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Filetta et sur l'Alba.
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I Voci di a Gravona
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Les femmes et les groupes féminins :
Patrizia Gattaceca et Patrizia Poli - E Duie Patrizie, Les Nouvelles Polyphonies Corses,
Soledonna,
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L'Altagna
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Domistria
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Anghjula
Dea
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di l'Esiliu
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Anghjula
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Santavuglia
Voce Latine
Le rock corse: Le Trio
K,
Ghostone,
Erin et encore, Majda-Π-LAND
7,
Lunatic Age
Ultim'Attu, Toxic
Twins, Blague
à part, Mister Pop, Antone & Les Ogres ...
La musique électronique : Elecktrad de Simon Guerrini
Un début de répertoire
des chanteurs et musiciens corses
Les
Rencontres Polyphoniques de Calvi
ACTUALITE
LES PRINCIPAUX GROUPES, CHANTEURS et MUSICIENS
1996 année charnière : naissance du groupe affiche du groupe
Créé en 1996, L’Abbrivu enregistre en 2000 son premier album "L’ABBRIVU".
Un deuxième disque, " Ind’è stu mondu " suit en 2003, s’inspirant de musiques du monde tout en demeurant polyphonique.
En 2005 sort un double album, "A pena di più" où le groupe reçoit quelques grandes voix de la chanson corse pour 28 titres (14 créations et 14 reprises), soit un peu plus d’1h40, en un temps d'enregistrement limité.
La composition du groupe : Xavier Albertini, Simon Appieto, Loïc Barles, Damien Bianchi, Christophe Jouglet, Stephane Leca, Marinu Leccia, Adrien Luciani, Philippe Poggi.


Alte Voce, groupe culturel qui se veut défenseur de la langue, de l'histoire, qui chante à chaque occasion son attachement viscéral à sa terre de Corse, est animé par Rosanna Cesari seule femme du groupe qui en est la clef de voûte, Fanfan Cesari son frère, Damien Biscambiglia, Joseph Diani, Michel Frati, François Quilichini et Jean Mattei.
A l'actif de ce groupe, Lingua Materna (2001), Polyphonies (2003), (2003), Endemicu, Issa Terra (2005) et enfin Di sale è di zuccheru (2008).


Andemu ! est un ensemble polyphonique corse, composé de deux hommes et deux femmes. Dans le sillage de prestigieux précurseurs (Marcel Pérès et surtout Jean-Etienne Langianni dont les membres du groupe furent élèves), cette formation explore essentiellement le répertoire traditionnel insulaire - classé au Patrimoine immatériel de l'humanité en 2009 - et le corpus de chants franciscains du XVIIème siècle, récemment redécouvert.
Original à plus d'un titre (voix mixtes, timbres typés) l'ensemble s'enrichit des parcours et origines divers de ses chanteurs, parmi lesquels, des Corses, mais également un Espagnol, féru de musique médiévale.
Les quatre chanteurs sont : Julie Foisil (voix de seconde, terza et contraterza), Ángel-David Martín-Blas (voix de seconde et de bassu), Sophie Lasserre (voix de terza et de seconde) et Etienne Orsini (voix de basse et de seconde).
Site : http://andemu.com/index.html
L'ARCUSGI est un groupe vocal et musical qui a débuté avec une guitare et quatre chanteurs, il a évolué durant plus de deux décennies, et s'est structuré tout en composant ses propres textes et musiques, liés à l'amour et à la passion de sa terre et de son peuple.
Le groupe est actuellement composé de 5 musiciens et de 9 chanteurs. Ce nombre a été variable au fil des ans, mais tous les chanteurs ou musiciens qui un jour ou l'autre ont participé à cette fabuleuse aventure, savent qu'ils sont en fait, les artisans d'une revendication identitaire et légitime.
L'ARCUSGI, qui se définit lui même comme étant un groupe "politico-culturel", milite depuis sa création pour la défense de la langue et la culture corse, mais aussi pour manifester sa solidarité avec toutes les minorités opprimées et tous les peuples qui luttent pour leur émancipation et la reconquête de leurs droits nationaux.
(texte reproduit d'après le site du groupe, http://www.arcusgi.com)


Attallà : c’est le nom d’un nouveau groupe composé de Marcu et Ghjuvan-Francescu Valentini et d'Yvan Giovannangeli, rejoints par Antoine Stromboni. Tout premier album Lettera muta. sorti en juin 2011 : un recueil de passion et de créativité porté par de nombreuses voix et musiciens, mais aussi par des auteurs et compositeurs de renom (textes signés d'Alain Di Megliu, Paulu Desanti, Ceccè Lanfranchi...)


Créé en 1998, ce groupe constitué de 8 chanteurs se fonde sur la tradition orale : la polyphonie. Les musiques de ce groupe font aussi une part importante aux compositions originales aux côtés de musiques traditionnelles. L’Attrachju qui signifie « le crépuscule » veut montrer par son engagement pour la culture et la tradition, que demain est un jour nouveau.

"Barbara Furtuna" est le chant de l'exil des insulaires bannis de leur île. C'est le nom qu'ont choisi les membres du groupe, issus de diverses formations (Giramondu, A Filetta, Nouvelles Polyphonies Corses). Les quatre chanteurs qui composent le groupe (Maxime Merlandi, Jean-Philippe Guissani, Jean-Pierre Marchetti et André Dominici) maîtrisent parfaitement les nuances et les harmonies.
Chantant aussi bien polyphonies traditionnelles sacrées et profanes, créations, adaptations et reprises de vieux chants, ils alternent couleurs et sonorités.
Deux CD à leur actif : "Barbara Furtuna" et "Adasgiu".
Un troisième disque en préparation, avec créations contemporaines accompagnées et polyphonies a capella, qui devrait sortir en juin-juillet 2008 en Corse et en septembre sur le Continent.
Barbara Furtuna sur "Ci Simu", décembre 2007-janvier 2008 :

... et sur "Corse Matin", juillet 2008 :


Août 2008 : Le nouveau CD de Barbara Furtuna "In Santa Pace".
Même à une heure seulement du continent, nous restons insulaires et peut être plus que jamais, à travers les voyages, les rencontres humaines et musicales, nous prenons conscience de notre fragilité, mais aussi de notre force. C’est celle-ci qui nous a permis de nous inscrire aujourd’hui dans une culture bien vivante dont nos pères ne soupçonnaient pas la richesse, et nous pouvons à notre tour l’enrichir et la vivre pleinement.
Ce deuxième album de la formation garde une esthétique musicale identique que pour le premier opus mais on y retrouve un répertoire beaucoup plus personnel où les créations ont pris une place plus importante. Les deux répertoires, sacré et profane, restent intimement liés, se nourrissant l’un de l’autre comme ils l’ont certainement fait depuis longtemps. Des chants de facture contemporaine comme le Lux æterna, le O Salutaris Hostia ou bien le Kyrie Eleison viennent se confronter aux traditionnels Suda sangue et Tota pulchra es Maria et parfois même se mêler dans un même chant comme pour le Maria le sette spade, matériau ancien pour un édifice plus contemporain, comme si la tradition refusait de se laisser enfermer dans un espace temps.
De la même façon, l’Oru trouve le même écho tragique que les chants d’amour du XXème siècle comme Veni O bella et Lamentu chì ti cerca qui ont bercé la génération précédente. Seul l’Innamurati tend vers un idéal plus serein.
Le dalmate Plavi putevi mora vient, lui, apporter une harmonie différente pour parfaire le tout.
Le temps, celui perdu passé loin d’Anghjulina et celui que l’on aimerait maîtriser de s’hè discitatu, semble le seul Maître d’Œuvre de ce répertoire où passé, présent et avenir ne font qu’un.
Barbara Furtuna

Un extrait video (Sott'à lu ponte) d'un concert de Barbara Furtuna dans la Chapelle des Pénitents bleus à La Ciotat, le 16 juillet 2008 :
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Et encore une autre au Festival d'Art Vocal de Belin Beliet (33), le 9 juillet 2009 :
Le groupe collabore depuis 2007 avec Christina Pluhar et l'Arpeggiata sur un Via Crucis.
L'article du mensuel "Corsica" consacré à ce disque est reproduit ci-dessous. Il peut également être téléchargé.
« Mélanger musiques classique, sacrée et populaire »
Sa discrétion en Corse ne doit pas tromper : depuis son apparition au début des années 2000, Barbara Furtuna s’est taillé une réputation flatteuse dans le monde de la musique, bien au-delà des frontières de l’île. Le quatuor s’est imposé comme l’un des meilleurs groupes polyphoniques insulaires. Un groupe qui n’a jamais caché son amour du chant sacré, et qui franchit aujourd’hui un cap supplémentaire, en enregistrant un album avec Christina Pluhar, la plus grande vedette mondiale de la musique baroque.
Comment s’est nouée cette collaboration avec l’ensemble l’Arpeggiata, qui a abouti à la création musicale de Via Crucis ?
Il y a quelques années, nous avions assuré la première partie de la chanteuse italienne Lucilla Galeazzi à Paris, et Christina Pluhar, qui assure la direction artistique de l’Arpeggiata, était dans la salle. Notre prestation l’a intéressée, et elle nous a contacté dans la foulée pour nous entretenir d’un projet qu’elle voulait mener à bien, et qui mélangeait musique savante et musique populaire. Elle ne voulait pas des chanteurs de baroque, mais mettre à profit ce qui faisait notre différence, un art du chant issu de la tradition. Le projet nous a tout de suite emballé, vu que nous partageons cette vision d’une proximité des musiques classique, sacrée et populaire. En Corse, peut-être encore plus qu’ailleurs, elles se sont en effet perpétuellement influencées.
De quelle manière avez-vous travaillé ?
Il faut savoir que l’Arpeggiata est un ensemble vocal et instrumental à géométrie variable totalement centré autour de Christina Pluhar. C’est elle qui, au gré de ses projets, fait appel à des musiciens issus de traditions, de milieux et de pays différents pour atteindre cet équilibre et cette osmose qui font l’originalité et la force de sa musique. À partir du répertoire du premier baroque romain, napolitain, français ou espagnol, elle vient mêler d’autres influences, pour un résultat extraordinaire. Cette fois-ci, elle voulait créer une « passion latine », mélange de pièces du répertoire savant du XVIIe siècle et de pièces issues de la tradition corse et italienne. Barbara Furtuna ayant toujours fait des choses autour de ce thème, et le répertoire insulaire proposant un vaste choix, nous avons pu lui proposer des choses durant la création, qui a eu lieu à Zamora, en Espagne, il y a plus de deux ans déjà. Ensuite, les concerts se sont succédé, dans des salles prestigieuses, l’Arpeggiata bénéficiant d’une renommée énorme dans le monde de la musique classique. Nous avons joué à la salle Gaveau, à Paris, au Luxembourg, en Espagne, à Périgueux, à l’Opéra de Bordeaux, à Bâle, bientôt à Zurich, et nous foulerons même les planches du Carnegie Hall à New York en 2012 !
Comment vivez-vous cette nouvelle expérience ?
C’est assez intimidant, on découvre un monde totalement inconnu, celui du classique, de l’Opéra, un monde qui a ses codes, ses traditions, ses stars, mais on nous a très vite mis à l’aise, et le fait que notre collaboration à la création, autant dans le chant que dans l’écriture, ait été accueillie avec enthousiasme, nous a facilité les choses. On s’est sentis acceptés. Pour autant, c’est vrai, l’exercice est complètement différent de ce que l’on avait l’habitude de faire. C’est un répertoire classique, on interprète une seule œuvre qui dure une heure et demie, il n’y a pas d’applaudissements entre les morceaux, la gestuelle, les déplacements sur scène sont millimétrés. Là-bas, tout le monde parle musique écrite, mesures, il nous faut nous adapter à cette rigueur du classique, mais c’est intéressant pour nous, cela nous sort de nos habitudes, nous oblige à évoluer, et la collaboration se passe à merveille.
Quel est votre rôle dans Via Crucis ?
L’Arpeggiata est une structure lourde, quand tout le monde est là, que la formation est au complet, on est 18 sur scène, avec orgue, luth, psalterion, dulcimer, violon, théorbe, contrebasse…, et six chanteurs : nous, la grande soprano Nuria Real et le contre-ténor Philippe Jaroussky, une sommité dans le monde du chant lyrique. Tout cela est une mécanique de précision, dans laquelle nous nous sommes fondus, et nous sommes très fiers de dire que, au milieu de tous ces grands artistes, la musique corse n’est pas anecdotique, mais joue un vrai rôle. Ainsi nous chantons par exemple le morceau d’ouverture et souvent le morceau en rappel qui clôt la représentation, ainsi que quatre autres pièces.
C’est aussi le moyen de toucher un nouveau public ?
Les gens qui viennent voir l’Arpeggiata sont un public de mélomanes avertis, pointus, qui connaissent bien le baroque, et sont souvent très exigeants et exclusifs dans leurs choix musicaux. En nous produisant devant des salles qui ne nous sont pas acquises et nous découvrent, bien sûr, c’est le moyen de toucher un nouveau public. Et on ressent fréquemment chez lui un étonnement devant cette spontanéité qui vient du chant populaire, et qui fait que l’on peut parfois toucher plus en profondeur, parler plus au cœur et à l’âme…
Est-ce que cette formation de l’Arpeggiata viendra un jour donner Via Crucis en Corse ?
Nous aimerions beaucoup venir présenter l’œuvre sur l’île, mais la structure est très importante, et cela paraît très difficile à réaliser. On a amorcé des contacts, notamment avec la ville d’Ajaccio, alors qui sait…
En parallèle avec l’Arpeggiata, que vous allez régulièrement rejoindre pendant encore au moins deux ans, quels sont les projets de Barbara Furtuna ?
Le groupe continue de se produire de son côté, bien sûr, rien que d’ici la fin de l’année, une cinquantaine de concerts sont déjà prévus, au Canada, à Fez, en Autriche, au Portugal ou en Angleterre, et peut-être une tournée aux États-Unis en septembre, même si les choses sont un peu compliquées dès qu’il s’agit de se produire là-bas.
Et la Corse ?
On aura du mal à se produire sur l’île plus de deux ou trois fois, d’abord parce que notre agenda est plein, mais aussi parce que, paradoxalement, il est difficile de jouer en Corse lorsque l’on fait des polyphonies. C’est d’autant plus embêtant que l’on peut vite vous oublier. Si l’on n’y joue pas régulièrement, les Corses imaginent vite que le groupe s’est arrêté… On a acquis une renommée internationale, au-delà de la France, qui garde une vision un peu péjorative, « folklo », du chant traditionnel, alors qu’ailleurs on est plus vus comme un ensemble de chant classique et sacré que comme un groupe de « world music » ou de folklore… Mais en Corse, on souffre encore d’un déficit d’image.
Comment l’expliquez-vous ?
On dit que nul n’est prophète en son pays, et je pense qu’en Corse c’est plus vrai encore qu’ailleurs. Contrairement à ce que l’on croit parfois, sur l’île, le chant monodique, à une voix donc, a toujours été plus populaire que la polyphonie. Et puis c’est un public de proximité, qui ne se déplace pas vraiment pour voir ce genre de spectacle, comme un parisien, par exemple, n’irait pas voir la Tour Eiffel. Ils pensent connaître ça par cœur.
De plus, à une époque, on a rattaché ce style de chant à une forme de vie passée et difficile, ce qui fait que pour les générations antérieures aux nôtres, la polyphonie n’évoque rien de très agréable. Quant aux autres, ils l’ont reléguée au rang des choses du passé, des souvenirs sinistres. Les Corses sont attachés à la polyphonie mais dans une fonction sociale, utilitaire, pas comme une forme de divertissement.
Vous êtes donc condamnés à vous exporter ?
Non, et pas question non plus d’en tenir rigueur au public. C’est à nous de prouver que l’on peut proposer quelque chose de différent, de nouveau, d’original. Lors des concerts, on a souvent des remarques de gens surpris, qui ignoraient même que l’on pouvait aborder la polyphonie à notre manière. Le plus dur, c’est de convaincre les gens de venir jusqu’à nous… Et puis la solution c’est aussi de partir comme nous l’avons fait, et de revenir adoubés par le reste du monde. Pour la Corse, l’extérieur reste un miroir qui lui permet de porter un autre regard sur elle-même et sur les siens.
Sébastien Bonifay
Copyright Corsica
Et un autre article pour "La Corse Votre Hebdo" du 9 avril est reproduit ci-dessous :



Barbara Furtuna en Norvège :

En 1989, quelques amis issus de la micro-région du Nebbiu (Haute Corse), décident de mettre en commun leur passion pour le chant corse et créent l'association culturelle I Campagnoli. Auteurs, compositeurs, interprètes, ils chantent depuis ce jour l'amour d'une terre dans un esprit de rencontre et de partage. Proposant deux spectacles (créations ou polyphonies), ils participent à de nombreuses manisfestations culturelles en Corse et au delà des frontières naturelles de leur île.
Vainqueurs en 1997 du premier tremplin des polyphonies de LAAS (Pyrénées Atlantiques), ils enregistrent leur premier CD en public.
En 1999/2000, leur album de créations «Canti suminati», réalisé en auto-production, remporte un vif succès.
En 2002, leur nouvel album de chants polyphoniques veut apporter une nouvelle pierre à l'édifice culturel corse par ses créations et ses harmonies traditionnelles.
Découvrez avec I Campagnoli les richesses d'une terre où le chant est présent dans tous les actes de la vie.



Le groupe par lequel tout a commencé dans les années 70. Des informations très complètes sur le site de l'ADECEC http://canta.adecec.net/
Les disques :
Eri, oghje, dumane
Libertà
Canti di a terra è di l'omi
A strada di l'avvene
Chjamu a puesia
Festa zitellina
Théâtre de la ville
C'hè dinù
Sintineddi
In Cantu
Memoria
Rinvivisce
30 anni Giru 2003
Bataclan 2005
Sparte





Réédition de "Festa Zitellina"
"Un besoin se faisait sentir pour la pratique de la langue, si des efforts ont été réalisés on a voulu y apporter notre participation en rééditant Festa Zitellina dans un format modernisé, à l'attention des enfants, des écoles et... un beau cadeau pour Noël. "
Un reportage de France 2 sur Canta, avant le concert à la Cigale. Pour le visionner suivre ce lien.



Christian NGO DEGIOVANNI
Originaire de Pruno, en Castagniccia. Chanteur de Paghjelle, il s'imprègne de la polyphonie dès 1978. Passionné, il travaille sa voix sur les trois registres : u bassu , a siconda, et a terza.
Chanteur barryton, il porte les chants dans le groupe en voix de siconda .
Paul LECLERC ARMELINI
Originaire de Corse par sa mère, Chanteur Comédien dans la compagnie "les Cabotins", sa tessiture grave lui permet d'apporter au groupe une voix de basse contre.
Jean Francois PALMIERI
Originaire du Cap Corse, il intègre de 1990 à 2005 le pupitre des ténors dans OPUS 13 à MARSEILLE
janvier 2005,il rejoint le groupe de chants CORSE A Vuciata
début 2007 il réintègre le chœur des ténors DOPUS 13
Fin 2010 il rejoint le groupe Polyphonique CANTU NUSTRALE et ornemente les chants en voie de terza
Jean Mathieu COLOMBANI
Originaire de Balagne, chanteur de paghjelle et de chants sacrés il rejoint le groupe CANTU NUSTRALE en voix de basse profonde.
CARAMUSA a fêté ses vingt ans en 2003 !… Et plus que jamais, le groupe reste fidèle à ses engagements et à ses convictions initiales : contribuer à ménager des sentiers de redécouverte dans l’univers sonore patrimonial profane et sacré ; œuvrer à mieux faire connaître et partager largement, sur l’île comme à l’extérieur, la poésie de la langue Corse ainsi que les trésors retrouvés du chant et de la musique insulaire.
Tous ces moments de partage de la mémoire collective ancestrale, par le concert ou le disque, sont vécus sous une double définition : authenticité et fidélité, nécessaire pour présenter en toute sincérité des expressions issues de la société agropastorale traditionnelle, bien loin des modèles ou références culturelles imposées par les modes de vie d’aujourd’hui. Attaché à défendre ces expressions musicales et chantées populaires, CARAMUSA privilégie dans ses arrangements et interprétations la spontanéité, l’émotion, le respect des sentiments et des valeurs ancestrales. En 2003, avec l’album à paraître : « 4. Canzoni, Musichi è Serenati Tradiziunali di l’Isula di Corsica ».« 4. Chansons, musiques et sérénades traditionnelles de l’île de Corse », Christian et Jean-Jacques ANDREANI, Jean-Bernard POLI, Louis TOMEI, Angèle POTENTINI et Antoine LEONELLI, proposent une évocation sensible, un beau voyage musical sur l’île parfumée qui conduit à la rencontre d’un monde parfois surprenant, où les instruments sont faits de bois et de corne, où les polyphonies ont la plus lointaine origine et dans lequel la fête est bien présente…

Stéphane Casalta débute en tant que chanteur et guitariste du groupe A Filetta pendant toute son adolescence avant de fonder en 1993 le groupe Giramondu avec d'anciens camarades d'A Filetta. Le groupe sort en 1995 l'album "Un' ideale" puis en 2000 l'album" Mediterraniu".
Chanteur, multi instrumentiste, il écrit et compose les titres des deux premiers albums du groupe. Après son départ de Giramondu, il entame une carrière solo et sort un premier album en 2001, "Una Preghera", réalisé avec Marco lamioni (Firenze / Italia). Des artistes de différentes régions du bassin méditerranéen participent à l’album ainsi que Jean-Paul Poletti et le chœur d’hommes de Sartène. Patrizia Gattaceca (Nouvelles Polyphonies Corses / Soledonna) participera aussi à cet album, qui mêle instruments traditionnels et atmosphères plus électroniques.

2005 : Rencontre avec Jean-Bernard Rongiconi (ancien arrangeur et guitariste d’I Muvrini) et réalisation de l’album "Terra è celu" (avec la participation de Roger Biwandu, Josefina, Patrizia Gattaceca..) Ce projet sera joué notamment en Allemagne, France, Italie…
Avec ce nouvel album solo réalisé au studio L'Angelina, Stéphane Casalta replace sa musique au milieu de ses vraies influences méditerranéennes.
Il présente ici un son world music moderne et acoustique, mêlant toutes les richesses rythmiques et mélodies envoûtantes des vents du Sud à de subtils éléments de la tradition polyphonique ancestrale de son île.

Images de Corse entre terre et ciel, cet album dessine les espoirs et les rêves d’un poète, citoyen du monde qui chante la légende de son pays en y ajoutant son univers personnel.
2007 : Rencontre avec Franca Masu, chanteuse d'Alghero en Sardaigne avec qui Stéphane a créé le duo GEMINAS qui réunit leurs deux univers et leurs chansons dans un même spectacle.
Projets
Stéphane compose de nouvelles chansons qui probableront figureront sur son prochain album. Il compose aussi pour le duo GEMINAS avec Franca Masu en vue de l'enregistrement d'un album.
Il s'investit aussi à Bastia dans un groupe de "polyphonies" (terme un peu réducteur) appelé TERRANOVA qui réunit des chanteurs de Haute Corse et surtout Rusiu et Sermanu.
Stéphane recherche continuellement de nouvelles collaborations, rencontres qui puissent enrichir son travail et lui ouvrir de nouvelles perspectives.
Mais c'est avant tout dans la recherche mélodique qu'il a le sentiment de s'exprimer le mieux. Poésie-mélodie sont l'essentiel de son travail.

