banniere

Libri : Livres

Des livres corses et des livres sur la Corse

Dernière mise à jour : 24/11/2011


S'agissant des livres sur la randonnée en Corse, je renvoie à l'excellent site de Carole http://cguelfucci.free.fr/ qui cite un grand nombre d'ouvrages. Je me bornerai à y ajouter quelques compléments personnels et quelques ouvrages corses et sur la Corse.

Une page spécifique est dédiée à la littérature italienne dont je suis un lecteur passionné.

Une autre page regroupe les livres et auteurs du bassin méditerranéen, à commencer par Jean-Claude Izzo.

Un lien avec www.editeur.corse.com, le site de la maison d'édition créée par Jean-Jacques Colonna d'Istria, créateur du festival des Milelli et de la librairie La Marge à Ajaccio. J'étais loin de penser quand j'ai mis en place ce lien qu'il deviendrait MON éditeur !



Pour mieux s'orienter dans la page, ci-dessous des liens vers les différentes rubriques :


- La littérature corse sur le net (nouvelle rubrique)
- Les nouveautés du livre 

- Art
- Arts et traditions populaires
- Beaux livres
- Cuisine
- Généalogie
- Histoire locale
- Histoire, récits
- Langue corse
- Musique, polyphonie
- Policiers
- Politique
- Randonnée - Romans
- Tourisme
- Littérature corse
- Salons, expositions, éditeurs

Nouveautés

30 janvier 2012

« Donna hè donna »

ugoliniww

26 janvier 2012

« Murtoriu » de Marcu Biancarelli sur la scène du CCU de Corte

Christian Ruspini propose une lecture-spectacle de « Murtoriu », le roman de Marcu Biancarelli. Une œuvre traduite en français et transposée à la scène.

« Pégase », adaptation scénique du livre de M. Biancarelli, interprétée par Christian Ruspini avait à juste titre remporté un vif succès, non seulement en Corse mais à l’extérieur de l’île.
Avec « Murtoriu » le comédien et l’auteur renouvellent l’expérience. Ce « Glas », qui sonne sur l’extraordinaire magnificence des paysages du sud de la Corse, est devenu en français « Ballade des innocents ». Une trouvaille que ce titre, qui évoque le mystère des origines et les cohortes de sacrifiés. Pour rien. Scandale sans cesse répété voulant que le Destin ou le hasard, Dieu ou le néant s’en prennent, par la main de l’homme ou ses calculs, aux plus simples. Aux plus faibles…

« Ballade des innocents » c’est une étonnante variété de personnages gravitant autour de la figure centrale qu’est Marc Antoine, un double possible du romancier ! Marc Antoine se définissant comme un observateur d’un « monde moisi par ses certitudes et sa perversité, gavé de consumérisme et décérébré par les nationalismes, celui des dominants comme celui des soumis et pris sous la coupe des conservateurs abrutis qui nous servent d’hommes politiques ».

murtoriu
Dureté du propos qui scalpe une société peinant à habiter son présent et donc à accoucher d’un avenir parce qu’elle a trucidé son passé. La référence à la boucherie de 14-18 renvoie à une violence en permanence matérialisée par les binômes : soumission et révolte, soumission et domination dans un monde où « tout s’achète » et « où il y a toujours une saloperie à faire », insiste l’écrivain. Il y a dans ce texte autant de désabusement que de dénonciation. Il y a dans ces pages où la violence est partout – frontalement ou en filigrane – un portrait inspiré de berger, symbole d’une apparente intemporalité d’une île mais qu’un meurtre va anéantir. « Ballade des innocents » alterne de très noirs moments avec des instants moins sombres, moins oppressants, presque souriants sous le signe d’une fraternité humaine masculine dont le cercle va rétrécissant tandis que l’amour – le sexe – révèle une incapacité à être.

Michèle Acquaviva-Pache
Source : Journal de la Corse

27 janvier 2012

levie

 

ciosi24/11/2011

ccu

11/11/2011

livre

Source : Corse Matin du 11/11/2011

02/11/2011

Les Journées du Livre Corse de l'Espace Cyrnea 
- 38 allée Vivaldi dans le 12 ème arrondissement de Paris -
se dérouleront  les

vendredi 18 samedi 19 et dimanche 20 novembre, de 10 à 20h.

Venez nombreux !

08/08/2011

prix

11/07/2011

prix

20/05/2011
Sortie du livre-objet d'Armelle Guissani : malgré tout‏


armelle

20/05/2011

luzi

L’étymologie la plus ancienne du mot latin sincerus repose sur la qualité attribuée ordinairement à un objet dont on dit qu’il est sine cera. Ce qui est « sincère » renvoie à la création que l’artisan sculpteur n’a pas couvert de cire afin d’en occulter les imperfections. Au sens non plus littéral mais métaphorique, le problème posé par la création littéraire est de savoir en fait quels mots, quelles figures, quel style représentent dans les récits de guerre cette « cire » artificielle capable de recouvrir le discours, de dénaturer l’écriture spontanée du premier jet, parfois désordonnée et incompréhensible il est vrai, souvent crue ou choquante certes, et néanmoins sincère dans son témoignage.

A travers l’illustration d’ouvrages qui refusent de verser dans la caution historique comme La Semaine sainte de Louis Aragon, La Main coupée de Blaise Cendrars ou encore Les Géorgiques de Claude Simon, on peut s’intéresser d’abord à l’existence d’une sincérité rousseauiste que Lionel Trilling qualifie de sincérité à la française pour bien montrer que cette notion n’est pas universelle mais relative à une culture. Dans quelle mesure l’auteur et le narrateur « disent-ils tout » ? Et que cachent-ils au lecteur ? Une telle concession sert de point de départ à l’étude des variétés personnelles et spécifiques de la sincérité chez ces écrivains de la guerre, ainsi que chez d’autres auteurs.

Mais il reste à discriminer l’authenticité défendue par l’histoire de la sincérité personnelle à l’égard d’un événement vécu, « la petite page d’Histoire ». Tantôt leurs versions coexistent, tantôt elles font l’objet de discordances insurmontables. Des interrogations nouvelles jaillissent que l’on pose au fil des pages, à mi-chemin entre l’histoire et la fiction, entre l’Histoire et le singulier.  Christophe Luzi est ingénieur de recherche en analyse des sources anciennes à l’UMR CNRS 6240 LISA (Lieux Identités eSpaces Activités), docteur diplômé de l’Université d’Aix-Marseille I et spécialisé dans les métiers du livre.

Auteur d’un premier ouvrage intitulé La Guerre au miroir de la littérature. Essai sur Claude Simon paru chez le même éditeur, ses problématiques de recherche s’orientent actuellement vers l’archivistique et le traitement historique de la guerre chez les écrivains modernes.       

Dominique APPIETTO Ville d'Ajacccio Communication Direction de la Culture             
04.95.50.40.80     
 
 

27/03/2011

Trois nouveaux livres chez Colonna Edition :

soleil

Danièle MAOUDJ

« …Et là, dans une prière païenne

Les pèlerins venus des quatre coins du maquis

Abritent leur crainte de vivre l’encerclement

Et j’entends le chant essoufflé des cloches

Qui transperce l’atmosphère inquiète d’un nouveau siège

Ruines de l’exil… »

 

fables

Pierre-Joseph Ferrali

« …Il avait encore en mémoire le commencement des événements. La date du 14 avril 2010 restait gravée dans sa tête. Les médias de tous les pays avaient relayés l’information. Un nuage de cendres, issu d’une intense activité volcanique dans une région glaciaire située dans le sud de l’Islande, se dispersait sur des centaines et des centaines de kilomètres dans le ciel assombri du continent européen. L’éruption du volcan islandais Eyjafalljökull allait sonner le glas de l’humanité. »

 

 



bastion

Marie-Jean Vinciguerra

La Veuve de l’écrivain (Prix du Livre insulaire d’Ouessant), roman épistolaire d’initiation et d’apprentissage, narrait l’aventure sentimentale d’un jeune Corse au carrefour de plusieurs cultures Bastion sous le vent semble s’inscrire dans la suite d’une même démarche : une confession poétique .Mais ce nouveau récit est de facture plus complexe. Labyrinthique ,il creuse son lit dans une autre confession, celle de la mère et, étrangement, dans les silences du père. Polyphonique, il nous fait entendre sur des registres variés de langues et d’expression, les voix des villages du narrateur , les chants d’une Cité sous le vent, si proche de l’italica terra ferma,le discours lumineux des philosophes, la musique des anges.

Il s’agit cette fois de reparcourir les chemins de l’enfance et de l’adolescence, de surmonter les traumatismes d’une éducation corse d’un autre âge, de s’affirmer contre une influence maternelle prépondérante, de conquérir, enfin, avec sa langue, le territoire d’une autonomie garante d’une création littéraire originale. Il y a plusieurs entrées possibles dans ces récits de vie, fables et stalbatoghji où l’auteur rend compte, tour à tour, avec lyrisme, rage …et humour, de ses incursions oniriques dans le champ d’un imaginaire singulier, de sa rencontre avec l’Histoire, du miracle de ses découvertes à chaque étape d’une aventure spirituelle.

24/03/2011

critique

22/03/2011

biancarelli

cm
Publié sur Corse-Matin (http://www.corsematin.com)

20/03/2011

Le livre corse sans complexe à Paris

Par Sébastien Pisani
20/03/2011 07:05

La Corse compte de nombreux amis. Démonstration jeudi dernier, Porte de Versailles, lors de la soirée inaugurale du Salon du livre de Paris. Sur les 100 m2 du stand financé par la collectivité territoriale, c'est la cohue. Sous la forme d'un généreux buffet - qui décline un panel de productions mises à l'honneur un mois plus tôt sur ce même site, lors de la grand-messe agricole - l'île interpelle, étonne, séduit.

Du plaisir des papilles à celui qui se déguste pages après pages, il n'y a qu'un pas. « Il y a tant d'éditeurs que ça sur votre île ? », se fend une visiteuse, un verre de muscat à la main. « Cette année, le stand corse accueille quinze maisons d'édition et trente-trois auteurs », lui précise son interlocutrice, qui poursuit sur le ton de la macagna : « Nous avons longtemps souffert d'un complexe d'infériorité. Nous l'avons transformé en complexe de supériorité... »

Une saillie bon enfant signée de la présidente de l'agence du tourisme de la Corse en personne. Habituée à jouer la VRP inspirée, Vanina Pieri n'a pas failli à son rôle. Elle remplace pour l'occasion le président Giacobbi, mais le casting ne doit absolument rien au hasard.

« Le livre ? C'est aussi la possibilité de promouvoir la Corse dans ce qu'elle a de plus authentique, fière de sa culture, de sa langue, ouverte sur l'extérieur. Bref, en dehors du cliché plage - maillot de bain, assure-t-elle. Le salon du livre de Paris est la première manifestation culturelle grand public d'Europe. Les ouvrages qu'on y présente sont susceptibles de séduire des personnes sensibles au patrimoine culturel qui, demain, peuvent devenir des visiteurs en dehors des pics de saisonnalité. »

Un ministre se laisse séduire

Lectrice inspirée, touche-à-tout, elle se fond sans difficulté dans la petite famille de l'édition insulaire venue fêter l'ouverture du salon, le lendemain. Toutes les maisons ne sont pas encore représentées. Les auteurs sont pour l'heure aux abonnés absents. C'est durant le week-end que se jouera la partie de séduction avec le grand public, puis ce lundi entre professionnels. Mais, les vieux routiers de la manifestation n'ont pas manqué le rendez-vous de l'inauguration. Moins pour le buffet que pour prendre leurs marques .

