il s'agit de votre 3e prix littéraire (Jérôme Ferrari a reçu le prix Landerneau pour Un Dieu un animal en 2009, ndlr). Comment appréhendez-vous toutes ces distinctions ?
C'est bizarre. Il y a bien sûr la notion de reconnaissance du travail accompli. Je suis fier de ce qui m'arrive, c'est évident. On dit souvent qu'il faut être détaché vis-à-vis des prix. Je ne le suis peut-être pas assez... L'intérêt de ces récompenses, c'est aussi de prolonger la vie d'un livre, qui n'est désormais plus très longue.
Le choix de la guerre d'Algérie comme cadre de votre dernier roman résulte-t-il de votre expérience d'enseignant, durant quatre ans, au lycée international d'Alger ?
Je ne l'aurais sans doute pas fait si je n'avais pas été là-bas. Mais, ce sont surtout les témoignages du documentaire de Patrick Rotman, L'ennemi intime, qui ont joué le rôle de déclencheur. A travers les propos d'un ancien officier français ayant participé à l'arrestation du chef de l'ALN Larbi Ben M'hidi, on est immergé dans la relation complexe qui peut se nouer entre deux adversaires.
La guerre d'Algérie suscite toujours les passions. Vous n'avez pas craint de vous y frotter ?
La fiction s'en est emparée depuis peu. Cela remonte en fait à la précédente rentrée littéraire, avec Des Hommes, le magnifique roman de Laurent Mauvignier. Ma crainte était effectivement que Où j'ai laissé mon âme soit accueilli sur un mode uniquement politico-idéologique. Ça n'a pas été le cas. Le temps commence à faire son ouvrage.
Et le fait de « refiler » le rôle du partisan de la méthode dure à un Corse, le lieutenant Andreani, cela vous est venu naturellement ?
En quelque sorte. Pour rentrer dans une histoire qui m'est étrangère, celle de la guerre d'Algérie, il fallait que j'utilise quelques éléments qui me sont familiers. De plus, ce personnage s'exprime à la première personne du singulier. Ses origines corses m'ont aidé à le saisir plus profondément. Même s'il ne s'agit pas de la personne la plus recommandable qui soit...
Votre précédent roman, Un Dieu un animal, évoquait déjà la guerre. C'est devenu votre thème favori ?
La guerre fait office de décor, mais elle n'est pas le thème de ces romans. Un Dieu un animal traite du mysticisme et il est question d'impasse morale dans Où j'ai laissé mon âme. Peut-être ai-je un goût pour la guerre... Ou en tout cas pour les situations extrêmes qui nous permettent d'en apprendre davantage sur les hommes. L'Homme est au centre de tout. Est-ce un hasard si le plus grand livre sur la guerre et les camps s'intitule Si c'est un homme ? Ainsi, qu'on le veuille ou non, la pratique de la torture révèle l'un des visages de l'humanité.
Et le divin ? C'est une notion qui, d'un livre à l'autre, semble aussi vous préoccuper...
Oui, beaucoup. Pourquoi ? Je ne saurais le dire. Le capitaine de mon roman est confronté à des problèmes moraux d'autant plus vifs qu'il est chrétien. Par ailleurs, le récit s'articule autour de trois jours en référence aux trois jours de la Passion. Mon officier et son prisonnier algérien sont plongés dans un face-à-face qui évoque celui de Pilate et du Christ. Pas celui des Évangiles, mais celui de Mikhaïl Boulgakov, dans Le Maître et la Marguerite, que je cite en exergue. Notamment cette phrase : « Il dit que même en présence de la lune il ne connaît pas de repos, et qu'il fait un vilain métier. »
Vos élèves de terminale du lycée Fesch vous lisent-ils ?
Aucune idée. Nous n'en parlons pas. J'essaye de séparer les choses. Au Fesch, je suis leur professeur de philo. Le sujet, c'est eux et non pas moi.
Davantage enseignant ou écrivain désormais ?
Les deux. Même si, cette année, avec la parution de Où j'ai laissé mon âme, mon activité d'écrivain a pris une place plus importante. Depuis septembre, la promotion de ce roman m'oblige à monter à Paris environ une fois par semaine.
Un nouveau projet littéraire en préparation ?
Aucun en ce moment. Mon travail d'enseignant, le roman et ma vie de famille me prennent 128 % de mon temps. J'y reviendrai quand ça se calmera. Ce qui ne devrait pas tarder.
Comme un divertissement en somme ?
Je n'ai jamais envisagé la littérature comme un divertissement, même en tant que lecteur. Elle est une loupe sur la vérité du monde et de l'Homme, comme l'art en général.
Propos recueillis par Sébastien Pisani, Corse Matin, 13 novembre 2010
/

