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A Filetta : Die Konzerte 2009


Dernière mise à jour de la page
: 19/07/2009

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2009 : Alle Konzerte von A Filetta 


Février 2009

5 Alhambra, Paris 


Mars 2009
Je 26 Aurillac
Ve 27 Brignais 


Avril 2009

Me 1 Luxembourg
Ve 3 Clichy-la-Garenne

Sa 4 St Quentin en Yvelines 

Mai 2009
Sa 9 & Di 10 Dublin (IRL), Apocrifu
Sa 30 Pigna Résidence-Rencontre avec Conductus

Juin 2009
Sa 6  Merano 
Di 7 Ljubljana 
Je 11 Gap
Ve 12 Grimaud
Lu 15 Bakou (Azerbaidjan)
Me 17 Marseille 

Lu 22 & Ma 23 Villa Adriana, Roma Apocrifu

Juillet 2009
Je 2-Ve 3  Førde 
Di 5 Wrocalw 
Di 12  Lörrach 
Me 15 Lörrach 
Ve 17 Châteauvallon 
Sa 18 Lörrach 

Di 19 Marseille avec Danyel Waro
Ve 24  Langon

Di 26 WOMAD - Charlton Park Malmesbury, Wiltshire (UK)


Août 2009

Ma 4 Castel Porona (It)

Me 12 La Seyne-sur-mer (83)
Ve 14   Guitres
Sa 15  Bagnères-de-Bigorre
Me 19 Calenzana
Je 20 Propriano
Me 26 Helsinki

Septembre 2009
Ma 15-Sa 19 Bastia/Calvi XXIes Rencontres Polyphoniques de Calvi 
Ve 25-Sa 26 Cité de la Musique, Paris (Apocrifu)
Me 30 Antwerpen

Octobre 2009
Je 1 - Ve 2 - Sa 3 Antwerpen
Je 8 St Pölten 

Décembre 2009
2 au 6 Tournée en Estonie



Konzerte 2009 : Die Berichten
 

Jeudi 5 février, Paris, Alhambra

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Bien sûr, il y a le concert (les concerts, devrais-je dire). Mais le premier plaisir, c'est celui de se retrouver entre amis à l'occasion de ce premier concert 2009 ! Au rendez-vous des bons copains, venu(e)s de l'autre bout de la France, d'Allemagne, des Pays-Bas ou tout simplement d'une banlieue parisienne, y'a pas souvent de lapin, mais la ferveur et l'amitié.

Le Festival Au Fil des Voix propose pendant deux séquences de trois jours, du jeudi au samedi, pas moins de douze concerts d'artistes japonais, corses, espagnols, libanais, portugais, algériens, américains, grecs, maliens et brésiliens. Pour cette première soirée, le trio Miyazaki et A Filetta étaient à l'affiche.

Le trio composé de Mieko Miyazaki (koto, koto basse et chant), Bruno Maurice (accordéon) et Manuel Solans (violon) offre une musique originale, la tradition japonaise rencontrant le tango, le jazz, le musette. Mieko Miyazaki est une musicienne passionnée par toutes les musiques. Elle maîtrise parfaitement le répertoire traditionnel du koto, mais joue la musique classique occidentale et compose avec un égal bonheur. Avec les deux excellents musiciens que sont Bruno Maurice et Manuel Solans, trois identités profondément différentes s'unissent et conversent avec fantaisie dans une musique au jeu à la fois contrasté et exotique, mêlant écriture et improvisation, racines ancestrales et inspiration contemporaine. Ce trio étonnant va prochainement travailler ... avec le groupe corse Voce ventu. … On retiendra notamment de ce concert Haru Kaze (« Brise de printemps ») ainsi qu’un solo d’accordéon de Bruno Maurice.

Après quelques minutes d'entracte, c'est A Filetta qui entre en scène. Après Nana, une Paghjella et U Cantu di l'Acqua, se succèdent Alilo, Benedictus, L'invitu, Treblinka, Meditate, Rex, Pater noster, A Paghjella di l'impiccati chantée en monodie par Jean-Luc, U Sipolcru, et c'est déjà fini ! Jean-Claude prend la parole pour rappeler que le procès en appel d’Yvan Colonna débute le 9 février et réclamer tout simplement un procès équitable. Après le rappel : La Folie du cardinal, nous espérons encore notre Sumiglia habituel, mais c'est l'organisateur du festival qui prend la parole. Bien sûr, nous nous attendions à un concert assez court compte tenu de la programmation, mais nous repartons un peu frustrés. Ajoutons que les conditions acoustiques n'étaient pas idéales. Un fort bruit de fond pendant le concert d'A Filetta, probablement causé par l'éclairage ou une ventilation, était fort perturbant. Nous étions loin des conditions idéales de l'Européen l'an dernier. Etonnant pour un festival de cette qualité et avec ces ambitions... Mais le plaisir était grand de retrouver A Filetta et une partie du répertoire de Bracanà, avec un Treblinka légèrement remanié (Ceccè accompagnant désormais Jean-Claude dans la première partie). A la sortie, nous retrouvons Valérie, Sabine et nos sept amis ; il est tard, il faut se lever tôt le lendemain matin mais nous avons du mal à les quitter… Et on pense déjà à la prochaine fois…

Quelques photos ici :

http://farm4.static.flickr.com/3395/3305898089_17ae4c5c7a.jpg


 Vendredi 27 mars, Brignais 


UN CONCERT VERTIGINEUX !
brignais Après Paris - l’Alhambra le jeudi 05-02-2009 qui marquait le début de mon parcours A Filetta 2009, direction Brignais près de Lyon. Changement total de décor puisque le concert a lieu dans une église, où aucune affiche n’indique l’évènement, ni sur place, ni alentour ! Mais c’est bien là !!!
Pas de micro en vue, les chants seront a capella et cela me remplit de joie : leurs voix sublimes à nu, c’est un grand bonheur ! Par contre, une feuille blanche au sol m’intrigue un peu tant je suis certaine d’écouter « Bracanà », leur dernière création CD, que je ne me lasse pas d’entendre depuis bientôt un an !

Ils entrent, commencent à chanter et là, tout de suite, je comprends que quelque chose ne va pas : ils sont bien sept mais Paul n’est pas le même ! Il est là mais ne chante pas, sa voix d’ange est muette et je comprends alors la feuille blanche : ils ont élaboré un programme particulier pour en tenir compte ! Je suis nouée, inquiète et j’écoute autant que je scrute leurs visages pour comprendre.
Mais voilà, devant moi, dans le choeur de cette église, il y a bien A Filetta, Maxime, Cecce, José, Jean, Jean-Claude, Jean-Luc et Paul et quoi qu’il arrive, ce que ce groupe nous offre est proprement prodigieux de beauté ! Tour à tour sept, quatre ou autrement, ils chantent comme des boxeurs contre l’absence vocale de Paul (présent ou pas), sous tension, pour nous donner le meilleur, et pour Paul aussi, avec, pour respirer, des extraits du recueil d’Aragon « Les Poètes »» dits par Jean-Claude, issus du « Discours à la première personne » .

