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Cuncordu
e Tenore de Orosei
Le
chant sarde constitue l'une des expressions polyphoniques les plus populaires
de la Méditerranée. Omniprésent, il peuple la liturgie autant
qu'il rythme les fêtes paysannes, aux confins du profane et du sacré.
Le
Cuncordu e Tenore de Orosei se place sans contestation à un poste de premier
plan dans le monde de la polyphonie sarde, tant par les particularités
de son répertoire que pour la possibilté de chanter aussi bien la
forme profane "a tenore" que sacrée "a cuncordu". Orosei est aujourd'hui
la seule ville de Sardaigneoù les deux traditions n'ont jamais été
abandonnées et où encore aujourd'hui, grâce aux vieux chanteurs,
les deux formes de chant sont reproposées dans les formes traditionnelles,
alors que dans d'autres régions de Sardaigne, grâce à de discutables
opérations pseudo-culturelles, ont cherche à "récupérer"
ce qui est irrémédiablement perdu. Comme en Corse, les Confréries
ont joué un rôle essentiel dans la sauvegarde de ce répertoire.
En 1994 il enregistre,
dans l'église S. Pietro a Galtelli, pour les éditions NOTA d'Udine,
son premier CD contenant 11 morceaux du répertoire sacré d'Orosei.
Dernier album, "Colla Voche", avec Ernst Reijseger
Tirana
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gacha
empega :
(du provençal gachar
: préparer le mortier, et empegar : encoller.)
1. Technique de maçonnerie
consistant à envoyer le mortier sur un mur de façon désinvolte.
«Te fais pas caguer, vas-y à la gacha empega !»
2. Fig.
Désigne celle ou celui qui travaille à la va-vite, qui semble se
foutre complètement des règles de l'art «Celui-là,
c'est un vrai gacha empega !»
| Quand on crée
un groupe de musique occitane, il faut avoir un sens de l'humour certain pour
se baptiser Gacha Empega. C'est pourtant comme ça, par une salutaire auto-dérision,
et aussi pour se démarquer des appellations pompeuses de beaucoup de groupes
folkloriques, que Barbara Ugo, Samuel Karpienia et Manu Théron ont choisi
ce nom en 1996. Deuxième paradoxe de Gacha Empega : aucun de ses membres n'est un provençal de souche : Manu est d'origine Savoyarde, Barbara est Corse, quand à Sam, lui, il est Normand ! Ils ne sont pas nés occitans, mais l'occitanisme les a pris comme une fièvre. De cette région, ils ont tout voulu connaître : l'histoire, le passé, les traditions, et surtout la langue, qui n'avait rien pour eux de maternel mais qu'ils ont adoptée «Rien de tel que la langue pour comprendre l'endroit où l'on vit. Cela explique les attitudes, les comportements. Sans la langue, on n'arrive pas à se situer» disent-ils. |
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Le
travail de Gacha Empega n'a pas pour objet le retour à une tradition épurée,
et les Noëls, les chants à danser, les ballades ou les hymnes carnavalesques
peuvent être rythmés par des bendirs du Sahara ou des tamburelli
d'Italie méridionale. Leur objectif est de sortir la musique polyphonique du ghetto culturel haut de gamme où elle commence à être enfermée, pour la rendre populaire. Ils ne veulent pas oublier qu'avant d'être chantées lors de récitals donnés dans des églises, les chansons a cappella sont avant tout des airs du patrimoine, chantés -et dansés- au cours des fêtes de gens simples. |
Après un premier disque "Polyphonies marseillaises", et des tournées dans le monde entier, Barbara Ugo est retournée en Corse et Samuel Karpiénia est parti fonder le groupe "Dupain". Manu Théron s'est adjoint deux nouveaux compères, Guylaine Renaud et Nicola Marioni, et a légèrement modifié le répertoire du groupe. Aux reprises de chants traditionnels, provençaux et occitans, s'ajoutent de plus en plus de compositions originales.
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Le groupe s’est dissous une nouvelle fois pour renaître en 2007 sous la forme d'un duo formé de Manu Théron et Sam Karpienia.
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Okna Tsahan Zam est le maître du chant diphonique (khoomei), technique spectaculaire très utilisée dans le chant mongol traditionnel qui permet de chanter deux mélodies en même temps. Appelé aussi « chant de gorge », c'est l'émission simultanée de deux sons gutturaux, une technique très ancienne de respiration qui donne au chanteur la possibilité de libérer l’énergie de l’organisme. Le khoomei (littéralement pharynx) se caractérise donc par l'émission simultanée de deux sons, une note grave constante et un son flûté aigu que le chanteur module à son gré. Cette technique, souvent liée aux rites chamaniques, permet d’entrer dans un état psychophysique particulier, et d'obtenir une perception accrue du monde qui nous entoure.
Okna Tsahan Zam (« La route blanche », de son vrai nom Vladimir Kharouev ) est né en 1957 sur la longue route qui ramenait vers leurs terres les Kalmouks déportés en Sibérie par Staline. «La route blanche » signifie « la route de la joie, la route qui mène vers le bonheur ». Il abandonne sa carrière d'ingénieur pour se consacrer à l'étude de ses ancêtres.
