

Et
puis, la voix étonnante de Jean-Claude, tour à
tour caressante et âpre, son visage
déformé par la passion, sont fascinants. Ce qui
fait aussi la magie d'A Filetta, c'est la communion spirituelle,
émotionnelle et physique qui lie les chanteurs et qui
émane d'eux.
De
surcroît, ces artistes à
l'immense talent sont des
êtres confondants de modestie, de
générosité et d'humanité.
Ce site est une modeste tentative de les remercier pour ces moments magiques et de rendre l'hommage qui lui est dû à ce groupe majeur qui, comme l'écrivait Gabriel-Xavier Culioli en 1998, "aura marqué cette fin de siècle et de millénaire par la pureté de son art".
MERCI A
Filetta..."
En
vacances à Calvi, nous avons eu envie de
découvrir le "Folklore Corse"et sur recommandation, sommes
allés à un concert d "'A Filetta" à la
Basilique Saint Jean-Baptiste. Ce fut une
révélation ! Là, nous avons
trouvé bien autre chose que ce fameux folklore.....Nous
avons vu et entendu un groupe qui nous a éblouis et
envoutés!
Ma
première
rencontre avec A Filetta

Retour
à Calvi de l'oriflamme "A Filetta Montrouge"
(Festival Chorus 2005)
Le témoignage de Bruno Coulais
"Les membres d'A Filetta sont très différents mais on ne décèle chez aucun d'eux la plus petite once de médiocrité. Si la tradition corse est omniprésente, ce sont des chanteurs intemporels. Leur musique traverse le temps, les amarres terrestres n'existent plus. Leur répertoire est un réceptacle constamment ouvert sur le monde, ne se confinant jamais au champ clos d'une culture recroquevillée sur elle-même"Un « filu » di a filetta…
A filettaA Filetta
chì
ti aspetta
corpu
interu
in
pulifunia
chjama
è carezza
rispondenu
à u mondu
sin’à
l’orizonti
in
meludia
chì
ti guidà
à a filetta (corsa)
è pè mai
ùn ti scurdà
di a filetta…
Gerda-Marie Kühn
Me voilà, les amis : je m’étais jurée de vous offrir un compte-rendu de concert pas ordinaire pour la nouvelle année terrienne, pari tenu !
Je serai franche, j’ai hésité un moment en pensant que vous ne me croiriez pas, tellement c’est incroyable, mais cet instant de doute n’a pas fait long feu devant le fait totalement avéré que rien n’est impossible, rien n’est inconcevable aux adorateurs de la sublime Fougère : tout peut être follement improbable et granitiquement réel !!!!
Petit retour en arrière en 2006 !
La rumeur enfle depuis quelque temps, comme celle qui courut un jour sur un peut-être possible éventuel concert d’A FILETTA sur Orion, astérisque prémonitoire accrochée au programme (les initiés comprendront) et s’éteignit brutalement, presque anonymement. Pourtant, ce nouveau murmure annonçant le concert sur Andromède, je le tourne et le retourne dans ma tête, je sens que je ne dois pas le prendre à la légère.
La durée du voyage commande une prise de risque totale : bien que située dans notre Groupe Local, il y a entre Andromède et la Voie Lactée où niche notre Terre, et dixit le télescope Hubble, près de 2,9 millions d’années-lumière (890 000 parsecs), soit environ 27 milliards de milliards de km. C’est vertigineux !
Vu que mon char se déplace à 500 000 km/h, c’est au bas mot de 12 milliards d’années de ma vie, aller et retour, dont il s’agit, rien à voir avec les sauts de puce habituels d’un fan un peu déjanté (suivez mon regard) ! Mais quand on aime, on ne compte pas !!!