Se succèdent des chants de la Passion, des chants géorgiens et quelques chants qu’on n’entend pas souvent comme Violetta ou A Paghjella di l’Impiccati. C’est magnifique et moi, de toute façon, la voix de Paul, je l’entends, je sais quand elle va s’élever et me couper le souffle. Parfois, Jean-Claude et Jean-Luc prennent sa position dans un chant et c’est alors une version nouvelle qui naît, cadeau ! Ils font bloc pour surmonter le vide et c’est bouleversant !

En ces temps de violence sociale où les puissants broient les humains comme ils brisent des fruits secs à l’apéritif, je crois que si je devais donner corps à la Solidarité, ce serait leur corps fusionnel !
Parce que Paul est là, absent, Sumiglia ne terminera pas le concert mais nous aurons un sublime Lamentu di Ghjesu où Jean-Claude sera exceptionnel !

Deux rappels suivront, réclamés par un public enthousiasmé par ces hommes généreux. Jean-Claude dira alors les mots que j’attendais. Il parle du verdict du procès d’Yvan Colonna qui vient d’être rendu dans l’après-midi : perpétuité assortie de 22 ans de sûreté. Il dit, doucement, fermement, tristement que personne, ni Yvan Colonna, ni la famille Erignac, ni nous-mêmes ne pouvons considérer que la justice est passée, tant le doute plane sur sa sérénité et son impartialité. Ce verdict terrible, il nous parle aussi de nous, qui que nous soyons, Corses ou non. Ce sont des mots citoyens qui font honneur au groupe. Alors, pour définitivement nous quitter, il va chanter un bouleversant Dio vi salvi Regina, bouleversant et profondément douloureux !

Voilà, après les retrouvailles d’après concert et le bonheur de passer un très court moment avec eux, il faut repartir, heureux et malheureux comme à chaque fois, plus que les autres fois.

Françoise COULOMB

Samedi 4 avril, St Quentin-en-Yvelines

stquentin
theatre

Avant ce second concert en région parisienne (après celui de Clichy-la-Garenne le vendredi), nous étions anxieux de savoir si Paul serait rétabli de son refroidissement. Première indication, pas de liste des chants sur le sol de la scène. Cependant, au fil des morceaux, nous avons pu constater que, si Paul chantait sur un grand nombre de morceaux, le programme avait été remanié pour lui éviter de trop solliciter sa voix.
Le concert débute par la berceuse géorgienne Nana, suivie d'une Paghjella chantée par Ceccé, Jean-Luc en siconda et Jean-Claude en terza. Formation assez inhabituelle ! Puis c'est un Sanctus, assez rarement chanté en concert, puis le magnifique 1901 qui clôt la première partie.
Un magnifique Dies irae est suivi par un Alilo dans lequel Jean-Claude supplée Paul dans les parties les plus aigues. Puis vient un autre chant peu souvent présenté en concert, le Kyrie d'Asco, présent sur A u visu di tanti !
Jean-Claude démarre ensuite une version sidérante de A l'Alivetu. Nous l'avions déjà entendu à Düsseldorf dans le cadre d'Apocrifu et nous avions déjà été enthousiasmés par ce chant tragique, déchirant, avec une sorte de double bourdon, l'un continu, "traditionnel", l'autre en mélismes évoquant le chant oriental. Phénoménal, à la fois sur un plan purement musical et sur le plan émotionnel.
La partie suivante s'ouvre sur le Pater noster composé pour le Requiem puis vient la partie la plus grave du concert avec Treblinka et Meditate et enfin un autre extrait du Requiem, le Rex.
La dernière partie débute avec A Paghjella di l'impiccati, introduite par des paroles très sobres mais très fortes de Jean-Claude évoquant Marcu Maria, "un rebelle pour les uns, un héros pour les autres, en tout cas un adolescent fauché dans ses premiers printemps...". Puis, un chant traditionnel, Violetta, suivi par une monodie chantée de façon incomparable par Jean-Luc et pour finir U Sipolcru.
Le groupe revient pour un premier rappel, La Folie du cardinal, puis pour un Lamentu di Ghjesù d'une intensité extraordinaire. 

Après la séance de décicaces, nous retrouvons le groupe. Jean-Claude nous parle du prochain voyage en Nouvelle-Calédonie, des 35 heures d'avion de Bastia à Nice, de Nice à Londres, de Londres à Sidney, de Sidney à Nouméa et enfin de Nouméa aux Iles Loyauté... Un voyage très fatiguant à n'en pas douter, mais le groupe tient absolument à honorer de sa présence la commémoration du 20e anniversaire de la mort de Jean-Marie Tjibaou.  C'est bien une des caractéristiques les plus attachantes de ce groupe que de faire les choses auquel il croit, sans hésitation et sans calcul.
Nous reparlons de ce concert hors normes. Paul nous rassure sur l'état de sa voix, Jean-Luc dit s'être bien amusé, et Jean-Claude explique la sensation ressentie par le public à l'écoute d'U Lamentu di Ghjesù : quand un membre du groupe est affaibli, a des problèmes, cela renforce encore la cohésion du groupe, l'implication de tous. Et ce soir, nous avons parfaitement ressenti cela. Ce Lamentu d'une force incomparable communiquait une émotion incroyable. Et c'est bien ce qui fait d'A Filetta un groupe unique...    

Samedi 11 avril, Santiago de Compostella, Festival of Contemplative Music

Horario:

11 de abril de 2009
20:30

Lugar:
Igrexa das Ánimas
Ruela de Ánimas, s/n
Teléfono: 981 574 638

A Filetta ofrece un recital de cantos sacros da tradición corsa

A Filetta

O nome d'A Filetta fai referencia a un fieito que crece en Córsega e cuxas raíces están
profundamente arraigadas na terra desta bela illa. O grupo nacido en Balagne en 1978
a partir dunha profunda paixón polo canto e pola terra de Córsega.

Programa (Cantos sacros da tradición corsa)

E lode di u sipolcru
U cantu di l’acqua
Kyrie d’Ascu
Agnus dei
U sipolcru
Requiem, di Corsica riposu
Miserere
Límites
Réquiem
Kirie
Dies irae
Rex
Lacrymosa
Figliolu d’ella
Meditate
Sanctus
Pater noster
Lux Eterna
In paradisum
El despertar

En 1982 puxéronse á fronte da recreación da primeira Paixón en Calenzana, que como un deber comunal, recuperaron o seu lugar durante a Semana Santa. Baixo a dirección de Jean-Claude Acquaviva, o grupo chegou á cúspide da harmonía vocal. Un talento ilimitado, unha aguda sensibilidade vocal e un fervor emocional irresistible son o selo da súa maxia. O seu repertorio ilustra a viaxe artística da banda: himnos sacros e profanos herdados da tradición, así como cancións orixinais.

Todos eles son testemuñas dunha cultura dinámica que rexeita permanecer cristalizada no seu pasado. Durante case 30 anos, estas voces eternas que sementan as súas sementes nun camiño de tercetos, madrigales, cantos litúrxicos, cheas de emoción, irradian unha ardente poesía semellante á terra na que A Filetta profunda as súas raíces.