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« Shaman voices. A journey in the steppe » est constitué par la succession de plusieurs séquences musicales mises en scène de manière très cinématographique, rendant compte de nos visions de l'univers de la steppe. Des chansons très mélodiques où l'acoustique domine, soutenues par des apports électroniques côtoient des chansons beaucoup plus « roots » (voix et dombra). Trois titres sont entièrement consacrés au chant diphonique et donnent un aperçu de l'art de Okna Tsahan Zam en solo. Même sans utiliser le khoomei, la voix de Okna Tsahan Zam possède un grain et une profondeur exceptionnelle. Remarquable technicien c'est avant tout un grand chanteur. |
EDJIN
DUUN (« La chanson de la Mère ») est un hommage à toutes
les Mères et par extension à la terre nourricière et à
la nature.
Dans AKHNER DUUNER (« Frères aînés et
frères cadets »), la technique de khoomei est incluse dans la mélodie.
VOLKI (Les loups) "La chasse pour le plaisir fait mal à la nature,
il faut chasser pour se nourrir, tel est le message écologique de cette
chanson".
SIBIRE relate la déportation en Sibérie de tous les
peuples minoritaires de la Russie, dont le peuple Kalmouk, par Staline de 1943
à 1953 . La population entière fut déportée et beaucoup
sont morts de froid et de faim.
SAMARINE est l'histoire d'un berger très
habile qui garde le troupeau de chevaux dans la steppe. Il est tellement adroit
qu'il peut faire revenir les chevaux fugueurs juste en tirant une petite flèche
qui siffle à leurs oreilles. Son cheval fétiche à le pouvoir
de se déplacer sans que son dos provoque le moindre mouvement. Ils parcourent
ensemble la steppe infinie et communient avec la nature et le cosmos »
DJANGAR (Djangar le tout-puissant) est le héros mythique du récit
épique Kalmouk. Cet extrait se termine sur un passage de Khoomei.
Dans AR BUMBIN ORN, Okna Tsahan Zam ne chante pas, il parle, respire, mais le
pouvoir chamanique de sa voix y est tout aussi fort.
KHOOMEI CHOIR (Chœur
Khoomei) est un chœur constitué par la superposition de huit des
voix d'Okna Tsaham Zan. Des basses aux aigues, il utilise plusieurs techniques
de Khoomei.
DAVUR GAZEN Pour un Kalmouk, il existe deux trésors, le
cheval et la femme. Cette chanson décrit l'admiration que suscite le galop
du cheval comparable à l'amour d'un jeune homme pour une femme. Destinée
à la danse, elle se prêtait tout naturellement à une adaptation
actuelle.
Les sons de la steppe, musique naturelle parfois accompagnée par l'écho lointain d'un musicien parcourent l'ensemble de l'album, sollicitent l'imaginaire et dressent le décor. Ce disque associe instruments traditionnels et high-tech avec pour seul critère la volonté de communiquer l'émotion au mieux. Tous les instruments traditionnels ont été joués par des musiciens mongols ou kalmouks, à Paris, en Kalmoukie et en Mongolie. Les sons de la nature (vent, tonnerre, loups, chevaux etc…) qui lient les chansons entre elles du début à la fin de l'album ont été enregistrés sur place pour créer un univers sonore authentique en harmonie avec la dimension cosmique de la steppe.
Christine
Salem se souvient encore aujourd’hui de sa première rencontre avec
le maloya.
« Un beau jour, j’étais très jeune,
7 ou 8 ans, je passais dans la rue avec ma mère, mes frères et sœurs
et nous sommes passés devant le groupe Ziskakan qui jouait ». A l’époque,
cette musique qui raconte l’esclavage et les souffrances du peuple africain
était interdite sur les ondes réunionnaises parce que trop revendicative.
« Parce qu’elle permet de dire les choses telles qu’elles sont.
»
Originaire du quartier des Camélias à Saint Denis,
Christine Salem fait partie de la nouvelle génération de voix féminines
chantant le maloya. À 12 ans, elle écrit ses premières chansons.
Mélangeant, séga, maloya ou blues, elle fait ses débuts dans
la rue avec des copains et fréquente différents courants musicaux
de l'Ile en tant que choriste. On lui propose un jour de passer sur le devant
de la scène, place d’ordinaire réservée aux hommes.
Sans se poser de question, elle prend le kayanm (percussion rectangulaire et plate
faite d’un cadre en bois, de tiges de canne à sucre et de graines
de safran) en main.
Avec son groupe, Salem Tradition fondé en 1997,
elle mélange subtilement la musique de l’Océan Indien avec
des instruments traditionnels africains et réunionnais (roulèr,
dundum, djembé). Les textes de ses chansons, chantés en créole,
en dialectes malgaches ou comorien et swahili, doivent faire sens déclare
Christine Salem. "Je ne chante pas juste pour chanter. Le maloya c’est écouter
ses émotions, ce que l’on ressent".
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Le
premier album live"WALIWA" est l'aboutissement de la résidence du groupe
lors du festival "Les Escales de St Nazaire"2001. Second album : Krie. |
Depuis des siècles, les échanges permanents entre Provence, Piémont, Ligurie et Pays Niçois ont créé dans les Alpes du Sud une identité remarquable, riche de nombreuses spécificités. L'une d'elles concerne le chant choral, car dans cette région s'est développée une polyphonie vocale traditionnelle originale.

Né
en 1967 à Minta, au Cameroun, il est initié très jeune à
la musique par ses parents. À l’âge de 4 ans, il reçoit
son premier instrument, un balafon, et commence à chanter à l’église
de son village. Grâce à son talent, il est rapidement invité
à se produire lors des fêtes et cérémonies locales.
