Les
chanteurs et groupes corses
Canti corsi d'eri è
d'oghje :
Chants corses d'hier et
d'aujourd'hui
Le chant corse
Les confréries
La paghjella
La renaissance du chant corse
Les chjami è rispondi
Berceuses et comptines
La musique instrumentale
Les stages et cours de chant corse
Vivre du chant en Corse ?
Les chants de la Corse, par Margarethe Hlawa

![]()
Jean-Claude
Acquaviva note :
"La polyphonie est viscéralement attachée à l'île et reflète une
culture, une façon d'être de la société corse".
Les musicologues ou les chercheurs n'ont pu définir avec précision les
origines, le moment démergence et le parcours de ce chant, qui ignore
toute virtuosité pure comme tous effets sans expressivité. La voix
seule n'est pas un but en soi. Ce qui compte, c'est l'émotion et la
communion. Les chanteurs se touchent en chantant et vibrent ensemble.

"I had the
impression of hearing a voice from the entrails of the earth. Song from
the beginning of the world" (j'avais l'impression d'entendre une voix
venu des entrailles de la terre. Le chant de l'origine du monde),
écrivait justement Dorothy Carrington, après avoir entendu des chants
polyphoniques à Noël dans une chapelle dans le Fiumorbo. Et nul ayant
eu l'occasion d'écouter le concert d'un bon groupe polyphonique en
Corse ne pourra empêcher un léger frisson de lui parcourir le dos. La
musique est comme une force créatrice et agit parfois comme si elle
planait sur la salle de concert, détachée des gorges humaines qui la
produisent.
La
Polyphonie décrit la Corse, son paysage et
sa culture peut-être mieux que ne le ferait un texte.»
Source
: "Reise Know-how Korsika“
de Wolfgang Kathe
Nonobstant
la maladresse de ma traduction (je ne suis pas un germanophone émérite)
et les quelques erreurs ou approximations qui l'émaillent, ce texte,
communiqué par Ursula, m'a paru intéressant dans la mesure où il
communique bien ce que peut ressentir un auditeur non initié découvrant
la
polyphonie corse.
L'article complet du 4 avril 2008 est reproduit ici (fichier pdf)
Le sujet a même été évoqué par Jean-Pierre Pernaut sur TF1 : "Les chants corses comme patrimoine de l'UNESCO?"
A voir sur le site 13h.tf1.fr, rubrique "les magazines de la semaine"
Au-delà de la reconnaissance, l'inscription au patrimoine mondial immatériel de l'UNESCO des canti in paghjelle permettrait la création de lieux d'échange et de transmission.
Dernière ligne droite pour le chanteur Petru Guelfucci, sa femme, Michèle, et tous ceux qui militent depuis plusieurs années pour que les polyphonies corses fassent leur entrée au patrimoine mondial immatériel de l'UNESCO. Fin septembre, un dossier de candidature va être déposé à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, afin que les chants traditionnels de nos villages intègrent une liste dite de sauvegarde d'urgence.
Hier, les auteurs de cette démarche ambitieuse se sont livrés à une présentation du projet devant les membres du Conseil économique, social et culturel de Corse, réunis à Piediggrigio en présence de Simone Guerrini, conseiller exécutif en charge des affaires culturelles. Où il a été question de reconnaissance des chants traditionnels corses à l'échelle de la planète (voir par ailleurs), mais aussi de la mise en place de mesures de conservation et de transmission... si la candidature insulaire venait à être acceptée.
« Parmi d'autres éléments liés à l'élaboration d'un plan de sauvegarde, l'UNESCO insiste pour que la communauté concernée par un projet soit étroitement impliquée. Le Conseil économique, social et culturel étant une émanation de la société civile, nous souhaitions sensibiliser ses membres à ce dossier », a indiqué Michèle Guelfucci, qui n'était pas tout à fait en terre inconnue. Ne serait-ce que parce que son mari est lui-même conseiller au sein du CESC.
Aux questions du président Henri Franceschi, Petru Guelfucci s'est voulu le plus précis possible. « Au terme de polyphonie, qui engendre des confusions car il fait référence à un ensemble trop vaste et imprécis, nous préférons la notion de canti in paghjelle, a-t-il souligné.
« Alors que la polyphonie se porte plutôt bien, comme le prouve l'émergence des nombreux groupes qui chantent en corse, les canti in paghjelle sont à l'agonie et il pèse de réelles menaces sur leur diversité. Ces chants font référence à un répertoire et à des techniques particulières. Trois voix s'y font écho, sans jamais être à l'unisson, et ils sont profondément liés à un contexte religieux ou de simple convivialité. »
Pas question pour autant de figer ces chants dans un carcan qui aurait tout du musée. Car l'inscription de ce type de « savoir-faire » oral au patrimoine immatériel de l'UNESCO nécessite qu'il fasse référence à une culture vivante. Et les membres du CESC, convaincus de l'intérêt de la démarche, ont été particulièrement sensibles au fait que cette reconnaissance ouvrirait la porte à la création de lieux de transmission.
« Il ne faut pas rêver. Si reconnaissance il y a de la part de l'UNESCO, les canti in paghjelle ne bénéficieront pas immédiatement d'un engouement général de la part de la population corse. Mais, les mesures qui pourront être adoptées grâce au soutien des Nations-Unies pourraient s'avérer déterminantes », assure Petru Guelfucci, en faisant référence à l'exemple des chants traditionnels sardes, plus vivants que jamais depuis leur inscription au patrimoine mondial immatériel.
En attendant le mois de septembre prochain, les porteurs du projet sont assurés du soutien de l'assemblée de Corse et du conseil exécutif. Soutien qui avait déjà été formulé en 2005, à l'occasion du vote unanime de l'assemblée, et qui a été réitéré hier par Simone Guerrini.
La polyphonie corse peut-elle disparaître ?, sous la direction de Michèle Guelfucci et Dominique Salini, éditions Dumane, 15 euros.
Sébastien Pisani