Os seus concertos son o reflexo exacto dunha viaxe á tradición e á novidade. O compositor de música para cine Bruno Coulais contou con eles en varias frutíferas colaboracións (10 bandas sonoras), empezando co "Don Juan" de Jacques Webers. Coulais di deles: "Para min A Filetta é un grupo que está a unha distancia perfecta entre o costume e a contemporaneidad, entre innovación e tradición, e a unha distancia óptima entre ser fieis ás súas raíces e estar abertos ao mundo circundante".


Sa 9 & Di 10 mai Apocrifu à l'Abbey Theatre, Dublin Dance Festival


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"A spellbinding performance" - The Bulletin

Highly esteemed on the European dance stage, Sidi Larbi Cherkaoui opens this year’s Dublin Dance Festival with his haunting and beautiful work, Apocrifu. Weaving together the contrasting styles of its three dancers and the soaring polyphonic choral music of A Filetta, Apocrifu is a powerful and thought provoking work that grapples with the idea of the supremacy of written language over the body.

Apocrifu is at times earthbound and languid, at others delicate and aerial. Through painful struggle and humorous absurdity, the dancers question the authority of written traditions. Cherkaoui investigates the ubiquity of the written word to open up a dialogue with forgotten tales and sacred texts deemed by many to be absolute.

A former dancer with Les Ballets C de la B, Cherkaoui was awarded the Promising Choreographer Award at the Nijinski Awards in Monte Carlo in 2002 and received BalletTanz’s Outstanding Choreographer of the Year Award in 2008. His work has been commissioned by the Royal Danish Ballet and the Cullberg Ballet. Recent collaborations include Zero Degrees with Akram Khan (UK) and the Monks from the Shaolin Temple and sculptor Antony Gormley for the creation of Sutra. Cherkaoui is currently Associate Artist at both Het Toneelhuis in Belgium and Sadler’s Wells in London.


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Festival de danse de Dublin : 8 - 23 mai 2009

Avec le soutien du Service culturel de l’Ambassade de France en Irlande :

APOCRIFU
Sidi Larbi Cherkaoui
A Filetta

Très apprécié sur la scène européenne de la danse, Sidi Larbi Cherkaoui inaugure le Festival de danse de Dublin 2009 avec son magnifique spectacle : Apocrifu. Il y entrelace sans effort apparent les styles contrastés de ses trois danseurs avec la magnifique polyphonie chorale de l’ensemble vocal corse A Filetta.
Apocrifu est une œuvre puissante qui défie l’idée d’une suprématie du langage de l’esprit sur celui du corps.

Apocrifu est parfois terrestre et languissant mais peut aussi être délicat et aérien. Au travers d’une lutte douloureuse et d’une absurdité ironique, les danseurs mettent en question l’autorité des traditions écrites. Cherkaoui sonde l’omniprésence de l’écrit dans le but de dialoguer avec des contes oubliés et des textes sacrés considérés par beaucoup comme absolus.

Chorégraphe : Sidi Larbi Cherkaoui
Danseurs : Sidi Larbi Cherkaoui, Dimitri Jourde et Yasuyuki Shuto
Musique : A Filetta
Apocrifu est une coproduction de La Monnaie/De Munt (Belgique) et du Festival de Danse de Cannes

Samedi 9 et dimanche 10 mai à 19h30
Abbey Theatre
Durée du spectacle : 75 minutes
Billets : € 20/ € 30 / € 22

www.dublindancefestival/apocrifu.ie

La presse irlandaise en parle :


The Irish Times


FLEMISH-MOROCCAN choreographer Sidi Larbi Cherkaoui has always been attracted to drawing. For him, dance is a temporary drawing that disappears once the movement stops, and more importantly, is re-written once the movement starts again.

In Apocrifu , which opened this year’s Dublin Dance Festival, that ephemerality is pitted against the permanency of the written word.

Another constant theme for Cherkaoui is the equality of religions, cultures and individuals, and here he presents his case using his most canonical evidence to date: sacred texts.

In one light-hearted moment, the choreographer compares different versions of the story of Cain and Abel within the Talmud, Koran and Bible.

Highlighting their underlying subjectivity, he reinforces their interchangeability with a physical set-piece: the three dancers – Cherkaoui, Dimitri Jourde and Yasuyuki Shuto — line up behind one another and move the three sacred texts around like a six-armed shiva.

But for the most part the tone is darker. The Corsican acapella group A Filetta are a constant presence, moving silently around stage and ignored by the performers like unseen angels.

Their renditions of liturgical and secular texts switch between uplifting and leavening, and so it is left to the piles of books around the stage to provide the most malevolent influence.

Initially used as stepping stones to bring the three characters together, they soon become missiles, flung at the first sign of difference.

In contrast, diverse forms of expression are presented equally to coalesce into a universal statement, including a Japanese Bunraku puppet, legs bells (like those found in Kathak dance) and a movement vocabulary that includes classical ballet and circus skills.

Cherkaoui might question the rigidity of the written word, and particularly sacrosanctity, but ultimately the difference is in individual interpretation rather than content. In offering dance as a temporary drawing, he champions freedom of interpretation over blind obedience to text.

But, while Apocrifu is an impressive choreographic achievement, it rests somewhat uneasily between the metaphoric and the literal, and misses its potential to be truly mythical.

MICHAEL SEAVER

The Guardian :


This year's festival opens impressively with the Irish premiere of Apocrifu, choreographed by the protean-talented Sidi Larbi Cherkaoui. Weaving together the very different performance styles of his and his two dancers, along with the a capella singing of Corsican vocal ensemble A Filetta, Cherkaoui sets up a dialogue between the languages of words and movement. Both comic and painful, this struggle between bodies and text engages with Cherkaoui's ongoing exploration of the power of religious faith.

Judith MackrellThe Guardian, Saturday 9 May 2009


new


Samedi 30 mai, Pigna  : A Filetta & Conductus 


programme

prog

pigna

Photo : Gerda-Marie Kühn


Un extrait video de ce concert filmé par Hervé Muracciole est visible sur Youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=4Zq6gkZ7wuQ


Samedi 6 juin  : A Filetta & Conductus : Sonora 2009 Incontri

in ricordo di  Fabio Boccagni
Musiche: Polifonia tradizionale corsa, Bruno Coulais, Marcello Fera.
Marcello Fera - direttore
Tirolo, Brunnenburg, 6 Giugno 2009, ore 20.30

Ingresso gratuito

Di 7 Ljubljana (Slo) A Filetta a cappella - Festival Druga Godba


Un extrait video proposé par Katja Lenart (http://www.youtube.com/watch?v=4Zq6gkZ7wuQ) :





Mercredi 17 juin  : A Filetta au Festival de Marseille


Le reportage de Fréquence Sud :

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Plus d'un millier de personnes se sont réunies le 17 juin à 22h sur l'Esplanade Villeneuve Bargemon pour assister au concert gratuit donné par A Filetta en guise d'ouverture du Festival de Marseille.

Le coup d’envoi est donné. La quatorzième édition du Festival de danse et des arts multiples de Marseille a été inaugurée le 17 juin par un concert en plein air du groupe corse A Filetta.

Et les organisateurs n’avaient pas fait les choses à moitié pour être à la hauteur de l’événement. D’abord en choisissant un cadre apaisant pour le public : dans une ambiance tamisée par les lumières de la ville, en plein air, sur l’Esplanade Bargemon, face à l’eau calme du Vieux-Port. Les spectateurs ont également pu profiter de plusieurs dizaines de chaises longues, mises à leur disposition afin d’apprécier le talent vocal d’A Filetta en toute sérénité.