Site : http://www.myspace.com/stephanecasalta
Une interview sur le site "Mediterranea on line" :
http://www.mediterraneaonline.eu/it/06/view.asp?id=83
Le texte original, puis la traduction française :
Stéphane Casalta, cantautore corsicano
di Gianmarco Murru
Bastia (Corsica)
Se si va a girovagare su Myspace si fanno un sacco di incontri. Questa volta mi sono fidato degli amici che avevo già nel “miospazio”(mi piace più il nome italiano). Sono andato a scoprire quali erano gli amici musicisti di Franca Masu e ho scoperto Stephane Casalta. Musicista corso, isolano, mediterraneo. Perfetto per il numero di giugno “le isole del mediterraneo”. Ho sentito i pezzi che ha messo a disposizione nel suo “spazio” e subito dopo gli ho mandato un messaggio chiedendogli se voleva fare un'intervista con mediterranea ed ha risposto che si poteva fare. Ci scambiamo gli indrizzi skype e cominciamo la chiaccherata dalla Sardegna alla Corsica.
Ciao Stephane, io ho trovato il tuo indirizzo su myspace. Che cosa ne pensi di questo mezzo?
Io uso molto questo sistema per farmi conoscere ma anche per conoscere altre realtà, come quella di Franca Masu ad Alghero. Ho conosciuto lei attraverso myspace e siamo diventati amici, anche nella realtà. Sono stato ad Alghero a conoscerla di persona, e andrò un'altra volta domani a sentirla in concerto.
Parliamo del tuo lavoro. Sei un musicista a tempo pieno? Riesci a vivere dal tuo lavoro di artista?
Io ho due lavori: sono dentista (risata...) e musicista. Ma il lavoro di musicista sta diventando predominante, comunque fortunatamente posso fare la scelta di fare il musicista. In realtà ho iniziato a fare musica da molto piccolo. Avevo 11 anni quando ho cominciato a suonare con il gruppo A filetta incidendo con loro due album. Poi ho creato nel 1995 il mio gruppo, i Giramundu. Il nome stesso del gruppo voleva significare l'apertura verso le altre culture, poi il gruppo si è sciolto e ho cominciato la mia carriera da solista. A settembre uscirà il mio terzo album prodotto, scritto e musicato da solo, sarà distribuito in Francia da un'etichetta francese.
In lingua corsa? Non è un ostacolo cantare usando la tua lingua che non è comprensibile da molti? Hai fatto la scelta coraggiosa, come quella di Franca Masu in Sardegna, di voler usare una lingua sconosciuta ai più.
Non mi sono mai posto la questione della lingua. Mi è sempre venuto naturale cantare in corso, nella musica ci metto la mia anima, il mio universo vitale. La questione della lingua non è stata una scelta deliberata, ma appunto è stato un bisogno naturale. Non c'è un discorso militante in questa mia preferenza, io canto come mi piace poi se indirettamente diventa una difesa della lingua corsa o della tradizione corsa, non era nelle mie decisioni principali. La posizione militante non ha nulla a che vedere con la poesia delle mie canzoni, non c'è nulla di politico ma molto di umano.
Quanti anni hai, e qual'è la tua idea di futuro adesso?
Io ho 37 anni e il mio progetto è quello di mostrare, attraverso il mio lavoro, che esiste la musica della mia zona e che questa musica non è solo regionale ma universale. Penso che esista una somiglianza fra tutti i Paesi del Mediterraneo, non siamo noi corsi ad essere isolati, neanche i sardi o i siciliani. Siamo quasi un popolo, un popolo mediterraneo, vorrei abbattere le frontiere tra di noi e andare a conscere i miei vicini per vedere in realtà come siamo noi, per conoscere qualcosa di più di noi stessi. La mia musica riprende l'eredità di una tradizione antichissima, la tradizione della musica vocale.
Come promuovi i tuoi dischi, a parte myspace che funziona benissimo. Fai concerti anche fuori della Corsica?
Si certo, in Italia, Francia, Germania. Poi voglio rafforzare i miei rapporti con la Sardegna, forse riesco a fare qualcosa anche con Franca Masu.
Ci sono degli artisti che ti somigliano?
Non credo ci sia uno in particolare, ci sono molti artisti nel Mediterraneo che potrebbero fare cose simili alle mie. Ci sono molti artisti che invece mi piacciono, se vai sul mio myspace trovi molti miei amici artisti. Ci sono due artisti corsi che stimo molto: Jean-Paul Poletti e Petru Guelfucci. Questi musicisti sono stati importantissimi per la Corsica, per aver contribuito a recuperare la tradizione dei canti polifonici corsi.
Mi puoi spiegare meglio questa tradizione musicale? Sai che in Sardegna esiste una tradizione millenaria di canto polifonico o canto a tenore.
Si abbiamo una tradizione molto simile. Solitamente questo genere musicale è cantato da tre voci: una si chiama la seconda, la terza (la voce più alta) e il basso (la voce bassa).
Nella vostra tradizione si usano anche strumenti musicali durante l'esibizione dei canti polifonici?
Anticamente c'era solo la tradizione del canto vocale, poi a partire dagli ani settanta si sono aggiunti gli strumenti ad accompagnare le voci. La tradizione è stata usata come base e poi noi abbiamo sperimentato sopra con tutti gli strumenti del mondo. L'evoluzione è stata molto rapida, a volte anche verso il Pop. Adesso ci sono due grandi generi musicali in Corsica: il genere polifonico vocale e un genere che invece fa mescola strumenti moderni e tradizione, e quest'ultima è la mia posizione. C'è però un po' di confusione nella scena musicale corsicana, quando alcuni artisti confondono il recupero di una tradizione vocale antichissima con il folklore, questo mi fa un po' pena. Il lavoro che faccio io non è la parodia di un genere musicale, ma corrisponde ad un lavoro di ricerca e di studio per recuperare una tradizione altrimenti perduta. Questo lavoro poi viene mescolato con ritmi e strumenti moderni, ma senza perdere quello che era lo spirito delle antiche canzoni.
Adesso ho più chiara la situazione musicale della Corsica. Non si sentono molte notizie sulla tua isola e quindi realmente è difficile descrivere la vostra cultura avendo pochissimi contatti, anche se siamo vicinissimi. L'unico esempio di comunicazione culturale che conosco è un programma radiofonico che si chiama mediterradio, che un giorno alla settimana sceglie un tema che viene discusso da sardi e corsi durante il programma.
Si si, conosco bene e sono contento di questa iniziativa. Ma è internet che ci permette veramente di superare i confini geografici, non solo con la scrittura o con la parola. Attraverso internet si stabiliscono contatti che poi diventano reali incontri, vedi quello con Franca Masu.
Diciamo che internet ha permesso anche di essere conosciuto e apprezzato da più persone. E comunque non hai mai abbandonato la tua passione per la musica, hai insistito anche avendo la possibilità di occuparti di un altro lavoro.
Io credo che ci sia un tempo per tutto, anche per quanto riguarda il successo nella musica. Se non è arrivato prima vuol dire che questo era il periodo perfetto per poter fare la musica che mi piace di più. Ma in ogni caso, io sempre pensato a fare la mia musica senza pensare se a qualcuno sarebbe piaciuta, è solo la passione che fa andare avanti nel lavoro artistico.
Quanti dischi possiamo contare nella tua carriera?
Cinque dischi li ho fatti con diversi gruppi, e tre dischi da solista.
Prossime uscite?
A settembre esce il prossimo disco che promuoverò con concerti in Francia e in altri Paesi, ma suonerò in un solo concerto quest'estate in Corsica a Ille Rousse il 4 di agosto. Verrà distribuito da un'etichetta francese, ma già esiste una distribuzione nella catena Fnac in Francia.
Come sta andando il disco?
Bene bene, non sono milioni di dischi venduti ma va molto bene.
Traduction en français :
Stéphane Casalta, auteur-compositeur corse
par Gianmarco Murru
Bastia (Corse)
Si vous allez vous balader sur Myspace, vous y ferez un tas de rencontres. cette fois j'ai écouté les amis que j'avais déjà sur "myspace" et suis allé chercher qui étaient les amis musiciens de Franca Masu et j'ai découvert Stéphane Casalta. Musicien corse, insulaire, méditerranéen. Parfait pour le numéro de juin “le isole del mediterraneo”. j'ai écouté les morceaux qu'il a mis en ligne sur son myspace et immédiatement je lui ai envoyé un message lui demandant s'il voulait bien faire une interview avec Mediterranea. Il a répondu "D'accord", et après un échange d'adresses nous avons commencé à échanger entre Sardaigne et Corse.
Bonjour Stéphane, j'ai trouvé ton adresse sur myspace. Que penses-tu de ce mode de communication ?
J'utilise beaucoup ce système pour me faire connaître mais aussi pour connaître d'autres réalités, comme celle de Franca Masu à Alghero. J'ai fait sa connaissance par myspace et nous sommes devenus amis, également dans la réalité. Je suis allé à Alghero pour faire sa connaissance, et j'irai une autre fois demain pour l'écouter en concert.
Parlons de ton travail. Es-tu un musicien à plein temps ? Tu réussis à vivre de ton travail d'artiste?
J'ai deux emplois : je suis dentiste (rires...) et musicien. Mais le travail de musicien devient prépondérant, heureuselent je peux choisir d'être ariste. En réalité j'ai commencé à faire d ela musique depuis tout petit. J'avais 11 ans quand j'ai commencé à jouer avec le groupe A Filetta, et j'ai participé à deux de leurs albums. Puis j'ai créé en 1995mon propre groupe, Giramundu. Le nom même du groupe signifiait l'ouverture vers les autres cultures, puis le groupe s'est dissous et j'ai commencé une carrière solo. En septembre sortira mon troisième album que j'ai moi-même produit, écrit et composé, il sera distribué en France par un éditeur français.
En langue corse? Ce n'est pas un obstacle de chanter dans ta langue qui n'est pas comprise par un large public ? C'est un choix courageux, comme celui de Franca Masu en Sardaigne, de vouloir utiliser une langue non comprise du plus grand nombre.
Je ne me suis jamais posé la question de la langue. Cela m'est venu naturellement de chanter en corse, dans la musique je mets mon âme, mon univers vital. Cela n'a pas été un choix délibéré, mais un besoin naturel. Ma préférence n'a rien à voir avec un un discours militant ; je chante comme il me plaît, et si après c'est devenu indirectement une défence d ela langue corse ou d ela tradition, ce n'était pas mon intention initiale. Le militantisme n'a rien à voir avec la poésie de mes cha,sons, il n'y a rien d epolitique mais beaucoup d'humain.
Quel âge as-tu, et comment vois-tu l'avenir ?
J'ai 37 ans et mon projet est de montrer, à travers mon travail, que la musique de ma zone géographique existe et que cette musique n'est pas seulement régionale mais universelle. je pense qu'il existe des similitudes entre tous les pays méditerranéens, nous corses ne sommes pas isolés, ni les sardes, ni les siciliens. Nous sommes quasiment un peuple, un peuple méditerranéen, je voudrais abattre les frontières entre nous et aller à la recontre de mes voisins pour voir en réalité comment nous sommes nous, pour connaître quelque chose de plus que nous-mêmes. Ma musique reprend l'héritage d'une tradition très ancienne, la tradition de la musique vocale.
Comment se fait la promotion de tes disques, à part myspace qui fonctionne très bien ? Tu fais aussi des concerts hors de Corse ?
Bien sûr, en Italie, en France, en Allemagne. Et je voudrais renforcer mes liens avec la Sardaigne, peut-être réussirai-je à faire quelque chose avec Franca Masu.
Y a t-il des artistes qui te ressemblent ?
Je ne crois pas qu'il y en ait un en particulier, il y a beaucoup d'artistes en Méditerranée qui pourraient faire des choses semblables aux miennes. En revanche il y a beaucoup d'artistes qui me plaisent Si tu vas sur mon myspace, tu trouveras beaucoup de mes amis artistes. Il y a deux artistes corses que j'estime beaucoup : Jean-Paul Poletti et Petru Guelfucci. Ces musiciens ont été très importants pour la Corse, car ils ont contribué à récupérer la tradition des chants polyphoniques corses.
Peux-tu m'expliquer plus en détail cette tradition musicale ? Sais-tu qu'en Sardaigne, il esxste une tradition millenaire de chant polyphonique dit "canto a tenore" ?
Oui, nous avons des traditions très proches. D'habitude ce genre musical est chanté à trois voix: a seconda, a terza (la voix la plus haute) et u bassu (la voix basse).
Dans votre tradition, est-ce qu'on utilise aussi des instruments avec les chants polyphoniques ?
A l'origine il y avait seulement la tradition du chant vocal, puis à partir des années soixante se sont ajoutés des instruments pour accompagner les voix. La tradition a été utilisée comme base et puis nous avons expérimenté par -dessus tous les instruments possibles. L'évolution a été très rapide, parfois aussi vers la pop. A présent il y a deux grands styles musicaux en Corse : la polyphonie vocale, et un style qui au contraire fait se mélanger instruments modernes et tradition, et c'est se dernier style que je pratique. Il y a cependant un peu de confusion sur la scène musicale corse, quand certains artistes confondent la récupération d'une tradition musicale très ancienne avec le folklore, cela me peine un peu. Ce que je fais n'est pas la parodie d'un genre musical, mais correspond à un travail de recherche et d'étude pour récupérer une tradition qui autrement serait perdue. Ce travail est ensuite mêlé avec des rythmes et des instruments modernes, mais sans perdre ce qui était l'esprit des vieilles chansons.
Maintenant j'ai une idée un peu plus claire de la situation musicale de la Corse. On n'entend pas beaucoup d'informations sur ton île e il est donc réellement difficile de décrire votre culture en ayant si peu de contacts, malgré notre proximité. Le seul exemple de communication culturelle que je connaise est un programme radiophonique qui s'appelle Mediterradio, qui un jour par semaine choisit un thème qui est discuté entre sardes et corses pendant l'émission.
Oui, oui, je la connais bien et je me réjouis de cette initiative. Mais c'est internet qui nous permet vraiment de dépasser les limites géographiques, et pas seulement par l'écriture ou la parole. A travers internet se stabilisent des contacts qui ensuite deviennent de vraies rencontres, comme par exemple celle avec Franca Masu.
Disons qu'internet a permis aussi d'être connu et apprécié par davantage de gens. Et comme tu n'as jamais abandonné ta passion pour la musique, tu as insisté aussi en ayant la possibilité d'avoir un autre emploi.
Je crois qu'il y a un temps pour tout, également en ce qui concerne le succès en musique. Si ce n'est pas arrivé avant, cela veut dire que c'était la période parfaite pour pouvoir faire la musique que j'aime le plus. Mais en tous les cas, j'ai toujours pensé à faire ma musique sans penser si elle plairait à quelqu'un, c'est seulement la passion qui fait aller d el'avant dans le travail artistique.
Combien de disques pouvons nous compter dans ta carrière ?
Cinq disques faits avec divers groupes, et trois en tant que soliste.
Prochaines sorties?
En septembre sort mon prochain disque dont j'assurerai la promotion avec des concerts en France et dans d'autres pays, mais je ferai un seul concert cet été en Corse à l'ïle-Rousse le 4 août. Le disque sera distribué par un éditeur français, mais il existe déjà une distribution par les Fnac en France.
Comment marche le disque?
Bien bien, il n'y en a pas des millions de vendus mais ça marche très bien.
Discographie:
A FILETTA : A' u visu di tanti 1989
GIRAMONDU : Un 'ideale 1995
Mediterraniu (WARNER) 1999
En tant qu'artiste solo :
2001 : Una preghera: (distribution Nocturne)
2003: Sumenta d'ideale (distribution SCP)
2005 : Terra è celu
2011 : Fantasia
Gianmarco Murru [ 21/03/2008 ]


Le nouvel album de Stéphane, "Fantasia" :


27 octobre 2011

Sur cette vidéo, Stéphane se remémore ses débuts avec A Filetta :
• http://www.mediterraneaonline.eu/pub/166/show.jsp?id=75&iso=1&is=166
• http://www.erlebtemusik.de/
• http://www.popmatters.com/pm/music/reviews/15678/casaltastephane-unapreghera/
Le site de Stéphane : www.stephanecasalta.com/
Ce groupe originaire de Felicetu est mené par Dédé Nobili, un ancien d'A Filetta et de I Chjami Aghjalesi.
Groupe "historique" (il a fêté ses 30 ans en 2008), I Chjami Aghjalesi est actuellement composé des quatre frères Pesce (Mai, Tieri, Toni et Francescu, de François-Xavier Prosperi et Filippu Rocchi, accompagnés par Patrick Croce, Paul-Félix Nasica, Richard Romani, Francescu Filippu Barbolosi, Jean-Marc Bertrand et Vincent Bonci.
Les racines
Le groupe I Chjami Aghjalesi est né en 1976 de la volonté passionnée de jeunes Corses qui entendaient participer à leur manière au formidable renouveau culturel qu’a connu la Corse depuis la fin des années 60.
Il s’agissait dans un premier temps de retrouver les réflexes ancestraux du chant Corse, réflexes techniques, esthétiques, réflexes sociaux aussi.
C’est ainsi que ce groupe d’amis entreprit un tour de Corse des lieux où le chant corse avait encore le droit de cité, en fait tous les espaces traditionnels de convivialité: foires rurales, cérémonies religieuses, villages où retentissaient encore spontanément la polyphonie profane et sacrée du peuple corse.
Très tôt le groupe initial composé de quelques lycéens, devait prendre conscience de la nécessité de réintégrer le chant sur la totalité de l’espace insulaire. Dans ce but, et suivant en cela l’exemple de Canta u Populu Corsu, devait naître une véritable structure de travail qui s’orientait de plus en plus vers la création et intégrait de nouvelles recrues, de nouvelles compétences.
Leur premier disque "Nant'à u solcu di a Storia" (Dans le sillon de l'Histoire) témoigne de cette véritable volonté des jeunes chanteurs originaires de la région bastiaise de perpétuer la mémoire et les traditions insulaires tout en participant au mouvement de renaissance culturelle engagée depuis le début des années 1970.
Le groupe se structure au fil du temps et s'impose dès le milieu des années 1980 comme une véritable référence de la musique corse avec les sorties remarquées d'albums à fort engagement politique. Il faut dire que certains titres comme Populu Vivu ou Catena deviennent de véritables hymnes de la chanson identitaire corse. Les sorties remarquées d'albums à fort engagement politique comme "Cuntrasti et riccucate" ou encore "Populu vivu" entrent dans cette optique. Néanmoins, le groupe s’intéresse également à d’autres thèmes universels.
30 ans après les débuts, trois éléments caractérisent toujours le groupe comme à ses débuts:
Tout d’abord, sa cohésion est basée sur le ciment de l’amitié; c’est celui qui lui confère cette longévité rarement égalée dans le monde de la musique corse.
Ensuite la tradition vocale corse était et reste la base obligée de l’apprentissage des membres du groupe, le support et la couleur de ses créations, quelles que soient les diverses influences musicales et rythmiques intégrées à l’écoute du monde.
Enfin, le groupe se veut complètement perméable aux évolutions et aux contradictions de la société corse, il s’inscrit par là toujours dans le vaste mouvement de réappropriation par les Corses des espaces et des moyens nécessaires pour générer eux-mêmes leur identité et leur avenir collectif.
C’est sur ce triptyque que s’est élaborée une démarche originale alliant tradition et modernité, défense et promotion d’une culture spécifique dans laquelle les Corses devaient se reconnaître, donnant par leur soutien un formidable élan à un groupe qui aujourd’hui peut se targuer de compter sur un public très large allant des plus jeunes jusqu’aux détenteurs de la tradition.
I Chjami Aghjalesi est un groupe qui allie la musique traditionnelle corse, les paghjelle et demeure aujourd’hui un véritable pilier de la chanson corse.
Discographie
Nant'à u solcu di a storia (1978)
Esse (1981)
L'altu pratu di a Memoria (1983)
U mio cantu (1986)
Guerrieri di l'Eternu (1986)
Cuntrasti è ricuccate (1990)
Cantu sacru (1991)
Populu vivu (1993)
Credo (1998)
I Vinti cinque Baroni (2001)
Canti per u presepiu (2001)
L'Aghjalesi (2006)
(Textes copyright Corsofonia) - Corsofonia.com
"Bolivia" - Concert du 15 février 2007 (30° anniversaire)
Teatru di Bastia
Le site : http://www.chjami-aghjalesi.com

Cinqui sò (les cinq sens), créé en 1990 à Ajaccio, est composé à l'origine de de six chanteurs : Carmin Belgodere, Jean Pierre Godinat, Frédéric Poggi, Eric Ressouche, Xavier Tavera et Frédéric Sini, qui ont pratiqué durant plusieurs années les divers modes de la culture musicale corse. Tous partagent la même ambition de marier la modernité aux différentes formes de chant que l’on peut rencontrer en Corse et dans d’autres régions du bassin méditerranéen.
Après de nombreux voyages et de nombreux échanges avec d’autres peuples de Méditerranée (Espagne, Sardaigne, Albanie, Sicile, Algérie, Grèce) Cinqui sò a donné une dimension méditerranéenne à son répertoire.
Cascades de voix syncopées, mélodies où l'on entend de lointains échos des musiques camerounaises, algériennes, grecques, séfarades. Au fil des rencontres avec le pianiste congolais Ray Lema, la Sarde Elena Ledda, l'Espagnol Pedro Aledo, ou encore Le Mystère des voix bulgares, il a pris goût aux métissages." (Télérama 2002, Eliane Azoulay).
Sélectionné pour participer au Printemps de Bourges en 1991, nommé par la SACEM "Jeune affiche" en 1995, il fut le premier groupe corse à se produire dans des pays tels que le Japon, les États-Unis, l’ex-Allemagne de l’Est, la Macédoine, le Danemark et la Pologne.
Cinqui sò a aussi chanté en Suisse, en Espagne, en Italie et au Portugal.
Six albums à ce jour :
Pulifunii corsi (1992), Com'acqua linda (1994), Tarraniu (1996), Essenza (2002), Circà Vita (2005), Crucivia Canzoni (2008), Crucivia Pulifunia (2009).




Pulifunii corsi (Polyphonies corses)
Premier album du groupe, consacré aux chants polyphoniques corses. Il s’agit d’affirmer qu’au point de départ de leur travail, il y a une tradition à faire connaître et reconnaître en la délivrant des clichés de pacotille. À partir de là, l’œuvre peut se construire pas à pas, en retrouvant ce qui était presque perdu et en créant sans crainte de perdre pied.
Com’acqua linda (comme l’eau claire)
En 1994, dans le fil de sa propre sensibilité, Cinqui sò marque avec son deuxième album Com’acqua linda, sa volonté de maintenir ouverte sa création sur la base de la culture patrimoniale de la Corse.
Tarraniu (Méditerranée)
C’est de cette Méditerranée où la Corse rêve, vit, souffre, s’exalte, que s’élève comme une colonne bruissante de sons la voix de Cinqui sò qui, en cette année 1996, sort son troisième album : Tarraniu. L’identité, tant qu’elle distingue et rapproche, est une source vivante, féconde, lumineuse. À sa fraîcheur on reconnaît la tradition, à son abondance on découvre la générosité, à sa résonance on discerne l’humanité.
Essenza
Chercher l’essence du monde en soi et autour de soi, est une quête jamais achevée. Depuis toujours l’humanité a trouvé dans le chant, expression de l’invisible à travers le visible, un mode d’éterniser l’éphémère, s’inscrivant ainsi à la jonction du temps et de l’espace.
Circà vita Le cherche-vie
C’est la destinée de l’homme sur cette terre qui pourvoit à son existence grâce aux quatre éléments fondamentaux : la terre, l’eau, l’air, le feu.
Ils sont à notre libre disposition, à la condition expresse de toujours les préserver. Car chacun de nous appartient à la grande famille humaine. C’est ainsi que le ‘cherche-vie’ est une démarche à la fois singulière et collective. L’homme, né de l’obscurité, désire ardemment atteindre la lumière, et c’est ainsi qu’il se réalise en tant qu’homme.
Crucivìa pulifunìa Une polyphonie au gré des vents
Ce disque est le premier opus d'une trilogie appelée Crucivìa. Ce premier volume est imprégné d'une polyphonie antique et moderne, à la fois dans le droit fil de la tradition et ouverte à l'autre. Le disque s’ouvre avec Maltrattata, titre évoquant les outrages aujourd’hui infligés à la femme, dans une harmonie qui caractérise le groupe. Se lève au fil des chants ce désir absolu d'Essence, qu’illustre le Dio vi Salvi Regina donné dans sa version intégrale.
Crucivìa Canzoni est le deuxième album de la trilogie Crucivìa commencée avec Crucivìa pulifunia.
La Corse tient sa culture d’une succession de siècles de traditions différentes qui se sont mélangées et incorporées, pour former une civilisation propre. La Méditerranée qui nous berce de la naissance à la mort est le creuset de toutes les cultures de l’origine de l’homme.
Notre terre, notre mode de pensée, nos chants portent l’empreinte de l’Afrique, de l’Orient. Terre franciscaine, chant byzantin, prosodie orientale, chaque acte de la vie se fait chanson
Précisions sur le site du groupe :
http://www.cinquiso.com/php/discographie/discographie.php
La composition du groupe a évolué au fil des années : Frédéric Poggi, Xavier Tavera et Frédéric Sini sont remplacés sur Tarraniu par Andria Delogu.
La nouvelle formation pour la tournée d'été 2008 est composée de Jean-Pierre Godinat, Laurent Bruschini, Yvan Giovannangeli, Noël Rigaud, Marcu Valentini, Claude Giorgetti et Fabrice Antonelli.
Tout écrit sur le chant corse doit faire référence - et révérence – au grand Monsieur de la chanson corse, Antoine CIOSI, sans qui certainement rien n’aurait été possible. Pour les jeunes n’ayant connu que les groupes du riacquistu, il serait tentant d’ignorer Antoine Ciosi, dont le style est à mi-chemin entre la chanson « à la Tino Rossi » et le chant corse plus engagé. En fait, Antoine Ciosi fut un précurseur. Ce fut l’un des premiers à introduire dans son répertoire des thèmes politiques tout en reprenant des styles jugés à l’époque passés de mode. Ce grand artiste originaire de Sorbu Ocognanu en Castagniccia, à la magnifique voix grave au registre étendu, fête les 50 ans d’une riche carrière qui lui fera rencontrer Aznavour et Brel, mais il resta toujours fidèle à son Île. Assumer la tradition et la transmettre en créant est depuis ses débuts sa ligne constante.

Je connaissais depuis longtemps certains de ses disques, mais je l'ai redécouvert à Calvi en 2004. Ce fut un grand moment. Antoine Ciosi a une énorme présence scénique. Sa voix est toujours magnifique, allant du grave à l'aigu sans difficulté.
La rencontre avec A Filetta fut d'une intensité rare, tant l'immense admiration pour « celui qui fit découvrir d’immenses poètes de langue corse aux jeunes chanteurs » était palpable.
A ceux qui ne le connaîtraient pas encore, je conseille d'écouter "A l'altru mondu" sur Sì di mè.
J'eus l'occasion de le rencontrer et d'échanger quelques mots avec lui le 8 avril 2006 à Issy-les-Moulineaux lors d'une séance de dédicaces de son livre "Le chemin des sources profondes". Un grand moment.

© Corse matin du 16/05/2008


Paru en 2008, « A Voce Piena » reprend des chants peu connus, dont quelques joyaux tels l'émouvante Ballata di Mattea, U Rusignolu hè mortu ou des chansons plus légères comme Tucchi tucchi, tucchi tucca ou Cuntrastu d'amore et le satirique Manetta.
Antoine Ciosi est entouré de Francine Massiani, Laurent et François-Philippe Barbolosi, Claude Bellagamba, Jérôme Casalonga, Jacques Nobili ainsi que Battista Acquaviva sur un titre.
Un très beau disque, avec une magnifique orchestration. Antoine Ciosi n'a peut-être jamais si bien chanté, en tout cas de façon aussi émouvante.



sur le site de Casa Editions dès aujourd'hui,
chez tous les libraires et disquaires de Corse le17 novembre
sur le reste de la France le 24 novembre
in lingua corsa


Par Marie-Jean Vinciguerra
Ces ricordi d’una zitellina in Casinca recèlent l’évocation de la mère, superbement écrite in lingua nustrale et 4 CD où, de sa voix, chaude et grave, Antoine Ciosi dit et chante le texte, accompagné d’une autre voix magique, celle de la guitare de son fils, Ghjilormu. Certes, ce diable d’homme, conteur-né, n’a jamais cessé, en préambule de ses récitals et de ses albums, de décrire sa parabole d’artiste, cette belle aventure d’un petit berger-paysan corse, devenu, par la grâce de sa voix et de son courage, une étoile de la chanson (Notes et chansons (1978), Chants d’une terre (2002). Il nous a offert en sourcier inspiré des nappes profondes de notre culture insulaire, ces chefs-d’œuvre de sensibilité que sont Une odeur de figuier sauvage (1999) et Le chemin des sources profondes (2005).
Mais la boucle n’était pas bouclée. Après la réappropriation obstinée de notre patrimoine de chants corses, Antoine Ciosi, enfant prodigue, voué à l’inlassable reconquête d’une identité menacée de disparaître, se devait d’accomplir son ultime devoir de mémoire : dire, écrire ses souvenirs en corse, la langue de ses parents. Il ne s’agissait plus cette fois denotespour éclairer un itinéraire ni de performances réussies en français, il s’agissait de se présenter à Dieu comme Rousseau avec ses Confessions, avec l’offrande d’un livre de vérité, œuvre pie, dédiée à la mère et dans sa langue.
Avec des mots simples et chantants, des images où l’éphémère se change en éternel, u zitellu di a Casinca a réussi son pari : ressusciter les sensations de l’enfance, en exprimer les émotions, les donner en partage à tout un peuple. Dans la tradition des thrènes antiques et du génie poétique du peuple corse, son récit est chant de mort et de deuil. Mais sa nostalgie d’un paradis perdu ne s’enveloppe pas d’un suaire de mélancolie. Le maldestinu chi tronca l’ale peut briser les vies, il ne casse pas l’espérance.
Certes, Antoine écrit et dit à la première personne. Mais, rejetant toute complaisance à soi, il métamorphose un récit autobiographique en une lumineuse épopée domestique. Una Mamma aurait pu ressortir du « roman d’apprentissage d’un enfant pauvre ». Mais l’œuvre se lit et s’écoute autrement : l’évocation de son histoire personnelle n’est en définitive pour Antoine-Louis qu’une façon de mieux dire toute la reconnaissance qu’il doit à sa mère. Car c’est bien la mère qui est la figure centrale de ce « tombeau » poétique. Mamma Ghjuvanna, puntellu di tutta una famiglia, n’efface pas le père. Chaque membre de la famille s’éclaire à sa lumière.
Le succès du petit Antone est la revanche de toute une famille marquée par les épreuves di tempimastini è affanosi, une famille dont le destin est à l’image de la Corse. Mamma Ghjuvanna et Cursichella finissent par se confondre dans une même icône sacrée. Au nom de la mère, Antoine, de sa voix pugnace, dit cette autre mère, la Corse abandonnée, ses révoltes, ses luttes contre les oppressions, la reconquête de son identité, ses espoirs.
Davantage que de confessions (l’auteur n’a rien à cacher), ce livre limpide est de reconnaissance et d’éloge. Il est aussi une leçon d’énergie. Il est chant épique d’une saga des disgraziati.
Touche après touche, voici le portrait de la mère, non pas mater dolorosa, mais une humble femme rayonnante de courage et d’amour. Nous sommes portés par la force d’un lyrisme, d’autant plus émouvant qu’il est toujours maîtrisé. Ciosi ne récite pas, refusant tout pathos, il dit avec une belle simplicité la cantilène tonique des pauvres gens. Sa voix lumineuse accompagnée ou relayée par la guitare, se détache sur un fond de silence traversé des bruits des saisons qui tournent, des travaux et des jours, de la guerre.
Voix polyphonique : la conversation des gens, les répliques , les chants, les comptines, les jurons, les stalbatoghj, les proverbes illustrent , commentent, en contrepoint. Ciosi règle le registre de son timbre sur l’intensité du récit, en variant sa tonalité. L’expressivité, les modulations, la musicalité pénétrante de la voix du père, sont soutenues, ponctuées par cette autre voix polyphonique, la guitare du fils.
Guitare qui introduit, accompagne, évoque, commente les épisodes contrastés de cette petite épopée familiale. Tantôt berceuse triste, tantôt ballade légère, apaisante musique répétitive, tour à tour air de guinguette sur accordéon, valse enlevée, marche scandée (tempo militaire), lamento mélancolique, glas, terrible ponctuation du métronome. Surprenante voix qui commence en douceur, s’affirme progressivement et conclut sur des accords sombres presque brutaux. Ecoutons encore cette paghjella en mineur qui comme chez J.S. Bach se termine, ouvrant à l’espoir, en majeur. Ultime mélodie – A tè– nous arrache des larmes
Antone Ciosi , « l’enchanteur », a métamorphosé l’humble casapaterna en temple de l’amour. L’évocation de la Casinca n’est pas sans rappeler les plus belles pages de Filidatu è Filimondu de Dalzeto ; l’évocation de la mère, celle, inoubliable, que fait de la sienne, Joseph-Marie Bonavita dans U Pane Azimu. En nous faisant partager une saine nostalgie ressuscitant les émotions et les lieux de l’enfance, une enfance qui n’est pas le regret d’un paradis perdu, d’un âge d’or, mais l’assomption d’un royaume de l’amour et de la solidarité, Antoine, par la grâce de sa voix et d’un style lumineux, est entré, à part entière dans notre littérature in lingua nustrale. Oui, on peut faire de la très bonne littérature avec de nobles sentiments.
Puisse ce beau livre entrer dans toutes les maisons !
• Una mamma Ricordi d’una zitellina in Casinca, Antone Ciosi, Éditions Pigna, 2011
• Le 27 décembre, à 20 heures, est présenté à l’auditorium de Pigna en quatre tableaux, mis en scène par Charlotte Arrighi de Casanova et Tony Casalonga, le spectacle Una Mamma, tiré du récit d’Antoine Ciosi, qui se produit sur scène, accompagné de son fils, Jérôme, à la guitare
Marie-Jean Vinciguerra
Source : Corsica (www.club-corsica.com) - Copyright Corsica




Il y a d'abord une voix, patinée par le temps, naturellement chaude, profonde, limpide, dont le spectre de couleurs décline une palette d'émotions exprimée avec une sincérité qui va droit au cour de l'auditeur. Puis, il y a les textes bouleversants par leur simplicité et le message humaniste qu'ils portent comme autant d'étendards sur le champ de bataille d'une modernité qui sacrifie l'homme sur l'autel de la rentabilité, de l'immédiat, de l'égocentrisme. Enfin, il y a les musiques à la fois d'inspiration celtique, sud-américaine, méditerranéenne. Dans le dernier album de Jacques Culioli, L'ossi del mondu, les os du monde, rien n'est emphatique, bien au contraire, l'accompagnement musical a quelque chose d'épuré, renforçant ainsi le caractère authentique du propos.
Messages universels
Comme si c'était une figure imposée, l'artiste n'évite pas les odes à la beauté confondante de sa terre (Ventilegni, Alcudina) mais il ne se confine pas à une déclaration d'amour, parce que les paysages reflètent aussi les âmes et la chair de ceux qui les traversent, ce qui lui permet en même temps de s'adosser à des thématiques d'actualité, comme la spéculation foncière. Mais la Corse, contrairement à ce que beaucoup ont une fâcheuse tendance à penser, ce n'est pas non plus le nombril du monde. Jacques Culioli promène sa besace universelle jusqu'en Irak où il s'émeut du sort tragique des gens qui meurent de l'explosion d'une bombe sur une place de marché, au nom d'une démocratie qu'ils n'auront jamais vue sur le moindre étalage. Il rend aussi un hommage au tango (Re-volver) et au peuple lointain d'Océanie Jarawa, sauvé du tsunami grâce à sa connaissance et au respect ancestraux de la nature. Le chanteur ose aussi une incursion dans le répertoire lyrique, reprenant une très célèbre aria de Puccini extraite de Turandot, Nessun dorma, transposée d'un ton pour sa tessiture. Culioli, ce n'est pas Pavarotti, mais il interprète ce standard de la performance vocale avec sobriété, donc intelligence.
Voix et musique en osmose
Parmi ses autres compositions, Verdunsur le texte inédit et poignant de 1920 écrit avec des larmes et du sang par un soldat corse, A. Guiducci. Un chant d'honneur. Eterna Lea rend justice à l'inspiration mélodique de l'artiste, à l'exemple aussi L'ossi del mondu qui donne le titre à l'album, aujourd'hui dans les bacs, et destiné à devenir un « tube » d'après-été.
Mais la voix et les mots trouvent leur écrin avec les instruments, un bandonéon, un piano, une flûte traversière, les cordes du Quatuor Théodorequi apportent une touche sensible, intime et délicate en même temps qu'une grande cohérence à l'album. Chours, musiciens, arrangeurs, techniciens du studio d'enregistrement Alma, tous ont accompli un travail d'équipe remarquable. Jacques Culioli mérite vraiment toute notre écoute.