Voir également le site "cantu in
paghjella" : http://www.cantu-in-paghjella.com/sommaire.php
ainsi que :

La Corse, île
méditerranéenne au relief montagneux, est française depuis 1769. Elle a
su conserver sa culture et sa langue. On a parfois une vision un peu
réduite de la musique traditionnelle corse. Depuis les années 1970, une
pratique, certes fascinante, a été mise en avant par le riacquistu,
important mouvement de réappropriation de la culture locale : il s’agit
du chant polyphonique (sous ses diverses formes : paghjella,
terzetti, madrigale…). Ce mode d’expression, dont ce disque présente
de beaux exemples, n’est qu’une tradition musicale parmi d’autres sur
l’île. Depuis 1948 au moins, suite aux premières collectes de Félix
Quilici (1909-1980), on sait que la réalité est beaucoup plus variée :
complaintes, chants funèbres, sérénades aux époux, joutes improvisées…
sans compter la riche tradition instrumentale (de violon,
principalement).
L’édition a été réalisée
dans le cadre du travail muséographique de Guillaume Veillet (collecteur
et ancien rédacteur en chef de Trad Magazine), pour diffuser au public
un panorama des musiques traditionnelles de France. Il fait partie d’une
collection de 10 CDs, organisés par zones géographiques destinés à
témoigner de l’apport populaire à l’histoire et à l’actualité de notre
patrimoine culturel et artistique.
- Pour chaque morceau sont indiqués, à la
suite du titre : l’interprète, l’instrument pratiqué, la date et le lieu
d’enregistrement, ainsi que le nom du collecteur. Il a également été
choisi de préciser le département, et donc de respecter le découpage
administratif actuel. D’autres choix auraient été possibles, du fait de
la superposition en France de divers référents territoriaux et aires
culturelles : terroirs ou “pays”, anciennes provinces, régions…
-
Pour une identification plus précise de la provenance de chaque extrait
(fonds d’archives, publications précédentes), ainsi qu’un minutage
précis, on se reportera en fin de livret, à la rubrique Provenance des
enregistrements.
- Le texte intégral des chansons est
consultable sur le site Internet de Frémeaux & Associés.
1. Principià vogliu à
lodare (L’Alcùdina)
François Bianconi (chant)
Enregistré en 1949 à Zicavo (Corse-du-Sud) par Félix Quilici.
Un
chant à la gloire du mont Alcùdina, qui domine l’Alta Rocca, en Corse
du sud. Il est interprété par un adolescent..
2. Vuleria chì la mio pelle
Andria
Olivi (basse), Tumasgiu Cipriani (seconde), Antonmarcu Campana (terza)
Enregistrés le 19 mars 2009 à Taglio-Isolaccio (Haute-Corse)
par Catherine Herrgott avec Salvatorangelo Pisanu (prise de son).
Cette
paghjella (chant polyphonique à trois voix) est une
composition de l’“équipe des beaux-frères”, trois chanteurs
emblématiques de Taglio-Isolaccio : Pierrot Bernardini, Petrettu Mariani
et Saveriu Ciavaldini (le seul toujours vivant aujourd’hui).
3. Brìndisi
Anghjula Potentini
(chant)
Enregistrée le 4 mars 2005 à Patrimonio
(Haute-Corse) par Guillaume Veillet.
Félix Quilici a recueilli
en situation une strophe de berceuse, dans le village d’A Casalta (Pieve
d’Ampugnani), sensiblement identique à ce toast aux époux. Anghjula
Potentini, qui l’interprète ici, est une jeune chanteuse professionnelle
bien connue en Corse. Elle tient ce chant de son père, berger.
4.
Salute amati sposi
Jean-Benoît Mariani (chant) et
Don Matteu Giacometti(violon)
Enregistrés en 1949 à
Sermano (Haute-Corse) par Félix Quilici.
L’interprète improvise
une sérénade aux époux, brìndisi. Celle-ci est chantée sous la forme
d’une currente, qui est le terme désignant l’accompagnement d’une
chanson au violon.
5. Ni sentu una voci in piazza (Vòceru di
Pàduva Maria)
S. Castelli et O. Veyrune (chant)
Enregistrées
en 1949 à Zonza (Corse-du-Sud) par Félix Quilici.
Voici
quelques strophes d’un très beau chant funèbre (vòceru), épilogue d’une
histoire d’amour contrarié. Dialogue improvisé entre la mère d’un jeune
homme défunt et la jeune fille dont il était amoureux, mais que la
famille du garçon refusait d’accepter. Le prénom, Pàduva, référence à
saint Antoine de Padoue, devient Pàula lorsqu’il n’est pas compris par
certaines interprètes, comme ici.
6. Impiegà vogliu la musa (A morte di
Filicone)
Pierre Grimaldi dit “Peppetru u Barbutu”
(chant)
Enregistré en 1961 à Piobetta (Haute-Corse) par
Félix Quilici.
Emouvante complainte (lamentu) pour la
mort d’un chien de chasse, tué par un sanglier. Elle fut composée par
le père de l’interprète, Ghjuvanghjiseppu Grimaldi.
7. Suite d’airs à danser (quadriglia)
Joseph
Figarelli (accordéon diatonique)
Enregistré le 17 août
1962 à Guagno (Corse-du-Sud) par Félix Quilici.
Le quadrille (quadriglia)
est en Corse une danse qui comporte une suite de figures, généralement
annoncées par le musicien. La plupart du temps menée par le violon, elle
peut l’être aussi par l’accordéon diatonique. Joseph Figarelli
interprète ainsi une suite comprenant mazurka, valse, polka, scottish,
etc..
8. Suda sangue (PASSIONE)
Confrérie de Patrimonio : Christian Andreani, Jean-Baptiste
Arena, André Dominici, Gérard Giovannetti, Thomas Giovannetti,
Jean-Claude Lazzarini et Julien Truchon (chant)
Enregistrée
le 4 mars 2005 à Patrimonio (Haute-Corse) par Guillaume Veillet.
La
Semaine Sainte, qui précède Pâques, donne lieu dans toute la Corse à de
nombreuses cérémonies religieuses. Les plus connues et marquantes sont
les processions du Jeudi-Saint et du Vendredi-Saint (particulièrement à
Sartène, avec le catenacciu qui commémore la montée du Christ
au calvaire).
Les Confréries jouent un rôle important dans ce
contexte. Ces regroupements de fidèles laïcs sont les défenseurs de bon
nombre de traditions liées aux processions, fêtes votives et rites. Les
Confréries ont également perpétué l’art du chant sacré.
Celle de
Patrimonio, dans le nord de l’île, a repris ses activités il y a
quelques années, après une longue pause. Elle est menée par un
inlassable promoteur de la culture corse, Christian Andreani. La
Confrérie de Patrimonio interprète ici un extrait des innombrables
cantiques de la Semaine Sainte, dont le titre est Passione.
9. Rite grec lors de la semaine de Pâques
Enregistré
en 1974 à Cargèse (Corse-du-Sud) par Markus Römer.
Au XVIIe
siècle, quelques centaines d’habitants du village grec de Vitylo, dans
le Péloponnèse, fuirent l’occupant turc et s’installèrent en Corse.
Leurs descendants reçurent en 1773 le territoire de Cargèse, sur la côte
Ouest de l’île, où ils édifièrent un village. Au cours des siècles, les
mariages mixtes ont mêlé cette communauté aux Corses de souche.
Toutefois, le rite orthodoxe grec s’est maintenu jusqu’à nos jours, avec
une petite particularité : il se soumet à l’autorité papale. On parle
donc de rite grec catholique (ou byzantin). C’est dans ce cadre qu’a
été enregistré ce chant, lors de la Semaine Sainte en 1974. On ne
connaît pas le nom des chantres, mais on sait que l’archimandrite de
Cargèse était à l’époque Mgr Marchiano.
10.
Perdono mio Dio
Maria Antonia Alfonso (chant)
Enregistrée
le 30 mars 1991 à Levie (Corse-du-Sud) par Bernardu Pazzoni pour le
Musée de la Corse..
Plus connu sous le nom de Perdono mio
Dio, le véritable titre de ce cantique en italien, dont la version
originale comporte 36 strophes, est Peccatore Giustificato. Il
est tiré de la Lira Sacra, recueil très populaire d’hymnes
religieuses, psaumes et litanies, édité en Italie au XIXe siècle puis
sans cesse réédité et mis à jour en Corse. La justesse du timbre de
l’interprète, à la voix chaleureuse, exprime toute la modalité du
chant.
11. Carillonneurs lors des Rencontres de cloches de
Pioggiola
Antoine Luiggi (menuisier) et
Jacques-Philippe Luiggi (instituteur en retraite)
Enregistrés
le 9 août 1992 à Pioggiola (Haute-Corse) par Bernard Pazzoni pour le
Musée de la Corse.
12. Credo
Pierre-Marie
Oppisi, Jean-Toussaint et Jules-François Rocchi, Jean-Benoit Moretti
(chant)
Enregistrés le 24 août 1948 à Rusio
(Haute-Corse) par Félix Quilici.
La Corse est l’une des rares
régions où l’on chante encore à l’église sur des airs locaux proches des
chants populaires. On connaît grâce à Félix Quilici la fameuse messe de
Rusio. Ce village autrefois très isolé, à 1000 mètres d’altitude, avait
conservé des chants religieux de toute beauté, interprétés par des
habitants du lieu habitués depuis toujours à chanter ensemble (familles
Rocchi, Moretti, etc.).
13. Valse du
village de Prato di Giovellina
Sébastien Colombani
(mandoline)
Enregistré le 10 novembre 1994 à Ajaccio
(Corse-du-Sud) par Bernard Pazzoni pour le Musée de la Corse.
M.
Colombani joue à la mandoline les airs hérités de son père, violoneux
dans le village de Prato di Giovellina, en Haute-Corse. La pratique de
la mandoline, extrêmement répandue en milieu populaire tout au long du
XXe siècle, a finalement peu suscité l’intérêt des collecteurs,
l’instrument n’étant à tort pas considéré comme traditionnel.
14. Padre
Andria Olivi (basse),
Tumasgiu Cipriani (seconde), Antonmarcu Campana (terza)
Enregistrés
le 19 mars 2009 à Taglio-Isolaccio (Haute-Corse) par Catherine Herrgott
avec Salvatorangelo Pisanu (prise de son).
Voici un madrigale
