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Cantarini :
Les chanteurs et groupes corses



Dernière mise à jour : 04/07/2008

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Les femmes
et les groupes féminins :
Patrizia Gattaceca et Patrizia Poli - E Duie Patrizie, Les Nouvelles Polyphonies Corses, Soledonna,
Donnisulana,
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Anghjula Dea
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Anghjula Potentini
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Santavuglia.

Et aussi le rock : Le Trio K et Ghostone

Un début de répertoire des chanteurs corses

Les Rencontres Polyphoniques de Calvi

Chants corses d'hier et d'aujourd'hui

Concerts






LES PRINCIPAUX GROUPES et CHANTEURS

L'ALBA

LE GROUPE

Ce groupe, né en 1992, hérite, comme tant d’autres, de la fibre culturelle et identitaire, réhabilitée par les années du “Riacquistu”.

En 1999, ils entrent dans la cour des grands avec leur premier album “I soli ciuttati”.
De plaisir partagé, la musique et le chant se font expression.

Fin 2003 (du 23 novembre au 6 décembre), ils enregistrent leur deuxième album, aboutissement de quatre années de travail, de recherche, de progression vocale et instrumentale.

Leur musique est intemporelle. Enracinée dans ses origines, et pourtant, résolument ancrée dans leur époque, résolument tournée vers l’avenir.

Premier album "I soli ciuttati" (1999)

soli





Dépositaires d’une tradition culturelle ancestrale, ils la revendiquent et la subliment. Ils souhaitent transmettre, partager, conserver ces traditions, en utilisant par exemple les instruments traditionnels que sont A cetera et A pivana, mais ils ne s’en sentent pas prisonniers.Ils construisent la tradition comme la tradition les construit. Ils aiment à dire que leur tradition n’est pas figée, mais au contraire vivante, en évolution, en mouvement. Les sonorités, puisées aux sources d’influences méditerranéennes, surprennent et interpellent. Acoustique, sans surcharge, tout en finesse, leur musique a grandi. Elle est totalement atypique dans l’univers musical insulaire.
Derrière les accords, derrière l’harmonie, on sent l’évolution du groupe. Chaque note est pesée, calculée, travaillée. L’initié entend ce travail et l’apprécie, le profane lui, se laisse simplement porter par l’alchimie des sons.
Sur scène, une autre communion se prépare. Le plaisir qu’ils éprouvent à jouer ensemble est quasi-palpable. L’énergie circule. La force qui se dégage de ce groupe, issue d’une autre forme d’harmonie, envahit la salle et remplit le spectateur d’émotion.
(texte communiqué par Jean-François Vega)

cilva
Deuxième album du groupe l'ALBA, « CILVA », enregistré à Pigna du 23 novembre au 6 décembre 2003 et édité en... décembre 2005, évoque une cité imaginaire...
Cet album est l'aboutissement de quatre années de travail, de recherche, de progression vocale et instrumentale. Après avoir rodé leur musique dans les différentes manifestations culturelles de l'île (notamment aux Rencontres Polyphoniques de Calvi et au Festival du vent), ces jeunes artistes présentent une musique intemporelle, enracinée dans ses origines, et pourtant, résolument ancrée dans leur époque, résolument tournée vers l'avenir.
Les polyphonies et les instruments traditionnels (cetera, violon, flûtes) se mêlent à la clarinette, à la clarinette basse, à l'accordéon, à la guitare basse et à la batterie.
Un bel exemple de sublimation de la tradition.

Extrait de la présentation sur le site :
Cilva (l'album)

Cilva* : la cité qui se trouve au-delà du miroir. Des tranches de vie, crues, dans leur réalité froide et dure. C’est cela qui fait de Cilva, plus une cité universelle qu’une cité imaginaire.

Chacun a sa propre Cilva. Pour l’une, ce sera la chambre dans laquelle elle reste enfermée. Pour l’autre ce sera l’univers convivial du café à l’heure de l’apéritif. Pour un troisième, ce sera la rue dans laquelle il a grandi...

ALBA nous décrit des instants que chacun de nous a pu vivre et connaitre un jour, des instants d’un quotidien qui peut paraître trivial mais que la musique sublime, qu’elle met en perspective et à qui elle rend sa profondeur. Le plus petit, le  plus simple de ces moments de vie est porteur d’une grande leçon, latente la plupart du temps, et qui émerge parfois telle une illumination, qui donne un sens à tout. La musique est le vecteur de cette émergence, de cette prise de conscience des leçons de la vie. C’est ce qui fait que chacun de ces moments, chacun de ces messages, est porteur à la fois de son extrême singularité et de sa puissante universalité.

Dans ce disque, les chansons et les musiques forment une unité qui est elle-même message. De ce fait, on y trouve plusieurs niveaux de lecture, qui permettront aux âmes poétiques de lire entre les lignes, aux musiciens d’entendre entre les notes et d’identifier les connexions entre les chansons, sans laisser de côté le public le moins averti, qui sera touché par les mélodies et par la variété des styles, de la ballade à la musique tribale !

Six musiciens composent le groupe ALBA. L'identité d’ALBA

Benjamin Dolignon : chanteur de polyphonies, originaire de haute Balagne, connaît profondément le répertoire traditionnel.
La Terza d’ALBA (voix la plus haute dans les polyphonies)
Ceccè Guironnet :
travaille la musique à Pigna et chante depuis l’enfance, joue des instruments à vent traditionnels, inspiré de cette culture il donne ce son particulier à la clarinette et clarinette basse.
Le souffle d’ALBA.
Cédric Savelli :
chanteur et instrumentiste à cordes, frénétique du plectre et de l’archet, voyage pour se nourrir de diverses expériences.
Les cordes d’ALBA.
Eric Ferrari :
bassiste et contre bassiste, riche d’un parcours scénique européen et outre-Atlantique, il se tourne vers la Balagne apportant swing et expérience.
L’assise d’ALBA.
Jean-François Véga :
  guitariste, chanteur, a écrit la plupart des musiques et textes de Cilva.
Les mots  d’ALBA.

Sébastien Lafarge :
issu d’une famille de musiciens, chante depuis dix ans avec l’Alba.
La voix d’ALBA.

(texte communiqué par Jean-François Vega)

alba2003

Le groupe a élargi ses sources et ses références, de nouveaux instruments font leur apparition pour apporter une touche d’originalité et marquer la différence avec le premier album. L’album tout entier donne à entendre une recherche musicale pointue et un énorme travail de préparation, d’affinage, pour que chaque chose soit à sa place.

Très originale, la musique de L'ALBA mêle chant polyphonique et instruments (guitare, percussions, basse, cetera, violon, accordéon, flûtes, clarinette, clarinette basse). A l'écoute, l'héritage polyphonique du "Riacquistu" est là, mais élargi à d'autres influences méditerranéennes. Cela peut parfois évoquer la musique klezmer, voire, fugitivement... quelques échos de John Coltrane ou d'Eric Dolphy !

Mars 2007 :
- Un 3e album ("Radiche suprane") en préparation pour l'Alba.
- L'enregistrement d'un concert de l'été 2006 bientôt accessible en téléchargement sur le site www.jadstudios.fr
- Un film "Cilva" en préparation.
- Un documentaire de 52 minutes à paraître: un an et demi de vie partagée avec le groupe.

Avril 2007 :
- Une tournée au Québec.
Mai-juin 2007 :
- Deux concerts à Corbara. Compte-rendu ici.

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Site : www.l-alba.com L'Alba sur MySpace
L'Alba sur Radio Canada
L'Alba en vidéo

  ISULATINE - U Cantu di e Donne - Polyphonie Corse au Féminin
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Né en 1998, le groupe ISULATINE réunit Antoinette d'Angeli, Elisabeth Andreani et Letizia Giuntini. Ces trois jeunes femmes issues du jazz ou du chant traditionnel (Letizia a vécu toute son enfance à Lumio à côté du Carubbu cher à A Filetta)… ont déjà chanté ensemble dans différentes formations (Anghjula Dea) autour d'une même passion pour le chant.

Comme le laisse présager le nom du groupe (Isula+latine), leur répertoire témoigne d’une volonté d’ouverture et se compose d'une palette de chants d'horizons très différents.