Et puis, en souvenir de l’homme de ma vie d’avant, fan de SF, fou du livre « La Nébuleuse d’Andromède », il faut que je fasse le chemin vers cette galaxie de la paix et de la tolérance pour les voir et les entendre chanter dans ce lieu de l’avenir radieux décrit par Ivan EFREMOV. Est-ce un signe : cette année, sur la planète Terre, Noël et l’Aïd se frôlent pour la première fois depuis très longtemps, on ne peut donc rêver mieux qu’Andromède pour un rassemblement de partage et d’espoir .
Je sens, je sais, qu’il y a une impérieuse nécessité à faire le voyage, le si long voyage vers le bonheur.
C’est décidé, je pars ! Je ne peux pas, je ne dois pas, sous de futiles prétextes, renoncer à ce rendez-vous pourtant encore hypothétique sur Andromède ! C’est comme une mission !
D’abord, quelques photos, pour preuves de mon périple intergalactique :
La première, c’est l’affiche, vue à la sauvette en quittant la Voie Lactée, accrochée à un objet céleste en gravitation erratique : mais quelle mouche a donc piqué l’organisateur du concert pour oublier d’en coller chez nous ? Cà s’appelle un test d’amour : je te dis rien, et si tu m’aimes tu vas finir par trouver ! Et vous savez tous que ça marche !

A gauche, la Nébuleuse est encore à 580 parsecs de mon astronef poussif mais néanmoins valeureux. Je sais maintenant ce que signifie avoir la tête dans les étoiles !
A droite, il n’y a plus que 3 parsecs à franchir pour accéder à l’espace de concert qui a lieu précisément là (suivre la flèche !). Je pénètre dans le cœur du beau, c’est indescriptible, avec, comme à chaque fois que je vais les voir, cette émotion inexplicable qui déconnecte de tout et transporte dans un autre monde : là, en vrai, je suis dans cet ailleurs où le temps n’a pas de sens !
Voilà, je suis au bout de la route, sur la Nébuleuse d’Andromède. La galaxie de l’espérance !!!
Valérie est là, naturellement là, retrouvailles, bisous, chaleur, joie, comme partout, comme toujours !
Je sens une présence immense, impossible à voir, à quantifier et il n’y a ni bousculade, ni cris mais une sorte d’attente fraternelle, planante.
Quelqu’un me tape sur l’épaule, je me retourne : c’est pas un terrien, c’est sûr, mais qu’est-ce qu’il est beau !!! On s’est vu à Calvi l’année dernière, me dit-il (et si c’était "elle" ?), vous vous souvenez, Faiz Ali Faiz, Rassegna, Voce Ventu, Julia Sarr, …, c’était génial, non ? Cool Françoise, tout est normal, tout va bien ! Bon, tu l’as pas reconnu, c’est pas facile, mais il y était, c’est sûr, vu qu’il te montre des photos des Rencontres et que tu as à peu près les mêmes à la maison !
Ici, pas de lumières qui s’éteignent pour annoncer leur arrivée, alors ils arrivent je ne sais pas comment, parce qu’il n’y a pas non plus de rideau à franchir ! Ils sont là et c’est la seule chose qui compte !
Pause contemplative indispensable !
En les voyant enfin, après un si long voyage, pas une seconde leur présence ne me semble incongrue tant ils sont chez eux partout ! Ils sont posés sur une barque en bois qui flotte dans le vide, l’arc magique rituel qu’ils forment immuablement est en place (Maxime, José, Ceccé, Jean, Jean-Claude, Jean-Luc et Paul), des milliards d’étoiles les entourent comme un écrin en poussière de diamants !
Déjà, je n’ai pas envie de rentrer !
Chose étrange (je suis novice en concert sidéral !), chacun des spectateurs est face à eux, à 5 m environ. Je dis bien chacun, c’est à dire que, quelle que soit la place que l’on occupe dans l’espace, devant, derrière, dessus, dessous, ils sont inexplicablement en face, et dans le même sens que chacun de nous ! Par ailleurs, ils ont des micros parce que le concert est retransmis en direct vers d’autres galaxies du Groupe Local mais aucune trace d’un quelconque dispositif de sonorisation ! Un hologramme géant circule dans toutes les directions pour nous livrer le programme et il me semble tout à coup être au cœur de la Citadelle à Calvi, ou ailleurs, avec eux, avec vous ! Il faudrait peu de chose pour sentir l’odeur du maquis !