une forme de chant polyphonique, différent dans sa structure de la
paghjella. Ce texte, en toscan corsisé, raconte la confession d’un jeune
moine à son père supérieur, à propos d’une jeune fille qui l’a écarté
du droit chemin. Comme pour la piste n.2, il est chanté sur le versu
ancien du village de Taglio-Isolaccio.
15.
A pedina (punt’è taccu ou polka piquée)
Pierre-André
Colonna (violon)
Enregistré le 22 août 1948 à
Piedigriggio (Haute-Corse) par Félix Quilici.
Le violon est
sans doute l’instrument populaire emblématique de la Corse. Sa pratique
s’est conservée tout au long du XXe siècle et Bernard Pazzoni, par
exemple, a pu enquêter auprès de plusieurs violoneux entre les années
1970 et aujourd’hui. Celui que nous pouvons entendre ici a été
enregistré par Félix Quilici il y a plus de 60 ans, en situation de bal.
Comme souvent, le musicien tenait sa technique et son répertoire d’un
de ses aînés, André-François Simoni, originaire de la même région. On
entend les danseurs manifester leur plaisir et encourager le violoneux
par l’expression consacrée, utilisée comme une sorte d’apostrophe :
“dùralali!” qui signifie : “continue !”
16.
Chants électoraux
Enregistrés le 11 juin 1961 à
Pero-Casevecchie (Haute-Corse) par Félix Quilici.
Un groupe
d’habitants se réunit pour fêter spontanément, et en chanson, la
victoire de leur favori. Il s’agit ici d’une élection pour le poste de
conseiller général du canton. Le vainqueur, Paul Renucci, est originaire
de la commune de Pero-Casevecchie, dans la Tavagna, en Haute-Corse. Le
micro a été posé sur le balcon, au premier étage de l’hôtel-de-ville et
ne manque rien de l’ambiance de cette soirée (cris, explosions de
pétards, etc.).
17. Tribbiera
Ange
Grisoni (chant)
Enregistré le 19 août 1992 à Moltifao
(Haute-Corse) par Bernard Pazzoni pour le Musée Corse.
La
tribbiera pouvait s’entendre pendant le battage autour du tribbiu,
grosse pierre ronde tirée par les bœufs et servant à séparer le grain
de la balle. Le meneur des bœufs chantait pour encourager ses bêtes. Si
Félix Quilici a enregistré de tels chants en situation, la chose est
aujourd’hui difficilement possible, le blé n’étant plus planté en Corse.
M. Grisoni a toutefois conservé le souvenir d’une tribbiera qu’il
chante bien volontiers et avec passion à l’enquêteur.
18. Solo de flûte pìrula
Sauveur
Susini (pìrula)
Enregistré le 5 septembre 1948 à
Calasima (Haute-Corse) par Félix Quilici.
La pìrula est un
instrument à vent taillé dans le roseau. Percée de sept trous, elle se
joue sur une octave et environ trois tons à l’octave supérieure. Elle
constitue l’instrument pastoral typique, joué autrefois par les bergers,
et est rarement joué aujourd’hui en Corse, à l’image d’autres
instruments anciens peu ou pas enregistrés dans la tradition, comme la
cètera (cistre) et la pìfana (flûte en corne de chèvre).
19. Paysage sonore : troupeau ensonnaillé
Enregistré
le 2 août 1969 au hameau de Colle à Morosaglia (Haute-Corse) par Jean
Raïsky.
Rentrée d’un troupeau de brebis pour la traite du soir.
Les sonnailles étaient pour la plupart fabriquées localement, à Orezza
et Murato notamment. Le forgeron de Corte en faisait également. Leur
tintement clair, dû en partie à leur faible dimension, est spécifique
des troupeaux d’ovins et de caprins. Tout berger est attentif au choix
des sonnailles : chaque animal dans le troupeau et chaque troupeau en
tant que tel étant parfaitement identifiables. (J.R.)
20. Chjama è rispondi
Roccu
Mambrini “U Rusignolu” et Carlu Parigi (chant)
Enregistrés
le 13 juillet 1981 à Pigna (Haute-Corse) par l’association E Voce di U
Cumune.
On retrouve des joutes chantées, basées sur
l’improvisation, dans de nombreuses cultures d’Europe du Sud (Pays
basque, Sardaigne, Baléares…). Lors d’une rencontre publique, plusieurs
spécialistes s’affrontent verbalement, sur un thème tiré au sort et sur
une mélodie donnée à l’avance, avec des règles poétiques et prosodiques
strictes. Il est d’ailleurs à noter que l’improvisation poétique,
qu’elle soit comme ici en joute alternée ou comme dans la sérénade aux
époux accompagnée au violon, répond à des critères précis : elle est en
sizain octosyllabique. Cette forme est également la métrique obligée de
la complainte, de la berceuse, du vòceru ainsi que celle de la
paghjella.
21. La ricchezza di la so
mammucia
Marie Rocchi, Laurette Rocchi et Laurette
Federici(chant)
Enregistrées le 22 août 1948 à Rusio
(Haute-Corse) par Félix Quilici.
Cette berceuse de facture
récente (texte de Càrulu Giovoni, musique de Roger Lucchesi) a été
popularisée par le groupe folklorique Cantu di Cirnu, qui l’a
enregistrée dans les années 1950. Les jeunes interprètes ont ici
spontanément changé par endroits quelques mots et images par rapport à
la version originale.
22. Cantu
ghjunsanincu
M. Anfriani, d’Aregno (Haute-Corse)
(chant)
Enregistré le 23 novembre 1916 à Königsbrück
(Allemagne) dans un camp de prisonniers.
Les plus anciens
enregistrements connus de chanteurs corses ont été réalisés par les
autorités militaires allemandes, auprès de prisonniers détenus en
Allemagne lors du premier conflit mondial. Ces précieuses archives ont
été retrouvées en 1956 par Wolfgang Laade au Lautarchiv de Berlin.
L’extrait retenu ici est l’émouvante complainte d’un mauvais garçon de
la région du Ghjunsani, en Haute Balagne, poursuivi pour avoir enlevé
une jeune fille.
23. Nun ti scurdà di
mè
Paul Orsoni (seconde) et Ange-Toussaint Giordani
(basse)
Enregistrés le 2 août 1969 au Col de Prato à
Morosaglia (Haute-Corse) par Jean Raïsky.
Enregistrés dans une
des baraques de la Foire du Col de Prato, ces terzetti sont saisissants.
Ceci en raison du caractère lancinant de la voix principale, à
l’articulation précise, à la scansion syllabique rigoureuse, aux
mélismes bien posés, soumis à la métrique du vers. La seconde voix en
miroir, reflet à la basse du timbre principal, participe par sa ligne
mélodique et ses appuis harmoniques au sentiment d’étrangeté qui se
dégage de la pièce. Outre son caractère de rareté dans le répertoire
vocal enregistré et considéré comme tel par les exécutants, elle
témoigne à la fois d’un fonds culturel très ancien et d’un modèle
stylistique achevé. Questionnés sur l’occurrence d’une interprétation à
trois voix, comme dans la paghjella, les interprètes avaient répondu
qu’ils chantaient toujours cette pièce à deux voix. (J.R.)
24. Dio vi salvi Regina
Jean-Toussaint
Rocchi et les chanteurs de Rusio (chant)
Enregistrés
le 15 août 1969 à Rusio (Haute-Corse) par Jean Raïsky.
Le Dio
vi salvi Regina conclut à Rusiu, ce 15 août 1969, la fête de
l’Assomption de la Vierge. La messe a été chantée en polyphonie le
matin, précédée de la sonnerie des cloches carillonnées par les jeunes
du village montés dans le clocher à cet effet. L’après midi, la statue
est sortie de l’église et portée en procession jusqu’à l’ancienne aire
de battage où le Chanoine Luciani, venu exprès de Bastia pour officier,
procède à une bénédiction. Tout au long du chemin, le groupe de sept
chanteurs déroule, également en polyphonie, les Litanies de la Vierge.
Quelques coups de feu tirés des collines encadrent la procession,
délimitant ainsi l’espace du sacré. De retour à l’église les hommes
prennent à nouveau place dans la nef pour chanter le dernier office,
toujours en polyphonie à trois voix. A l’issue de ce dernier office le
Chanoine Luciani propose à l’assemblée “de chanter un cantique que
tout le monde connaît”. Jean- Toussaint Rocchi lance le Dio vi salvi
Regina. Certes, de nombreux enregistrements en existent. Celui-ci
apparaît cependant singulièrement intéressant car procédant d’une
expression vocale vivante, empreinte à la foi de spontanéité et de
gravité. Toute l’assemblée des fidèles l’entonne, y compris les femmes
dans la partie droite de l’église, ce qui à l’époque n’était peut-être
pas toujours le cas. Cette montée en puissance du chant, dominée par le
timbre vocal si caractéristique et prenant du soliste, en font un
document particulièrement émouvant. (J.R.)
Guillaume Veillet
© 2009 Frémeaux & Associés
Idée originale : Guillaume
Veillet
Choix des morceaux : Guillaume Veillet,
avec l’aide de Ghjermana de Zerbi, Mathieu Luzi et Bernard Pazzoni.
Textes
du livret : Guillaume Veillet, avec l’aide de Ghjermana de
Zerbi et Jean Raïsky (notices marquées J. R.).
Transcriptions
et traductions : Catherine Herrgott (piste 2) et Ghjermana de
Zerbi (pistes 1 et 8).
Vous
pouvez acheter ce produit :
- Chez votre disquaire
(distribution Socadisc) ou chez votre libraire (distribution Frémeaux
& Associés) ou par téléphone au 01 43 74 90 24.
- Sur
lalibrairiesonore.com
- Sur audio-archives.com
Les femmes aussi chantaient à toutes les occasions de la vie : nanne,
voceri, lamenti, et même des chjam'è rispondi. Ces dernières années des
groupes tels que les Nouvelles
Polyphonies Corses, Soledonna,
Donnisulana, Anghjula Dea et
Donni di l'esiliu ont investi la paghjella et subverti les usages
habituels.
Sur le voceru, lire l'article que Corsica consacre au récit de Ferdinand Gregorovius (1821-1891) sur son voyage en Corse effectué pendant
l'été 1852 et publié en 1854 sous le titre
"Corsica".
http://info.club-corsica.com/iden_125_001.pdf