Un nouveau groupe composé de Clémentine Clementz Coppolani, Roland Ferrandi et Farid Khalfa

Née en 1978 de l'association "E Voce di u Cumune", A Cumpagnia en prolonge la dimension de recherche et d'expérimentation. A Cumpagnia est un groupe de chanteurs et de musiciens, hommes et femmes. Leur répertoire couvre à la fois le chant sacré et profane, la tradition et la création. Certains d'entre eux sont aussi des artisans (facteur d'orgue, de clavecin, de flûte, luthier). Au coeur de la démarche, la voix et la polyphonie permettent de "récupérer" l'espace et le temps des traditions corses qui dessinent une variété semblable à celle de ses pieve et des différentes influences qu'elles ont reçues et digérées. L'improvisation poétique et musicale est l'autre pierre angulaire du patrimoine musical de l'île. Cette voie ouvre indéfiniment à la création dans laquelle A Cumpagnia s'engage régulièrement.
Présentation du groupe :
En 1978 le groupe A Cumpagnia se constitue, donnant ainsi corps aux travaux de recherches initiés par l’association E voce di u Cumune.. A Cumpagnia, c’est à la fois des chanteurs et des musiciens unis dans cette même envie de préserver le patrimoine musical insulaire, appuyée sur de solides recherches. Ce sont ces voix, polyphoniques ou monodiques, qui nous restituent un répertoire de chants sacrés et profanes. Le groupe nous transmet ces histoires issues de la culture corse, histoires d’amour, de vengeance dont il perpétue la mémoire. Les instruments de musique jouent leur rôle associant leur richesse et leur tempérament à la couleur et aux timbres des voix.
Par la reconstitution d’un instrumentarium populaire et grâce au travail du luthier également facteur de clavecins et du facteur de flûtes, les instruments traditionnels corses tels la Cetera, la pirula, la pivana, la cialembella retrouvent leurs lettres de noblesse. A ces instruments s’ajoutent ceux dits plus classiques, tels le violon ou les percussions que leurs musiciens font sonner sur des modes particuliers. C’est donc entre tradition et création que le groupe s’exprime, dans une parfaite connaissance des structures poétiques et musicales insulaires.
Albums :
In paghjella - CDCASA 14
A capella, six voix de très haute qualité et d'extrême sensibilité composent cet album. Une grande réussite.
E Voce di e Pelle - CDAL004
Voici un album très ambitieux, qui entremêle le chant des percussions, peaux tendues et rythmes des Elégantes Machines aux volumes des polyphonies corses du groupe A Cumpagnia. Une rencontre inédite et passionnante qui révèle toute la magie d'une musique généreuse et inventive.
Avec :
Claude Bellagamba (Voix , guitare)
François-Philippe Barbolosi (Voix, violon)
Laurent Barbolosi
(Voix, violon, trompette)
Jérôme Casalonga (Voix, clarinette, percussions)
Ugo Casalonga (Cetera)
Nando Acquaviva (Cetera, voix) -
Toni Casalonga (Pivana, cialamella, ceterina).


"Tempi di Sumente"
:
Diana di L'Alba (L'Etoile du Berger) a été créé en 1978 par Antonu Marielli, les frères Cristanu et Ghjuvan Ghjacumu Andreani, Ghjuvan Francescu Sicurani. Après une séparation en 1980, le groupe se reforme autour d'Antonu Marielli, avec de nouveaux chanteurs et musiciens. La sortie d'un nouveau CD "Pueta" en est la concrétisation.
Le répertoire de Diana di l'Alba allie avec bonheur des textes issus de la tradition et des créations, avec instruments traditionnels et modernes.

Nous avons vu dernièrement Diana di l'Alba en concert à Ile-Rousse. Un très beau concert, malgré une sono envahissante. Une partie du répertoire se trouve heureusement sur le dernier disque du groupe, "da musicà la vita". Une splendeur !

"Sartè"
"Sò trè castelli"
"Ghjocchi"
"Amerindianu"
"Petrosgiani"
"Polca d'Olmi è Cappella"




Dopu cena est un collectif de musiciens-chanteurs qui s'est donné pour objectif la valorisation des expressions musicales de traditions orales corses. Les membres de cette association sont originaires des diverses Pieve de Corse (Taravu, Vallerustie, a Rocca, a Cinarca) et ils en sont l’expression.
L’association œuvre depuis de nombreuses années dans la région d’Ajaccio à la promotion et la diffusion des chants et des musiques à danser de Corse (quadrigli, scuttisci, plca, mazurca, valsi …) à travers des bals, des veillées, des scènes et des festivals de Corse (Festiballu, toccu di ballu, festival de Kajani (Finlande), mais aussi des stages de formation au sein de L’Ecole Nationale de Musique.
Dopu Cena se compose de membres multi-instrumentistes :
Ghjuvan Luigi Achard : chant,
Ghjuvan Micheli Weber : violon, accordéon diatonique, cialamedda, pirula, pifana..
Micheli Solinas : violon, mandoline, bouzouki, guitare, banjo, flûtes, harmonica.
Marceddu Jureczek :violon, flûtes traditionnelles.
Nicolu Antona : violon, guitare.
Frederic Gaggioli : guitare, mandoline, banjo, .
Ghjuvan Paulu Moreau : percussions.


Source : Ci Simu juin juillet 2009
Un corse d'adoption : Thomas Dutronc passe beaucoup de temps en Corse depuis son enfance. Dans son album Comme un manouche sans guitare (2007), il lui rend hommage avec Canzone per Maria et avec Viens dans mon île.
Non seulement il joue très bien de la guitare, mais il parle aussi très bien de la Corse. Après son intervention remarquée dans l'émission de Michel Drücker, il parle de nouveau dans l'Hebdo et dans A Nazione (fichiers pdf : Hebdo Nazione)
Le quatuor Elixir est un ensemble de quatre musiciens bastiais de formation classique, composé de deux violons, un alto et un violoncelle. On les retrouve aussi bien dans les églises ou les théâtres en concerts classiques "traditionnels", mais également dans des endroits plus inhabituels, à la rencontre de tous les publics. Une expérience de huit années riches d'aventures musicales et artistiques, toujours basées sur le partage et la complicité : en animations plutôt inédites (bars et cafés), en musique de scène aux sein de l'équipe du Teatrinu (U Montasega dal Dilà di I Monti, U Rè Lear, A Scusa di Pasquale Paoli), sur scène ou dans les albums de divers groupes corses (I Messageri, Canta U Populu Corsu, et bientôt Manat, Pierre Gambini, I Chjami Aghjalesi), en croisière musicale, les quatre jeunes musiciens d'Elixir amènent leur inspiration et leur plaisir de jouer...

Les musiciens:
Isabelle Giannelli, violon: formée au conservatoire de Bastia puis de Paris, elle enseigne aujourd'hui au Centre Culturel Una Volta, à l'Ecole de Musique Anima de Prunelli di Fium'orbu et fait ou a fait partie de nombreuses et diverses formations, dont: A Filetta (spectacle Una Tarra Ci hè), Quatuor et Trio Elixir (depuis 1999), I Chjami Aghjalesi (depuis 2004), Compagnie théatrale I Mascherati (depuis 2005), Mai Pesce en solo ( depuis 2006), Orchestre Musica Suprana (depuis 2006).
Celia Picciocchi, violon: études musicales à Bastia au conservatoire, puis à l'Université d'Aix en Provence (Licence de Musique), elle a été chargée de communication et de programmation à l'ENMD de Bastia(2000 -2004), et animatrice sur RCFM, présentatrice notamment d'émissions sur la musique Classique (depuis 2000). Enseigne le violon à l'ecole de Musique U Timpanu de Calvi (depuis 2005) et se produit également dans diverses formations, notamment: Quatuor et Trio Elixir (depuis 1999), I Chjami Aghjalesi (depuis 2004), Voce Ventu (depuis 2006), Orchestre Musica Suprana (depuis 2006) Mai Pesce en solo ( depuis 2006), Manat (2007), Pierre Gambini (2007) et le Jakez Orkeztra (2007). Elle est également compositrice et arrangeuse.
Claude Davin, alto: études musicales à Aix en Provence et Marseille en alto et percussions, Licence et CAPES musique à Aix en Provence. Il est professeur de musique au collège Simon Vinciguerra et au Conservatoire de Bastia. également chef de choeur, d'orchestre et arrangeur, on lui doit l'adaptation pour ses élèves de nombreux spectacles musicaux (Starmania, Les Misérables, les Choristes...). Il joue dans le quatuor Elixir depuis 1999 et dans l'orchestre Musica Suprana depuis 2006.
Anne Lise Herrera, violoncelle: formée au Conservatoire de Nice et au Cefedem d'Aubagne, où elle obtient ses prix en musique de chambre et violoncelle, et son Diplome d'Etat d'enseignement, elle est professeur de violoncelle à l'ecole de Musique Anima (depuis 1997) au Centre Culturel Una Volta de Bastia et à l'Ecole de Musique UTimpanu de Calvi, ainsi qu'au sein de l'association Voce di U Cumune de Pigna. Se produisant régulièrement sur la Corse et sur la côte d'Azur, on la retrouve notamment dans: A Filetta (spectacle Una Tarra Ci hè), Quatuor et Trio Elixir (depuis 1999), Compagnie théatrale Nord Sud et Compagnie (depuis 2005), Mai Pesce en solo ( depuis 2006), Orchestre Musica Suprana (depuis 2006), Duo Trombocelle, avec Jacques Nobili(2006), Chjami Aghjalesi (2007) Compagnie chorégraphique Via Luni (2007)
L'Eredi ("Les héritiers") est né en septembre 2001 à Bastia. Ce groupe allie tradition et modernité, la polyphonie sacrée ou profane gardant une place fondamentale. Pour l'instant, je ne connais ce groupe que de réputation.
En 1981, Felì intègre le groupe polyphonique A Filetta. Puis, il rejoint, en 1984, I Surghjenti. Cette expérience va faire naître en lui des désirs de création et de composition. Elle se concrétise en 1989 par la création d’un premier album solo intitulé "Campà". En 1991, deux albums se succèdent : "Ancu Tu" et "Veni à Cantà". "O Corsica La Mea", sorti en 1994, marque le début d’une collaboration avec une nouvelle société de production « Spectacles Chants Productions ». En 2000, sortie de l' album "E Nove", de cet album ressort toute l’expérience acquise depuis ses débuts.
Puis en 2006, d'un "live", "In scena", et de "A voline più".


18/11/2011
Felì a changé. Il a longtemps disparu du paysage culturel pour y revenir avec une force d'âme et une maturité qui confèrent à son huitième album, À di ti, un contenu musical et littéraire susceptible de faire vibrer nos cordes les moins sensibles. Sa voix, grave et limpide, n'a jamais été autant en symbiose avec ses textes qui le dévoilent plus intimement que jadis. Pourtant, c'est un peu comme s'il n'était jamais parti. Nous l'avons retrouvé dans son environnement le plus familier, celui de Scola in festa où de très jeunes enfants, qu'il materne avec plus ou moins de réussite à l'aide de sa guitare, apprennent de façon ludique l'alphabet musical. Felì sait de qui tenir. Grégoire, son grand-père, était un violoneux qui écumait les villages pour habiller de couleurs festives les hivers de Casinca. Son père, Étienne composait et chantait. L'alchimie familiale a plutôt bien fonctionné. Lui-même s'est familiarisé à la scène, il y a presque trente ans, au sein de A Filetta, peut-être le plus somptueux des groupes polyphoniques corses, avant de rejoindre la belle communauté vocale des Surghjenti.
En 1988, Felì vole enfin de ses propres ailes. Sa rencontre avec Ghjuvan Teramu Rocchi, conseiller pédagogique en langue corse, a été déterminante. Ce dernier lui offre ses paroles sur le plateau de ses qualités de mélodiste. Son mentor est toujours présent, à ses côtés, mais l'artiste, qui sort d'un épisode personnel douloureux, décide d'écrire, dressant ainsi un portrait qui reflète aussi fidèlement son for intérieur que la photographie en noir et blanc qui fait la couverture de l'album.
Felì, entouré d'une équipe musicale de premier plan, séduit par sa vitalité, sa fraîcheur, sa créativité qui devraient, une fois encore mais de manière différente, convaincre le public.
Au début de l'année prochaine, il a prévu une tournée dans l'île, avec des concerts à Ajaccio, Bastia, Corte et Porto-Vecchio où il interprétera les titres de son dernier opus mais aussi les incontournables de son répertoire qui ont bâti sa notoriété.
Sa longue absence nous fait aimer plus encore son retour.



Après une formation de guitare classique professionnel, Roland Ferrandi étudie le luth avec Eugène Ferré et la basse continue au Conservatoire d'Aix-en-Provence puis à Toulouse.
Il se spécialise en guitare Baroque et se produit en soliste, en concert avec Barbara Furtuna et au sein d'ensembles de musique ancienne et traditionnelle : Gruppo Albicastro, duo Ferrandi/Melia, Versu currenti...
Luthiste, guitariste baroque et théorbiste, il se spécialise en instruments à cordes pincées traditionnels du Bassin méditerranéen, et est aujourd'hui spécialiste de la Cetera, le Cistre corse.
Créateur du groupe corse « FIUME» il propose outre ses arrangements de musiques traditionnelles, mais aussi ses nouvelles compositions.
Il enregistre en Mai 2004 au studio « L’angelina » un CD intitulé « Cetera » entierement dédié à cet instrument, composé d’airs traditionnels et de créations.

En juin 2006 son groupe « Fiume » enregistre à Rognes un CD intitulé« U caminu muntagnolu »

Puis en juillet 2008 sort un CD enregitré aux studios « Ricordu » , guitare et Cetera
« Bocca Turchina » issu principalement de compositions nouvelles.

Enfin un CD instrumental avec de nouvelles compositions de « Fiume » est en préparation.
Roland Ferrandi a accepté de répondre à mes questions. Une interview passionnante :
Roland Ferrandi, pouvez-vous nous parler de votre parcours musical ?
Je commence vers l’age de dix ans, à essayer par ci par là d’égrener quelques notes à la guitare. J'eus la chance sur mon chemin de rencontrer Louis Davalle, ce vieux disciple d’Andrés Ségovia, qui devint mon maître, et le resta de nombreuses années, en m'accompagnant tout au long de mes études de guitare classique.
Puis, je donnai de nombreuses représentations musicales, de concerts, d'animations, et enseignai la guitare comme instrument soliste puis d'ensemble.
Mes concerts me poussèrent vers des pays étrangers, j'avais soif de savoir, d'étudier de nouvelles cultures, de comprendre, d'en connaître encore plus...
Je partis alors pour étudier la musique en Italie, en Espagne, en Suisse.
Je rencontrai de nombreux musiciens qui comptent maintenant, pour certains, parmi mes meilleurs amis. Et c'est dans cette période de ma vie que je découvris le luth...
Je décidai d'essayer, mais il y avait peu d'informations sur cet instrument et sa musique. Alors, je pris conseil et travaillai avec Yasunori Immamura, Hopkinson Smith, Jorge Fresno, Rolph Lisveland.
J'étudiai non seulement avec eux le luth, mais aussi la guitare baroque, le théorbe, ainsi que la "basse continue".
Au cours de vingt-cinq années de travail, j'ai développé ma carrière en jouant en soliste et en musique d'ensemble en France et en Europe ; actuellement, je me "partage" entre le sud de la France (à Marseille) , où je réside, et la Corse. En enseignant la musique, j'ai abordé le problème des techniques de la guitare classique, du luth, et plus tard , de la cetera .
La cetera justement. Pouvez-vous décrire cet instrument encore assez peu connu ?
Cet instrument est effectivement assez peu connu du grand public, mais il n'en demeure pas moins qu'il est souvent utilisé par certains groupes corses.
La "cetera" qui en italien signifie "cistre" existe depuis très longtemps déjà dans tout le bassin méditerranéen ; c'est un instrument très ancien, et qui a évolué au cours des siécles "en dents de scie".
Marin Mersenne au dix septième siècle - dans son traité d'harmonie universelle -, faisait déjà état d'un cistre a huit rangs de cordes employé par les italiens, nul doute en ce concerne ses origines ...et qu'il ait été ensuite ré-approprié en Corse au point d'en devenir, sous sa forme actuelle, son accord, sa construction, un instrument spécifiquement insulaire.
Quelles sont les différences avec le luth ?
Pour établir un parallèle entre le luth et la cetera, il s'agit d'abord de donner quelques précisions :
il existe de très nombreuses formes de luth : médiéval, Renaissance, baroque, oriental.... et on a souvent nommé "luth" les instruments a cordes tendues et pincées soit a l'aide d'un plectre ou « aux doigts ».
Je ferai donc un parallèle avec le luth Renaissance et baroque.
Le luth est piriforme, est composé de cordes en boyau ou nylon pour les luths actuels, la cetera à un fond plat et les cordes en acier.
Le luth est un instrument soit soliste, soit d'ensemble, soit d'accompagnement de chants, et est considéré comme instrument "noble", avec une construction souvent très précise, réalisée par des luthiers spécialisés, l'instrument à morphologie précisément établie, avec une écriture musicale très élaborée depuis le début de la Renaissance musicale (au quinzième siècle).
La "Cetera" est un instrument typiquement populaire, dont le répertoire est issu pour sa part de la tradition orale, et tout aussi intéressant, ses huit doubles cordes sont en acier, et la technique est du pincé, soit au plectre , soit "aux doigts "
On peut la classer en tant que cistre parmi les instruments "mélodiques" bien qu'il ait été employé souvent , en Corse , pour accompagner la chanson.
Ce sont des instruments complémentaires, et pour ma part je les insère souvent au sein d'un même concert, en les resituant dans leur contexte historique et esthétique, que ce soit en musique ancienne ou en "nouvelles créations" et compositions.
Ce n'est plus la confrontation entre la musique "savante" et la "musique populaire" , mais leur complémentarité établie.
La technique instrumentale est elle différente par rapport a celle de la guitare ?
Lorsque je me suis "penché" sur la technique de la cetera, après diverses recherches, à ma connaissance, force m'a été de constater qu'il n'existait pas une technique propre a la cetera, sinon des pistes sur des techniques diverses, plus ou moins complètes .... chaque musicien établissant alors la sienne.
Ma proposition est d'employer la technique du luth nettement plus appropriée, et je vous invite a visiter mon site http://www.roland-ferrandi.com où je développe largement cette approche.
En fait, celle de la guitare peut fonctionner, mais à mon avis elle est moins adaptée à la cetera, car c'est un instrument totalement différent.
Il existe bien une technique de cistre renaissance et baroque, mais elle s'apparente plus à la technique du luth médiéval, c'est-à-dire avec plectre et travail sur l'articulation du bras droit.
Existe t-il des partitions pour cetera ou des enregistrements anciens ?
A vrai dire, les seules partitions que je connaisse sont les tablatures de Stefanu Allegrini datant du dix-huitième siècle, sous forme de manuscrit, ... difficiles à déchiffrer a vrai dire.
Je les ai présentées au musée de Corte pour "a ghjurnata di a cetera" en concert en 2007.
Sinon, peu d'écrits a ma connaissance ; ce qui s'explique par le fait que cet instrument, issu de la tradition orale, est aussi et surtout un instrument d'improvisation sur des thèmes nouveaux, ou sur des mélodies déjà existantes (sirinati, lamenti ...)
On peut aisément écrire la musique de cetera à l'aide de la tablature de luth .
Quant aux enregistrements, j'en connais peu, sinon celui de Mighele Raffaeli enregistré sur microsillon il y a une vingtaine d'années.
J'avais effectivement entendu parler des tablatures de Stefano Allegri (par le disque "Cetera" d'Henri Agnel).
Sur la pochette du même disque, Nando Acquaviva indique qu'il ne s'est mis à la cetera qu'en accordant cet instrument comme une guitare. Est-ce votre cas ?
Non, je n'ai pas débuté la cetera en l'accordant comme une guitare (et ceci est exposé aussi comme un choix et une proposition), mais comme un luth, car les techniques basées sur l'articulation du bras droit me semblent plus appropriées à cet instrument ; ainsi le travail sur "l'inertie" de la main droite est plus précise avec la main droite et permet surtout de détacher et distinguer toutes les voix de l'instrument, a l'instar du luth.
Cette technique permet également l'usage mesuré du médiator (plectrum), lorsque l'on désire jouer en "battue rythmique", je l'emploie aussi sur la "guitare battente".
Donc, bien que guitariste de formation, mon approche est celle de la musique ancienne, et plus particulièrement celle du luth, piste différente de celle de Nando, dont je respecte le travail mais qui est autre; il est d'ailleurs intéressant de comparer les deux approches, cela contribue à enrichir cette technique instrumentale.
Un autre paramètre entre en compte également ; il existe en Corse, et plus généralement dans le bassin méditerranéen, des Cetere avec des nombres différentiels de cordes.
Je joue aussi d'une cinq rangs de cordes, un peu plus petite et sur un accord différent, dés lors la polyvalence de cette technique de luth me permet un abord plus direct de l'instrument.
Nando dit aussi que la cetera n'est pas chromatique comme la guitare. Pouvez-vous m'en dire plus ?
Toutes ne sont pas chromatiques ... et loin s'en faut ... mais le chromatisme et non chromatisme, devient comme un débat "d'expert" et cela reste à mon avis important d'un point de vue "historique" et conférencier.
J'en ai une également qui n'est pas chromatique, mais l'oreille actuelle est différente de celle des temps de nos pères, et mis à part la richesse de l'authenticité, seul un auditoire de gens spécialisés peut l'apprécier a sa juste valeur. L'écoute est toute autre.
Mon choix a été de présenter la cetera à tempéraments égaux, soit en demi-tons réguliers; de cette manière on englobe la cetera dans le monde méditerranéen et italien, on a ainsi une grande polyvalence, et beaucoup plus de chances de s'ouvrir au grand public, permettant alors une plus grande ouverture, connaissance et diffusion de cet instrument .
Mais, vous l'aurez compris, j'englobe la cetera, dans un contexte corse certes, mais plus dans une perspective méditerranéenne grand horizon. car la Corse est un élement du bassin mediterranéen et on connaît la richesse de son histoire et de ses apports culturels.
Parlez-nous de votre duo avec Benjamin Mélia, le groupe « Fiume » a évolué, pourriez vous nous en dire plus ?
Ce duo essentiellement instrumental a pour intitulé "à la croisée de la musique provençale et corse" et je l'ai récemment renommé CORDEVENTU.
Nous jouons des instruments : cetera, guitare, cornemuses, flûtes diverses, galoubet tambourin, petites percussions.
CORDEVENTU est une extension de "FIUME", (essentiellement Corse puis plus généralement d'influence méditerranéenne : italienne, andalouse ...), avec au programme musique ancienne chants et danses, airs traditionnels corses chantés et instrumentaux, puis de nouvelles créations de FIUME instrumentales et vocales.

Les instruments employés sont : la cetera, la mandole, la guitare, la cornemuse, l'accordéon diatonique, jeu de flûtes diverses , et violon ; sans oublier deux voix d'hommes.
Certaines fois , nous intervenons sur demande avec divers groupes, orientaux, napolitains...
Le groupe Fiume a donc évolué, vers une « géometrie variable » donnant ainsi, nous l'espérons, une plus grande de variétés culturelle , et plus de richesse harmonique et vocale.
Quel type de musique écoutez-vous ?
Toutes les musiques, sans exception.
Que pensez-vous de la scène musicale actuelle en Corse ?
La scène corse à mon avis gagnerait à ouvrir plus largement son horizon, vers la musique du bassin méditerranéen et ainsi s'étendre plus largement vers ces cultures multiples et variées ; beaucoup de personnes en Corse en parlent, mais il faudrait maintenant que cela passe plus dans les pratiques !
Il y a de très bons musiciens et chanteurs en Corse, des groupes polyphoniques de haut niveau comme Barbara Furtuna, Tavagna, Voce di Corsica ...
Mon souhait est qu’il y ait davantage de communications et d'échange .
Sur l'ouverture à la musique du bassin méditerranéen, la démarche d'un groupe comme L'Alba vous paraît-elle intéressante ?
J'apprécie beaucoup le travail de l'Alba, et en fait toutes les directions sont bonnes et interessantes, et je salue et respecte tous ceux qui ont travaillé dans une direction, qui ont quelque chose à dire, même et surtout si elle est différente de la mienne ; toutes les propositions fondées et construites sont très intéressantes, elles s'ouvrent sur des réflexions nouvelles, et pourquoi pas des remises en question salutaires ...
Né en 1994, ce jeune groupe très talentueux originaire d'Ile-Rousse, s'est produit au Théâtre de la Ville en 2000 et à plusieurs reprises lors des Rencontres polyphoniques de Calvi.
Accueillant des chanteurs venus des confréries de Balagne ou d'autres groupes, il était en 2005 composé de Jean-Marc Bandini, Didier Cuenca, Jean-Marc Fabrizy, Frédéric Giuntini, Alexandre Kazan et Ceccè Acquaviva.
Son répertoire mêle chants traditionnels a cappella et créations avec instruments (guitares et flûte). Il a deux disques à son actif : Animae et Parla u core, tous deux publiés en 1999. Pour l'avoir entendu à plusieurs reprises depuis quelques années, je peux affirmer que le groupe, déjà très prometteur en 2000, est en progrès constant. Son concert dans l'Oratoire de Calvi au cours des Rencontres 2005 était un pur enchantement.
Je pense notamment à L'Ecclésiaste de Jean-Claude Acquaviva, à O Mà avec un sublime contrechant de la terza, et à Corciu Paese. Nous attendons le prochain disque avec impatience.
Nous avons entendu U Fiatu Muntese pour son dernier concert de la saison 2006 à Pigna. Malgré le départ de Luc Kechichian, le groupe est toujours excellent tant dans la polyphonie traditionnelle que dans la création.
Le groupe - composé d'amateurs, rappelons-le - poursuit sa route et donne chaque année quelques concerts avec de nouvelles compositions. Un disque est en préparation pour 2012.
La composition du groupe est à présent la suivante :
Jean-Marc Bandini, Albert Caddeo, Didier Cuenca, Jean-Marc Fabrizy, Frédéric Giuntini, Albert Caddéo, Stéphane Tailleu et Marcellu Duprat.


Une vidéo d'un concert à Pietralba en 2008 :
Né en 1993, ce groupe formé à l'origine d'anciens d'I Muvrini et d'A Filetta (Maxime Merlandi et Stéphane Casalta), ainsi que des natifs du village de Poggio d'Oletta, avait le projet d'allier rencontres mulitiples et tradition insulaire. Après le départ de Maxime Merlandi et de Stéphane Casalta en 1999, le groupe se reforme en 2003 avec quelques musiciens de la formation d'origine.
La composition du groupe était alors la suivante : Eric Ferrari (basse, guitares), Stéphane Serra (chant), Lionel Giacomini (chant), Christophe Bonifay (guitare et chant), Pierre Sangra (cetera, guitares), Cedric Savelli (guitare et chant), Olivier Massoni (piano, guitare), David Massoni (batterie).
Discographie :
Un ideale
Mediterraniu (1999)
A nostra accolta (2003)
Jean-Jacques GRISTI est né à Paris en 1961.
Ce musicien autodidacte a très tôt été bercé par la musique, Né dans une famille de musiciens, il choisit la guitare pour mode d’expression ; naturellement, il écoute les guitaristes Corses qui l’entourent. Par chance, ce sont des références : Antoine Bonelli, Paulo Quilici, Gérard Carotenuto, et François Giordani. Jean-Jacques parvient rapidement à comprendre leurs jeux .
Le choc du jeune musicien a lieu une nuit dans un lieu mythique, le SON DES GUITARES à Ajaccio. Il entend l’enregistrement d’un guitariste gitan, c’est pour l’adolescent, la révélation : Etienne BOUSQUET. C’est le début d’une nouvelle histoire pour Jean- Jacques qui cherche par tous les moyens à tout savoir sur la guitare de ce fabuleux BOUSQUET.
A l'âge de onze ans, Jean-Jacques GRISTI était reconnu comme un virtuose, il avait déjà joué avec Tchan-Tchou, célèbre guitariste gitan, mais malheureusement suite à un terrible accident il ne pourra plus toucher la guitare , une absence qui a duré douze longues années. Son poignet et sa main gauche semblaient condamnés par de profondes brûlures, après de multiples et délicates interventions, et force de détermination, il a retrouvé ce que son entourage croyait perdu, sa force, sa sensibilité, et la précision de ses doigts sur le manche.
Autre rencontre déterminante pour Jean-Jacques : DJANGO REINHARDT , une musique si proche de ce qu’il connaît déjà, il se lance à la découverte de l’œuvre du maître, et forme un trio de guitare pour rejouer ce jazz manouche qui lui correspond tellement, spontanéité, swing, musicalité.
Jean-Jacques GRISTI a ainsi joué avec les plus grands musiciens du style manouche, hasard des rencontres, Raphaël FAYS, Bireli LAGRENE,Stochelo ROSENBERG, Angélo DEBARRE, Dorado Tchavolo et Samson SCHMITT, Florin NICOLESCU, Jean-Marc JAFFE. Il se lie d’amitié avec le fils de DJANGO, BABIK trop tôt disparu (une amitié franche et sincère). Il enregistre une musique de Film pour TF1 au coté de Florin NICOLESCU accompagné par l'Orchestre Philarmonique de BUCAREST, et s’est produit sur les plus belles scènes du moment, MONTREUX, Nuits de la Guitare de PATRIMONIO, Festival de Jazz de CALVI, Festival de Nice, Festival du Lubéron, Festival de Juan les pins etc.
Il a réalisé récemment son petit rêve créer le quintet du HOT CLUB DE CORSE, pour jouer la musique de Django REINHARDT et de Stéphane GRAPPELLI
Né en 1955 à Sermanu, fils du célèbre violoneux Filice Antone Guelfucci, Petru GUELFUCCI anime dès l'âge de 14 ans, avec le groupe folklorique A Manella, les veillées et les foires.
En 1973, c'est la rencontre charnière avec Jean-Paul Poletti, un des principaux acteurs du "riacquistu". Ils vont enregistrer, écrire et noter tout le patrimoine qui peut encore être sauvé. Cette démarche va conduire à la fondation du groupe Canta u populu corsu, creuset des artistes les plus connus d'aujourd'hui.
Si son premier succès fut "Isula" en 1987, suivi l'année suivante par "S'o chjodu l'ochji", il est surtout célèbre pour son album suivant "Corsica" (1991), véritable hymne à sa terre qui a obtenu un Disque d'Or au Québec.
Ces deux derniers albums ont illustré respectivement en 1996 et 2000 les chorégraphies de la danseuse corse Marie-Claude Pietragalla à la tête du ballet de Marseille.
"Corsica est un hommage à l'Ile de Beauté. Le thème du ballet porte sur la dénomination patriarcale, le pouvoir et le courage des femmes corses et leur influence sur les hommes. [...]
Vita est un hymne à la vie et à la Corse. Les éléments naturels sont le grand thème du ballet. L'eau, la terre et le feu représentent l'errance, les racines et l'énergie".
(Nice Matin, Corse Hebdo, 21 janvier 2000, pp. 30-31).
Les disques suivants "Memoria" (1995) et "Vita" (1999), ont eu un peu moins de succès.
D'abord composé de Mai Pesce, Philippu Rocchi, Dumè Leschi, Benedettu Sarocchi, Lurenzu Barbolosi et Dede Olivi, le groupe se reforme en 2001 avec Jean-Marc Bertrand, Jean François Giamarchi et Petru Santu Guelfucci qui ont succédé à Benedetu Sarocchi, Lurenzu Barbolosi, et Andria Olivi.
Un nouvel album, Voce di Corsica - polyphonies profanes et sacrées Volume 2, est sorti le 1er octobre 2005 (seulement distribué en Corse semble-t-il, car je n'ai pu me le procurer à Paris..).
Petru a publié un nouveau CD sous son nom, "Si mea", en 2009.