Fin renard, l'imprimeur-éditeur Pierre-Dominique Sammarcelli se réjouit de la disposition du stand. « Il est aéré, accueillant. Moins central que l'année dernière, mais c'est peut-être un avantage. Nous sommes plus visibles, d'autant que l'on se trouve à proximité de l'une des principales entrées... »

Un bon point pour la CTC. Les éditeurs, de la simple structure associative à l'entreprise dûment enregistrée au registre du commerce, ont fait le reste. Sur les rayons, s'étale une variété d'ouvrages propre à donner le tournis. Romans, nouvelles, polars, poésie, beaux livres, bande dessinée, histoire, patrimoine, en français ou in lingua nustrale, la culture corse se laisse feuilleter sous toutes ses facettes. Dès jeudi, quelques visiteurs se sont déjà laissés prendre dans ces filets érudits. Anonymes, parfois plus connus. Comme le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand qui, entraîné par une nuée de photographes, a consenti volontiers un arrêt sur le stand, le temps d'un cliché, un livre du parc naturel régional portant sur les oiseaux de Corse à la main.

A la pêche...

Un peu de folklore culturel à la sauce parisienne, qui ne doit pas faire oublier que tout ce petit monde est là pour travailler. Certes, on véhicule une image, mais on est aussi là pour vendre des livres. Les nouveautés sont mises en avant. Gare à la désillusion, cependant. « Le rendez-vous n'est pas toujours évident à vivre pour les auteurs, reconnaît Bernard Biancarelli, directeur éditorial chez Albiana. L'offre est énorme, on est noyé dans la masse, pas évident de faire beaucoup de signatures dans ces conditions. Et puis les interviews avec des médias nationaux restent exceptionnelles... » Lui fait d'ailleurs le déplacement dans une perspective plus professionnelle que grand public.

« Ce salon, c'est l'occasion de rencontrer les gens avec qui nous travaillons toute l'année à distance : les diffuseurs, les distributeurs, les auteurs installés en région parisienne, les agents littéraires. Sans compter les éditeurs avec qui il est possible de nouer des relations. Beaucoup de projets sont nés lors de ce salon, d'autant que nous revendiquons un positionnement méditerranéen qui nécessite de nombreux contacts. Des coopérations sont lancées, des traductions évoquées... On va à la pêche en espérant ramener quelque chose d'intéressant. »

Demain, lundi, viendra l'heure des comptes. Pas forcément en monnaie sonnante et trébuchante. Une chose et d'ores et déjà acquise. L'image de la production insulaire n'a pas à rougir de la comparaison avec les grosses cylindrées régionales. Comme celle des copains bretons, situés quelques stands plus loin. Et on ne parle pas là de buffet, mais bien de livres. A déguster sans modération.

livre2011
Soirée inaugurale du Salon du livre de Paris, jeudi dernier, avant que la manifestation ne draine ses 200 000 visiteurs habituels durant le week-end et jusqu'à demain. Vanina Piera, la présidente de l'ATC, est venue faire l'article aux côtés des éditeurs.

odyssee

12/03/2011

gagnon

scintilla

maupertuis

26/02/2011

/biblio

05/02/2011

musanostra

musa

28/01/2011

gerda

editeurs

Tarra matre,

d'Olivier Ancey

ancey

Où j'ai laissé mon âme,

de Jérôme Ferrari, aux éditions Actes Sud

05/11/2010 : Le Prix du Roman France Télévisons a été attribué à Jérôme Ferrari pour son roman « Où j'ai laissé mon âme » (Actes sud).

ou
1957, Alger. Le capitaine André Degorce retrouve le lieutenant Horace Andreani avec lequel il a affronté l'horreur des combats puis de la détention en Indochine. Désormais, les prisonniers passent des mains de Degorce à celles d'Andreani, d'un tortionnaire à l'autre : les victimes sont devenues bourreaux. Autour de Tahar, figure étonnamment christique de la rébellion, les deux hommes devront trouver les armes pour affronter leurs trahisons intimes.
A travers trois personnages inoubliables, rassemblés dans la douleur par les injonctions de l'Histoire, Jérôme Ferrari, avec une magnifique intransigeance et dans une écriture somptueuse, invite le lecteur à affronter l'intimidante souveraineté de l'épreuve au prix de laquelle se conquiert toute liberté digne de ce nom.


Jérôme Ferrari : "La littérature comme une loupe sur la vérité de l'Homme"

ferrari
Dans "Où j'ai laissé mon âme", Jérôme Ferrari met ses lecteurs face aux
impasses morales de ses personnages, plongés en pleine guerre d'Algérie.
Pierre-Antoine Fournil

Avec son air de ne pas y toucher, Jérôme Ferrari est passé maître dans l'art d'asséner des claques. Son arme ? La plume, qu'il manie méthodiquement dans le brouet des passions troubles agitant ses contemporains. Surtout, ne pas se fier à son air vaguement absent lorsqu'on le croise à Ajaccio sur le cours Napoléon ou à la sortie du lycée Fesch, devisant paisiblement avec quelques-uns des élèves auxquels il enseigne la philosophie.

Au fil de ses romans, cet auteur de 42 ans dessine les contours d'une oeuvre fascinante qui a retenu l'attention de l'éditeur Actes Sud. Et celle des jurys. Le prix France Télévisions vient de lui être décerné pour Où j'ai laissé mon âme. La veille, celui de la Société des gens de lettres lui avait été attribué. Et il est encore en lice pour le prix du style (résultat lundi), pour le prix Wepler (22 novembre) et le prix des libraires (en mars prochain). Rencontre avec un écrivain qui a su donner à sa prose insulaire un relief qui touche à l'universel.

Ce prix France Télévisions, vous vous y attendiez ?

C'est un prix de lecteurs. Autrement dit, rien n'est jamais sûr. Je figurais parmi six finalistes, dont Eric Faye qui venait de recevoir le prix de l'Académie française... Ça a été une surprise complète. Annoncée en direct devant les caméras (sourire gêné).

Il s'agit de votre 3e prix littéraire (Jérôme Ferrari a reçu le prix Landerneau pour Un Dieu un animal en 2009, ndlr). Comment appréhendez-vous toutes ces distinctions ?

C'est bizarre. Il y a bien sûr la notion de reconnaissance du travail accompli. Je suis fier de ce qui m'arrive, c'est évident. On dit souvent qu'il faut être détaché vis-à-vis des prix. Je ne le suis peut-être pas assez... L'intérêt de ces récompenses, c'est aussi de prolonger la vie d'un livre, qui n'est désormais plus très longue.

Le choix de la guerre d'Algérie comme cadre de votre dernier roman résulte-t-il de votre expérience d'enseignant, durant quatre ans, au lycée international d'Alger ?

Je ne l'aurais sans doute pas fait si je n'avais pas été là-bas. Mais, ce sont surtout les témoignages du documentaire de Patrick Rotman, L'ennemi intime, qui ont joué le rôle de déclencheur. A travers les propos d'un ancien officier français ayant participé à l'arrestation du chef de l'ALN Larbi Ben M'hidi, on est immergé dans la relation complexe qui peut se nouer entre deux adversaires.

La guerre d'Algérie suscite toujours les passions. Vous n'avez pas craint de vous y frotter ?

La fiction s'en est emparée depuis peu. Cela remonte en fait à la précédente rentrée littéraire, avec Des Hommes, le magnifique roman de Laurent Mauvignier. Ma crainte était effectivement que Où j'ai laissé mon âme soit accueilli sur un mode uniquement politico-idéologique. Ça n'a pas été le cas. Le temps commence à faire son ouvrage.

Et le fait de « refiler » le rôle du partisan de la méthode dure à un Corse, le lieutenant Andreani, cela vous est venu naturellement ?

En quelque sorte. Pour rentrer dans une histoire qui m'est étrangère, celle de la guerre d'Algérie, il fallait que j'utilise quelques éléments qui me sont familiers. De plus, ce personnage s'exprime à la première personne du singulier. Ses origines corses m'ont aidé à le saisir plus profondément. Même s'il ne s'agit pas de la personne la plus recommandable qui soit...

Votre précédent roman, Un Dieu un animal, évoquait déjà la guerre. C'est devenu votre thème favori ?

La guerre fait office de décor, mais elle n'est pas le thème de ces romans. Un Dieu un animal traite du mysticisme et il est question d'impasse morale dans Où j'ai laissé mon âme. Peut-être ai-je un goût pour la guerre... Ou en tout cas pour les situations extrêmes qui nous permettent d'en apprendre davantage sur les hommes. L'Homme est au centre de tout. Est-ce un hasard si le plus grand livre sur la guerre et les camps s'intitule Si c'est un homme ? Ainsi, qu'on le veuille ou non, la pratique de la torture révèle l'un des visages de l'humanité.

Et le divin ? C'est une notion qui, d'un livre à l'autre, semble aussi vous préoccuper...

Oui, beaucoup. Pourquoi ? Je ne saurais le dire. Le capitaine de mon roman est confronté à des problèmes moraux d'autant plus vifs qu'il est chrétien. Par ailleurs, le récit s'articule autour de trois jours en référence aux trois jours de la Passion. Mon officier et son prisonnier algérien sont plongés dans un face-à-face qui évoque celui de Pilate et du Christ. Pas celui des Évangiles, mais celui de Mikhaïl Boulgakov, dans Le Maître et la Marguerite, que je cite en exergue. Notamment cette phrase : « Il dit que même en présence de la lune il ne connaît pas de repos, et qu'il fait un vilain métier. »

Vos élèves de terminale du lycée Fesch vous lisent-ils ?

Aucune idée. Nous n'en parlons pas. J'essaye de séparer les choses. Au Fesch, je suis leur professeur de philo. Le sujet, c'est eux et non pas moi.

Davantage enseignant ou écrivain désormais ?

Les deux. Même si, cette année, avec la parution de Où j'ai laissé mon âme, mon activité d'écrivain a pris une place plus importante. Depuis septembre, la promotion de ce roman m'oblige à monter à Paris environ une fois par semaine.

Un nouveau projet littéraire en préparation ?

Aucun en ce moment. Mon travail d'enseignant, le roman et ma vie de famille me prennent 128 % de mon temps. J'y reviendrai quand ça se calmera. Ce qui ne devrait pas tarder.

Comme un divertissement en somme ?

Je n'ai jamais envisagé la littérature comme un divertissement, même en tant que lecteur. Elle est une loupe sur la vérité du monde et de l'Homme, comme l'art en général.

Propos recueillis par Sébastien Pisani, Corse Matin, 13 novembre 2010


Alain Di Meglio



dimeglio


La littérature corse sur le net

Une nouvelle rubrique consacrée à la littérature corse sur le net devenait indispensable, vu l'ampleur du phénomène.
Dans la quantité de blogs, j'en retiendrai trois pour commencer : "Pour une littérature corse", "Invistita" de Norbert Paganelli et le blog de Marcu Biancarelli, qui justement publie dans L'Hebdo une noute sur le nouveau site Tarrori è fantasia, sur lequel vient de s'illuster notre amie Marilena Verheus avec une surprenante nouvelle, "Intervirtualità"...

marcu/

Musique et polyphonie

Ghjermana de ZERBI : Cantu nustrale

Albiana

dezerbi

Une réédition bienvenue, celle de Cantu Nustrale de Ghjermana de Zerbi. Le première édition de cet ouvrage paru en 1981 était depuis longtemps épuisée. Nanne, Canti pè i zitelli, Serinati è canti d'amore, Lamenti d'amore, Canti di donne, Cuntrasti, Canti di a cuscrizzione, Canti di travagliu, Paesi è stagioni, Canzone d'elezzioni, Canzone scherzose è per ballà, Lamenti, Voceri è ballate, Cantu indiatu, Inni et enfin Paghjelle sont les chapitres de cet ouvrage de référence qui passionnera tout amateur de chant corse. Cette troisième édition est pratiquement réalisée à l'identique de la première. Deux innovations : l'indication de l'incalcu (accent tonique) ainsi que des tablatures. L'auteure prépare, avec Mighele Raffaelli, une Antulugia di u Cantu nustrale que nous attendons avec impatience.

cantu

Un article de "Corsica" à télécharger :
http://info.club-corsica.com/cul_125_001.pdf

Jean-Claude CASANOVA :
A FILETTA  Tradition et ouverture - De la polyphonie corse au chant du monde

Préface de Ghjacumu FUSINA - Colonna Edition

livre

Pour commander (franco de port : 20 € par exemplaire chèque libellé à Colonna édition)

A FILETTA  Tradition et ouverture - De la polyphonie corse au chant du monde :

- par fax : au 04 95 25 30 67
- par tel : au 06 75 33 50 49
- par mail  : à colonnadistria.jj@wanadoo.fr ou sur le site de l'éditeur (paiement sécurisé Paypal)

- par courrier : Édition Colonna  - La maison bleue  - Hameau de San Benedetto
20167 Alata.

