LES
PRINCIPAUX
GROUPES et CHANTEURS
LE
GROUPE
Ce
groupe, né en 1992,
hérite, comme tant d’autres, de la fibre
culturelle et identitaire, réhabilitée par les
années du “Riacquistu”.
En 1999, ils
entrent dans la cour des grands avec leur premier album “I
soli ciuttati”.
De plaisir
partagé, la musique et le chant se font
expression.
Fin 2003 (du 23 novembre
au 6 décembre), ils enregistrent
leur deuxième album, aboutissement de quatre
années de travail, de recherche, de progression vocale et
instrumentale.
Leur musique est
intemporelle. Enracinée dans ses origines,
et pourtant, résolument ancrée dans leur
époque, résolument tournée vers
l’avenir.
Premier album
"I soli ciuttati" (1999)
Dépositaires
d’une tradition culturelle ancestrale, ils la revendiquent et
la subliment.
Ils souhaitent
transmettre,
partager, conserver ces
traditions, en
utilisant par exemple les instruments traditionnels que sont A cetera
et A pivana, mais ils ne s’en sentent pas prisonniers.Ils
construisent la tradition comme la tradition les construit. Ils aiment
à dire que leur tradition n’est pas
figée, mais au contraire vivante, en évolution,
en mouvement.
Les
sonorités, puisées aux sources
d’influences méditerranéennes,
surprennent et interpellent. Acoustique, sans surcharge, tout en
finesse, leur musique a grandi. Elle est totalement atypique dans
l’univers musical insulaire.
Derrière
les accords, derrière
l’harmonie, on sent l’évolution du
groupe. Chaque note est pesée, calculée,
travaillée. L’initié entend ce travail
et l’apprécie, le profane lui, se laisse
simplement porter par l’alchimie des sons.
Sur scène, une autre communion se prépare. Le
plaisir qu’ils éprouvent à jouer
ensemble est quasi-palpable. L’énergie circule. La
force qui se dégage de ce groupe, issue d’une
autre forme d’harmonie, envahit la salle et remplit le
spectateur d’émotion.
(texte
communiqué par Jean-François Vega)
Deuxième album du groupe
l'ALBA, « CILVA »,
enregistré à Pigna du 23 novembre au 6
décembre 2003 et édité en...
décembre 2005, évoque une cité
imaginaire...
Cet album est l'aboutissement de quatre années
de travail, de recherche, de progression vocale et instrumentale.
Après avoir rodé leur musique dans les
différentes manifestations culturelles de l'île
(notamment aux Rencontres Polyphoniques de Calvi et au Festival du
vent), ces jeunes artistes présentent une musique
intemporelle, enracinée dans ses origines, et pourtant,
résolument ancrée dans leur époque,
résolument tournée vers l'avenir.
Les polyphonies
et les instruments traditionnels (cetera, violon, flûtes) se
mêlent à la clarinette, à la clarinette
basse, à l'accordéon, à la guitare
basse et à la batterie.
Un bel exemple de sublimation de la
tradition.
Extrait de la
présentation sur le site :
Cilva
(l'album)
Cilva*
: la cité qui se trouve au-delà du miroir. Des
tranches de vie, crues, dans leur réalité froide
et dure. C’est cela qui fait de Cilva, plus une
cité universelle qu’une cité imaginaire.
Chacun
a sa propre Cilva. Pour l’une, ce sera la chambre dans
laquelle elle reste enfermée. Pour l’autre ce sera
l’univers convivial du café à
l’heure de l’apéritif. Pour un
troisième, ce sera la rue dans laquelle il a grandi...
ALBA
nous décrit des instants que chacun de nous a pu vivre et
connaitre un jour, des instants d’un quotidien qui peut
paraître trivial mais que la musique sublime,
qu’elle met en perspective et à qui elle rend sa
profondeur. Le plus petit, le plus simple de ces moments de
vie est porteur d’une grande leçon, latente la
plupart du temps, et qui émerge parfois telle une
illumination, qui donne un sens à tout. La musique est le
vecteur de cette émergence, de cette prise de conscience des
leçons de la vie. C’est ce qui fait que chacun de
ces moments, chacun de ces messages, est porteur à la fois
de son extrême singularité et de sa puissante
universalité.
Dans
ce disque, les chansons et les musiques forment une unité
qui est elle-même message. De ce fait, on y trouve plusieurs
niveaux de lecture, qui permettront aux âmes
poétiques de lire entre les lignes, aux musiciens
d’entendre entre les notes et d’identifier les
connexions entre les chansons, sans laisser de
côté le public le moins averti, qui sera
touché par les mélodies et par la
variété des styles, de la ballade à la
musique tribale !
Six
musiciens composent le groupe ALBA.
L'identité d’ALBA
Benjamin
Dolignon : chanteur de polyphonies, originaire de
haute Balagne, connaît profondément le
répertoire traditionnel.
La Terza d’ALBA (voix la plus haute dans les
polyphonies)
Ceccè
Guironnet : travaille la musique à Pigna
et chante depuis l’enfance, joue des instruments à
vent traditionnels, inspiré de cette culture il donne ce son
particulier à la clarinette et clarinette basse.
Le souffle d’ALBA.
Cédric
Savelli : chanteur et instrumentiste à
cordes, frénétique du plectre et de
l’archet, voyage pour se nourrir de diverses
expériences.
Les cordes d’ALBA.
Eric
Ferrari : bassiste et contre bassiste, riche
d’un parcours scénique européen et
outre-Atlantique, il se tourne vers la Balagne apportant swing et
expérience.
L’assise d’ALBA.
Jean-François
Véga : guitariste,
chanteur, a écrit la plupart des musiques et textes de
Cilva.
Les mots d’ALBA.
Sébastien
Lafarge : issu d’une famille de musiciens,
chante depuis dix ans avec l’Alba.
La voix d’ALBA.
(texte
communiqué par Jean-François Vega)

Le groupe a
élargi ses sources et ses références,
de nouveaux instruments font leur apparition pour apporter une touche
d’originalité et marquer la différence
avec le premier album.
L’album
tout entier donne à entendre une recherche musicale pointue
et un énorme travail de préparation,
d’affinage, pour que chaque chose soit à sa place.
Très originale, la musique de L'ALBA mêle
chant polyphonique et
instruments (guitare, percussions, basse, cetera, violon,
accordéon, flûtes, clarinette, clarinette basse).
A
l'écoute, l'héritage polyphonique du "Riacquistu"
est là, mais élargi à d'autres
influences méditerranéennes. Cela peut parfois
évoquer la musique klezmer, voire, fugitivement... quelques
échos de John Coltrane ou d'Eric Dolphy !
Mars 2007 :
- Un 3e album ("Radiche suprane") en préparation pour l'Alba.
- L'enregistrement d'un concert de l'été 2006
bientôt accessible en téléchargement
sur le site www.jadstudios.fr
- Un film "Cilva" en préparation.
- Un documentaire de 52 minutes à paraître: un an
et demi de vie partagée avec le groupe.
Avril
2007 :
- Une tournée au Québec.
Mai-juin
2007 :
- Deux concerts à Corbara. Compte-rendu
ici.
Site :
www.l-alba.com
L'Alba
sur MySpace
L'Alba
sur Radio Canada
L'Alba
en vidéo
ISULATINE - U Cantu di e
Donne - Polyphonie
Corse au Féminin
Né
en 1998, le groupe ISULATINE
réunit Antoinette d'Angeli, Elisabeth Andreani et Letizia
Giuntini. Ces trois jeunes femmes issues du jazz ou du chant
traditionnel (Letizia a vécu toute son enfance à
Lumio à côté du Carubbu cher
à A Filetta)… ont déjà
chanté ensemble dans différentes formations
(Anghjula Dea) autour d'une même passion pour le chant.
Comme
le laisse présager le nom du groupe (Isula+latine), leur
répertoire témoigne d’une
volonté d’ouverture et se compose d'une palette de
chants d'horizons très différents.
Né
de la passion commune pour le chant, le groupe vocal ISULATINE fait
partie des formations musicales qui représentent avec force
la sensibilité du chant polyphonique corse au
féminin.
Interprétant
un répertoire où l’on peut entendre des
morceaux traditionnels, c’est surtout l’univers de
la création qui prédomine lors de leurs
différentes prestations.
Cet
éclectisme voulu et cultivé est
omniprésent dans leur premier album «
Sogni
d’Aprile ». Avec,
à leur actif, un grand nombre de scènes en Corse,
cette formation est aussi l’ambassadrice de la culture
insulaire avec de multiples prestations, au Tremplin des Polyphonies
dans le Béarn, au Festival de Musique de Toulon, au Festival
varois du Revest, en Espagne au Festival Emociona !!! Mujer et Los
Sonidos de la Biodiversidad, et en Ariège au Festival Voix
de nos régions.
"Découverte
du Printemps de Bourges" 2005 représentant la
région Corse et invité vedette du grand festival
Breton Kan Al Loard , le groupe ISULATINE est aujourd’hui une
formation en devenir, mais déjà
décrite comme une valeur sûre de la tradition
polyphonique Corse, assurant ainsi sa pérennité.
D’un
public curieux aux inconditionnels infiniment respectueux, ISULATINE a
gagné les cœurs.
Paulu
Santu PARIGI.
Leur album "Sogni
d’Aprile"
enregistré en avril 2003 contient 14 titres, des
créations en langue corse et des chants traditionnels d'ici
ou d'ailleurs (un gospel, deux chants géorgiens, paghjelle,
nanne).
Ces chants se veulent un regard sur la
société d’aujourd’hui. Une
place toute particulière est faite aux enfants au travers
des "nanne" (berceuses : A Richezza, Nannina
la mia diletta, Dormi per pena) mais
aussi des créations comme "Aprile"
relatant la naissance de Lena, la fille d’Elisabeth, "Figliolu
di guerra".
"Notre attachement envers notre terre se traduit
par l'ensemble de l'album, voulant ainsi, en toute humilité,
créer un lien fort entre notre tradition, des chants qui
seront toujours ancrés en nous et une
créativité constante en langue corse".
Un groupe
à découvrir..
A
noter : Pascale Landolfini s'est jointe au trio en 2005 et Marilyne
Pierucci a remplacé Letizia en 2007.
On a pu les entendre
fin 2005 au Cabaret de RCFM chantant notamment Donne corse
avec Anna Rocchi: un régal !