Programme (un joyau !)
Alors, dans un silence de bout du monde,
Ils incendient l’UniversPlus que les mots de Jean-Claude, plus que l’harmonie envoûtante de leurs voix et la beauté de leurs chants, plus que leurs corps qui se frôlent, plus que la complicité tendre et joyeuse qui les relie, dans cette nuit perpétuelle ce qui me bouleverse comme jamais, c’est le frisson qui parcourt notre multitude cosmos-polite, le frisson intense et incontrôlable qui traverse chacun de nous, suspendu à leur écoute : à cet instant, ils sont le langage universel qui dit l’amour, le partage, la douleur, la colère, la joie, la mémoire, la mort, la vie, l’espoir, la terre, …, partout, à tous, sans médiateur. Sentir, ressentir, c’est traduire. A Filetta ou l’esperanto incarné !
Et puis, pour l’avoir si souvent dit, j’en ai désormais la certitude au cœur des étoiles : s’ils chantent, les anges ont la voix de Paul ! Sublime !
Ici, les larmes que l’émotion enfante ne coulent pas sur les joues, elles s’envolent dans l’espace en ruisseaux innombrables, filaments de bonheurs liquides, d’émotions salées qui cheminent entre les objets célestes. Et si les traces guettées par les astronomes sur les planètes lointaines étaient en réalité les empreintes indestructibles de nos joies polyphoniques à l’écoute d’A Filetta ? Peut-être qu’un jour quelqu’un ramènera mes larmes sur la Terre !
Je ne sais plus combien de temps nous sommes restés ainsi arrimés à eux, mais quand le concert s’est définitivement arrêté, nous n’arrivions pas à jeter les amarres. C’est partout et toujours pareil !
Je suis allée les embrasser, c’est mon rituel à moi, et nous étions heureux d’être ensemble ici ! A les voir si rayonnants malgré la fatigue, j’ai compris que nous avions été à la hauteur de leurs offrandes tant ils sentaient à chaque instant notre communion avec eux ! Moment magique !
Les quitter sera toujours une déchirure, un chagrin d’enfant, tempéré par la douceur des joies vécues, plein de la promesse de celles à venir !
J’ai dit au revoir à la cohorte galactique des nouveaux amoureux inconditionnels de la Fougère : chacun de nous sait bien que c’est un phénomène contre lequel on ne peut pas lutter ! A bientôt, sur ma Terre !
Je pars, la route est longue, mais, magie d’A Filetta, je suis ivre du bonheur qu’ils m’ont offert, que nous avons partagé, ivre et merveilleusement paisible.
Je pense à ces vers d’Antonio Machado :
« J’ai rêvé cette nuit
Ô erreur merveilleuse
Que des abeilles dans mon cœur
Transformaient mes échecs en miel. »Maxime, José, Ceccé, Jean, Jean-Claude, Jean-Luc, Paul, vous êtes mes abeilles !
Pace è salute à tutti !!!
Françoise Coulomb, Marseille le 21-01-2007
Je le déclare : sans être Corse, sans comprendre la langue, la chair de poule m'envahit à l'écoute de leurs chants...
Surtout pendant les 4:10 de "A Paghjella di l'impicatti", sans oublier le dramatique et sublime "Medea"...
Je crois que tout a commencé avec "Le Peuple migrateur".
Dieu merci, A Filetta évite le piège de la variété commerciale. Leurs chants sacrés sont un bijou tragique de pureté.
A l'écoute, les poils se hérissent, ça décoiffe et c'est bien ainsi !
C'est grâce à la télé que j'ai découvert A Filetta. Ils n'ont jamais donné de concert dans ma région, mais tous leurs CD sont sur mon Mac.
