
Et puis, la voix
étonnante de Jean-Claude, tour à tour caressante et âpre, son visage
déformé par la passion, sont fascinants. Ce qui fait aussi la magie d'A
Filetta, c'est la communion spirituelle, émotionnelle et physique qui
lie les
chanteurs et qui émane d'eux.
De surcroît, ces artistes à l'immense talent sont des
êtres
confondants de modestie, de générosité et
d'humanité.
MERCI
A Filetta..."
C.S.
Culioli
En
vacances à Calvi, nous avons eu envie
de découvrir le "Folklore Corse" et sur recommandation, sommes allés
à un concert d "'A Filetta" à la Basilique Saint Jean-Baptiste. Ce fut
une
révélation ! Là, nous avons trouvé bien autre chose que ce
fameux folklore... Nous avons vu et entendu un groupe qui nous a
éblouis et
envoutés!
Ma
première rencontre avec A Filetta
Par quel mystère des personnes d'origines, de culture ou d'horizons différents sont-elles toutes si profondément émues par le chant d'A Filetta ?
Un« filu » di a filetta…
A FilettaA
Filetta
chì ti aspetta
corpu interu
in pulifunia
chjama è carezza
rispondenu à u mondu
sin’à l’orizonti
in meludia
chì ti guidà
à a filetta (corsa)
è pè
mai ùn ti
scurdà
di a filetta…
Gerda-Marie Kühn
Je serai franche, j’ai hésité un moment en pensant que vous ne me croiriez pas, tellement c’est incroyable, mais cet instant de doute n’a pas fait long feu devant le fait totalement avéré que rien n’est impossible, rien n’est inconcevable aux adorateurs de la sublime Fougère : tout peut être follement improbable et granitiquement réel !!!!
Petit retour en arrière en 2006 !
La rumeur enfle depuis quelque temps, comme celle qui courut un jour sur un peut-être possible éventuel concert d’A FILETTA sur Orion, astérisque prémonitoire accrochée au programme (les initiés comprendront) et s’éteignit brutalement, presque anonymement. Pourtant, ce nouveau murmure annonçant le concert sur Andromède, je le tourne et le retourne dans ma tête, je sens que je ne dois pas le prendre à la légère.
La durée du voyage commande une prise de risque totale : bien que située dans notre Groupe Local, il y a entre Andromède et la Voie Lactée où niche notre Terre, et dixit le télescope Hubble, près de 2,9 millions d’années-lumière (890 000 parsecs), soit environ 27 milliards de milliards de km. C’est vertigineux !
Vu que mon char se déplace à 500 000 km/h, c’est au bas mot de 12 milliards d’années de ma vie, aller et retour, dont il s’agit, rien à voir avec les sauts de puce habituels d’un fan un peu déjanté (suivez mon regard) ! Mais quand on aime, on ne compte pas !!!
Et puis, en souvenir de l’homme de ma vie d’avant, fan de SF, fou du livre « La Nébuleuse d’Andromède », il faut que je fasse le chemin vers cette galaxie de la paix et de la tolérance pour les voir et les entendre chanter dans ce lieu de l’avenir radieux décrit par Ivan EFREMOV. Est-ce un signe : cette année, sur la planète Terre, Noël et l’Aïd se frôlent pour la première fois depuis très longtemps, on ne peut donc rêver mieux qu’Andromède pour un rassemblement de partage et d’espoir .
Je sens, je sais, qu’il y a une impérieuse nécessité à faire le voyage, le si long voyage vers le bonheur. C’est décidé, je pars ! Je ne peux pas, je ne dois pas, sous de futiles prétextes, renoncer à ce rendez-vous pourtant encore hypothétique sur Andromède ! C’est comme une mission ! D’abord, quelques photos, pour preuves de mon périple intergalactique :La première, c’est l’affiche, vue à la sauvette en quittant la Voie Lactée, accrochée à un objet céleste en gravitation erratique : mais quelle mouche a donc piqué l’organisateur du concert pour oublier d’en coller chez nous ? Cà s’appelle un test d’amour : je te dis rien, et si tu m’aimes tu vas finir par trouver ! Et vous savez tous que ça marche !
A gauche, la Nébuleuse est encore à 580 parsecs de mon astronef poussif mais néanmoins valeureux. Je sais maintenant ce que signifie avoir la tête dans les étoiles !
A droite, il n’y a plus que 3 parsecs à franchir pour accéder à l’espace de concert qui a lieu précisément là (suivre la flèche !). Je pénètre dans le cœur du beau, c’est indescriptible, avec, comme à chaque fois que je vais les voir, cette émotion inexplicable qui déconnecte de tout et transporte dans un autre monde : là, en vrai, je suis dans cet ailleurs où le temps n’a pas de sens !