Le Jakez Orkeztra sort de l'ombre des châtaigniers corses en 2007 avec un album de chansons en français intitulé Léon. Le groupe s'est rodé en jouant dans les cabarets de son île natale et a rapidement gagné la confiance des programmateurs régionaux (Festival Colomba, Festival du Vent, Sélections du Printemps de Bourges...).
Au trio basse/batterie/guitare-accordéon se joint un couple violon/clarinette, une instrumentation riche qui insuffle tout un panel de couleurs appuyant les ambiances festives comme les moments les plus intimistes.
Dans la mégapole de la Chanson, ils commencent leur promenade quartier Brel entre l'avenue Têtes Raides et la rue Négresses Vertes. Le voyage ne fait que commencer et déjà ils dessinent un projet de plus en plus original. A la recherche de leur univers, cherchant à marier le plus justement musique et verbe, c'est maintenant leur propre chemin qu'ils défrichent. Et s'il est délicat de limiter le son du Jakez à une seule couleur musicale, on peut dire que sa musique évolue des confins de l'Orient aux Balkans, de la chanson française "valse musette" au folk irlandais.
Un mélange explosif aux notes colorées et aux mélodies fougueuses.
La plume de Jacky (alias Jakez) reste plongée dans l'encre d'un engagement poétique, un combat mis en bouche par sa voix grave et chaude, aux accents parfois de bateleur ou de meneur de foule en révolte. Car face à une société menant une guerre civile qui ne dit pas son nom, une civilisation où le citoyen passe son chemin devant les injustices, préoccupé à sauver sa propre peau.
Un réalisme, qui sous des dehors sombres comme le voudrait la tradition du genre, se veut un hymne à la vie. Toujours à fleur de peau, sur le fil entre rires et larmes, le Jakez sème avec générosité des haricots d'évasion le temps de parenthèses musicales étonnantes et entraînantes.
Chaque morceau contient son propre vivier et installe son univers, successivement mélancolique et intimiste, gouailleur, rageur, facétieux et espiègle... Un univers certes bigarré, mais rassemblé autour d'un fil qui guide tout l'album, suivant le cheminement trébuchant d'un p'tit gars : Léon, un de ces "gens moches", "à deux doigts du grand écart", "d'ouvrir la cage aux papillons". Le choix s'est posé sur ce personnage capable d'illustrer tous les autres morceaux en évoquant l'amour, la mort, la liberté, les "bonheurs weekendisés" et le temps qui passe.
Entre fiction et réalité, le Jakez Orkeztra décortique la condition humaine et blackboule les schémas de pensées sclérosées, se tenant toujours à la frontière entre poésie et satire.
Une peinture sociale et humaine peuplée de gens à la fois ordinaires et loosers magnifiques, se débattant dans une vie en sommeil où l'indifférence est reine. Des portraits au vitriol mis en musique avec tendresse, humour, désillusion et réalisme poétique.
Un premier disque enregistré en 2007 comme un coup de tête, comme une envie de faire des chansons. Le Jakez Orkeztra est né comme ça et vit comme ça.
Leur spectacle coloré, cirque poétique, nous emmène pour l'un de ces voyages dont on revient avec le sourire.
Après trois ans de concerts à la recherche de "Léon", le Jakez a trouvé son public et une identité scénique et sonique, tonique et poétique... Un nouvel album sort en Octobre 2010 !
Le Jakez Orkeztra : Jacky Le Menn : Voix, Piano, Guitare, Accordéon // Célia Picciocchi : Violon, Voix // Nicolas Perraud : Clarinette, Voix // Damien Tristani : Basse // Pierre Michelangeli : Batterie
Site : http://jakezorkeztra.com
Ange Lanzalavi, mandoliniste et compositeur renommé a souvent accompagné Antoine Ciosi dans ses tournées. Il a créé un trio qui interprète en autre des sérénades que l’on jouait autrefois dans les bals de village.

Pour Corsicana, il est accompagné par Jérome Ciosi à la guitare et à la cetera et Bruno Tafani à l'accordéon.

Depuis ses débuts au sein de Granitu Maggiore puis du Choeur de Sartène, Cyrile Lovighi a fait son chemin. Chanteur titulaire au sein du Choeur de l'Opéra de Paris, il revient dans sa ville natale pour un concert.


Fondé par Iviu Pasquali de San Damianu, créateur de la première école de chant polyphonique traditionnel à Fulelli, le groupe MADRICALE issu de cette école a enregistré deux CD (en 1992 et 1995) et donné des centaines de concerts en Corse, sur le continent, au Pays basque et en Sardaigne.
Rappelons qu'Iviu Pasquali est également l'auteur de "Pulifunie - Eri, oghje, dumane" publié en 1993.


« J’ai retrouvé l’envie »
En presque cinquante ans de carrière, Michel Mallory a signé plus de mille chansons pour les plus grands interprètes de la chanson française, de Johnny Hallyday à Claude François en passant par Joe Dassin ou Sylvie Vartan. En parallèle, « Le Cow-Boy D’Aubervilliers » a enregistré une poignée d’albums en langue corse où sa voix chaude et profonde sert des textes émouvants et personnels. C’est le cas une nouvelle fois avec «Parolle d’Omu», son dernier disque, qui vient de sortir.

« Parolle d’Omu » semble vous tenir très à cœur…
Si je devais le comparer aux autres, je dirais sincèrement que c’est mon disque le plus abouti, et pas uniquement parce que c’est le dernier ! J’en ai partagé la conception avec des gens très motivés, qui avaient autant envie que moi de le faire, et m’ont communiqué leur énergie. C’est un disque « made in Corsica », enregistré à Valle Di Rostino, chez Jean-Bernard Rongiconi. Là-haut, il y avait une telle quiétude, on était coupés du monde, du showbiz, c’était un bonheur de travailler dans ces conditions. Et puis le studio s’appelle Angelina, du nom de la grand-mère de Jean-Bernard, qui y faisait le pain. Et son gentil fantôme se promène toujours dans la bâtisse, une présence à la fois réconfortante et une inspiration…
Pour dire la vérité, je ne voulais pas l’enregistrer, j’avais même décidé de ne plus en faire, mais les gens qui m’entourent et qui m’aiment ont réussi à me convaincre. La seule condition était que cela m’apporte du bonheur, pas de la contrariété, je voulais prendre du bon temps, écarter les contraintes habituelles. Mais il y’a toujours de la pression, particulièrement au moment de l’écriture… Ca prend du temps d’écrire en Corse, et j’étais très vigilant à ne pas me mordre la queue, à trouver des thèmes originaux, que je n’avais jamais abordés.
Ces albums ont une importance particulière pour vous, pourtant plus de vingt ans se sont écoulés entre le début de votre carrière et votre premier album en langue corse…
J’ai été un enfant gâté par la vie artistique, très vite mes chansons ont plu, ont eu du succès, et j’ai été emporté dans ce tourbillon. Mais ma très sainte mère, qui voyait son fils comme le plus beau, le plus fort, ne cessait de me demander d’écrire des chansons en Corse, et je ne l’ai jamais fait, tout comme je n’ai jamais chanté le Dio Vi Salvi regina à l’église pour Noël, malgré ses demandes répétées… Le jour où elle est partie, je me suis senti coupable, et je me suis dit, « je ne vais pas lui écrire une chanson, mais un album entier ». Ainsi est né « Canta ». A partir de là, tout a changé. J’ai découvert une chose exceptionnelle, le bonheur de chanter sur scène, en Corse, dans les villages. Je ressentais une chose que je n’avais jamais ressentie. Un supplément d’âme peut-être… Quand je monte avec Johnny sur scène au Stade de France, j’y vais comme je vais dans ma salle de bain. Mais si je dois jouer à Scolca devant une dizaine de personnes, je flippe…
Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de sauter le pas ?
Il me manquait quelque chose, je ne saurais vous dire quoi exactement. J’avais certainement peur de me jeter à l’eau. Pourtant mes parents ne parlaient que Corse, à 10 ans mon grand-père me faisait lire Le Petit Bastiais, et je n’ai jamais perdu l’usage de la langue, même quand j’ai vécu ailleurs que sur l’île. Mais entre parler le Corse et l’écrire, il y’a un océan, et il a fallu que je fasse l’effort de me remettre en question, que je travaille mon Corse des rues pour en faire un Corse plus littéraire. Personne ne m’a jamais aidé, il n’y a pas un seul mot qui ne soit de moi, personne ne pourra jamais dire « J’ai écrit les chansons de Mallory ». Mais j’ai eu la chance d’avoir un mentor, une personne qui a veillé sur tout à mon côté, c’est Patrizia Gattaceca. Pour moi tout, aujourd’hui encore, se fait sous son égide quand il s’agit de la langue.
Il semblerait qu’il soit, paradoxalement, plus difficile d’écrire pour soi que pour les autres ?
Mais bien sûr ! On est à poil quand on écrit sur soi ! Sur cet album, j’ai été dans une sorte d’impudeur, je me suis déshabillé plus que d’habitude encore. C’est ma vie qui apparaît, en filigrane, mon histoire… Le Jean Batti de « Eiu è Jean Batti », c’est un ami qui figure, symboliquement tous les amis que j’ai eus et que je conserve encore jalousement. Et toutes les mésaventures que je raconte dans la chanson sont vraiment arrivées. Lillina est une berceuse que j’ai écrite pour une fille de 18 ans qui connaît son premier chagrin d’amour, et qui se tourne vers son père, qui est là pour elle, et lui dit que cette blessure la fera grandir. Une autre chanson qui me tient à cœur, c’est « Bugiardo », le menteur… Il réunit tous les menteurs que je connaissais, des artistes, les plus grands raconteurs d’histoires du monde, des menteurs qui racontaient des choses que l’on avait envie de croire. Des personnages incroyables qui faisaient même des concours de mensonges ! Et moi, gamin, j’étais fasciné.
On a l’impression que c’est ce qui vous intéresse avant tout, raconter des histoires ?
C’est la seule chose qui compte pour moi. J’ai rencontré un chanteur de country, Tom T. Hall, qui a écrit la version originale de « Sur la route de Memphis » (« That’s how i got to Memphis » – NDLR), qui est devenu mon ami, et que l’on surnomme aux Etats-Unis « The Story-teller ». Cette idée, très présente aux USA, d’être un raconteur d’histoires, c’est ce qui a fondé ma manière d’aborder l’écriture, et les chansons. La musique doit être au service des mots, un écrin qui soutient et met en valeur l’histoire. Nous sommes avant tout des conteurs.
Hormis vous, peu de chanteurs corses sont influencés par la musique nord-américaine, ou s’en revendiquent, alors que l’île a toujours puisé son inspiration dans les musiques irlandaises, méditerranéennes ou sud-américaines. Est-ce parce que nous sommes trop éloignés de cet univers ?
Je pense au contraire que nous en sommes beaucoup plus proches qu’on le pense. D’ailleurs ma chanson « L’amore hè passatu vicinu », c’était de la pure country. J’ai été à Nashville, j’ai rencontré tous ces chanteurs, ces musiciens exceptionnels, j’en ai fait des amis, on a fait la fête, on s’est saoulés ensemble, et dans le rapport entre les hommes, mais aussi en musique, ils ne sont pas loin de nous. Les ricuccate de chez nous, elles se rapprochent par exemple beaucoup de celles de la Country. Dans la Country, comme en chanson corse, on ne peut pas se cacher. Il y’a des notes à faire, il faut les faire. Et les plus grands musiciens sont là-bas, on vient du monde entier pour jouer avec eux.
J’ai été impressionné par deux personnes dans ma vie : Le premier c’est Charles Rocchi, et le second, Elvis Presley. Et je suis d’une fidélité absolue, je ne m’en suis toujours pas remis ! Et je suis fier de faire le lien entre les deux. Je suis citoyen d’honneur de Nashville, je suis le seul chanteur français à avoir chanté au mythique Grand Ole Opry, même Johnny ne l’a pas fait ! Et j’y ai chanté le Cow-Boy d’Aubervilliers en anglais, en français et surtout en Corse devant un public déchaîné ! Quel souvenir !
Allez-vous défendre cet album sur scène ?
Je ne vais pas faire de tournée estivale, ce n’est pas mon truc la saison, je ne l’ai presque jamais fait. En revanche, à la rentrée je ferais le théâtre de Bastia, peut-être plusieurs soirs, et une grande salle à Ajaccio, ainsi qu’une salle parisienne. Aujourd’hui, j’ai à nouveau l’envie ! Et ça faisait bien longtemps que ça ne m’était plus arrivé…
Copyright Corsica - Source : http://info.club-corsica.com/cul_130_003.html#
"Manât" est le nom d'une déesse du destin vénérée en Arabie à l'époque pré-islamique. C'est aussi le nom d'un jeune groupe qui mélange avec bonheur modernité et tradition.
Né en 2006, Manât réunit sept artistes venus d’horizons différents qui créent une musique originale, à la fois profondément ancrée dans l’univers culturel corse et irrépressiblement tournée vers l’ailleurs. Carmin Belgodère (cetera, oud, mandole, guitare et chant), Adelina Belgodère (chant), Anthony Geronimi (chant), Cédric Savelli (cetera, guitare, sitar, violon, harmonium, chant), Yves Ruiz (percussions), Eric Ferrari (basse) et Simon Guerrini (électronique), mêlent polyphonie et instruments traditionnels, violon, basse électrique et sons électroniques.
Sabrina Raïs a récemment remplacé Adelina Belgodere, de même que Eric Ferrari a laissé sa place à Youri Gautier.
Nous avons vu Manât en concert à Pigna en juin dernier. Une très bonne soirée.
Le premier CD de Manât, avec des textes de Rinatu Coti, montre l'étendue des talents de ce groupe prometteur.

Avril 2010 : Après plusieurs mois de silence, des nouvelles du groupe. Réduit à trois (Carmin Belgodere, voix, guitares, cetera, Sabrina Saraïs, voix et Frédéric Bosseur, voix) ), il se produira au cours des semaines à venir à l'Eolienne (7/05), à l'Aghja (28/05), à Pigna dans le cadre de Festivoce (13/07 et 24/08) et à Marignana (25/09).
Une video proposée par primaveratv :http://www.primaveratv.com/video.php?video=123
Toujours à l'occasion de la soirée à l'Aghja, le 28 mai 2010, un remarquable reportage réalisé par Pierre-Paul Lepidi (www.lepidi-photo.com) .
http://www.lepidi-photo.com/portfolio-8743-0-concert-du-groupe-manat.html
Manât - Dolci ghjuvori
Enregistré à l'église de Pigna le 13 juillet 2010 dans le cadre du festival Estivoce
Flos florum enregistré à l'auditorium de Pigna le 24 août 2010 :
"Ogni strada" enregistré à l'Église Saint Érasme (Ajaccio) le 15 octobre 2010
Juin 2011 : Philippe Biondi (percussions) a rejoint Sabrina Sarais, Carmin Belgodere et Frédéric Bosseur.
Daniel Vincensini et José Oliva ont choisi de donner à leur groupe le nom que Ptolémée donna à la Ville de Bastia dans l'antiquité (Mantinum). Choix prouvant, s'il en était besoin, leur attachement à cette ville et à sa Place du Marché dont ils sont issus.
Musicalement, I Mantini sont le résultat d'un pari osé, d'un talent varié aux multiples facettes qui mêle chant moderne, traditionnel, polyphonique, et chansons humoristiques : "macagna". On se souvient de "A Merria" qui fit scandale à la Mairie de Bastia, de "La paillote", de "I Muvrini sont riches" et de "Cantà (falsu)" qui met gentiment en boîte la quasi totalité des chanteurs corses... Mais à côté de ces chansons satiriques, I Mantini savent aussi émouvoir. Quel talent !
"Le fax" à Fuzzà :
17 novembre 2011


Auteur de "Barqueiro" (2000), album complètement atypique dans le paysage musical corse où se mêlent fado, bossa, samba, mambo, rythmiques africaines et traditionnels corses, le tout supporté par une voix superbe. Jean-Pierre Marcellesi partage son temps entre Paris et Porto-Vecchio, ville d'origine de la famille.
Il aime à naviguer jusqu'au Brésil, via la mer Méditerranée, et se dit fasciné par le jeu d'un Vinicius de Moraes ou d'un Joao Gilberto. Barqueiro n'est que son premier album solo. Auparavant, il avait partagé quelques expériences de groupe.
Site : www.jpmarcellesi.fr

Charles, le frère de Jean-Pierre, également chanteur, s'est exilé au Cap Vert en tirant le meilleur parti du mélange des cultures dans son album "Corsicaboverde" (2000). Corse et créole portugais se mélangent pour rendre hommage à la Corse, "laissée si si loin, comme un amour perdu que l'on pleure".



Le groupe Meridianu est né en 2003 de la rencontre de Ceccé Acquaviva, Jacques Lucci, Jean-Louis Nobili, Jean-Antoine Orticoni et Toussaint Orticoni attachés à leur terre de Balagne.
Le choix de la complémentarité entre tradition et modernité constitue la démarche naturelle du groupe.
Le répertoire, dont le contenu est riche de nombreuses créations, se distingue également par la diversité des thèmes abordés et une volonté d’ouverture au monde ainsi que le suggère le nom de MERIDIANU.
Vivre intensément sa propre culture, la partager en allant à la rencontre des autres, échanger pour apprécier ce qui rapproche mais aussi percevoir les différences comme un enrichissement.
Telles sont les valeurs que le groupe a choisi de porter et d’offrir au public.
La composition du groupe a évolué : après Jacques Lucci (Bassu), Thierry Nobili (Contra-cantu), Jean-Antoine Orticoni (Seconda), Jean-Louis Nobili (Terza), les membres du groupe sont actuellement :
Jacques GROUGNET - LUCCI (bassu) : voix imposante qui crée le socle du groupe. Revenu à ses origines de Balagne (Calenzana), passionné par les traditions et tout ce qui touche à la nature.
Jean-Antoine ORTICONI (seconda) : voix chaude qui donne toute la rythmique du chant par ses arabesques dites « riuccata ». Baigne depuis son enfance dans la musique corse de par son milieu familial originaire de Valle d’Alesani (Castagniccia).
Laurent DEPAEPE (terza et guitare) : puissante et précise. Il a découvert sa voix venant de ses origines (Venaco). Se diversifie au travers de la photographie d’art.
Matthieu GRAZIANI (violon, cetera et terza) : passionné de musique depuis sa plus tendre enfance, il devient luthier après de longues études en Italie. Il apporte un véritable soutien à l’enrichissement musical du groupe.
Jérémy LOHIER (accordéon) : de par son oreille intransigeante et avec son instrument riche en harmonie, il apporte son originalité; il est le socle musical du groupe.
Deux CD : "Ùn trimà puru più et "A voce viva"


Le site du groupe (très beau) : http://www.meridianu.com/
Fabrice et Jean-Michel Andreani et leur cousin Arnaud remportent en 1996 le concours de la chanson corse. De ce succès naît un album, « SIMU NATI »
En 2001, ils rencontrent le bassiste Jean-Marie Gianelli qui leur propose de les aider à enregistrer un deuxième album. Patrizia Gattacecca leur écrit un texte « D'Isule Esiliati » qui devient le titre de l'album.
Ils reviennent avec un troisième album intitulé « A mio Lettera »
.
Enregistré au studio l’Angelina à Valle di Rostinu (Haute-Corse). Fabrice (qui joue aussi de la guitare et de la cetera) et Jean-Michel sont entourés de Roger Biwandu (batterie, percussions), Jean-Marie Giannelli (basse, claviers, guitare), Patrick Mattei (guitare) ainsi que du quatuor à cordes Elixir et du violon de Raphaël Pierre. Tout cela donne une nouvelle couleur musicale, un mélange de bonne variété et de world music. Les textes sont de Ghjacumu Fusina, Marc Ventura, Jean-Laurent Filippi et Yannick Gérin.

Il ne reste plus qu'à vous le faire partager…
Missaghju est une formation musicale née en 1992. Elle prend ses racines de la passion partagée par ses créateurs pour la musique, le chant et en particulier, le chant traditionnel Corse.
C’est au fil du temps, et toujours avec cet esprit d’ouverture et d’envie de faire connaître la Corse au delà de ses frontières, que sont venus s’ajouter de nouvelles voix et de nouveaux instruments.
Aujourd’hui, Missaghju est une formation ayant pour intime conviction de représenter la Corse en Corse et dans le monde entier.
Vous vous laisserez envoûter non seulement par la puissance vocale des chanteurs, mais aussi par le duo de guitares acoustiques d’Alain Gherardi et Jean Marie Giannelli.
Missaghju vous proposera une ballade entre chants polyphoniques purement traditionnels et compositions personnelles plus moderne, mêlant ainsi ambiances latines, mélancoliques, parfois jazzy, marquant ainsi le contraste et l’esprit d’ouverture.


Christophe Mondoloni né à Ajaccio mais originaire de Sartène (en Corse du sud) commence à apprendre le chant dans les églises, donc la polyphonie à l'age de 15 Ans avec la scola di cantu de Natale Luciani, fondateur du groupe populaire "Canta u Populu Corsu", groupe qu'il intègre en 2006.
Il effectue de multiples tournées et concerts avec ce groupe, dont la salle parisienne du "Bataclan" en 2007 et en 2008.
Il entre en studio pour son projet d'album solo à Cambrai, au studio le "hangar à sons" mixé et masterisé par Bertrand Charlet (Mars 2008) dans le Nord, après avoir rencontré Jean Marc Lobjeois (ex bassiste de Maurane, Claude Barzotti...) qui lui réalise son album.
Il collabore également avec plusieurs artistes tel que Jack Ada (guitariste de Lara Fabian) avec lequel il co-signe la musique: "Principessa".
Jean Pierre Marcellesi son ami de toujours, celui sans lequel le disque n'aurait pu se faire, joue sur 5 titres (guitare nylon acoustique) , il lui a composé 3 mélodies dont une qu'il partage en duo sur un air Bossanova, chanson écrite par Jean Pierre Lang (Vice président de la SACEM qui a écrit pour Céline Dion, Nicole Croisille...). Ce texte est écrit en portuguais adapté par Christophe en langue Corse pour les besoins du duo avec Jean Pierre Marcellesi.
Jean Pierre Marcellesi et Christophe Mondoloni chantent et partagent la scène depuis maintenant 3 ans (Bruxelles, Belgrade en Serbie, Paris, et l'été dans toute la Corse).
Il collabore également avec un écrivain célèbre en Corse : Alain di Meglio qui lui écrit 2 titres, une chanson d'amour "Dassi" et "Gibraltar", chanson qui dénonce les passeurs et le marché d'êtres humains entre l'Afrique et l'Europe (par le détroit de Gibraltar).
On y trouve un duo (anglais -corse) avec un anglais, Alan Stevez. Le texte compare l'histoire de l'Irlande et celle de la Corse étroitement liées (souvent lorsque l'on parle de violence, tirant comme conclusion qu'après tant de violence fraternelle, on a pas le droit d'être aujourd'hui un peuple à sauver, malgré cette identité forte).
Un thème tel que le Cancer est évoqué dans une chanson qui porte le nom de l'album : "Distinu" une chorale d'enfants fait son apparition à la fin du titre ce qui donne tout de même un message d'espoir à cette chanson.
Laetitia Himo violoncelliste surdouée, d'origine corse, joue sur 3 titres. Laetitia a participé en tant que violoncelliste solo à des dizaines de festivals internationaux de part le monde...En 2004 elle ouvre le Festival des Nuits Celtiques au Stade de France avec l'hymne corse le "Diu vi salvi Regina"
Une rencontre importante dans la vie de Christophe est Pierre Farel : peintre français vivant à Ajaccio connu pour ces personnages "sans visages" originaire d'Orange, il expose à New York, Shangai, Hong Kong, Paris, Avignon etc etc... Il lui a réalisé la pochette de son album en peignant Christophe avec sa guitare et toujours suivant son style : sans visage.

Pour sa pochette justement il collabore avec un jeune artiste (et graphiste) insulaire, Fabien Rocca, qui vient tout juste de terminer la pochette album de la chanteuse non moins insulaire : Jenifer (Star ac 1).

Certainement le plus célèbre des groupes corses.
De nombreux excellents sites leur sont consacrés, notamment :
www.muvrini.com/
www.terracorsa.info/
curagiu.com/muvrini.htm
perso.orange.fr/sintineddi/muvrini.htm
Voir aussi en allemand :
www.folker.de/200304/05muvrini.htm
www.muvrini.info.

En langue corse, i muvrini signifie « les petits mouflons ». Animaux souples et sauvages qui arpentent les reliefs de leur île sans que jamais, on ne puisse les capturer. Depuis plus de vingt ans, les Muvrini ressemblent à ceux dont ils portent le nom. Partout, ils promènent avec la même agilité la beauté escarpée des chants corses, sans se laisser enfermer dans les clichés du folklore. Leur musique est vivante, mouvante. Les mouflons renouvellent la tradition en y glissant des instruments électriques et en multipliant les rencontrent inattendues bien au-delà des rives de leur île.
Volonté délibérée d'ouverture.