En 1980, un propriétaire de club lui propose de former son propre orchestre
et de venir jouer dans son établissement. C’est alors qu’il
découvre le jazz à travers Jaco Pastorius, dont l'écoute
lui fait choisir la guitare basse. Puis il découvre Miles Davis, Georges
Benson, … La mort de son père vient le bousculer en 89, à
cette époque il sait déjà qu’il ne restera pas longtemps
seul à Douala. À l’âge de 22 ans, l’artiste débarque
en Europe, d’abord en Allemagne, puis en France, afin d’y entreprendre
des études en musique. Durant plusieurs années le jeune artiste
écume les boîtes de jazz et multiplie ses apparitions auprès
de musiciens d’envergure tels que Jacques Higelin, Didier Lockwood et Manu
Dibango. Interdit de séjour en France en 1995, Richard Bona décide
ensuite de s’établir à New York où il collabore avec
les plus grands noms de la musique : Joe Zawinul, Herbie Hancock, Bobby Mc Ferrin,
…
En 1999, Brandford Marsalis l’aide à signer chez Columbia
Jazz. “Scenes of my life”, son premier album sort dans l’année,
dans ce disque le musicien esquisse les contours de son univers musical.
“Reverence”
suit en 2001, et « Munia » dans lequel il dédie un titre
à son héros Miles Davis, en 2003. Aujourd’hui sa vie n’a
pas changé, elle est toujours faite de rencontres et de voyages.
«
Toto Bona Lokua » l’album qu’il a concocté avec
ses compères Lokua Kanza et Gérald Toto, illustre bien cet état
d’esprit . Dernier album, en 2005 : Tiki.
Aïcha
Redouane
invitée
en 2006
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Faiz
Ali Faiz, né à Sharaqpur au Pakistan, a appris la musique classique
auprès de Ustad Ghulam Shabir Khan et Ustad Jafat Khan et est considéré
comme le représentant le plus éminent du Qawwali. Ce chant soufi
très ancien (fixé au XIIIe siècle) est une forme non orthodoxe
de chant musulman, celui-ci interdisant en principe la musique. Ce chant dans
sa forme actuelle résulte de la rencontre des cultures musulmane et hindoue.
La voix de Faiz se caractérise par une étendue exceptionnelle et
un timbre particulièrement riche qui évoque le célèbre
Nusrat
Fateh Ali Khan, auquel il rend hommage dans son CD "L'amour de toi me fait
danser".
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Chant religieux destiné à véhiculer la poésie soufie, le qawwali se caractérise par l'usage de voix masculines fortes, faisant alterner solo et choeur, répétitions et improvisations par le soutien vigoureux des tablas et de claquements de mains. Ce chant intègre des éléments profanes étrangers à la tradition, et n'hésite pas à adapter ses schémas mélodiques, rythmiques et son contenu poétique à l'auditoire. Ainsi Faiz Ai Faiz s'inspire parfois de l'esthétique musicale du cinéma, de même que Nusrat Fateh Ali Khan cherchait à capter à travers les programmes de télévision l'image acoustique des pays où il donnait ses concerts.
Ce
groupe basé à Marseille, que j'ai découvert grâce à
Françoise, puis aux 18es Rencontres Polyphoniques de Calvi, représente
une réussite éclatante de métissage des musiques. Je reprends
à mon compte les termes de Carole Guelfucci :
"Pari audacieux que de
réunir plusieurs chanteurs habituellement solistes autour d'un projet commun.
Pari réussi par Bruno Allary, guitariste et arrangeur de la compagnie.
Chaque membre du groupe apporte avec lui son style personnel et représente
une région de la Méditerranée : la Corse (Maxime Merlandi),
l'Algérie et l'Andalousie (Yarmen, Bruno Allary, Fouad Didi), l'Italie
(Cesare Mattina), la Grèce et les Balkans (Georges Mas), la Haute-Provence
(Renat Sette) et la Kabylie (Hassan Boukerrou)... Rassegna, "rassemblement" en
sarde, porte vraiment bien son nom."
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Paru le 29 octobre 2007 chez Buda Musique / Socadisc, "Venimos a ver" présente un nouveau répertoire constitué de chants découverts et travaillés ces dernières années (chants de noces, d'amour, de prisonniers,…). Les couleurs et influences musicales, par-delà celles habituellement choisies par la compagnie, se teintent cette fois de sonorités du nord de l'Espagne, de chants de cabaret napolitains, de romances sépharades, de chansons du sud de la Corse et d'airs à danser de la région de Thrace.

Ces morceaux sont arrangés, harmonisés et adaptés dans différentes langues, avec pour objectif de toujours trouver les points communs sans gommer les spécificités. Dans ce nouveau disque ont pourra découvrir, aux côtés de Bruno Allary, Yarmen, George Mas, Maxime Merlandi, Fouad Didi, Philippe Guiraud et Cesare Mattina, les voix de Carmin Belgodère et, en invités, de Selim Alial et d'Annie Ebrel. A signaler également le conseil artistique de Renaud Garcia-Fons.