Né de la passion commune pour le chant, le groupe vocal ISULATINE fait partie des formations musicales qui représentent avec force la sensibilité du chant polyphonique corse au féminin. Interprétant un répertoire où l’on peut entendre des morceaux traditionnels, c’est surtout l’univers de la création qui prédomine lors de leurs différentes prestations.
Cet éclectisme voulu et cultivé est omniprésent dans leur premier album « Sogni d’Aprile ». Avec, à leur actif, un grand nombre de scènes en Corse, cette formation est aussi l’ambassadrice de la culture insulaire avec de multiples prestations, au Tremplin des Polyphonies dans le Béarn, au Festival de Musique de Toulon, au Festival varois du Revest, en Espagne au Festival Emociona !!! Mujer et Los Sonidos de la Biodiversidad, et en Ariège au Festival Voix de nos régions.
"Découverte du Printemps de Bourges" 2005 représentant la région Corse et invité vedette du grand festival Breton Kan Al Loard , le groupe ISULATINE est aujourd’hui une formation en devenir, mais déjà décrite comme une valeur sûre de la tradition polyphonique Corse, assurant ainsi sa pérennité. D’un public curieux aux inconditionnels infiniment respectueux, ISULATINE a gagné les cœurs.
Paulu Santu PARIGI.


Leur album "Sogni d’Aprile" enregistré en avril 2003 contient 14 titres, des créations en langue corse et des chants traditionnels d'ici ou d'ailleurs (un gospel, deux chants géorgiens, paghjelle, nanne).
Ces chants se veulent un regard sur la société d’aujourd’hui. Une place toute particulière est faite aux enfants au travers des "nanne" (berceuses : A Richezza, Nannina la mia diletta, Dormi per pena) mais aussi des créations comme "Aprile" relatant la naissance de Lena, la fille d’Elisabeth, "Figliolu di guerra".

aprile



"Notre attachement envers notre terre se traduit par l'ensemble de l'album, voulant ainsi, en toute humilité, créer un lien fort entre notre tradition, des chants qui seront toujours ancrés en nous et une créativité constante en langue corse".
Un groupe à découvrir..
A noter : Pascale Landolfini s'est jointe au trio en 2005 et Marilyne Pierucci a remplacé Letizia en 2007.

On a pu les entendre fin 2005 au Cabaret de RCFM chantant notamment Donne corse avec Anna Rocchi: un régal !

isulatine

Antoinette, Elisabeth et Letizia


Les chanteuses :

Antoinette d'Angeli
tunietta

Elisabeth Andreani
babette

Pascale Landolfini
pascale


Maryline Pietrucci
maryline

Déjà une très grande carrière derrière elle puisqu’elle se produit fréquemment en tant que chanteuse de jazz, elle s'intéresse à la polyphonie. Elle décide alors de tenter l'aventure avec la formation Anghjula Dea qui a représenté la Corse au Printemps de Bourges en 1997. Elle s'occupe dans le groupe Isulatine de la majeure partie des arrangements ainsi que de la composition de plusieurs musiques.


La passion à l'état pur ! Une immersion dans le chant traditionnel l'a portée sur scène pour animer certaines soirées, puis elle suivra le même chemin qu'Antoinette en faisant partie de la formation Anghjula Dea. Elle sera aussi avec elle à l'initiative de la création du groupe Isulatine, où elle composera un grand nombre de musiques. Une passion qu’elle fait partager à la jeunesse par son action pédagogique.
 
La voix toujours fraîche et un sourire radieux. Au-delà de cette image de bonne humeur et de sérénité, elle possède une très grande connaissance, une excellente maîtrise de la langue Corse. Au quotidien elle offre la possibilité aux enfants de partager ce plaisir par son travail d’enseignante. La dernière venue dans le groupe.
Membre de la chorale "Voce Latine". Son engagement culturel pour le chant corse l'amènera tout naturellement à rejoindre la formation Isulatine en 2005.


Changement dans le groupe : Maryline Pietrucci succède à Letizia Giuntini.
Comme Pascale, chanteuse du groupe Voce Latine (Diana Di l'Alba) et arrivée depuis peu au sein du groupe, elle exprime douceur et gaité dans un timbre de voix presque enfantin . Elle détient une maîtrise naturelle du chant polyphonique.


stelucie

Février 2007 : Le deuxième CD d'Isulatine est en préparation..

nouv

Paru le mardi 17 juin 2008 dans Corse Matin :

Isulatine sème une graine de féminité au coeur de la polyphonie corse

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Photo : DR

Deuxième album pour le groupe vocal féminin, qui profite pleinement de l'arrivée de Pascale Landolfini et de Maryline Pietrucci aux côtés d'Elisabteh Andreani et d'Antoinette d'Angeli.

Quatre visages, quatre parcours artistiques, quatre timbres de voix pour aboutir à une émotion, une vibration qui fait battre le coeur du public à l'unisson depuis neuf ans. Et le groupe Isulatine, qui a choisi de décliner la polyphonie exclusivement au féminin, n'a pas fini de surprendre. Certaines chanteuses sont parties, d'autres sont arrivées, mais la magie opère toujours sur le même mode sensible et troublant. Démonstration, début juillet, avec un album intitulé Sumena amore.
« Notre premier disque, Sogni d'Aprile, remonte à 2003. Nous avons pris notre temps, mais ce nouvel album constitue une étape importante. Il a été réalisé de façon beaucoup plus professionnelle que le précédent et, surtout, il est le reflet d'une maturité », observe Elisabeth Andreani, membre d'Isulatine depuis l'origine, avec sa copine Antoinette d'Angeli, au remarquable parcours jazzy.

L'arrivée récente de Pascale Landolfini et de Maryline Pietrucci au sein du groupe, après une expérience commune au sein de la chorale Voce latine, n'a en rien freiné l'envie de proposer un album entièrement tourné vers la création. Au contraire, même. Enthousiastes, parfaitement armées pour se livrer à l'exigeante pratique du chant a capella, elles apportent une couleur nouvelle au répertoire vocal d'Isulatine.

« Elisabeth et Antoinette avaient ce séduisant projet de privilégier la création, sans renier pour autant la tradition dans laquelle notre démarche artistique est ancrée. Quoi de plus motivant que de montrer d'où on vient et jusqu'où on peut arriver ? » remarque Pascale Landolfini, qui reste impressionnée par le travail des auteurs et des compositeurs ayant collaboré à la réalisation de Sumena amore.

Amantes, mères et rebelles

Côté textes, Isulatine a une nouvelle fois bénéficié de l'inspiration du poète Paulu-Santu Parigi et de contributions signées Jean-Claude Acquaviva et Mattea Casanova. Pour le chant, Elisabeth Andreani et Antoinette d'Angeli ont assuré la plupart des compositions, sans pour autant se priver du talent d'un Jacques Nobili ou d'un François Paolini. Pour, au final, proposer douze titres qui sonnent comme un hommage à la femme, sous toutes ses facettes, à la fois amante, mère et parfois rebelle.

« Le soutien financier conséquent de la collectivité territoriale et du département de Haute-Corse nous a permis d'enregistrer dans des conditions idéales, chez Jean-Bernard Rongiconi, au studio L'Angelina de Valle di Rustinu », tient à souligner Elisabeth Andreani. Un confort que les quatre amies ont mis à profit pour s'éclater, au point de proposer un bonus qui surprendra leur public, à travers un titre remixé, et une pochette d'album très classe, qui fait l'impasse sur les éternels paysages insulaires...

A découvrir de toute urgence d'ici trois semaines, au moment où Isulatine aura déjà repris la route pour faire entendre u cantu di e donne aux quatre coins de l'île et sur le continent (voir par ailleurs).

Sébastien Pisani

ASSOCIATION  « ISULATINE  Chez Paulu Santu PARIGI - SANTA LUCIA DI U MERCORIU 20250
Tél. : 06.08.76.22.17 Mail. : pauluparigi@aol.com
Antoinette d’ANGELI Tél. : 06.13.08.69.36 Mail. : cantisulatine@wanadoo.fr

Le site d'Isulatine a vu le jour le 15 août 2006. C'est ici :

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Autres liens :
http://www.mercoriu.com/fichiers/milasso.php
http://www.reseau-printemps.com/vid2005-chwo.htm http://www.corsicafr.com/site/actualite/affiche_actualite_new.php?1=1&pdebut=0# http://www.corsicafr.com/site/actualite/affiche_actualite_new.php?1=1&pdebut=5 http://kann.al.loar.free.fr/aujourlejour/journee/vendredi.htm http://www.scpmusic.com/catalog/product_info.php?cPath=1&products_id=79 http://perso.wanadoo.fr/una.volpi/isulatine.htm http://www.photorock.com/decouvertes2005/isulatine.html

Les dates de concerts du groupe ISULATINE ici.
Le compte-rendu de leur concert à Bourges en 2007 ici

ANGHJULA DEA

Le groupe ANGHJULA DEA, composé de Antoinette d'Angeli, Elisabeth Andreani, Tamara Antonini et Béatrice Habrard - les deux premières étant à l'origine du groupe Isulatine - a représenté la Corse au printemps de Bourges 1997, avec à son répertoire des chants traditionnels corses, des compositions mais aussi des chants géorgiens et des classiques du jazz.
anghjula
Crédit photo : MV Création

U FIATU MUNTESE

Né en 1994, ce jeune groupe très talentueux originaire d'Ile-Rousse, s'est produit au Théâtre de la Ville en 2000 et à plusieurs reprises lors des Rencontres polyphoniques de Calvi.