Choix artistique et choix de vie.
Ils défendent la diversité en la faisant grandir. Nul ne s'étonne plus de les avoir vu chanter avec Véronique Sanson (1994), Sting (1998), MC Solaar (2002) ou des chœurs zoulous (2005). Nul ne devrait s'étonner de les retrouver aujourd'hui mêlant leurs voix à celle de Tina Arena, d'Anggun ou de 500 choristes. Les Muvrini, qui n'ont plus rien à prouver, sortent un album iconoclaste qui interpelle par ses audaces et apaise par ses douceurs mélodiques et vocales.
Sur la douzaine de titres retenus (il aurait pu y en avoir le double), se glissent huit inédits et quelques reprises ; titres classiques du patrimoine corse, titres issus de leur propre répertoire ou empruntés au reste du monde, comme l'Amsterdam de Brel ou les Streets of Philadelphia de Springsteen, qui prennent ici d'envoûtants accents corses.
Tant pis si les gardiens du temple polyphonique grincent des dents ; depuis longtemps, le public a reconnu les siens. Le 8 mars prochain, les Muvrini rempliront une fois de plus l'espace immense de Bercy, entourés de leurs 500 choristes et se moquant comme toujours des modes ou des codes. Fidèles à l'envie de découverte et de partage qui est la leur depuis le début.
Le début, justement, revenons y.
L'histoire du groupe prend corps au début des années 70, dans un petit village de Haute-Corse, Taglio Isolaccio, tout près des grandes forêts de châtaigniers. Ghjuliu Bernardini – Jules –, le père, est poète et chanteur, dépositaire d'une tradition ancestrale mise à mal par les mutations du temps. Les chants ne rythment plus la vie des hommes et des villages.
Dans cette France pompidolienne qui célèbre l'urbanité et la modernité, les polyphonies ne résonnent plus guère que dans quelques rares îlots de résistance. A Taglio Isolaccio par exemple. Par la voix de Jules Bernardini. A ses fils Alain et Jean-François, l'homme va alors transmettre la tradition comme un bien précieux à défendre et à faire fructifier.
A quel âge les deux frères ont-ils commencé à chanter ? Leurs souvenirs les ramènent au plus creux de l'enfance, à l'heure où d'ordinaire les gamins comptent leurs billes. Eux, chantaient à l'église ou sur la place du village, sous le regard bienveillant des anciens. Ils chantaient comme on joue. Le chant s'est glissé en eux sans même qu'ils s'en rendent compte, sous la forme d'une évidence, en dehors de toute revendication.
Cinq ou six ans plus tard, changement d'époque. Alors que les Bernardini abordent l'âge adulte, la Corse entre de plain-pied dans l'effervescence du réveil identitaire. Un peu partout – et plus seulement à Taglio –, la jeunesse redécouvre son patrimoine musical : c'est la renaissance de la culture corse, le Riacquistu, qui fait alors souvent marcher de pair le chant et le militantisme politique. Une formation emblématique voit le jour, Canta u Populu Corsu (littéralement : « le peuple corse chante »). Jean-François et Alain participent brièvement à l'aventure. Puis montent leur propre groupe.
1979 : premier album d'I Muvrini. Premiers concerts dans les villages de Corse, dans des conditions parfois difficiles. Les mouflons se débrouillent, ne facturent pas toujours leurs spectacles, refusent de faire payer les enfants (c'est toujours le cas !). Dans un climat politique de plus en plus tendu, où le seul fait de chanter corse est vite interprété comme un acte de subversion, les Muvrini affrontent parfois une franche hostilité. En 1984, l'un de leurs concerts sur l'île est interdit : les CRS bloquent la route du village mais le public vient quand même, à pied.
Sont-ils de ceux qui prônent le repli identitaire ? Jamais. Dès ces premières années, ils invitent le Guinéen Mory Kanté, le Catalan Lluis Llach ou le Malgache Régis Gizavo à partager la scène avec eux. Déjà.
Aujourd'hui, les voilà donc entourés d'une chorale géante Toujours dans le même souci d'ouverture. Les 500 choristes de nos mouflons sont-ils les mêmes que ceux de la télévision? Oui... Si ce n'est qu'ici, il ne s'agit pas d'un prime time vite plié vite oublié, mais d'une vraie rencontre artistique qui va se prolonger.
Pour la première fois, des artistes professionnels, les Muvrini, se sont déplacés en Lorraine dans le fief des choristes, pour se présenter à eux, répéter à leurs côtés et bien sûr enregistrer. De ces centaines de chanteurs passionnés venus parfois de fort loin, Jean-François Bernardini garde le souvenir lumineux d'une incroyable ferveur. Ils seront tous ensemble, sur scène, pour le lancement de la tournée le 4 mars prochain à Nancy. Puis à Paris, au POPB, quatre jours plus tard. Ils seront aussi là, sur les dates de la tournée, sans doute pas toujours au grand complet mais chaque fois, les plus nombreux possible.
Entre les deux frères de Taglio et les 500 amateurs, témoins d'une lame de fond qui traverse en France (on recense aujourd'hui près de 6 millions de choristes dans tout le pays !), une histoire singulière s'est nouée, loin des lois du marketing.
Histoires singulières aussi que celles des duos de l'album.
Sarah Brightman, d'abord.
La soprano anglaise, star incontestée chez elle, adore les croisements artistiques. Bon point commun avec nos Corses. Et c'est elle qui les sollicita. Dans leur pas de deux désormais gravé sur CD, les envolées du lyrisme rencontrent le chant de la terre. Les frères Bernardini n'ont jamais oublié que Gjuliu, leur père, adorait chanter des airs d'opéra...
Anggun, ensuite.
L'Indonésienne au timbre suave rencontre les Bernardini en 2005 sur la tournée Night of the Proms. Elle qui les pensait plutôt traditionnels s'étonne chaque soir de les découvrir si ancrés dans leur temps. L'envie d'un duo s'impose naturellement. Ce seront les très touchantes Streets of Philadelphia, chantées ici en anglais et en corse. Le son folk-pop se fond aux polyphonies comme s'il en avait toujours été ainsi.
Tina Arena, enfin.
L'Australienne à la voix vertigineuse donne au disque l'une de ses contributions les plus marquantes, sans doute même la plus emblématique. Elle aussi, croise les Muvrini sur l'aventure Night of the Proms et craque illico sur leur musique... « J'aimerais chanter avec vous », glisse-t-elle plusieurs fois. Résultat au-delà des espérances : Tina Arena est venue l'été dernier à Taglio Isolaccio pour enregistrer avec les frères Bernardini dans le studio tout neuf qu'ils ont bâti à la sortie du village... Et pas question pour elle de demander une adaptation anglaise : c'est bien en langue corse qu'elle a tenu à chanter !
Jean-François Bernardini en sourit encore, émerveillé de ces si belles rencontres qui ne cessent de jalonner son parcours d'homme et d'artiste. En vingt ans d'un chemin pas forcément simple à tracer, mais toujours résolu, les Muvrini de Taglio ont gagné la liberté des mouflons des montagnes. Ils affirment aujourd'hui une identité forte, fière de ses racines et de ses spécificités, mais qui toujours s'enrichit de celle de autres. Avec les choristes, comme avec leurs partenaires de duos passés ou à venir, ils créent ce qui nous manque tellement en ces temps de repli : des liens d'humanité
.



Source : Corse Matin du samedi 13 mars 2010
« La fondation a déjà effectué un travail de rénovation de la châtaigneraie à Pianello et va maintenant se pencher sur un projet d'amélioration de la brebis corse avec les producteurs fermiers. »
Comment trouvez-vous encore l'énergie après trente ans de carrière ?
C'est la passion. On pourrait tomber dans la facilité mais nous avons une esthétique nouvelle, d'autres titres. Le public et la scène se méritent, il n'y a pas de hasard. L'art et la chanson, c'est d'abord du travail. Ce n'est pas suffisant d'avoir une belle voix. Et puis il faut savoir payer le prix : j'étais enseignant, j'ai tout lâché. Il faut payer le prix du nomadisme, assumer de partir avec vingt personnes sur les routes.
La reconnaissance par l'Unesco des paghjelle ?
C'est à double tranchant. Il y a une reconnaissance publique. Mais elle montre que le biotope qui génère cette musique est mal en point, c'est pour ça qu'il y aura des subsides. Mais je préfère toujours voir un dauphin sauter dans la mer plutôt que de le regarder empaillé ! Sommes-nous seulement conscients d'être à 80 % analphabètes en langue corse. Nous avons choisi d'écrire et de chanter dans une langue avec une surface sociale minuscule et on pourrait s'interroger : « Qui va m'écouter ? » Mais non. Notre politique, c'est de porter cette langue de partout.
La langue n'est-elle pas assez soutenue ?
On fabrique des fonctionnaires de la langue corse, on se félicite qu'il y ait toujours plus d'enfants qui se le voient enseigner. Mais après ? Il ne faut pas toujours tout attendre des institutions. Notre groupe fonctionne sans subvention publique et je crois d'ailleurs plus à la conviction qu'à la subvention !
Comment appréhendez-vous les critiques qui vous jugent trop consensuels ?
C'est la caractéristique d'un pays malade et c'est un aveu de faiblesse. Nous ne voulons pas polémiquer. Je le dis : en Corse, la culture n'est pas prise au sérieux. C'est quoi le folklore ? C'est quand on vous lance : « Tu n'as rien à dire mais qu'est-ce que tu le dis bien... » Je suis tout aussi indigné de voir que l'on se vende pour des tournages de films ou de séries, sans souci de qualité, sans objectif tout simplement.
Comment avance votre fondation ?
Nous avons 400 000 e sur ce compte. Un projet de rénovation de la châtaigneraie ancestrale de Pianello a été mené. Nous allons également travailler avec des producteurs fermiers. Car nous croyons à cette terre. Je trouve fou qu'à la première grève de bateaux, on s'inquiète de ne plus voir de fruits et légumes dans les rayons. La richesse de demain, c'est la richesse alimentaire.
Et les élections territoriales ?
Je félicite ceux qui arrivent à s'y intéresser. Les idées d'aujourd'hui avec les comportements d'hier, ça ne peut pas marcher. On en gère que la dépendance chez nous...
Propos Recueillis Par Ch. L.
Lire aussi "I Muvrini affichent complet dans leur nouvelle tournée européenne"
Août 2010 :


Voici trois vidéos tournées récemment :
Découvrez I Muvrini, en tournée sur ses terres, en Corse sur Culturebox !

I Muvrini Live Olympia 2011
Double CD
Sortie le 18 juillet 2011
TOUTE LA MAGIE D’I MUVRINI EN LIVE
Inclus : Elli a sanu, Quandu senterà, Un ti ne scurdà, Di, Inseme si pò + 3 titres inédits dont « Tu seras un homme mon fils »
en duo avec Grand Corps Malade
Grace à ce double album live, vous vivrez ou revivrez durant 2h15 les moments forts d’émotion, d’humanité et de générosité. Le tout enrobé d’humour !
Parmi les nombreux temps forts de la soirée, la prestation de Grand Corps Malade qui a interprété avec le groupe Una terra nova, extrait de l'album, et Tu seras un homme mon fils, le célèbre texte de Rudyard Kipling.
Acclamée aussi la prestation de la chorale Musicanta regroupant des collégiens de Bastia venus pour l’occasion…
Le dernier album d’I Muvrini, Gioa est certifié disque d’or. Et c’est fort de ce succès discographique qu’I Muvrini s'est produit le 1er février 2011 à l'Olympia.
A DECOUVRIR ET A COMMANDER DES AUJOURD'HUI SUR :
http://www.muvrini.com/nvboutiqueliveolympia.html
Duo composé de Jacques Nobili au trombone et Jérôme Casalonga.


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13/01/2011
Le groupe Novi a été créé en mars 2006. A la tête du groupe se trouve Jean Charles Papi, originaire de Porto-Vecchio, membre de Canta u Populu Corsu de 1989 à 2006. Le groupe se compose d’Alain Abad, Sébastien Bonifay, Grégory Gambarelli, Ceccé Lanfranchi, Stéphane Mangiantini et Bruno Vidal. Il s’est fait en quelques années d’existence une place à part dans le milieu de la musique corse en osant s’affranchir des règles que l’on pensait immuables la concernant.
Cette audace se retrouve ainsi lorsqu’ils osent interpréter les grands titres de ces dernières années en les réorchestrant de manière rock ou encore dans leurs propres compositions.
Un avant goût se retrouve ainsi dans l’interprétation live de Sintineddi (interprétée initialement par Canta u populu corsu) dans la vidéo suivante.
La composition du groupe a changé en 2009. Novi est composé aujourd'hui de :
Cèccè Lanfranchi, Brunu Vidal, Cristofanu Vellutini, Francè Sabiani è Larenzu Leandri.


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A l'origine duo fondé par Fabrice Pasqualini et Jean Carlotti ayant fait partie du groupe " I voci di a Gravona " et participé à l'album "Terra", Oriente naît en 2005 avec l'arrivée de Jean-Laurent Savelli, puis s'élargit en 2009 avec Jean-Jacques Colonna (guitare et voix) .
La formation Oriente travaille sur l'harmonie des voix polyphoniques et traditionnelles, interprétant des compositions et des reprises de groupes insulaires.
Le groupe se produit en concerts et en animations, en Corse et sur le continent.
Un album sera en préparation pour la rentrée 2011.


Constitué des frères Andreucetti, ce groupe allie avec brio la musique traditionnelle et des rythmes variés venant d'horizons divers.

Originaire de Porto-Vecchio, Jean-Charles Papi a participé pendant 7 ans (de 1989 à 2006) à l'aventure de Canta U Populu Corsu. Il a également chanté avec Les Voix de l'Emotion avant de créer le groupe Novi.
Il a également participé à la controversée " Bataille des Chorales" sur TF1.



Dès son plus jeune âge, Jean-Paul Poletti révèle sa vocation poétique et à dix ans, il écrit déjà des ritournelles qu'il chante en s'accompagnant à la guitare.
Deux maîtres l'initient ensuite à la composition musicale et le persuadent de partir en Italie pour se perfectionner. Jusqu'en 1970, il sera l'élève assidu des classes de contrepoint, d'harmonie et de direction chorale de la Schola Cantorum de Florence et de celle de Sienne.
De retour en Corse, Jean-Paul Poletti se mobilise contre la situation d'acculturation de la Corse et contre la perte d'identité créatrice de son île natale. S'attachant à ressusciter le très riche patrimoine polyphonique et musical de la Corse, Jean-Paul Poletti est d'abord l'un des créateurs, avec Petru Guelfucci et Minicale, du fameux groupe "Canta U Populu Corsu",
Jean-Paul Poletti, après une expérience en solo et un excellent disque "Re Di Petra", crée en 1987 à Sartène, après avoir participé aux Nouvelles Polyphonies Corses, une école de chant polyphonique et le groupe mixte Granitu Maggiore. En 1995, il se spécialise dans les chants sacrés franciscains avec son Chœur d'hommes de Sartène, composé de six hommes, et auquel ont participé, autour des frères Jacques et Jean-Claude Tramoni, Xavier Chaniot, Jean-Marc Jonca, Yvan Giovannangeli, Cyril Lovighi, Mathieu Maestrini, Mathieu Bègue-Tramoni, Jean-Louis Blaineau, Stéphane Paganelli et Marcu Valentini.
Avec ce Chœur il invente des espaces musicaux de forme classique, nourris par le passé, mais d'inspiration contemporaine. Le rêve d'inscrire la polyphonie méditerranéenne dans l'histoire de la musique classique n'est plus une utopie.
Le Chœur d'Hommes de Sartène puise ses racines dans une histoire millénaire, enrichie depuis le XIVe siècle par la présence franciscaine. C'est après le passage de l'ordre de Saint-François d'Assise en Corse, qu'une communauté de frères franciscains s'est installée à Sartène et y est demeurée, sans interruption jusqu'à maintenant, à travers deux couvents, l'ancien couvent Saint-François près de la place Porta, et le nouveau couvent Saint-Damien.
La population sartenaise ressent un profond attachement pour ses franciscains. Elle n'hésita pas à prendre les armes pour défendre au début du siècle la présence de la communauté, menacée lors de la séparation de l'Église et de l'État. On y vit la population y affronter la troupe qui voulait expulser les moines. Juste retour des choses, cette même communauté franciscaine hébergea à la fin des années cinquante le dernier bandit corse (Muzzarettu), le soustrayant à la loi tout en lui offrant le repos de l'âme puisquíil rendit son dernier souffle dans l'enceinte du couvent.
Juqu'au XXe siècle, tous les membres de la communauté étaient issus de l'île. Mais l'absence de vocations a entraîné leur remplacement par des moines italiens, et, aujourd'hui, belges.
La marque franciscaine résonne dans le chant sartenais. On dirait que deux cultures se sont fondées en une seule. Les recherches de Jean-Paul Poletti l'ont conduit à réinventer une étonnante diversité de chants où s'unissent polyphonies corses et rigueur franciscaine, à trois et quatre voix. On croyait ces chants définitivement perdus, ils revivent aujourd'hui.
Dans ses albums "Polyphonies corses" (1996), "Polyphonies franciscaines" (1997), "Fiori di memoria" (1999), "Messa Sulenna" (1999), "Cantu di a Terra" (2004) et "Terra Mea" (2005), il refait vivre notamment les créations de Pietro-Battista Farinella da Falconara (Transitus de St François d'Assise, Missa pro defunctis), des extraits de la Divine Comédie de Dante transmis oralement par les bergers.
Ci-dessous une fort intéressante interview pour « La Nef » :
La Nef – Pourriez-vous d’abord rapidement présenter votre parcours ?
Jean-Paul Poletti – Je suis né en 1949 à Ajaccio. À 9 ans, j’ai eu comme professeur Vincent Orsini qui a certainement fait naître ma vocation par sa pédagogie et sa rigueur. Après le baccalauréat, j’ai poursuivi mes études musicales à Florence puis à Sienne (guitare classique, direction de chœur et composition musicale). De retour en Corse, j’ai enseigné à la Maison de la Culture, à l’École Saint-Vincent, puis au Conservatoire National de Région. Depuis 1988 je vis à Sartène. En 1975, j’ai créé Cnsta u populu corsu qui m’occupa six bonnes années pendant ce qu’on a appelé le Riacquistu, la Renaissance du mouvement culturel corse. Parallèlement à mon travail en solo, je passe à l’Olympia en 1986 et 1988 et je collabore avec Sergio Vartolo à un oratorio. En 1993, Philippe Bender, Costa Papadoukas et moi créons la Cantata corsica. À Sartène, je travaille sur les manuscrits franciscains à l’église Saints Côme et Damien en même temps que je dirige le chœur Granito maggiore qui préfigure la re-création du Chœur de Sartène. De 1996 à 2005, j’ai enchaîné les créations et les enregistrements. Actuellement, je prépare un Stabat Mater et une anthologie du chant corse.
Vous-même composez de la musique : pourriez-vous nous en dire un mot, de votre inspiration en particulier ?
Dans ma composition musicale, j’essaie de m’inspirer des premières formes modales de notre musique tout en essayant de les mêler autant que faire se peut aux influences baroques et classiques dans lesquelles la Corse a baigné. Dans tout ce que je peux faire, j’aime à ce que mon monde apparaisse. Ma terre avec ses sons et ses lumières, ses visages et les ombres gigantesques de notre passé.
Puis il y a les Franciscains qui sont les grands témoins de ma foi. Ils ont toujours été l’alpha et l’omega de notre être profond. Un vieux prêtre corse, Mgr Giudicelli, qui était dans les années 1975 vicaire général du diocèse et à qui j’étais très lié, m’avait dit un jour où je lui chantais un aria à peine composé : « Tu sais, Jean-Paul, je comprends pourquoi tu te révoltes avec d’autres jeunes Corses. Un grand écrivain français a dit que la culture est ce qui reste lorsqu’on a tout oublié. Pour nous autres Corses, c’est ce qui manquera quand nous aurons tout compris. » À partir de là s’est bâti mon engagement corse et universel, avec le sens de ma composition.
Vous travaillez à ressusciter le patrimoine du chant polyphonique corse : d’où vient ce patrimoine, quelle est sa spécificité et comment a-t-il traversé les âges ?
Mon travail sur la polyphonie corse a commencé en 1973, le 17 juillet. C’était lors de la fête de saint Alexis à Sermano, temple du chant traditionnel s’il en est, au centre de la Corse. J’y ai fait une rencontre déterminante avec Petru Guelfucci. Nous avons créé Canta u populu corsu dont les Corses ont fait une espèce de mythe, à tort à mon avis. Mais là n’est pas le propos du débat. On sillonnait la Corse avec une vieille 203 qui roulait sur trois cylindres pour faire le tour des familles dans les montagnes afin de recueillir des souffles de musique, des souffles de vie : la tradition. Généralement le scepticisme nous ouvrait les portes : « Il ne faut pas chanter cela, cela ne se fait plus ». On avait l’impression de voir un peuple avoir honte de lui-même. Et puis, tout doucement les gens nous écoutaient et nous restituaient le passé, ce qui revenait à faire de nous à la fois des héritiers et des dépositaires. Puis nous sommes passés de la petite flamme à l’embrasement car, dès lors, énormément de chanteurs nous rejoignaient. C’était extraordinaire de voir un pays revivre.
Le chant des Corses, c’est avant toutes choses l’affaire de la famille et de l’Église. C’est une affaire transgénérationnelle. On se passe oralement la monodie comme la polyphonie. Il y a certes l’exception sartenaise où la polyphonie sacrée est écrite.
Les Corses avaient-ils gardé ces traditions et comment accueillent-ils votre travail ?
À travers le chœur de Sartène et le public qu’il draine, je pense que mon travail est bien accueilli. Maintenant, comment faire pour que la Tradition se nourrisse, s’enrichisse ? Ce qui était moderne aux xviie et xviiie siècles est devenu la tradition d’aujourd’hui. Il ne faut pas craindre d’affronter le tamis populaire. Le tout est de ne rien dénaturer. Je pense que les Corses comprennent parfaitement la démarche du chœur : rigueur et travail vont de pair avec la fidélité aux grands principes qui ont fait de tout temps la réputation de l’École sartenaise au cours des siècles. Une autre donne est venue se greffer à cette démarche qui est, elle, plus économique. La polyphonie est devenue la grande image de la Corse. Qui dit image dit tourisme. La culture des Corses est aujourd’hui un des grands vecteurs de l’avenir. Quelque part cela contraste avec l’image que l’on a voulu donner de nous. On s’évertue à concevoir des Corses, non pas tels qu’ils sont, mais tels qu’on voudrait qu’ils soient. Or, Mérimée est mort depuis longtemps et les Corses ont eu une histoire avant le mériméïsme que l’on nous a quasiment imposé, qui mériterait d’être mieux connue et comprise. Cela aurait d’ailleurs évité bien des drames.
Quel lien faites-vous entre le chant et l’enracinement dans une terre ancestrale, et entre le chant liturgique et la foi ? L’exemple corse est-il « exportable » ?
Pour moi, l’un ne va pas sans l’autre. Tout simplement parce que la religion des Corses ne relève pas du concept mais du vécu. Le chant chez nous a toujours eu une fonction sociale essentielle. Des matines aux complies, le chant est toujours présent. Or, le catholicisme fait partie de nos racines. Il en est même la plus grande, lui-même s’étant nourri de beaucoup d’us et coutumes anciens où il a dû s’intégrer.
Gamin, j’ai été amené à la rencontre des grands livres par le latin, derrière l’autel, dans la petite sacristie de mon village. Introibo ad altare Dei et la magie commençait. Avec l’Introït et le chant que soutenait l’harmonium, j’avais à la fois la terre et le ciel en moi. C’était un peu comme l’arbre de lumière de Saint-Exupéry dans les maisons de bois illuminées. D’ailleurs l’hymne des Corses est un hymne marial : Dio vi salvi Regina. Ce chant à lui seul peut répondre à la question.
En effet, il est arrivé en Corse au xiie siècle avec les missionnaires franciscains de Naples. Le dernier couplet commençait par : « Voi dai nerici vostri a noi date vittoria : Donnez-nous la victoire contre vos ennemis. » En 1769, au moment de l’indépendance, la Corse fut placée officiellement sous protection de la Vierge et l’on transforma « légèrement » le début du couplet. Les Corses se dirent : « La Vierge ne peut pas avoir d’ennemis. Par contre nous… ». Et cela donna : « Voi dai nerici nostri a noi date vittoria. ». « Donnez-nous la victoire contre nos ennemis. » Cela répond largement à toutes les questions.
La liturgie est-elle un vecteur pour la conservation et la transmission de ce patrimoine ? Jugez-vous qu’il soit possible de réinstaurer dans les messes de tels chants polyphoniques en Corse ?
À quoi servirait le livre s’il ne transmettait pas ? Or le verbe est la première musique. Avant le plain-chant, la structure grégorienne s’appuyait sur la cadence et la longueur des mots, j’entends par là celle que je connais : la liturgie latine. Imaginerait-on une seule seconde la tradition polyphonique ou monastique des Corses sans le latin ? C’est quasiment l’essentiel de l’expression des Corses.
D’une façon générale, comment analysez-vous la situation du chant sacré aujourd’hui ?
Quand je suis à Sartène ou dans un autre lieu de tradition vivante, je me dis qu’il y a une continuité des siècles qui ne saurait s’altérer mais quand il m’arrive d’assister à une messe ailleurs, souvent je me demande où je suis. Pas de cérémonial, à peine un chant et encore. Ma foi est là mais peut-être pas la ferveur. Or, chanter c’est prier deux fois, comme disait saint Augustin. Le chant, c’est la communion de sons et de sens à la fois. Peut-on imaginer l’Église sans le grégorien ? Aurait-elle pu durer et tracer son message sans cela ? Je ne le crois pas. Près de nous, il y aura toujours le passé, le présent et le futur. Le plus dur pour le passé c’est de ne pas l’oublier, pour le présent de ne pas le vivre et pour le futur de ne pas l’imaginer. Faisons vivre le chant pour mettre en accord notre foi et notre vie.
N’est-il pas regrettable que ce chant sacré soit principalement devenu une affaire de spécialistes et n’ait plus guère de place dans notre liturgie pour laquelle il a été conçu ?
Ce n’est pas la faute des « spécialistes » si le chant s’est déconnecté de l’Église, mais la faute de nos évêques. En se déconnectant du chant, l’Église se déconnecte de son peuple. On a fait dire à Vatican II ce qu’il n’a jamais dit. En supprimant le latin, on a certainement fait plaisir aux ministres du culte mais on a aussi fermé les portes à l’universalité de l’Église. Désormais, à part dans quelques îlots de résistance, le latin n’a plus droit de cité et c’est bien dommage. Je n’ai rien d’un affreux réactionnaire, cependant je reste persuadé que ce ciment commun aux chrétiens reste indispensable. J’ai été surpris cet été par le fait que Benoît XVI souhaite que la polyphonie romaine revienne dans la liturgie. « Elle est la liturgie », disait-il. Il serait bien temps.
Quel était le statut du chant sacré polyphonique à côté du chant grégorien ?
Il n’y avait pas statut propre à l’un ou à l’autre chant. Les connivences sont innombrables. Quel est le premier qui a influencé l’autre ? Chi lo sa ? Toujours est-il que le chemin est commun. On pourrait plaisanter. Ambroise connaissait-il la polyphonie corse ? Restons sérieux. Le mieux est de souhaiter que les précieux trésors antiques soient fidèlement transmis aux talents d’aujourd’hui pour endiguer le présent. Pour cela il nous faudra être exempt de préjugés, avoir du goût, du savoir et surtout la ferveur et la foi.
Propos recueillis par Christophe Geffroy
Source : La Nef n°179 de Février 2007


A Primavera, un groupe corse très influencé par l'Amérique Latine, composé de Michel Tomei (voix, guitare, charango, cuatro, tiple, quena, zampoña, Pascal Ottavi, guitare, madoline, basse, François Battesti, percussions et Mathieu Casanova, voix, charango, cuatro et zampoña.
Le premier album est en vente !
"On y retrouve 13 titres où se mélangent voix corses, charango et flûtes de pan, où la polyphonie se lie avec les rythmes latino-américains, et où se répondent la langue corse et la langue espagnole.
Le groupe VAGHJIME a participé vocalement sur plusieurs titres, ainsi que le groupe VOCE VENTU qui a répondu à notre invitation sur un titre."

Un nouvel article de Corse Matin en pdf à télécharger
ici.

Source : Claire Vallecalle dans Ci Simu avril/mai 2009

Le groupe A Ricuccata est constitué de cinq chanteurs : Jean-Luc CICCOLI (Segonda, Terza, Contracantu), Francescu BERLINGHI (Segonda, Bassu, Contracantu), Christian ALBERTINI (Bassu), Stefanu GIANECCHINI (Bassu), Cristofanu FILIPPI (Segonda, Terza), pour lesquels la polyphonie est ce qui exprime le mieux ce qu’ils sont : des corses à l’âme empreinte de traditions ancestrales et d’une histoire étroitement liée à celle de tout le bassin méditerranéen. C’est aussi par elle qu’ils forgent leur esprit d’ouverture sur le monde en intégrant dans leur répertoire des airs de cultures différentes, glanés au rythme des voyages et des rencontres.

Le second album « Mediterradiche » (juin 2008) présente des chants de Sardaigne, d’Italie, de Géorgie, du Pays Basque, du Chili et du Portugal qui viennent côtoyer les polyphonies corses mettant ainsi en valeur tant leurs différences que leurs origines communes.
Benedettu Sarocchi, chanteur qui s’est illustré au sein de groupes corses célèbres, a réuni autour de lui un ensemble vocal et instrumental proposant un répertoire d’une rare authenticité. Sa formation interprète des chants corses anciens, accompagnés par des instruments traditionnels dont la cetera, mais aussi des pièces instrumentales et des chants polyphoniques. Paradoxalement, c’est en collant au plus près de leur interprétation originelle qu’il confère à ces chants une étonnante modernité. Tous les membres de la formation, dont certains se connaissent depuis l’enfance, sont animés par une passion commune pour la musique traditionnelle corse. La formation entend ainsi faire découvrir les diverses facettes de cette musique souvent méconnue, en mettant en valeur son aspect universel et intemporel.
Deux disques : Orìgine et Pezz'à pezzi.

Infos, photos, discographie, contacts sur sarocchi.com

Né à Rusiu, Charles Rocchi est certainement l'un des artistes corses les plus connus. Ses premiers disques sont sortis au début des années 60, sous forme de 25 cm. C'est avec des titres comme Spunta lu sole in Bastia, U sapone, Addisperatu et U mio mulinu qu'il se fait connaître. Il interprète Caru Sumeru et A chiesa abantunata en 1965. Il sort alors une bonne cinquantaine de disques 45 tours avec notamment Pienghie u me core, Ave maria Corsica, U campanile di San Ghjuva. Il chante aussi des chants religieux, des sérénades, des berceuses,...

Source : Corse Matin du 6 février 2010
Antoine Ciosi évoque Charles Rocchi pour "Corsica"
A lire ici : http://info.club-corsica.com/iden_126_001.html


L’ensemble Spartimu ("Partageons") est né en 2005 de la rencontre de cinq hommes animés par la passion du chant, de la culture et de l’identité corses.
" Par dessus tout nous sommes animés par la soif de partage, de découvrir l’autre dans l’ivresse du chant.", déclare le texte introductif de ce groupe composé autour de Frédéric VESPERINI (directeur musical, siconda e bassu) avec Pierre Dominique INNOCENTI (siconda, bassu), Laurent BOULET (i trè voci), Philippe LORET (siconda, bassu), et Gregory INNOCENTI (siconda, terza).
Le répertoire travaillé par le groupe aborde trois thèmes principaux.
Les chants profanes qui sont propres à la Corse, notamment la paghjella, les chants sacrés, que l’on nomme couramment “messa in paghjella”, et enfin les chants du Monde (polyphonies des patrimoines géorgiens, sardes, irlandais, américains, etc.)
A l'écoute des quatre beaux extraits sur le site , on a envie d'entendre bien davantage de ce groupe très prometteur.

Après 4 années d'existence, de travail, de recherches, de rencontres et de concerts, le groupe SPARTIMU est fier de vous présenter son premier recueil de polyphonies.
On sent une grande maîtrise chez ce jeune groupe (né en 2005), manifestement très marqué par son séjour en Géorgie. On pourrait même dire que cet album est le premier CD corso-géorgien tant les deux traditions sont représentées ici. 15 chants, dont 9 polyphonies corses profanes et sacrées, 5 chants géorgiens et 1 chant nord-américain.
Sur le livret, une intéressante préface du professeur géorgien Joseph Jordania, ethnomusicologue à l'université de Melbourne (Australie). Il situe la polyphonie corse dans le patrimoine culturel mondial et souligne ses étonnantes similitudes avec les polyphonies du Caucase. Enfin, une poésie de Petru Leca extraite de "Instants tannés", évoque le Village, source du chant corse
Un magnifique exemple de partage culturel.