Ce qui est remarquable dans la démarche de Rassegna, au-delà du travail de collecte, de sauvegarde et d'orchestration, c'est le travail d'appropriation et de re-création dans un esprit d'ouverture à l'ensemble de la Méditerranée. Ainsi, U Lamentu di Petrucciu sur un rythme de buleria met en évidence les parentés - pas si évidentes - entre le lamentu corse et le flamenco ; U Lio di Roccapina fait le pont avec l'autre rive de la Méditerranée ; La Storia di tri surelli est chanté en sicilien, en corse et en valencien; Lo jor que, qui clôt l'album, est une rumba mi-catalane, li-cubaine chantée en provençal, en grec, en arabe, en breton et en espagnol ! Tout cela pourrait être fabriqué, artificiel, et c'est tout le contraire, cette démarche d'une grande cohérence s'impose comme une évidence

Site : rassegna.free.fr/

Eva
Quartet est composé de quatre jeunes femmes : Gergana Dimitrova, soprano;
Sofia Kovacheva, mezzo-soprano; Evelina Stoilova, alto; et Daniela Stoichkova,
contre-alto, qui ont, en leur temps, fait partie du célèbrissime
choeur “Le Mystère des Voix Bulgares”, qui connut un succès
mondial.
Avec Eva Quartet, c’est non seulement le répertoire
traditionnel et religieux des chants bulgares qu’elles interprètent,
mais également des compositions originales, preuve de la modernité
de la culture vocale de ce pays.
Le timbre de ces voix a capella, leur virtuosité
et leur profondeur, le sentiment étrange parfois que ces quatre voix ne
font qu’une, rendent chaque concert du Eva Quartet unique, une expérience
musicale hors du commun.

Photo Mondomix
Nahawa Doumbia est une idole au Mali et une des références vocales
d'Afrique de l'ouest. La reine du Didadi - un rythme sur lequel les jeunes
gens se défient lors des cérémonies et des soirées
de fête aux périodes des semailles et des récoltes - a décidé
un retour à la tradition instrumentale du wassoulou, manière
voluptueuse et rythmée de phraser la mélodie.
Houria
Aïchi
invitée
en 1998 et 2002


Discographie : Chants sacrés d'Algérie - Virgin
Classics - EMI music (2001)
Hawa - Tempo Naive Auvidis (1993)
Chants
de l'Aurès - Work Naïve Auvidis (1990)

Faytinga
est une Kunama (peuple du nord-est de l’Érythrée). Entrée
dans la lutte armée pour la libération nationale dès l’adolescence,
elle souhaite aujourd’hui dépasser le registre de la guerre pour
faire place à des thèmes plus personnels (amour, femmes, divorce).
Elle compose la musique sur son krar (harpe-lyre). Sa voix très aigüe
peut rappeler celle de l’Éthiopienne Aster Aweke.
Colenso
Abafana
invités
en 2002
Tour
à tour festive et intimiste, la musique d'Erotokritos (du
nom d'une oeuvre crétoise majeure, odyssée épique et mythique
écrite par Vincenzo Kornaros pendant la période de la Renaissance
crétoise), est représentative de la
diversité du répertoire traditionnel crétois et des multiples
influences de cette île entre Orient et Occident, marquée tour à
tour par les dominations grecque, romaine, byzantine, vénitienne et ottomane.

Erotokritos se compose de:
* Harilaos PAPADAKIS : lyra (sorte de violon à
3-4 cordes) et chant.
* Nikos MASTORAKIS : Guitare, laouto (luth), boulgari
(proche du saz), baglama et chant.
* Jean-Philippe CHASSAGNE : tuberleki
(darbouka), daouli, défi (bendir) et percussions méditerranéennes
(daouli, zillia)
* Yorgos STAVRAKAKIS : laouto (luth) et mandola
Sur cet album ont peut entendre également Nilos Paraoulakis (ney) et Eric Montbel à l'askomandoura (gaïda, une sorte de cornemuse).

EGSCHIGLEN
("belle mélodie") a été fondé en 1991 par quatre étudiants
du conservatoire d'Ulaanbaatar. Dès le début, le groupe se concentre
sur la musique contemporaine Mongole, tout en explorant les arts musicaux populaires
d'Asie centrale. Aujourd'hui les sept musiciens mongols se remarquent par la virtuosité
de leur musique. Celle-ci prend la forme d'acrobaties vocales : le Khöömie,
émission simultanée d'un bourdon et de sons harmoniques, le khailakh
récitatif, ou encore le mélodieux Duulakh.
Elle se caractérise
également par des recherches sur le langage sonore de la vielle cheval
Morin khuur, de la cithare trapézoïdale Yootchin et du luth à
deux cordes Tobshuur.
En aucun cas EGSCHIGLEN n'est poussé par l'urgence
de la modernité, il évite toute hybridation mondialiste. Le groupe
joue avec les transpositions mélodiques et développe une musique
lumineuse mêlant fredons étranges, muettes gutturales et digressions
pentatoniques.
La musique et les danses d'EGSCHIGLEN sont fortement marquées
par l'univers poétique des nomades mongoles et les traditions chamanes.
Elles nous transmettent l'harmonie d'un peuple vivant en accord avec la nature
et ses cinq bijoux « les chevaux, les chameaux, le bétail, les moutons
et les chèvres. »
Et si les sonorités mongoles semblent
étranges et mystérieuses pour des oreilles occidentales. En particulier
les chants Khöömie... Comment imaginer qu'une voix peut produire de
telles aigues et graves en même temps ?
EGSCHIGLEN exprime des sentiments
humains de base : amour, douleur et gratitude. Sa musique nous est donc aussi
familière. Elle nous rappelle qu'au delà de toutes les différences
culturelles, certains éléments sont communs à l'existence
humaine.