J'ai ouvert une page spécifique pour mon livre. Suivre ce lien.

Ghjacumu FUSINA - Gerda-Marie KÜHN - Harald ZEIHER :
Corsica ... un'Isula chì canta

Stamperia Sammarcelli

Sur une idée initiale de Gerda-Marie Kühn, la réalisation du projet de trois passionnés : offrir les paroles de chansons diverses en corse, en français et en allemand, traduites en français par Ghjacumu Fusina (lui-même auteur de certaines de ces chansons), en allemand par Gerda, et richement illustrées par les photos de Harald Zeiher.


A découvrir également ici (en allemand) :
http://www.erlebtemusik.de/isula.htm

unisula

Les personnes intéressées par l'acquisition de cet ouvrage (25 € port compris) peuvent me contacter. Pour renseignements et/ou commandes: kuhn-korsika@wanadoo.fr


8 avril 2006 : La dédicace Antoine Ciosi

Le chemin des sources profondes, Albin Michel, 2005.

dedicace

Après Une odeur de figuier sauvage, chronique villageoise d'une enfance dans la Casinca, Antoine Ciosi poursuit le récit de la vie singulière d'un Corse dans le Paris des années 50.

Antoine Ciosi donne libre cours à son amour de la terre natale, chantant avec bonheur la ruralité perdue, son parfum et son authenticité, dans ce véritable hymne à l'île de Beauté.
Antoine Ciosi montre tous ses talents de conteur en lisant un passage de son livre, qu'il illustre également en chantant a cappella de sa voix à la tessiture exceptionnelle. Un très grand Monsieur.

ciosi odeur

Chants d'une terre - 40 ans de chanson corse

complète admirablement la suite autobiographique d'Antoine Ciosi.


ciosi

Philippe-Jean Catinchi : Polyphonies corses

Actes Sud / Cité de la Musique Arles, 1999

Historien, amoureux de musiques et de livres, Philippe-Jean Catinchi, que les spectateurs des Rencontres de Calvi connaissent bien, célèbre le métissage.
Son livre s'ouvre sur une vingtaine de lignes éclairantes d'Erri de Luca. Le renouveau des polyphonies s'inscrit pour Philippe-Jean Catinchi dans la recherche et la revendication d'une identité, même si diverses influences méditerranéennes se retrouvent dans ces « voix de la montagne ». Cet ouvrage très dense présente aussi une « Petite anthologie de poésie vocale corse », paghjelli, lamenti, voceri et hymnes guerriers, mais aussi un glossaire, une bibliographie et une discographie, sans oublier le CD.

pjc

Tout simplement indispensable.

Frank Tenaille : Corse - Polyphonies et chants

Non moins indispensable !

tenaille

Dominique Salini : Histoire des musiques de Corse

Editions Dumane

Un livre passionnant sur l'histoire des musiques de Corse, à partir d'une lecture renouvelée de la notion de musique traditionnelle.

musiques


Antoine Massoni : Les Musiques de Corse - Chants, instruments et danses - Tradition vivante

Editions Alain Piazzola

musiques


L'auteur, musicien de jazz et membre de l'association Voce Cumune, dresse un inventaire de l'ensemble des formes musicales corse, en les replaçant dans l'espace musicologique méditerranéen. Passionnant.

Frédéric Ortoli : Les Voceri de l'île de Corse


voceri

Randonnée


La collection Albiana - PNRC sur les sentiers du Parc naturel régional.


Ecrits par Alain Gauthier, Jean-Paul Quilici, ces petits guides sont indispensables pour tout randonneur.

120 grandchemin
mer cuscionu
tavignanu rinosu
tours tours2
nature patrimoine
panoramas gauthier4
gauthier5

Les balades de Laurent Chabot :

Laurent Chabot a publié plusieurs ouvrages spécialisés dans les randonnées en famille :

sentiers
Sentiers de Corse
sud
Balades en Corse du Sud

Guide du Conservatoire du Littoral : Promenades écologiques et littéraires

Actes Sud

conservatoire

Lucette PONCIN : Guide du Taravo - Patrimoine d'une vallée

Ed. Alain Piazzola

taravu

Charles PUJOS


Charles PUJOS, grand connaisseur de la nature corse, est l'auteur de nombreux ouvrages. J'ai sélectionné ces deux-ci, qui présentent des randonnées de tous niveaux.

plusbelles
eau pujos
 
treks


Jean-Paul QUILICI



montagnes quilici 
agresti

Alain GAUTHIER


chemins
gauthier

ALAIN GAUTHIER a reçu le PRIX « SCIENCES » DU PRIX DU LIVRE INSULAIRE à l’occasion du 9ème SALON INTERNATIONAL DU LIVRE D’OUESSANT POUR SON LIVRE :

DES ROCHES, DES PAYSAGES ET DES HOMMES
Géologie de la Corse

La Corse est une montagne dans la mer. Son relief, sa nature et l'art d'y habiter ont été façonnés par une histoire géologique très originale...

Le texte du jury

Cet ouvrage de deux cent soixante dix-huit pages, riche de centaines d'illustrations, a pour ambition de faire comprendre au travers d'observations locales, la géologie de la Corse et l'importance que revêtent les roches dans la structure des paysages comme dans le quotidien des Corses.

L'iconographie est remarquable, le propos scientifique de haute tenue, avec un souci constant de vulgarisation. Intitulé "Allons sur le terrain", le coeur du texte invite à une promenade géologique dans la Corse occidentale que l'on pourrait aussi qualifier de Corse ancienne granitique puis dans la Corse orientale qui relève du plissement alpin, pour finir dans les paysages composites qui forment la transition entre la Corse granitique et la Corse alpine.
Mais avant d'aborder cette promenade géologique, le lecteur est initié aux bases de l'histoire géologique de la Corse et aux différents types de roches ; puis lui sont présentés les usages qui ont été faits des roches à travers les âges pour s'abriter, se nourrir, se défendre, se déplacer, prier. Sont également évoqués l'exploitation minière et le thermalisme. Au final, cet ouvrage prouve que la vulgarisation de haut niveau est possible en géologie et surtout que le livre en reste le vecteur naturel.

Da Campumoru à Senetosa - L'omini in l'orta llu ventu

ELISA (Syndicat intercommunal pour la gestion des espaces naturels littoraux du Sartenais)

La côte entre Campomoro et Senetosa est désormais protégée par le Conservatoire du littoral et les communes de Sartè, Grossa et Belvidè-Campumoru. Cet ouvrage se présente comme une promenade dans ces "jardins du vent", joliment illustrée d'aquarelles de Denis Clavreul.

campomoru

Bernard BERROU : La Haute Route, Carnet du GR 20.

Ed. Terre de Brume/Harmonia Mundi, 2009

berrou

Plus qu'un carnet du GR 20, ce récit est presque un texte philosophique : la marche comme art de vivre.

Guides touristiques

Evasion Corse par Pierre Pinelli

Hachette Tourisme

evasion    

Je n'ai vu que la vidéo (signalée par Carole sur son site) qui fait la promotion du nouveau guide Hachette sur la Corse ; ce petit film fait espérer un guide sortant des sentiers battus.

Je vous en reparle dès que je l'aurai eu entre les mains !
Chose promise, chose dûe : ce guide est excellent. Quelques belles randonnéess en fin d'ouvrage

Littérature corse

CUNTORNI


CUNTORNI 2009 PORTIVECHJU
L'année 2009 est décidément un tournant majeur pour la vie littéraire en Corse et pour la littérature corse !

Vendredi 2 et Samedi 3 octobre 2009, à Porto-Vecchio, à l'initiative d'Ariel Yerushalmi et Marcu Biancarelli, a eu lieu le 3ème numéro du festival littéraire et artistique "CUNTORNI"

cuntorni

Festivali Cuntorni
Assuciazioni A Pian d’Avretu
2 è 3 d’uttrovi 2009 Portivechju

Cuntorni : una filusuffia
I grossi centri urbani di u mondu mudernu ùn sò micca soli à pruducia a cultura di u XXIu seculu.
I lingui d’influinzi forti ùn sò micca soli à purtà a criazioni ughjinca.
à spissu dinò, esci da a minuranza un attu criativu chì si lia à l’univirsali pà arricà una cuntribuzioni impurtanti à a culturali glubali.
In corsu, sardu, friulanu, catalanu, in uccitanu, ma dinò in francesu, in talianu o in ispagnolu, i « zoni periferichi » di l’Auropa cuntempuranea, di un Mari Tarraniu sempri cussì attivu in materia di custruzzioni literaria, si sprimi u geniu particulari di i populi.
I verghi esistini puri da u particulari à l’univirsali, i currenti si scontrani, si mischiani, s’influenzani.
Sò ’ssi diffarenti modi di sprissioni artistichi, sciuti quinci o culandi, chì u festivali Cuntorni circa di metta in rilazioni dipoi quattru anni.
Sò st’assi di riflissioni, chì spiccani è aduniscini i culturi in un mecanismu cumplessu, chì intaressani a noscia manifistazioni da u so principiu.
L’edizioni 2009 liarà in un embiu cumunu i criatori di Corsica, di Sardegna, di Catalogna, d’Uccitania, di u Salentu, di u Friuli o di l’Andalusia.
Si dici in Corsica chì a diversità faci ricchezza. Chì Cuntorni 2009 sighi dunca l’occasioni di fà nascia ’ssu scambiu riccu trà i nosci culturi, è di fà crescia più chè mai a noscia divizia.
Marcu Biancarelli Ariel Yerushalmi

Vendredi 2 octobre

11.00 h. Réception des invités. Discours d’introduction et présentation du programme (Marcu Biancarelli et Ariel Yerushalmi). Lieu : Centre Culturel.

14.30 h. Débat. De l’importance d’être à Cuntorni. Ariel Yerushalmi, Maurizio Mattiuzza, Francesco Abate, Paolo Cantarutti, Giovanni Rizzo, Francesco Pallara, Gian-Carlo Vellescig, Miguel Angel Arcas, Gérard Jacquet. Modérateur : Paulu Desanti. Lieu : Centre Culturel.

16.00 h. Spectacle théâtral. Christian Ruspini proposera un pièce théâtrale originale. Lieu : Centre Culturel.

17.30 h. Lectures poétiques. Patrizia Gattaceca, Alain Di Meglio, Jean-François Agostini, Stefanu Cesari, Maurizio Mattiuzza, Marco Porcu, Paulu Santu Pariggi, Gérard Jacquet, Jean-Yves Casanova, Giovanni Rizzo, Olivier Ancey, Francesco Pallara, Miguel Angel Arcas, Pierre-Laurent Santelli, Alberto Masala, Jacques Fusina, GF Terrazzoni. Lieu : Centre culturel.