Pilier du patrimoine culturel étroitement lié à l'univers social traditionnel, le chjam'è rispondi n'a jamais disparu, bien qu'il soit demeuré de longues années dans l'ombre. Associant la langue corse, la poésie et le chant pour donner lieu à de véritables joutes entre artistes, elle reste aussi un jeu où il s'agit de se montrer très compétitif.
Les poètes les plus aptes à improviser tout en faisant résonner la rime se défient en public, souvent dans un cadre très festif. Les foires et autres tundereont toujours été des lieux privilégiés. Mais aujourd'hui, le souci de ceux dont le talent fait encore vivre cet art est de se montrer digne de l'héritage de Pampasgiolu.L'Associu Chjam'è rispondi s'affirme, tel un porte-drapeau.
« On a longtemps entendu dire que ces poètes doués pour l'improvisation étaient désormais trop peu nombreux. C'est faux,martèle Ghjuvan Petru Ristori, ils ont toujours été là, mais très dispersés sur notre territoire. On ne se rencontrait que cinq à six fois par ans, mais depuis que l'association existe, nous arrivons à nous regrouper plus souvent, jusqu'à faire au moins une soirée par mois ».
« Ces poètes se sont toujours fait plaisir »
Décembre 2008, la démarche associative prend son envol au cœur des fêtes de fin d'année, elle fédère une trentaine de poètes, tous adeptes du chjam'è rispondi. Ce dernier s'ouvre désormais aux poètes en herbe - le plus jeune adhérent n'a que 16 ans - jusqu'à établir un lien très fort avec le bouillonnement culturel, avec Pigna notamment, puis le centre de musique traditionnelle de Corte, partout dans l'île mais aussi à l'échelle euroméditerranéenne où cet art reste une tradition bien ancrée et préservée.
« Nous avions besoin de cette structure, d'un collectif,considère Paul Parigi qui, il y a une dizaine d'années, lançait un appel, craignant de voir sa passion se diluer dans le flot nourri d'un modernisme qui devient aussi, finalement, l'un des instruments de la reconquête. « Nous touchons aussi le milieu scolaire et tout se fait dans un esprit de grande convivialité, quelle que soit la rencontre ».La part de l'association dans le chemin parcouru depuis trois ans, Pierrot Santucci s'en félicite aussi. « Mais en la créant, nous n'avons pas voulu seulement céder à la mode. Les poètes se sont toujours fait plaisir, de manière plus ou moins isolée, mais ils laissaient peu de chose. Nous avons voulu y remédier en privilégiant l'échange pour nous rapprocher de l'art ».
Les militants associatifs se sont rendus dans d'autres régions du bassin méditerranéen pour élargir ces échanges. « En Calabre, nous avons pris part à un événement où les poètes venaient du monde entier »,raconte Paul Parigi. « Nous avons même rencontré des semi-professionnels qui nous ont demandés combien on prenait pour un chjam'è rispondi »,s'amuse encore Ghjuvan Petru Ristori. « Nous ne sommes sans doute pas les plus légitimes pour défendre cette cause. D'autres le sont sans doute autant que nous,observe Pierrot Santucci. Mais ce qui est certain, c'est que nous sommes des passionnés ».
Grâce à eux, et à leurs nombreux partenaires associatifs et institutionnels, le chjam'è rispondi pourrait bien repartir vers un nouvel âge d'or. Celui qui mettrait à l'honneur d'autres grands talents, dans une pratique culturelle qui révèlent encore et toujours de vraies personnalités.
Noël KRUSLIN
nkruslin@nicematin.com