Danièle LeroyC’était, je crois, en 1993.
Au hasard d’un abonnement au centre culturel du Perreux (comme quoi les abonnements cela a du bon j’assistais à mon premier concert d’A Filetta. A l’époque, si mes origines corses me rendaient un peu enclin à écouter Antoine Ciosi, Petru Guelfucci ou les Nouvelles polyphonies corses, j’avoue que je n’étais pas plus accro que cela. J’aimais ces voix amples et mélodieuses, cette rugosité du chant, cette identité affirmée, mais quelque chose d’indéfinissable m’empêchait d’adhérer pleinement à cette musique. Je n’attendais donc rien particulier de ce concert d’a filetta à part le plaisir d’y être et celui d’entendre ces chants résonne dans une église>Et ce fut le choc !
Dès les premiers chants, pourtant très austères (c’était l’époque d’Ab eternu), quelque chose se passait.
Les voix étaient bien là, parfaitement placées et à l’unisson, mais une émotion me nouait petit à petit le ventre.
Une espèce de ferveur, de communion formidable gagnait peu à peu l’ensemble de l’assistance. Au « Ghmerto », un cran de plus était franchi. Ce chant montant crescendo permettait aux chanteurs de donner la pleine mesure de leur talent et de distiller une émotion extraordinaire.Puis le Lamentu di Ghjesù, avec une intensité dramatique, une beauté et une sincérité bouleversantes. Malgré moi, des larmes coulaient sur mes joues. De vraies larmes d’émotion pure. Des larmes de bonheur. Un frisson me parcourait tout le corps, le souffle coupé, en apnée involontaire à l’écoute de ce joyau.
Je m'appelle Julien Gay, j'ai vécu en en Corse à L'Isula Rossa de l'âge de 5 ans jusqu'à 16 ans. J'ai eu la chance vers l'âge de 13 ans de rencontrer le groupe A Filetta par l'intermédiaire des frères de St Jean du couvent de Corbara et particulièrement avec le frère Drago et Jean-Baptiste. Les frêres m'ont proposé de venir avec eux au Carubbu à Lumio. En effet le groupe leur avait proposé d'apprendre à chanter en polyphonie et j'étais de la partie ! Que de beaux moments où j'ai beaucoup appris avec Jean-Claude, Jean, Pierre, Paul... J'ai ensuite suivi les cours qu'ils donnaient le dimanche. Dans la cour de mon collège, nous avons commencé à chanter en petits groupes avec des copains. Nous avons participé au concours "Valle Voce", j'ai eu la chance de participer à la première partie du groupe à l'Isula Rossa.
Et déjà, pour finir, Sumiglia. Cette perle, ce chef d’œuvre, qu’A Filetta continue à chaque concert de parfaire, avec une sincérité toujours renouvelée.
Depuis, j’essaie de ne manquer aucun concert passant à proximité, voire de voyager pour aller retrouver cette émotion unique.
Le hasard faisant parfois bien les choses, il me permit de voir et d’entendre Medea mis en scène par Jean-Yves Lazennec au "Printemps des comédiens" de Montpellier, en 1997. L’occasion d’apprécier comment A Filetta sait prendre des risques, relever des défis et surtout les gagner.
Puis d’autres concerts, de nouvelles créations, plus belles les unes que les autres. Le Requiem, les collaborations avec Bruno Coulais, avec Sidi Larbi Cherkaoui, avec Orlando Forioso, Si di mè, Medea de nouveau….
Rencontrer chaque membre du groupe fut pour moi également essentiel. Cela aurait pu être une sorte de déception face à des gens enfermés dans leur art. Bien au contraire, j’ai découvert des gens particulièrement humbles, sensibles et passionnés, profondément humains.
Et c’est cette cohérence formidable entre ce qu’ils sont et ce qu’ils font, entre ce qu’ils créent et ce qu’ils renvoient, entre la maîtrise de leurs voix et la beauté de leurs chants, entre l’unité de leur groupe et leur faculté à partager ce qu’ils vivent, c’est toute cette cohérence qui rend totalement magiques et uniques leurs concerts.