Pour commander (franco de port : 20 € par exemplaire chèque
libellé à Colonna édition)
A FILETTA Tradition et ouverture
- De la polyphonie corse au
chant du monde :
- par fax : au 04 95 25 30 67
- par tel : au 06 75 33 50 49
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ou sur le
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- par courrier : Édition Colonna - La maison bleue - Hameau
de San Benedetto
20167 Alata.
J'ai ouvert une page spécifique pour mon livre. Suivre ce lien.

Les personnes intéressées par l'acquisition de cet ouvrage (25 € port compris) peuvent me contacter. Pour renseignements et/ou commandes: kuhn-korsika@wanadoo.fr

Après Une
odeur de figuier sauvage, chronique villageoise d'une
enfance dans la Casinca, Antoine Ciosi poursuit le récit de la vie
singulière d'un Corse dans le Paris des années 50.
Antoine Ciosi donne libre cours à son amour de la terre natale,
chantant avec bonheur la ruralité perdue, son parfum et son
authenticité, dans ce véritable hymne à l'île de Beauté.
Antoine Ciosi montre tous ses talents de conteur en lisant un passage de son livre, qu'il illustre également en
chantant a cappella de sa voix à la tessiture exceptionnelle. Un très grand Monsieur.

complète admirablement la suite autobiographique d'Antoine Ciosi.

Historien,
amoureux de musiques et de livres, Philippe-Jean Catinchi,
que les spectateurs des Rencontres de Calvi connaissent bien, célèbre
le métissage.
Son livre s'ouvre sur une vingtaine de lignes éclairantes
d'Erri de Luca. Le renouveau des polyphonies s'inscrit pour
Philippe-Jean Catinchi dans la recherche et la revendication d'une
identité, même si diverses influences méditerranéennes se retrouvent
dans ces « voix de la montagne ». Cet ouvrage très dense présente aussi
une « Petite anthologie de poésie vocale corse », paghjelli, lamenti,
voceri et hymnes guerriers, mais aussi un glossaire, une bibliographie
et une discographie, sans oublier le CD.

Non moins indispensable !
Un livre passionnant sur l'histoire des musiques de Corse, à partir d'une lecture renouvelée de la notion de musique traditionnelle.









Laurent Chabot a publié plusieurs
ouvrages spécialisés dans les randonnées en famille :


Charles PUJOS, grand connaisseur de
la nature corse, est l'auteur de nombreux ouvrages. J'ai sélectionné
ces deux-ci, qui présentent des randonnées de tous niveaux.








Je n'ai vu que la vidéo
(signalée par Carole
sur son site) qui fait la promotion du nouveau guide Hachette sur la
Corse ; ce petit film fait espérer un guide sortant des sentiers battus.
Je vous en reparle dès que je l'aurai eu entre les mains !
Chose promise, chose dûe : ce guide est excellent. Quelques belles randonnéess en fin d'ouvrage