Voilà, je suis au bout de la route, sur la Nébuleuse d’Andromède. La galaxie de l’espérance !!!
Valérie est là, naturellement là, retrouvailles, bisous, chaleur, joie, comme partout, comme toujours ! Je sens une présence immense, impossible à voir, à quantifier et il n’y a ni bousculade, ni cris mais une sorte d’attente fraternelle, planante. Quelqu’un me tape sur l’épaule, je me retourne : c’est pas un terrien, c’est sûr, mais qu’est-ce qu’il est beau !!! On s’est vu à Calvi l’année dernière, me dit-il (et si c’était "elle" ?), vous vous souvenez, Faiz Ali Faiz, Rassegna, Voce Ventu, Julia Sarr, …, c’était génial, non ? Cool Françoise, tout est normal, tout va bien ! Bon, tu l’as pas reconnu, c’est pas facile, mais il y était, c’est sûr, vu qu’il te montre des photos des Rencontres et que tu as à peu près les mêmes à la maison ! Ici, pas de lumières qui s’éteignent pour annoncer leur arrivée, alors ils arrivent je ne sais pas comment, parce qu’il n’y a pas non plus de rideau à franchir ! Ils sont là et c’est la seule chose qui compte !
En les voyant enfin, après un si long voyage, pas une seconde leur présence ne me semble incongrue tant ils sont chez eux partout ! Ils sont posés sur une barque en bois qui flotte dans le vide, l’arc magique rituel qu’ils forment immuablement est en place (Maxime, José, Ceccé, Jean, Jean-Claude, Jean-Luc et Paul), des milliards d’étoiles les entourent comme un écrin en poussière de diamants !
Déjà, je n’ai pas envie de rentrer !
Chose étrange (je suis novice en concert sidéral !), chacun des spectateurs est face à eux, à 5 m environ. Je dis bien chacun, c’est à dire que, quelle que soit la place que l’on occupe dans l’espace, devant, derrière, dessus, dessous, ils sont inexplicablement en face, et dans le même sens que chacun de nous ! Par ailleurs, ils ont des micros parce que le concert est retransmis en direct vers d’autres galaxies du Groupe Local mais aucune trace d’un quelconque dispositif de sonorisation ! Un hologramme géant circule dans toutes les directions pour nous livrer le programme et il me semble tout à coup être au cœur de la Citadelle à Calvi, ou ailleurs, avec eux, avec vous ! Il faudrait peu de chose pour sentir l’odeur du maquis !
Alors, dans un silence
de bout du monde,
Ils incendient l’Univers
Plus que les mots de Jean-Claude, plus que l’harmonie envoûtante de leurs voix et la beauté de leurs chants, plus que leurs corps qui se frôlent, plus que la complicité tendre et joyeuse qui les relie, dans cette nuit perpétuelle ce qui me bouleverse comme jamais, c’est le frisson qui parcourt notre multitude cosmos-polite, le frisson intense et incontrôlable qui traverse chacun de nous, suspendu à leur écoute : à cet instant, ils sont le langage universel qui dit l’amour, le partage, la douleur, la colère, la joie, la mémoire, la mort, la vie, l’espoir, la terre, …, partout, à tous, sans médiateur. Sentir, ressentir, c’est traduire. A Filetta ou l’esperanto incarné !
Et puis, pour l’avoir si souvent dit, j’en ai désormais la certitude au cœur des étoiles : s’ils chantent, les anges ont la voix de Paul ! Sublime !
Ici, les larmes que l’émotion enfante ne coulent pas sur les joues, elles s’envolent dans l’espace en ruisseaux innombrables, filaments de bonheurs liquides, d’émotions salées qui cheminent entre les objets célestes. Et si les traces guettées par les astronomes sur les planètes lointaines étaient en réalité les empreintes indestructibles de nos joies polyphoniques à l’écoute d’A Filetta ? Peut-être qu’un jour quelqu’un ramènera mes larmes sur la Terre !
Je ne sais plus combien de temps nous sommes restés ainsi arrimés à eux, mais quand le concert s’est définitivement arrêté, nous n’arrivions pas à jeter les amarres. C’est partout et toujours pareil !
Je suis allée les embrasser, c’est mon rituel à moi, et nous étions heureux d’être ensemble ici ! A les voir si rayonnants malgré la fatigue, j’ai compris que nous avions été à la hauteur de leurs offrandes tant ils sentaient à chaque instant notre communion avec eux ! Moment magique !
Les quitter sera toujours une déchirure, un chagrin d’enfant, tempéré par la douceur des joies vécues, plein de la promesse de celles à venir !
J’ai dit au revoir à la cohorte galactique des nouveaux amoureux inconditionnels de la Fougère : chacun de nous sait bien que c’est un phénomène contre lequel on ne peut pas lutter ! A bientôt, sur ma Terre !
Je pars, la route est longue, mais, magie d’A Filetta, je suis ivre du bonheur qu’ils m’ont offert, que nous avons partagé, ivre et merveilleusement paisible.
Je pense à ces vers d’Antonio Machado :
Maxime, José, Ceccé, Jean, Jean-Claude, Jean-Luc, Paul, vous êtes mes abeilles !
Pace è salute à tutti !!!
Françoise Coulomb, Marseille le 21-01-2007 Je le déclare : sans être Corse, sans comprendre la langue, la chair de poule m'envahit à l'écoute de leurs chants...C’était, je crois, en 1993.
Au hasard d’un abonnement au centre culturel du Perreux (comme quoi les abonnements cela a du bon j’assistais à mon premier concert d’A Filetta. A l’époque, si mes origines corses me rendaient un peu enclin à écouter Antoine Ciosi, Petru Guelfucci ou les Nouvelles polyphonies corses, j’avoue que je n’étais pas plus accro que cela. J’aimais ces voix amples et mélodieuses, cette rugosité du chant, cette identité affirmée, mais quelque chose d’indéfinissable m’empêchait d’adhérer pleinement à cette musique. Je n’attendais donc rien particulier de ce concert d’a filetta à part le plaisir d’y être et celui d’entendre ces chants résonne dans une église.Et ce fut le choc !
Dès
les premiers chants, pourtant
très austères (c’était l’époque d’Ab
eternu), quelque chose se passait.
Puis
le Lamentu di Ghjesù, avec une
intensité dramatique, une beauté et une sincérité
bouleversantes. Malgré moi, des larmes coulaient sur mes joues. De
vraies larmes
d’émotion pure. Des larmes de bonheur. Un frisson me parcourait tout le
corps, le souffle coupé, en apnée involontaire à
l’écoute de ce joyau.
Et déjà, pour finir, Sumiglia. Cette perle, ce chef