Accueillant des chanteurs venus des confréries de Balagne ou d'autres groupes, il est aujourd'hui composé de Jean-Marc Bandini, Didier Cuenca, Jean-Marc Fabrizy, Frédéric Giuntini, Alexandre Kazan et Ceccè Acquaviva.

Son répertoire mêle chants traditionnels a cappella et créations avec instruments (guitares et flûte). Il a deux disques à son actif : Animae et Parla u core, tous deux publiés en 1999. Pour l'avoir entendu à plusieurs reprises depuis quelques années, je peux affirmer que le groupe, déjà très prometteur en 2000, est en progrès constant. Son concert dans l'Oratoire de Calvi au cours des Rencontres 2005 était un pur enchantement.
Je pense notamment à L'Ecclésiaste de Jean-Claude Acquaviva, à O Mà avec un sublime contrechant de la terza, et à Corciu Paese. Nous attendons le prochain disque avec impatience.

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parla


Nous avons entendu U Fiatu Muntese pour son dernier concert de la saison 2006 à Pigna. Malgré le départ de Luc Kechichian, le groupe est toujours excellent tant dans la polyphonie traditionnelle que dans la création.Site : http://membres.lycos.fr/fiatumuntese/

fiatu

A CUMPAGNIA

Née en 1978 de l'association "E Voce di u Cumune", A Cumpagnia en prolonge la dimension de recherche et d'expérimentation.
A Cumpagnia est un groupe de chanteurs et de musiciens, hommes et femmes. Leur répertoire couvre à la fois le chant sacré et profane, la tradition et la création. Certains d'entre eux sont aussi des artisans (facteur d'orgue, de clavecin, de flûte, luthier).

Au coeur de la démarche, la voix et la polyphonie permettent de "récupérer" l'espace et le temps des traditions corses qui dessinent une variété semblable à celle de ses pieve et des différentes influences qu'elles ont reçues et digérées.

L'improvisation poétique et musicale est l'autre pierre angulaire du patrimoine musical de l'île. Cette voie ouvre indéfiniment à la création dans laquelle A Cumpagnia s'engage régulièrement.

Composition du groupe :
Nando Acquaviva, siconda, terza
François-Philippe Barbolosi, seconda, terza
Laurent Barbolosi, seconda, terza
Claude Bellagamba, seconda, bassu
Jérôme Casalonga, seconda, bassu
Ceccè Guironnet, bassu

cumpagnia
In Paghjella, Casa éditions

vocepelle

messa


ZAMBALLARANA

La scène musicale corse est décidément très riche et très diverse. Ce groupe étonnant, émanation d'A Cumpagnia, mêle chant polyphonique, instruments traditionnels et contemporains pour créer une musique festive et colorée, d'où la gravité n'est cependant pas absente, comme en témoignent les textes de Jérôme Casalonga.

Après trois albums (Zamballarana - Canti, canzone è soni" (1997), "Lucia" (1999), "Luna" (2004) favorablement accueillis par la critique musicale, Zamballarana a enregistré son quatrième disque "Camina" durant le mois de mai 2006 au sein du studio d’enregistrement Casa à Pigna. 



camina



Des influences latines aux sonorités africaines ou tziganes, la musique de Zamballarana est une invitation à la danse. Le son de ce groupe résulte d’un mélange d’instruments traditionnels corses comme la cetera, la pivana, la pirula, avec des instruments modernes (batterie, basse, trombone, clarinette, violon) et des instruments "exotiques" tels que mandole, très (Cuba), balafon ou goni (Afrique). Tous ces instruments se côtoient et donnent ainsi corps à une musique chaude, colorée, métissée. Le groupe confirme ainsi sa volonté de faire danser les mots, les modes et les harmonies de la musique corse. L’apport de cuivres rend le son encore plus contemporain et dynamique. La polyphonie des voix mélées à des accents tantôt balkaniques, tantôt hispanisants, demeure, au service de textes écrits par Jérôme Casalonga ou apportés par d’autres auteurs, François Mattei, Ghjacumu Thiers. Livret richement décoré avec les textes en trois langues.
Pour ce dernier disque la composition du groupe était la suivante :
Jérôme Casalonga, voix et saxophone ; Laurent Barbolosi, voix, violon, trompette ; Jacques Nobili, trombone ; Ceccè Guironnet, clarinettes, pivana ; Cédric Savelli, guitare, mandole, voilon ; Anton'Giulio Galeandro, accordéon ; Eric Ferrari, basse ; Vincent Geraldi, batterie, balafon ; Nelson Gotteland, percussions.

Depuis juin 2007, Ceccè Guironnet et Cédric Savelli ont quitté le groupe pour se consacrer entièrement à L'Alba..

MERIDIANU

Le groupe Meridianu est composé de cinq jeunes chanteurs originaires d'Ile-Rousse : Jacques Lucci, Thierry et Jean-Louis Nobili, Jean-Antoine Orticoni et Laurent Depaeppe.
Leur dernier CD : "Un trimà puru più".

meridianu

Petru GUELFUCCI

Né en 1955 à Sermanu, fils du célèbre violoneux Filice Antone Guelfucci,Petru GUELFUCCI anime dès l'âge de 14 ans, avec le groupe folklorique A Manella, les veillées et les foires. En 1973, c'est la rencontre charnière avec Jean-Paul Poletti, un des principaux acteurs du "riacquistu". Ils vont enregistrer, écrire et noter tout le patrimoine qui peut encore être sauvé. Cette démarche va conduire à la fondation du groupe Canta u populu corsu, creuset des artistes les plus connus d'aujourd'hui.

Si son premier succès fut "Isula" en 1987, il est surtout célèbre pour son album suivant "Corsica" (1989), véritable hymne à sa terre.

Le suivant "Vita" (1999), a eu un peu moins de succès.

Ces deux albums ont illustré les chorégraphies de la danseuse corse Marie-Claude Pietragalla à la tête du ballet de Marseille.

"
Corsica est un hommage à l'Ile de Beauté. Le thème du ballet porte sur la dénomination patriarcale, le pouvoir et le courage des femmes corses et leur influence sur les hommes. [...]

Vita
est un hymne à la vie et à la Corse. Les éléments naturels sont le grand thème du ballet. L'eau, la terre et le feu représentent l'errance, les racines et l'énergie"
.
(Nice Matin, Corse Hebdo, 21 janvier 2000, pp. 30-31).

isula

corsica

A côté de sa carrière en solo, il tourne également avec son groupe Voce di Corsica, créé en 1991, avec lequel il enregistre en 1994 un disque de chants polyphoniques (Victoire de la Musique en 1995).

  vocecorsica



D'abord composé de Mai Pesce, Philippu Rocchi, Dumè Leschi, Benedettu Sarocchi, Lurenzu Barbolosi et Dede Olivi, le groupe se reforme en 2001 avec Jean-Marc Bertrand, Jean François Giamarchi et Petru Santu Guelfucci qui ont succédé à Benedetu Sarocchi, Lurenzu Barbolosi, et Andria Olivi.

Un nouvel album, Voce di Corsica polyphonies profanes et sacrées Volume 2, est sorti le 1er octobre 2005, seulement distribué en Corse semble-t-il, car je n'ai pu me le procurer à Paris..

.