Antoinette,
Elisabeth et Letizia
Les
chanteuses :
Antoinette d'Angeli

Elisabeth Andreani

Pascale Landolfini

Maryline
Pietrucci
Déjà
une très grande
carrière derrière elle puisqu’elle se
produit fréquemment en tant que chanteuse de jazz, elle
s'intéresse à la polyphonie. Elle
décide alors de tenter l'aventure avec la formation Anghjula
Dea qui a représenté la Corse au
Printemps de Bourges en 1997. Elle s'occupe dans le groupe Isulatine de
la majeure partie des arrangements ainsi que de la composition de
plusieurs musiques.
La passion à l'état pur ! Une immersion dans le
chant traditionnel l'a portée sur scène pour
animer certaines soirées, puis elle suivra le même
chemin qu'Antoinette en faisant partie de la formation Anghjula Dea.
Elle sera aussi avec elle à l'initiative de la
création du groupe Isulatine, où elle composera
un grand nombre de musiques. Une passion qu’elle fait
partager à la jeunesse par son action
pédagogique.
La voix toujours fraîche
et un sourire radieux.
Au-delà de cette image de bonne humeur et de
sérénité, elle possède une
très grande connaissance, une excellente maîtrise
de la langue Corse. Au quotidien elle offre la possibilité
aux enfants de partager ce plaisir par son travail
d’enseignante. La dernière venue dans le groupe.
Membre de la chorale "Voce
Latine". Son engagement culturel pour le
chant corse l'amènera tout naturellement à
rejoindre la formation Isulatine en 2005.
Changement dans le groupe : Maryline Pietrucci
succède à Letizia Giuntini.
Comme Pascale, chanteuse du groupe
Voce
Latine (Diana Di l'Alba) et
arrivée depuis peu au sein du groupe, elle exprime douceur
et gaité dans un timbre de voix presque enfantin . Elle
détient une maîtrise naturelle du chant
polyphonique.
Février
2007 : Le deuxième CD
d'Isulatine est en préparation..

Paru le mardi 17 juin 2008 dans Corse Matin :
Isulatine sème une graine de féminité au coeur de la polyphonie corse
Photo : DR
Deuxième
album pour le groupe vocal féminin, qui profite pleinement de l'arrivée
de Pascale Landolfini et de Maryline Pietrucci aux côtés d'Elisabteh
Andreani et d'Antoinette d'Angeli.
Quatre visages, quatre parcours artistiques, quatre timbres de voix
pour aboutir à une émotion, une vibration qui fait battre le coeur du
public à l'unisson depuis neuf ans. Et le groupe Isulatine, qui a
choisi de décliner la polyphonie exclusivement au féminin, n'a pas fini
de surprendre. Certaines chanteuses sont parties, d'autres sont
arrivées, mais la magie opère toujours sur le même mode sensible et
troublant. Démonstration, début juillet, avec un album intitulé Sumena
amore.
« Notre premier disque, Sogni d'Aprile, remonte à 2003. Nous avons pris
notre temps, mais ce nouvel album constitue une étape importante. Il a
été réalisé de façon beaucoup plus professionnelle que le précédent et,
surtout, il est le reflet d'une maturité », observe Elisabeth Andreani,
membre d'Isulatine depuis l'origine, avec sa copine Antoinette
d'Angeli, au remarquable parcours jazzy.
L'arrivée récente de
Pascale Landolfini et de Maryline Pietrucci au sein du groupe, après
une expérience commune au sein de la chorale Voce latine, n'a en rien
freiné l'envie de proposer un album entièrement tourné vers la
création. Au contraire, même. Enthousiastes, parfaitement armées pour
se livrer à l'exigeante pratique du chant a capella, elles apportent
une couleur nouvelle au répertoire vocal d'Isulatine.
« Elisabeth et Antoinette avaient ce
séduisant projet de privilégier la création, sans renier pour autant la
tradition dans laquelle notre démarche artistique est ancrée. Quoi de
plus motivant que de montrer d'où on vient et jusqu'où on peut arriver
? » remarque Pascale Landolfini, qui reste impressionnée par le travail
des auteurs et des compositeurs ayant collaboré à la réalisation de
Sumena amore.
Amantes, mères et rebelles
Côté textes, Isulatine a une nouvelle fois
bénéficié de l'inspiration du poète Paulu-Santu Parigi et de
contributions signées Jean-Claude Acquaviva et Mattea Casanova. Pour le
chant, Elisabeth Andreani et Antoinette d'Angeli ont assuré la plupart
des compositions, sans pour autant se priver du talent d'un Jacques
Nobili ou d'un François Paolini. Pour, au final, proposer douze titres
qui sonnent comme un hommage à la femme, sous toutes ses facettes, à la
fois amante, mère et parfois rebelle.
« Le soutien financier conséquent de la
collectivité territoriale et du département de Haute-Corse nous a
permis d'enregistrer dans des conditions idéales, chez Jean-Bernard
Rongiconi, au studio L'Angelina de Valle di Rustinu », tient à
souligner Elisabeth Andreani. Un confort que les quatre amies ont mis à
profit pour s'éclater, au point de proposer un bonus qui surprendra
leur public, à travers un titre remixé, et une pochette d'album très
classe, qui fait l'impasse sur les éternels paysages insulaires...
A découvrir de toute urgence d'ici trois
semaines, au moment où Isulatine aura déjà repris la route pour faire
entendre u cantu di e donne aux quatre coins de l'île et sur le
continent (voir par ailleurs).
Sébastien Pisani
ASSOCIATION
« ISULATINE
Chez Paulu Santu PARIGI - SANTA LUCIA DI U MERCORIU 20250
Tél. : 06.08.76.22.17 Mail. :
pauluparigi@aol.com
Antoinette d’ANGELI
Tél. : 06.13.08.69.36 Mail. :
cantisulatine@wanadoo.fr
Le
site
d'Isulatine a vu le jour le 15 août 2006. C'est ici
:

Autres
liens :
http://www.mercoriu.com/fichiers/milasso.php
http://www.reseau-printemps.com/vid2005-chwo.htm
http://www.corsicafr.com/site/actualite/affiche_actualite_new.php?1=1&pdebut=0#
http://www.corsicafr.com/site/actualite/affiche_actualite_new.php?1=1&pdebut=5
http://kann.al.loar.free.fr/aujourlejour/journee/vendredi.htm
http://www.scpmusic.com/catalog/product_info.php?cPath=1&products_id=79
http://perso.wanadoo.fr/una.volpi/isulatine.htm
http://www.photorock.com/decouvertes2005/isulatine.html
Les dates de concerts du groupe ISULATINE ici.
Le compte-rendu de leur concert à Bourges en 2007 ici
Le
groupe ANGHJULA
DEA, composé de
Antoinette d'Angeli, Elisabeth Andreani, Tamara Antonini et
Béatrice Habrard - les deux premières
étant à l'origine du groupe Isulatine -
a représenté la Corse au printemps de Bourges
1997, avec à son répertoire des chants
traditionnels corses, des compositions mais aussi des chants
géorgiens et des classiques du jazz.
Crédit photo : MV Création
Né
en 1994, ce jeune groupe très talentueux originaire
d'Ile-Rousse, s'est produit
au Théâtre de la Ville en 2000 et à
plusieurs reprises lors des Rencontres polyphoniques de Calvi.
Accueillant des chanteurs
venus des confréries de Balagne ou d'autres groupes, il est
aujourd'hui composé de Jean-Marc Bandini, Didier Cuenca,
Jean-Marc Fabrizy, Frédéric Giuntini, Alexandre
Kazan et Ceccè Acquaviva.
Son
répertoire mêle chants traditionnels a cappella et
créations avec instruments (guitares et flûte). Il
a deux disques à son actif : Animae et Parla
u core, tous deux publiés en 1999. Pour l'avoir
entendu à plusieurs
reprises depuis quelques années, je peux affirmer que le
groupe, déjà très prometteur en 2000,
est en progrès constant. Son concert dans l'Oratoire de
Calvi au cours des Rencontres 2005 était un pur
enchantement.
Je pense notamment à L'Ecclésiaste
de Jean-Claude Acquaviva, à O Mà
avec un sublime contrechant de la terza, et à Corciu
Paese. Nous attendons le prochain disque avec impatience.
Nous avons entendu U Fiatu Muntese pour son dernier
concert de la saison 2006 à Pigna. Malgré le
départ de Luc Kechichian, le groupe est toujours excellent
tant dans la polyphonie traditionnelle que dans la
création.Site :
http://membres.lycos.fr/fiatumuntese/

Née
en 1978 de
l'association "E Voce di u Cumune", A Cumpagnia en prolonge la
dimension de recherche et d'expérimentation.
A
Cumpagnia est un groupe de chanteurs et de musiciens, hommes et
femmes. Leur répertoire couvre à la fois le chant
sacré et profane, la tradition et la création.
Certains d'entre eux sont aussi des artisans (facteur d'orgue, de
clavecin, de flûte, luthier).
Au coeur de la
démarche, la voix et la polyphonie permettent de
"récupérer" l'espace et le temps des traditions
corses qui dessinent une variété semblable
à celle de ses pieve et des différentes
influences qu'elles ont reçues et
digérées.
L'improvisation
poétique et
musicale est l'autre pierre angulaire du patrimoine musical de
l'île. Cette voie ouvre indéfiniment à
la création dans laquelle A Cumpagnia s'engage
régulièrement.
Composition du groupe :
Nando Acquaviva,
siconda, terza
François-Philippe
Barbolosi, seconda, terza
Laurent Barbolosi,
seconda, terza
Claude Bellagamba,
seconda, bassu
Jérôme
Casalonga, seconda, bassu
Ceccè
Guironnet, bassu

In
Paghjella, Casa
éditions

La
scène musicale corse est décidément
très riche et très diverse. Ce groupe
étonnant, émanation d'A Cumpagnia,
mêle chant polyphonique, instruments traditionnels et
contemporains pour créer une musique festive et
colorée, d'où la gravité n'est
cependant pas absente, comme en témoignent les textes de
Jérôme Casalonga.
Après trois albums (Zamballarana - Canti,
canzone è soni" (1997), "Lucia"
(1999), "Luna" (2004)
favorablement accueillis par la critique musicale, Zamballarana a
enregistré son quatrième disque "Camina"
durant le mois de mai 2006 au sein du studio d’enregistrement
Casa à Pigna.

Des
influences latines aux sonorités africaines ou tziganes,
la musique de Zamballarana est une invitation à la danse. Le
son de ce groupe résulte d’un mélange
d’instruments traditionnels corses comme la cetera, la
pivana, la pirula, avec des instruments modernes (batterie, basse,
trombone, clarinette, violon) et des instruments "exotiques" tels que
mandole, très (Cuba), balafon ou goni (Afrique). Tous ces
instruments se côtoient et donnent ainsi corps à
une musique chaude, colorée, métissée.
Le groupe confirme ainsi sa volonté de faire danser les
mots, les modes et les harmonies de la musique corse.
L’apport de cuivres rend le son encore plus contemporain et
dynamique. La polyphonie des voix mélées
à des accents tantôt balkaniques, tantôt
hispanisants, demeure, au service de textes écrits par
Jérôme Casalonga ou apportés par
d’autres auteurs, François Mattei, Ghjacumu
Thiers. Livret richement décoré avec les textes
en trois langues.
Pour ce dernier disque la composition du groupe était la
suivante :
Jérôme Casalonga, voix et saxophone ; Laurent
Barbolosi, voix, violon, trompette ; Jacques Nobili, trombone ;
Ceccè Guironnet, clarinettes, pivana ; Cédric
Savelli, guitare, mandole, voilon ; Anton'Giulio Galeandro,
accordéon ; Eric Ferrari, basse ; Vincent Geraldi, batterie,
balafon ; Nelson Gotteland, percussions.
Depuis juin 2007, Ceccè
Guironnet et Cédric Savelli ont quitté le groupe
pour se consacrer entièrement à L'Alba..
Le groupe
Meridianu
est composé de cinq jeunes chanteurs originaires
d'Ile-Rousse : Jacques Lucci, Thierry et Jean-Louis Nobili,
Jean-Antoine Orticoni et Laurent Depaeppe.
Leur dernier CD : "
Un trimà puru
più".
Né en 1955 à Sermanu, fils du
célèbre violoneux Filice
Antone Guelfucci,
Petru
GUELFUCCI
anime
dès l'âge de 14 ans, avec le groupe folklorique A
Manella, les veillées et les foires. En 1973, c'est la
rencontre charnière avec Jean-Paul Poletti, un des
principaux acteurs du "riacquistu". Ils vont enregistrer,
écrire et noter tout le patrimoine qui peut encore
être sauvé. Cette démarche va conduire
à la fondation du groupe
Canta u populu corsu,
creuset des artistes les plus connus d'aujourd'hui.
Si son premier succès fut
"Isula"
en
1987, il est surtout célèbre pour son album
suivant "Corsica" (1989), véritable hymne
à sa terre.
Le suivant "Vita" (1999), a eu un peu moins de
succès.
Ces deux albums ont illustré les
chorégraphies de la danseuse corse Marie-Claude Pietragalla
à la tête du ballet de Marseille.
"Corsica
est un hommage à l'Ile de Beauté. Le
thème du ballet porte sur la dénomination
patriarcale, le pouvoir et le courage des femmes corses et leur
influence sur les hommes. [...]
Vita est un hymne à la vie
et à la Corse. Les éléments naturels
sont le grand thème du ballet. L'eau, la terre et le feu
représentent l'errance, les racines et l'énergie".
(Nice Matin, Corse Hebdo, 21 janvier 2000, pp. 30-31).


A côté de sa
carrière en solo, il tourne également avec son
groupe
Voce
di Corsica, créé
en 1991, avec lequel il enregistre en 1994 un disque de chants
polyphoniques (Victoire de la Musique en 1995).
D'abord
composé de Mai Pesce, Philippu Rocchi, Dumè
Leschi, Benedettu Sarocchi, Lurenzu Barbolosi et Dede Olivi, le groupe
se reforme en 2001 avec Jean-Marc Bertrand,
Jean François Giamarchi et Petru Santu Guelfucci qui ont
succédé à Benedetu Sarocchi, Lurenzu
Barbolosi, et Andria Olivi.
Un nouvel album, Voce di
Corsica polyphonies profanes et sacrées Volume 2,
est sorti le 1er octobre 2005, seulement distribué en Corse
semble-t-il, car je n'ai pu me le procurer à Paris..
.
Ancien membre du groupe
Canta
U Populu Corsu, après
une expérience en solo et un excellent disque "
Re
Di Petra", a créé en 1987
à Sartène, après avoir
participé aux
Nouvelles
Polyphonies Corses, une école de chant
polyphonique et le groupe mixte
Granitu
Maggiore. Puis il s'est
spécialisé dans les chants sacrés
franciscains avec son
Chœur
d'hommes de Sartène
auquel ont participé, autour des frères Jacques
et Jean-Claude Tramoni, Xavier Chaniot, Jean-Marc Jonca, Yvan
Giovannangeli, Cyril Lovighi, Mathieu Maestrini, Mathieu
Bègue-Tramoni, Jean-Louis Blaineau, Stéphane
Paganelli et Marcu Valentini.
Dans ses albums "
Polyphonies corses" (1996), "
Polyphonies
franciscaines" (1997), "
Fiori di memoria"
(1999), "
Messa Sulenna" (1999), "
Cantu di a
Terra" (2004) et "
Terra Mea" (2005), il
refait vivre notamment les créations de Pietro-Battista
Farinella da Falconara (
Transitus de St
François d'Assise,
Missa pro defunctis),
des extraits de la
Divine Comédie de
Dante transmis oralement par les bergers.
http://www.jp-poletti.net/classic/index.htm
et
http://www.jppoletti.com/
Originaire
de Rusiu, Anna Rocchi a participé à
l'aventure de
Canta u
Populu Corsu. On la retrouve sur "
Da
l'Alturaghja " (2004), un recueil de chansons de
création ou issues du registre traditionnel.