d’œuvre, qu’A Filetta continue à chaque concert de parfaire,
avec une sincérité toujours renouvelée.
Depuis, j’essaie de ne manquer aucun concert passant à proximité,
voire de voyager pour aller retrouver cette émotion unique.
Le hasard faisant parfois bien les choses, il me permit de voir et
d’entendre
Medea mis en scène par Jean-Yves Lazennec au
"Printemps des
comédiens" de Montpellier, en 1997. L’occasion d’apprécier
comment A Filetta sait prendre des risques, relever des défis et
surtout les
gagner.
Puis d’autres concerts, de nouvelles créations, plus belles les unes
que les
autres. Le Requiem, les collaborations avec Bruno
Coulais, avec Sidi Larbi
Cherkaoui, avec Orlando Forioso, Si
di
mè, Medea
de
nouveau….
Rencontrer chaque membre du groupe fut pour moi également essentiel.
Cela aurait
pu être une sorte de déception face à des gens enfermés dans
leur art. Bien au contraire, j’ai découvert des gens particulièrement
humbles, sensibles et passionnés, profondément humains.
Et c’est cette cohérence formidable entre ce qu’ils sont et ce
qu’ils font, entre ce qu’ils créent et ce qu’ils renvoient,
entre la maîtrise de leurs voix et la beauté de leurs chants, entre
l’unité de leur groupe et leur faculté à partager ce
qu’ils vivent, c’est toute cette cohérence qui rend totalement
magiques et uniques leurs concerts.
Pierre Casanova
Je
m'appelle Julien Gay, j'ai vécu en en Corse à L'Isula Rossa de l'âge
de 5 ans jusqu'à 16 ans. J'ai eu la chance vers l'âge de 13 ans de
rencontrer le groupe A Filetta par l'intermédiaire des frères de St
Jean du
couvent de Corbara et particulièrement avec le frère Drago et
Jean-Baptiste. Les frêres m'ont proposé de venir avec eux au Carubbu
à Lumio. En effet le groupe leur avait proposé d'apprendre à chanter
en polyphonie et j'étais de la partie ! Que de beaux moments où j'ai
beaucoup appris avec Jean-Claude, Jean, Pierre, Paul... J'ai ensuite
suivi les cours
qu'ils donnaient le dimanche. Dans la cour de mon collège, nous avons
commencé à chanter en petits groupes avec des copains. Nous avons
participé au concours "Valle Voce", j'ai eu la chance de participer à
la
première partie du groupe à l'Isula Rossa.
Même si je ne suis pas corse, je crois que cela sera toujours mon pays.
Il est
ancré en moi. Le groupe m'a énormément appris dans ma
carrière musicale, leurs conseils me suivent toujours. Je continue
d'ailleurs
à chanter des chansons corses, françaises, italiennes en amateur.
J'habite
Saint-Brieuc depuis plus d'un an et je suis sur la préparation d'un CD
de chansons
françaises avec un auteur-compositeur du coin.
Je suis donc allé à Lorient les voir chanter. J'ai été comme
à chaque fois scotché à mon siège quand le groupe a
commencé à chanter, cela m'a pris aux tripes ! J'avais envie de
pleurer,
car cela faisait plus de 10 ans que je ne les avais pas entendus. Ma
femme qui ne
connaissait qu'au travers de mes CD a beaucoup apprécié. Même si je
pense que pour ces chants il faut une acoustique naturelle et non des
micros !!
J'ai été surpris par les applaudissements mitigés du public avec
deux rappels polis. Les personnes à côté de moi d'ailleurs en avaient
marre: à la fin ils ont dit "ils ne vont pas les rappeler toute la
nuit" ! ! Cela
m'a choqué, mais bon, il faut de tout pour faire un monde !
Je suis ensuite allé voir Valérie et les membres du groupe. J'avais
l'impression de les avoir quittés la veille tellement leur accueil a
été chaleureux !! Je me suis permis de leur demander de chanter une
paghjella avec eux, ce qu'ils ont accepté. Céccè et Jean-Luc ont
chanté avec moi qui ai fait la siconda, sous les yeux bienveillants de
Jean et de
Paul. Ils m'ont fait un super plaisir !!
Julien Gay
Die
korsische Musik durch Zufall
entdecken.
Jean-Claude Acquaviva hat eine Bühnenpräsenz die Seinesgleichen sucht. Völlig in sich gekehrt, in seine Musik, abgegrenzt in seiner Welt des Klanges - und doch mitten im Publikum. Man spürt Ihn förmlich bis in den letzten Winkel; er ist bei jedem einzelnen seiner Zuhörer und bleibt trotzdem unberührbar in seinem intimen Halbkreis der Sänger.
Fasziniert und bewegt werde ich diese erste Begegnung mit den "Polyphonies Corses" in ewiger Erinnerung behalten.Découvrir
la musique corse par
hasard.
C’est sans doute la plus belle façon d’apprendre à
connaître cette musique que d’être précipité sans aucun
avertissement préalable dans ce monde sonore au charme archaïque,
fascinant
et inouï.
Sans aucune préparation et de façon inconsciente, j’ai
été prise dans le tourbillon des chants corses et portée par une
vague sonore chargée d’émotion.
Et en plus, par « A Filetta ». LE groupe, avec un des musiciens les
plus
charismatiques que j’aie jamais vu : Jean-Claude Acquaviva a une
présence
scénique sans pareille. Totalement possédé, absorbé par sa
musique, dans son monde sonore - et en même temps au beau milieu du
public. On est
touché par sa présence jusqu’au plus profond de soi ; il a un contact
émotionnel et musical direct avec chacun de ses auditeurs tout en
restant au
milieu du demi-cercle intime des chanteurs.
Fascinée et émue, je n’oublierai jamais cette première
rencontre avec les « Polyphonies Corses ».
Margarethe Hlawa
Traduction française par Gerda-Marie Kühn et Jean-Claude Casanova
Margarethe
est une jeune musicienne autrichienne
qui étudie le chant corse.
Pour la tournée néerlandaise d'A Filetta en décembre 2007,
Jean-Claude me demanda si je voulais bien traduire et lire sur scène
les
introductions entre chaque "bloc" de chants. Ce fut pour moi un grand
honneur et aussi
une grande joie de pouvoir enfin faire quelque chose pour eux...
Une semaine s'est écoulée depuis les concerts, et ces gens très
attachants nous manquent. Nous avons beaucoup été touchés par leur
gentillesse et leur simplicité. Le fait d'avoir partagé leur
intimité pendant trois jours nous a comblés. Ils nous ont accueillis et
ouvert leurs cœurs. Nous les considérons véritablement comme des
amis...
Laurent Lohez (Tra Noi)
Conférence du 22 mai 2010
à Demigny
Saône-et-Loire
par Cecca COULOMB
de l’Université de Catalogne Nord