20.30 h. Concert récital poétique. Enedina Sanna / Enzo Favata, Sos Cantores di Cuglieri (Sardaigne) : La storia di Donna Francesca Zatrillas. Lieu : Centre Culturel.

22.30 h. After au Bastion de France.Avec le musicien frioulan Lino Straulino.

Samedi 3 octobre

10.30 h. Débat. Œuvres et contextes. Francesco Abate, Marcello Fois, Jérôme Ferrari, Najat El Hachmi, Marceddu Jureczek, Miguel Angel Arcas. Modérateur : Ariel Yerushalmi. Lieu : Centre Culturel.


14.30 h. Débat. Médias et Périphéries. Pere Manzanares, Paolo Cantarutti, Piero Mannironi, Paulu Desanti, Marceddu Jureczek. Modérateur : Pierre Ciabrini. Lieu : Centre culturel.


17.00 h. Grand débat. Créer dans les marges, ou : Comment depuis les marges, s’insérer dans la culture globale ? Najat El Hachmi (Maroc, Catalogne), Marcello Fois (Sardaigne), Maurizio Mattiuzza (Frioul), Alberto Masala (Sardaigne), Jérôme Ferrari (Corse), Miguel Angel Arcas (Andalousie), Marcu Biancarelli (Corse), Francesco Abate (Sardaigne), Giovanni Rizzo (Salento), Jean-Yves Casanova (Occitanie). Modérateur : François-Xavier Renucci. Lieu : Centre Culturel.


20.30. Concert. Pierre Gambini (Corse).

22.30 h. After au Bastion de France.
Avec le groupe Sitikis (Sardaigne)


Les invités à Cuntorni 2009
Marcello Fois, Francesco Abate, Alberto Masala, Marc Porcu, Enzo Favata, Enedina Sanna, Piero Mannironi Najat El Hachmi, Jean-Yves Casanova, Pere Manzanares, Gérard Jacquet, Maurizio Mattiuzza, Giancarlo Vellescig, Paolo Cantarutti, Lino Straulino, Giovanni Rizzo, Francesco Pallara, Miguel Angel Arcas, Jérôme Ferrari, Marcu Biancarelli, Stefanu Cesari, Jean-François Agostini, Alain Di Meglio, Paulu Desanti, Marceddu Jureczek, François-Xavier Renucci, Pierre Gambini, Groupe Sitikis, Ariel Yerushalmi, Jacques Fusina, Christian Ruspini, Patrizia Gattaceca, Olivier Ancey, Paulu Santu Pariggi, Ghjuvan Federiccu Terrazzoni.


Mathieu Ceccaldi : Anthologie de la littérature corse

Editions Alain Piazzola

ceccaldi

Réédition aux Editions Alain Piazzola de la "bible" de la littérature corse publiée en 1973 par Klincksieck.

De Salvatore Viale à Noël Rocchiccioli en passant par Santu Casanova, Dominique Carlotti et Anton Francescu Filippini...

Evidemment, compte tenu de la date de parution initiale, le lecteur ne doit pas s'attendre à y trouver "a generazione di u 70".

Néanmoins tout aussi indispensable qu'à l'époque !

Jacques FUSINA


Cela faisait longtemps que je souhaitais consacrer un article à Ghjacumu Fusina. L'occasion m'en est donnée par la conférence La littérature corse des origines à nos jours à laquelle j'ai eu la chance d'assister et de pouvoir échanger quelques mots avec lui.

fesch


Jacques FUSINA est né en décembre 1940 à Ortale en Haute-Corse. Après des études secondaires à Bastia puis supérieures à la Sorbonne, il a d’abord enseigné les lettres dans la région parisienne et à Paris. Revenu en Corse en 1981, il a été chargé de mission ministérielle (mise en place de l’enseignement du corse) et conseiller technique des recteurs d’académie, chargé d’inspection pédagogique régionale. Docteur ès- lettres (Montpellier) et docteur en sciences de l’éducation (Paris), il a enseigné la littérature et les sciences de l’éducation (dont il a fondé le département) et a dirigé des travaux de recherche (troisième cycle et doctorat) dans ces filières à l'université de Corse.

Militant culturel reconnu, il a été élu président du conseil de la culture, de l’éducation et du cadre de vie (conseil consultatif de l’Assemblée de Corse) de 1989 à 1991.

Ecrivain (Prix du livre corse, prix de la Région, 1987 : poèmes, nouvelles, essais , traductions) il est aussi parolier de nombre de chanteurs et de groupes corses parmi les plus connus (voir ci-dessous).


Outre une centaine d’articles scientifiques et universitaires (en actes de colloques, recueils spécialisés ou revues scientifiques), on peut signaler parmi certains de ses ouvrages :


Soleils revus poèmes (PJ.Oswald, Honfleur,1969)
E Sette Chjappelle poèmes et proses en corse (Albiana, Levie, 1986) Prix de la Région, Prix du livre corse
Contrapuntu ( livre d’art) poèmes et calligraphies de Peter Berger (La Marge, Ajaccio,1989) Prose Elzevire proses journalistiques (La Marge, Ajaccio,1989)
Corse, défense d’une île (coll.) essai (Autres Temps, Marseille,1992)
Canta u Populu Corsu (en coll. Albiana Ed.), Présentation critique du groupe, 339 pages, 1993 (Prix du Livre Corse 1993)
L’enseignement du corse (histoire, développements, perspectives) (Ass.Sq. Finusellu et univ. de Corse, 1994)
La poesia corsa ( présentation critique en italien) (Erbafoglio, Cagliari, Sardaigne, 1995)
Versu Cantarecciu, textes de chansons en corse (Albiana, Ajaccio,1996)
Tous les matins de Corse (coll.) essai (Autres temps, Marseille, 1998)
Parlons corse ( approche de la langue : histoire, grammaire, lexique) (L’Harmattan, Paris,1999)
Une poétique de l’identitaire ? (étude critique) (in Le Mémorial des Corses, Albiana, Ajaccio, 1999)
The Corsican language in education in France (synthèse en anglais ) (Leeuwarden, Mercator, Pays Bas, 2000)
Pinochju , traduction corse de Pinocchio de C.Collodi (Ed. Sammarcelli, Bastia, 2001)
Une Anthologie de Rencontres (coll.) poèmes traduits du corse (Farrago Léo Scheer, Paris, 2002)
Histoire de l’Ecole en Corse (direction de l’ouvrage) (Albiana, Ajaccio, 2003)
Sampiero Corso (livret adapté et traduit en corse de l’œuvre d’Henri Tomasi), Opéra créé à Marseille, livret publié chez Actes Sud (octobre 2005)
Retour sur images (recueil de poèmes en français ou traduits du corse), Sammarcelli éditions (2005)
Corsica ... un'Isula chì canta, en collaboration avec Gerda-Marie KÜHN et Harald ZEIHER Sammarcelli éditions (2007)

fusina

Parmi les nombreuses poésies de Ghjacumu Fusina mises en musique :

Amareni, Brame, Assenza, A' mare bellu, More, Rispondimi iè, Rivecu, Sole chi s'avvicina, Sognu, Sole d'aprile, A' pena cum'è tè, Chi a vita face inno, Trà more è campà ( I Muvrini)
Amicu ci si tù, A' galuppà, Barabattule, Citatella da fà, Ci hè dinù, L'odore di i nostri mesi, Preghera, Più chè u sole, Quandi a terra move, Scorsa la vita, Viaghji (Canta u Populu Corsu)
Amicizia è fratellenza, Bastia ricordi, Cantu per un'isula, Cantu natalescu, Muvra corsa L'attempati, Dumane, Giuventù, Fiuminale, Ghjiseppu è Lillia, Hè mezanotte, Notte santa, Natale d'amore, Paghjella vultaticcia, Quantu si cambiata, u to nome, Idea di u vultà, Isula, Settembre, O Donne (Antoine Ciosi)
A chjama prigiunera, l'île et l'enfant (Petru Dieghi)
A mio lingua hè, u baullu (Patricia Gattaceca)
A' tagliu di strada, Assai, Bisognu di tè, Da tè, E stonde, E' d'aspettà, Megliu cusi, Sola sola (Mathieu Battestini)
A mio furesta (Tony Toga)
A canzona di l'acqua, Isula idea, Puesia hè libertà, Paisaghji , Palatini, Zitelluccia di Rumenia (Petru Guelfucci)
Cantu natalecciu, Discetati o zitelletta, Eo ci aghju in core (Tavagna)
Disuccupatu, Ma di cio ch'è tù voli, Malanni, U negru fume (A Filetta)
Era un paisolu, Luciana, Puliticà, Una sera di Natale, Sognu identità, Vogliu cantà (I Fratelli)
Ella, hè un'isula (Eric Mattei)
Isula d'oghje (Albinu)
I paisoli, E mane in pasta (Tramuntana)
Luna luna, Una si tù (Patrizia Poli)
Luna nova (Diana di l'Alba)
Mon bon vieux stade (Pascal Olmeta)
Oghje qui, Parulle nustrale, Quantu si cambiata (Giramondu)
Sunendu di viulinu, u tintu scrittore (Poletti)
Settembre (Cuiconi)
Lamentu à Nicoli, Quellu affissu zifratu (Jacky Micaelli)
Terra umana (Patrick Fiori)
Toi l'insulaire (Sylvie Bonello)
U cantadore (Ciosi, Maryse Nicolai)
A vigia, Serinatu à tè Corsica, A quelli tempi, Notte d'aostu (Tony Sampieri)
Salute à tè, O Mamma, O tù chi fuste, O Ciuccia (Josée Filippini)

fusina

Ecrire en Corse,

de Jacques Fusina, aux éditions Klincksieck, septembre 2010

Le dernier ouvrage de Jacques Fusina présente la littérature corse des origines jusqu'à nos jours, en mettant en évidence les étapes essentielles de l'émergence et de l'affirmation de l'expression littéraire corse.

Je ne l'ai pas encore lu mais le recommande sans hésiter !

fusina_ecrire

A lire l'entretien de Jacques Fusina avec Norbert Paganelli sur le site de ce dernier, Invistita.

fusina

fusina

gf

JF

JF2

Jacques Thiers


Né à Bastia en 1945, résidant à Biguglia. Agrégé de l'université (lettres classiques), Jacques THIERS a enseigné les lettres classiques à Nice, Ajaccio et Bastia avant de rejoindre en 1983 l'Université de Corse où il occupe actuellement une chaire de langue et culture régionales avec le grade de Professeur des Universités. Il est docteur en linguistique habilité à diriger des recherches. et a occupé diverses fonctions administratives et pédagogiques dont la direction du Service d'Information et d'Orientation (SUIO) de l'Université de Corse et du DESS de Communication Appliquée à la Valorisation des Ressources Régionales. *
Jacques Thiers a remporté le Prix 2007 des Lecteurs de Corse avec "l'Arreta Bianca" (La halte blanche)

thiers

Du nouveau pour les nuls !

La Corse pour les Nuls

Thierry Ottaviani - Editions First

Parution: 20 mai 2010.

Prix: 22,90 euros.
516 pages.

• Toute l'Histoire de la Corse des origines à nos jours
• Du Cap corse à la pointe: balade insulaire du Nord au Sud, d'Est en Ouest !
• Mythes et réalités contemporaines, la langue, les traditions, les spécialités culinaires…
• La Corse (enfin) à la portée de tous !

Orlando Forioso : Chi si sbaglia, inventa !