ETNU 2009 - 2° Festival dell'Etnografia - Nuoro. ETNU poesia/IN.CON.T.R.O.
Dans cette
collection, les chansons font l'objet d'illustrations par un artiste, de
traductions et de commentaires permettant de les situer dans leur
contexte.
Nathalie Soussana, coordinatrice du projet, est à la recherche
d'interprètes (notamment d'enfants, de préférence en région parisienne) connaissant
des chants en langue corse.
N'hésitez pas à la contacter en passant par mon intermédiaire. D'avance un grand merci à vous.
La mise en place du projet - Avril
-mai 2010
(quelques notes de Nathalie Soussana, empruntés à sa correspondance échangée avec Carole Guelfucci).
"Au cours de ce court voyage en Corse, j'ai rencontré d'abord Antoine
Leonelli au musée de Corte (en ce moment ils ont une expo sur les
insectes que
l'on trouve en Corse avec un parcours pour les enfants). J'ai passé
presque 2
jours avec lui (il a été adorable) pour découvrir le fonds sonore du
musée et
pour lui poser toutes les questions qui me venaient à l'esprit. Il m' a
donné un
grand nombre de contacts musicaux en plus de l'adresse de l'hôtel de son
cousin
dans la vallée de la Restonica que je recommande à tous tes lecteurs !
J'ai
également rencontré Francette Orsoni, conteuse, qui vient de publier
chez Syros
un très joli conte traditionnel corse. J'ai enregistré quelques
comptines de son
répertoire. J'ai également enregistré une berceuse de Noël par Paul
Félix Nasica
que j'ai rencontré chez lui dans un village au dessus de Corte. Et j'ai
fini en
"beauté" avec une petite visite à Anna Rocchi qui accepte également de
participer à l'aventure."