Merci à vous aussi, Demignynois, Demignynoises, venus si nombreux malgré la concomitance de la finale de la Coupe d’Europe de Rugby qui voit s’affronter ce soir le Stade Toulousain et Biarritz, avec la certitude que flottera enfin au vent de la victoire le drapeau français que le monde entier nous envie !
Que ce sacrifice, douloureusement consenti par nous tous, scelle à jamais l’union sacrée de la Culture et des Œufs en meurette !


Le 27 mars 2010, le journal Le Monde annonçait sous un titre coup de poing : « Du nouveau dans la famille humaine », que l’analyse ADN d’une minuscule phalange d’auriculaire, trouvée dans une grotte des montagnes de l’Altaï, au sud de la Sibérie, et datée de moins de 40 000 ans, démontrait son appartenance à un individu du genre Homo mais, et là était la surprise, d’une lignée différente de Sapiens et Néandertalensis.
J’attire votre attention sur la signification profonde du mot Homo. En effet, la tentation est grande pour des esprits pervers, de rapprocher vulgairement ce vocable de coutumes honteuses que notre Sainte Mère l’Eglise condamne vigoureusement, quoique !
Non, pas de çà chez nous, Homo, c’est l’Homme, masculin/féminin, vous, moi, nous, hier, aujourd’hui, demain !
Donc, revenons à notre sujet, cette analyse ADN signifiait qu’à une époque où deux espèces d’hommes – notre ancêtre direct Cro-Magnon et Neandertal – cohabitaient, un proche cousin subsistait lui aussi en Eurasie alors que l’existence d’une quatrième espèce humaine, l’homme de Florès, découvert en Indonésie en 2003 et vieux de 13 000 ans, continue de diviser les paléontologues.
L’objet de cette conférence est d’apporter à la poursuite sans fin de nos origines, le premier bilan de mes recherches sur ce qui pourrait être la fantastique découverte d’une cinquième espèce humaine. L’apport à la Paléontologie mondiale de ce que j’ai appelé « Le chaînon manquant » est aujourd’hui difficilement quantifiable et j’ai conscience des réticences que l’aspect révolutionnaire de mon travail va rencontrer dans cette jungle violente et sans pitié qu’est le monde scientifique actuel.
C’est pourquoi j’ai choisi de le présenter ici et à vous, mes amis, mes fidèles, sans qui le courage m’aurait manqué pour continuer sur la voie intransigeante de la vérité. Votre écoute m’est précieuse, j’en sens à chaque instant la lumineuse intelligence et c’est donc confiante que je vous livre en avant-première le fruit de mes nuits blanches.
Afin de bien comprendre l’extraordinaire portée ma découverte, il importe de rappeler l’état actuel des connaissances sur nos origines.
Je vois, dans le regard de certains, poindre l’angoisse ! Va-t-elle nous faire subir un interminable panorama verbeux expliquant le parcours chaotique qui mène de l’ancêtre commun entre l’homme et le chimpanzé à l’homo sapiens évolué dont nous sommes aujourd’hui, là, à Demigny, les brillants représentants de l’ultime lignée vivante ?
Non, j’irai droit au but comme le dit Thierry Henry de la main, un soir de victoire footballistique sur l’Irlande, gage d’une Coupe du Monde prémonitoirement désastreuse.
Donc soyons brefs, et rien de mieux qu’un schéma clair pour ménager vos méninges ramollies par un long voyage vers le savoir, le boire et le manger !