Stamperia Sammarcelli

orlando


Cet ouvrage est né du travail réalisé par Orlando Forioso sur La Grammaire de l'imagination de Gianni Rodari : des centaines d'élèves ont participé au spectacle tiré du livre de Rodari, et le livre d'Orlando raconte l'aventure de ce spectacle.

Pour ceux qui ont vu Fantastica, la grammaire de l'imagination aux Rencontres de Calvi, l'ouvrage de Gianni Rodari :

rodari

 

Jean-François Bernardini : "DICOCORSE"

 
... le nouvel ouvrage de Jean-François BERNARDINI sera disponible chez tous les libraires de Corse, à partir du 10 juillet prochain.
- Sous la forme d'un  "petit précis pyromantique", l'auteur y égrène ses "corsopholies tendres ou féroces"... dans l'espoir de souffler sur la tristesse pour qu'elle s'envole... et d’inspirer peut-être quelques sourires.
Aux éditions AGFB  - DICOCORSE  - 228 pages -18 € à partir du 10 juillet et bientôt sur : www.dicocorse.fr     
 
N. B. : Non encore distribué sur le continent : disponible en Corse uniquement, et sur la boutique muvrini.com
AGFB éditions
Les Terrasses de Funtanone
Bât B
20200 Ville di Petrabugnu
France
+33 (0) 4 95 32 17 17 (tel)
+33 (0) 4 95 31 63 03 (fax)
http://www.muvrini.com/

dico

Romans

Gabriel-Xavier Culioli : La terre des Seigneurs, un siècle de la vie d'une famille corse

Editions DCL

Edité pour la première fois en 1986, La Terre des Seigneurs a fait l'objet d'une réédition enrichie et revue par l'auteur en 1999. Ce livre a remporté un grand succès (mérité), a reçu le Prix du livre corse et le Prix de la région Corse en 1986 et a même été traduit en allemand.

Un livre très attachant, à l'écriture étincelante, pétri d'humanité et qui permet de mieux comprendre "l'âme corse".

seigneurs


Marie-Josée Nat : Je n'ai pas oublié...

Plon

Artiste célèbre, Marie-Josée Nat publie ses souvenirs :

nat

Isabelle HORLANS : Les Sanguinaires



sanguinaires

new

Sebastianu Dalzeto : Pépé l'Anguille (Pesciu Anguilla)



pesciu
La traduction française par François-Michel Durazzo de Pesciu Anguilla vient de paraître en Dordogne aux éditions Fédérop (24680 Gardonne), sous le titre de "Pépé l'Anguille".
Il aura fallu attendre quatre-vingt années, ― de 1930 à 2010 ― pour que le roman bastiais de Sebastianu Dalzeto (Bastia, 1875 - Barchetta, 1963) voie le jour en langue française et puisse ainsi être lu et apprécié d'un large public.

La pierre manquante par M.C. Lusinchi

publié aux editions Edilivre.
Je ne l'ai pas encore lu, mais l'auteur m'a signalé son livre :

(http://www.edilivre.com/doc/18642/La-pierre-manquante/MC-Lusinchi)..


Arts et traditions populaires

Pierre-Jean Luccioni "Tempi fà"

Albiana


PRIX DU LIVRE CORSE 2008

télécharger ici l'article de "Corse Matin"

tempi
"LE" livre sur les arts et traditions populaires de Corse vient de sortir. Son auteur, Pierre-Jean Luccioni, rencontré sur le stand Corse lors du Salon du livre 2008, est intarissable sur son bel ouvrage, fruit de longues années de travail. Journaliste à France 3, il avait réalisé vers 1985 une série de reportages sur le thème des « savoirs » anciens qui disparaissent. Les notes et photos réalisées lors des nombreux tournages nécessaires ont servi de base au livre. Pierre-Jean est alors reparti faire de nouvelles photographies (au total, ses archives en dénombrent environ 35 000 !). Au final ce livre représente à peu près 25 années de collecte.

L'auteur nous a exposé sa démarche, à la rencontre des derniers héritiers (très âgés) de ces savoirs faire parfois millénaires, les difficultés rencontrées pour les convaincre d'accepter de refaire des gestes qu’ils n’avaient plus fait depuis des décennies. Une démarche de collecte de gestes et de vocabulaire qui rappelle celle de Quilici pour le chant, montrant comment les savoirs se transmettaient, s'amélioraient de génération en génération.
Ce livre est une contribution majeure à la sauvegarde de la mémoire de savoirs aujourd'hui disparus. Pour Pierre-Jean Luccioni, le succès de cet ouvrage est peut-être le signe que la société insulaire est en perte de repères et d’identité." Les personnages qui figurent dans le livre illustrent parfaitement toutes les valeurs que nous sommes en train de perdre, c’est ce qui fait sans doute l’âme et la force de ce livre qui est le leur." Le succès est tel, et la somme de documentation si importante, qu'un deuxième volume est en préparation.


Novembre 2009 :

"Tempi fà" Tome 2


est disponible

tempifa2

656 pages, 70 thèmes abordés, 2000 clichés et documents, 24 x 32 cm, 68 €
Editions Albiana

Pasquale Marchetti - Rigolu Grimaldi : In Corsica tandu

Philippe Sers, 1984

tandu


Paul Silvani : Un siècle de vie corse

Albiana, 2000

silvani

Victor Sinet : Grand album - Antulugia di a cartulina corsa

Albiana, 2002

cartoline



hist

Langue corse

nuls

Le Corse pour les Nuls

Jean Chiorboli - Editions First

nuls
nuls


Rise è tambate

Ghjiseppu Turchini - Editions Albiana

 

rise

Pascal Marchetti : Le corse dans tous les sens

Editions Alain Piazzola

marchetti

Publication des chroniques de Pascal Marchetti parues entre 1990 et 1995 dans Corse Matin.

Décapant, parfois irritant, stigmatisant le "politiquement correct", dénonçant les ravages d'une inculture propagée à dessein, rappelant les racines italiennes souvent niées de la langue corse, condamnant la langue corse artificielle propagée par les média, cet ouvrage ne laisse pas indifférent.


Jacques FUSINA : Parlons Corse

Editions l'Harmattan

parlons


Par l'universitaire, poète, écrivain et parolier, expert des questions linguistiques Jacques Fusina, un ouvrage simple, précis et complet sur la langue corse sous tous ses aspects.

 

Anton Dumenicu Monti : Propos décousus

Stamperia Sammarcelli

propos

Des réflexions "décousues", mais pertinentes et très intéressantes sur la langue corse, son écriture, les expressions idiomatiques, etc.


Jean-Marie ARRIGHI : Histoire de la langue corse

Editions Jean-Paul Gisserot

histoire

Marie-José DALBERA-STEFANAGGI : Langue corse : une approche linguistique

Editions Klincksieck

dalbera


Ghjiseppu Turchini : Ci hè da ride

Editions Albiana
(Prix du livre corse 2007)

turchini
   

Strattu da l'introitu :

O sè vo sapissite o cari ! Sè vo sapissite e ciarlate, e burlate, e sciabulate, e scaccanate, e sbillicate, e spanzate chì nascianu daretu à quelli purtelli.

Chì tante ghjelusie ! à palesu ! Nant'à a piazza, per ste strette, in campagna, in u piacè di u cummunu, chì ùn vale a risa s'ella ùn hè spartuta.

A risa hè parolla chì sguilla, sfunghje, spalanca, si tramuta è si tramanda franchendu ogni fruntiera.

O quant'ellu ne curria storie ridicule, strucciuli spiritosi, canzone in disprezzu, raconti saliti è dolci campazioni ! Una pratica naziunale, un'arte maiò, una filusuffia di vita, a intelligenza suprana d'un razzinu rudu ma scherzittosu, industriosu ma cuccagnone, altieru ma ironicu.

à chì sà ride d'ellu stessu si franca ogni travata.
A magagna, stu sebbiatu populu corsu, a maneghja dapoi l'alba di u mondu !

Stéphane Orsini : Pruverbii è altri detti

Editions Albiana


pruverbi


Jean Chiorboli : Langue corse et noms de lieux

Albiana

chiorboli


Jean-Guy Talamoni : Dictionnaire commenté des expressions corses

DCL, 2004

talamoni


Sixte Ugolini : Macàgne e detti di i paesi corsi

Ed. Alain Piazzola

macagne


Antoine-Louis Culioli, Gabriel Xavier Culioli, Ghjuvan Battistu Paoli, Ghjuvan Micheli Weber


U Maiò - Dictionnaire français-corse

Editions DCL


maio

O ghjenti, hà da sorta da quì à pocu u dizziunariu Francesi - Corsu chjamatu "u Maiò" di Culioli / Paoli / Weber.

Più di 1500 paghjini di traduzioni è d'adattazioni, d'asempii in tutti i parlati. Ci sarà indrentu l'opara di Foata nant'à i lingui suttanacci. Critichi ci ni sarà ma pensu ch'eddu sarà ghjuvativu è ghjuvatoghju par tutti quiddi appassiunati di a nostra lingua.
Sarà Francesi - Corsu ma for di a traduzzioni sola di a parodda, ci sò i sfarenti maneri di dì la cù una sprissioni (soprattuttu pà l'avverbii). Da capiscia bè a manera di ghjuvà si ni, sarà impurtintissimu di leghja i spiicazioni di i primi paghjini.A parodda sarà scritta cù una tarminazioni "neutra" chì a ghjenti pudarani cambià à u scrittu.

Asempiu : Tavulone chì darà in Gravunincu ed Aghjaccinu Tavuloni è ind'u suttanu Tavulonu.
Pà i prifissi, sò scritti i dui : presceltu è prasceltu par indettu.
Listessu pà i tarminazioni : musicanti, musichenti.
Ùn hè un dizziunariu par quiddi ch'ùn sani nudda. Quistu, U Minò, isciarà dopu... ma da quì à pocu.
Tutti l'aletti sò scritti è dunqua à caccià à u scrittu ! Cusì, sbagli di prununcia ùn ci ni sarà più.
Dop'à a traduzzioni di a parodda, l'asempii sò dati in parlati sfarenti.

Source : Ghjuvan Micheli dans U foru corsu.


U Minò,

d'Antoine-Louis Culioli, Gabriel-Xavier Culioli,
Ghjuvan-Battistu Paoli et Ghjuvan Micheli Weber

umino

Histoire locale

UN SEL D’ARGENT / Mimoria Arghjintina

de Norbert Paganelli

sur des photos de Joseph Nicolaï
avec une préface de Marie-Jean Vinciguerra


mimoria


L'ouvrage sera disponible fin novembre.

Vous aurez le plaisir d'y découvrir, dans un livre au format intime, 73 clichés extraits des archives de Joseph Nicolaï.

Ces images sont librement commentées par Norbert Paganelli, en corse, en français et en poésie.

Nous ne doutons pas du bon accueil que vous réserverez à ce parcours en images et poésie dans le Sartène de la fin des Trente Glorieuses.

Nous nous tenons bien évidemment  à votre disposition pour répondre à votre enthousiasme.