Source : Accords croisés - http://www.accords-croises.com/fr/artistes.asp?artiste=26
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Julia Sarr a chanté pendant près de douze ans aux côtés de Lokua Kanza et des plus grands noms des musiques françaises et du monde. Patrice Larose, jazzman et guitariste flamenco, a été le compagnon fidèle de Marcio Faraco sur ses deux derniers albums. Ces deux-là commencent à peine à faire connaître leur nom et ce n’est qu’un début.

CD Set Luna

Quatre chanteurs solistes issus de mondes musicaux différents composent la Compagnie Nonna Sima : Joëlle Faye et Silvia Malagugini travaillent les " modes " du chant traditionnel italien. Edmond Hurtrait et Frédéric Lair viennent quant à eux du monde classique et pratiquent depuis longtemps le chant baroque. Les instruments de Mathias Duplessy (tambours, berimbao, oud, guitare) et son chant diphonique, accompagnent et enrichissent les polyphonies de" Mystères ".
Ces chants sont l'expression du sens religieux du peuple, à la lisière du sacré et du profane : ils sont ancrés dans la terre, liés aux cycles de la vie de l'homme, et ils expriment également le besoin d'absolu et de protection dans un cadre rituel. " Mystères" suit un parcours liturgique de l'annonciation à la Passion du Christ. Ce récit est aussi bien constitué de chants extraits du Laudario di Cortona (recueil italien de louanges du XIII siècle) et des airs de Monteverdi, que des Passioni italiennes, représentées en Italie pendant la Semaine Sainte.
Silvia Malagugini
(*)
Azadé
Hojat: chanteuse, tambour dâyré
Leyli Atashkar: luth setâr
Asaré Shekartchi: vièle kamântché
Nushin
Pasdar: luth barbat, tambour zarb
Source
: L'Ecoute des mondes, http://www.rsr.ch/espace-2/l-ecoute-des-mondes/selectedDate/27/8/2006
La musique traditionnelle de Touva, République autonome à la frontière de la Sibérie et de la Mongolie, a la particularité de vouloir développer un caractère mystérieux et magique, celui de domestiquer les animaux sauvages, de calmer les esprits, de nous faire entendre les chants des oiseaux, le ruissellement de l’eau ou le hennissement d’un cheval.
Cette musique se rattache à la tradition chamanique très ancrée dans ces contrées. On sait que la culture chamanique est une des voies spirituelles les plus anciennes de la terre. Elle s’attache à maintenir un certain équilibre de la société et une harmonie positive des individus en les situant un pied sur terre, et l’autre dans le monde des esprits.
Le « vol chamanique » est le voyage de l’âme qui peut emmener les chamans dans d’autres réalités vers d’autres régions du monde. La musique s’inscrit dans ce voyage et conduit l’auditeur sur ces voies mystérieuses.
Huun Huur Tu est une expression par laquelle les Tuvan désignenet leur terre, en référence aux rayons du soleil frappant la prairie au crépuscule et à l'aube. Les membres de l'ensemble ont choisi ce nom pour souligner l'attachement aux traditions pastorales propres aux plaines du Sud de la Sibérie dont ils sont originaires.
La musique par laquelle la République de Tuva est la plus connue est le chant diphonique ou kloonei (mot mongol pour gorge). Par des mouvements précis des lèvres, de la langue de la mâchoire, les chanteurs intensifient certaines harmoniques naturelles de la voix.
Ce chant diphonique se caractérise par l’émission conjointe de deux sons à partir des voyelles réputées riches en harmoniques.
L’un de ces sons est dit « son fondamental » ou « bourdon ». C’est un son continu, alimenté par le souffle du chanteur.>/SPAN>
L’autre dit « son harmonique » varie, dans les hauteurs, au gré du chanteur. La position de la langue joue un rôle prépondérant pour l’émission du son : si elle est au repos, le chanteur, au dessus du bourdon, ne peut exécuter que deux ou trois harmoniques. En revanche, s’il change la position de sa langue en divisant sa bouche en deux cavités, les sons harmoniques deviennent plus aigus, intenses et nombreux.
Les harmoniques se succèdent alors jusqu'à former des mélodies pentatoniques tissées entre les textes chantés.
Chez les Touvins, étonnamment, on rencontre quatre techniques principales de chant diphonique avec un bourdon à hauteur variable :
1 Le style kargyraa : le son le plus grave a un timbre très spécial évoquant le cor de chasse.( Le battement des cordes vocales est très lent puisqu’il oscille entre 55 et 65 Herz.)
2 Le style borbannadyr : le timbre du bourdon est plus doux que celui du style Kargyraa. La particularité ici est que le chanteur peut alterner ces deux styles dans une même pièce musicale. (bourdon à 110 Herz)
3 Le style sygyt : il possède un bourdon ou son fondamental plus aigu, entre 166Herz et 220Hz (« la »grave). Le chanteur peut ainsi superposer sur le bourdon, une mélodie d’harmoniques extrêmement aigus.
4 Le style ezengileer : variante du chant précédent, ce style est caractérisé par un rythme saccadé que l’on retrouve dans le choc des étriers du cheval au galop. Il est donc surprenant de penser que la bouche joue un rôle aussi fondamental. A cet égard, certains chanteurs de Touva arrivent à rajouter une troisième voix !
Il faut savoir que chaque son musical fondamental possède au minimum une série de 16 sons harmoniques dont l’ordre est inchangeable. Si, par exemple, vous écoutez attentivement le son d’un gong ou d’une cloche, vous pourrez en entendre quelques uns.