Jean-Paul POLETTI

Ancien membre du groupe Canta U Populu Corsu, après une expérience en solo et un excellent disque "Re Di Petra", a créé en 1987 à Sartène, après avoir participé aux Nouvelles Polyphonies Corses, une école de chant polyphonique et le groupe mixte Granitu Maggiore. Puis il s'est spécialisé dans les chants sacrés franciscains avec son Chœur d'hommes de Sartène auquel ont participé, autour des frères Jacques et Jean-Claude Tramoni, Xavier Chaniot, Jean-Marc Jonca, Yvan Giovannangeli, Cyril Lovighi, Mathieu Maestrini, Mathieu Bègue-Tramoni, Jean-Louis Blaineau, Stéphane Paganelli et Marcu Valentini.
Dans ses albums "Polyphonies corses" (1996), "Polyphonies franciscaines" (1997), "Fiori di memoria" (1999), "Messa Sulenna" (1999), "Cantu di a Terra" (2004) et "Terra Mea" (2005), il refait vivre notamment les créations de Pietro-Battista Farinella da Falconara (Transitus de St François d'Assise, Missa pro defunctis), des extraits de la Divine Comédie de Dante transmis oralement par les bergers.

poletti

http://www.jp-poletti.net/classic/index.htm et http://www.jppoletti.com/

Anna ROCCHI

Originaire de Rusiu, Anna Rocchi a participé à l'aventure de Canta u Populu Corsu. On la retrouve sur " Da l'Alturaghja " (2004), un recueil de chansons de création ou issues du registre traditionnel.
 
rocchi
L'annu Mille di Valle Rustie évoque ces lieux magiques et ceux qui par le sang et la sueur laissèrent tant de vestiges.
Pula est un des sommets du disque, avec une orchestration très originale où dominent violons et batterie.
La Nanna bien connue : "Dormi parpena..." est magnifiquement interprétée.
U Zitteddu è a luna : L'astre de la nuit est une compagne fidèle pour l'enfant.
Donne Corse est une élégie aux femmes corses qui s'illustrèrent au cours de l'Histoire : Faustina Gaffori, Daniela Casanova, Rusanna Serpentini, Maria Gentile...Un chant magnifique.

Voceru per Caninu
évoque un sinistre épisode de la "pacification" après la défaite de Ponte Novu: Une soeur pleure la mort de son frère tué dans une embuscade sur l'ordre du comte Marbeuf.
Ritrattu di u vecchju indianu : L'histoire tragique du peuple Indien
Ghjirusalemma : Quand la paix reviendra-t-elle sur Jérusalem ?
Lettera di u castagnu à u corsu : Le châtaignier implore le corse ingrat.
U Fiume : Le soldat mort au bord du fleuve.
Trà sole è morte est inspiré d'un texte de Driss Chraibi : un marocain retrouve sa culture.
Le Dio ti salvi Maria du répertoire traditionnel sarde clôt ce bel album qui passe souvent sur ma platine.

Anghjula POTENTINI

Native de Poggio d'Oletta, Anghjula Potentini a débuté avec Jean-Paul Poletti, avant de participer à Donni di l'esiliu (Buda music). après un passage chez le groupe Caramusa.

anghjula

Elle vient d'enregistrer, à 28 ans, son premier album solo, Lettera d'amore, entourée de Marwen Kammarti (violon, alto), Ilies Kammarti (contrebasse) et Philippe Rak (marimba, mélodica, darbouka, glockenspiel), et sur Dio vi salvi Regina  par l'ensemble Barbara Furtuna.






E Duie Patrizie : Patrizia GATTACECA et Patrizia POLI
  
En plein riacquistu, Patrizia Gattaceca et son amie d'enfance Patrizia Poli créent le duo E duie Patrizie. Puis Patrizia Gattaceca fonde le groupe Ottobre, puis le trio Fola Fuletta avec Lydia Poli. C'est le groupe mythique Les Nouvelles Polyphonies Corses qui lui apporte une reconnaissance internationale. Elle innove alors en s'appropriant un chant traditionnellement réservé aux hommes et en réalisant une réelle osmose entre tradition et modernité.
En 1992, Les Nouvelles Polyphonies révèlent le chant polyphonique corse au grand public lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques d'Albertville et remportent la Victoire de la Musique du meilleur album "world".
 
ppoli

L'aventure continue ensuite en compagnie de Patrizia et Lydia Poli, autres cofondatrices des Nouvelles Polyphonies, avec la création de Soledonna. Le trio explore le métissage d'une Méditerranée baignée d'inspirations latines et orientales : Corse, Espagne, Italie, Maghreb, etc. En 1998, la Sacem récompense Les Nouvelles Polyphoniques Corses / Trio Soledonna pour l'ensemble de leur oeuvre.


soledonna
Soledonna
Photo Franck Tenaille

Avec "Di filetta è d'amore", enregistré au studio l’Angelina à Valle di Rustinu (Haute-Corse), Patrizia Gattaceca présente en 2005 son premier album solo, produit et réalisé par Jean-Bernard Rongiconi, ancien guitariste et arrangeur d’I Muvrini.

« Dans les accents d'une voix où la Corse d'hier et d'aujourd'hui se mêlent et se confondent, on se souvient du temps où la poésie ne faisait qu'un avec le chant. » (Ghjacumu Thiers)
patrizia

Auteur compositeur interprète, Patrizia Gattaceca est aussi écrivain, poète et comédienne. Elle a notamment reçu le Prix du livre corse en 1998 pour son recueil de poèmes "Arcubalenu".Voir aussi le portrait de Patrizia dans le journal Le Monde...
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En avril 2008 paraît son deuxième album intitulé Meziornu
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MADRIGALESCA

Ce groupe composé de Gigi CASABIANCA (que je considère comme la plus belle voix de Corse), Nicole CASALONGA, Anne PELLEGRINI et Joëlle TOMASINI présente un répertoire divers : musique savante, chants traditionnels, créations, tel le célèbre Tempi di Sumenti.
 

madrigalesca

MADRIGALESCA est le fruit d'une longue conversation qu'entretiennent depuis plusieurs années les musiciennes de cet ensemble : les unes nourries d'abord à la source de la tradition orale, les autres par l'apprentissage des formes dites savantes de l'art musical. Elles pratiquent le croisement de ces mémoires et en offrent une interprétation originale. Revisité, leur répertoire s'inscrit du traditionnel à la frange de la musique savante, incluant aussi des pièces de création.
Poésie amoureuse ou épique, historique ou satirique, les différentes formes dialectales et poétiques de l'île émergent au long du discours, ainsi que la diversité des genres, des styles et des systèmes musicaux, auxquels Madrigalesca imprime sa sensibilité stylistique.

Contact : MADRIGALESCA - Piazza à a Ghjesgia - 20220 PIGNA
Tél : 04 95 61 73 13 - festivoce@casa-musicale.org

nouv

Le premier CD de Madrigalesca "Preziosi Lamenti" est sorti fin décembre 2007.
Un très beau disque.

madri

casa


BARBARA FURTUNA

Barbara Furtuna est le chant de l'exil des insulaires bannis de leur île. C'est le nom qu'ont choisi les cinq membres du groupe, issus de diverses formations (Giramondu, A Filetta, Nouvelles Polyphonies Corses). Les quatre chanteurs qui composent le groupe (Maxime Merlandi, Jean-Philippe Guissani, Jean-Pierre Marchetti et André Dominici) maîtrisent parfaitement les nuances et les harmonies.

bf
Chantant aussi bien polyphonies traditionnelles sacrées et profanes, créations, adaptations et reprises de vieux chants, ils alternent couleurs et sonorités. Deux CD à leur actif : "Barbara Furtuna" et "Adasgiu".
adasgiu

nouv

Un troisième disque en préparation, avec créations contemporaines accompagnées et polyphonies a capella, qui devrait sortir en juin-juillet 2008 en Corse et en septembre sur le Continent.

barbara

Le calendrier de leurs concerts en page agenda.
Compte-rendus en page concerts.

VOCE VENTU

"Six hommes, six voix complémentaires...

Créé en 1995, Voce Ventu est composé d’amis de longue date, André Fazi, Anthony Geronimi, Frédéric Poggi, Éric Ressouche, Frédéric Sini et Xavier Tavera, issus pour la plupart de la célèbre
« Scola di cantu » du regretté Natale Luciani.
Six hommes, six voix complémentaires, désireux de faire partager leur passion pour leur culture, leur langue et leur tradition du chant, tout en voulant y apporter une touche personnelle et nouvelle avec des harmonies propres. Chacun de ses membres a une expérience du chant et de la scène riche d’une quinzaine d’années, ayant participé à des formations musicales renommées (Cinqui sò, Surghjenti, Esse).
Une expérience forgée au fil des concerts et des tournées en Corse, sur le continent et à l’étranger : festival d’Avignon, festival des polyphonies de Marseille, Midem de Cannes, Festivoce, concerts dans toute la France, au Japon, en Palestine, en Allemagne, en Sardaigne, en Suisse, au Portugal, en Espagne, en Belgique, en Grèce, au Canada….
voceventu


Le répertoire de Voce Ventu a longtemps été composé d’œuvres d’autres artistes ; lui permettant ainsi de connaître et de maîtriser une grande partie des œuvres contemporaines et traditionnelles. Ce n’est qu’au fil des années, riche de l’expérience de ses membres et nourri d’une réelle volonté de s’affirmer, que le groupe s’est structuré plus solidement afin d’aborder le domaine de la création.