Car on peut bien parler de talent vocal lorsqu’il s’agit de ce groupe maniant l’art polyphonique corse avec panache et modernité. Pourtant, aucun des membres du groupe n’a jamais pris un seul cours de chant : "Nous n’avons pas de formation musicale et vocale proprement dite. Nous n’avons pas non plus une hygiène vocale parfaite. Mais nous chantons depuis trente ans alors notre voix commence à avoir l’habitude de se fatiguer, et de se rétablir très vite ", avoue Jean-Claude Acquaviva, membre du groupe.

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En réalité, toutes les valeurs qu’incarne la musique sont représentées et défendues par A Filetta : l’écoute, le partage, la générosité, l’échange, le respect. Avec elles, c’est l’émotion, la chaleur et l’esprit des chants méditerranéens qui sont célébrés par A Filetta.

Au sein du groupe, il n’y a pas de hiérarchie, par de chef de chœur, mais une réelle interdépendance entre les sept maillons d’une chaîne que personne ne souhaiterait rompre. L’harmonie vocale est rendue possible grâce à l’harmonie humaine. « C’est ce qui fait à la fois la difficulté et l’intérêt de notre musique : chacun doit s’abandonner au profit du collectif. » Alors le public est automatiquement porté. L’ensemble de la ville semble se taire pour laisser place à ces sept voix qui s’entremêlent.


Quant au répertoire, il reflète l’activité musicale du groupe depuis ces quinze dernières années,
alliant l’authenticité du chant traditionnel corse à la force de textes plus contemporains, comme celui de Primo Lévi, témoin des camps de la mort : « S’il est impossible de comprendre, il est nécessaire de savoir et de faire savoir », a rappelé Jean-Claude Acquaviva face au public marseillais. Car si A Filetta défend avec fierté l’identité corse, le groupe revendique aussi son ouverture à d’autres influences artistiques : « Notre musique s’enrichit perpétuellement de nouvelles rencontres musicales. C’est le point central de notre démarche artistique. » A Filetta réserve d’ailleurs encore bien des surprises dans un avenir proche, avec entre autres un projet de collaboration avec des percussionnistes japonais. Et tout ceci ne se fait jamais dans le calcul, à l’image de la conclusion donnée par Jean-Claude Acquaviva à l’issue du concert : « Merci à vous de nous laisser la chance de faire de la musique en dehors des contraintes économiques, en dehors des contraintes marchandes. » Un bon résumé de la philosophie d’A Filetta.



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Damien Deparnay / Photos JB Fontana
Source : http://frequence-sud.fr/article.php?id=5973



Jeudi 2 et vendredi 3 juillet :  Førde (Norvège), Førde Folk Music Festival



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Filetta - Korsika, Frankrike

Dei sju tidlause mannsrøystene i A Filetta frå den franske øya Korsika skaper magi med sin mystiske og gripande fleirstemde song. Songane deira vitnar om ein kultur som nektar å forbli i fortida, og til publikum over heile verda maktar A Filetta å gjenskape og formidle denne blendande skatten dei sjølve har funne nøkkelen til. Len deg tilbake og nyt! 
Konsertar: 
Fredag 3. juli kl 24.00-01.00 A FILETTA 
Stad: Førde kyrkje
Billettar: Kr 170/50. Med pass: Kr 100/50.

A Filetta deltek på opningskonserten,  World Voices, 
Torsdag 2. juli kl 20.00
Stad: Idrettshallen, Førdehuset 

Om A Filetta
Vokalensemblet A Filetta vart etablert i 1978, ut frå ein brennande lidenskap for Korsika og ein eldgammal korsikansk fleirstemd songtradisjon. Sju mannlege songarar med eit formidabelt talent. Sju finstilte og vare stemmer, og eit inderleg ønskje om å halde tradisjonen levande. Føre den vidare. Fornye. Utvikle. A Filetta blir omtala som det mest kreative som har skjedd i fransk folkemusikk i moderne tid. Songane deira er vitne om ein kultur som nektar å forbli i fortid, og til publikum over heile verda maktar A Filetta å gjenskape og formidle den blendande skatten dei sjølve har funne nøkkelen til. Sterke band og inderleg kjærleik til Korsika går hand i hand med ekte kjærleik til publikum når sju tidlause stemmer formidlar poetiske songar om glede og sorg. Dei er så sjenerøse, og har ei så sterk og naturleg innleving i det dei gjer, at ingen går upåverka ut frå ein A Filetta-konsert! Mange kallar det magi.. 

A Filetta var på Førdefestivalen i 1995, og er ei av jubileumsgruppene på årets festival. Gruppa står som arrangør for ein polyfon songfestival på Korsika i september kvart år, og den noverande samansetjinga feira sitt 20-årsjubileum i 2008.

A Filetta har fleire plateutgjveingar bak seg. Den siste, Bracana, kom hausten 2008. Dei har samarbeidd med store namn i fleire sjangrar, og har også laga musikk til fleire filmar. Les meir om dei og sjå videoar på www.myspace.com/afiletta

 
Medlemmer:
Jean-Claude Acquaviva, seconda; Paul Giansily, terza; Jean-Luc Geronimi, seconda; José Filippi, bassu;
Jean Sicurani, bassu; Maxime Vuillamier, bassu; Ceccè Acquaviva, bassu



Dimanche 5 juillet : Wroclaw - Brave Festival

brave

A Filetta i pieśni liturgiczne Korsyki
Korsyka
A Filetta.  Wielogłosowe misterium pasyjne.

Grupa A Filetta została założona w 1978 roku przez 13-letniego Jean-Claude’a Acquavivę i od tej pory odkrywa pasję, emocje i żar oraz piękno tej sztuki przed publicznością na całym świecie. Zespół jest głęboko zakorzeniony w korsykańskiej ziemi, tak jak gatunek paproci, od którego pochodzi jego nazwa. Na Korsyce o kimś, kto opuszcza wyspę i zapomina  o swoich korzeniach, mówi się: s'e' scurdatu di a filetta, czyli zapomniał o paprotce. Nigdy nie zapomnicie A Filetta. Korsykański śpiew wielogłosowy jest dziś znany na całym świecie za sprawą pionierów,  do których niewątpliwie A Fileta należy. Korsykański śpiew wielogłosowy opiera się na trzech głosach: głosie prowadzącym, secunda, któremu towarzyszy głos najniższy, bassu, oraz najwyższy głos trio, terza, pełniący rolę ornamentacyjną. Gdy głosy śpiewających odpowiednio ze sobą współbrzmią, pojawia się – zewsząd i znikąd – czwarty głos – głos aniołów. Wykonywanie sakralnych pieśni polifonicznych kojarzy się głównie ze śmiercią –  z pogrzebami oraz żałobą, które są w dalszym ciągu intensywnie celebrowane na Korsyce. Takie pieśni lamentacyjne wykonuje się również jako hymny podczas obrzędów Wielkanocy – odgrywana jest wówczas na nowo droga krzyżowa na Golgotę, w trakcie której szczery pokutnik przyjmuje rolę Chrystusa i dzięki niej zostaje odkupiony.  Podobnie jak w całej Europie, śpiew polifoniczny na Korsyce wykonuje się głównie podczas katolickich mszy, a nabożeństwa wielogłosowe mogą mieć zarówno tradycyjny, jak i bardziej współczesny charakter. Jednak niektóre elementy korsykańskiej kultury sięgają czasów jeszcze wcześniejszych niż chrześcijaństwo. To właśnie z tego bogatego źródła historii, mitów, tradycji i pieśni A Filetta zaczerpnęła inspiracje, sięgając w swych autorskich kompozycjach do odległych korzeni ojczystej ziemi. Nieskończone głosy, które sieją ziarna w „bruzdach” terzett, madrygałów, hymnów liturgicznych, pieśni paghjelle, emanują namiętną, pełną pasji poezją, nieokiełznaną energią, która powoduje, że słuchanie tych pieśni staje się wyjątkowym przeżyciem. Podczas tegorocznego Brave Festival A Filetta zaprezentuje wielogłosowe misterium pasyjne. W repertuarze znajdą się chants sacrés, m.in. Sanctus, U lamentu di Ghjesu i Sanctus.