Les instruments de musique présentés au concert de Huun-Huur-Tu sont représentatifs du patrimoine musical de Touva. Cependant, on peut chercher des points de comparaison avec nos instruments de musique occidentaux.
On distingue d’une part les instruments à cordes frottées ; ainsi l’igil se rapprocherait d’un violon mais posé sur la jambe, alors que la byzancy rappellerait aussi un violon dont l’archet serait intégré à l’instrument même.
L’igil : ( prononcer « iguil ») ; C’est une vièle à 2 cordes dont la caisse de résonance et le manche sont taillés dans un seul morceau de bois (du mélèze en général).Quant au chevalet et aux deux chevilles, ils sont fabriqués en bouleau.
Cette vièle peut avoir une forme trapézoïdale ou allongée. Le manche se termine par une belle tête de cheval sculptée. L’igil produit toujours une mélodie à deux sons, la corde grave servant de bourdon. La position du musicien n’est pas toujours la même ; s’il s’agit d’une fête, l’instrumentiste est assis sur un tapis. S’il s’agit au contraire d’un concert, ce dernier est assis sur une chaise, sa jambe gauche posée sur sa jambe droite, l’instrument calé sur le haut de la botte de l’interprète !
La byzancy : C’est une vièle à quatre cordes dont la caisse de résonance est en bois. L’archet dont le crin est composé d’une touffe de cheveux ne peut se détacher des cordes. De plus, un anneau métallique permet de raccourcir la longueur des cordes et donc de modifier la hauteur des sons. Plus la corde est courte, plus le son est aigu.
Le doshpulur : C’est un luth à deux cordes dont la caisse de résonance peut être ovale, arrondie, piriforme, c’est-à-dire en forme de poire, ou encore trapézoïdale. On en joue en pinçant les cordes de sorte que les sons puissent être entendus de manière alternée ou simultanée.
La guimbarde : C’est un des instruments les plus répandus à Touva. Fabriqué en fer, elle comprend un cadre de forme de trapèze qui maintient et enserre une languette. Cet instrument se joue en mettant en vibration la languette du majeur ou du pouce de la main droite, tandis que le pouce et l’index de la main gauche maintiennent l’instrument. La cavité buccale sert de résonateur et de fait amplifie le son.
Les instruments à percussion : le tambour chamanique - tambour de terre - sabots de cheval – sorte de maracas en peau.
Les Touvins ne vivent pas de la même façon, selon le lieu géographique où ils se trouvent.
A l’ouest, ce sont des nomades qui élèvent chevaux, chameaux, yacks, moutons, vaches, chèvres et même parfois rennes… Ils mènent une vie de nomades, obligés d’effectuer des transhumances plusieurs fois par an : l’élevage, l’activité agricole et la chasse sont leurs principales occupations. A l’ouest, les membres de la famille forment un clan, transhument ensemble et s’hébergent dans des campements formés de plusieurs « yourtes ». (tente en feutre)
A l’est, le peuple est sédentaire et vit aussi de la chasse. A l’est, ils vivent dans un habitat conique. Leurs maisons sont recouvertes d’écorce de bouleau l’été, de peau d’élan l’hiver !
Tout diffère encore de l’ouest à l’est quand il est question de modes vestimentaires (costumes et motifs décoratifs très différents).
La musique et le chant sont intimement liés à la vie quotidienne de Touva.
On peut évoquer des berceuses, des chants d’apprivoisement quand les bêtes, agneaux ou chameaux, sont gardés par grands froids sous la yourte.
Il y a aussi les chants de travail, les récitations chamaniques, les chants pour les courses de chevaux.
Enfin les chants liés à une action physique ont leur place dans un pays assez rude : chants lorsque l’on trait une vache ou une chèvre ou lorsqu’il s’agit de motiver son cheval avant la course
Giovanna
Marini
invitée
en 1996, 2001 et 2007
Née le 19 janvier 1937 à Rome dans une famille de musiciens, Giovanna Marini est une musicienne, chanteuse, chercheuse en ethnomusicologie. Son activité protéiforme en a fait l'une des figures les plus importantes dans les domaines de la recherche et de l'exécution de la tradition musicale populaire italienne, mais elle compose également.
En 1959, elle obtient son diplôme en guitare classique au Conservatoire Sainte-Cécile de Rome puis perfectionne son apprentissage et sa pratique avec le plus grand guitariste classique alors vivant, Andrès Segovia. Dans le même temps elle se consacre à l'étude et à la pratique d'instruments à cordes antique comme le luth dont elle joue au sein du Concentus Antiqui du maestro Quaranta.
Sa rencontre avec Pasolini marque une étape fondamentale dans sa vie. Cette rencontre sera d'ailleurs racontée par Giovanna Marini dans un inoubliable et émouvant enregistrement qui demeure une des meilleures descriptions du caractère et de la façon d'être de Pasolini. Elle rencontre aussi Italo Calvino, auteur à son tour de textes de chansons pour Cantacronache. C'est la découverte du chant social, ou de ce que, selon une définition de probablement Giovanna elle-même, l'on commence à définir comme l'histoire orale chantée, dans le sens d'enregistrement populaire des événements historiques, au moyen de l'instrument privilégié de la chanson de composition anonyme et de transmission orale (encore active dans l'Italie des années 60 et dans une société qui, de typiquement rurale, se transformait radicalement en société industrialo-urbaine).