Fort de onze compositions originales et d’une polyphonie traditionnelle, le disque Rughju di Vita, présenté durant l’été 2005, est l’aboutissement provisoire de cette évolution.

Voce Ventu est principalement influencé par le répertoire contemporain et traditionnel du chant corse, et puise son inspiration dans les œuvres des groupes phares tels Canta u Populu Corsu, Chjami Aghjalesi, A Filetta….
Par sa science de l’harmonie vocale et la profondeur de ses compositions, le groupe chilien Quilapayun peut aussi être cité comme une référence incontournable ayant fortement influencé sa route musicale. La démarche du groupe depuis plus de dix ans est de faire découvrir ou redécouvrir des chants injustement méconnus, tenter de porter la culture Corse au-delà de ses limites, exprimer ses sentiments vis-à-vis de la société, un amour profond pour une terre, une culture et une langue.
Ainsi, les créations de Voce Ventu se nourrissent des évènements présents ou passés pour, conformément à la tradition, témoigner des joies et des peines de la communauté. Après la sortie de son premier album, la formation a décidé de s’enrichir de la présence et du talent de plusieurs musiciens confirmés (violon, contrebasse, mandoline, accordéon, etc…).
Elle nourrit désormais des objectifs qui peuvent sembler trop évidents : continuer à créer et, bien évidemment, proposer ses créations à l’écoute de publics toujours plus variés. Néanmoins, la simplicité des objectifs ne saurait cacher la difficulté de leur concrétisation. Ceux qui nous écoutent jugeront." (texte emprunté au site du groupe) J'ai connu ce groupe aux rencontres de Calvi 2006, et c'est du tout bon ! Voir ici le compte-rendu des concerts.

Leur site : http://www.voceventu.com

TEMPUS FUGIT

Benoît Flori (basse), Hervé Muglioni (seconde) et Paul Giuntini (tierce) ont chanté ensemble six années durant au sein de la Confrérie de Furiani, tandis que Patrick Vignoli (contre-chant), depuis onze ans avec le groupe Speranza, améliorait le placement de sa mélodie...


TAVAGNA

Tavagna est un des groupes historiques puisqu'l existe depuis plus de trente ans.
La formation complète est composée de :
Ghjuvan-Carlu ADAMI (seconda, terza)
Ghjuvan-Claudiu ALBERTINI (seconda)
Ricu BARRE(bassu)
Claudiu BELLAGAMBA (seconda, bassu)
Tumasgiu CIPRIANI (seconda, bassu)
Daniele GONET (terza)
Ghjuvan-Petru LANFRANCHI (terza, seconda)
Ghjuvan-Stefanu LANGIANNI (bassu, seconda)
Carlu LEVENARD (bassu)
Francescu MARCANTEI (bassu)
Mighele PAOLI (bassu)

Tavagna canta Malcom Bothwell (2002)

Malcolm James Bothwell est britannique, né à Londres en 1958. Installé en France depuis 1988, il développe plusieurs activités professionnelles et joue de la viole de gambe.
Outre ses activités d'interprète, il compose, dirige des ensembles vocaux, enseigne la musique médiévale et effectue des travaux de recherche au sein du CNRS.
C'est au sein de l'ensemble Organum qu'il rencontre Jean-Pierre Lanfranchi, qui lui demande d'écrire de la musique pour Tavagna au sein de ses trois pièces de théatre "a Pesta", "a Moresca" et "A l'Antigona". A la base de ce projet, l'idée de confronter des musiques d'origines variées, tant du point de vue géographique qu'historique, à une pratique insulaire du chant; de faire autre chose que du chant traditionnel sans pour autant avoir à le renier.




bothwell

CD - 2003 - SMC 169 062
sergent major company

 


In Veru (2001)
CD - 2001 - SMC 132 072

Cor'di memoria
(1996)

Alternatim (1996)

A capella (1992)

Blues di paese (1990)

Piazza di luna (1989)

Tra talle e radiconi (1987)

Incontru (1984)

Chjamu
(1981)

Site officiel du groupe (avec mp3 disponibles en téléchargement) : www.tavagna.com


Antoine CIOSI
Tout écrit sur le chant corse doit faire référence - et révérence – au grand Monsieur de la chanson corse, Antoine CIOSI, sans qui certainement rien n’aurait été possible. Pour les jeunes n’ayant connu que les groupes du riacquistu, il serait tentant d’ignorer Antoine Ciosi, dont le style est à mi-chemin entre la chanson « à la Tino Rossi » et le chant corse plus engagé. En fait, Antoine Ciosi fut un précurseur. Ce fut l’un des premiers à introduire dans son répertoire des thèmes politiques tout en reprenant des styles jugés à l’époque passés de mode. Ce grand artiste originaire de Sorbu Ocognanu en Castagniccia, à la magnifique voix grave au registre étendu, fête les 50 ans d’une riche carrière qui lui fera rencontrer Aznavour et Brel, mais il resta toujours fidèle à son Île. Assumer la tradition et la transmettre en créant est depuis ses débuts sa ligne constante.

ciosi

Je connaissais depuis longtemps certains de ses disques, mais je l'ai redécouvert à Calvi en 2004. Ce fut un grand moment. Antoine Ciosi a une énorme présence scénique. Sa voix est toujours magnifique, allant du grave à l'aigu sans difficulté.
La rencontre avec A Filetta fut d'une intensité rare, tant l'immense admiration pour « celui qui fit découvrir d’immenses poètes de langue corse aux jeunes chanteurs » était palpable.
A ceux qui ne le connaîtraient pas encore, je conseille d'écouter "A l'altru mondu" sur Sì di mè.
« Luisa »
est le titre de son nouvel album, sur des textes de Petru U Niulincu, Anton Francescu Filippini, Ghjuvan’ Teramu Rocchi, les frères Vincenti, Patrizia Gattaceca et Jean Paul Poletti.  On peut l’entendre en duo avec Patrizia Gattaceca, Barbara Fortuna et la chanteuse d'origine andalouse Josefina.

J'eus l'occasion de le rencontrer et d'échanger quelques mots avec lui le 8 avril 2006 à Issy-les-Moulineaux lors d'une séance de dédicaces de son livre "Le chemin des sources profondes". Un grand moment.

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© Corse matin du 16/05/2008

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Les frères VINCENTI

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U CELU


Ce groupe originaire de Felicetu est mené par Dédé Nobili, un ancien d'A Filetta et de I Chjami Aghjalesi.

MIGHELA CESARI

Une voix magnifique, que l'on peut découvrir sur plusieurs disques : U Cantu Prufondu (1996), Di li venti a rosula (1997), U Cantu Prufondu 2 (1999) et Emu spartutu lu mari....(2006) Native du village de Cuzzà dans la région du Haut Taravo, Mighela Cesari s'installe à Cuzco au Pérou de 1975 à 1980 et interprète jusqu'en 1983 des chants en quechua avec le groupe Wasapay. A son retour en Corse, Mighela devient soliste du groupe Aria Falcona et collabore au groupe Caramusa. En 1988, elle entame un travail de fond avec Mighele Raffaelli et participe à la création du groupe d'une importance majeure mais pourtant éphémère Donnisulana. Elle participe à la création en octobre 89 de "A Hélène" de Iannis Xenakis au festival de Lille.

L’album « U cantu prufondu », récompensé par l'Académie Charles Cros en 1994, est le résultat d'une réflexion partagée entre Mighela CESARI (chant) et Mighele RAFFAELLI (conception, arrangements et direction musicale). Le chant de Mighela CESARI est exceptionnel et l'on dit de sa voix qu'elle évoque le parfum âcre doux de l'immortelle et la rugosité du granit. De son milieu familial, riche en mémoire et de ce lien profond qu'est son village, elle a reçu en héritage : l'authenticité. L'interprétation des accompagnements instrumentaux est volontairement très libre par rapport au chant. Par de nombreuses improvisations, les musiciens ont privilégié une forme instrumentale contemporaine et vivante, en utilisant des instruments de la tradition. Nanni, lamenti, voceri, satare: toute la profondeur du chant de sa terre natale interprété sans complaisance aboutissent à un "U cantu profondu 2".