PAR LÀ OÙ TOUT A COMMENCE
C’est au cours d’un séjour de fin d’été sur une île sauvage de Méditerranée où je prenais quelques jours d’un repos bien mérité, que j’eus la révélation que ce qui se déroulait sous mes yeux escagassés était sans doute l’annonce d’un extraordinaire séisme scientifique.
Dans un village de pêcheurs écrasé de soleil, Calvi en idiome local, qui prétend être le berceau natal de Christophe Colomb alors que chacun sait qu’il est né en Catalogne, dans ce village donc, se déroulait un étrange rassemblement grégaire et joyeux, convergeant plusieurs soirs de suite vers un promontoire fortifié pour adorer une plante sans doute magique, personnifiée par des humains vêtus de noir, sorte de prêtres païens psalmodiant des chants en une langue inconnue.
LE VILLAGE

On peut sentir sur le document ancien qui suit, l’effet envoûteur de ce clergé vocalisant qui, à l’instar des Mayas du Mexique et des Maoris de Nouvelle-Zélande, pratique la configuration semi-circulaire pour accentuer la dépendance des fidèles durant les imprécations rituelles.
Ce que j’appellerai le Haka Kallistique est d’ailleurs une donnée fondamentale de la geste accompagnant l’adoration du végétal sublime.
LES PRÊTRES NOIRS
QUELQUES ADEPTES EN APNEE ADORATIONNELLE

Ces pratiques chamaniques me firent un instant penser aux célébrations druidiques de Stonehenge, site grand-breton dédié au culte solaire, mais j’écartai bien vite cette comparaison, parce que là, à Calvi, les humains rassemblés par ce pèlerinage annuel n’étaient unifiés par aucune origine, culture, pratique sociale communes. Un mystère total !
D’autre part, à travers quelques échanges laborieux avec des adeptes enivrés, et sous couvert d’anonymat bien sûr, je découvris que ce culte végétal était assez récent (fin du XXème siècle environ) et qu’il était donc impossible, contrairement aux pratiques paléontologiques classiques, de baser mes recherches sur des preuves tangibles : pas de squelette, pas de sépulture, aucun habitat stratifié, nulle grotte ornée, rien, nada !!!!!
Comment caractériser des intuitions sans les pistes traditionnelles du paléontologue expérimenté ?
L’observation, amis déjà avachis sous prétexte d’inanition et de pépie rédhibitoires !!!
Il faut à cet instant que vous preniez conscience, voyageurs consciemment égarés sur cette terre profonde du Persillé et du Chablis réunis, que la simple collecte d’éléments, anodins pour le commun des mortels, demande, même à un cerveau entraîné comme le mien, une formidable capacité imaginative afin de concevoir l’impensable !
En effet, il m’apparut assez vite que ces hominidés que je croisais lors de la fréquentation répétée de ce lieu cultuel hors du commun et grâce à la parole libérée des processionnaires à coup de Clos Columbu et de Patrimonio, alors que rien dans leur aspect, leur langue, leur comportement vestimentaire, leur façon de boire et de manger, ne les distinguait de l’espèce en cours, sapiens, et bien que totalement sédentarisés en divers lieux de notre Europe en proie actuellement aux attaques sournoises du Grand Capital, pratiquaient un nomadisme de circonstance dont le caractère changeant et aléatoire n’empêchait pas les retrouvailles, pour un rituel primitif d’adoration de la divine plante et de ses gourous anthracites !
Rien ne me permettant de raccrocher cette observation, mille fois vérifiée depuis la première découverte, à des éléments connus de la paléontologie actuelle, je me rendis à l’évidence que se trouvait devant moi l’irréfutable réalité, je l’affirme et je signe, d’une nouvelle espèce humaine, la cinquième chère à Ludwig !
La plante objet de ce culte étrange, vous la croisez parfois dans la profondeur des forêts chaudes et humides, sur les talus ou les berges des ruisseaux. Elle a connu toutes les espèces peuplant successivement la terre et résisté à bien des cataclysmes, elle nous enterrera probablement tous, elle est unique, elle est multiple, c’est la Fougère, A Filetta, comme on le dit sur la terre de ma découverte !