L'annu
Mille di
Valle Rustie
évoque ces lieux magiques et ceux qui par le sang
et la sueur laissèrent tant de vestiges.
Pula est un des sommets du disque, avec une
orchestration très originale où dominent violons
et batterie.
La Nanna bien connue : "Dormi parpena..." est
magnifiquement interprétée.
U Zitteddu è a luna : L'astre de la nuit
est une compagne fidèle pour l'enfant.
Donne Corse est une élégie aux
femmes corses qui s'illustrèrent au cours de l'Histoire :
Faustina Gaffori, Daniela Casanova, Rusanna Serpentini, Maria
Gentile...Un chant magnifique.
Voceru per Caninu évoque un sinistre
épisode de la "pacification" après la
défaite de Ponte Novu: Une soeur pleure la mort de son
frère tué dans une embuscade sur l'ordre du comte
Marbeuf.
Ritrattu di u vecchju indianu : L'histoire tragique
du peuple Indien
Ghjirusalemma : Quand la paix reviendra-t-elle sur
Jérusalem ?
Lettera di u castagnu à u corsu : Le
châtaignier implore le corse ingrat.
U Fiume : Le soldat mort au bord du fleuve.
Trà sole è morte est
inspiré d'un texte de Driss Chraibi : un marocain retrouve
sa culture.
Le Dio ti salvi Maria du répertoire
traditionnel sarde clôt ce bel album qui passe souvent sur ma
platine.
Native
de Poggio d'Oletta, Anghjula Potentini a débuté
avec Jean-Paul Poletti, avant de participer à Donni
di l'esiliu (Buda music). après un passage chez le
groupe Caramusa.
Elle
vient d'enregistrer, à 28 ans, son
premier album solo, Lettera d'amore,
entourée de Marwen Kammarti (violon, alto), Ilies Kammarti
(contrebasse) et Philippe Rak (marimba, mélodica, darbouka,
glockenspiel), et sur Dio vi salvi Regina
par
l'ensemble Barbara Furtuna.
E Duie Patrizie :
Patrizia
GATTACECA et Patrizia POLI
En plein riacquistu, Patrizia Gattaceca et son amie d'enfance Patrizia
Poli créent le duo
E duie Patrizie.
Puis Patrizia Gattaceca fonde le groupe
Ottobre, puis le
trio
Fola Fuletta
avec Lydia Poli. C'est
le groupe mythique
Les
Nouvelles Polyphonies Corses qui lui apporte une
reconnaissance internationale. Elle innove alors en s'appropriant un
chant traditionnellement réservé aux hommes et en
réalisant une réelle osmose entre tradition et
modernité.
En 1992, Les Nouvelles Polyphonies révèlent le
chant polyphonique corse au grand public lors de la
cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques
d'Albertville et remportent la Victoire de la Musique du meilleur album
"world".
L'aventure
continue ensuite en compagnie de Patrizia et Lydia Poli, autres
cofondatrices des Nouvelles Polyphonies, avec la création de
Soledonna.
Le trio explore le métissage d'une
Méditerranée baignée d'inspirations
latines et orientales : Corse, Espagne, Italie, Maghreb, etc.
En 1998, la Sacem récompense Les Nouvelles Polyphoniques
Corses / Trio Soledonna pour l'ensemble de leur oeuvre.

Soledonna
Photo
Franck Tenaille
Avec "Di filetta
è d'amore",
enregistré au studio l’Angelina à Valle
di Rustinu (Haute-Corse), Patrizia Gattaceca présente en
2005 son premier album solo, produit et réalisé
par Jean-Bernard Rongiconi, ancien guitariste et arrangeur
d’I Muvrini.
« Dans les accents d'une voix où la Corse d'hier
et d'aujourd'hui se mêlent et se confondent, on se souvient
du temps où la poésie ne faisait qu'un avec le
chant. » (Ghjacumu Thiers)
Auteur
compositeur interprète, Patrizia Gattaceca est aussi
écrivain, poète et comédienne. Elle a
notamment reçu le Prix du livre corse en 1998 pour son
recueil de poèmes "Arcubalenu".
Voir
aussi le
portrait de Patrizia
dans
le journal Le Monde...
En avril 2008
paraît son deuxième album
intitulé
Meziornu
Ce
groupe composé de Gigi CASABIANCA (que je
considère comme la plus belle voix de Corse), Nicole
CASALONGA, Anne PELLEGRINI et Joëlle TOMASINI
présente un répertoire divers : musique savante,
chants traditionnels, créations, tel le
célèbre Tempi di Sumenti.
MADRIGALESCA est le fruit d'une longue
conversation qu'entretiennent
depuis plusieurs années les musiciennes de cet ensemble :
les unes nourries d'abord à la source de la tradition orale,
les autres par l'apprentissage des formes dites savantes de l'art
musical. Elles pratiquent le croisement de ces mémoires et
en offrent une interprétation originale.
Revisité, leur répertoire s'inscrit du
traditionnel à la frange de la musique savante, incluant
aussi des pièces de création.
Poésie amoureuse ou épique, historique ou
satirique, les différentes formes dialectales et
poétiques de l'île émergent au long du
discours, ainsi que la diversité des genres, des styles et
des systèmes musicaux, auxquels Madrigalesca imprime sa
sensibilité stylistique.
Contact :
MADRIGALESCA - Piazza à a Ghjesgia - 20220 PIGNA
Tél : 04 95 61 73 13 - festivoce@casa-musicale.org

Le premier CD de
Madrigalesca "Preziosi Lamenti" est sorti fin
décembre 2007.
Un très beau disque.


BARBARA FURTUNA
Barbara Furtuna
est le chant de l'exil des insulaires bannis de leur île.
C'est le nom qu'ont choisi les cinq membres du groupe, issus de
diverses formations (Giramondu, A Filetta, Nouvelles Polyphonies
Corses). Les quatre chanteurs qui
composent le groupe (Maxime Merlandi, Jean-Philippe Guissani,
Jean-Pierre Marchetti et André Dominici)
maîtrisent parfaitement les nuances et les harmonies.
Chantant aussi bien
polyphonies traditionnelles sacrées et
profanes, créations, adaptations et reprises de vieux
chants, ils alternent couleurs et sonorités. Deux CD
à leur
actif : "Barbara Furtuna" et "Adasgiu".
Un troisième disque en préparation, avec
créations contemporaines accompagnées et
polyphonies a capella, qui devrait sortir en juin-juillet 2008 en Corse
et en septembre sur le Continent.