Dans cette attente, nous vous invitons à le découvrir à travers une des entrées suivantes :
 
Le dossier de presse (avec un extrait)

http://fr.calameo.com/read/0000646409b4335f5deee

La micro-vidéo publiée sur YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=0leXI2JY2ss

La micro-vidéo publiée sur Daily Motion

http://www.dailymotion.com/video/xb7rdg_un-sel-dyargent-mimoria-arghjintina_creation

Le billet déjà publié sur Isularama

http://isularama.canalblog.com/archives/2009/11/19/15859078.html
 
 
Pour tout renseignement complémentaire: norbert.paganelli@laposte.net

mimoria

norbert

La reproduction de l'article de "La Corse votre Hebdo du 1er janvier 2010 s'avérant illisible, le voici reproduit ci-dessous :

IL ETAIT UNE FOIS DANS LES ANNEES 1970
Sartène à travers l'objectif

Norbert Paganelli retrace à travers des textes en corse et en français, illustrés par les photos de Joseph Nicolaï, la chronique de la vie quotidienne sartenaise. Un témoignage poignant, d'une belle vivacité.

ghjaseppu
Sartène et ses habitants se prêtent au jeu de l'autobiographie. Dans cet exercice, les étapes ordinaires du quotidien et l'ambiance des années 1970 tiennent une place essentielle. Non pas à la manière d'une anecdote nostalgique ou pittoresque mais comme une matière vivante, un legs insolent et digressif, satiné de lyrisme élémentaire, d'association d'idées et d'émotions tenaces.
La démarche prend la forme d'une succession d'images en noir et blanc, d'une belle vivacité, emprunte à la poésie l'élan du vers libre. La succession de portraits est savoureuse et attachante

C'est le coeur, la respiration, le regard de Jacques Nicolaï, photographe de presse et de Norbert Paganelli, écrivain, qui jalonnent cette captivante histoire. Leur amitié les a poussé à accaparer, ensemble, l'espace sartenais. Très vite la thématique autorise une réflexion littéraire. Il en résultera l'ouvrage « Un sel d'argent, Mimoria arghjintina ». Entre temps, la complicité entre les deux hommes s'est métamorphosée en promesse, faussement désinvolte, secrètement mélancolique. « Joseph Nicolaï a disparu en 2007, alors même que le principe de cet ouvrage venait d'être arrêté », rappelle Norbert Paganelli.

La langue corse à la rescousse


lecteur
L'écrivain poursuivra seul. Le chapitre commun reste beau et crée une urgence. « Un jour, Joseph Nicolaï me montra quelques dizaines de photographies prises tout au long de sa carrière de correspondant du Provençal dans la région de Sartène ».
L'art du journaliste tient à l'authenticité, fidélité à la vérité des sujets qu'il photographie. Il relève du devoir professionnel, fait résonner des familiarités avec la population de "la plus corse des villes corses".
Au passage, il déclenche une volonté généreuse. « Joseph Nicolaï avait la conviction qu'il fallait partager ces photos avec la population. La méthode pour y parvenir consistait à associer dans une parution ses clichés et mes commentaires.  »

Norbert Paganelli se montra d'emblée réticent. La saga intime collective de la ville possède ses propres équilibres. L'écriture n'apporterait à l'ensemble qu'une dimension superflue. Bientôt, la puissance évocatrice de l'image l'emporte sur le raisonnement. « Les clichés ne m'ont pas laissé indifférent. Ils ont déclenché une curiosité, suscité une sorte d'engouement. Alors je me suis mis à écrire. »

Joseph Nicolaï et Norbert Paganelli établissent une série de trente images assorties d'un texte en français. Le travail de sélection débouche sur "une petite exposition" en 1997 pour le compte de la galerie sartenaise "U Pitraghju".

Le témoignage à coups de de portraits individuels, de contre-plongées, de groupes et de grand- angle rencontre un beau succès. « Les quelques centaines d'exemplaires furent rapidement épuisées », se souvient l'auteur.

L'expérience est réussie, mais fait toutefois naître une tension. Parce qu'elle signale un filon qu'il est bon de creuser, les auteurs éprouvent la nécessité d'ajouter du sens à la démarche. « Joseph n'avait de cesse de me voir continuer. Il avait d'autres instantanés. Il défendait l'usage de la langue corse. »
charcut
Pour le lycée Clémenceau

lycee

La narration de la chronique sartenaise se déplace du côté de la traduction. « Notre première idée était de proposer le même texte en version bilingue. » L'option linguistique est vite abandonnée car « en nous appuyant sur un texte source, nous perdions le lien direct avec l'image. » Suit un revirement. Les textes seront originaux, indépendants les uns des autres mais « reliés entre eux par une sorte de connivence.» La prise de position déteint sur le traitement de l'image. Il faut trouver une forme d'expression singulière. Elle passe par une mise en scène astucieuse. « Nous avons choisi de faire figurer la même photo mais à travers des cadrages différents ».

Dans tout les cas, les instantanés éveillent des réminiscences sur une cérémonie officielle, sur une manifestation de lycéens avides d'avenir qui « gardèrent longtemps le gôut de la révolte, celle qui unit les hommes autour du cri.». Les convictions se forgent sous la banderole "le lycée doit rester à Sartène." Pour toujours. Ce sont encore des cyclistes, des enfants sur un char de carnaval qui surgissent au premier plan. Les images ramènent à la place Porta, « espace où convergent les pas, les regards, les paroles »" , accompagnent les gestes d'une vieiille dame en noir, ceux de joueurs de pétanque, ou de vendeurs sur un marché improvisé. Chacune de ces images parle de l'humain, de ses rêves, des activités et des rites sociaux qui le définissent.

De l'autre côté de l'objectif de Joseph Nicolaï et des textes de Norbert Paganelli, il y a aussi bien des enfants, des anciens, que le Catenacciu ou le prêtre de la paroisse. Celui qui « a dilla franca, mai ùn l'avemu vistu rida. Com'iddu si tinia rittu è sticchitu, ci paria maiurone
. » Le photographe déambule à travers les ruelles de la cité et capte ainsi la grâce éphémère de la banalité quotidienne.


photos

Une démarche documentaire et humaniste avec en plus une valeur artistique.
Véronique EMMANUELLI


UN SEL D'ARGENT, MIMORIA ARGHJINTINA de Norbert Paganelli sur les photos de Joseph Nicolaï, préface de Marie-Jean Vinciguerra, 159 p, 14 euros, coédition La Gare, A Fior di Carta. 

source : "La Corse Votre Hebdo" du 31/12/2009)

Norbert sur corsicatv :

http://corsicalive.fr/acorsicatv/stream.php?id=458&page=index.php

Marie-José Loverini et Jean-Félix Galletti : Calvi

Edisud

calvi


Ce bel ouvrage invite le lecteur à un parcours dans l'histoire de Calvi, à la découverte de l'ensemble du patrimoine calvais au travers des monuments, oeuvres d'art, personnages illustres et traditions de la ville.


Memoria di u seculu : Corbara



corbara

In Lumiu tandu


lumiu

lumiu

Histoire, récits


Dictionnaire historique de la Corse



dicohist
9000 ans d'histoire à travers les grands moments de la société insulaire et les grandes figures

Des hommes politiques, des généraux, des peintres, des enseignants, des saintes, des mercenaires, des présidents, des bandits, des écrivains, des papes, des préfets, des chanteurs, une sultane, des aventuriers, des diplomates, des sculpteurs, des ministres, des inventeurs, des professeurs, des rois, des aviateurs, des photographes, des condottieri, des journalistes, des cardinaux, des industriels, des historiens, des musiciens, des militaires, des sportifs, des hommes de loi, des corsaires, des princesses, des résistants, des acteurs, des prêtres, des médecins, des  académiciens, des géographes, des philosophes,....

Quatre ans de travaux
Cent trente-neuf auteurs
Deux mille quatre cent portraits
Cent cinquante articles analytiques
1032 pages.


Pierre-Dominique Sammarcelli : La Corsiade - Edition trilingue

Collection E trè favelle - Prix du livre corse 2001

corsiade

Antoine-Marie GRAZIANI : Pascal Paoli père de la patrie corse

Tallandier, 2004

Une biographie passionnante du "Babbu". Qu'on le considère comme un législateur démocrate ou un despote éclairé, Paoli reste une figure majeure de l'histoire universelle de la Liberté.

paoli

Pasquale de Paoli - La Corse dans l'Europe des Lumières

Editions Albiana


corse paoli

Le catalogue de l'exposition présentée au Musée de Corte en 2007.

Antoine-Toussaint ANTONA : Ceux du 173e - Les Corses au combat, 1914-1918

Colonna Edition

173e


Antoine-Toussaint Antona rend un bel hommage aux combattants corses de 1914-18, à travers ceux issus de Frassetu, et dresse le bilan pour la Corse de cette épouvantable hécatombe.

Lisandru MARCELLESI : i Disgraziati


Le récit poignant (écrit dans la variante "sudiste" de la langue corse) de la vie des bagnards de Cayenne.


disgraziati


Jean-Marie ARRIGHI - Olivier JEHASSE : Histoire de la Corse et des Corses

Perrin / Colonna Edition

arrighi


Politique

new

Jean-Pierre POLI : Autonomistes corses et irrédentisme fasciste

DCL


irred

Jean-Pierre Poli revient dans cet ouvrage publié en 2009 sur un sujet resté longtemps tabou : la confusion entretenue entre la doctrine irrédentiste mussolinienne et le « corsisme »

Jean-Pierre Poli montre les amalgames assimilant encore parfois aujourd'hui autonomisme et fascisme italien, tout en relevant les erreurs fatales commises par Petru Rocca et les muvristes. Pourquoi se sont-ils obstinés, au nom de la sauvegarde de la langue et de la Nation corses, à ne pas dissiper l’équivoque savamment entretenu tant par les nationalistes mussoliniens que par les républicains français de gauche comme de droite ? Comment ont-ils pu minimiser la profonde opposition des Corses aux revendications annexionnistes du fascisme italien ?

Le chapitre consacré à l’irrédentisme recense l’important travail historique des intellectuels italiens qui n’étaient pas tous des irrédentistes.

L'ouvrage réhabilte partiellement, sans en cacher les erreurs, le corsisme de A Muvra. L’auteur relève qu’à l’origine ce journal défendait une autonomie institutionnelle de l’île en la présentant comme la solution permettant de préserver la spécificité de la Nation corse sans rompre les liens créés dans les siècles précédents avec la France. A partir de 1938, les muvristes sombrent dans une dérive dénonçant le seul nationalisme français, en refusant de dénoncer les dangers du nationalisme italien. Cependant, tout opposait les muvristes du fascisme : le nivellement des cultures locales, la glorification de l’Etat, l’absence de démocratie, l’embrigadement militaire, l’expansion coloniale, le culte de la technique, le futurisme, la volonté de créer un homme nouveau, la glorification de la puissance de l’élan vital et le triomphe du corps et de l’énergie prônés par Mussolini ne pouvaient recueillir les faveurs des muvristes attachés à la nation corse...

La conclusion de l’ouvrage est sans surprise : « vu rétrospectivement, le combat des corsistes pour la défense de la Nation corse autonome aurait dû logiquement conduire Petru Rocca et ses amis à considérer aussi illégitimes les positions des nationalistes italiens que celles des français, dans la mesure où elles induisent l’une et l’autre la négation de l’existence même d’une nation corse ».

Gérard AMATÉ : L'Affaire Colonna - Une bataille de presse



amate

L’Affaire Colonna par Gérard Amaté : une lecture indispensable !

Le sujet du livre est la justice antiterroriste, et surtout la façon dont la presse a rapporté les procès d’Yvan Colonna.

Le livre raconte le procès en appel à l’issue duquel Yvan Colonna fut condamné à perpétuité avec 22 ans de sûreté, sans preuve, sans aveux, contre l’avis des expertises légales qui l’innocentaient, et contre les dépositions des témoins directs du crime, jurant qu’il n’était pas l’assassin. A travers les compte-rendus publiés par le Figaro, France-Soir, Libération, le Nouvel Observateur, le Monde et le Parisien, une vérité troublante apparait : le parti politique le plus acharné à perdre Colonna ne fut pas l’UMP mais le PS. Et les plus ardents défenseurs de la raison d’Etat contre les immortels principes de 1789 furent Libération et le Nouvel Observateur.