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cp

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JACKY MICAELLI

Chanteuse à la voix ample, agile et profonde, Jacky Micaelli, originaire de Bastia, fait ses débuts en 1983 dans la polyphonie avec Vincent Orsini et le poète Bartolomeu Dolvici. Elle remporte en 1986 le prix du concours de chant de Radio France, sort son premier 45 tours se fait connaître grâce à la première représentation à Corbara, de l'oratorio "Gesù al sepolcro ", qu'elle chantera ensuite à la Fenice de Venise (1988), à la basilique de Lourdes (1989), à la Scala de Milan (1990) et au festival de la Chaise-Dieu (1992).
En 1988, elle représente la Corse au Printemps de Bourges où elle remporte le Prix des auditeurs de Radio France.
Elle va alors de rencontres en rencontres, des chants sacrés au traditionnel en passant par la variété, le jazz et le classique et chante aussi bien avec Jacques Higelin qu'avec l'ensemble Organum ou avec le groupe de polyphonie Tavagna.
En 1992 débute avec le groupe Donnisulana une grande tournée internationale qui voit Jacky chanter au Texas, au Japon et dans toute l'Europe. Son premier CD en solo sort en 1996 ; il reçoit des récompenses aussi prestigieuses que le Grand prix du disque de l'académie Charles Cros, le Choc du Monde de la musique et le Diapason d'or. L'an 2000 la voit interpréter la cantate "Corsica" de Jean-Paul Poletti. Au Japon, où elle effectue une grande tournée, elle chante avec Kazumi Watanabe, guitariste de jazz japonais. 


amor

ricordi




En mai 2001 elle publie son second CD, dédié à son père, voyage dans l'espace méditerranéen où elle rencontre le blues et la saudade, tout en imprimant son âme corse.
Amor'Esca - Naïve 226103












Ti ricordi...
est un hommage aux chansons d'hier, de Toni Toga aux frères Vincenti. Belles versions du Lamentu à Nicoli et de L'Affiche rouge d'Aragon toutes deux dues à la plume de Ghjacumu Fusina.
Jacky est entourée de Jean-Etienne Langianni à la guitare et sur certains morceaux de la batterie de Denis Fournier, du saxophone d'André Jaume et de la contrebasse de Bernard Santacruz.
JAD studios - 16021960SVSJM/1




20mai

Contact : Nadine Cesari - Association U Ponticellu 06 71 86 34 46 - cesarinadine@yahoo.fr
Site : jackymicaelli.com


CANTA U POPULU CORSU
canta

Le groupe par lequel tout a commencé dans les années 70. Des informations très complètes sur le site de l'ADECEC http://canta.adecec.net/

Les disques : Eri, oghje, dumane
Libertà
Canti di a terra è di l'omi
A strada di l'avvene
Chjamu a puesia
Festa zitellina
Théâtre de la ville
C'hè dinù
Sintineddi .
In Cantu
Memoria
Rinvivisce
30 anni Giru 2003
 
DIANA DI L'ALBA

Diana di L'Alba (L'Etoile du Berger) a été créé en 1978 par Antonu Marielli, les frères Cristanu et Ghjuvan Ghjacumu Andreani, Ghjuvan Francescu Sicurani. Après une séparation en 1980, le groupe se reforme autour d'Antonu Marielli, avec de nouveaux chanteurs et musiciens. La sortie d'un nouveau CD "Pueta" en est la concrétisation.
Le répertoire de Diana di l'Alba allie avec bonheur des textes issus de la tradition et des créations, avec instruments traditionnels et modernes.

 diana

GIRAMONDU

Né en 1993, ce groupe formé à l'origine d'anciens d'I Muvrini et d'A Filetta (Maxime Merlandi et Stéphane Casalta), ainsi que des natifs du village de Poggio d'Oletta, avait le projet d'allier rencontres mulitiples et tradition insulaire. Après le départ de Maxime Merlandi et de Stéphane Casalta en 1999, le groupe se reforme en 2003 avec quelques musiciens de la formation d'origine. La composition du groupe actuel est la suivante :
Eric Ferrari (basse, guitares), Stéphane Serra (chant), Lionel Giacomini (chant), Christophe Bonifay (guitare et chant), Pierre Sangra (cetera, guitares), Cedric Savelli (guitare et chant), Olivier Massoni (piano, guitare), David Massoni (batterie).

Discographie :
Un ideale
Mediterraniu (1999)
A nostra accolta (2003)

Stéphane CASALTA

Stéphane Casalta a fait partie d’A Filetta pendant toute son adolescence avant de fonder Giramondu en 1993. Chanteur, multi instrumentiste, il écrit et compose les titres des deux premiers albums du groupe. Après son départ de Giramondu, il entame une carrière solo et sort un premier album en 2003, "Una Preghera", mêlant instruments traditionnels et atmosphères plus électroniques.


casalta

Avec son nouvel album solo, Terra è Celu (Terre et ciel) - réalisé par Jean-Bernard Rongiconi (ancien arrangeur et guitariste d’I Muvrini) au studio L'Angelina - Stéphane Casalta replace sa musique au milieu de ses vraies influences méditerranéennes.
Il présente ici un son world music moderne et acoustique, mêlant toutes les richesses rythmiques et mélodies envoûtantes des vents du Sud à de subtils éléments de la tradition polyphonique ancestrale de son île.

terra
Images de Corse entre terre et ciel, cet album dessine les espoirs et les rêves d’un poète, citoyen du monde qui chante la légende de son pays en y ajoutant son univers personnel.
Avec la participation de Roger Biwandu (batterie), Joséphina, Patrizia Gattaceca…

SAROCCHI

Benedettu Sarocchi, chanteur qui s’est illustré au sein de groupes corses célèbres, a réuni autour de lui un ensemble vocal et instrumental proposant un répertoire d’une rare authenticité. Sa formation interprète des chants corses anciens, accompagnés par des instruments traditionnels dont la cetera, mais aussi des pièces instrumentales et des chants polyphoniques. Paradoxalement, c’est en collant au plus près de leur interprétation originelle qu’il confère à ces chants une étonnante modernité. Tous les membres de la formation, dont certains se connaissent depuis l’enfance, sont animés par une passion commune pour la musique traditionnelle corse. La formation entend ainsi faire découvrir les diverses facettes de cette musique souvent méconnue, en mettant en valeur son aspect universel et intemporel. Deux disques : Orìgine et Pezz'à pezzi.

origine

pezz

Infos, photos, discographie, contacts sur sarocchi.com

saroc

DONNISULANA

Probablement le premier groupe féminin de polyphonies, emmené par Jacky Micaelli, avec Dominique Bianconi, Patrizia Dau, Gigi Casabianca et Aline Filippi.
Disque : Per Agata

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Photo Dominique Sanchez

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Photo Franck Tenaille


I MUVRINI

Le groupe corse le plus célèbre était jusqu'à présent absent du site, non pas par volonté d'ostracisme, mais justement parce que de nombreux excellents sites leur sont consacrés, notamment :
www.muvrini.com/
www.terracorsa.info/
curagiu.com/muvrini.htm
perso.orange.fr/sintineddi/muvrini.htm
Voir aussi en allemand :
www.folker.de/200304/05muvrini.htm
www.muvrini.info.