Le
calendrier de leurs concerts en page
agenda.
Compte-rendus en page
concerts.
"Six hommes, six voix
complémentaires...
Créé
en 1995, Voce Ventu
est composé d’amis de longue date,
André Fazi, Anthony Geronimi, Frédéric
Poggi, Éric Ressouche, Frédéric Sini
et Xavier Tavera, issus pour la plupart de la
célèbre
« Scola di cantu » du regretté Natale
Luciani.
Six hommes, six voix
complémentaires, désireux de faire partager leur
passion pour leur culture, leur langue et leur tradition du chant, tout
en voulant y apporter une touche personnelle et nouvelle avec des
harmonies propres. Chacun de ses membres a une expérience du
chant et de la scène riche d’une quinzaine
d’années, ayant participé à
des formations musicales renommées (Cinqui sò,
Surghjenti, Esse).
Une expérience
forgée au fil des concerts et des tournées en
Corse, sur le continent et à l’étranger
: festival d’Avignon, festival des polyphonies de Marseille,
Midem de Cannes, Festivoce, concerts dans toute la France, au Japon, en
Palestine, en Allemagne, en Sardaigne, en Suisse, au Portugal, en
Espagne, en Belgique, en Grèce, au Canada….
Le
répertoire de
Voce Ventu
a longtemps été composé
d’œuvres d’autres artistes ; lui
permettant ainsi de connaître et de maîtriser une
grande partie des œuvres contemporaines et traditionnelles.
Ce n’est qu’au fil des années, riche de
l’expérience de ses membres et nourri
d’une réelle volonté de
s’affirmer, que le groupe s’est
structuré plus solidement afin d’aborder le
domaine de la création.
Fort de onze compositions originales et d’une polyphonie
traditionnelle, le disque Rughju di Vita,
présenté durant
l’été 2005, est
l’aboutissement provisoire de cette évolution.
Voce Ventu est principalement
influencé par le répertoire contemporain et
traditionnel du chant corse, et puise son inspiration dans les
œuvres des groupes phares tels Canta u Populu Corsu, Chjami
Aghjalesi, A Filetta….
Par sa science de l’harmonie vocale et la profondeur de ses
compositions, le groupe chilien Quilapayun peut aussi être
cité comme une référence
incontournable ayant fortement influencé sa route musicale.
La démarche du groupe depuis plus de dix ans est de faire
découvrir ou redécouvrir des chants injustement
méconnus, tenter de porter la culture Corse
au-delà de ses limites, exprimer ses sentiments
vis-à-vis de la société, un amour
profond pour une terre, une culture et une langue.
Ainsi, les créations de Voce Ventu se nourrissent des
évènements présents ou
passés pour, conformément à la
tradition, témoigner des joies et des peines de la
communauté. Après la sortie de son premier album,
la formation a décidé de s’enrichir de
la présence et du talent de plusieurs musiciens
confirmés (violon, contrebasse, mandoline,
accordéon, etc…).
Elle nourrit désormais des objectifs qui peuvent sembler
trop évidents : continuer à créer et,
bien évidemment, proposer ses créations
à l’écoute de publics toujours plus
variés. Néanmoins, la simplicité des
objectifs ne saurait cacher la difficulté de leur
concrétisation. Ceux qui nous écoutent jugeront."
(texte emprunté au site du
groupe)
J'ai
connu ce groupe aux rencontres de Calvi 2006, et c'est du tout bon
! Voir
ici le
compte-rendu des concerts.
Leur site : http://www.voceventu.com
TEMPUS FUGIT
Benoît Flori
(basse), Hervé Muglioni (seconde) et Paul Giuntini (tierce)
ont chanté ensemble six années durant au sein de
la Confrérie de Furiani, tandis que Patrick Vignoli
(contre-chant), depuis onze ans avec le groupe Speranza,
améliorait le placement de sa mélodie...
TAVAGNA
Tavagna est un
des groupes historiques puisqu'l
existe depuis plus de
trente ans.
La formation complète est composée de :
Ghjuvan-Carlu ADAMI (seconda, terza)
Ghjuvan-Claudiu ALBERTINI (seconda)
Ricu BARRE(bassu)
Claudiu BELLAGAMBA (seconda, bassu)
Tumasgiu CIPRIANI (seconda, bassu)
Daniele GONET (terza)
Ghjuvan-Petru LANFRANCHI (terza, seconda)
Ghjuvan-Stefanu LANGIANNI (bassu, seconda)
Carlu LEVENARD (bassu)
Francescu MARCANTEI (bassu)
Mighele PAOLI (bassu)
Tavagna
canta Malcom Bothwell (2002)
Malcolm James Bothwell est
britannique, né à Londres en 1958.
Installé en France depuis 1988, il développe
plusieurs activités professionnelles et joue de la viole de
gambe.
Outre ses activités d'interprète, il
compose, dirige des ensembles vocaux, enseigne la musique
médiévale et effectue des travaux de recherche au
sein du CNRS.
C'est au sein de l'ensemble Organum qu'il rencontre
Jean-Pierre
Lanfranchi, qui lui demande d'écrire de la musique pour
Tavagna au sein de ses trois pièces de théatre "a
Pesta", "a Moresca" et "A l'Antigona". A la
base de ce projet,
l'idée de confronter des musiques d'origines
variées, tant du point de vue géographique
qu'historique, à une pratique insulaire du chant; de faire
autre chose que du chant traditionnel sans pour autant avoir
à le renier.
CD - 2003 - SMC 169 062
sergent major company
In
Veru (2001)
CD - 2001 - SMC 132 072
Cor'di memoria (1996)
Alternatim
(1996)
A
capella (1992)
Blues
di paese (1990)
Piazza
di luna (1989)
Tra
talle e radiconi (1987)
Incontru
(1984)
Chjamu (1981)
Site officiel du groupe (avec mp3
disponibles en téléchargement) : www.tavagna.com
Antoine CIOSI
Tout écrit
sur le chant corse doit
faire référence - et
révérence – au grand Monsieur de la
chanson corse, Antoine CIOSI, sans qui certainement rien
n’aurait été possible. Pour
les jeunes n’ayant connu que les groupes du riacquistu, il
serait tentant d’ignorer Antoine Ciosi, dont le style est
à mi-chemin entre la chanson
« à la Tino Rossi » et
le chant corse plus engagé. En fait, Antoine Ciosi fut un
précurseur. Ce fut l’un des premiers à
introduire dans son répertoire des thèmes
politiques tout en reprenant des styles jugés à
l’époque passés de mode. Ce grand
artiste originaire de Sorbu Ocognanu en Castagniccia, à la
magnifique voix grave au registre étendu, fête les
50 ans d’une riche carrière qui lui fera
rencontrer Aznavour et Brel, mais il resta toujours fidèle
à son Île. Assumer la tradition et la
transmettre en créant est depuis ses débuts sa
ligne constante.
Je connaissais depuis
longtemps certains de ses disques, mais je l'ai redécouvert
à Calvi en 2004. Ce fut un grand moment. Antoine Ciosi a une
énorme présence scénique. Sa voix est
toujours magnifique, allant du grave à l'aigu sans
difficulté.
La rencontre avec A Filetta fut d'une intensité rare, tant
l'immense admiration pour « celui qui fit
découvrir d’immenses poètes de langue
corse aux jeunes chanteurs » était palpable.
A ceux qui ne le connaîtraient pas encore, je conseille
d'écouter "
A l'altru mondu" sur
Sì di mè.
«
Luisa » est le titre de son nouvel
album, sur des
textes de Petru U Niulincu, Anton Francescu Filippini,
Ghjuvan’ Teramu
Rocchi, les frères Vincenti, Patrizia Gattaceca et Jean Paul
Poletti. On peut l’entendre en duo avec
Patrizia Gattaceca,
Barbara Fortuna
et la chanteuse d'origine andalouse
Josefina.
J'eus l'occasion de le rencontrer et d'échanger quelques
mots avec lui le 8 avril 2006 à Issy-les-Moulineaux lors
d'une séance de dédicaces de son livre
"Le chemin des sources profondes".
Un grand moment.
© Corse matin du 16/05/2008


U CELU
Ce groupe originaire de Felicetu est mené par
Dédé Nobili, un
ancien d'A Filetta et de I Chjami Aghjalesi.
MIGHELA CESARI
Une voix magnifique, que
l'on peut découvrir sur plusieurs disques : U
Cantu Prufondu (1996), Di li venti a rosula
(1997), U Cantu Prufondu 2 (1999) et Emu
spartutu lu mari....(2006)
Native du village de
Cuzzà dans la
région du Haut Taravo, Mighela Cesari s'installe
à Cuzco au Pérou de 1975 à 1980 et
interprète jusqu'en 1983 des chants en quechua avec le
groupe Wasapay. A son retour en Corse, Mighela devient soliste du
groupe Aria Falcona et collabore au groupe Caramusa. En 1988, elle
entame un travail de fond avec Mighele Raffaelli et participe
à la création du groupe d'une importance majeure
mais pourtant éphémère Donnisulana.
Elle participe à la création en octobre 89 de "A
Hélène" de Iannis Xenakis au festival de Lille.
L’album «
U cantu
prufondu », récompensé par
l'Académie Charles Cros en 1994, est le résultat
d'une réflexion partagée entre Mighela CESARI
(chant) et Mighele RAFFAELLI (conception, arrangements et direction
musicale). Le chant de Mighela CESARI est exceptionnel et l'on dit de
sa voix qu'elle évoque le parfum âcre doux de
l'immortelle et la rugosité du granit. De son milieu
familial,
riche en
mémoire et de ce lien profond qu'est son village, elle a
reçu en héritage : l'authenticité.
L'interprétation des accompagnements instrumentaux est
volontairement très libre par rapport au chant. Par de
nombreuses improvisations, les musiciens ont
privilégié une forme instrumentale contemporaine
et vivante, en utilisant des instruments de la tradition. Nanni,
lamenti, voceri,
satare: toute la profondeur du chant de sa terre natale
interprété sans complaisance aboutissent
à un "U cantu profondu 2".
JACKY
MICAELLI
Chanteuse
à la voix ample,
agile et profonde, Jacky Micaelli, originaire de Bastia, fait ses
débuts en 1983 dans la polyphonie avec Vincent Orsini et le
poète Bartolomeu Dolvici. Elle remporte en 1986 le prix du
concours de chant de Radio France, sort son premier 45 tours se fait
connaître grâce à la première
représentation à Corbara, de l'oratorio
"Gesù
al sepolcro ", qu'elle chantera ensuite à la
Fenice de Venise (1988), à la basilique de Lourdes (1989),
à la Scala de Milan (1990) et au festival de la Chaise-Dieu
(1992).
En 1988, elle représente la Corse au Printemps de Bourges
où elle remporte le Prix des auditeurs de Radio France.
Elle va alors de rencontres en rencontres, des chants sacrés
au traditionnel en passant par la variété, le
jazz et le classique et chante aussi bien avec Jacques Higelin qu'avec
l'ensemble Organum ou avec le groupe de polyphonie Tavagna.
En 1992 débute avec le groupe Donnisulana une grande
tournée internationale qui voit Jacky chanter au Texas, au
Japon et dans toute l'Europe. Son premier CD en solo sort en 1996 ; il
reçoit des récompenses aussi prestigieuses que le
Grand prix du disque de l'académie Charles Cros, le Choc du
Monde de la musique et le Diapason d'or. L'an 2000 la voit
interpréter la cantate "Corsica" de Jean-Paul Poletti. Au
Japon, où elle effectue une grande tournée, elle
chante avec Kazumi Watanabe, guitariste de jazz japonais.