Le livre/disque est annoncé pour le 18 mai 2011 !
![]() 26,5 x 26,5 cm / 23.5€ Parution : 18 mai 2011 Nuart : 4431086 EAN 13 : 9782278065271 Achetez en ligne sur : |
Ce livre-disque réunit 28 comptines, chansons et berceuses, danses et jeux de doigts. Ce répertoire présente une grande variété de formes et de contenus. Il s’appuie sur des chants traditionnels et sur d’autres, créés dans les années 1970, pour faire revivre la langue corse. Peut-être connaissez-vous la jolie berceuse Ninni nanna ou encore Ciucciarella, une des berceuses les plus célèbres de Corse, interprétée par Tino Rossi ! Chants de bergers, de pêcheurs et chants de fêtes font aussi partie de ce recueil qui célèbre la beauté et la rudesse de la nature. L’humour n’est jamais très loin et les paroles saugrenues de Seri, sera ou Capelli è mantelli feront sourire.De nombreux artistes corses ont participé à ce projet : Xinarca et Anna Rocchi pour les berceuses, Paul-Félix Nasica pour une très belle berceuse de Noël, sans oublier Jean-Paul Poletti, figure incontournable de la scène corse. Élodie Nouhen illustre la nature corse avec cette grâce dont elle a le secret, jouant des contrastes de lumières qui font la force des paysages méditerranéens. Ocre, jaune, vert maquis… sa palette de couleurs chaudes évoque la douceur de vivre de l’île. Dans ce décor, elle fait évoluer avec tendresse des personnages habillés de costumes traditionnels. Thèmes : Corse, Comptines, Langue régionale, Berceuses, . 1. A la fiera di san France (danse)
2. A manu (comptine parlée) 3. Calicaloche (comptine chantée) 4. Ciucciarella (berceuse) 5. Dormi bel bambin (berceuse) 6. Martin culuchocch (comptine parlée) 7. Nanna d’Aïtone (berceuse) 8. Nanna di u cuscione (berceuse) 9. Para fede di San Ghjuva (Pace Cuma e cumpè) (comptine parlée) 10. Seri, sera (chanson traditionnelle – polyphonie masculine) 11. Bellu zighizon (chanson traditionnelle - danse) 12. A merula (chanson traditionnelle) 13. Capelli et mantelli (chanson traditionnelle) 14. Une volta ci era un re (chanson traditionnelle) 15. L’Imbasciatori (chanson traditionnelle) 16. O pescador di l’onda (chanson traditionnelle) 17. Zilimbrina da vicu (chanson traditionnelle – danse) 18. U ricciu (comptine parlée) 19. Sott’a lu ponte (berceuse) 20. Chjiruli (comptine chantée) 21. Piovi, piovi (chanson traditionnelle) 22. Tipidi tipida (chanson de Jean-Paul Poletti) 23. Fiesta ziteline (chanson de Jean-Paul Poletti) 24. A tribbiera (chanson traditionnelle a cappella) 25. I mulaterri de Olmetu (chanson traditionnelle) 26. A balada di mattea (chanson traditionnelle) 27. Cullandu per antisanti |






présentent :
Stage Chants de tradition orale italiens
par Xavier REBUT
samedi 19 et dimanche 20 mars 2011
au Vigan (Gard)
Pour la troisième année consécutive, CE STAGE PROPOSE UN PARCOURS DANS L’UNIVERS DU CHANT À PLUSIEURS VOIX, à travers les chants de la tradition orale italienne : chants dévotionnels, chants de travail, muttus sardes, chants de la Résistance et des conteurs d’histoires (cantastorie), lamenti…
UN VOYAGE ENTRE CULTURE ORALE ET CULTURE ÉCRITE
Ce parcours dessine une histoire possible de la musique vocale, de la monodie à la polyphonie, grâce à des chants qui véhiculent une mémoire historique et culturelle. Il permet la rencontre d’une multiplicité de langages et de comportements musicaux. Enfin, il est l’occasion de relier différentes cultures : chant italien/tradition francophone, musique savante/musique populaire…
Stage ouvert aux nouveaux stagiaires comme aux participants de stages précédents.
Formulaire et dépliant à télécharger