Pierre Casanova
Même si je ne suis pas corse, je crois que cela sera toujours mon pays. Il est ancré en moi. Le groupe m'a énormément appris dans ma carrière musicale, leurs conseils me suivent toujours. Je continue d'ailleurs à chanter des chansons corses, françaises, italiennes en amateur. J'habite Saint-Brieuc depuis plus d'un an et je suis sur la préparation d'un CD de chansons françaises avec un auteur-compositeur du coin.
Je suis donc allé à Lorient les voir chanter. J'ai été comme à chaque fois scotché à mon siège quand le groupe a commencé à chanter, cela m'a pris aux tripes ! J'avais envie de pleurer, car cela faisait plus de 10 ans que je ne les avais pas entendus. Ma femme qui ne connaissait qu'au travers de mes CD a beaucoup apprécié. Même si je pense que pour ces chants il faut une acoustique naturelle et non des micros !!
J'ai été surpris par les applaudissements mitigés du public avec deux rappels polis. Les personnes à côté de moi d'ailleurs en avaient marre: à la fin ils ont dit "ils ne vont pas les rappeler toute la nuit" ! ! Cela m'a choqué, mais bon, il faut de tout pour faire un monde !
Je suis ensuite allé voir Valérie et les membres du groupe. J'avais l'impression de les avoir quittés la veille tellement leur accueil a été chaleureux !! Je me suis permis de leur demander de chanter une paghjella avec eux, ce qu'ils ont accepté. Céccè et Jean-Luc ont chanté avec moi qui ai fait la siconda, sous les yeux bienveillants de Jean et de Paul. Ils m'ont fait un super plaisir !!
Julien GayIn diese faszinierende, ungewöhnliche, archaisch anmutende Klangwelt, ohne jegliche Vorwarnung hinein zu stolpern, ist wohl die schönste Art diese Musik kennen zu lernen. Völlig unvorbereitet und ahnungslos bin ich in den Wirbel der korsischen Gesänge geraten und wurde von einer emotionsgeladenen Klangwelle überrollt. Und das noch dazu, von "A Filetta". Die Gruppe, mit einem der charismatischsten Musiker den ich je erlebt habe.
Die korsische Musik durch Zufall entdecken.Jean-Claude Acquaviva hat eine Bühnenpräsenz die Seinesgleichen sucht. Völlig in sich gekehrt, in seine Musik, abgegrenzt in seiner Welt des Klanges - und doch mitten im Publikum. Man spürt Ihn förmlich bis in den letzten Winkel; er ist bei jedem einzelnen seiner Zuhörer und bleibt trotzdem unberührbar in seinem intimen Halbkreis der Sänger.
Fasziniert und bewegt werde ich diese erste Begegnung mit den "Polyphonies Corses" in ewiger Erinnerung behalten.Découvrir la musique corse par hasard. C’est sans doute la plus belle façon d’apprendre à connaître cette musique que d’être précipité sans aucun avertissement préalable dans ce monde sonore au charme archaïque, fascinant et inouï.
Jean-Claude Acquaviva a une présence scénique sans pareille. Totalement possédé, absorbé par sa musique, dans son monde sonore - et en même temps au beau milieu du public. On est touché par sa présence jusqu’au plus profond de soi ; il a un contact émotionnel et musical direct avec chacun de ses auditeurs tout en restant au milieu du demi-cercle intime des chanteurs.
Sans aucune préparation et de façon inconsciente, j’ai été prise dans le tourbillon des chants corses et portée par une vague sonore chargée d’émotion.
Et en plus, par « A Filetta ». LE groupe, avec un des musiciens les plus charismatiques que j’aie jamais vu :
Fascinée et émue, je n’oublierai jamais cette première rencontre avec les « Polyphonies Corses ».