Formé en 1999, le groupe, réuni autour de la passion du chant et de la culture corse, se compose aujourd'hui de neuf personnes dont l’âge varie de 20 à 30 ans. Ce n'est que deux ans plus tard que nous nous produisons pour la première fois devant un public pour interpréter des chansons de groupes insulaires.
Au cours des dernières années, nous avons eu l’occasion de nous produire lors de manifestations telles que le Téléthon, la "Fête de la musique", le concours annuel de polyphonie de Valle d’Alesani VALLE VOCE, différentes premières parties de grands groupes locaux (Chjami Aghjalesi, Surghjente, Canta u Populu Corsu, l’Arcusgi...) ou encore le festival Pascal Paoli, dont les organisateurs, à qui nous faisons un clin d'oeil, ne sont pas aidés par les municipalités pour organiser ces spectacles qui réunissent grand nombre de groupes insulaires.
A la suite de ces différentes rencontres et grâce au partage de notre passion, nous avons pu évoluer et acquérir la confiance nécessaire pour pouvoir composer nos premières musiques et créer nos premières chansons. C'est de là qu'est né leure premier album: "E scegli u to culore".
C'est fin novembre 2008 qu'aura lieu la sortie du 9ème album du groupe « Surghjenti ».

Ce nouveau titre : « OGHJI…PIU CHE MAI » s'attache à exprimer tout autant qu'à explorer tous les aspects de la société corse actuelle.Cette recherche se veut variée et multiple, et ce choix se traduit par la diversité des rythmes et des couleurs acoustiques, par le choix des textes alternant poésie, révolte, imaginaire, sous la plume de différents auteurs et compositeurs (Natali Valli, Alain Di Meglio, Sonia Moretti, Ghjacumu Fusina, Saveriu Valentini, Guy Canarelli.)Pour autant, le groupe « Surghjenti » se veut être et demeure un ensemble de voix, porteur de notre langue et de notre culture enrichie en permanence au contact de sa Terre et de son Peuple, mais aussi des apports d'autre musiques côtoyées au fil de ses périples sur le Continent et à l'Etranger.Noël Valli retrouve sa place naturelle dans le Groupe et signe les paroles de plusieurs chansons.Jean Castelli, responsable des arrangements musicaux, revient à ses « sources ».Enfin, c'est grâce à la Production Ricordu que « OGHJI…PIU CHE MAI » voit le jour.
En écoute sur www.surghjenti.com et www.myspace/surghjenti.com à partir du 5 décembre.





Le nouveau CD d'I Surghjenti, "Oghji...in scena" est disponible !

Le groupe Svegliu d'Isula ("Aube de l'île") composé de Sébastien Tramoni, chant, guitare, Nicolas Sorba, chant, guitare, Anthony Secondi chant, Christophe Sorba guitare, Christophe Ettori, chant, guitare, Ceccè Ferrara, chanteur, Sophie Muraccioli, violoncelle, nous vient du Valincu et du Sartenais.
Svegliu d'Isula, par ses airs de guitare et ses textes poétiques, entend chanter les valeurs humaines autant que la Corse, avec ses traditions, ses espérances, ses difficultés. Svegliu d'Isula est inspiré par les musiques traditionnelles corses et est désireux d'apporter sa touche au paysage musical insulaire.
Un album paru en juin 2007, intitulé "Rifatta di pezzi", le plus récent en 2010 :


Source : Corse Matin du 20 février 2010
Tavagna est un des groupes historiques puisqu'il existe depuis plus de trente ans.
La formation complète est composée de :
Ghjuvan-Carlu ADAMI (seconda, terza)
Ghjuvan-Claudiu ALBERTINI (seconda)
Ricu BARRE(bassu)
Claudiu BELLAGAMBA (seconda, bassu)
Tumasgiu CIPRIANI (seconda, bassu)
Daniele GONET (terza)
Ghjuvan-Petru LANFRANCHI (terza, seconda)
Ghjuvan-Stefanu LANGIANNI (bassu, seconda)
Carlu LEVENARD (bassu)
Francescu MARCANTEI (bassu)
Mighele PAOLI (bassu)
Disques :
In Veru (2001)
CD - 2001 - SMC 132 072
Cor'di memoria (1996)
Alternatim (1996)
A capella (1992)
Blues di paese (1990)
Piazza di luna (1989)
Tra talle e radiconi (1987)
Incontru (1984)
Chjamu (1981)

CD - 2003 - SMC 169 062
sergent major company
Tavagna canta Malcom Bothwell (2002)
Malcolm James Bothwell est britannique, né à Londres en 1958. Installé en France depuis 1988, il développe plusieurs activités professionnelles et joue de la viole de gambe.
Outre ses activités d'interprète, il compose, dirige des ensembles vocaux, enseigne la musique médiévale et effectue des travaux de recherche au sein du CNRS.
C'est au sein de l'ensemble Organum qu'il rencontre Jean-Pierre Lanfranchi, qui lui demande d'écrire de la musique pour Tavagna au sein de ses trois pièces de théatre "a Pesta", "a Moresca" et "A l'Antigona". A la base de ce projet, l'idée de confronter des musiques d'origines variées, tant du point de vue géographique qu'historique, à une pratique insulaire du chant; de faire autre chose que du chant traditionnel sans pour autant avoir à le renier.
Messa Corsa per i tempi novi

Site officiel du groupe (avec mp3 disponibles en téléchargement) : www.tavagna.com
Le nouveau CD de Tavagna (juillet 2009) :




"Hè ghjunta l'ora turchina", en concert en l'église de Talasani, le 28 juillet 2008:
Même concert, "L'Anniversariu di Minetta" :
Et "U Lamentu di Ghjesù" :
(Corse-Matin, 6 juin 2011)
Benoît Flori (basse), Hervé Muglioni (seconde) et Paul Giuntini (tierce) ont chanté ensemble six années durant au sein de la Confrérie de Furiani, tandis que Patrick Vignoli (contre-chant), depuis onze ans avec le groupe Speranza, améliorait le placement de sa mélodie...

Antò Crescenzi et Mighè Tomei créent en 1997 le groupe Vaghjime (L'automne). Déjà parés de créations originales, ils recherchent à l’école de chant de Natale Luciani (Scola di cantu), d’autres chanteurs pour vivre et partager leur passion du chant et de la terre. Leur rêve devient réalité avec leur victoire en mai 1998 du 1er Concours de la Chanson Corse (concours organisé par le Lycée agricole de Sartène) à l’unanimité d’un jury composé de professionnels de l’audiovisuel et de chanteurs, de poètes et musiciens Cette victoire leur permet de se faire remarquer par Antoine Leonardi des Studios Ricordu et de signer un contrat pour réaliser 2 albums.
Entre 2006 et 2007 sortie du single "A Nutizia" / "Quale sò".
En 2009, sortie de l'album "Celi isulani", celui-ci et les albums précédents sont interprêtés en public par les nouveaux membres du groupe Vaghjime et qui accompagnent Antò Crescenzi et Pasquale Azzini : Yohann Pisano, Santu Panicali, Cristofanu Colonna, Petru Colonna, Ceccè Ettori, Mighè Leca, Ghjuvan-Ghjasè Moretti.
Participant, dès le départ, à l'aventure du "riacquistu" culturel des années 70, Noël VALLI contribue à la création du groupe "I Surghjenti" qu'il animera quelques temps. Puis il entame une démarche de soliste sans pour autant s'éloigner du groupe. Il écrit et compose avec une grande sensibilité et son oeuvre est caractérisée par un profond enracinement traditionnel. Sa poésie, pleine de finesse, le fait reconnaître comme un grand du Sud.
Deux disques : "Brasgi" et le tout récent "Si l'umani".

Ce groupe, dont le nom corse signifie "clématite", est, pour la majeure partie de ses membres, originaire de la région cortenaise et du Niolu. Un premier album (A lu ghjornu spuntatu) sorti au cours de l'été 2006, avec une chanson phare "Stirling Bridge" très largement diffusée sur les radios insulaires.
Je dois avouer que je ne le connais pas encore et que j'ai hâte de le voir et de l'entendre aux Rencontres polyphoniques de Calvi 2010.
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Très attendu, "D'Umbria è di Sulana" est sorti fin juillet 2011.

Auteurs, compositeurs, interprètes, les Frères Vincenti sont une légende de la chanson corse.


Cette association basée à Pigna est à l'origine d'un disque capital dans l'histoire de la polyphonie corse. Réunis autour de Marcel Pérès, Jérôme Casalonga, Nando Acquaviva, Claude Bellagamba, Jacky Quilichini, Agata Geronimi, Gilberte Casabianca, Nicole Casalonga, Santu Massiani, Claude Renucci, Agata Luciani et Roccu Mambrini enregistraient 13 titres issus du répertoire traditionnel :

1. Lettera a Mamma
2. Terzini Guagnesi
3. Ecco bella
4. Versu balaninu
5. Sette galera
6. Ponte novu
7. U primu fiore
8. Asperges me
9. Kyrie eleison
10. Sanctus
11. Agnus Dei
12. Salmu
13. Lode di u sepolcro
Ce disque vient d'être réédité par Harmonia Mundi. Indispensable !
Voce Isulane, c'est la rencontre de huit corses à Paris, tous passionnés par la culture de leur île et devenus aujourd'hui amis dans la vie. Ce sont : Pascal Aude, Sébastien Aude, Stéphane Ceccaldi, Philippe Pastoureau, Florence Pouliquen, Stéphane Provent, Christophe Queau et Arnaud Thierry.
Un disque : "Una Vita"
"Six hommes, six voix complémentaires...
Créé en 1995, Voce Ventu est composé d’amis de longue date, André Fazi, Anthony Geronimi, Frédéric Poggi, Éric Ressouche, Frédéric Sini et Xavier Tavera, issus pour la plupart de la célèbre « Scola di cantu » du regretté Natale Luciani.
Six hommes, six voix complémentaires, désireux de faire partager leur passion pour leur culture, leur langue et leur tradition du chant, tout en voulant y apporter une touche personnelle et nouvelle avec des harmonies propres. Chacun de ses membres a une expérience du chant et de la scène riche d’une quinzaine d’années, ayant participé à des formations musicales renommées (Cinqui sò, Surghjenti, Esse).
Une expérience forgée au fil des concerts et des tournées en Corse, sur le continent et à l’étranger : festival d’Avignon, festival des polyphonies de Marseille, Midem de Cannes, Festivoce, concerts dans toute la France, au Japon, en Palestine, en Allemagne, en Sardaigne, en Suisse, au Portugal, en Espagne, en Belgique, en Grèce, au Canada….

Le répertoire de Voce Ventu a longtemps été composé d’œuvres d’autres artistes ; lui permettant ainsi de connaître et de maîtriser une grande partie des œuvres contemporaines et traditionnelles. Ce n’est qu’au fil des années, riche de l’expérience de ses membres et nourri d’une réelle volonté de s’affirmer, que le groupe s’est structuré plus solidement afin d’aborder le domaine de la création.
Fort de onze compositions originales et d’une polyphonie traditionnelle, le disque Rughju di Vita, présenté durant l’été 2005, est l’aboutissement provisoire de cette évolution.
Voce Ventu est principalement influencé par le répertoire contemporain et traditionnel du chant corse, et puise son inspiration dans les œuvres des groupes phares tels Canta u Populu Corsu, Chjami Aghjalesi, A Filetta….
Par sa science de l’harmonie vocale et la profondeur de ses compositions, le groupe chilien Quilapayun peut aussi être cité comme une référence incontournable ayant fortement influencé sa route musicale. La démarche du groupe depuis plus de dix ans est de faire découvrir ou redécouvrir des chants injustement méconnus, tenter de porter la culture Corse au-delà de ses limites, exprimer ses sentiments vis-à-vis de la société, un amour profond pour une terre, une culture et une langue.
Ainsi, les créations de Voce Ventu se nourrissent des évènements présents ou passés pour, conformément à la tradition, témoigner des joies et des peines de la communauté. Après la sortie de son premier album, la formation a décidé de s’enrichir de la présence et du talent de plusieurs musiciens confirmés (violon, contrebasse, mandoline, accordéon, etc…).
Elle nourrit désormais des objectifs qui peuvent sembler trop évidents : continuer à créer et, bien évidemment, proposer ses créations à l’écoute de publics toujours plus variés. Néanmoins, la simplicité des objectifs ne saurait cacher la difficulté de leur concrétisation. Ceux qui nous écoutent jugeront." (texte emprunté au site du groupe)
J'ai connu ce groupe aux rencontres de Calvi 2006, et c'est du tout bon ! Voir ici le compte-rendu des concerts.

Voce Ventu collabore depuis 2007 avec la kotoiste Mieko Miyazaki.
Un koto inspiré par des chants corses, des chants japonais en mode polyphonique.
"Quel beau voyage!... Belle union insulaire offerte aux vents par les voix corses et le koto de Mieko. Parfums aux saveurs d’antipodes imprégnés du goût du partage, de la Corse au Japon, en passant par Okinawa…" Pierre Barouh
Ci-dessous le "teaser" de présentation du documentaire réalisé sur Voce Ventu et son expérience japonaise :
Voce Ventu et Mieko Miyazaki se sont retrouvés en août 2009 dans une petite église des Landes, à Pissos, pour enregistrer un album annoncé pour septembre 2010, sous l'étiquette daqui, le label des nuits atypiques.
30 mai 2010 : et voici le CD, "Tessi Tessi" !

Portés par le concours décisif de Manuel Solans, directeur artistique et violoniste de l’album, Mieko Miyazaki et Voce Ventu ont gravé 11 plages qui unissent leur culture insulaire. Une habile collaboration où se fondent arrangements des uns et adaptations des autres au fil d’un répertoire tout à la fois traditionnel et contemporain.
Un album qui s’inscrit dans le prolongement naturel d’une aventure artistique et humaine qui, par-delà ses protagonistes, éveille l’enthousiasme de la Corse au Japon.
Lire également le compte-rendu d'un des concerts donnés à l'auditorium du Musée Guimet en mai 2010.
SORTIE CET AUTOMNE DES DEUX NOUVEAUX ALBUMS DE VOCE VENTU
Leur site : http://www.voceventu.com
Le nouvel album de VOCE VENTU "Di culori è di sonnii" sera disponible en commerce à partir du 20 octobre.
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Quand les îles se rencontrent
Nous avons assisté ce vendredi 22 octobre 2010 à la projection publique, à la Maison de la culture du Japon de Paris, du film réalisé par Samuel Lajus, "Quand les îles se rencontrent". Malheureusement sans le groupe Voce Ventu, mais avec Mieko Miyazaki, Didier Pierrat et le réalisateur.
Ce film passionnant, à la fois drôle et émouvant, montre la rencontre a priori improbable entre le groupe corse et la virtuose du Koto. Parti à la rencontre du Japon en octobre 2006 à l’occasion des Journées corses organisées dans l’Archipel, le groupe avait au départ comme objectif de faire entendre la langue et la culture corses. Souhaitant honorer leurs hôtes, ils avaient travaillé avant de partir « Kawano Nagare no Yoni », un grands succès populaire japonais. Leur interprétation en japonais de cette chanson a été perçue par les spectateurs japonais comme un véritable cadeau.
A leur retour du Japon, les membres de Voce Ventu ont souhaité poursuivre cette découverte du Japon. De là est née leur rencontre en 2007 avec Mieko Miyazaki, Avec le violoniste Manuel Solans, le spectre sonore s'élargit. Manuel aura un rôle de premier plan dans la genèse du disque "Tessi tessi".
Le film montre les voyages au Japon (Tokyo, Hiroshima et Okinawa), les séances d'enregistrement du disque dans les Landes, les essais et répétitions en Corse, avec les difficultés, les moments de doute (Frédéric se sentant incapable de chanter Sakura - il le chantera magnifiquement par la suite), les discussions animées entre les membres du groupe (un exemple de choc des cultures pour Mieko qui croyait que les chanteurs se disputaient !), l'accueil chaleureux dans la famille de Mieko, la rencontre d'enfants japonais à Hiroshima...
Il montre comment, petit à petit, on passe de la juxtaposition de deux cultures, de deux répertoires différents, à une véritable fusion sur un répertoire commun et finalement, à un nouveau groupe corso/japonais. Il montre aussi comment chacun fait vivre sa tradition en la prolongeant dans la rencontre.
Après le film, petite séance de questions/réponses avec Didier Pierrat, Mieko et Samuel Lajus. Didier a souligné les frappantes similitudes historiques, géographiques et identitaires entre Okinawa et la Corse, Mieko a expliqué comment, ignorant tout de la polyphonie corse, elle a rencontré le groupe Voce Ventu.
Le DVD devrait être diffusé sur France3 Corse Via Stella le 27 novembre. Suite à un accord avec l'Université de Corte, un projet pédagogique du département audiovisuel prévoit la confection de bonus.
A lire également "Voce Ventu & Mieko Miyazaki : Les rochers mariés" sur le site "Ethnotempos".

Créé en 1982, I Voci di a Gravona est originaire de la vallée de la Gravona, dans le Sud de l'île. Un seul disque, Spaventu, enregistré au défunt studio Costa de Bastia.
Dans le groupe initial, on comptait Dumenicu Barrazza, J.M. Fortuné, P. Zarzelli, F. Armani, L. Mondoloni, les frères Bisgambiglia....
En 1987 le groupe se sépare. D'autres reformeront le groupe et feront en 1998 un second disque, Terra.
Créé par Jean-Pierre Giorgetti, qui assure la siconda, ce groupe est composé de de Jean-Mathieu Colombani - Bassu, Patricl Noé - guitare et bassu, Mathieu Giogetti - flûtes, violon, cistre et Catherine Pacheu - Alto, Terza
Xinarca offre un répertoire d'une rare authenticité autour du chant traditionnel corse monodique (Cantu nustrale) : chant sacré (Cantu sacru), chant de montagne (Cantu muntagnolu) et composition.
Il accompagne sa voix d'une Cetera (magnifique cistre corse à 16 cordes) vieille de 200 ans: la Cetera d'Oletta, village de son grand oncle François Agostini.
Une voix profonde et envoûtante qui trouve naturellement sa place dans les églises où elle est sublimée.
Il donne également à entendre la Cetera en solo.

Le compte-rendu du concert de Xinarca à Corbara est ici

Après trois albums (Zamballarana - Canti, canzone è soni" (1997), "Lucia" (1999), "Luna" (2004) favorablement accueillis par la critique musicale, Zamballarana a enregistré son quatrième disque "Camina" durant le mois de mai 2006 au sein du studio d’enregistrement Casa.

Pour ce dernier disque la composition du groupe était la suivante :
Jérôme Casalonga, voix et saxophone ; Laurent Barbolosi, voix, violon, trompette ; Jacques Nobili, trombone ; Ceccè Guironnet, clarinettes, pivana ; Cédric Savelli, guitare, mandole, violon ; Anton'Giulio Galeandro, accordéon ; Eric Ferrari, basse ; Vincent Geraldi, batterie, balafon ; Nelson Gotteland, percussions.
Depuis juin 2007, Ceccè Guironnet et Cédric Savelli ont quitté le groupe pour se consacrer entièrement à L'Alba, et la composition du groupe en 2009 est la suivante :
Laurent Barbolosi : voix, violon, trompette
Jérôme Casalonga : voix, Clarinette, percussions, culombu
Anton'Guilio Galeandro ou Jeremy Lohier (concerts en corse) : accordéon
Vincent Geraldi :batterie, balafon
Jacques Nobili :trombone
Nicolas Debelle :basse
Un article de "La Corse Votre Hebdo" du 31/12/2010 :

A Cumpagnia et Zamballarana sont deux des fleurons du catalogue Casa Editions qui vient de sortir une compilation intitulée "Corsica" avec des morceaux d'Antoine Ciosi, A Cumpagnia, Madrigalesca, Zamballarana, Ange Lanzalavi et I Fratelli Vincenti :

Suivre ce lien pour davantage d'informations.



Battista Acquaviva étudie pendant dix ans le violon classique et baroque sous la direction d’un professeur particulier. Parallèlement, elle étudie le chant avec son père Nando Acquaviva, qui l’initie à l’écoute des intervalles spécifiques de la pratique du chant traditionnel corse, à la performance et au placement de voix correspondant.
Diplômée mention Très bien d’un master de lettres à l’Université de Pise en dépendant de l'Université de Corse ,elle est aujourd’hui l'élève de José-Luis Diaz dans le cadre d'un doctorat en sémiologie du texte et de l’image. Elle travaille sur la mystique féminine dans le XIXème littéraire D'H. de Balzac, dans l’école doctorale de Julia Kristeva et sous la direction de Mr le Pr. José-Luis Diaz. En tant qu’artiste, elle participe au festival de Correns en collaboration avec Jean-Marc Montera du GRIM/ Marseille et au programme Lamenti en ouverture d’Estivoce 2009 et pour la première édition du festival Muse Salentine de Specchia. Régulièrement à l’Auditorium de Pigna en Corse.
En projet, un programme sur le répertoire de la fin des castrats et une fresque artistique sur le chant des oiseaux . Et un concert renaissance, accompagnateur: le claveciniste Julien Ferrando.

Battista Acquaviva a cependant pour PRIORITE la sauvegarde du répertoire traditionnel corse religieux et profane. Et son choix de répertoire dans la création relève des créations de Nando Acquaviva pour des pièces comme MATRIA, TROILUS ET CRESSIDA (théâtre de Bastia), MEDEE d'Euripide ( Festivoce diffusé sur FR3).
A récemment inauguré le petit amphithéâtre du Parc de Saleccia le 13 août 2010. A été la troisième date et le concert de clôture du festival de Musiques contemporraines de Saint Privat d'Allier. Se produit dans le cadre des rencontres polyphoniques de Calvi du groupe A Filetta (J.-C. Acquaviva).

Battista ACQUAVIVA - Canti corsi
Née en 1984 et fille de l'acteur culturel Nando Acquaviva qui l'initie au chant corse dès son enfance, et après dix ans de violon classique,
Battista se produit en 2009 en concert solo à l'Abbaye de Royaumont près de Paris (Fondation Royaumont) dans une majeure partie de chants sacrés corses.
Sa voix a récemment fait l'objet d'analyses scientifiques en laboratoire de recherche à Paris, sur le son et la voix humaine
et a été désignée par l’ethnomusicologue Bernard Lorthat Jacob comme "voix de sifflet" possédant trois octaves.
A chanté en duo avec le célèbre chanteur corse Antoine Ciosi sur son dernier disque A Voce piena
Elle chante le rôle de Fiumarella dans le CD pédagogique Fiumarella destiné aux enfants des classes bilingues de Corse.
Ancienne élève de la Scola di Cantu di Pigna en chant, clavecin et flûte traditionnelle (Pivana).
Battista s'accompagne d'une cetera (cistre corse) du luthier Ugo Casalonga mais une partie de son répertoire se chante a cappella.
Lors de ses concerts, elle chante régulièrement avec son père Nando, pour des paghjelle, serenati, et chants du répertoire sacré traditionnel.
Ses chants profanes sont issus de la tradition et d’autres de la création de son père Nando ACQUAVIVA que celui-ci a composé pour les pièces de théâtre Médée d’Euripide (Festivoce), Matria (E Voce di u cumune), Troilus et Cressida (Théâtre de Bastia) sur des textes et traductions du Pr Jacques Thiers.
Invitée de l’abbaye de Royaumont en septembre 2009, puis du festival de Correns avec le groupe Meditrio et Jean-Marc Montera,
Invitée du festival de musique contemporaine de Saint Privat d’Allier en août 2010,
A collaboré à l’ouverture de la première édition du festival Muse Salentine de Specchia avec les groupes A Cumpagnia et Madrigalesca.
Elle s’est produite en septembre (2010) dernier au Rencontres polyphoniques de Calvi.
Battista a récemment donné une master class sur le chant corse ainsi qu'un concert en Belgique aux côtés de son père.
B. Acquaviva a aussi collaboré avec Jean-Marc Montera du GRIM de Marseille dans le domaine de la musique expérimentale
Mais c’est bien la musique traditionnelle et son esprit qui tiennent à cœur à Battista Acquaviva.
Son actuel professeur de chant est la célèbre Martine Viard. Battista a aussi travaillé la technique vocale avec Guillemette Laurens.
Se produit souvent à l’Auditorium de Pigna, Balagne.
« D’où lui vient cette voix à vous faire frissoner l’échine à Battista Acquaviva ? Ce qui frappe, la présence qu’elle donne à ces couleurs chantées, la distorsion viscérale que provoque en nous ce chant profond, où l’on peut saluer tour à tour la renaissance d’un grand chant corse monodique et son art de la présence dans une musique intemporelle »
Frédéric Deval, directeur de département (musiques traditionnelles) à l’abbaye de Royaumont (Fondation Royaumont)
Son père, Nando Acquaviva est l’un des membres fondateurs du groupe A Cumpagnia, de l’Association E Voce di u Cumune et du festival Festivoce de Pigna Haute Corse. Inventeur de la mimophonie méthode musicale, il a aussi découvert l’intervalle spécifique au chant corse, appelée « la terza mezana » à partir de travaux sur le fond Quilici. Ces deux types de travaux ont été validés scientifiquement par l’IRCAM de Paris (Institut de recherche et coordination acoustique/musique, créé par Pierre Boulez) et signés en partenariat avec l’Université de CORSE.


http://www.youtube.com/watch?v=Do7f8AvrO6w
Le groupe ANGHJULA DEA, composé de Antoinette d'Angeli, Elisabeth Andreani, Tamara Antonini et Béatrice Habrard - les deux premières étant à l'origine du groupe Isulatine - a représenté la Corse au printemps de Bourges 1997, avec à son répertoire des chants traditionnels corses, des compositions mais aussi des chants géorgiens et des classiques du jazz.
Clémentine a grandi dans une famille de musiciens : sa mère est chanteuse de jazz, son père parolier et son cousin est Jacques Culioli. A 18 ans elle quitte son village d'Araghju pour entrer au concervatoire de Marseille. S'illustrant dans des opérettes et des opéras, elle souhaite faire découvrir les chants corses qui lui sont chers.

Ce groupe féminin, composé de Anghjula Potentini, Jacky Micaelli, Béatrice Habrard-Malaspina, Elisabeth Bottalico et Izia Bartoli-Dau, a enregistré un seul album paru en 2000 chez Buda Musique.
Probablement le premier groupe féminin de polyphonies, emmené par Jacky Micaelli, avec Dominique Bianconi, Patrizia Dau, Gigi Casabianca et Aline Filippi.
Disque : Per Agata

Photo Dominique Sanchez

Photo Franck Tenaille
U Cantu di e Donne - Polyphonie Corse au Féminin
Né en 1998, le groupe ISULATINE réunit Antoinette d'Angeli, Elisabeth Andreani et Letizia Giuntini. Ces trois jeunes femmes issues du jazz ou du chant traditionnel (Letizia a vécu toute son enfance à Lumio à côté du Carubbu cher à A Filetta)… ont déjà chanté ensemble dans différentes formations (Anghjula Dea) autour d'une même passion pour le chant.
Comme le laisse présager le nom du groupe (Isula+latine), leur répertoire témoigne d’une volonté d’ouverture et se compose d'une palette de chants d'horizons très différents.
Né de la passion commune pour le chant, le groupe vocal ISULATINE fait partie des formations musicales qui représentent avec force la sensibilité du chant polyphonique corse au féminin. Interprétant un répertoire où l’on peut entendre des morceaux traditionnels, c’est surtout l’univers de la création qui prédomine lors de leurs différentes prestations.
Cet éclectisme voulu et cultivé est omniprésent dans leur premier album « Sogni d’Aprile ». Avec, à leur actif, un grand nombre de scènes en Corse, cette formation est aussi l’ambassadrice de la culture insulaire avec de multiples prestations, au Tremplin des Polyphonies dans le Béarn, au Festival de Musique de Toulon, au Festival varois du Revest, en Espagne au Festival Emociona !!! Mujer et Los Sonidos de la Biodiversidad, et en Ariège au Festival Voix de nos régions.
"Découverte du Printemps de Bourges" 2005 représentant la région Corse et invité vedette du grand festival Breton Kan Al Loard , le groupe ISULATINE est aujourd’hui une formation en devenir, mais déjà décrite comme une valeur sûre de la tradition polyphonique Corse, assurant ainsi sa pérennité. D’un public curieux aux inconditionnels infiniment respectueux, ISULATINE a gagné les cœurs.
Paulu Santu PARIGI

Leur album "Sogni d’Aprile" enregistré en avril 2003 contient 14 titres, des créations en langue corse et des chants traditionnels d'ici ou d'ailleurs (un gospel, deux chants géorgiens, paghjelle, nanne).
Ces chants se veulent un regard sur la société d’aujourd’hui. Une place toute particulière est faite aux enfants au travers des "nanne" (berceuses : A Richezza, Nannina la mia diletta, Dormi per pena) mais aussi des créations comme "Aprile" relatant la naissance de Lena, la fille d’Elisabeth, "Figliolu di guerra".
"Notre attachement envers notre terre se traduit par l'ensemble de l'album, voulant ainsi, en toute humilité, créer un lien fort entre notre tradition, des chants qui seront toujours ancrés en nous et une créativité constante en langue corse".
Un groupe à découvrir..
On a pu les entendre fin 2005 au Cabaret de RCFM chantant notamment Donne corse avec Anna Rocchi: un régal !