En mai 2001
elle publie son second CD,
dédié à son père, voyage
dans l'espace méditerranéen où elle
rencontre le blues et la saudade, tout en imprimant son âme
corse.
Amor'Esca
- Naïve
226103
Ti
ricordi... est un hommage aux chansons d'hier, de
Toni Toga aux frères Vincenti. Belles versions du Lamentu
à Nicoli et de L'Affiche rouge
d'Aragon toutes deux dues à la plume de Ghjacumu Fusina.
Jacky est entourée de Jean-Etienne Langianni à la
guitare et sur certains morceaux de la batterie de Denis Fournier, du
saxophone d'André Jaume et de la contrebasse de Bernard
Santacruz.
JAD
studios -
16021960SVSJM/1

Contact : Nadine Cesari - Association
U Ponticellu 06 71 86 34 46 - cesarinadine@yahoo.fr
Site : jackymicaelli.com
Le
groupe
par lequel tout a
commencé dans les années 70. Des informations
très complètes sur le site de l'ADECEC
http://canta.adecec.net/
Les disques :
Eri,
oghje, dumane
Libertà
Canti di a terra è di l'omi
A strada di l'avvene
Chjamu a puesia
Festa zitellina
Théâtre de la ville
C'hè dinù
Sintineddi .
In Cantu
Memoria
Rinvivisce
30 anni Giru 2003
DIANA DI L'ALBA
Diana
di
L'Alba (L'Etoile du
Berger) a été créé en 1978
par Antonu Marielli, les frères Cristanu et Ghjuvan Ghjacumu
Andreani, Ghjuvan Francescu Sicurani. Après une
séparation en 1980, le groupe se reforme autour d'Antonu
Marielli, avec de nouveaux chanteurs et musiciens. La sortie d'un
nouveau CD "
Pueta"
en est la concrétisation.
Le répertoire de Diana di l'Alba allie avec bonheur des
textes issus de la tradition et des créations, avec
instruments traditionnels et modernes.
GIRAMONDU
Né
en 1993, ce groupe formé à l'origine d'anciens
d'I Muvrini et d'A Filetta (Maxime
Merlandi et Stéphane Casalta), ainsi que des natifs du
village de Poggio d'Oletta, avait le projet d'allier rencontres
mulitiples et
tradition insulaire. Après le départ de Maxime
Merlandi et de Stéphane Casalta en 1999, le groupe se
reforme en 2003 avec quelques musiciens de la formation d'origine. La
composition du groupe actuel est la suivante :
Eric Ferrari
(basse, guitares),
Stéphane Serra (chant), Lionel Giacomini (chant), Christophe
Bonifay (guitare et chant), Pierre Sangra (cetera, guitares), Cedric
Savelli (guitare et chant), Olivier Massoni (piano, guitare), David
Massoni (batterie).
Discographie :
Un ideale
Mediterraniu (1999)
A nostra accolta (2003)
Stéphane CASALTA
Stéphane Casalta a fait partie d’A Filetta pendant
toute son adolescence avant de fonder Giramondu en 1993. Chanteur,
multi instrumentiste, il écrit et compose les titres des
deux premiers albums du groupe. Après son départ
de Giramondu, il entame une carrière solo et sort un premier
album en 2003, "
Una
Preghera", mêlant instruments traditionnels et
atmosphères plus électroniques.
Avec son nouvel album solo, Terra è Celu (Terre et ciel) -
réalisé par
Jean-Bernard Rongiconi (ancien arrangeur et guitariste d’I
Muvrini) au
studio L'Angelina - Stéphane Casalta replace sa musique au
milieu de
ses vraies influences méditerranéennes.
Il
présente ici un son world music moderne et acoustique,
mêlant toutes
les richesses rythmiques et mélodies envoûtantes
des vents du Sud à de
subtils éléments de la tradition polyphonique
ancestrale de son île.

Images de Corse entre terre et ciel, cet album dessine les espoirs et
les rêves d’un poète, citoyen du monde
qui chante la légende de son
pays en y ajoutant son univers personnel.
Avec la participation de Roger Biwandu (batterie),
Joséphina, Patrizia Gattaceca…
SAROCCHI
Benedettu
Sarocchi, chanteur qui s’est illustré au sein de
groupes corses célèbres, a réuni
autour de lui un ensemble vocal et instrumental proposant un
répertoire d’une rare authenticité. Sa
formation interprète des chants corses anciens,
accompagnés par des instruments traditionnels dont la
cetera, mais aussi des pièces instrumentales et des chants
polyphoniques. Paradoxalement, c’est en collant au plus
près de leur interprétation originelle
qu’il confère à ces chants une
étonnante modernité. Tous les membres de la
formation, dont certains se connaissent depuis l’enfance,
sont animés par une passion commune pour la musique
traditionnelle corse. La formation entend ainsi faire
découvrir les diverses facettes de cette musique souvent
méconnue, en mettant en valeur son aspect universel et
intemporel. Deux
disques :
Orìgine
et
Pezz'à pezzi.
Infos,
photos, discographie,
contacts sur sarocchi.com
DONNISULANA
Probablement le premier
groupe féminin de polyphonies,
emmené par Jacky Micaelli, avec Dominique Bianconi, Patrizia
Dau, Gigi Casabianca et Aline Filippi.
Disque
: Per Agata
Photo Dominique
Sanchez
Photo
Franck Tenaille
I MUVRINI
Le
groupe corse le plus célèbre était
jusqu'à présent absent du site, non pas par
volonté d'ostracisme, mais justement parce que de nombreux
excellents sites leur sont consacrés, notamment :
www.muvrini.com/
www.terracorsa.info/
curagiu.com/muvrini.htm
perso.orange.fr/sintineddi/muvrini.htm
Voir aussi en allemand :
www.folker.de/200304/05muvrini.htm
www.muvrini.info.

MUVRINI
En langue
corse, i muvrini signifie « les petits mouflons ».
Animaux souples et sauvages qui arpentent les reliefs de leur
île sans que jamais, on ne puisse les capturer. Depuis plus
de vingt ans, les Muvrini ressemblent à ceux dont ils
portent le nom. Partout, ils promènent avec la
même agilité la beauté
escarpée des chants corses, sans se laisser enfermer dans
les clichés du folklore. Leur musique est vivante, mouvante.
Les mouflons renouvellent la tradition en y glissant des instruments
électriques et en multipliant les rencontrent inattendues
bien au-delà des rives de leur île.
Volonté délibérée
d'ouverture.