Des
cours de langue et de chants sont assurés dans les locaux de la Casa di
u Populu Corsu à Issy les Moulineaux, 51 avenue du Général Leclerc (à
proximité du métro Mairie d'Issy) par
l'association Cultura Viva.
Cours de polyphonie corse, et de chants accompagnés à la guitare.
Paghjelle è canti corsi -
cours de chants
corses et polyphonies corses à Paris
Il est désormais possible d'apprendre le chant corse à Paris, les polyphonies, chants sacrés, chants profanes, la paghjella, les chansons accompagnées à la guitare. Des cours de chant corse sont dispensés au sein de l’association, sous la forme de deux ateliers distincts : Chansons et polyphonies corses.
Nul besoin de savoir lire la
musique,
de connaître le solfège, ni même de parler Corse (même si cela peut
aider), ou encore d’être Corse. Les ateliers sont ouverts à tous, aux
hommes comme aux femmes, sans limite d’âge. Le but est ici de
transmettre un patrimoine avec une certaine souplesse et le plus
d’ouverture possible. Ceci dans le but de pouvoir se le réapproprier et
surtout de pouvoir le chanter hors des cours, "en situation", en
maintenant le chant vivant et collectif sans l’enfermer dans un musée.
Les
cours ont lieu en groupe, avec une certaine flexibilité et souplesse du
cadre, pouvant alterner des exercices en individuel, en petits groupes
ou en grand groupe. Le but étant d’apprendre, de transmettre et de
partager une partie du patrimoine musical corse et de se faire plaisir.
Les
cours de chant corse sont dispensés par Grégory FERRIERE-CASTELLI. Ils
débutent le premier
lundi d’octobre et se terminent à la fin du mois de juin. Les cours ne
sont généralement pas assurés au cours des vacances scolaires.
Cours de
chant corse le lundi soir.
- Un premier cours pour débutants a lieu de 19h15 à 20h45.
- Un second cours pour confirmés a lieu à la suite du premier de 21h à
22h30.
De la même façon que le lundi, âges et sexes sont mélangés.

Culture corse, cours de chant et de
langue corse.
Apprendre le chant, la
polyphonie et la langue corse à Paris.
Cultura
Viva est une association loi de 1901 publiée au J.O. du 13 juillet 1984
qui a pour objet la promotion de la langue et de la culture Corse. Elle
a pris en charge, depuis l’année scolaire 1984-1985 l’organisation des
cours de langue corse à Paris et sa région et depuis l’année scolaire
2003-2004 le développement d’ateliers de chants corses. Ces cours sont
ouverts à tous, sans condition particulière d’inscription dès lors
qu’il s’agit de cours d’initiation. Cultura Viva, en tant qu’organisme
de formation est déclarée sous le numéro 11 75 19 653 75
Contact : Petru
Ghjaseppu 01 43 07 23 87
Site : http://www.culturaviva.fr/
Extrait de la documentation :
"Actuellement,
nous proposons l’apprentissage de la Polyphonie Corse en stages
week-ends et également en ateliers réguliers (hebdomadaires) d’octobre
à juin à Paris, et en Corse des stages d'une semaine à Pâques et à la
Toussaint.
A
Paris, l’atelier hebdomadaire permet un approfondissement du travail
effectué pendant les week-ends. Il permet de mûrir le répertoire,
d’affiner la justesse des intervalles, de varier les ornements, etc….,
et finalement d’acquérir les réflexes de la Polyphonie Corse.
PUBLIC
: Tous publics, débutants bienvenus, Corses et pinzuti. On ne vous
demande qu'une chose, c'est de chanter ...... et d'écouter !




Télécharger la brochure.
Site : http://leremededefortune.wordpress.com
POLYPHONIES
CORSES
stages
proposés par U Ponticellu animés par Jacky Micaelli
STAGE DE POLYPHONIES CORSES dirigé par Jacky Micaelli
Janvier 2012
Stage de chants polyphoniques Marseille
21 et 22 janvier 2012
U Ponticellu et la Cour des Miracles animé par Jacky Micaelli à Marseille
Contact 0671863446
Bulletin d'inscription à télécharger
Février 2012
Stage de Polyphonies Corses
27 février au 3 mars 2012
U Ponticellu et Jacky Micaelli au Couvent de Corbara
Contact 0671863446
concert fin de stage le 3 mars 20h30
Bulletin d'inscription à télécharger
Avril 2012
Stages de Polyphonies corses
21 au 26 avril 2012
Résidence de création - Rencontres Corse - Occitanie à La Gespe de TARBES
Contact 0671863446
Bulletin d'inscription à télécharger
2011
samedi 22 janvier 2011, 10:00 - dimanche 23 janvier 2011, 18:00
Lieu 88 Bd Chave 13005 Marseille Quartier La Plaine Camas
Marseille, France
Créé par :
U PONTICELLU ET JACKY MICAELLI, POLYPHONIES CORSES, Occitane Corse
En savoir plus
LE STAGE EST PRECEDE D'UN CONCERT DE U PONTICELLU EN L'EGLISE ST Michel le vendredi 21 janvier à 20h30
Marseille que l'on soit noir ou blanc
Nous couvrira du bleu de son ciel
Marseille que tu sois riche ou pauvre
......Nous protègera tous sous son aile
C'est le Marseille que j'aime...
......Les paroles d'Idir illustrent la collaboration entre U Ponticellu et La Cour Des Miracles en OC'...le partage , la rencontre , par la polyphonie et la langue...Les Terres se mélangent sans se confondre , les peuples s'harmonisent !
La Tradition est un ensemble de principes universels et éternels qui passent par le symbole , s'emparant d'une signification sacrée . Là est l'espace de rencontre entre toutes les traditions vivantes et présentes...
Per lei cantaires/ras...
e aquelei que li agrada lo cant...
Le répertoire proposé est constitué de polyphonies profanes et sacrées .
Le stage debute le samedi à 10h /12h30 et reprend à 14h30 /18h
Mêmes horaires le dimanche . Chacun prévoit ses repas .
Coût du stage : 70 euros
se munir obligatoirement d'un enregistreur
Adhésion à l'association pour l'année 201O/2011 20euros
contact:cesarinadine@yahoo.fr
tel 033/0671863446