Les chanteuses :
Antoinette d'Angeli

Elisabeth Andreani
Pascale Landolfini

Maryline Pietrucci

Février 2007 : Le deuxième CD d'Isulatine est en préparation..
Paru le mardi 17 juin 2008 dans Corse Matin :
Isulatine sème une graine de féminité au coeur de la polyphonie corse

Photo : DR
Deuxième album pour le groupe vocal féminin, qui profite pleinement de l'arrivée de Pascale Landolfini et de Maryline Pietrucci aux côtés d'Elisabteh Andreani et d'Antoinette d'Angeli.
Quatre visages, quatre parcours artistiques, quatre timbres de voix pour aboutir à une émotion, une vibration qui fait battre le coeur du public à l'unisson depuis neuf ans. Et le groupe Isulatine, qui a choisi de décliner la polyphonie exclusivement au féminin, n'a pas fini de surprendre. Certaines chanteuses sont parties, d'autres sont arrivées, mais la magie opère toujours sur le même mode sensible et troublant. Démonstration, début juillet, avec un album intitulé Sumena amore.
« Notre premier disque, Sogni d'Aprile, remonte à 2003. Nous avons pris notre temps, mais ce nouvel album constitue une étape importante. Il a été réalisé de façon beaucoup plus professionnelle que le précédent et, surtout, il est le reflet d'une maturité », observe Elisabeth Andreani, membre d'Isulatine depuis l'origine, avec sa copine Antoinette d'Angeli, au remarquable parcours jazzy.
L'arrivée récente de Pascale Landolfini et de Maryline Pietrucci au sein du groupe, après une expérience commune au sein de la chorale Voce latine, n'a en rien freiné l'envie de proposer un album entièrement tourné vers la création. Au contraire, même. Enthousiastes, parfaitement armées pour se livrer à l'exigeante pratique du chant a capella, elles apportent une couleur nouvelle au répertoire vocal d'Isulatine.
« Elisabeth et Antoinette avaient ce séduisant projet de privilégier la création, sans renier pour autant la tradition dans laquelle notre démarche artistique est ancrée. Quoi de plus motivant que de montrer d'où on vient et jusqu'où on peut arriver ? » remarque Pascale Landolfini, qui reste impressionnée par le travail des auteurs et des compositeurs ayant collaboré à la réalisation de Sumena amore.
Amantes, mères et rebelles
Côté textes, Isulatine a une nouvelle fois bénéficié de l'inspiration du poète Paulu-Santu Parigi et de contributions signées Jean-Claude Acquaviva et Mattea Casanova. Pour le chant, Elisabeth Andreani et Antoinette d'Angeli ont assuré la plupart des compositions, sans pour autant se priver du talent d'un Jacques Nobili ou d'un François Paolini. Pour, au final, proposer douze titres qui sonnent comme un hommage à la femme, sous toutes ses facettes, à la fois amante, mère et parfois rebelle.
« Le soutien financier conséquent de la collectivité territoriale et du département de Haute-Corse nous a permis d'enregistrer dans des conditions idéales, chez Jean-Bernard Rongiconi, au studio L'Angelina de Valle di Rustinu », tient à souligner Elisabeth Andreani. Un confort que les quatre amies ont mis à profit pour s'éclater, au point de proposer un bonus qui surprendra leur public, à travers un titre remixé, et une pochette d'album très classe, qui fait l'impasse sur les éternels paysages insulaires...
A découvrir de toute urgence d'ici trois semaines, au moment où Isulatine aura déjà repris la route pour faire entendre u cantu di e donne aux quatre coins de l'île et sur le continent (voir par ailleurs).
Sébastien Pisani
Le nouveau CD d'Isulatine : "Sumena amore"
Le mercredi 23 juillet 2008 - 18 heures
Dédicace du nouvel album
par les chanteuses du groupe chez Black And Blue
Place de la Porteuse d’Eau - 20260 CALVI, Tél. : 04 95 65 25 82
ASSOCIATION « ISULATINE Chez Paulu Santu PARIGI - SANTA LUCIA DI U MERCORIU 20250
Tél. : 06.08.76.22.17 Mail. : pauluparigi@aol.com
Antoinette d’ANGELI Tél. : 06.13.08.69.36 Mail. : cantisulatine@wanadoo.fr
Le site d'Isulatine a vu le jour le 15 août 2006. C'est ici :
Autres liens :
http://www.mercoriu.com/fichiers/milasso.php
http://www.reseau-printemps.com/vid2005-chwo.htm http://www.corsicafr.com/site/actualite/affiche_actualite_new.php?1=1&pdebut=0# http://www.corsicafr.com/site/actualite/affiche_actualite_new.php?1=1&pdebut=5 http://kann.al.loar.free.fr/aujourlejour/journee/vendredi.htm http://www.scpmusic.com/catalog/product_info.php?cPath=1&products_id=79 http://perso.wanadoo.fr/una.volpi/isulatine.htm http://www.photorock.com/decouvertes2005/isulatine.html
Les dates de concerts du groupe ISULATINE ici.
Le compte-rendu de leur concert à Bourges en 2007 ici
Isulatine à l'Oratoire de Calvi le 7 juillet 2009
Et une vidéo :
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Une voix magnifique, que l'on peut découvrir sur plusieurs disques : U Cantu Prufondu (1996), Di li venti a rosula (1997), U Cantu Prufondu 2 (1999) et Emu spartutu lu mari....(2006)
Native du village de Cuzzà dans la région du Haut Taravo, Mighela Cesari s'installe à Cuzco au Pérou de 1975 à 1980 et interprète jusqu'en 1983 des chants en quechua avec le groupe Wasapay. A son retour en Corse, Mighela devient soliste du groupe Aria Falcona et collabore au groupe Caramusa. En 1988, elle entame un travail de fond avec Mighele Raffaelli et participe à la création du groupe d'une importance majeure mais pourtant éphémère Donnisulana. Elle participe à la création en octobre 89 de "A Hélène" de Iannis Xenakis au festival de Lille.
L’album « U cantu prufondu », récompensé par l'Académie Charles Cros en 1994, est le résultat d'une réflexion partagée entre Mighela CESARI (chant) et Mighele RAFFAELLI (conception, arrangements et direction musicale). Le chant de Mighela CESARI est exceptionnel et l'on dit de sa voix qu'elle évoque le parfum âcre doux de l'immortelle et la rugosité du granit. De son milieu familial, riche en mémoire et de ce lien profond qu'est son village, elle a reçu en héritage : l'authenticité. L'interprétation des accompagnements instrumentaux est volontairement très libre par rapport au chant. Par de nombreuses improvisations, les musiciens ont privilégié une forme instrumentale contemporaine et vivante, en utilisant des instruments de la tradition. Nanni, lamenti, voceri, satare: toute la profondeur du chant de sa terre natale interprété sans complaisance aboutissent à un "U cantu profondu 2".




"Tempérament de feu, sensibilité à fleur de peau, reconnue par les plus grands artistes, Laetitia Himo, violoncelliste corse, multiplie les concerts dans toute la Corse.
Cette virtuose, au son si particulier et puissant, vous transportera dans les méandres de la musique classique, d'oeuvres abouties telles que Bach ou de Tchaikovski en splendides oeuvres populaires corses."

La rencontre a lieu sur place du Marché. L'endroit où son père, musicien de jazz, a grandi avant de s'exiler en région parisienne. Forcément, le Marché est resté pour elle le lieu des vacances. Le terrain de jeu de l'enfance. Depuis trois ans, Bastia est aussi son lieu de vie. Après avoir parcouru le monde, vécu à Moscou et New-York, elle a voulu y poser ses valises. « C'est difficile pour une Méditerranéenne de se passer de ce climat, cette lumière, des odeurs... », glisse-t-elle.
Discipline. Laetitia Himo est une artiste qui prend la vie au sérieux. Doigts fins, ongles courts, la musicienne impressionne par son regard noir, presque dur. Formée à la musique par son père, elle a commencé à jouer du piano à 4 ans. Le violoncelle n'arrive que vers 9-10 ans. « On écoutait beaucoup de jazz à la maison, ainsi que des chanteurs, des ténors... Mon père chantait et jouait de la musique corse. J'étais très sensible à la voix des chanteurs, grave et puissante. »
La première fois qu'elle entend du violoncelle, c'est Rostropovitch qui interprète. Plus tard, il deviendra son professeur au conservatoire de Moscou, où elle étudiera pendant huit ans. « J'ai découvert le son d'un instrument qui me chantait. Le timbre, homogène, m'a sensibilisée. Cette intensité et cette finesse à la fois... » Elle découvre aussi l'exigence de son nouveau compagnon. « C'est un instrument avec lequel il faut batailler, physiquement et émotionnellement, sourit-elle. Ca demande un long parcours de pratique, d'étude. Une discipline. »
Romantique. Après l'école russe, Laetitia complète sa formation à la prestigieuse Juilliard School de New-York, où elle entre grâce au compositeur de musique contemporaine Pascal Dusapin. Elle collabore ensuite avec d'autres musiciens célèbres - l'altiste russe Iouri Abramovitch Bachmet, parmi d'autres.
Désormais, elle oeuvre en solo. Avec un orchestre, ou en duo, avec sa soeur au piano. Parfois, une harpiste. Son répertoire est essentiellement classique : Bach, Mozart, Chopin, Tchaïkovski, Brahms... comptent parmi ses compositeurs favoris. La violoncelliste se produit dans le monde entier. Souvent en Amérique Latine, mais aussi dans les pays de l'Est et en Espagne.
Depuis quelques années, on l'entend de plus en plus en France.
Canticello. Après avoir sorti quatre albums, Laetitia songe au cinquième. Le premier enregistrement, l'année dernière, ne parvient pas à la satisfaire. Elle avoue fuir les sessions en studio. Pas assez naturelles, trop techniques, selon elle. Elle aime l'acoustique des églises et les prises de son en live.
A côté de son travail de soliste, Laetitia Himo a lancé Canticello, un festival de musique classique et traditionnelle. La troisième édition aura lieu en octobre, à Bonifacio, Calvi et peut-être Bastia. Avec toujours, le besoin de faire partager sa passion et de provoquer les rencontres.
« Elle a toujours essayé de faire participer un grand nombre d'artistes insulaires, souligne Jean Sicurani, chanteur du groupe A Filetta, qui a collaboré avec elle pour le festival. Ce n'est pas évident, avec les Corses. Mais le temps d'un concert, ça marche ! »
Regrettant l'image élitiste du classique, et persuadée que n'importe qui peut y être sensible, Laetitia Himo tente d'ouvrir son champ, par la rencontre de la musique traditionnelle, pour toucher un public plus large. Apparemment, ça marche.
Libre. « On a la chance d'avoir en Corse une grande violoncelliste, soutient Jean Sicurani, également président et directeur artistique des Rencontres de Calenzana, un festival de musique classique et contemporaine dans lequel Laetitia Himo se produira en août prochain. Dommage qu'elle ne soit pas programmée davantage à l'extérieur. » Selon le peintre bastiais Louis Schiavo, qui connaît Laetitia depuis l'enfance, « il lui manque un manager pour la faire entrer dans les circuits ».
« Je suis border line, concède la musicienne. J'aime ma liberté. En très bonne Corse que je suis. »
Celle qui tient tant à son indépendance ne dévoilera pas ses origines juives. Pourtant, son rêve jalousement gardé serait de se produire un jour en Israël, assure un de ses amis.
En attendant, c'est ici, sur la terre de Corse, que le son grave et envoûtant de son violoncelle construit son imaginaire. Sur la Corse sensible.
| Ses dates en Corse |
| - 28 juillet et 24 août, plage d’Erbaju : concert avec un orchestre de 15 musiciens, dans le cadre des soirées " Grande musique dans les dunes ", au domaine de Murtoli, à Sartene. - 22 août, Calenzana : duo avec une harpiste, pour la soirée de clôture des Rencontres de Calenzana. |
Native de Poggio d'Oletta, Anghjula Potentini a débuté avec Jean-Paul Poletti, avant de participer à Donni di l'esiliu (Buda music). après un passage chez le groupe Caramusa.


Elle vient d'enregistrer, à 28 ans, son premier album solo, Lettera d'amore, entourée de Marwen Kammarti (violon, alto), Ilies Kammarti (contrebasse) et Philippe Rak (marimba, mélodica, darbouka, glockenspiel), et sur Dio vi salvi Regina par l'ensemble Barbara Furtuna.
Sur son deuxième album « Fiara », compositions et arrangements s’appuient encore sur la tradition tout en évoluant sensiblement vers une chanson plus moderne.
La voix, toujours chaude et puissante, est mise en valeur par cette production réalisée par Jean-Bernard Rongiconi, l’arrangeur qui fit le succès d’ I Muvrini.
Guitares, violon et percussions accompagnent avec finesse et talent cette nouvelle aventure d’Anghjula Potentini.

L'aventure continue ensuite en compagnie de Patrizia et Lydia Poli, autres cofondatrices des Nouvelles Polyphonies, avec la création de Soledonna. Le trio explore le métissage d'une Méditerranée baignée d'inspirations latines et orientales : Corse, Espagne, Italie, Maghreb, etc. En 1998, la Sacem récompense Les Nouvelles Polyphoniques Corses / Trio Soledonna pour l'ensemble de leur œuvre.


Avec "Di filetta è d'amore", enregistré au studio l’Angelina à Valle di Rustinu (Haute-Corse), Patrizia Gattaceca présente en 2005 son premier album solo, produit et réalisé par Jean-Bernard Rongiconi, ancien guitariste et arrangeur d’I Muvrini.
« Dans les accents d'une voix où la Corse d'hier et d'aujourd'hui se mêlent et se confondent, on se souvient du temps où la poésie ne faisait qu'un avec le chant. » (Ghjacumu Thiers)

Auteur compositeur interprète, Patrizia Gattaceca est aussi écrivain, poète et comédienne. Elle a notamment reçu le Prix du livre corse en 1998 pour son recueil de poèmes "Arcubalenu".
Voir aussi le portrait de Patrizia dans le journal Le Monde...portrait de Patrizia

Fin 2008 paraîtra son deuxième album intitulé Meziornu.



Patrizia à Mezzo Voce

Insaisissable, Patrizia Poli mène depuis des années sa carrière comme bon lui semble, multipliant les expériences, les collaborations et les projets artistiques avec le même immense talent, qui l’a vu récolter succès et récompenses prestigieuses. Celle dont la voix, au sein des d’E Duie Patrizie, des Nouvelles Polyphonies Corses ou de Soledonna, a porté haut les couleurs du chant corse se lance au mois d’avril dans une nouvelle aventure : Elle interprètera sur scène La Voix Humaine, la pièce de théâtre signée de Jean Cocteau.
On ne vous attendait pas dans un tel rôle…
C’est Lionel Damei, chanteur, acteur et metteur en scène, qui est à l’origine du projet. On s’était croisés quelques reprises, je lui avais proposé des musiques, on avait parfois partagé la scène, en Corse ou ailleurs, et nous avions tous les deux très envie de faire fructifier cette collaboration, de la pousser plus loin. « La voix humaine », de Jean Cocteau, nous en donne enfin l’occasion. Cette pièce, qui est en fait un monologue, se passe entièrement au téléphone, le personnage, à l’origine toute seule en scène, est une femme qui a été abandonnée par son compagnon, qui est toujours en proie à la douleur de cette rupture, à cette déchirure…
On comprend très vite que pour elle, la vie n’a plus beaucoup d’importance.
Seule en scène, avec un texte si tragique, si noir, c’est un vrai défi… En fait je ne serai pas seule. C’est toute l’idée de Lionel Damei, faire dire le texte par deux acteurs. Par son actrice, moi, mais également par lui, un homme, qui vit la même douleur, une façon de rendre cette situation, cette détresse plus universelle. Ce qui m’a plu dans ce projet, c’est la volonté de mettre la voix au centre de l’œuvre. La mise en scène est très sobre très minimaliste, avec pour décor, en tout et pour tout, deux chaises. Ce sont nos deux voix qui sont placées au cœur du spectacle, deux voix distinctes, à la sensibilité différente. Lionel Damei a même poussé l’idée encore plus loin, en y intégrant des chants, de la musique, avec un guitariste pour nous accompagner, Marcel Tomasi.
Des chants qui n’étaient pas dans l’œuvre de Cocteau ?
Effectivement, ce sont des chansons, certaines très connues, d’autres moins, du répertoire français, international, peut-être même corse, qui sait… Elles viennent s’insérer en contrepoint du texte, pour en accentuer la force, apporter un nouvel éclairage, ou encore pour jouer sur le contraste, donner une touche de légèreté à un texte douloureux, loin d’être joyeux. Ces chansons aident à soulager le public du côté très dur de la pièce, à décompresser. Nous avons même poussé la logique jusqu’à danser sur deux morceaux, grâce à l’aide de Saveria Tomasi, qui a chorégraphié les passages. Mais tout cela respecte l’esprit, et la lettre, de l’œuvre de Cocteau.
Chanter, jouer, danser, le spectacle demande un investissement artistique énorme…
J’ai toujours abordé le travail de chanteuse comme le travail d’actrice. Lorsque j’interprète un morceau, j’agis comme un acteur, je vis la chanson, j’essaie de transmettre mon histoire. Les deux, pour moi, sont très proches. Cependant, je dois reconnaître que ce rôle demande un travail très particulier. Le personnage que je joue est très, très loin de ce que je suis dans la vie, et il faut que j’aille chercher au fond de moi les douleurs qui m’aident à cerner et à incarner ce personnage. J’ai réfléchi avant d’accepter, d’autant que d’immenses actrices, Simone Signoret, Anna Magnani, ou encore Carmen Maura, l’ont interprétée avant moi. Mais c’est exaltant, et cela m’oblige à travailler différemment, à découvrir d’autres choses, artistiquement parlant, ce que j’adore.
Quand pourrons-nous voir « La Voix Humaine » sur scène ?
Le spectacle est une coproduction entre les Nouvelles Polyphonies Corses, et la Fabrique de Théâtre, qui nous accueillera donc pour trois représentations, les 15, 16 et 17 avril. La deuxième étape sera vraisemblablement une tournée d’une dizaine de dates dans toute la Corse, entre fin 2010 et début 2011. Ensuite on espère, pourquoi pas, la faire voyager ailleurs.
Vous avez également d’autres projets en cours ?
Le 9 mars, à la bibliothèque de Bastia, je vais lire des extraits des romans de Michèle Acquaviva-Pache, accompagné là aussi de Marcel Tomasi à la guitare. C’est le genre de choses que j’aime faire, d’autant que c’est toujours suivi d’échanges passionnants entre le public et l’auteur, qui sera présente. J’ai également un projet de court-métrage avec deux jeunes réalisateurs, l’un est américain et l’autre corse… Tout cela est en train de se mettre en place.
Pas vraiment de place pour la chanson dans tout ça ! Voilà qui a de quoi étonner…
Bien sûr j’y travaille aussi, j’ai des projets de concerts en solo, seront-ils accompagnés d’un album je n’en sais encore rien, mais une chose est sûre, j’ai de nombreux morceaux en réserve, j’attend la bonne rencontre, le déclic artistique qui mettra tout cela en branle. Je ne me projette jamais, j’ai toujours fonctionné de la sorte, c’est au fil des rencontres que les œuvres se dessinent, en tout cas c’est ma conception de la création. Et puis je n’oublie pas Soledonna. Le groupe a été mis en sommeil par l’assignation de Patrizia Gattacecca (NDLR : La chanteuse a été mise en examen le 9 novembre 2007 pour « recel de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste » après qu’elle ait reconnu avoir hébergé Yvan Colonna alors qu’il était en fuite. Elle a été placée sous contrôle judiciaire, et assignée à résidence). Nous avons dû annuler tous nos engagements à l’étranger, mettre entre parenthèse tous nos projets. Mais le groupe existe toujours, et depuis que l’assignation a été levée, nous reprenons tout à zéro, il est d’ailleurs fortement question d’enregistrer un nouvel album de Soledonna.
Le mois dernier se sont déroulés les Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver. Ce doit toujours être un moment particulier pour vous ?
Evidemment, cela me rappelle Albertville, l’un des moments les plus importants de notre vie artistique (NDLR : En 1992, les Nouvelles Polyphonies Corses interprètent « Giramondu » en Mondovision pour l’ouverture des Jeux Olympiques d’Albertville devant, selon le Comité olympique, deux milliards de téléspectateurs !). Mais cette fois là encore, tout c’est passé au coup de cœur. Philippe Découflé, qui organisait la cérémonie, avait entendu ce que l’on faisait, et voulait chorégraphier « Giramondu » a capella. Je suis allée toute seule le rencontrer, il voulait nous faire passer une sorte d’audition avec tout le groupe, et puis je me suis mise a chanter le morceau, en solo, et les danseuses qui étaient là, autour de moi, se sont mises à improviser sur la mélodie, et Decouflé a dit banco sur le champ, en abandonnant l’idée de faire auditionner l’ensemble du groupe. Etre diffusé au même moment dans le monde entier, cela nous a ouvert les portes dans de nombreux pays. A Albertville, on a rencontré des artistes du monde entier, cela a été une expérience inoubliable. Et très certainement le plus gros trac de notre vie. On était quasiment les seules à chanter en direct, tout était minuté à la seconde, une machinerie incroyable, qui impliquait des milliers de gens. Le moindre dépassement, et tout l’édifice s’effondre. On est sous les gradins, l’estomac noué, et soudain, un technicien apparaît et donne le top. C’est sans fil, mais c’est le miracle, une fois sur scène, tu ne réfléchis plus, tu fais de ton mieux, ça passe ou ça casse !
Sébastien Bonifay
Copyright Corsica
Avril 2010 : Patrizia Poli est à l'affiche de La Voix Humaine (voir en page "théâtre")
Ce groupe composé de Gigi CASABIANCA (que je considère - j'assume ! - comme la plus belle voix féminine de Corse), Nicole CASALONGA, Anne PELLEGRINI et Joëlle TOMASINI présente un répertoire divers : musique savante, chants traditionnels, créations, tel le célèbre Tempi di Sumenti.

MADRIGALESCA est le fruit d'une longue conversation qu'entretiennent depuis plusieurs années les musiciennes de cet ensemble : les unes nourries d'abord à la source de la tradition orale, les autres par l'apprentissage des formes dites savantes de l'art musical. Elles pratiquent le croisement de ces mémoires et en offrent une interprétation originale. Revisité, leur répertoire s'inscrit du traditionnel à la frange de la musique savante, incluant aussi des pièces de création.
Poésie amoureuse ou épique, historique ou satirique, les différentes formes dialectales et poétiques de l'île émergent au long du discours, ainsi que la diversité des genres, des styles et des systèmes musicaux, auxquels Madrigalesca imprime sa sensibilité stylistique.
Contact : MADRIGALESCA - Piazza à a Ghjesgia - 20220 PIGNA
Tél : 04 95 61 73 13 - festivoce@casa-musicale.org
Le premier CD de Madrigalesca "Preziosi Lamenti" est sorti fin décembre 2007.
Un très beau disque.


Je n'aurais jamais pensé parler dans l'Invitu d'un(e) lauréat(e) de la Nouvelle Star. Eh bien, j'avais tort , puisque Francine Massiani est dans ce cas.

Cette jeune native d'Ile-Rousse, après avoir participé au disque Sonnii Zitellini d'A Filetta, chaante en duo (Firmaranu) avec Stéphane Casalta sur "Una preghera". Après son succès à la Nouvelle Star, elle participe à Culomba avec A Filetta puis en 2008 Antoine Ciosi lui propose d'interpréter A moglie di u pescadore sur son album A voce piena.
Télécharger l'article de Corse matin qui lui est consacré (format pdf).


Donna Fata, premier album de Francine Massiani, est dans les bacs,
après un an et demi d'enregistrement en studio. A déguster aussi
en concert les 18 et 19 décembre au Fogata.
Le titre de son premier album lui va comme un gant. Donna Fata, femme fée, même s'il n'a pas suffi d'un coup de baguette magique pour y arriver. En en modifiant légèrement l'orthographe, il évoque aussi la maturité, l'épanouissement, la sérénité. La métamorphose d'une petite fille qui a grandi avec un rêve. Francine Massiani aura mis 25 ans pour réaliser le sien. Elle en avait tout juste huit quand, dans la cuisine de la maison familiale, elle promit à sa mère - et surtout peut-être à elle même - qu'un jour elle ferait un disque. Chiche ! Croix de bois, croix de fer ! Jure ! Rien de bien original en soi, un défi enfantin, un engagement puéril, un pari de gosse. Sauf qu'elle, elle est allée au bout. Donna Fata est aujourd'hui dans les bacs. Et si elle le serre dans ses bras avec un enthousiasme d'adolescente, c'est avec une émotion de femme qu'elle l'accueille. Parce qu'elle l'a porté en elle, longtemps. Parce qu'elle l'a aimé bien avant qu'il n'arrive. Parce qu'il est le fruit d'années de travail, douloureux parfois.
Et même si, comme tous les artistes, elle avoue une certaine angoisse à l'heure de la confrontation avec le public, elle est heureuse et fière de le voir enfin. « J'en sors exténuée, après un an et demi en studio. Mais, c'est un album presque sur mesure, se réjouit Francine Massiani. J'ai eu la chance de trouver des auteurs, des compositeurs, des musiciens qui ont tenu compte de mes désirs. C'est aussi une belle aventure collective, supervisée avec professionnalisme et efficacité par Jean-Bernard Rongiconi ».
Thème central des onze titres qui composent Donna Fata : l'amour. Sous toutes ses formes. Celui d'une mère pour son enfant, d'une femme pour un homme, d'une autre pour la liberté avec cet hommage à Rosa Parks, figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux USA.

Dédié aux frères Vincenti
La langue corse, si chère à l'artiste, est ici sublimée. Il y a du texte et du beau texte, ce qui n'est pas pour déplaire à cette amoureuse des mots. « Ils y résonnent de la plus élégante manière. Notre langue est musicale, chantante et véhicule mieux que toute autre l'émotion. C'est en corse que j'ai appris à chanter, bercée par les textes sublimes des frères Vincenti. Donna Fata leur est d'ailleurs dédié. » Avec la fraîcheur et la vivacité qui la caractérisent, Francine Massiani pétille déjà à l'idée de sa première scène. Ce sera tout logiquement dans sa ville, les 18 et 19 décembre au cinéma Fogata. « Normal, c'est ici que tout a commencé. Après, je pourrais tourner ailleurs. En janvier je chanterai notamment à Furiani et Corte. »
En attendant, et en parallèle, elle enregistre avec l'équipe du Teatrinu la série Paradisula. Car depuis qu'elle s'est initiée au théâtre, en jouant la Colomba d'Orlando Forioso, elle a attrapé cet autre virus. « Aujourd'hui, je veux vivre pleinement ma condition d'artiste. Je me suis essayée à d'autres métiers. Je sais donc que je suis capable de rebondir. Mais pour l'instant, ma vie est là ! »
Courageuse, battante, énergique, elle sort plus forte de toutes ses expériences, heureuses ou douloureuses. L'aventure de la Nouvelle Star, par exemple, reste un excellent souvenir. Même si elle a depuis longtemps tourné la page. Quatre ans après, elle a retrouvé ses marques. Elle a pris son temps. Celui de devenir une femme qui sait aujourd'hui précisément ce qu'elle veut. Prochain challenge ? Un deuxième album. Avec entre autres, des textes signés... Francine Massiani. Elle n'a pas fini de nous étonner.
La suite de cet article sur le journal en ligne ou dans l'édition de Corse-Matin du 22 novembre.
Isabelle Volpajola

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Le site de Francine : http://www.francine-massiani.com/
Chanteuse à la voix ample, agile et profonde, Jacky Micaelli, originaire de Bastia, fait ses débuts en 1983 dans la polyphonie avec Vincent Orsini et le poète Bartolomeu Dolvici. Elle remporte en 1986 le prix du concours de chant de Radio France, sort son premier 45 tours se fait connaître grâce à la première représentation à Corbara, de l'oratorio "Gesù al sepolcro ", qu'elle chantera ensuite à la Fenice de Venise (1988), à la basilique de Lourdes (1989), à la Scala de Milan (1990) et au festival de la Chaise-Dieu (1992).
En 1988, elle représente la Corse au Printemps de Bourges où elle remporte le Prix des auditeurs de Radio France.
Elle va alors de rencontres en rencontres, des chants sacrés au traditionnel en passant par la variété, le jazz et le classique et chante aussi bien avec Jacques Higelin qu'avec l'ensemble Organum ou avec le groupe de polyphonie Tavagna.
En 1992 débute avec le groupe Donnisulana une grande tournée internationale qui voit Jacky chanter au Texas, au Japon et dans toute l'Europe. Son premier CD en solo sort en 1996 ; il reçoit des récompenses aussi prestigieuses que le Grand prix du disque de l'académie Charles Cros, le Choc du Monde de la musique et le Diapason d'or. L'an 2000 la voit interpréter la cantate "Corsica" de Jean-Paul Poletti. Au Japon, où elle effectue une grande tournée, elle chante avec Kazumi Watanabe, guitariste de jazz japonais.

Amor'Esca - Naïve 226103
En mai 2001 elle publie son second CD, dédié à son père, voyage dans l'espace méditerranéen où elle rencontre le blues et la saudade, tout en imprimant son âme corse.
Jacky est entourée de Jean-Etienne Langianni à la guitare et sur certains morceaux de la batterie de Denis Fournier, du saxophone d'André Jaume et de la contrebasse de Bernard Santacruz.
JAD studios - 16021960SVSJM/1

Contact : Nadine Cesari - Association U Ponticellu 06 71 86 34 46 - cesarinadine@yahoo.fr
Site : jackymicaelli.com
Créé en 2002 à la suite des ateliers d'initiation et de recherche sur la polyphonie corse "Pulifunie di Corsica", elles se sont rassemblées autour de leur intérêt commun pour la Corse.
Musicienne professionnelle et pianiste de formation, devenue artiste lyrique, puis professeur de chant, Chantal LANDI-COSTERIAN, originaire du Cap Corse, guide le groupe A Murella, depuis sa création, en prenant soin que chaque voix trouve sa place. Elle pose la sienne avec plaisir dans les sons les plus aigus, donnant ainsi à la voix de terza, une touche irréelle et de liberté, grâce aux nombreux ornements qu’elle affectionne et qu’elle aime improviser. Depuis quelque temps, elle prend plaisir à échanger avec Marie Colonna de' Paoli la voix de secunda.
Originaire de Haute Balagne, Marie COLONNA de' PAOLI (descendante de Maria Chiara, soeur de Pascal PAOLI) a très tôt développé des prédispositions pour la culture musicale. Elle est, du groupe, la mémoire vivante des traditions anciennes apprises de sa grand-mère auprès de laquelle elle a longtemps vécu. Elle est la voix de seconda du groupe, mais elle échange sa voix avec celle de Chantal en terza pour certains chants et suivant les circonstances.
Originaire de Castagniccia et descendante des Ghjovanali, Fiurenza DIONISI exerce un métier dans le domaine médical. Chanteuse amateur, elle a participé aux ateliers "Pulifunie di Corsica" et a été choisie pour chanter la voix grave.
Le Groupe A MURELLA évolue, toujours sous la direction de Chantal LANDI -COSTERIAN, il s'est adjoint de jeunes chanteuses, Corinne Luiggi, Emilie Fleurot et Antonia Michelozzi. Le groupe poursuit sa route et ses recherches de musique ancienne sous la direction de son chef !
Composé actuellement de : Chantal LANDI-COSTERIAN (direction et chant soliste, soprano, secunda ou terza), Marie COLONNA de'PAOLI (soprano, terza), Fiurenza DIONISI (mezzo, bassu), Emilie-Maylis FLEUROT (soprano) et Antonia MICHELOZZI (mezzo, bassu), l'ensemble A Murella est composé de trois à cinq voix de femme a cappella. Le groupe a mis au point un "son" unique en son genre dans l'interprétation féminine de la polyphonie corse de tradition orale. Il replace cette musique dans son contexte le plus traditionnel, utilisant pour cela des intervalles inférieurs au quart de ton, magnifiant les couleurs modales. Le groupe inscrit des correspondances entre ce répertoire et celui de la musique savante polyphonique dont il est le contemporain, et avec d'autres traditions orales (chants sacrés araméens notamment).
A Murella a créé sa propre signature musicale dans le vaste champ de la polyphonie ancienne a cappella et dans celui des répertoires anciens de transmission orale. Le groupe est aujourd'hui reconnu pour sa qualité vocale et pour ses interprétations, originales et vivantes.
Originaire de Rusiu, Anna Rocchi a participé à l'aventure de Canta u Populu Corsu. On la retrouve sur " Da l'Alturaghja " (2004), un recueil de chansons de création ou issues du registre traditionnel.