dont l’existence peut maintenant s’afficher sur le schéma de nos origines :

L’HOMO AFILETTUS
C’est donc grâce à cette approche inédite et géniale, dépourvue de préjugés darwinesques que je me lançai dans l’étude approfondie des membres de cette nouvelle communauté d’hominidés dont je vous présente aujourd’hui trois spécimens particulièrement remarquables.
Bien que récente, cette espèce a déjà des groupes bien différenciés que je rangerai dans deux catégories distinctes :
Ce découpage, si intéressant soit-il, ne doit jamais nous faire oublier ce qui fonde l’unicité de cette nouvelle espèce :
Les caractères particuliers des spécimens étudiés sont donc totalement soumis à l’identité générique et universelle définie ci-dessus et ce, quelle que soit l’origine géographique, culturelle et sociale des éléments qui composent l’espèce, n’en déplaise aux bessonades actuelles !
Les adeptes de France ici étudiés sont, par ce fait paléontologiquement démontré, totalement représentatifs de tous ceux peuplant la Germanie, la Hollandie, la Japonie, que sais-je encore !!!!!
Seule les différencie, et nous avons déjà pu le constater, l’incroyable richesse des pratiques gastronomo-viticoles qui entourent, en France, les rassemblements des fidèles !
Où qu’ils se trouvent, quel que soit le lieu de cérémonie ordonné par les prêtres noirs, ils ne mouront jamais ni de faim ni de soif.

C’est ici, à Demigny que je l’ai découvert et sa fréquentation récente mais assidue n’est pas étrangère à l’opportunité formidable qui m’est donnée aujourd’hui de présenter enfin mes travaux !
Une des particularités majeures de l’Home Afilettus rural est qu’il est un des plus anciens et des plus fidèles représentant de l’espèce. A ce titre, nous lui devons respect et gratitude et je vous demande, pour vous sortir aussi de la léthargie qui semble vous envahir, de les applaudir bien fort.
J’en profite aussi pour rassurer ceux qui s’impatientent, nous sommes dans les temps comme disait Boulin !
Donc le rural est ancien mais cela ne veut pas dire vieux ! Le rural, comme tous les adeptes, nomadise à tout va dès que le signal d’un rassemblement est donné et il n’est pas le dernier à chevaucher sa monture pour célébrer la plante divine et ses imans noirs, avec les grigris habituels comme on peut le voir sur le document qui suit :

J’attire votre attention sur les superstitions qui structurent le rural : en toute circonstance et par un magnifique esprit de solidarité, couplé à un sens aigu de l’hospitalité, il a toujours avec lui un grigri supplémentaire pour accueillir l’inconnu qui pourrait passer ! Le rural est généreux, c’est sa marque !
Il vit en couple sur ses terres (voir plus haut) mais cet enracinement ne l’empêche nullement de parcourir le monde pour des pèlerinages lointains. J’ai croisé des fidèles qui l’ont vu chez les Helvètes, sous la neige, transi de froid, se prosternant sans retenue devant les dieux vivants !
On le voit d’ailleurs ici sur les routes, l’air joyeux, la mine réjouie, au retour d’un rassemblement ou peut-être en route pour le futur :