Program:
Tytul: A Filetta. Missa Corsicana. Wielogłosowe misterium pasyjne
Miejsce: Kościół pw. Św. Marii Magdaleny
data/godzina: 05.07.2009 / 19:00
Cena: 20 PLN


Festival Stimmen à Lörrach

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A Filetta était en résidence au festival Stimmen (Voix) de Lörrach, dans le Bade-Wurtemberg, pour trois spectacles :

Gänsehautmusik aus Korsika

 
Ihre Lieder sind herb und sanft, heftig und zärtlich, Aufschrei oder Flüstern; sie klingen ernst, doch nie verzweifelt, melancholisch, doch nie traurig. Vor 30 Jahren gegründet, hat die siebenköpfige korsische Gesangsgruppe A Filetta um ihren charismatischen Leiter Jean-Claude Aquaviva den traditionellen polyphonischen Gesängen Korsikas die Erfahrungswelt der Gegenwart erschlossen.

Heuer sind A Filetta beim Lörracher Stimmenfestival Artist in Residence.

Ihr musikalischer Weg ist reich an Begegnungen auf dem Gebiet des Theaters, der Filmmusik und der szenischen Kreationen des Tanzes. Ihre Musik überwindet die Zeit, ist ein weltoffenes Sammelbecken, das sich nie abkapselt, nie zusammenschrumpft auf sich selbst und gerade dadurch die überlieferten Wurzeln und Traditionen der Insel bewahrt.

Der Zauber von A Filetta vereint herbe Schönheiten und einen melancholischen Unterstrom – doch immer öffnen ihre Gesänge die Herzen, sind voller Hoffnung, sind pure, klingende Leidenschaft.

Kaum ein Ensemble könnte den Geist des diesjährigen Festivals besser verkörpern. Daher werden die sieben korsischen Sänger in drei unterschiedlichen Produktionen zu hören sein:

Am Sonntag, 12. Juli, 20.30 Uhr führt Apocrifu, eine Arbeit von Sidi Larbi Cherkaoui, den Tanzstar im Lörracher Burghof mit A Filetta zusammen. Apocrifu ist auf der Suche nach dem verborgenen Göttlichen, knüpft auf intime Weise Fäden zwischen Orient und Okzident.

Als Produktion des Stimmenfestivals unter Regie von Marion Schmidt-Kumke bringen A Filetta mit Joana Aderi (Technobeats) und Peter Schröder (Sprecher) am Mittwoch, 15. Juli, 20.30 Uhr, eine Hommage an Fernando Pessoa auf die Burghofbühne. Pessoassion ist eine musikalisch-visuelle Annäherung an den größten portugiesischen Dichter des 20. Jahrhunderts. Bilder liefert Torsten armuth.

Im Konzert mit Houria Aichi & L’hijaz’car (Musik der Shawiya-Berber) und Danyel Waro (Maloya-Sänger aus La Réunion) gastieren A Filetta am Samstag, 18. Juli, 20 Uhr, im Lörracher Rosenfelspark.  

Brückenbauer

A Filetta hören, heißt vor dem inneren Auge die herbe Schönheit korsischer Landschaften aufzubauen, die schneebedeckten, bis zum Meer hin abfallenden Berge auf der einen, die schmalen Strände auf der anderen Seite in den Blick zu fassen. Die seit dreißig Jahren bestehende Chorformation, die sich ein Farnblatt als Logo und Namensgeber gewählt hat, ist der traditionellen korsischen Polyphonie verschrieben und zum Inbegriff der Musikkultur der Insel geworden. Das siebenköpfige Männerensemble – dieses als "Artists in Residence" beim Festival – kommt gleich mit drei Produktionen nach Lörrach.

Den Einstieg schafft die live vertonte Choreographie des erst 33-jährigen, aber hoch dekorierten flämisch-marokkanischen Senkrechtstarters in der Tanzwelt, Sidi Larbi Cherkaoui. Sein 2007 in Brüssel uraufgeführtes Stück "Apocrifu" thematisiert am Beispiel der gemeinsamen Grundlagen von Koran und Bibel das Ringen um den wahren Glauben. Drei Tänzer, darunter Sidi Larbi selbst, stehen auf der Bühne den korsischen Sängern gegenüber. Ein zweites Projekt der Reihe führt A Filetta mit dem von der französischen Insel La Réunion stammenden Musiker und Lyriker Danyel Waro zusammen. Wie die Korsen hat sich der Nachfahre französisch-britischer Kolonialherren des insularen Kulturerbes angenommen und interpretiert traditionelle Maloya-Gesänge. Waro erinnert darin an Zeiten der Sklaverei, aber auch an den Rassismus unserer Tage.

Bei A Filetta flackern im Gegenzug sowohl die alljährlichen korsischen Wald- und Flächenbrände auf wie auch die schon bei Prosper Mérimée beschriebene undurchdringliche Macchia der Insel und der Wahnsinn der Blutrache, der Vendetta. Die international erfolgreiche Truppe um ihren Leiter Jean-Claude Acquaviva ist, ganz entgegen dem Klischee vom nationalistischen, rachsüchtigen Korsen, ausdrücklich um Brücken zwischen den Kulturen bemüht.

Einmal mehr kommt hier der Leitsatz zum Tragen, nach dem sich Traditionen umso besser bewahren lassen, wo sie den Dialog nach außen wach halten. Für sich frei stehend sind die meditativen Gesänge der Korsen auch in verschiedenen Filmmusiken zu hören, etwa in Jacques Perrins "Nomaden der Lüfte", einem Dokumentarepos über das Leben der Zugvögel von 2001. Live tritt die Formation oft im Halbkreis stehend auf. Die Sänger, die auf diese Weise auch sichtbar kommunizieren, legen dabei gelegentlich eine zur Muschel geformte Hand ans Ohr, eine Handbewegung von hohem Symbolgehalt. Verändert sie doch nicht nur die Wahrnehmung nach innen, sondern verstärkt auch jene nach außen.