Tout en participant à des spectacles, elle parcourt l'Italie et recueille une masse infinie de chants populaires en langue italienne et dans les différents dialectes et langues régionales. Ce sera le matériau fondateur du Nuovo Canzoniere Italiano, avec lequel Giovanna Marini se produit à côté des groupes formés par les plus grands interprètes italiens de la nouvelle chanson politique, comme Giovanna Daffini, une "chanteuse paysanne" dont Marini apprend l'émission vocale particulière et le répertoire. Elle collabore également avec le célèbre poète en langue sarde Peppino Marotto, duquel elle apprend l'art de la narration populaire improvisée.
Giovanna Marini devient un pilier de l'Institut Ernesto De Martino, où elle va cataloguer l'énorme quantité de chants populaires découverts et pour lesquels elle parvient même à créer un système particulier de notation musicale. C'est une véritable œuvre de transcription de la mémoire, permettant ainsi sa transposition pour la scène. Elle va enfin trouver au sein de l'École populaire de musique du Testaccio des musiciens avec lesquels jouer et pour lesquels elle écrit "La grande madre impazzita" (1979). Elle affronte ensuite l'écriture pour instruments et voix avec "Il regalo dell'imperatore" (1983) et "Requiem" (1985). Pour le bicentenaire de la Révolution française en 1989, elle met en musique la Déclaration universelle des droits de l'homme.
En 1974, l'École populaire de musique du Testaccio à Rome lui confie la chaire d'ethnomusicologie appliquée, soulignant ainsi l'extrême importance de Giovanna Marini en tant que chercheuse dans ce domaine. De 1991 à 2000, elle sera également titulaire de cette même chaire au sein de l'Université Paris VIII – Saint Denis. Avec ses élèves romains et parisiens, elle va accomplir des voyages d'étude pour écouter et transcrire les chants de tradition orale encore présents en Italie lors des fêtes religieuses et profanes.
En 1964, elle participe, à Spoleto, au spectacle "Bella ciao" qui reste gravé dans les mémoires pour avoir provoqué scandales et réactions indignées du public. L'activité de Giovanna Marini se poursuit avec des spectacles et initiatives qui illustrent l'histoire du recueil des traditions populaires italiennes, comme "Ci ragiono e canto" (1965), dirigé par Dario Fo. Elle commence également à composer de longues ballades (plus exactement des cantates) dans lesquelles elle raconte son expérience et qu'elle interprète seule en scène, s'accompagnant exclusivement à la guitare. Naissent ainsi "Vi parlo dell'America" (1965) et autres compositions pour arriver jusqu'à l'"Eroe" (1974). En 2002, elle grave, avec Francesco De Gregori, l'album "Il fischio del vapore" qui obtient un succès de vente sans précédent et fait enfin connaître son nom au grand public. En 2004, elle met en musique la "Ballata del carcere di Reading" et le "De profundis" d'Oscar Wilde. En 2005, pour le Festival Angelica de musique contemporaine, elle compose la musique sur le texte de Pasolini "Le ceneri di Gramsci" qui sera exécuté par le cœur Arcanto de Bologne et qui sera édité au disque en 2006 sous le titre "Le ceneri di Gramsci – Oratorio à plusieurs voix – du chant de tradition orale au madrigal d'auteur".
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En 1976, elle fonde son quatuor Vocal, pour lequel elle écrit des cantates, de "Correvano coi carri" (1977), pour arriver à "Sibemolle" et à la "Cantata del secolo breve" (inspirée de l'œuvre historique d'Eric Hobsbawm) présentée au théâtre de Vidy à Lausanne en 2001.
Après avoir travaillé sur les différents placements de voix : voix baroque, voix lyrique, voix contemporaine, voix traditionnelle, les chanteuses qui composent le quatuor appliquent les règles et les styles du chant traditionnel italien.

La Torre di Babele s’inspire d’une légende, celle d’un héros que son peuple idolâtre mais qui a de la peine à se reconnaître dans les récits faits à son sujet. Il s’agit donc d’un récit chanté écrit pour les voix de Patricia Bovi, Francesca Breschi, Patricia Nasini et Giovanna Marini.
Un livre CD passionnant qui reconstitue le parcours créatif de cette très grande artiste :
Giovanna
Marini, Il Canto necessario
Ignazio Machiarella et Giovanna Marini
Editions Actes Sud


Site : www.giovannamarini.it/
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Daniele
di Bonaventura
invité
en 2007
Né en Italie, à Fermo dans les Marches, Daniele di Bonaventura, compositeur et arrangeur, pianiste et bandonéiste, a cultivé dès le début de son activité musicale un fort intérêt pour la musique improvisée tout en ayant reçu une formation musicale classique (diplôme en composition) commencée dès l'âge de 8 ans avec l'étude du piano, du violoncelle, de la composition et de la direction d’orchestre.