| Vendredi 2 octobre 11.00 h. Réception des invités. Discours d’introduction et présentation du programme (Marcu Biancarelli et Ariel Yerushalmi). Lieu : Centre Culturel. 14.30 h. Débat. De l’importance d’être à Cuntorni. Ariel Yerushalmi, Maurizio Mattiuzza, Francesco Abate, Paolo Cantarutti, Giovanni Rizzo, Francesco Pallara, Gian-Carlo Vellescig, Miguel Angel Arcas, Gérard Jacquet. Modérateur : Paulu Desanti. Lieu : Centre Culturel. 16.00 h. Spectacle théâtral. Christian Ruspini proposera un pièce théâtrale originale. Lieu : Centre Culturel. 17.30 h. Lectures poétiques. Patrizia Gattaceca, Alain Di Meglio, Jean-François Agostini, Stefanu Cesari, Maurizio Mattiuzza, Marco Porcu, Paulu Santu Pariggi, Gérard Jacquet, Jean-Yves Casanova, Giovanni Rizzo, Olivier Ancey, Francesco Pallara, Miguel Angel Arcas, Pierre-Laurent Santelli, Alberto Masala, Jacques Fusina, GF Terrazzoni. Lieu : Centre culturel. 20.30 h. Concert récital poétique. Enedina Sanna / Enzo Favata, Sos Cantores di Cuglieri (Sardaigne) : La storia di Donna Francesca Zatrillas. Lieu : Centre Culturel. 22.30 h. After au Bastion de France.Avec le musicien frioulan Lino Straulino. Samedi 3 octobre 10.30 h. Débat. Œuvres et contextes. Francesco Abate, Marcello Fois, Jérôme Ferrari, Najat El Hachmi, Marceddu Jureczek, Miguel Angel Arcas. Modérateur : Ariel Yerushalmi. Lieu : Centre Culturel. 14.30 h. Débat. Médias et Périphéries. Pere Manzanares, Paolo Cantarutti, Piero Mannironi, Paulu Desanti, Marceddu Jureczek. Modérateur : Pierre Ciabrini. Lieu : Centre culturel. 17.00 h. Grand débat. Créer dans les marges, ou : Comment depuis les marges, s’insérer dans la culture globale ? Najat El Hachmi (Maroc, Catalogne), Marcello Fois (Sardaigne), Maurizio Mattiuzza (Frioul), Alberto Masala (Sardaigne), Jérôme Ferrari (Corse), Miguel Angel Arcas (Andalousie), Marcu Biancarelli (Corse), Francesco Abate (Sardaigne), Giovanni Rizzo (Salento), Jean-Yves Casanova (Occitanie). Modérateur : François-Xavier Renucci. Lieu : Centre Culturel. 20.30. Concert. Pierre Gambini (Corse). 22.30 h. After au Bastion de France. Avec le groupe Sitikis (Sardaigne) Les invités à Cuntorni 2009 Marcello Fois, Francesco Abate, Alberto Masala, Marc Porcu, Enzo Favata, Enedina Sanna, Piero Mannironi Najat El Hachmi, Jean-Yves Casanova, Pere Manzanares, Gérard Jacquet, Maurizio Mattiuzza, Giancarlo Vellescig, Paolo Cantarutti, Lino Straulino, Giovanni Rizzo, Francesco Pallara, Miguel Angel Arcas, Jérôme Ferrari, Marcu Biancarelli, Stefanu Cesari, Jean-François Agostini, Alain Di Meglio, Paulu Desanti, Marceddu Jureczek, François-Xavier Renucci, Pierre Gambini, Groupe Sitikis, Ariel Yerushalmi, Jacques Fusina, Christian Ruspini, Patrizia Gattaceca, Olivier Ancey, Paulu Santu Pariggi, Ghjuvan Federiccu Terrazzoni. |