Auch der dritte A Filetta-Abend verbeugt sich bewusst nicht vor einem Korsen. "Pessoassion" ist eine mehrdimensionale Hommage an den portugiesischen Dichter und Lyriker Fernando Pessoa und die diesjährige "Stimmen"-Eigenproduktion. Unter der Regie von Marion Schmidt-Kumke treffen A Filetta hier auf den Basler Schauspieler Peter Schröder, die in Norwegen lebende Schweizer Elektronikmusikerin Joana Aderi und den Berliner Fotografen Torsten Warmuth, dessen Bildwelten optische Bezugspunkte schaffen. Irgendwo zwischen szenischer Lesung und Oper mag sich dieser Versuch einordnen, Pessoa, dem Mann mit den hundert Gesichtern für einmal ein fassbares zu geben. Die ins Deutsche übersetzten Pessoa-Passagen, stammen unter anderem aus dem "Buch der Unruhe". Wie so oft in der Kunst bleibt es beim Versuch: "Pessoa gerecht zu werden", lacht Marion Schmidt-Kumke, "hieße ihm ungerecht zu werden."  


2.07.2009

A FILETTA & SIDI LARBI CHERKAOUI

APOCRIFU

In der Tanzwelt ist Sidi Larbi Cherkaoui ein Star. Im Burghof war er bereits 2008 zu sehen. Er gilt als einer der musikalisch sensibelsten und szenisch einfallsreichsten Choreographen der Gegenwart, erhielt schon 2002 den Nijinsky-Award als weltbester Nachwuchs-Choreograph und erst jüngst mit dem Kairos-Preis der Alfred-Toepfer-Stiftung den höchstdotierten deutschen Tanzpreis. Apocrifu, eine seiner besten Arbeiten, führt ihn mit A Filetta zusammen. Kein Zufall: Beide bewegen sich im Spannungsfeld von Tradition und Individualität – und den Fragen religiöser Überlieferung. Apocrifu spielt an auf alttestamentarische Schriften – Grundlage sowohl für die Bibel wie auch für den Koran. Die korsischen Sänger kommentieren mit ihren Gesängen die Aktionen der drei Tänzer – neben Sidi Larbi selbst, Yasujuki Shuto aus Japan und der Franzose Dimitri Jourde – die um Identität und den wahren Glauben ringen. Ihre Bewegungen kreisen um das geschriebene Wort, um Bücher, die sich türmen. Bibel oder Koran, verbotene Schriften oder Propaganda? – Larbis Anspielungen bleiben vieldeutig. Apocrifu ist auf der Suche nach dem verborgenen Göttlichen, knüpft auf intime Weise Fäden zwischen Orient und Okzident, ist beflügelnde Leichtigkeit und irdische Schwere – eine intensive Verbindung von Gesang und Tanz.
Produktion: Opera La Monnaie, Brüssel

Quellenangabe :

Hin- und hergerissen zwischen Auge und Ohr


Sidi Larbi Cherkaoui hat vor nichts Respekt und am wenigsten, wie es scheint, vor der Kunst. Für seine eigene gilt das sympathischerweise im selben Maße wie für die der anderen. Dass der neue Star der internationalen Tanzszene im Geburtsjahr des korsischen Sängerensembles "A Filetta" 1978 erst zwei Jahre alt war, hält ihn nicht davon ab, auch einmal mitten im Tanz innezuhalten und zusammen mit seinen beiden Bühnenkollegen die Gesänge der Älteren zu probieren. Die sieben Korsen hören aus dem Bühnenhintergrund mit anerkennender Gelassenheit zu, kassieren im Anschluss an das erste ihrer drei diesjährigen "Stimmen"-Konzerte aber nicht nur dafür stehende Ovationen.

Alle Register waren da fast durchgehend gezogen, angefangen bei dem im Burghof ungewohnt opulenten Bühnenbild. Die Himmelstreppe strebt gleich neben den Stall von Bethlehem nach oben, wo aber noch vor dem Kind das Wort Gottes das Licht der Welt erblickt. Das Stroh ersetzen Berge von Büchern. Säuberlich gestapelt säumen sie nebenan auch den Weg in himmlische Höhen. Während zwischen Himmelstreppe und Heuboden im Stall wechselnd die sphärischen "A Filetta"-Gesänge erklingen, wechseln unten die Bücher von Hand zu Hand. Die drei Tänzer lassen sich anziehen von den Schriften, sie werden aber auch von ihnen verfolgt, bewerfen sich mit Büchern oder geißeln sich selbst damit.

Angenähert an die vielarmigen Gottheiten Indiens verschmelzen die Tanzenden bald in meisterlicher Parodie zu einem offensichtlich religionsverwirrten Wesen zwischen allen Wahrheiten. Das Alte wie das Neue Testament und der Koran werden da unablässig weitergereicht. Der Überblick verliert sich leicht. Drei Köpfe neigen sich abwechselnd mal in dieses, dann in jenes Schriftwerk, bis schließlich einer dem anderen anstelle des sprichwörtlichen Bretts ein Buch vor den Kopf schlägt. Erhellung sieht anders aus. Auch die aus den Texten erwachsene Gliederpuppe kann sie nicht bringen. Stattdessen überträgt die ihr Marionettenwesen wie eine ansteckende Krankheit auf die Tänzer und borgt sich dämonisch deren Willen. Die Sänger stimmen inzwischen – die Szenen aus der Distanz beobachtend – mal lateinische, mal englische, mal ins Korsische übertragene, teils liturgische Texte an, übernehmen so den Part des Göttlichen und bleiben auf ihre Weise überirdisch und unangreifbar.

"Apocrifu", das Werk, das Bezüge zu den beiseite gelassenen, stellenweise sogar verbotenen sogenannten apokryphen Schriften zur Bibel herstellt, ist schon die zweite Koproduktion der Korsen mit dem experimentierfreudigen Choreographen. Er war es, der den "A Filetta"-Chef Jean-Claude Acquaviva einst um eine Zusammenarbeit nachgesucht hatte. Cherkaoui, Sohn eines Moslems und einer Christin, hat sich die beständigen Wechsel zwischen mehreren Welten zum Markenzeichen gemacht. In seine vielfach und eben erst wieder mit dem hochdotierten Kairos-Preis geehrte Bühnenarbeit bezieht er klassische Tanzfiguren ein, aber Sprechtheater und Gesangspassagen. Mit den sphärischen Klängen der Korsen jetzt ebenso zu zeichnen, wie er es sonst gern mit den Körpern seiner Tänzer macht, wäre indes zu einfach gewesen. Die Sänger agieren ihrerseits selbstständig und geben eine erhabene musikalische Klammer. Wäre die Cherkaoui-Choreographie eine Gliederpuppe, dann hielten die "A Filetta"-Gesänge sie zusammen. In bewundernswerter Weise glückt ihnen der Spagat auch bei den auseinanderstrebenden Kulturen.

Fotos und Texte zum Stimmenfestival:www.badische-zeitung.de/stimmen   



15.07.2009
A FILETTA/ JOANA ADERI ...
PESSOASSION


Produktion: STIMMEN-Festival 09
Musik: Jean-Claude Acquaviva, Joana Aderi
Fotografie: Torsten Warmuth
Regie/Dramaturgie: Marion Schmidt-Kumke


Pessoassion, c’est un rapprochement musical et visuel à Fernando Pessoa, le grand poète portugais du XXe siècle. A Filetta – Artist in Residence – travaillent avec la musicienne d’Electro Joana Aderi, avec l’acteur Peter Schröder et avec le photographe artistique Torsten Warmuth. Marion Schmidt-Kumke, la réalisatrice, fait vivre des personnesfictives et le monde fascinant de Pessoa – c’est Pessoassion!