Ses collaborations s'étendent de la musique classique à la musique contemporaine, du jazz au tango, de la musique ethnique à la world music, avec des incursions dans le monde du théâtre, du cinéma et de la dance.Il a joué dans les principaux festivals italiens et internationaux parmi lesquels :
Rumori Mediterranei à Roccella Jonica en 1987 et 88; Jazz & Image de Villa Celimontana à Rome, Ravenna Jazz 2000 , Clusone Jazz 2001, Biennale Arte Venezia 2001; Sant'Anna Arresi Jazz 2004; Festival della Letteratura Mantoue 2004; Cormòns 2005, Accademia Nazionale di Santa Cecilia saison musique de chambre 2005-06;
Angleterre : Music Hall Festival et Royal Festival Hall à Londres;
Pays-Bas : Music Hall à Leeuwarden;
Allemagne : 30° Deutsches Jazz Festival à Francfort; Berlin Jazz Festival;
Espagne : Festa de la Mercè à Barcelone;
Egypte : Opera du Caire;
Norvège : Olavsfestdagen à Trondheim;
France, Suisse, Portugal, Brésil, Argentine, Slovénie, Croatie...Il a joué, enregistré et collaboré avec :Enrico Rava; Paolo Fresu; Oliver Lake; David Murray; Miroslav Vitous; Rita Marcotulli; David Liebman; Toots Tielemans; Omar Sosa; Flavio Boltro; Joanne Brackeen; Greg Osby; Ira Coleman; Dino Saluzzi; Guinga; Javier Girotto; Cèsar Stroscio; Tenores di Bitti; Enzo Favata; Aires Tango; Peppe Servillo; David Riondino; Francesco Guccini; Sergio Cammariere; Lella Costa; Eugenio Allegri; Giuseppe Piccioni; Mimmo Cuticchio; Custòdio Castelo; Andrè Jaume; Tiziana Ghiglioni; Furio Di Castri; U.T. Gandi; Luis Agudo; etc..Il a publié plus de 30 disques sous diverses étiquettes discographiques: Via Veneto Jazz; Philology; Manifesto; Felmay; Amiata Records; Splasc(H); World Music; CCn’C Records; Dodicilune; et récemment en 2003 pour il Manifesto CD son dernier CD “Suite per Bandoneon e Orchestra", composé pour l’Orchestra Filarmonica Marchigiana.
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Ses dernières collaborations sont celles avec Miroslav Vitous, pour son CD "Universal Syncopation II" publié chez ECM; et avec Ornella Vanoni pour le morceau Nuova Vita qui sera publié sur son nouvel album dont la sortie est prévue pour septembre 2007.
Elena Ledda (Selargius, Cagliari 1959) est une des voix les plus importantes de la scène de musique traditionnelle italienne. Enfant prodige, elle commence à chanter très jeune avec un groupe de Quartucciu avec lequel elle restera jusqu'à l'âge de 16 ans. Elle commence des études classiques de chant au Conservatoire de Cagliari où elle fréquantait déjà le cours de hautbois. De 1977 à 1979 elle collabore avec la Cooperative Teatro di Sardegna qui présente une série de spectacles basées sur les oeuvres de Brecht et Wedekind. L’expérience la pousse à former en 1978 le quartette Quelli dell’Orco Nuovo, qui cesse son activité en 1983, avant de se reconstituer en 1994 sous le nom de Scaramella.
C'est en 1979 que sort son premier album, Ammentos, une sélection de chants traditionnels où elle est accompagnée par son frère Marcello Ledda à la guitare et Mauro Palmas aux launeddas. La même année elle entre dans le groupe Suonofficina, formé par Palmas, avec lequel elle entreprend une longue activité de concerts dans les plus importants festivals italiens, suisses et allemands.
Le nouveau disque, Is Arrossas, paru en 1984, se vend à 15 000 exemplaires rien qu'en Sardaigne. La même année elle participe au disque de l'étoile naissante de la musique new age, Andreas Vollenweider, dont elle avait fait la connaissance en Suisse trois ans auparavant. Elle enregistre également avec Suonofficina Landimironnai, qui obtiendra trois ans plus tard le prix de la critique en Allemagne. Le groupe présente au Festival de Zurich le projet Ai confini tra Sardegna et jazz, avec, parmi d’autres musiciens sardes, Paolo Fresu et Antonello Salis. Un mois seulement après, Elena Ledda et Mauro Palmas participent au prestigieux Italian Project d’Enrico Rava, présenté à la Filarmonica de Berlin.
Sonos, en 1987, représente l'évolution naturelle de Suonofficina, inaugurant le projet d'un groupe ouvert où joueront des grands noms tels que Riccardo Tesi, Riccardo Lay, Sandro Satta. Coautrice avec Palmas et Alberto Balia du spectacle Far away wave en Australie, Elena Ledda collaborera avec Lester Bowie, puis avec Don Cherry pendant la tournée suivante.Après une série de tournées de concerts entre 1988 et 1992, elle signe avec Silex pour la publication de Incanti, un album qui témoigne l’aboutissement de son itinéraire artistique, avec une formation élargie à Riccardo Tesi à l’accordéon diatonique et Giorgio Baggiani à latrompette.
En 1995 elle participe au projet Canti randagi et en 1996 à « Sonos ‘e memoria » (film de Gianfranco Cabiddu). En 2000 elle publie Maremannu, "Choc" du Monde de la Musique et "Bravo" de Trad Mag . Son dernier disque, Amargura, sorti en 2005, bénéficie des arrangements de Lino Cannavacciuolo.
Elle est également sur la musique enregistrée par Paolo Fresu pour le film de Gianfranco Cabiddu, Sonos 'E Memoria.
Au printemps 2007 elle participe au spectacle théatral Médée mis en scène par Orlando Forioso avec A Filetta et Lia Careddu qui sera présenté en Sardaigne, à Livourne et à Calvi.
Discographie
1979 Ammentos (Durium)
1984 Is Arrosas (Key Records)
1988 Sonos (Play Game Music)
1993 Incanti (Silex)
1999 Sonos Langanos (Condaghes) con M. Palmas
2001 Maremannu (Biber)
2005 Amargura (Aquadia)