Jacques FUSINA est né en décembre 1940 à Ortale en Haute-Corse. Après
des études secondaires à Bastia puis supérieures à la Sorbonne, il a
d’abord enseigné les lettres dans la région parisienne et à Paris.
Revenu en Corse en 1981, il a été chargé de mission ministérielle (mise
en place de l’enseignement du corse) et conseiller technique des
recteurs d’académie, chargé d’inspection pédagogique régionale. Docteur
ès- lettres (Montpellier) et docteur en sciences de l’éducation
(Paris), il a enseigné la littérature et les sciences de l’éducation
(dont il a fondé le département) et a dirigé des travaux de recherche
(troisième cycle et doctorat) dans ces filières à l'université de Corse.
Militant culturel reconnu, il a été élu président du conseil de la
culture, de l’éducation et du cadre de vie (conseil consultatif de
l’Assemblée de Corse) de 1989 à 1991.
Ecrivain (Prix du livre corse, prix de la Région, 1987 : poèmes,
nouvelles, essais , traductions) il est aussi parolier de nombre de
chanteurs et de groupes corses parmi les plus connus (voir ci-dessous).
Outre une centaine d’articles scientifiques et universitaires (en actes
de colloques, recueils spécialisés ou revues scientifiques), on peut
signaler parmi certains de ses ouvrages :
Soleils revus poèmes (PJ.Oswald, Honfleur,1969)
E Sette Chjappelle poèmes et proses en corse (Albiana, Levie, 1986)
Prix de la Région, Prix du livre corse
Contrapuntu ( livre d’art) poèmes et calligraphies de Peter Berger (La
Marge, Ajaccio,1989) Prose Elzevire proses journalistiques (La Marge,
Ajaccio,1989)
Corse, défense d’une île (coll.) essai (Autres Temps, Marseille,1992)
Canta u Populu Corsu (en coll. Albiana Ed.), Présentation critique du
groupe, 339 pages, 1993 (Prix du Livre Corse 1993)
L’enseignement du corse (histoire, développements, perspectives)
(Ass.Sq. Finusellu et univ. de Corse, 1994)
La poesia corsa ( présentation critique en italien) (Erbafoglio,
Cagliari, Sardaigne, 1995)
Versu Cantarecciu, textes de chansons en corse (Albiana, Ajaccio,1996)
Tous les matins de Corse (coll.) essai (Autres temps, Marseille, 1998)
Parlons corse ( approche de la langue : histoire, grammaire, lexique)
(L’Harmattan, Paris,1999)
Une poétique de l’identitaire ? (étude critique) (in Le Mémorial des
Corses, Albiana, Ajaccio, 1999)
The Corsican language in education in France (synthèse en anglais )
(Leeuwarden, Mercator, Pays Bas, 2000)
Pinochju , traduction corse de Pinocchio de C.Collodi (Ed. Sammarcelli,
Bastia, 2001)
Une Anthologie de Rencontres (coll.) poèmes traduits du corse (Farrago
Léo Scheer, Paris, 2002)
Histoire de l’Ecole en Corse (direction de l’ouvrage) (Albiana,
Ajaccio, 2003)
Sampiero Corso (livret adapté et traduit en corse de l’œuvre d’Henri
Tomasi), Opéra créé à Marseille, livret publié chez Actes Sud (octobre
2005)
Retour sur images (recueil de poèmes en français ou traduits du corse),
Sammarcelli éditions (2005)
Corsica ... un'Isula chì canta, en collaboration avec Gerda-Marie KÜHN
et Harald ZEIHER Sammarcelli éditions (2007)

