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A
Filetta
un
chant, sept voix, trente ans
Bracanà sortie
le 29 mai 2008 (Deda/Harmonia
Mundi)
14 titres a cappella superbement arrangés. Un
disque ouvert, «bariolé»
comme son nom l'indique, sur lequel A Filetta donne à
entendre
certaines de ses créations jusqu'ici
inédites.

A Filetta privée de visas pour l'Iran
Le calendrier prévisionnel des concerts, c'est maintenant ici
Cet
article du Corse Matin du 2 février 2008 est reproduit
ci-dessous :
A
Filetta est née il y a 30 ans. Mais cette fougère
n'a rien perdu de la puissance créatrice de sa
sève. La preuve, nous sommes allés à
la rencontre - toujours belle - du groupe polyphonique à
l'auditorium de Pigna, où il enregistre le 12e album de son
itinéraire et, sans doute, le plus accompli. "Il
réunit quelques-unes de nos créations jamais
enregistrées de la dernière décennie.
Il est le reflet de notre parcours et s'intitulera
Bracanà, un mot au sens multiple qui
évoque les couleurs en symbiose du kaléidoscope
ou encore ce que l'on dit d'un fruit à l'approche de la
maturité".Aux
côtés de Jean-Claude Acquaviva, Jean Sicurani, le
deuxième membre fondateur. Mais les autres les ont rejoints
très vite, José Filippi en 1983, Paul Giansily
l'année suivante, Maxime Vuillamier en 1989, Jean-Luc
Geronimi il y a 11 ans et, enfin, le dernier arrivé, mais
certainement pas le premier venu, François Acquaviva, le
neveu de Jean-Claude. Tous couvés par Valérie
Salducci, affectivement, et par Stéphane Gianecchini, au
clavier numérique d'un enregistrement qu fera date sur le
label Naïve.
C'est le dernier jour de travail sous la douce caresse du soleil de janvier qui inonde Pigna, le village de Toni Casalonga qui, culturellement, n'entre jamais en hibernation. A Filetta forme le cercle intime et originel de la paghjella. Ce cercle symbole de la création de l'univers et de la vie, de la quintessence de la sagesse et de l'inaltérabilité du temps. C'est l'onde que propage le caillou jeté à la surface du lac. Rien de plus naturel pour un chant fait de pierre et d'eau. Mais ce cercle-là n'est pas silencieux. Les sept voix, telles les fils du kilim, se tissent en communion parfaite sur le métier d'une mémoire qui revendique l'ouverture et l'accès aux autres. Le groupe est l'illustration que la polyphonie est une musique de partage... et de longévité. Le mélange aérien des intonations, les mélodies épurées qui s'étirent sur des gammes diatoniques, la science contrapuntique, tout constitue la marque de fabrique d'un répertoire où la technique n'est guère plus que le squelette invisible d'une émotion de chair et de sang.

Pour une meilleure lecture, voir la transcription
de cet article ici.
De nombreux projets plus fous les uns que les autres, aux dires de
Jean-Claude Acquaviva...
• Bracanà
("barioler"), un nouvel album pour le 29
mai 2008
16 titres
a
cappella
inédits issus de divers répertoires,
créés entre 2001 et 2006. Des chants issus du Via Crucis,
des chants issus de la collaboration avec Bruno Coulais (avec des
inédits), et enfin d'autres titres composés par
Jean-Claude ou par Jean-Michel Giannelli, une monodie ...
•
Un
autre disque en préparation pour 2008 : le
Requiem de Saint-Denis, "Di
Corsica Riposu, Requiem pour deux regards", écrit
pour 7 voix, un violoncelle et un récitant.
• Selon Jean-Claude, trois disques restent à enregistrer à partir de répertoires créés depuis 2004, mais que le groupe n'a pas eu le temps d'exploiter.
• Deux nouveaux projets de musiques de films avec Bruno Coulais. Les séances d'enregistrement de celle du dessin animé - complètement déjanté selon les membres du groupe - Max and Co., ont été entamées en avril 2006. Le film a été présenté au festival de Locarno en juillet 2007 et sort en salles le 13 février 2008.
• Peut-être une reprise du spectacle d'Orlando Forioso "Fantastica, la grammaire de l'imagination" avec un enregistrement audio.
• Une nouvelle musique de film : le réalisateur Jean-Luc Delmon-Casanova (et non Jean-Claude Casanova comme l'avait indiqué à tort le mensuel Corsica) a proposé à A Filetta de composer la musique de son moyen métrage "a Ghjanara", film fantastique évoquant la langue corse ancienne, mélange de toscan et de latin. C'est Ghjacumu Fusina et Ghjuvan Carlu Adami qui se sont chargés de l'écriture de ce corse ancien. La musique, composée par A Filetta, Bruno Coulaiset Angélique et jean-Paul Nachon, est interprétée par Caramusa et Marie Kobayashi (Aria de Bruno Coulais). Plus d'informations ici.
•
Les mois
à venir devraient être
consacrés à de nouvelles collaborations avec
divers musiciens et auteurs, notamment Ghjuvanteramu Rocchi, avec qui
le groupe a toujours eu envie de travailler.
(source
: Ci Simu oct/nov 2007, propos recueillis par Claire
Vallecalle)