L'annu Mille di Valle Rustie évoque ces lieux magiques et ceux qui par le sang et la sueur laissèrent tant de vestiges.
Pula est un des sommets du disque, avec une orchestration très originale où dominent violons et batterie.
La Nanna bien connue : "Dormi parpena..." est magnifiquement interprétée.
U Zitteddu è a luna : L'astre de la nuit est une compagne fidèle pour l'enfant.
Donne Corse est une élégie aux femmes corses qui s'illustrèrent au cours de l'Histoire : Faustina Gaffori, Daniela Casanova, Rusanna Serpentini, Maria Gentile...Un chant magnifique.
Voceru per Caninu évoque un sinistre épisode de la "pacification" après la défaite de Ponte Novu: Une soeur pleure la mort de son frère tué dans une embuscade sur l'ordre du comte Marbeuf.
Ritrattu di u vecchju indianu : L'histoire tragique du peuple Indien
Ghjirusalemma : Quand la paix reviendra-t-elle sur Jérusalem ?
Lettera di u castagnu à u corsu : Le châtaignier implore le corse ingrat.
U Fiume : Le soldat mort au bord du fleuve.
Trà sole è morte est inspiré d'un texte de Driss Chraibi : un marocain retrouve sa culture.
Le Dio ti salvi Maria du répertoire traditionnel sarde clôt ce bel album qui passe souvent sur ma platine.

Un autre groupe féminin, Santavuglia, créé en 2000 avec l'aide de Jean-Pierre Godinat (Cinqui sò), mais que j'ai découvert récemment.
Le répertoire de Santavuglia se compose de polyphonies (corses, bien sur, mais aussi basques et espagnoles), de chants traditionnels et de compositions originales
Santavuglia :
Stefana Pruneta : Bassa, siconda, terza
Emilie Grisoni : Bassa, siconda, terza
"Puppa" (Antoinette) Chiabrando : bassa, siconda
Marianne N’Guyen : Siconda, terza

Pour leur deuxième disque Di culori sdraminati, Fabrice Antonelli : siconda, bassu, Michel Toméï : guitare, Nasser Soltani : percussions et Bernard Santacruz : basse, se sont joints aux quatre filles.
Créé en Janvier 2008 (puis officiellement en Septembre 2008), par leur passion commune pour le chant, le groupe VOCE LATINE se compose de quatre femmes.
Elles sont accompagnées à la guitare, par Julien POLIDORI et aux percussions par Jean Philippe MARIOTTI.
Elles chantent en polyphonie les merveilleuses créations de Simone ALESANDRI, chanteuse et poète du groupe, qui s'occupe aussi de la mise en place des voix.
Les arrangements musicaux sont de Simone ALESANDRI, Julien POLIDORI et Jean Philippe MARIOTTI .
Le groupe vous entraîne dans son univers, avec beaucoup de sensibilité, de passion et de modernité.

Voce Latine est composé de : Joëlle MORELLINI (seconda, bassu), Jocelyne ROCCHI–PIETRUCCI (seconda, terza, bassu) Simone ALESANDRI (seconda, bassu) Nathalie QUINTANILHA (seconda, terza).
Site : www.myspace.com/evocelatine
Contact : kalliste.production@gmail.com
06 03 83 53 81 .
Le rock corse existe : le TrioK composé de Thierry Casanova et de ses deux enfants, joue et chante des compositions en corse (également en français et en anglais). Ce jeune groupe veut défendre à sa façon la place du corse dans la musique actuelle et donc dans le rock. Pour les écouter : http://www.oikz.com/band.php?id=391
Erin est né en 1997 de la réunion de 3 personnes, Paul Valot et Tintin Sanna à la guitare et Denis Buffignani à la basse et au chant.
Apres plusieurs essais c'est Christian de « Blague à Part » qui fut le premier batteur du groupe.
Dès le départ, le groupe s'est axé sur la composition et c'est Tintin Sanna qui a trouvé le nom « Erin », pour deux raisons :
En hommage au rock Irlandais qui inspirait beaucoup Tintin mais aussi par solidarité avec la lutte du peuple irlandais. Tintin a finit par quitter le groupe ainsi que Christian, qui n'arrivait plus à jouer avec les deux groupes.
Patrick l'a alors remplacé et après avoir essayé plusieurs chanteurs, c'est Sabine Casanova qui a intégrée le groupe.
Sa voie rauque collait parfaitement avec la musique d'Erin, d'autant qu'elle écrivait ses textes en anglais, « langue du rock » par excellence, mais elle aussi finira par quitter le groupe.
C'est en « power trio » que le groupe s'imposera et Denis reprendra donc sa place de chanteur qui pour l'occasion, écrira en langue corse.
Un harmoniciste de talent est souvent sur scène avec le groupe, il s'agit de Raphaël qui sait donner une atmosphère toute particulière sur chaque morceau qu'il interprète.
La rencontre avec Pierre Barthélemy de Wakan et l'aide de Yohan Boccara décidera le groupe à faire un album.
L'illustration de la pochette sur le thème de la guerre et de la répression, a été réalisée par Kalli
L'album a été enregistré, mixé et masterisé par Pierre Barthelemy au studio « L'improbable » ainsi qu'au local du groupe pour certaines prises Live
Après deux années d'effort et de travail intense, c'est en juin 2007 que sortira leur premier album eponyme.
Enregistrement de l'émission "Par Un Dettu", FR3 Corse
Saremu (version live acoustique)
Denis Buffignani : basse
Philip Bresson : batterie
Paul Valot : guitare
Invité : Pierre Barthélemy : guitare solo

Extrait du concert de Ghostone au festival rock d'Ajaccio en 2007
Et encore , Majda-∏-LAND 7 site myspace, Lunatic Age (myspace), Ultim'Attu (site myspace) Toxic Twins...

Et encore
(texte de présentation)
Comme le prouvent ses deux premiers albums SEKLI est Corse.
Une vie toute en simplicité et authenticité l'a fait évoluer au rythme de sa voix dans un univers riche et simple à la fois.
"Pourquoi je chante en Corse? C'est ma langue natale tout simplement."
Grand amateur de Pop Rock, ayant toujours chanté en Corse, il nous fait partager son univers musical avec des chansons rythmées et remplies d'émotions. Au travers d'elles, il nous fait parcourir le monde et sa vision de l'Homme.
Depuis toujours, il a l'âme d'un chanteur, d'un meneur de soirée. Un seul mot d'ordre: "Partager sa joie de vivre en chanson"
Ne cherchez pas de discours politique, Sekli chante la vie, l'amour, le partage.
En deux albums il a su se faire apprécier du public et ses passages sur scène se font de plus en plus nombreux sur son Ile natale ainsi que sur le continent.
Le groupe Blague à part a été créé en 1999 à Ajaccio.
(texte de présentation)
Tiraillés par la pop rock anglaise et la musique latine, à l’heure où la chanson française cherche un second souffle, ils ont confiance en leur son, ne cherchent pas à résoudre un exercice de style que la mode impose. Les sonorités sont Pop, claquantes, rythmées, mélancoliques, leur verbe résolument français. Un mélange qui leur paraît pourtant évident. Cela fait maintenant près de sept ans qu’ils se complaisent à approfondir ces multiples facettes de leur univers. Soleil Blanc » (4 titres, enregistré en 2004 et vendu à plus de 3000 exemplaires) et « Les Cent Pas » (maxi - 5 titres, enregistré deux ans plus tard) sont les résultats de ce parcours. Depuis ? Le groupe travaille avec Pascal Tagnati, qui apporte à travers ses textes un univers étrange et sensible.
Le 5 titres « Les Cent Pas » et le single (juin 2007) «Autour des lumières» se retrouveront dans les chroniques de" pop new's "et "open mag de la Fnac " et programmés sur plusieurs radios en France (le Mouv, Radio Néo, France Bleu , la grosse Radio, Alta Frequenza, RTL 2 ,Vallée FM et bien d'autres.... Dans la foulée, le groupe enchaîne une trentaine de concerts à Paris et partout en Corse (la Cigale, le Trabendo, la Boule noire, le Baiser Salé, le Studio Capitol, le Casone, le palais des sports de Lyon ...).
Un CD disponible le 15 janvier !

-Découverte du printemps de Bourges 2008
-2ème place prix du public "final du fallenfest 2008
-Prix du public "Visa Francophone"2007
Teaser Album "Esclave sans voie" Sortie 15 janvier 2010 -GB Prod
(texte de présentation)
Fondé en octobre 2007 par Philippe Ferrer (QUI, Tapage Nocturne), "Mister Pop" est la reunion de plusieurs musiciens : Pristian (clavier et arrangements), Thesuperking (DJ), Etrange Design (DJ/VJ) et Philippe Ferrer (Compositeur,guitariste, chanteur). Les textes sont pour la plupart ecris par "Dominique Tomasi" (QUI) et Denis Parent, l'ecrivain bien connu de "Perdu avenue Montaigne Vierge Marie" et co-scenariste de la BD désormais culte "Thaneros". La sortie du 1er album du groupe est prevue pour février 2009. L'album a été enregistré à Ajaccio au Studio "Made in Casa" par Jeremy Pons et Philippe Amir (I AM, Ackenaton, Faf la Rage...).
Difficile de définir un style... les sonorités sont électro/rock.... mais le mieux est d'ecouter... sur disque... et en concert.
Extrait de l'album du groupe Mister Pop (2009), video home made....
Un jeune auteur compositeur interprète, Antone Sicurani, s'entoure de cinq musiciens talentueux et expérimentés. Leur musique fusionne rock, grâce à un trio guitare-basse-batterie énergique, jazz avec une section de cuivres éclatante, et musique traditionnelle dans un élan musical riche et inspiré.
Electro-traditionnel ou le mariage de la musique
électronique et des polyphonies corses. Ce type de voyages dans le
temps, de passerelles entre le nouveau et l'ancien, a souvent donné
lieu à des bricolages trop fantasmés sur le papier. Des mariages
blancs. Ce n'est pas le cas d'Elecktrad, dont le premier album
revisite toutes les couleurs de la Corse au moyen des sonorités
actuelles. A chacun sa carte postale : pour beaucoup, l'île de Beauté
se résume aux polyphonies et aux chorales de village.
Enfant du pays,
Simon Guerrini voit les choses autrement, et à l'aide de ses machines,
pose sa voix résolument différente sur les choeurs insulaires. Par
définition, les polyphonies constituent des superposition de parties
vocales, le chant de Simon Guerrini y trouve naturellement sa place,
tout en dépoussiérant le genre.
Novateur, mais pas iconoclaste, ce projet s'inscrit dans une démarche
de vérité.
Simon Guerrini, Electronica, Beat, Machines;
Stephanie Guerrini et Sabrina Sarais, Voices
Anne Lise Herrera, Cello
Carmin Belgodere, guitars, world instruments
| Nom | Groupes |
|---|---|
| Ghjuvan Luigi Achard | Dopu Cena |
| Battista Acquaviva | solo |
| Ceccè (François) Acquaviva | A Filetta/U Celu/ U Fiatu Muntese |
| Ghjuvan Claudiu Acquaviva | A Filetta |
| Franck Acquaviva-Nello | L'Alba |
| Nandu Acquaviva | Voce di u Cumune/A Cumpagnia/Organum |
| Ghjuan Carlu Adami | Tavagna/I Muvrini/I Chjami Aghjalesi |
| Serena Alasta | L'Altagna |
| Camellu Albertini | I Chjami Aghjalesi |
| Christian Albertini | A Riccucata |
| Jean-Claude Albertini | Tavagna |
| Xavier Albertini | L'Abbrivu |
| Antoine Ambroci | U Fiatu Muntese |
| Cristianu Andreani | Canta/Caramusa/Diana di l'Alba |
| Ghjuvan-Ghjacumu Andreani | Canta/Caramusa/Diana di l'Alba |
| Elisabeth Andreani | Isulatine/Anghjula Dea |
| Fabrice Andreani | I Messageri |
| Jean-Michel Andreani | I Messageri |
| Antoinette d'Angeli | Isulatine/Anghjula Dea |
| Nicolu Antona | Dopu Cena |
| Fabrice Antonelli | Cinqui Sò |
| Ghjuvanni Antonelli | A Filetta |
| Federicu Armani | I Chjami Aghjalesi |
| Simon Appietto | L'Abbrivu |
| Ghjuvan Michele Armani | I Chjami Aghjalesi |
| Jean-Marc Bandini | U Fiatu Muntese |
| Federiccu Bagnaninchi | Diana di l'alba |
| Francescu Filippu Barbolosi | Sarocchi/A Cumpagnia/I Chjami Aghjalesi |
| Laurenzu Barbolosi | A Cumpagnia/Zamballarana |
| Riccu Barre | Tavagna |
| Loïc Barles | L'Abbrivu |
| Izia Bartoli-Dau | Donni di l'esiliu |
| R. Bartoli | I Muvrini |
| Vanina Bartoli | L'Altagna |
| Ghjuvan Cristofanu Bastiani | L'Arcusgi |
| Francescu Battesti | A Primavera |
| Mathieu Bègue-Tramoni | Choeur de Sartène |
| Adelina Belgodere | Manât |
| Carminu Belgodere | Cinqui So/Manât |
| Claudiu Bellagamba | Voce di u Cumune/A Cumpagnia/Organum/Tavagna |
| Francescu Berlinghi | A Riccucata |
| Alanu Bernardini | I Muvrini |
| Jean-François Bernardini | I Muvrini |
| Daniel Berti | A Filetta |
| Petru Bertoni | A Filetta |
| Jean-Marc Bertrand | I Chjami Aghjalesi |
| Ericcu Biagetti | Diana di l'alba |
| Marcu Biancarelli | Vaghjime |
| Damien Bianchi | L'Abbrivu |
| Dominique Bianconi | Donnisulana |
| Philippe Biondi | Manât |
| Damien Bisbambiglia | Alte Voce |
| Jean-Louis Blaineau | Choeur de Sartène |
| Ghjuvan Petru Bonci | L'Arcusgi |
| Vincente Bonci | I Chjami Aghjalesi |
| Christophe Bonifay | Giramondu |
| Federicu Bosseur | Cinqui So/Manât |
| Elisabeth Bottalico | Donni di l'esiliu/Anghjula Dea/Zamballarana/A Cumpagnia |
| Laurent Boulet | Spartimu |
| Ceccè Brunini | Diana di l'alba |
| Laurent Bruschini | Cinqui Sò |
| Ceccè (Francescu) Buteau | Canta |
| Albert Caddeo | U Fiatu Muntese |
| Guy Canarelli | Surghjenti |
| Mario Capai | I Chjami Aghjalesi |
| Jean Carlotti | Oriente |
| Gigi (Gilberte) Casabianca | Donnisulana/Voce di u Cumune/Organum/Madrigalesca |
| Jerôme Casalonga | Voce di u Cumune/Organum/A Cumpagnia/Zamballarana |
| Nicole Casalonga | Voce di u Cumune/Organum/Madrigalesca |
| Toni Casalonga | A Cumpagnia / Voce di u Cumune/Organum |
| Ugo Casalonga | A Cumpagnia |
| Ghjuvan Liviu Casalta | Diana di l'alba |
| Stéphane Casalta | A Filetta/Giramondu/solo |
| Alexandre Casan | U Fiatu Muntese |
| Mathieu Casanova | A Primavera |
| Cecilia Cauchy | L'Altagna |
| Fanfan Cesari | Alte Voce |
| Rosanna Cesari | Alte Voce |
| Xavier Chaniot | Choeur de Sartène |
| Puppa Chiabrando | Santavuglia |
| Jean-Luc Ciccoli | A Ricuccata |
| Tumasgiu Cipriani | Tavagna |
| Julien Codaccioni | U Celu |
| Jean-Mathieu Colombani | Cantu Nustrale |
| Jean-Paul Colombani | U Fiatu Muntese |
| Jean-Jacques Colonna | Oriente |
| Marie Colonna de' Paoli | A Murella |
| Jean-Paul Cosimi | I Chjami Aghjalesi |
| Antonu Crescenzi | Vaghjime |
| Francescu Croce | A Filetta |
| Patriziu Croce | I Chjami Aghjalesi |
| Davide Crucciani | Diana di l'alba |
| Didier Cuenca | U Fiatu Muntese |
| Patrizia Dau | Donnisulana |
| Nicolas Debelle | Zamballarana |
| Andria Delogu | Cinqui So |
| Laurent Depaeppe | Meridianu |
| Joseph Diani | Alte Voce |
| Fiurenza Dionisi | A Murella |
| Benjamin Dolignon | L'Alba |
| André Dominici | Barbara Furtuna |
| Petru Dottori | U Celu |
| Marcellu Duprat | U Fiatu Muntese |
| Ghjiseppu Ersa | Diana di l'alba |
| Christophe Ettori | Svegliu d'Isula |
| Jean-Marc Fabrizy | U Fiatu Muntese |
| Andrea Fazi | Voce Ventu |
| Michele Federici | Canta |
| Claudiu Ferrandi | L'Arcusgi |
| Roland Ferrandi | Fiume, solo |
| Ceccè Ferrara | Svegliu d'Isula |
| Eric Ferrari | I Muvrini/Giramondu/L'Alba/Zamballarana/Manât |
| Natale Ferricelli | A Filetta |
| Ghjaseppu Figarelli | Caramusa |
| Aline Filippi | Organum/Donnisulana |
| Cristofanu Filippi | A Ricuccata |
| Ericu Filippi | L'Arcusgi |
| Ghjaseppu Filippi | A Filetta |
| Ghjuvan Lurenzu Filippi | L'Arcusgi |
| Eric Fino | A Filetta |
| Benoît Flori | Tempus Fugit |
| Julie Foisil | Andemu ! |
| Petru Fondacci | Donnisulana |
| Jean-Yves Franceschi | A Filetta |
| Lavighju Franceschi | L'Arcusgi |
| Michele Frassati | A Filetta |
| Michel Frati | Alte Voce |
| Vitu Fuligni | Diana di l'alba |
| Frederic Gaggioli | |
| Anton' Giulio Galeandro | Zamballarana |
| Francescu Gaspari | L'Arcusgi |
| Patrizia Gattaceca-Santini | NPC/Ottobre/solo/Soledonna |
| Youri Gautier | Manât |
| Vincent Geraldi | Zamballarana |
| Anthony (Antò) Geronimi | Voce ventu/Manât |
| Jean-Luc Geronimi | A Filetta |
| Lionel Giacomini | Giramondu |
| Nonce Giacomoni | A Filetta |
| Carlu Giafferi | L'Arcusgi |
| Jean-François Giamarchi | Voce di Corsica |
| Isabelle Gianelli | I Chjami Aghjalesi |
| Stéphane Giannechini | A Filetta/A Ricuccata |
| Jean-Marie Giannelli | I Messageri |
| Paulu Giansily | A Filetta |
| Claude Giorgetti | Cinqui Sò |
| Yves Giovannangeli | Choeur de Sartène/Cinqui Sò/Attallà |
| Jeff Giuliani | Diana di l'alba |
| Régis Gomez | I Chjami Aghjalesi |
| Frédéric Giuntini | U Fiatu Muntese |
| Letizia Giuntini | Isulatine |
| Paul Giuntini | Tempus Fugit |
| Ghjuvan Petru Godinat | Cinqui So |
| Daniele Gonet | Tavagna |
| Emilie Grisoni | Santavuglia |
| Jean-Jacques Gristi | solo, Hot Club de Corse |
| Jacky Grougner | U Celu |
| Francescu Antone Guelfucci | Canta |
| Petru Guelfucci | Canta/Voce di Corsica/solo |
| Petru-Santu Guelfucci | I Chjami Aghjalesi/Voce di corsica |
| Simon Guerrini | Manât |
| Tony Guidicelli | A Filetta |
| Ceccè Guironnet | L'Alba/A Cumpagnia/Zamballarana |
| Jean-Philippe Guissani | Barbara Furtuna |
| Béatrice Habrard-Malaspina | Donni di l'esiliu |
| Anne-Lise Herrera | A Filetta, I Chjami Aghjalesi, Elixir |
| Grégory Innocenti | Spartimu |
| Pierre-Dominique Innocenti | Spartimu |
| Christian Johanenc | A Filetta |
| Jean-Marc Jonca | Choeur de Sartène |
| Christophe Jouglet | L'Abbrivu |
| Marceddu Jureczek | Dopu Cena |
| Luc Kéchichian | U Fiatu Muntese |
| Laurent Lafarge | L'Alba |
| Sébastien Lafarge | L'Alba |
| Chantal Landi-Costerian | A Murella |
| Pascale Landolfini | Isulatine |
| Jean-Pierre Lanfranchi | Tavagna/Organum/NPC/Voce di Corsica/E Voce di u Cumune |
| Jean-Etienne Langianni | Tavagna/Organum |
| Sophie Lasserre | Andemu ! |
| Larenzu Leandri | Novi |
| Stéphane Leca | L'Abbrivu |
| Marinu Leccia | L'Abbrivu |
| Yves Leccia | A Filetta |
| Paul Leclerc Armelini | Cantu Nustrale |
| Dumè Leschi | Voce di Corsica |
| Jean-François Leschi | A Filetta |
| Charles Levenard | Tavagna |
| Philippe Loret | Spartimu |
| Cyril Lovighi | Choeur de Sartène |
| Jacques Lucci | Meridianu |
| Adrien Luciani | L'Abbrivu |
| Ange Jean Luciani | Barbara Furtuna |
| Jean Luciani | A Filetta |
| Natale Luciani | Canta |
| Saveriu Luciani | Chjami / Canta |
| Mathieu Maestrini | Choeur de Sartène |
| Christian Magdelene | A Filetta |
| Célia Mambrini | U Fiatu Muntese |
| Marie-Josée Mambrini | U Fiatu Muntese |
| Roccu Mambrini | E Voce di u Cumune |
| Fred Manant | I Chjami Aghjalesi |
| S. Mangiantini | I Muvrini |
| Jean-Paul Mangion | Surghjenti |
| Cristofanu Manzoni | Diana di l'alba |
| Antoine Mariotti | A Filetta |
| Philippe Mariotti | A Filetta |
| Ghjuvan Christofanu Manzoni | Cinqui So |
| Francescu Marcantei | Tavagna |
| Jean-Pierre Marchetti | Barbara Furtuna |
| Antonu Marielli | Diana di L'Alba |
| Cleo Marielli | L'Altagna |
| Angel-David Martin-Blas | Andemu ! |
| Francine Massiani | solo |
| Santu Massiani | E Voce di u Cumune |
| David Massoni | Giramondu |
| Olivier Massoni | Giramondu |
| Claudiu Mazzieri | L'Arcusgi |
| Maxime Merlandi | A Filetta / Giramondu / Barbara Furtuna |
| Jean Menconi | solo |
| Jacky Micaelli | Tavagna/Organum/Donnisulana/ Donni di l'esiliu/solo |
| Minicale | Canta |
| Pascal Morandini | Surghjenti |
| Ghjuvan Paulu Moreau | Dopu Cena |
| Jean-Baptiste Moretti | Cantarini |
| Thomas Moscardini | L'Alba |
| Hervé Muglioni | Tempus Fugit |
| Sophie Muraccioli | Svegliu d'Isula |
| Tumasgiu Nami | A Filetta |
| Paul-Félix Nasica | A Filetta/I Chjami Aghjalesi |
| Eric Natali | Tempus Fugit |
| Christian Ngo Degiovanni | Cantu Nustrale |
| Marianne N'Guyen | Santavuglia |
| Vitale Negroni | I Chjami Aghjalesi |
| Alain Nicoli | Chjami / Canta (+ 2006) |
| Dédé Nobili | A Filetta / I Chjami Aghjalesi/U Celu |
| Ghjuvan Luigi Nobili | U Celu/Meridianu |
| Jacques Nobili | Zamballarana |
| Thierry Nobili | Meridianu |
| Petru Oberti | U Celu |
| José Oliva | I Mantini |
| Dedé Olivi | Voce di Corsica |
| Henri Olmeta | A Filetta |
| Etienne Orsini | Andemu ! |
| Jean-Sébastien Orsini | L'Alba |
| Jean-Antoine Orticoni | U Celu/Meridianu |
| Stéphane Orticoni | U Fiatu Muntese |
| Pasquale Ottavi | Canta / A Primavera |
| Doria Ousset | I Chjami Aghjalesi |
| Stéphane Paganelli | Choeur de Sartène |
| Francis Palmari | A Filetta |
| Jean-François Palmieri | Cantu Nustrale |
| Batti Paoli | A Filetta/ I Chjami Aghjalesi |
| Michele Paoli | Canta/Tavagna |
| Jean-Charles Papi | Canta/Novi |
| Fabrice Pasqualini | Oriente |
| Bernardu Pazzoni | A Filetta /Caramusa |
| Ghjuvan Marcu Pellegri | A Filetta |
| Anne Pellegrini | Madrigalesca |
| Stefanu Perfetti | Diana di l'alba |
| Francescu Pesce | I Chjami Aghjalesi |
| Maï Pesce | Voce di Corsica/NPC/I Chjami Aghjalesi/solo |
| Tieri Pesce | I Chjami Aghjalesi |
| Toni Pesce | I Chjami Aghjalesi |
| Celia Picciocchi | I Chjami Aghjalesi/Voce Ventu |
| Denis Pieraccini | I Chjami Aghjalesi |
| Maryline Pietrucci | Isulatine |
| Frédéric Poggi | Cinqui Sò/Voce Ventu |
| Philippe Poggi | L'Abbrivu |
| Ghjuvan-Paulu Poletti | Canta/E Voce di u Cumune/Choeur de Sartène/NPC/solo |
| Patrizia Poli | NPC/Soledonna/solo |
| Anghjula Potentini | Donni di l'esiliu/solo |
| Jean-Noël Profizi | Surghjenti |
| Francescu Saveriu Prosperi | I Chjami Aghjalesi |
| Stefana Pruneta | Santavuglia |
| Jacky Quilichini | E Voce di u Cumune |
| Ghjuvanni Quiriconi | I Chjami Aghjalesi |
| Jean-Luc Raclot | A Filetta |
| Sabrina Rais | Manât |
| Claude Renucci | E Voce di u Cumune |
| Eric Ressouche | Cinqui Sò/Voce ventu |
| Noël Rigaud | Cinqui Sò |
| Anna Rocchi | Canta/solo |
| Carlu Rocchi | solo |
| Carlinu Rocchi | Canta |
| Filippu Rocchi | Canta/Voce di Corsica/I Chjami Aghjalesi |
| Jean-Toussaint Rocchi | Cantarini di Rusiu |
| Richard Romani | I Chjami Aghjalesi |
| Yves Ruiz | Manât |
| Francè Sabiani | Novi |
| Ghjuvan Petru Sabiani | Sarocchi |
| Valeria Salducci | A Filetta |
| Ghjuvan Filippu Salge | L'Arcusgi |
| Ericu Salvarelli | L'Arcusgi |
| Antoine Sanchez | L'Alba |
| Filippu Santoni | Vaghjime |
| Pierre Sangra | Giramondu |
| Benedettu Sarochi | A Filetta /Voce di Corsica/Sarocchi |
| Cédric Savelli | Giramondu/Zamballarana/Manât/L'Alba |
| Jean-Laurent Savelli | Oriente |
| Anthony Secondi | Svegliu d'Isula |
| Stéphane Serra | Giramondu/ L'Alba |
| Antoine Sicot | Organum |
| Ghjuvanni Sicurani | A Filetta |
| Ghjuvan Francescu Sicurani | Diana di l'Alba |
| Frédéric Sini | Cinqui Sò/Voce ventu/L'Alba |
| Micheli Solinas | Dopu Cena |
| Ghjuvan'Petru Solinas | Vaghjime |
| Christophe Sorba | Svegliu d'Isula |
| Nicolas Sorba | Svegliu d'Isula |
| Ghjilormu Susini | I Chjami Aghjalesi |
| Xavier Tavera | Cinqui Sò/Voce Ventu |
| Tony Thomas | U Celu |
| Joëlle Tomasini | Madrigalesca |
| Luigi Tomei | Caramusa |
| Mighè Tomei | A Primavera/Voce Ventu |
| Jean-Philippe Tomi | A Filetta |
| Ange Torre | Voce di Corsica / Arcusgi/Varans/ Canta |
| Jacques Tramoni | Choeur de Sartène |
| Jean-Claude Tramoni | Choeur de Sartène |
| Sébastien Tramoni | Svegliu d'Isula |
| Félix Travaglini (Feli) | A Filetta/solo |
| Martin Vadella | I Muvrini |
| Ghjuvan-Francescu Valentini | Attallà |
| Marcu Valentini | Choeur de Sartène/Cinqui Sò/Attallà |
| Noël Valli | Surghjenti, solo |
| Jean-François Vega | L'Alba |
| Cristofanu Vellutini | Novi |
| Frédéric Vesperini | Spartimu |
| Patrick Vignoli | Tempus Fugit |
| Patriziu Villa | L'Arcusgi |
| Daniel Vincensini | I Mantini |
| Massimu Vuillamier | A Filetta |
| Ghjuvan Micheli Weber | td>Dopu Cena |