Il regagne ensuite son domaine et procède alors à une salutaire reconstitution de sa force par des procédés spécifiques à son environnement.
Le mâle est un adepte de la détente sportive, expression globalisante qui couvre des activités aussi diverses que le bricolage ou la pêche, activités très caractéristiques du rural qui nécessitent un long apprentissage et du temps ce que l’Homo Afilettus rural possède sans réserve.
Il excelle dans la réalisation de breuvages typiques et possède la maîtrise totale de la cuisson sur braise, héritage d’ancêtres morts à Alésia sous le joug de romains berlusconiens.
La femelle, qui profite largement des activités du mâle, n’en est pas moins occupée et assure de main de maître le fonctionnement général de la propriété.
C’est aussi la grande prêtresse de l’information de la tribu car elle seule possède le savoir permettant d’y accéder, le mâle rural en étant bien incapable, il faut le dire !!!
Quand tout est en ordre, la femelle se détend par la lecture et le jardinage, préparant ainsi son mental aux prochaines migrations. Elle migre parfois en solitaire pour d'autres rituels que celui qui nous occupe mais cela ne nous regarde pas !
L’Homo Afilettus rural est, je le dis avec force, le ciment fondamental de l’espèce, le modèle historique sur lequel se repère tout adepte nouveau, le phare luminescent qui guide le fidèle égaré vers le campement des nomades en transe devant la fougère éclatante !
L’HOMO AFILETTUS URBAIN
Comme son nom l’indique, l’Homo Afilettus urbain réside dans ou à proximité des grandes métropoles. J’en ai côtoyé un certain nombre pour vous présenter le plus typique. Après beaucoup d’hésitations, j’ai identifié non pas un, mais deux représentants de l’espèce que je vous livre maintenant.
Ils sont typiques, c’est certain, et surtout remarquables car des liens familiaux les unissent, ce qui rend la cohabitation de leurs portraits très étrange ! Autre étrangeté, ils sont originaires de cette île enchantée où tout a commencé et sont donc profondément marqués par cette incroyable coïncidence de l’histoire !
Le premier Homo Afilettus urbain dont je vais vous parler est le plus ancien, ce qui ne veut pas dire vieux comme je l’ai déjà démontré !
Cet urbain au passé postal trouble possède une bougeotte naturelle et un amour immodéré pour la musique. Autre constatation avérée, les nourritures intellectuelles ne sont pas toujours celles dont il se délecte le plus !
C’est par hasard et tardivement qu’il rejoint la cohorte des adorateurs nomades de la plante mystérieuse et de ses chantres sublimes. Alors, comme le rural avant lui, il pérégrine en couple dans tout les sens, franchissant les frontières sans retenue, écumant tous les territoires où le rituel s’exerce, bien qu’il dispose pour cela de moins de temps que le rural.

Chez ce premier urbain examiné, le mâle possède la particularité d’une totale maîtrise de l’informatique au point de créer ce qui est devenu la bible universelle de tout adepte de l’espèce. Il passe un temps infini à mettre à jour son œuvre et semble parfois ne faire qu’un avec la machine comme Jean Gabin dans « La Bête Humaine ».
Grâce à lui, les liens entre les membres de l’espèce se sont renforcés au-delà des frontières et les prêtres noirs ne sont pas les derniers utilisateurs de ses talents. Apothéose, il est le brillant géniteur du seul livre qui raconte la genèse et la maturité des idoles et ce premier opus ne sera sans doute pas le dernier!
C’est un fou furieux de photos et il mitraille à longueur de temps presque tout ce qui passe sous ses yeux, particulièrement les officiants géniaux du culte !
Son sens inné de l’orientation en fait une sorte de GPS humain qu’il faut, contrairement à l’original électronique, nourrir et abreuver régulièrement et c’est pas d’là tarte !
La femelle, qui partage avec lui une passion torride pour le jazz, s’en charge admirablement. Elle possède en la matière un savoir et des pratiques reconnues.
Elle profite aussi très largement des capacités particulières du mâle mais sans elle, sans son extraordinaire curiosité intellectuelle et sa détermination subtile en toutes choses, ce mâle urbain ne serait qu’un simple banquier postal en instance de privatisation !
Elle le stimule et l’encourage sans relâche et lui est totalement indispensable.
Lors des rassemblements coutumiers, elle n’a pas son pareil pour accéder au plus près de la fougère incandescente et de son clergé chantant ce qui offre au mâle reconnaissant des prises de vue et de son incomparables !


Ce premier type d’Homo Afilettus urbain est sans conteste une référence dans le domaine : à l’amateurisme des premières hordes de fidèles, il impose un professionnalisme déterminant pour la mondialisation de l’espèce, sans jamais perdre la ferveur innocente du premier rassemblement !
L’Homo Afilettus urbain dont je vais à présent vous parler est d’un type voisin de l’urbain précédent mais il possède aussi la part sauvage du rural : on peut donc le qualifier de métis, comme toutes les espèces d’hominidés en possèdent.
Cet Afilettus métissé est un nomade né. Migrer, il le fait comme tous les adorateurs de la Fougère et de ses moines soldats, mais il migre aussi en dehors des rassemblements programmés et n’a de cesse que d’entraîner, jusqu’à épuisement parfois, ses coreligionnaires de l’espèce dans de folles équipées inestimablement inutiles. Comme le rural, il possède ce lien millénaire avec la terre et une certaine ancienneté dans la connaissance du rituel !
Mais comme l’urbain précédent, il vit avec ce siècle microsofté et ne se prive pas d’utiliser toutes les techniques connues lors des pèlerinages qu’il fréquente tous azimuts !
S’il se passionne aussi pour la musique, c’est dans le théâtre qu’il s’éclate, ce qui ne l’empêche pas, le document qui suit le prouve, d’assouvir régulièrement d’autres passions plus terriennes, comme tous les fidèles d’ailleurs !