Quatrième de couverture :

Le 27 mars 2009, Yvan Colonna fut, pour la seconde fois, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre du préfet érignac, à l’issue d’un procès joué d’avance, par une cour d’assises spéciale héritière de la très décriée Cour de Sûreté de l’état.

Cette condamnation, prononcée sans preuve et sans aveux après des débats qui n’avaient pu démontrer la culpabilité de l’accusé, suscita l’indignation. On parla d’une nouvelle Affaire Dreyfus.

Mais, contrairement à ce qui s’était passé durant l’Affaire, ce n’est pas la gauche qui se mobilisa au profit de Colonna.

Bien évidemment, les journaux rendirent compte des procès mais les rôles traditionnellement dévolus à la ‘presse de gauche’ et à la ‘presse de droite’ ont été dans cette triste mascarade totalement chamboulés.

Certains journaux s’indignèrent de cette justice d’exception.

La plupart se turent.

D’autres aidèrent au crime.

On assista alors à un spectacle étrange. Une presse, prétendument soucieuse des droits de l’homme et des libertés fondamentales, préféra à ces principes affichés ceux de la raison d’état, alors que des quotidiens réputés plus conservateurs s’indignaient du comportement des juges et d’une condamnation prévisible, décidée à l’avance et ailleurs que devant une cour de justice.

Gérard Amaté n’aime pas l’état. Il est libraire à Lyon.


Roland Laurette : Le Roman de Ghjuvanni Stephagese  - Clés pour l'affaire Colonna

L'Harmattan


laurette

Le titre indique que l'on est en présence d'un roman. Le sous-titre, en revanche, souligne clairement que ce roman est un prétexte pour donner une interprétation de l'affaire Colonna. On pourra ergoter, critiquer cette démarche mêlant raison et émotion dans un "roman non fictionnel". Pour ma part, ce roman m'a passionné, ému et, ce qui est peut-être l'essentiel, a renforcé ma conviction.

Son auteur, Roland Laurette, que j'ai rencontré lors d'une séance de dédicaces, affirme n'avoir plus que des certitudes sur l'innocence d'Yvan Colonna, et le livre, qui repose sur les témoignages des proches d'Yvan Colonna, éclaire ces certitudes.


Le procès Colonna, Tignous-Paganelli.

Editions 12bis. 120 pages.

tignous

Pendant un mois, du 12 novembre au 13 décembre 2007, installés dans le prétoire, dessinateur Tignous (Charlie-Hebdo, Marianne, Télérama) et le rédacteur Dominique Paganelli ont suivi le procès d'Yvan Colonna. Le récit qu’ils en livrent, en images et en textes, est un hommage à la grande tradition de la chronique judiciaire.

A la rigueur de leurs compte-rendus, ils ajoutent la malice de leur double regard qui, au fil de ces centaines d’heures d’audience, a su capter le détail d’une attitude, la drôlerie d’un commentaire saisi dans les couloirs du palais, et tous ces petits riens qui sont aussi la vie de l’audience. Un micro qui siffle, un verre ou un mouchoir qui se tend, un fou rire qui emporte...


Sampiero Sanguinetti : Corse, le syndrome de Penelope

Editions ALBIANA

Sampiero Sanguinetti commence sa carrière en 1973 à Marseille et à la radio en Corse. Au début des années quatre-vingt, il participe à la création du JT Corse. " Trop sulfureux ", il est écarté de l'antenne au bout de trois ans et rentre à France 3 Marseille.
Le syndicat de la chaîne le sollicite pour enquêter sur les salaires de ses journalistes. Il découvre que "les femmes, les JRI et les journalistes régionaux sont sous payés" par rapport aux journalistes - rédacteurs installés dans la capitale. Une polémique qui le conduit à quitter France 3, trois ans plus tard pour aller sur la Rai. A Palerme (Sicile), il monte un magazine hebdomadaire pour la chaîne italienne.


syndrome
   

En 2001, la Direction générale de France 3 lui demande de revenir en Corse pour réaliser son projet, Via Stella : une télévision corse par satellite. L'homme est un habitué des arrestations : il est inculpé trente-sept fois au cours de sa carrière et expulsé "deux fois de Corse dans des conditions rocambolesques" entre les mains des autorités judiciaires.

Quand il travaille pour le journal télévisé Corse, il exerce son métier difficilement. Son esprit critique dérange. Il dénonce en 1986, la fraude électorale d'Emile Zuccarelli, le député de la ville de Bastia qui a fait disparaître une soixantaine de fausses procurations. Lorsque le journaliste parle des attentats du FLNC, l'audiovisuel devient la cible des hommes politiques et de quelques indépendantistes.

ll réalise et diffuse un documentaire de cinquante-deux minutes qui révèle les conséquences de Tchernobyl sur l'Ile de Beauté. L'homme est accusé d'affoler la population : "J'ai subi des pressions très violentes de la part du Préfet. La presse m'a traité de charognard. Le travail est difficile en Corse car il y a cette proximité entre les familles et les rumeurs sont courantes dans les villages. Le travail du journaliste est de démonter ces rumeurs".

Ces mésaventures ne l'empêchent pas de poursuivre la création d'une télévision satellite sur l'île qui touchera "les 250 000 habitants, les Corses sur le continent (à Marseille, Nice et Paris) et les deux millions de vacanciers annuels".


Il fut aussi le rédacteur en chef pour la France de l'émission Mediterraneo, une coproduction méditerranéenne unique en son genre.

Il est l'auteur de deux essais sur l'exercice du métier de journaliste à partir de ses propres expériences professionnelles, dont "Les jours d'un témoin" (Albiana, 2002)

"Corse, le syndrome de Pénélope" est un essai d'interprétation des effets des différentes mesures et lois qu'à "infligé" le pouvoir central français à la Corse depuis le début du 19ème siècle.

Pourquoi sous-développement, démographie atone, apathie économique et révolte sociale sont-ils devenus l'apanage de la Corse d'aujourd'hui ? Que s'est-il passé aux XIXè et XXè siècles dans les rapports entre le pouvoir central et la Corse, fraîchement "intégrée", pour que cette dernière apparaisse désormais aux yeux de beaucoup comme la région emblématique de l'assistanat, du gaspilage et de l'archaïsme ?

L'auteur propose de revenir sur ce que furent les lois douanières au XIXè siècle et fait l'analyse des raisons pour lesquelles elles furent imposées à la Corse pendant quatre-vingt-quatorze ans. Ces lois montrent que la France à considéré la Corse, dans ses relations avec la métropole, comme un pays étranger jusqu'en 1912. Elles se sont soldées par l'affaiblissement des savoir-faire traditionnels, l'exode de la population et une crise économique majeure.


Au XXè siècle, le constat est celui du maintien d'un système qui a constamment favorisé la consommation au détriment de la production et donc du développement économique.

La Corse qui était, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, dans une situation de faiblesse alarmante, s'est brutalement trouvée confrontée à deux grands défis : celui des atteintes à l'environnement et celui du tourisme de masse. Elle n'était pas armée pour répondre à ces questions et, paradoxalement, loin de l'aider à les affronter, l'administration française a multiplié les erreurs et les maladresses à son encontre.

C'est sur ce terrain d'un bilan problématique, vécu sur l'île comme une injustice, que s'est développée une forme spécifique de violence. Une violence que l'auteur compare, pour un temps, à celle de Pénélope détruisant la nuit ce qu'elle produit le jour... en attendant le retour d'un mythique Ulysse. > Le tableau est inquiétant mais il n'est pas désespéré. Le sursaut de la fin du XXè siècle n'a pas permis d'éviter tous les pièges, mais il a conduit a des avancées. Et il se pourrait même qu' "Ulysse existe".



Jean-Paul PELLEGRINETTI & Ange ROVERE : La Corse et la République

La vie politique de la fin du second Empire au début du XXIe siècle - Seuil

rovere


Ce gros ouvrage prolonge la période étudiée pour la thèse de doctorat soutenue en 2000 par J-P. Pellegrinetti jusqu'aux débuts du XXIe siècle.

Les années allant de la chute du régime impérial à la Première Guerre mondiale occupent une place prépondérante dans l'histoire de la Corse dans la mesure où elles constituent une époque charnière correspondant à l'ancrage de l'île dans la République.


L'ouvrage rappelle l'empreinte du bonapartisme, le phénomène clanique et clientéliste et l'importance de la politique, véritable passion pour les insulaires car synonyme de puissance, de pouvoir et d'honneur. On pourra juger que ce livre est trop favorable à la vision "républicaine", mais il est passionnant de bout en bout et très bien documenté par deux historiens de talent.


Daniel ARNAUD : La Corse et l'idée républicaine

L'Harmattan

idee

Wanda DRESSLER : La Corse en question(s)



questions


Wanda DRESSLER : Corse, destin d'une île



Les trente dernières années sont, pour la société corse, celle d’un bouleversement économique, social, politique et institutionnel, sans précédent pour elle-même et sans équivalent au niveau national.

Paradoxalement, assez éloignée de nombre de régions françaises – périphérique, montagneuse et insulaire, démographiquement insignifiante, porteuse d’une communauté et d’une culture plus proche de l’Italie qu’aucune autre, économiquement sous perfusion depuis de longues décennies et politiquement peu encline au changement -, la Corse a eu à relever un certain nombre de défis qui ont profondément changé la courbe de sa destinée et qui lui ont souvent valu d’être qualifiée de « laboratoire ».


 destin

Or ces trente dernières années sont aussi pour Wanda Dressler celles d’un long travail de recherche et d’études sociopolitiques sur l’île, entamé dès 1977 par la soutenance d’une thèse (Développement économique et mouvement autonomiste). En réunissant les articles fondamentaux qui jalonnent pas à pas son parcours, en réactualisant certains d’entre eux puis en les organisant autour de thématiques majeures, c’est un large panorama inédit de cette évolution qui est offert ici au lecteur.
Les questions des structures sociales, des dynamiques à l’œuvre au sein de la société corse, des identités sont abordées avec le regard de l’analyste, mais elles laissent aussi en conclusion la place à des réflexions prospectives relatives à la place nouvelle de l’île au sein de l’Europe.


Sampiero Sanguinetti : Le désordre des identités



desordre

Dans ce premier roman, Sampiero Sanguinetti (voir plus haut sa biographie) se penche sur la fatalité de voyage et d'exil qui frappe les Corses depuis toujours, obligés à des déplacements continentaux pour vivre et travailler, l'île étant trop petite pour les accueillir et les nourrir tous. Son héros va et vient sans cesse, rencontrant des archétypes de continentaux et îliens qui provoquent le rire, la tristesse et quelquefois l'indignation.

Une écriture remarquable, souple et coulée, intelligente et nourrie de facéties souvent nostalgiques. Un premier roman par une personnalité corse qui pose avec acuité la polémique majeure de l'île, hors des fantasmes et des dérives: peut-on être soi hors de chez soi, et qui est-on lorsque l'on est de retour?

Christophe Canioni : Dictionnaire de la politique corse contemporaine



canioni

Policiers

Deux romans du journaliste Jean-Louis Andreani mettant en scène la pulpeuse pinzuta Delphine. Une vision pleine d'amour et d'humour de la Corse.

salamandre
sole

Et voici le troisième volume :

Plongeon à Bonifacio.


plongeon


Généalogie


noms


Cuisine

cuisine


Beaux livres

Antoine Perigot : Opera Umana

Après la réalisation des ouvrages Corsica Muntagna*, consacré à l’univers de la montagne corse, et Un voyage Intérieur au Burkina Faso*, premier beau livre dédié à ce pays d’Afrique, le photographe éditeur Antoine Perigot vient de boucler un nouveau projet d’envergure : l’édition de Opera Umana (l’œuvre humaine), le grand livre d’art consacré au patrimoine bâti en Corse.