Margarethe HlawaTraduction française par Gerda-Marie Kühn et Jean-Claude Casanova
Margarethe est une jeune musicienne autrichienne qui étudie le chant corse.
U cuncertu di sabbatu scorsu (u 17mu di nuvembre pè u 2007) accantu à Bordeu (Bordeaux) era un incantu, incù 'ssi belli ritimi lenti chi' danu u tempu di rifiatà; e so radiche so' fonde e i so' soni dolci, lindi e à le volte strane aprenu i purtelli di i nostri cori sopra u Mediterranniu !
Ghjuvan Petru BattestiniPour la tournée néerlandaise d'A Filetta en décembre 2007, Jean-Claude me demanda si je voulais bien traduire et lire sur scène les introductions entre chaque "bloc" de chants. Ce fut pour moi un grand honneur et aussi une grande joie de pouvoir enfin faire quelque chose pour eux...
Une semaine s'est écoulée depuis les concerts, et ces gens très attachants nous manquent. Nous avons beaucoup été touchés par leur gentillesse et leur simplicité. Le fait d'avoir partagé leur intimité pendant trois jours nous a comblés. Ils nous ont accueillis et ouvert leurs coeurs. Nous les considérons véritablement comme des amis...
Laurent Lohez (Tra Noi)
Extraits presse
"Envoûtants comme la nuit, profonds comme l'espoir". L’Express"Ce qui se fait de mieux en polyphonie". Le Monde de la musique
"Le groupe nous mène quelque part entre le recueillement des chants d'église et la sensualité des madrigaux "médiévaux". Télérama
“Né il y a 25 ans en Balagne, A FILETTA est devenu l’un des premiers groupes patrimoniaux de la tradition corse grâce à sa ténacité, son savoir de la polyphonie corse et surtout son renouvellement, son ouverture du répertoire insulaire aux vents du large..." Libération
"A Filetta : Pure Merveille". Pariscope
"Jamais les chants polyphoniques n 'ont remporté autant de succès". Le Figaro
"Toutes les traditions d 'une Méditerranée ouverte à de multiples influences".
Musique Hebdo"Voix d'avant le verbe, de quoi finir à genoux en regardant les cieux". Aden
"Le plus prestigieux ensemble polyphonique corse qui atteint encore au sublime". L'Hebdo
"C’est un des plus somptueux groupes de polyphonies corses qui se puissent entendre...
A FILETTA a su, sans jamais se renier, ouvrir cet art immémorial sur d’autres formes d’expression, notamment en travaillant sur des musiques de film avec le compositeur Bruno Coulais qui a également co-réalisé leur remarquable album “Si di mè” (Virgin)".
LE NOUVEL OBSERVATEUR"Les mots font défaut pour décrire l’émotion ressentie. Six ou sept voix, comme un bloc de son compact, entier, solide et pourtant souple comme une pâte malléable. Un son qui se déforme et se recompose au fil des harmonies qui le pétrissent de l’intérieur. Mais ce qui frappe le plus, c’est que la formation de Jean-Claude Acquaviva chante toujours tout en nuances, se démarquant ainsi de tous ces groupes qui ont si souvent tendance à vouloir tout faire passer en force. Le résultat, éblouissant de beauté, vous laisse sans souffle, la gorge nouée… Personne, à ma connaissance, ne chante comme ça aujourd’hui ; et pour une pareille émotion, il faut dire merci… "
Marc Robine / Chorus – Les Cahiers de la Chanson
Chaque année, 40 000 à 45 000 personnes viennent écouter A Filetta en concert. Ces concerts sont annoncées en page "agenda". Vous pouvez également consulter le site officiel myspace du groupe.
Les concerts
Retrouvez la mémoire de quelques uns de ces moments privilégiés en consultant les pages "concerts" :
Galerie photo
Enfin en ligne, les photos prises au fil des concerts d'A Filetta auxquels il m'a été donné d'assister.
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La page officielle d'A Filetta :
http://www.myspace.com/afiletta