Le mâle est aussi bricoleur que le rural, toutes proportions gardées bien sûr !
Lorsqu’il en a le temps, il s’adonne à la composition musicale, ce dont je ne peux à ce jour rendre compte, faute de connaître sa production.
Il a une passion étrange, coûteuse et peu connue pour les montres, et la rumeur prétend que cela le contraint à toutes sortes de trafics de CD piratés qu’il confectionne lors des rituels !
Il saute donc comme un cabri sur toutes les estrades qui passent et rêve en secret d’un Molière qui consacrerait son jeu subtil, aux multiples facettes.
Mais cet acteur né ne serait rien sans la femelle, véritable chef d’orchestre de son talent. C’est elle qui façonne son jeu et canalise admirablement sa sauvagerie naturelle.
Elle joue aussi, mais sa vraie passion c’est la danse, et ceci explique sa formidable capacité à dompter la fougue brownienne du mâle sur scène !
Elle n’a rien à envier à ses délires pédestres et est une redoutable nomade. Son penchant sédentaire, elle l’exprime talentueusement dans sa cuisine, par la confection de mets succulents qu’on aimerait goûter plus souvent !!!
Cet Homo Afilettus urbain, par son métissage constitutif, est très représentatif de cette nouvelle génération qui peuple désormais l’espèce et son côté baba cool, très visible sur les documents qui suivent, le lance à toute vitesse dans le XXI ième siècle !!! Il n’oublie pas ses racines mais redonne au culte de la plante magique et à ses prêtres noirs un nouvel élan !


CONCLUSION
Voilà mes amis, la conférence se termine, votre calvaire aussi !
Que ces moments passés à l’exposition de ma découverte vous rendent, à l’égard de l’Homo Afilettus que vous avez sans doute déjà croisé tant l’espèce à un pouvoir de multiplication gigantesque, plus indulgent, plus compréhensif.
Cette espèce nouvelle est fragile, nous devons la protéger et je vous informe, c’est un vrai scoop, qu’elle fera l’objet d’un Grenelle 3 de l’Environnement tant sa survie est devenue l’enjeu majeur de notre temps !
Merci à tous !
Françoise Coulomb
Et, pour conclure, l'hommage des Géorgiens (Tbilissi, juin 2011) :

A Filetta filmé en septembre 2010 dans la Cathédrale de Calvi : "Sumiglia" :
"Envoûtants comme la nuit, profonds comme l'espoir". L’Express
"Ce qui se fait de mieux en
polyphonie". Le
Monde de la
musique
"Le groupe nous
mène quelque part entre le recueillement des chants d'église et la
sensualité des madrigaux "médiévaux". Télérama
Né il
y a 25 ans en Balagne, A FILETTA est devenu l’un des premiers groupes
patrimoniaux
de la tradition corse grâce à sa ténacité, son savoir de la
polyphonie corse et surtout son renouvellement, son ouverture du
répertoire
insulaire aux vents du large..." Libération
"A Filetta : Pure Merveille". Pariscope
"Jamais les chants polyphoniques n
'ont remporté autant de succès". Le
Figaro
"Toutes les
traditions d'une Méditerranée ouverte à de multiples
influences"
Musique Hebdo
"Voix d'avant le verbe, de quoi
finir à genoux en regardant les cieux". Aden
"Le plus prestigieux ensemble
polyphonique corse qui atteint encore au sublime". L'Hebdo
"C’est un des
plus somptueux groupes de polyphonies corses qui se puissent entendre...
A FILETTA a su, sans jamais se renier, ouvrir cet art immémorial sur
d’autres formes d’expression, notamment en travaillant sur des musiques
de
film avec le compositeur Bruno Coulais qui a également co-réalisé
leur remarquable album “Si di mè” (Virgin)". LE NOUVEL OBSERVATEUR
"Les mots font
défaut pour décrire
l’émotion ressentie. Six ou sept voix, comme un bloc de son compact,
entier,
solide et pourtant souple comme une pâte malléable. Un son qui se
déforme et se recompose au fil des harmonies qui le pétrissent de
l’intérieur. Mais ce qui frappe le plus, c’est que la formation de
Jean-Claude Acquaviva chante toujours tout en nuances, se démarquant
ainsi de tous
ces groupes qui ont si souvent tendance à vouloir tout faire passer en
force. Le
résultat, éblouissant de beauté, vous laisse sans souffle, la gorge
nouée… Personne, à ma connaissance, ne chante comme ça
aujourd’hui ; et pour une pareille émotion, il faut dire merci…
"
Marc Robine /
Chorus –
Les Cahiers de la Chanson
Un reportage pour l'émission de TV Suisse Romande : "Faut pas croire" : "A Filetta : chants d'une terre".
http://www.afiletta.com
Et la page myspace :
http://www.myspace.com/afiletta
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