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Photo: Juri Junkov pour Badische Zeitung

Encore un grand évènement que ce Pessoassion. Pour cette création,
Marion Schmidt-Kumke avait réuni l'acteur Peter Schröder, le photographe Torsten Warmuth, la musicienne électro Joana Aderi et A Filetta pour une évocation de Fernando Pessoa.

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Après un premier temps d'adaptation (au climat de cette oeuvre et surtout à la langue allemande), j'ai rapidement été fasciné par ce spectacle. Sur la scène, avec pour seul décor les tables et chaises d'un café de Lisbonne où sont installés les chant
eurs d'A Filetta, coiffés de chapeaux, et les photos noir et blanc très "impressionnistes" de Torsten Warmuth. Pessoa est incarné par le fantastique Peter Schröder. Ne comprenant que très partiellement le texte compte tenu de mes compétences limitées en allemand j'ai néanmoins été envoûté par la présence de ce grand acteur.
La partie musicale était assurée conjointement par A Filetta et la jeune chanteuse Joana Aderi, qui utilisait également un clavier électronique. Des bribes de chants connus (L'invitu, 1901, notamment)  alternent avec de nouvelles créations sur des textes de Pessoa. En particulier, un morceau superbe sur le texte de "Bureau de Tabac" : "Je ne suis rien / Jamais je ne serai rien / Je ne puis vouloir être rien / Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde".  

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Photos: © Jean-Claude Casanova

Des compositions très novatrices et à la fois familières, "quelque chose entre Médée et le Requiem", nous dira Jean-Claude après le concert. Des moments très traditionnels, évoquant la paghjella, alternant avec des passages d'une grande modernité. On a envie de réentendre bientôt ces nouveaux thèmes.

Nous avons retrouvé Valérie, Sabine puis l'ensemble du groupe au foyer du Burghof. Et Helmut Bürgel,  Künstlerischer Leiter du Festival (le directeur artistique), nous a tous invités à boire un verre pendant que le groupe prenait une collation bien méritée. Nous avons ainsi pu échanger avec Jean-Luc, Jean, Ceccè, Paul, Jean-Claude, José, Maxime, Valérie et Sabine, ainsi qu'avec Joana Aderi et 
Marion Schmidt-Kumke.
Les membres d'A Filetta étaient très satisfaits de cette résidence à Lörrach, un peu fatigués par leur programme très chargé (ils reprenaient le lendemain matin à Mulhouse un avion pour Paris avant de prendre un vol pour Hyères pour se produire à Chateauvallon le soir même, avant de revenir à Lörrach le samedi. Une vie de fou, la vie d'artiste !

joanaQuelques mots sur Joana Aderi : cette belle et sympathique jeune femme d'origine africaine est née à Schaffhouse (Suisse), vit en Norvège et parle de nombreuses langues. 
Elle a appris le piano pendant son adolescence, a chanté dans un groupe de rock mais s'est également beaucoup intéressée à la musique de la Renaissance.
Puis elle a ressenti le besoin impérieux de faire la musique qu’elle entendait en elle.
Depuis lors, elle suit sans compromis sa propre voie musicale. Elle fonde Eiko avec le batteur Patrik Zosso puis Phall Fatale au printemps 2008 avec le batteur Fredy Studer, John Edwards, Joy Frempong et Daniel Sailer.
 
Das Artikel vom Badische Zeitung  :

http://www.badische-zeitung.de/kreis-loerrach/das-drama-des-modernen-menschen--17213738.html


Das Drama des modernen Menschen

Wer war Fernando Pessoa? Einer der wichtigsten portugiesischsprachigen, ja europäischen Literaten der jüngeren Moderne, ein Chronist der Umbrüche in der Metropole Lissabon zu Beginn des 20. Jahrhunderts, ein literarisches Chamäleon, das ständig die Haut wechselte und in neue Rollen schlüpfte. Was aber bewegte diesen Dichter, der zu Lebzeiten kaum wahrgenommen wurde, als unscheinbarer Handelskorrespondent lebte, dem Alkohol zugetan war und 1935 an einer Leberzirrhose starb unter diesen Oberflächen? "Pessoassion", die "Stimmen"-Eigenproduktion, richtet ihre Spots in die Tiefen dieser schillernde Person.

Marion Schmidt-Kumke komponiert diese Schlaglichter mit Hilfe des korsischen Gesangsensemble A Filetta, der farbigen Musikerin Joana Aderi, des Schauspielers Peter Schröder und unter Verwundung von Thomas Warmuths Fotografien zu einer Collage; auf der Bühne entsteht eine Art Revue, die das Drama des modernen Menschen erzählt: Freigesetzt aus den unbefragt gültigen, sinnstiftenden Zusammenhängen unfreier Feudalgesellschaften und zurückgeworfen auf die Vielfalt einer offeneren Gesellschaft verheddert er sich immer wieder in dieser Macht der Möglichkeiten – und scheitert daran. "Ich brauche Wahrheit und Aspirin" heißt es leitmotivisch im Programmheft und auch zu Beginn in den ersten Sequenzen. Damit ist der dramatische Bogen der Inszenierung, definiert.

Peter Schröders Pessoa und seine diversen Alter Egos sind hin- und hergerissen zwischen dem Drang nach Erkenntnis und dem Schmerz, den Erkenntnisse auslösen können. Darüber stolpern sie von Krise zu Krise, von Zweifel zu Zweifel. "Pessoassion" zeigt seinen in verschiedenen Figuren agierenden Protagonisten als indifferente, instabile Person, psychoanalytisch betrachtet als eine Borderline-Persönlichkeit. Pessoa und seinen Alter Egos entgleitet die Wirklichkeit bei dem Versuch, sie begrifflich zu fassen, zu erkennen, wie Sand zwischen den Fingern: Da verschwimmt die Selbstwahrnehmung ("Existiere ich oder bin ich vielleicht der Traum eines anderen."); da fließen Fantasie und Wirklichkeit ineinander ("Ich weiß nicht, ob Traum und Leben bei mir nicht sich vermischende Dinge sind.")

Diese Figuren oszillieren zwischen Gegensätzen, zwischen Unter- und Überforderung ("Ich weiß nicht, ob das Leben zu wenig ist für mich oder zu viel"), zwischen Selbstzweifel und Größenwahn, zwischen Dünkel und Demut, zwischen bewusster Abgrenzung und erlittenem Außenseitertum, zwischen Depression und Glück, zwischen idealisierter Erinnerung und schockierender Gegenwart.