Choix artistique et choix de vie. Ils défendent
la diversité en la faisant grandir. Nul
ne
s'étonne plus de les avoir vu chanter avec
Véronique Sanson (1994), Sting (1998), MC Solaar (2002) ou
des chœurs zoulous (2005). Nul ne devrait
s'étonner de les retrouver aujourd'hui mêlant
leurs voix à celle de Tina Arena, d'Anggun ou de 500
choristes. Les Muvrini, qui n'ont plus rien à prouver,
sortent un album iconoclaste qui interpelle par ses audaces et apaise
par ses douceurs mélodiques et vocales.
Sur la douzaine de
titres retenus (il aurait pu y en avoir le double), se glissent huit
inédits et quelques reprises ; titres classiques du
patrimoine corse, titres issus de leur propre répertoire ou
empruntés au reste du monde, comme l'Amsterdam de Brel ou
les Streets of Philadelphia de Springsteen, qui prennent ici
d'envoûtants accents corses.
Tant pis si les gardiens du
temple polyphonique grincent des dents ; depuis longtemps, le public a
reconnu les siens. Le 8 mars prochain, les Muvrini rempliront une fois
de plus l'espace immense de Bercy, entourés de leurs 500
choristes et se moquant comme toujours des modes ou des codes.
Fidèles à l'envie de découverte et de
partage qui est la leur depuis le début.
Le
début, justement, revenons y.
L'histoire du
groupe prend corps au début des années 70, dans
un petit village de Haute-Corse, Taglio Isolaccio, tout près
des grandes forêts de châtaigniers. Ghjuliu
Bernardini – Jules –, le père, est
poète et chanteur, dépositaire d'une tradition
ancestrale mise à mal par les mutations du temps. Les chants
ne rythment plus la vie des hommes et des villages.
Dans cette France
pompidolienne qui célèbre l'urbanité
et la modernité, les polyphonies ne résonnent
plus guère que dans quelques rares îlots de
résistance. A Taglio Isolaccio par exemple. Par la voix de
Jules Bernardini. A ses fils Alain et Jean-François, l'homme
va alors transmettre la tradition comme un bien précieux
à défendre et à faire fructifier.
A
quel âge les deux frères ont-ils
commencé à chanter ? Leurs souvenirs les
ramènent au plus creux de l'enfance, à l'heure
où d'ordinaire les gamins comptent leurs billes. Eux,
chantaient à l'église ou sur la place du village,
sous le regard bienveillant des anciens. Ils chantaient comme on joue.
Le chant s'est glissé en eux sans même qu'ils s'en
rendent compte, sous la forme d'une évidence, en dehors de
toute revendication.
Cinq ou six ans plus tard, changement
d'époque. Alors que les Bernardini abordent l'âge
adulte, la Corse entre de plain-pied dans l'effervescence du
réveil identitaire. Un peu partout – et plus
seulement à Taglio –, la jeunesse
redécouvre son patrimoine musical : c'est la renaissance de
la culture corse, le Riacquistu, qui fait alors souvent marcher de pair
le chant et le militantisme politique. Une formation
emblématique voit le jour, Canta u Populu Corsu
(littéralement : « le peuple corse chante
»). Jean-François et Alain participent
brièvement à l'aventure. Puis montent leur propre
groupe.
1979 : premier album d'I Muvrini. Premiers concerts dans les
villages de Corse, dans des conditions parfois difficiles. Les mouflons
se débrouillent, ne facturent pas toujours leurs spectacles,
refusent de faire payer les enfants (c'est toujours le cas !). Dans un
climat politique de plus en plus tendu, où le seul fait de
chanter corse est vite interprété comme un acte
de subversion, les Muvrini affrontent parfois une franche
hostilité. En 1984, l'un de leurs concerts sur
l'île est interdit : les CRS bloquent la route du village
mais le public vient quand même, à pied.
Sont-ils
de ceux qui prônent le repli identitaire ? Jamais.
Dès ces premières années, ils invitent
le Guinéen Mory Kanté, le Catalan Lluis Llach ou
le Malgache Régis Gizavo à partager la
scène avec
eux. Déjà.
Aujourd'hui,
les voilà donc entourés d'une chorale
géante Toujours dans le même souci d'ouverture.
Les 500 choristes de nos mouflons sont-ils les mêmes que ceux
de la télévision? Oui... Si ce n'est qu'ici, il
ne s'agit pas d'un prime time vite plié vite
oublié, mais d'une vraie rencontre artistique qui va se
prolonger.
Pour la première fois, des artistes
professionnels, les Muvrini, se sont déplacés en
Lorraine dans le fief des choristes, pour se présenter
à eux, répéter à leurs
côtés et bien sûr enregistrer. De ces
centaines de chanteurs passionnés venus parfois de fort
loin, Jean-François Bernardini garde le souvenir lumineux
d'une incroyable ferveur. Ils seront tous ensemble, sur
scène, pour le lancement de la tournée le 4 mars
prochain à Nancy. Puis à Paris, au POPB, quatre
jours plus tard. Ils seront aussi là, sur les dates de la
tournée, sans doute pas toujours au grand complet mais
chaque fois, les plus nombreux possible.
Entre les deux
frères de Taglio et les 500 amateurs, témoins
d'une lame de fond qui traverse en France (on recense aujourd'hui
près de 6 millions de choristes dans tout le pays !), une
histoire singulière s'est nouée, loin des lois du
marketing.
Histoires
singulières aussi que celles des duos de l'album.
Sarah
Brightman, d'abord.
La soprano
anglaise, star incontestée chez elle, adore les croisements
artistiques. Bon point commun avec nos Corses. Et c'est elle qui les
sollicita. Dans leur pas de deux désormais gravé
sur CD, les envolées du lyrisme rencontrent le chant de la
terre. Les frères Bernardini n'ont jamais oublié
que Gjuliu, leur père, adorait chanter des airs
d'opéra...
Anggun,
ensuite.
L'Indonésienne
au timbre suave rencontre les Bernardini en 2005 sur la
tournée Night of the Proms. Elle qui les pensait
plutôt traditionnels s'étonne chaque soir de les
découvrir si ancrés dans leur temps. L'envie d'un
duo s'impose naturellement. Ce seront les très touchantes
Streets of Philadelphia, chantées ici en anglais et en
corse. Le son folk-pop se fond aux polyphonies comme s'il en avait
toujours été ainsi.
Tina
Arena, enfin.
L'Australienne
à la voix vertigineuse donne au disque l'une de ses
contributions les plus marquantes, sans doute même la plus
emblématique. Elle aussi, croise les Muvrini sur l'aventure
Night of the Proms et craque illico sur leur musique... «
J'aimerais chanter avec vous », glisse-t-elle plusieurs fois.
Résultat au-delà des espérances : Tina
Arena est venue l'été dernier à Taglio
Isolaccio pour enregistrer avec les frères Bernardini dans
le studio tout neuf qu'ils ont bâti à la sortie du
village... Et pas question pour elle de demander une adaptation
anglaise : c'est bien en langue corse qu'elle a tenu à
chanter !
Jean-François
Bernardini en sourit encore, émerveillé de ces si
belles rencontres qui ne cessent de jalonner son parcours d'homme et
d'artiste. En vingt ans d'un chemin pas forcément simple
à tracer, mais toujours résolu, les Muvrini de
Taglio ont gagné la liberté des mouflons des
montagnes. Ils affirment aujourd'hui une identité forte,
fière de ses racines et de ses
spécificités, mais qui toujours s'enrichit de
celle de autres. Avec les choristes, comme avec leurs partenaires de
duos passés ou à venir, ils créent ce
qui nous manque tellement en ces temps de repli : des liens
d'humanité
.