Parmi les nombreuses poésies de Ghjacumu Fusina mises en musique :
Amareni, Brame, Assenza, A' mare bellu, More, Rispondimi iè, Rivecu,
Sole chi s'avvicina, Sognu, Sole d'aprile, A' pena cum'è tè, Chi a vita
face inno, Trà more è campà ( I Muvrini)
Amicu ci si tù, A' galuppà, Barabattule, Citatella da fà, Ci hè dinù,
L'odore di i nostri mesi, Preghera, Più chè u sole, Quandi a terra
move, Scorsa la vita, Viaghji (Canta u Populu Corsu)
Amicizia è fratellenza, Bastia ricordi, Cantu per un'isula, Cantu
natalescu, Muvra corsa L'attempati, Dumane, Giuventù, Fiuminale,
Ghjiseppu è Lillia, Hè mezanotte, Notte santa, Natale d'amore,
Paghjella vultaticcia, Quantu si cambiata, u to nome, Idea di u vultà,
Isula, Settembre, O Donne (Antoine Ciosi)
A chjama prigiunera, l'île et l'enfant (Petru Dieghi)
A mio lingua hè, u baullu (Patricia Gattaceca)
A' tagliu di strada, Assai, Bisognu di tè, Da tè, E stonde, E'
d'aspettà, Megliu cusi, Sola sola (Mathieu Battestini)
A mio furesta (Tony Toga)
A canzona di l'acqua, Isula idea, Puesia hè libertà, Paisaghji ,
Palatini, Zitelluccia di Rumenia (Petru Guelfucci)
Cantu natalecciu, Discetati o zitelletta, Eo ci aghju in core (Tavagna)
Disuccupatu, Ma di cio ch'è tù voli, Malanni, U negru fume (A Filetta)
Era un paisolu, Luciana, Puliticà, Una sera di Natale, Sognu identità,
Vogliu cantà (I Fratelli)
Ella, hè un'isula (Eric Mattei)
Isula d'oghje (Albinu)
I paisoli, E mane in pasta (Tramuntana)
Luna luna, Una si tù (Patrizia Poli)
Luna nova (Diana di l'Alba)
Mon bon vieux stade (Pascal Olmeta)
Oghje qui, Parulle nustrale, Quantu si cambiata (Giramondu)
Sunendu di viulinu, u tintu scrittore (Poletti)
Settembre (Cuiconi)
Lamentu à Nicoli, Quellu affissu zifratu (Jacky Micaelli)
Terra umana (Patrick Fiori)
Toi l'insulaire (Sylvie Bonello)
U cantadore (Ciosi, Maryse Nicolai)
A vigia, Serinatu à tè Corsica, A quelli tempi, Notte d'aostu (Tony
Sampieri)
Salute à tè, O Mamma, O tù chi fuste, O Ciuccia (Josée Filippini)

Le dernier ouvrage de Jacques Fusina présente la littérature corse des origines jusqu'à nos jours, en mettant en évidence les étapes essentielles de l'émergence et de l'affirmation de l'expression littéraire corse.
Je ne l'ai pas encore lu mais le recommande sans hésiter !

A lire l'entretien de Jacques Fusina avec Norbert Paganelli sur le site de ce dernier, Invistita.






Parution: 20 mai 2010.
Prix: 22,90 euros.
516 pages.
• Toute l'Histoire de la Corse des origines à nos jours
• Du Cap corse à la pointe: balade insulaire du Nord au Sud, d'Est en Ouest !
• Mythes et réalités contemporaines, la langue, les traditions, les spécialités culinaires…
• La Corse (enfin) à la portée de tous !



Edité pour la première fois en 1986, La Terre des Seigneurs a fait
l'objet d'une réédition enrichie et revue par l'auteur en 1999. Ce
livre a remporté un grand succès (mérité), a reçu le Prix du livre
corse et le Prix de la région Corse en 1986 et a même été traduit en
allemand.
Un livre très attachant, à l'écriture étincelante, pétri d'humanité et
qui permet de mieux comprendre "l'âme corse".

Artiste célèbre, Marie-Josée Nat publie ses souvenirs :


La traduction
française par
François-Michel Durazzo de Pesciu
Anguilla vient de paraître en
Dordogne aux éditions Fédérop (24680 Gardonne),
sous le titre de "Pépé l'Anguille".
Il aura fallu
attendre quatre-vingt
années, ― de 1930 à 2010 ― pour que le roman bastiais de
Sebastianu Dalzeto (Bastia, 1875 - Barchetta, 1963) voie le
jour en langue française et puisse ainsi être lu et apprécié d'un large
public.
(http://www.edilivre.com/doc/18642/La-pierre-manquante/MC-Lusinchi)..
PRIX DU LIVRE CORSE 2008
télécharger
ici l'article de "Corse Matin"

est
disponible

656 pages, 70 thèmes abordés, 2000 clichés et documents, 24 x 32 cm, 68
€
Editions Albiana









Publication des chroniques de Pascal Marchetti
parues entre 1990 et 1995 dans Corse Matin.
Décapant,
parfois irritant, stigmatisant le "politiquement correct",
dénonçant les ravages d'une inculture propagée à dessein, rappelant les
racines italiennes souvent niées de la langue corse, condamnant la
langue corse artificielle propagée par les média, cet ouvrage ne laisse
pas indifférent.