Hin- und hergerissen zwischen Wahrheit und Aspirin: Peter Schröder (vorne) als eine Pessoa-Figur und drei Sänger von A Filetta. Foto: Juri Junkov

Immer wieder aber werden sie von diesen Gegensätzen überwältigt, scheitern daran, diese zu integrieren. Auch die Einsicht, dass die Natur nur eine romantische Projektionsfläche ist ("Der Wind erzählt nur vom Wind"), erlebt Pessoa letztlich als frustrierende Entzauberung der Welt, die eine Leerstelle hinterlässt. Am Ende bleibt nur die Flucht in naive Erlöserphantasien. Die zwei Schlussbilder, in denen die A Filetta-Gesänge zunächst über Peter Schröder zusammenschlagen und ihn dann geradezu verschlucken, bringen diesen Weg vom bewegenden Subjekt zum bewegten Objekt eindrucksvoll auf den Punkt.

Diese permanente Selbstzerfleischung des Individuums und der Welt wird auf der Ebene der Fotos ergänzt und vertieft. Warmuths in den Bühnenhintergrund projizierte Schwarz-Weiß-Bilder versinnbildlichen den Realitäts- und Identitätsverlust ein ums andere Mal überzeugend – seien es die zerlaufenden Gesichter, seien es die sich verflüchtigenden Linien der Busse oder Lissaboner Straßenbahnen, sei es der verwaschene Hinterhof, seien es zerfließende Caféhaus-Szenen: Jede Aufnahme betont das Diffuse, die Grenzen auflösende Atmosphäre.

Die Beats geraten zur Entsprechung des wie ein Ball hopsenden Ichs

Auch die musikalischen Beiträge verdichten diese Dimensionen: Die polyphonen Gesänge von A Filetta erweitern sich phasenweise zur musikalischen Form Pessoa’scher Albträume; Joana Aderis eher sphärisch-zarter Gesang öffnet den Blick nach Innen, in spirituelle Regionen; die elektronisch angereicherte Beats und Sampels dagegen geraten zum expressiven Gegenstück, erzeugen eine klangliche Entsprechung zu dem wie ein Puching-Ball hopsenden Ich. Die Balance zwischen Provinzialität und ästhetischem Anspruch, die Eigenproduktion im Burghof mitunter nur schwer halten können, ist bei dieser Produktion jedenfalls gewahrt. Diese Leidenschaft für Pessoa steckt an und allein schon die Textauswahl lohnt sich: Phasenweise brennt da ein regelrechtes Feuerwerk zeitgenössischer Selbstreflexion ab.

18.07.2009
HOURIA AICHI / A FILETTA & DANYEL WARO
 


Autour de l'univers acoustique crée par Grégory Dargent, associant anciens et modernes à travers le traitement d'archives sonores, la dynamique du rock, du jazz, des musiques méditerranéennes, autant de styles maîtrisés par les jeunes musiciens de l'Hijâz'Car, la chanteuse célèbre, Houria Aïchi, l'universalité des règles de la chevalerie, de la bravoure, de l'amour, prônées par ces princes cavaliers, les Rayan el khil qui ont marqué son enfance. Danyel Waro est un musicien, chanteur, poète de l'île de La Réunion. Il est l’un des principaux acteurs de la renaissance du Maloya (style musical aux origines africaines, malgache et indienne). Par sa musique, il sait faire prendre conscience à de nombreux Réunionnais (égarés dans les méandres du jazz, du zouk ou du reggae) de l'importance de leur patrimoine culturel...

Das Artikel vom Badische Zeitung  :
Ergreifend und zerschellend
 

houria aichi
Houria Aïchi -  © Foto: David-Wenk


Sonnenschein in den Abendstunden, am Eingang des Rosenfelsparks keine kostenlosen Regencapes, es braucht nicht viel, um einen Konzertabend dieser Tage zu genießen. Houria Aïchi sorgt für eine außergewöhnliche Begegnung, der Tradition der Berbergesängen hat sich die algerische Sängerin mit ihrer Begleitband aus Straßburg verschrieben, ohne in der Tradition verhaftet zu bleiben. Französisch sei ihre zweite Sprache, erzählt sie, alle Stücke haben französische Titel, doch gesungen werden sie in ihrer Sprache. Die Reiter von Les Aures heißt das Programm.

Dort in Les Aures in Algerien ist sie aufgewachsen, bevor sie nach Frankreich kam. Und sie beschwört mit ihren Liedern die Lebensweise dieser Region. Da ist diese außergewöhnliche Art des Singens, ihre Stimme angesiedelt zwischen nasalem Gesang und der Kopfstimme, die befremdlich und faszinierend zugleich ist. Die einnimmt für diese Frau, die ihrer Tradition Respekt zollt, sie weiterleben lässt in ihren Liedern. Zu Träumen werden sie dadurch, zu Sehnsuchtsgesängen, die ihre Zeit trotzdem nicht verleugnen. Auch der Band ist dies zu verdanken, die die nordafrikanische Musik zeitgenössisch aufbricht: Da galoppieren plötzlich Pferde durch die Stücke, der Rhythmus wird hart und treibend, hat nichts mehr gemein mit dem traditionellen Gesang und dessen verbindender Melodik.

Allen voran ist dies Jean Louis Marchand an der Bass-Klarinette. Wenn Houria Aïchi in ihren Liedern die Träume von Wind, Weite und der Liebe ausmacht, sind Marchands Improvisation zeitgemäße Antworten auf die archaischen Bilder. Da wird auf einer Milchkanne getrommelt und eine Kallebasse zum Saiteninstrument verwandelt. Da findet selbst das Banjo Eingang in die orientalische Musik und es klingt, als gehöre es dazu. Nie fremd. Und Houria Aïchi selbst ist sich ihrer Rolle als Botschafterin ihrer Musik bewusst, sie präsentiert sie, sie zitiert sie, ebenso andere Elemente der nordafrikanischen Kultur, wie den Tanz, doch immer sind es Zitate, Elemente einer anderen Kultur, aus der sie entstammt, die aber nur einen Teil ihrer Welt ausmacht.

Waro

© Foto: David-Wenk



A Filetta zollen mit ihrem Gesang den Traditionen Korsikas Respekt. Strenge trifft auf Anarchie, bei diesem dritten Konzert der diesjährigen "Artists in residence". Der Anarchist ist Danyel Waro, von La Réunion, dieser französischen Insel im indischen Ozean. Seine Musik ist die Musik der Arbeiter auf den Zuckerrohrfeldern der Insel. Als gäbe er den Takt der Arbeit vor, als wolle er Ermüdung entgegenwirken, peitschen seine Lieder im stetigen Rhythmus voran. Da raubt es diesem Hexer fast die Stimme, so rau, so ungeschliffen sind seine Stücke, er findet sie wieder und verliert sie wieder. Diese Stücke leben aus ihrer Darbietung. Er begleitet sich auf der Kajamb einen mit Samen gefüllten Holzbehälter, auch seine Band sind Percussionisten, kein Melodieinstrument; Melodisches schafft alleine Danyel Waro mit der Stimme. Wenn die differenzierten Stimmen von A Filetta dazutreten, entsteht ein Klang voller widersprüchlicher Spannung. Eine Spannung zu Lasten Danyel Waros, die Urkraft seiner Stimme prallt am Wohlklang der polyphonen Sänger ab, seine extrovertierte Darbietung zerschellt an der Präsenz der Korsen. Dabei ist ihre Präsenz allein dem Gesang geschuldet.

Waro AF
© Foto: David-Wenk

jean & JC

© Foto: David-Wenk




A Filetta :

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