I
CHJAMI AGHJALESI
Groupe
"historique" (il fête ses 30 ans en 2008), I Chjami Aghjalesi
est actuellement composé des quatre frères Pesce
(Mai, Tieri, Toni et Francescu, de François-Xavier Prosperi
et Filippu Rocchi, accompagnés par Patrick Croce,
Paul-Félix Nasica, Richard Romani, F. Filippu Barbolosi,
Jean-Marc Bertrand et Vincent Bonci.
Les racines
Le
groupe I Chjami Aghjalesi est né en 1976 de la
volonté passionnée de jeunes Corses qui
entendaient participer à leur manière au
formidable renouveau culturel qu’a connu la Corse depuis la
fin des années 60.
Il s’agissait dans un premier temps de retrouver les
réflexes ancestraux du chant Corse, réflexes
techniques, esthétiques, réflexes sociaux aussi.
C’est ainsi que ce groupe d’amis entreprit un tour
de Corse des lieux où le chant corse avait encore le droit
de cité, en fait tous les espaces traditionnels de
convivialité: foires rurales,
cérémonies religieuses, villages où
retentissaient encore spontanément la polyphonie profane et
sacrée du peuple corse.
Très
tôt le groupe initial composé de quelques
lycéens, devait prendre conscience de la
nécessité de réintégrer le
chant sur la totalité de l’espace insulaire. Dans
ce but, et suivant en cela l’exemple de Canta u Populu Corsu,
devait naître une véritable structure de travail
qui s’orientait de plus en plus vers la création
et intégrait de nouvelles recrues, de nouvelles
compétences.
30
ans après, trois éléments
caractérisent toujours le groupe comme à ses
débuts:
Tout d’abord, sa cohésion est basée sur
le ciment de l’amitié; c’est celui qui
lui confère cette longévité rarement
égalée dans le monde de la musique corse.
Ensuite la tradition vocale corse était et reste la base
obligée de l’apprentissage des membres du groupe,
le support et la couleur de ses créations, quelles que
soient les diverses influences musicales et rythmiques
intégrées à
l’écoute du monde.
Enfin, le groupe se veut complètement perméable
aux évolutions et aux contradictions de la
société corse, il s’inscrit par
là toujours dans le vaste mouvement de
réappropriation par les Corses des espaces et des moyens
nécessaires pour générer
eux-mêmes leur identité et leur avenir collectif.
C’est sur ce triptyque que s’est
élaborée une démarche originale
alliant tradition et modernité, défense et
promotion d’une culture spécifique dans laquelle
les Corses devaient se reconnaître, donnant par leur soutien
un formidable élan à un groupe qui
aujourd’hui peut se targuer de compter sur un public
très large allant des plus jeunes jusqu’aux
détenteurs de la tradition.
Leur premier disque
Nant'à u solcu di a Storia
(Dans le sillon de l'Histoire) témoigne de cette
véritable volonté des jeunes chanteurs
originaires de la région Bastiaise de perpétuer
la mémoire et les traditions insulaires tout en participant
au mouvement de renaissance culturelle engagée depuis le
début des années 1970.
Le groupe se structure au fil du temps et s'impose dès le
milieu des années 1980 comme une véritable
référence de la musique corse avec les sorties
remarquées d'albums à fort engagement politique.
Il faut dire que certains titres comme
Populu Vivu
ou
Catena deviennent de véritables
hymnes de la chanson identitaire corse. Les sorties
remarquées d'albums à fort engagement politique
comme
Cuntrasti et riccucate ou encore
Populu
vivu entrent dans cette optique. Néanmoins, le
groupe s’intéresse également
à d’autres thèmes universels.
I Chjami Aghjalesi est un groupe qui allie la
musique traditionnelle corse, les paghjelle et demeure
aujourd’hui un véritable pilier de la chanson
corse.
Discographie
Nant'à u solcu di a storia (1978)
Esse (1981)
L'altu pratu di a Memoria (1983)
U mio cantu (1986)
Guerrieri di l'Eternu (1986)
Cuntrasti è ricuccate (1990)
Cantu sacru (1991)
Populu vivu (1993)
Credo (1998)
I Vinti cinque Baroni (2001)
Canti per u presepiu (2001)
L'Aghjalesi (2006)
(Textes copyright Corsofonia) - Corsofonia.comLe site :
http://www.chjami-aghjalesi.com
SPARTIMU
...car le chant est
partage
L’ensemble
Spartimu ("Partageons") est né en 2005 de la rencontre de
cinq hommes animés par la passion du chant, de la culture et
de l’identité corses.
" Par dessus tout nous sommes animés par la soif de partage,
de découvrir l’autre dans l’ivresse du
chant.", déclare le texte introductif de ce groupe
composé autour de Frédéric VESPERINI
(directeur musical, siconda e bassu) avec Pierre Dominique INNOCENTI
(siconda, bassu), Laurent BOULET (i trè voci), Philippe
LORET (siconda, bassu), et Gregory INNOCENTI (siconda, terza).
A
l'écoute des quatre beaux extraits sur le
site , on a envie
d'entendre bien davantage de ce groupe très prometteur.
En 1981, Felì
intègre le groupe polyphonique A Filetta.
Puis, il rejoint, en 1984, I Surghjenti.
Cette expérience va faire naître en lui des
désirs de création et de composition.
Elle se concrétise en 1989 par la création
d’un premier album solo intitulé
Campà.
En 1991, deux albums se succèdent :
Ancu Tu et
Veni
à Cantà.
O Corsica La Mea,
sorti en 1994, marque le début
d’une collaboration avec une nouvelle
société de production « Spectacles
Chants Productions ».
En 2000, sortie de l' album
E
Nove, de cet album ressort toute
l’expérience acquise depuis ses débuts.
Puis en 2006, d'un "live",
In scena, et de
A voline più.
SANTAVUGLIA
Un autre groupe
féminin, Santavuglia, créée en 2000
avec l'aide de Jean-Pierre Godinat (Cinqui sò), mais que
j'ai découvert récemment.
Le répertoire de Santavuglia se compose de polyphonies
(corses, bien sur, mais aussi basques et espagnoles), de chants
traditionnels et de compositions originales
Santavuglia :
Stefana
Pruneta : Bassa, siconda, terza
Emilie Grisoni : Bassa, siconda, terza
"Puppa" (Antoinette) Chiabrando : bassa, siconda
Marianne N’Guyen : Siconda, terza

Pour leur
deuxième disque
Di culori sdraminati,
Fabrice Antonelli : siconda, bassu, Michel Toméï :
guitare, Nasser Soltani : percussions et Bernard Santacruz : basse, se
sont joints aux quatre filles.
XINARCA Chant et cistre corses
Xinarca offre un répertoire d'une rare
authenticité autour du chant traditionnel corse monodique
(Cantu
nustrale) : chant sacré (Cantu sacru), chant de montagne
(Cantu
muntagnolu) et composition.
Il accompagne sa voix d'une Cetera (magnifique
cistre corse à 16 cordes) vieille de 200 ans: la Cetera
d'Oletta, village de
son grand
oncle François Agostini.
Une voix profonde et envoûtante qui trouve naturellement sa
place
dans les églises où elle est sublimée.
Il donne également à entendre la Cetera en solo.

A PRIMAVERA
A Primavera, in groupe corse très influencé par
l'Amérique Latine, composé de Michel Tomei (voix,
guitare, charango, cuatro, tiple, quena, zampoña, Pascal
Ottavi,
guitare, madoline, basse, François Battesti, percussions et
Mathieu Casanova, voix, charango, cuatro
et zampoña.
Le
premier album d'A PRIMAVERA est en vente !
"On y
retrouve 13 titres où se mélangent voix corses,
charango et flûtes de
pan, où la polyphonie se lie avec les rythmes
latino-américains, et où
se répondent la langue corse et la langue espagnole.
Le groupe VAGHJIME
a participé vocalement sur plusieurs titres,
ainsi que le groupe VOCE VENTU qui a
répondu à notre invitation sur un titre."

ALTE VOCE
(article en cours de rédaction)
Un
début de répertoire des chanteurs corses,
avec
les groupes auxquels ils ont
participé (en gras leur groupe actuel) :
|
Ceccè Acquaviva
|
A
Filetta / U Celu / U Fiatu Muntese
|
|
Ghjuvan
Claudiu Acquaviva
|
A
Filetta
|
|
Franck
Acquaviva-Nello
|
L’Alba
|
|
Nandu
Acquaviva
|
Voce
di u Cumune/A Cumpagnia/Organum
|
|
Ghjuan
Carlu Adami
|
Tavagna/I
Muvrini/I Chjami Aghjalesi
|
|
Jean-Claude
Albertini
|
Tavagna
|
|
Antoine Ambroci
|
U
Fiatu Muntese
|
|
Cristianu Andreani
|
Canta/Caramusa/Diana
di l'Alba
|
|
Ghjuvan-Ghjacumu Andreani
|
Canta/Caramusa/Diana
di l'Alba
|
|
Elisabeth Andreani
|
Isulatine/Anghjula Dea
|
|
Antoinette d’Angeli
|
Isulatine/Anghjula
Dea
|
|
Ghjuvanni Antonelli
|
A
Filetta
|
|
Jean-Marc Bandini
|
U
Fiatu Muntese
|
|
Francescu Filippu Barbolosi
|
Sarocchi/A
Cumpagnia/I Chjami Aghjalesi
|
|
Laurenzu Barbolosi
|
A
Cumpagnia/Zamballarana
|
| Riccu
Barre |
Tavagna
|
|
Izia Bartoli-Dau
|
Donni
di l’esiliu
|
|
R. Bartoli
|
I
Muvrini
|
| François
Battesti |
A Primavera |
|
Mathieu Bègue-Tramoni
|
Choeur
de Sartène
|
|
Carminu Belgolere
|
Cinqui
So
|
|
Claudiu Bellagamba
|
Voce
di u Cumune/A Cumpagnia/Organum/Tavagna
|
|
Alanu Bernardini
|
I
Muvrini
|
|
Jean-François Bernardini
|
I
Muvrini
|
|
Daniel Berti
|
A
Filetta
|
|
Petru Bertoni
|
A
Filetta
|
| Jean-Marc
Bertrand |
I Chjami
Aghjalesi
|
|
Dominique Bianconi
|
Donnisulana
|
|
Jean-Louis Blaineau
|
Choeur
de Sartène
|
| Vincent Bonci
|
I Chjami
Aghjalesi
|
| Christophe
Bonifay |
Giramondu
|
|
Federicu Bosseur |