O sè vo sapissite o cari ! Sè vo sapissite e ciarlate, e burlate, e
sciabulate, e scaccanate, e sbillicate, e spanzate chì nascianu daretu
à quelli purtelli.
Chì tante ghjelusie ! à palesu ! Nant'à a piazza, per ste strette, in
campagna, in u piacè di u cummunu, chì ùn vale a risa s'ella ùn hè
spartuta.
A risa hè parolla chì sguilla, sfunghje, spalanca, si tramuta è si
tramanda franchendu ogni fruntiera.
O quant'ellu ne curria storie ridicule, strucciuli spiritosi, canzone
in disprezzu, raconti saliti è dolci campazioni ! Una pratica
naziunale, un'arte maiò, una filusuffia di vita, a intelligenza suprana
d'un razzinu rudu ma scherzittosu, industriosu ma cuccagnone, altieru
ma ironicu.
à chì sà ride d'ellu stessu si franca ogni travata.
A magagna, stu sebbiatu populu corsu, a maneghja dapoi l'alba di u
mondu !





O ghjenti, hà da sorta da quì à pocu u dizziunariu Francesi - Corsu
chjamatu "u Maiò" di Culioli / Paoli / Weber.
Più di 1500 paghjini di traduzioni è d'adattazioni, d'asempii in tutti
i parlati. Ci sarà indrentu l'opara di Foata nant'à i lingui
suttanacci. Critichi ci ni sarà ma pensu ch'eddu sarà ghjuvativu è
ghjuvatoghju par tutti quiddi appassiunati di a nostra lingua.
Sarà Francesi - Corsu ma for di a traduzzioni sola di a parodda, ci sò
i sfarenti maneri di dì la cù una sprissioni (soprattuttu pà
l'avverbii). Da capiscia bè a manera di ghjuvà si ni, sarà
impurtintissimu di leghja i spiicazioni di i primi paghjini.A parodda
sarà scritta cù una tarminazioni "neutra" chì a ghjenti pudarani cambià
à u scrittu.
Asempiu : Tavulone chì darà in Gravunincu ed Aghjaccinu Tavuloni è
ind'u suttanu Tavulonu.
Pà i prifissi, sò scritti i dui : presceltu è prasceltu par indettu.
Listessu pà i tarminazioni : musicanti, musichenti.
Ùn hè un dizziunariu par quiddi ch'ùn sani nudda. Quistu, U Minò,
isciarà dopu... ma da quì à pocu.
Tutti l'aletti sò scritti è dunqua à caccià à u scrittu ! Cusì, sbagli
di prununcia ùn ci ni sarà più.
Dop'à a traduzzioni di a parodda, l'asempii sò dati in parlati sfarenti.
Source : Ghjuvan Micheli dans U foru corsu.

sur des photos de Joseph
Nicolaï
avec une préface de Marie-Jean
Vinciguerra

L'ouvrage sera disponible
fin novembre.
Vous aurez le plaisir d'y découvrir, dans un livre au format intime, 73
clichés extraits des archives de Joseph Nicolaï.
Ces images sont librement commentées par Norbert Paganelli, en corse,
en français et en poésie.
Nous ne doutons pas du bon accueil que vous réserverez à ce parcours en
images et poésie dans le Sartène de la fin des Trente Glorieuses.
Nous nous tenons bien évidemment à votre disposition pour
répondre à votre enthousiasme.
Dans cette attente, nous vous invitons à le découvrir à travers une des
entrées suivantes :
Le dossier de presse (avec un extrait)
http://fr.calameo.com/read/0000646409b4335f5deee
La micro-vidéo publiée sur YouTube
http://www.youtube.com/watch?v=0leXI2JY2ss
La micro-vidéo publiée sur Daily Motion
http://www.dailymotion.com/video/xb7rdg_un-sel-dyargent-mimoria-arghjintina_creation
Le billet déjà publié sur Isularama
http://isularama.canalblog.com/archives/2009/11/19/15859078.html
Pour tout renseignement complémentaire: norbert.paganelli@laposte.net


La reproduction de
l'article de "La
Corse votre Hebdo du 1er janvier
2010 s'avérant illisible, le voici reproduit ci-dessous :
IL ETAIT UNE FOIS DANS LES ANNEES 1970
Sartène à travers l'objectif
Norbert Paganelli retrace à travers des textes en corse et en français,
illustrés par les photos de Joseph Nicolaï, la chronique de la vie
quotidienne sartenaise. Un témoignage poignant, d'une belle vivacité.