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MUVRINI

En langue corse, i muvrini signifie « les petits mouflons ». Animaux souples et sauvages qui arpentent les reliefs de leur île sans que jamais, on ne puisse les capturer. Depuis plus de vingt ans, les Muvrini ressemblent à ceux dont ils portent le nom. Partout, ils promènent avec la même agilité la beauté escarpée des chants corses, sans se laisser enfermer dans les clichés du folklore. Leur musique est vivante, mouvante. Les mouflons renouvellent la tradition en y glissant des instruments électriques et en multipliant les rencontrent inattendues bien au-delà des rives de leur île. Volonté délibérée d'ouverture. muv2
Choix artistique et choix de vie. Ils défendent la diversité en la faisant grandir. 
Nul ne s'étonne plus de les avoir vu chanter avec Véronique Sanson (1994), Sting (1998), MC Solaar (2002) ou des chœurs zoulous (2005). Nul ne devrait s'étonner de les retrouver aujourd'hui mêlant leurs voix à celle de Tina Arena, d'Anggun ou de 500 choristes. Les Muvrini, qui n'ont plus rien à prouver, sortent un album iconoclaste qui interpelle par ses audaces et apaise par ses douceurs mélodiques et vocales.
Sur la douzaine de titres retenus (il aurait pu y en avoir le double), se glissent huit inédits et quelques reprises ; titres classiques du patrimoine corse, titres issus de leur propre répertoire ou empruntés au reste du monde, comme l'Amsterdam de Brel ou les Streets of Philadelphia de Springsteen, qui prennent ici d'envoûtants accents corses.
Tant pis si les gardiens du temple polyphonique grincent des dents ; depuis longtemps, le public a reconnu les siens. Le 8 mars prochain, les Muvrini rempliront une fois de plus l'espace immense de Bercy, entourés de leurs 500 choristes et se moquant comme toujours des modes ou des codes. Fidèles à l'envie de découverte et de partage qui est la leur depuis le début. 

Le début, justement, revenons y. 

L'histoire du groupe prend corps au début des années 70, dans un petit village de Haute-Corse, Taglio Isolaccio, tout près des grandes forêts de châtaigniers. Ghjuliu Bernardini – Jules –, le père, est poète et chanteur, dépositaire d'une tradition ancestrale mise à mal par les mutations du temps. Les chants ne rythment plus la vie des hommes et des villages.
Dans cette France pompidolienne qui célèbre l'urbanité et la modernité, les polyphonies ne résonnent plus guère que dans quelques rares îlots de résistance. A Taglio Isolaccio par exemple. Par la voix de Jules Bernardini. A ses fils Alain et Jean-François, l'homme va alors transmettre la tradition comme un bien précieux à défendre et à faire fructifier.
A quel âge les deux frères ont-ils commencé à chanter ? Leurs souvenirs les ramènent au plus creux de l'enfance, à l'heure où d'ordinaire les gamins comptent leurs billes. Eux, chantaient à l'église ou sur la place du village, sous le regard bienveillant des anciens. Ils chantaient comme on joue. Le chant s'est glissé en eux sans même qu'ils s'en rendent compte, sous la forme d'une évidence, en dehors de toute revendication.
Cinq ou six ans plus tard, changement d'époque. Alors que les Bernardini abordent l'âge adulte, la Corse entre de plain-pied dans l'effervescence du réveil identitaire. Un peu partout – et plus seulement à Taglio –, la jeunesse redécouvre son patrimoine musical : c'est la renaissance de la culture corse, le Riacquistu, qui fait alors souvent marcher de pair le chant et le militantisme politique. Une formation emblématique voit le jour, Canta u Populu Corsu (littéralement : « le peuple corse chante »). Jean-François et Alain participent brièvement à l'aventure. Puis montent leur propre groupe.
1979 : premier album d'I Muvrini. Premiers concerts dans les villages de Corse, dans des conditions parfois difficiles. Les mouflons se débrouillent, ne facturent pas toujours leurs spectacles, refusent de faire payer les enfants (c'est toujours le cas !). Dans un climat politique de plus en plus tendu, où le seul fait de chanter corse est vite interprété comme un acte de subversion, les Muvrini affrontent parfois une franche hostilité. En 1984, l'un de leurs concerts sur l'île est interdit : les CRS bloquent la route du village mais le public vient quand même, à pied.
Sont-ils de ceux qui prônent le repli identitaire ? Jamais. Dès ces premières années, ils invitent le Guinéen Mory Kanté, le Catalan Lluis Llach ou le Malgache Régis Gizavo à partager la scène avec eux. Déjà. 

Aujourd'hui, les voilà donc entourés d'une chorale géante Toujours dans le même souci d'ouverture. Les 500 choristes de nos mouflons sont-ils les mêmes que ceux de la télévision? Oui... Si ce n'est qu'ici, il ne s'agit pas d'un prime time vite plié vite oublié, mais d'une vraie rencontre artistique qui va se prolonger.
Pour la première fois, des artistes professionnels, les Muvrini, se sont déplacés en Lorraine dans le fief des choristes, pour se présenter à eux, répéter à leurs côtés et bien sûr enregistrer. De ces centaines de chanteurs passionnés venus parfois de fort loin, Jean-François Bernardini garde le souvenir lumineux d'une incroyable ferveur. Ils seront tous ensemble, sur scène, pour le lancement de la tournée le 4 mars prochain à Nancy. Puis à Paris, au POPB, quatre jours plus tard. Ils seront aussi là, sur les dates de la tournée, sans doute pas toujours au grand complet mais chaque fois, les plus nombreux possible.
Entre les deux frères de Taglio et les 500 amateurs, témoins d'une lame de fond qui traverse en France (on recense aujourd'hui près de 6 millions de choristes dans tout le pays !), une histoire singulière s'est nouée, loin des lois du marketing. 

Histoires singulières aussi que celles des duos de l'album. 

Sarah Brightman, d'abord.

La soprano anglaise, star incontestée chez elle, adore les croisements artistiques. Bon point commun avec nos Corses. Et c'est elle qui les sollicita. Dans leur pas de deux désormais gravé sur CD, les envolées du lyrisme rencontrent le chant de la terre. Les frères Bernardini n'ont jamais oublié que Gjuliu, leur père, adorait chanter des airs d'opéra... 

Anggun, ensuite.

L'Indonésienne au timbre suave rencontre les Bernardini en 2005 sur la tournée Night of the Proms. Elle qui les pensait plutôt traditionnels s'étonne chaque soir de les découvrir si ancrés dans leur temps. L'envie d'un duo s'impose naturellement. Ce seront les très touchantes Streets of Philadelphia, chantées ici en anglais et en corse. Le son folk-pop se fond aux polyphonies comme s'il en avait toujours été ainsi.

Tina Arena, enfin.

L'Australienne à la voix vertigineuse donne au disque l'une de ses contributions les plus marquantes, sans doute même la plus emblématique. Elle aussi, croise les Muvrini sur l'aventure Night of the Proms et craque illico sur leur musique... « J'aimerais chanter avec vous », glisse-t-elle plusieurs fois. Résultat au-delà des espérances : Tina Arena est venue l'été dernier à Taglio Isolaccio pour enregistrer avec les frères Bernardini dans le studio tout neuf qu'ils ont bâti à la sortie du village... Et pas question pour elle de demander une adaptation anglaise : c'est bien en langue corse qu'elle a tenu à chanter ! 

Jean-François Bernardini en sourit encore, émerveillé de ces si belles rencontres qui ne cessent de jalonner son parcours d'homme et d'artiste. En vingt ans d'un chemin pas forcément simple à tracer, mais toujours résolu, les Muvrini de Taglio ont gagné la liberté des mouflons des montagnes. Ils affirment aujourd'hui une identité forte, fière de ses racines et de ses spécificités, mais qui toujours s'enrichit de celle de autres. Avec les choristes, comme avec leurs partenaires de duos passés ou à venir, ils créent ce qui nous manque tellement en ces temps de repli : des liens d'humanité

. chor chormuvrinimm

I CHJAMI AGHJALESI

Groupe "historique" (il fête ses 30 ans en 2008), I Chjami Aghjalesi est actuellement composé des quatre frères Pesce (Mai, Tieri, Toni et Francescu, de François-Xavier Prosperi et Filippu Rocchi, accompagnés par Patrick Croce, Paul-Félix Nasica, Richard Romani, F. Filippu Barbolosi, Jean-Marc Bertrand et Vincent Bonci. 

Les racines 

Le groupe I Chjami Aghjalesi est né en 1976 de la volonté passionnée de jeunes Corses qui entendaient participer à leur manière au formidable renouveau culturel qu’a connu la Corse depuis la fin des années 60.

Il s’agissait dans un premier temps de retrouver les réflexes ancestraux du chant Corse, réflexes techniques, esthétiques, réflexes sociaux aussi.
C’est ainsi que ce groupe d’amis entreprit un tour de Corse des lieux où le chant corse avait encore le droit de cité, en fait tous les espaces traditionnels de convivialité: foires rurales, cérémonies religieuses, villages où retentissaient encore spontanément la polyphonie profane et sacrée du peuple corse.

Très tôt le groupe initial composé de quelques lycéens, devait prendre conscience de la nécessité de réintégrer le chant sur la totalité de l’espace insulaire. Dans ce but, et suivant en cela l’exemple de Canta u Populu Corsu, devait naître une véritable structure de travail qui s’orientait de plus en plus vers la création et intégrait de nouvelles recrues, de nouvelles compétences.