Stages de Polyphonies corses Dans le cadre de l'année du Couvent de Corbara, en collaboration avec les frères du Couvent et la Mairie de Corbara, sortie du CD "Stella Matutina", Chants à la Vierge et Missa Brevis en Paghella.

| lundi 8 février 2010, à 10:00 | |
| Heure de fin : | samedi 13 février 2010, à 18:00 |
| Lieu : |
COUVENT DE CORBARA , Ile Rousse
|
| Adresse : | http://www.stjean-corbara.com/ |
Une tradition
non recréée, assimilée et adaptée à chaque époque est une tradition
morte. La tradition vivante est transmission : elle exige une
actualisation, un aspect créatif. Cet apport se devra de respecter
l’esprit de la tradition, lequel esprit est un absolu qui transcende le
temps.
En s’appropriant la tradition, sa tradition, le disciple prend place
dans une longue chaîne dont il est un anneau parmi une infinité
d’autres, avant et après lui. Les musiques traditionnelles, c’est à
dire orales, contiennent une sève venue du fond des âges, seule la
parole, le son, donc l’oralité, en communiquent l’essence spirituelle.
Elle préserve le caractère vivant, mouvant de la tradition.
L’initiation grâce à laquelle elle se transmet requiert le contact
direct, d’homme à homme pour que passe l’influence spirituelle
inséparable de toute initiation. La tradition est donc d’abord mémoire,
ce sont nos racines vives, notre centre de gravité. Que sommes nous
sans la mémoire de nos origines ? L’homme se condamne à la mort
spirituelle s’il coupe le lien de la tradition, de sa tradition. La
musique détient sa mémoire à elle. Ce sont les traditions musicales,
elle vit dans et par l’oralité.
Le cheminement de la polyphonie corse et ‘STELLA MATUTINA’ passe par le chant grégorien. Celui ci s’incorpore des éléments et archétypes primordiaux qui sous tendent toutes les musiques du monde et en font autant de voix d’un unique ‘Chant de l’humanité’.
![]() |
| L’archaisme
permet d’être, par delà tous les rôles et les masques du paraître, car
il permet l’expression d’une tradition primordiale : « Le centre du monde, c’est ce lieu insaisissable où les traditions prennent naissance, où converge ou d’où émane tout ce qui relève de la traditionalité » La tradition invite à jeter un autre regard sur la modernité car en repensant les valeurs de la tradition et de l’archaïque, on repense et lègitime la modernité. |
Les vrais modernes se gardent de récuser le passé au nom d’une aveugle fuite en avant . Ainsi du grégorien , la polyphonie corse tient la mélodie , pure vocalité , le chant . La voix sort du corps et le souffle produit par les poumons le fait retentir. Le chanteur accomplit un acte vital. L’acte de chanter crée une relation intime avec l’organe vocal grâce à quoi les émotions, l’affectivité s’extériorisent spontanément à travers le son d’un chant simple ou complexe, comme un trop plein qui de lui même aspire à sortir de nous. Il ne s’agit pas d’Ego, et nous pouvons prendre l’exemple des riucade ou mélismes en polyphonie corse.Jacky Micaelli explique dans tous ses stages qu’il est dangereux d’aseptiser la pratique de cette tradition sous peine d’en perdre le sens, l’âme, car dans le sacré comme le profane les riucade sont souvent l’expression d’une émotion forte liée à l’histoire de ce chant.
On peut ainsi exprimer le ‘pietoso’ dans le deuil, ou le chagrin de l’amour perdu, mais ce peut être aussi la fatigue d’un travail dur, de l’animal comme de l’homme.La polyphonie corse, comme tous les chants traditionnels, harmonise voix et corps pour que le chant sonne avec plénitude, puissance. Il s’agit moins de chanter « beau » que de chanter « vrai ». Un chanteur traditionnel utilise sa voix comme moyen, non comme une fin en soi. Il est donc nécessaire dans la transmission de passer par une redécouverte de la « vocalité traditionnelle, de l’ancrage corporel de la voix, et de la portée spirituelle de cet acte. Chanter avec son corps, c’est retrouver une force primale qui deviendra musique potentielle, noyau originel de toute mélodie.

Contact
: cesarinadine@yahoo.fr 0671863446
- avec le remarquable éclairage de J. Viret sur La tradition.





Association
"SONI E CANTI D'ARAUTOLI"
12, chemin de
champfort
Hameau de MOZAS
38
300 BOURGOIN-JALLIEU
Tel.
: 09.62.22.23.43
Email
: arautoli@gmail.com
http://www.myspace.com/arautoli










Le
chant corse
Les
pages consacrées à A Filetta :
A
Filetta : témoignages
Actualité
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Chants
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Concerts
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Concerts
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2009
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