C'est le coeur, la respiration, le regard de Jacques Nicolaï, photographe de presse et de Norbert Paganelli, écrivain, qui jalonnent cette captivante histoire. Leur amitié les a poussé à accaparer, ensemble, l'espace sartenais. Très vite la thématique autorise une réflexion littéraire. Il en résultera l'ouvrage « Un sel d'argent, Mimoria arghjintina ». Entre temps, la complicité entre les deux hommes s'est métamorphosée en promesse, faussement désinvolte, secrètement mélancolique. « Joseph Nicolaï a disparu en 2007, alors même que le principe de cet ouvrage venait d'être arrêté », rappelle Norbert Paganelli.
La langue corse à la rescousse



Norbert sur corsicatv :
http://corsicalive.fr/acorsicatv/stream.php?id=458&page=index.php









Le récit poignant (écrit dans la variante "sudiste" de la langue corse)
de la vie des bagnards de Cayenne.



Jean-Pierre Poli revient dans cet ouvrage publié en 2009 sur un sujet resté longtemps tabou : la confusion entretenue entre la doctrine irrédentiste mussolinienne et le « corsisme »
Jean-Pierre Poli montre les amalgames assimilant encore parfois aujourd'hui autonomisme et fascisme italien, tout en relevant les erreurs fatales commises par Petru Rocca et les muvristes. Pourquoi se sont-ils obstinés, au nom de la sauvegarde de la langue et de la Nation corses, à ne pas dissiper l’équivoque savamment entretenu tant par les nationalistes mussoliniens que par les républicains français de gauche comme de droite ? Comment ont-ils pu minimiser la profonde opposition des Corses aux revendications annexionnistes du fascisme italien ?
Le chapitre consacré à l’irrédentisme recense l’important travail historique des intellectuels italiens qui n’étaient pas tous des irrédentistes.
L'ouvrage réhabilte partiellement, sans en cacher les erreurs, le corsisme de A Muvra. L’auteur relève qu’à l’origine ce journal défendait une autonomie institutionnelle de l’île en la présentant comme la solution permettant de préserver la spécificité de la Nation corse sans rompre les liens créés dans les siècles précédents avec la France. A partir de 1938, les muvristes sombrent dans une dérive dénonçant le seul nationalisme français, en refusant de dénoncer les dangers du nationalisme italien. Cependant, tout opposait les muvristes du fascisme : le nivellement des cultures locales, la glorification de l’Etat, l’absence de démocratie, l’embrigadement militaire, l’expansion coloniale, le culte de la technique, le futurisme, la volonté de créer un homme nouveau, la glorification de la puissance de l’élan vital et le triomphe du corps et de l’énergie prônés par Mussolini ne pouvaient recueillir les faveurs des muvristes attachés à la nation corse...
La conclusion de l’ouvrage est sans surprise : « vu rétrospectivement, le combat des corsistes pour la défense de la Nation corse autonome aurait dû logiquement conduire Petru Rocca et ses amis à considérer aussi illégitimes les positions des nationalistes italiens que celles des français, dans la mesure où elles induisent l’une et l’autre la négation de l’existence même d’une nation corse ».







Les trente dernières années sont,
pour la société corse, celle d’un
bouleversement économique, social, politique et institutionnel, sans
précédent pour elle-même et sans équivalent au niveau national.
Paradoxalement, assez éloignée de
nombre de régions françaises –
périphérique, montagneuse et insulaire, démographiquement
insignifiante, porteuse d’une communauté et d’une culture plus proche
de l’Italie qu’aucune autre, économiquement sous perfusion depuis de
longues décennies et politiquement peu encline au changement -, la
Corse a eu à relever un certain nombre de défis qui ont profondément
changé la courbe de sa destinée et qui lui ont souvent valu d’être
qualifiée de « laboratoire ».