30 ans après, trois éléments caractérisent toujours le groupe comme à ses débuts:
Tout d’abord, sa cohésion est basée sur le ciment de l’amitié; c’est celui qui lui confère cette longévité rarement égalée dans le monde de la musique corse.
Ensuite la tradition vocale corse était et reste la base obligée de l’apprentissage des membres du groupe, le support et la couleur de ses créations, quelles que soient les diverses influences musicales et rythmiques intégrées à l’écoute du monde.
Enfin, le groupe se veut complètement perméable aux évolutions et aux contradictions de la société corse, il s’inscrit par là toujours dans le vaste mouvement de réappropriation par les Corses des espaces et des moyens nécessaires pour générer eux-mêmes leur identité et leur avenir collectif.

C’est sur ce triptyque que s’est élaborée une démarche originale alliant tradition et modernité, défense et promotion d’une culture spécifique dans laquelle les Corses devaient se reconnaître, donnant par leur soutien un formidable élan à un groupe qui aujourd’hui peut se targuer de compter sur un public très large allant des plus jeunes jusqu’aux détenteurs de la tradition.

Leur premier disque Nant'à u solcu di a Storia (Dans le sillon de l'Histoire) témoigne de cette véritable volonté des jeunes chanteurs originaires de la région Bastiaise de perpétuer la mémoire et les traditions insulaires tout en participant au mouvement de renaissance culturelle engagée depuis le début des années 1970.
Le groupe se structure au fil du temps et s'impose dès le milieu des années 1980 comme une véritable référence de la musique corse avec les sorties remarquées d'albums à fort engagement politique. Il faut dire que certains titres comme Populu Vivu ou Catena deviennent de véritables hymnes de la chanson identitaire corse. Les sorties remarquées d'albums à fort engagement politique comme Cuntrasti et riccucate ou encore Populu vivu entrent dans cette optique. Néanmoins, le groupe s’intéresse également à d’autres thèmes universels.

I Chjami Aghjalesi est un groupe qui allie la musique traditionnelle corse, les paghjelle et demeure aujourd’hui un véritable pilier de la chanson corse.

Discographie

Nant'à u solcu di a storia (1978)
Esse (1981)
L'altu pratu di a Memoria (1983)
U mio cantu (1986)
Guerrieri di l'Eternu (1986)
Cuntrasti è ricuccate (1990)
Cantu sacru (1991)
Populu vivu (1993)
Credo (1998)
I Vinti cinque Baroni (2001)
Canti per u presepiu (2001)
L'Aghjalesi (2006)

(Textes copyright Corsofonia) - Corsofonia.comLe site : http://www.chjami-aghjalesi.com

chjami

nouv
SPARTIMU ...car le chant est partage
spartimu

L’ensemble Spartimu ("Partageons") est né en 2005 de la rencontre de cinq hommes animés par la passion du chant, de la culture et de l’identité corses.
" Par dessus tout nous sommes animés par la soif de partage, de découvrir l’autre dans l’ivresse du chant.", déclare le texte introductif de ce groupe composé autour de Frédéric VESPERINI (directeur musical, siconda e bassu) avec Pierre Dominique INNOCENTI (siconda, bassu), Laurent BOULET (i trè voci), Philippe LORET (siconda, bassu), et Gregory INNOCENTI (siconda, terza).

A l'écoute des quatre beaux extraits sur le site , on a envie d'entendre bien davantage de ce groupe très prometteur.

FELÌ

En 1981, Felì intègre le groupe polyphonique A Filetta.
Puis, il rejoint, en 1984, I Surghjenti.
Cette expérience va faire naître en lui des désirs de création et de composition.
Elle se concrétise en 1989 par la création d’un premier album solo intitulé Campà.
En 1991, deux albums se succèdent : Ancu Tu et Veni à Cantà.
O Corsica La Mea, sorti en 1994, marque le début d’une collaboration avec une nouvelle société de production « Spectacles Chants Productions ».
En 2000, sortie de l' album E Nove, de cet album ressort toute l’expérience acquise depuis ses débuts.
Puis en 2006, d'un "live", In scena, et de A voline più.

feli_live 


SANTAVUGLIA

Un autre groupe féminin, Santavuglia, créée en 2000 avec l'aide de Jean-Pierre Godinat (Cinqui sò), mais que j'ai découvert récemment.
Le répertoire de Santavuglia se compose de polyphonies (corses, bien sur, mais aussi basques et espagnoles), de chants traditionnels et de compositions originales

Santavuglia :
Stefana Pruneta : Bassa, siconda, terza
Emilie Grisoni : Bassa, siconda, terza
"Puppa" (Antoinette) Chiabrando : bassa, siconda
Marianne N’Guyen : Siconda, terza

santavuglia
Pour leur deuxième disque Di culori sdraminati, Fabrice Antonelli : siconda, bassu, Michel Toméï : guitare, Nasser Soltani : percussions et Bernard Santacruz : basse, se sont joints aux quatre filles.

nouv

XINARCA Chant et cistre corses

Xinarca offre un répertoire d'une rare authenticité autour du chant traditionnel corse monodique (Cantu nustrale) : chant sacré (Cantu sacru), chant de montagne (Cantu muntagnolu) et composition.
Il accompagne sa voix d'une Cetera (magnifique cistre corse à 16 cordes) vieille de 200 ans: la Cetera d'Oletta, village de son grand oncle François Agostini.
Une voix profonde et envoûtante qui trouve naturellement sa place dans les églises où elle est sublimée.
Il donne également à entendre la Cetera en solo.

xinarca

nouv
A PRIMAVERA


aprimavera

A Primavera, in groupe corse très influencé par l'Amérique Latine, composé de Michel Tomei (voix, guitare, charango, cuatro, tiple, quena, zampoña, Pascal Ottavi, guitare, madoline, basse, François Battesti, percussions et Mathieu Casanova, voix, charango, cuatro et zampoña.

Le premier album d'A PRIMAVERA est en vente !
"On y retrouve 13 titres où se mélangent voix corses, charango et flûtes de pan, où la polyphonie se lie avec les rythmes latino-américains, et où se répondent la langue corse et la langue espagnole.

Le groupe VAGHJIME a participé vocalement sur plusieurs titres, ainsi que le groupe VOCE VENTU qui a répondu à notre invitation sur un titre."


nouv
ALTE VOCE

(article en cours de rédaction)
 




Un début de répertoire des chanteurs corses,
avec les groupes auxquels ils ont participé (en gras leur groupe actuel) :

Ceccè Acquaviva
A Filetta / U Celu / U Fiatu Muntese
Ghjuvan Claudiu Acquaviva
A Filetta
Franck Acquaviva-Nello
L’Alba
Nandu Acquaviva
Voce di u Cumune/A Cumpagnia/Organum
Ghjuan Carlu Adami
Tavagna/I Muvrini/I Chjami Aghjalesi
Jean-Claude Albertini
Tavagna
Antoine Ambroci
U Fiatu Muntese
Cristianu Andreani
Canta/Caramusa/Diana di l'Alba
Ghjuvan-Ghjacumu Andreani
Canta/Caramusa/Diana di l'Alba
Elisabeth Andreani
Isulatine/Anghjula Dea
Antoinette d’Angeli
Isulatine/Anghjula Dea
Ghjuvanni Antonelli
A Filetta
Jean-Marc Bandini
U Fiatu Muntese
Francescu Filippu Barbolosi
Sarocchi/A Cumpagnia/I Chjami Aghjalesi
Laurenzu Barbolosi
A Cumpagnia/Zamballarana
Riccu Barre
Tavagna
Izia Bartoli-Dau
Donni di l’esiliu
R. Bartoli
I Muvrini
François Battesti A Primavera
Mathieu Bègue-Tramoni
Choeur de Sartène
Carminu Belgolere
Cinqui So
Claudiu Bellagamba
Voce di u Cumune/A Cumpagnia/Organum/Tavagna
Alanu Bernardini
I Muvrini
Jean-François Bernardini
I Muvrini
Daniel Berti
A Filetta
Petru Bertoni
A Filetta
Jean-Marc Bertrand
I Chjami Aghjalesi
Dominique Bianconi
Donnisulana
Jean-Louis Blaineau
Choeur de Sartène
Vincent Bonci
I Chjami Aghjalesi
Christophe Bonifay
Giramondu
Federicu Bosseur