En un voyage imaginaire de 216 photos couleur réunies sur 144 pages, l’auteur emmène le lecteur, ou plutôt le spectateur, à la découverte des multiples architectures de la Corse, qu’elles soient modestes ou ostentatoires.

Du simple mur de pierre recouvert de mousse à la maison de maître ornée de fresques romantiques, il émane de ces édifice un sentiment de respect dû aux témoins de l’Aventure humaine depuis l’aube des temps.

Avec Opera Umana nous plongeons dans le maquis pour pénétrer un vaste musée à ciel ouvert, dont les chefs d’œuvres attendent patiemment le visiteur pour lui conter des légendes confondant les faits historiques et les mythologies du bassin méditerranéen.

L’ouvrage Opera Umana consiste en un ensemble de familles d’images maquettées sur un fond de couleur terre, et réunies par les thèmes où les ambiances qu’elles évoquent : Art roman, ponts, tours génoises, terres à blé, intérieurs paysans en bois sombre, gros plans sur les différentes constructions en pierre de toute l’île…

opera  opera

©Antoine Périgot

*Corsica Muntagna : un des ouvrages de référence sur la montagne, qui figure dans les meilleures ventes de beaux-livres sur la Corse.

*Un voyage Intérieur au Burkina Faso : classé par le magazine Géo parmi les 20 plus beaux livres de l’année 2005

Un très beau livre, que l'on peut découvrir sur le site (très bien fait) de l'auteur/éditeur.


Sites remarquables vus du ciel

Gilletta-Corse matin

De très belles photos de Michel Luccioni et des textes d'Alain Gauthier : un livre qui donne envie d'être un oiseau !

sites

Stéphane Guiraud : Corse - La Balagne

Academia verlag

balagne

Aucun éditeur corse n'ayant accepté d'éditer son magnifique ouvrage sur la Balagne, Stéphane Guiraud est allé se faire éditer en Allemagne. Et c'est heureux car c'est vraiment un livre remarquable, hymne à la Balagne en 165 photos.

Gabriel-Xavier CULIOLI et Jean-Christophe ATTARD : CORSE - Le chant des saisons

Editions DCL

chant saisons

Les quatre saisons corses déclinées par Gabriel-Xavier Culioli et le photographe Jean-Christophe Attard.

Gabriel-Xavier CULIOLI et Emmanuel SAILLER : Terres de CORSE

Editions La Marge, 1988

terres

Une invitation à découvrir la Corse avec un texte dense et plein d'humour (je pense notamment à la scène dans la boucherie de Porti Vecchju) de Gabriel-Xavier Culioli et de magnifiques photos d'Emmanuel Saïller.

Jean-René Laplayne - Jacques Rocca Serra

Photos de Christian Crès et Fernando Ferreira
Trésor du Sud - CORSE
Editions Crès - Coffret d'images

cres

Les livres de la collection "Coffret d'images" de l'éditeur marseillais Crès se présentent sous la forme de portfolios de cent pages au format 40x30 cm. Ils contiennent cent photographies en couleur accompagnées de légendes et de textes poétiques et descriptifs. Leur réalisation permet d'apprécier les magnifiques images dans un format large en évitant le trait de la reliure, et permet même d'utiliser une image en encadrement http://www.editions-cres.com/


Tomas Heuer : Racines célestes / Radiche Suprane

Editions Alain Piazzola

radiche


Tomas Heuer a sous-titré son ouvrage : "tribulations noctambules sur l’île des arbres de beauté".
Sa passion des arbres et du ciel l’a conduit, au-delà de la Corse, en l’Aubrac et dans le Vercors.


La plupart de ces photos sont prises en pose longue, et même très longue. Il  lui est même arrivé de poser une vingtaine d’heures en reprenant la pose durant plusieurs nuits.
Lors de ces poses, il laisse la clarté lunaire teinter le paysage, et parfois souligne d’un fin pinceau lumineux les lignes de forces de l’arbre qu'il photographie.

radiche


Accompagnées de textes de l’auteur, de poèmes et d’écrits en Corse de Santu Massiani et Dumè Colonna, Racines célestes est préfacé par Jacques Brosse, l’un des meilleurs spécialistes français des arbres et de leurs mythologies.

Un très beau livre, à partir duquel le groupe L'Alba a construit un disque éponyme.

Art

José Lorenzi - Insulaire par Jean-Pierre Girolami

Editions Critères

 lorenzi

Une belle monographie consacrée au peintre bastiais José Lorenzi.

Salons, expositions, éditeurs

libru

Colonna Edition

 

Editeur Corse
Jean-Jacques Colonna d'Istria

Jean-Jacques Colonna, passionné par la culture en général et la littérature en particulier, attaché à ses racines corses, s'est toujours investi dans le domaine du livre corse.

Nommé secrétaire général de la Maison de la Culture Corse en 1969, à l'âge de 23 ans, il quitte ses fonctions en 1977 pour créer à Ajaccio la librairie La Marge. Pendant plus de vingt ans, La Marge est un haut lieu de la vie culturelle et artistique corse, avec plus de 800 expositions et 100 rencontres organisées. En parallèle, Jean-Jacques Colonna d'Istria reprend l'organisation des Journées du Livre Corse et édite plus de 200 ouvrages.

Après avoir cédé La Marge en 1999, Jean-Jacques Colonna d'Istria s'intéresse fortement à la création et l'organisation de manifestations culturelles : le Salon du Livre Napoléonien, l'Université Populaire d'Eté ou encore les Journées du Corail sont quelques exemples de manifestations organisées entre 2000 et 2004. Il continue en parallèle son travail d'éditeur.

Depuis 2004, Jean-Jacques Colonna d'Istria partage son temps entre trois activités : il assure la direction et l'administration du Lazaret Ollandini/Musée Marc Petit à Ajaccio, représente les associations populaires au Conseil Economique, Social et Culturel de la Corse, et s'occupe de sa maison d'édition, Colonna Edition.

Jean-Jacques Colonna d'Istria a reçu des mains de Jack Lang l'insigne de Chevalier des Arts et des Lettres.


A lire, l'entretien de Jean-Jacques avec Norbert Paganelli publié sur Invistita.

Colonna Edition

Colonna Edition sélectionne avec attention les ouvrages présents dans son catalogue, dans un souci constant de qualité : livres corses, romans, arts, poésie corse, essais, etc... Colonna Edition bénéficie de toute l'expertise et du réseau relationnel de son fondateur Jean-Jacques Colonna d'Istria.

colonna

Albiana



albiana

2010 : Le XXXe Salon du Livre


Un article de Robert Colonna d'Istria relate le Salon 2010, à télécharger en cliquant sur ce lien.
 

Le XXIXe Salon du Livre


Malgré le temps printanier, c'est au Salon du Livre que j'ai passé une bonne partie de mon samedi.
Pour cette 29e édition, le salon accueillait en vedette le Mexique.
Mais l'autre vedette du Salon était ...  La princesse de Clèves !

cleves
Disponible au stand du Motif (Observatoire du livre et de l'écrit en Ile-de-France), un petit badge rond sur fond bleu proclamant : "Je lis La Princesse de Clèves" était arboré par une bonne partie des visiteurs, notamment des étudiants, sur le revers de leur veste.
Nicolas Sarkozy avait affirmé haut et fort qu'il ne servait plus à rien de lire un tel roman, symbole selon lui d'une littérature désuète que l'on s'échine encore à faire lire, et même aimer, aux jeunes Français. Plus généralement, notre président considère que la culture générale ne devrait plus être un critère de sélection...
La princesse de Clèves est ainsi devenue le symbole de ceux pour qui "la culture n'est ni un luxe improductif ni une frivolité méprisable, mais un ressort, un besoin, un plaisir même, aussi vitaux que le travail pour donner sens à la vie de chacun et nourrir un projet de société" ... (Gérard Courtois, Le Monde du 17 mars)

Nous avons arpenté les nombreux stands du Salon, avec des arrêts prolongés à ceux consacrés au Mexique, aux éditions Actes Sud toujours très intéressantes, au stand de la CTC (voir ci-dessous), mais le plus beau moment de ce salon a sans conteste été notre passage aux Editions CRES et Livandi (région PACA). Une longue discussion avec Michel Bouisson, du CREDDO (*), autour de la magnifique édition du Mireille de Frédéric Mistral illustrée par Jean-Claude Quilici. Un homme passionné, connaissant parfaitement l'oeuvre maîtresse du grand poète provençal, en citant par coeur des passages...
Une belle phrase de Mistral (dans Les Iles d'or-1875) cueillie à l'occasion : Un aubre que vai founs mounto aut (Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut."

(*) Centre de Rencontres, d'Etudes, de Documentation de Diffusion d'Oc


La Corse au XXIXe Salon du Livre



salon 3

maisons
salon1

 

 


La Corse au XXVIIIe Salon du livre


Le XXVIIIème Salon du livre, qui s'est déroulé à Paris du 14 au 19 mars 2008, a, comme les quatre années précédentes, rassemble tous les éditeurs corses dans un même stand (de 100 m2 cette année) sous l'égide de la Collectivité Territoriale de Corse. Les visiteurs ont ainsi pu découvrir la richesse et la diversité de la production littéraire insulaire.

Quatorze maisons d’éditions insulaires étaient présentes : Acquansù, Alain Piazzola, Albiana, Anima Corsa, Clémentine, Colonna, DCL, Dumane, Fior di Carta, Journal de la Corse, Kyrnos Publications, Materia Scritta, les Editions du Maquis et enfin a Stamperia Sammarcelli.

33 auteurs ont dédicacé leurs ouvrages parmi lesquels Pierre-Jean LUCCIONI, Pascal MARCHETTI, Pierre POGGIOLI, Pierre-Dominique SAMMARCELLI, Sampiero SANGUINETTI, Paul SILVANI, Edmond SIMEONI, Michel VERGE-FRANCESCHI, Marie-Jean VINCIGUERRA...

Nous avons longtemps flâné sur le stand, feuilleté les livres, discuté avec éditeurs et auteurs, dont le passionnant Pierre-Jean Luccioni, auteur du remarquable "Tempi fà (voir ci-dessous) et avec Sylvain Ettori, dont "La Révolution Corse" rencontre un grand succès.


Présentations, signatures


Journées du Livre Corse

Du 13 au 15 novembre à l'Espace Cyrnea, 38 allée Vivaldi - 75012 PARIS

cyrnea 

cyrnea
Les dédicaces :

vendredi 13 novembre 2009
Roland LAURETTE, "Le roman de Ghjuvanni STEPHAGESE, clés pour l'affaire Colonna"
Eliane AUBERT COLOMBANI, "L’Appel de l’île"
Archange MORELLI, "Les rochers rouges"
Pierre LEPIDI, "Héros de la révolution corse"

samedi 14 novembre 2009
Roland LAURETTE, "Le roman de Ghjuvanni STEPHAGESE, clés pour l'affaire Colonna"
Eliane AUBERT COLOMBANI, "L’Appel de l’île"
Archange MORELLI, "Les rochers rouges"
Pierre LEPIDI, "Héros de la révolution corse"
Jean-Claude CASANOVA, "A Filetta, Tradition et ouverture"

dimanche 15 novembre 2009
Roland LAURETTE, "Le roman de Ghjuvanni STEPHAGESE, clés pour l'affaire Colonna"
Marianghjula ANTONETTI-ORSONI, "SFOGHI"
Eliane AUBERT COLOMBANI, "L’Appel de l’île"
Archange MORELLI, "Les rochers rouges"
Pierre LEPIDI, "Héros de la révolution corse"


Dédicaces à la librairie Henri IV


Henri IV

prix

Site créé le 14 février 2006

Corsicamania, l'annuaire des sites corses