Deux romans du journaliste
Jean-Louis Andreani mettant en scène la
pulpeuse pinzuta Delphine. Une vision pleine d'amour et d'humour de la
Corse.

Et voici le
troisième volume :



Après la réalisation des ouvrages Corsica Muntagna*, consacré à l’univers de la montagne corse, et Un voyage Intérieur au Burkina Faso*, premier beau livre dédié à ce pays d’Afrique, le photographe éditeur Antoine Perigot vient de boucler un nouveau projet d’envergure : l’édition de Opera Umana (l’œuvre humaine), le grand livre d’art consacré au patrimoine bâti en Corse.
En un voyage imaginaire de 216 photos couleur réunies sur 144 pages, l’auteur emmène le lecteur, ou plutôt le spectateur, à la découverte des multiples architectures de la Corse, qu’elles soient modestes ou ostentatoires.
Du simple mur de pierre recouvert de mousse à la maison de maître ornée de fresques romantiques, il émane de ces édifice un sentiment de respect dû aux témoins de l’Aventure humaine depuis l’aube des temps.
Avec Opera Umana nous plongeons dans le maquis pour pénétrer un vaste musée à ciel ouvert, dont les chefs d’œuvres attendent patiemment le visiteur pour lui conter des légendes confondant les faits historiques et les mythologies du bassin méditerranéen.
L’ouvrage Opera Umana consiste en un ensemble de familles d’images maquettées sur un fond de couleur terre, et réunies par les thèmes où les ambiances qu’elles évoquent : Art roman, ponts, tours génoises, terres à blé, intérieurs paysans en bois sombre, gros plans sur les différentes constructions en pierre de toute l’île…

*Corsica Muntagna : un des ouvrages de référence sur la montagne, qui figure dans les meilleures ventes de beaux-livres sur la Corse.
*Un voyage Intérieur au Burkina Faso : classé par le magazine Géo parmi les 20 plus beaux livres de l’année 2005
Un très beau livre, que l'on peut découvrir sur le site (très bien fait) de l'auteur/éditeur.








Jean-Jacques Colonna, passionné par la culture en général et la littérature en particulier, attaché à ses racines corses, s'est toujours investi dans le domaine du livre corse.
Nommé secrétaire général de la Maison de la Culture Corse en 1969, à l'âge de 23 ans, il quitte ses fonctions en 1977 pour créer à Ajaccio la librairie La Marge. Pendant plus de vingt ans, La Marge est un haut lieu de la vie culturelle et artistique corse, avec plus de 800 expositions et 100 rencontres organisées. En parallèle, Jean-Jacques Colonna d'Istria reprend l'organisation des Journées du Livre Corse et édite plus de 200 ouvrages.
Après avoir cédé La Marge en 1999, Jean-Jacques Colonna d'Istria s'intéresse fortement à la création et l'organisation de manifestations culturelles : le Salon du Livre Napoléonien, l'Université Populaire d'Eté ou encore les Journées du Corail sont quelques exemples de manifestations organisées entre 2000 et 2004. Il continue en parallèle son travail d'éditeur.
Depuis 2004, Jean-Jacques Colonna d'Istria partage son temps entre trois activités : il assure la direction et l'administration du Lazaret Ollandini/Musée Marc Petit à Ajaccio, représente les associations populaires au Conseil Economique, Social et Culturel de la Corse, et s'occupe de sa maison d'édition, Colonna Edition.
Jean-Jacques Colonna d'Istria a reçu des mains de Jack Lang l'insigne de Chevalier des Arts et des Lettres.
A lire, l'entretien de Jean-Jacques avec Norbert Paganelli publié sur Invistita.
Colonna Edition sélectionne avec attention les ouvrages présents dans son catalogue, dans un souci constant de qualité : livres corses, romans, arts, poésie corse, essais, etc... Colonna Edition bénéficie de toute l'expertise et du réseau relationnel de son fondateur Jean-Jacques Colonna d'Istria.


Un article de Robert Colonna d'Istria relate le Salon 2010, à
télécharger en cliquant sur ce lien.

