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Alba

Dernière mise à jour : 13/03/2017

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lumiu

Mars 2017 :

Le nouvel album Live in Lumiu de l'Alba est disponible à cette adresse : http://l-alba.com/

Novembre 2016 :

Un CD "live" sera bientôt disponible sur le site du groupe www.l-alba.com.

LE GROUPE

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Ce groupe, né en 1992, hérite, comme tant d’autres, de la fibre culturelle et identitaire, réhabilitée par les années du "Riacquistu".

En 1999, ils entrent dans la cour des grands avec leur premier album “I soli ciuttati”.
De plaisir partagé, la musique et le chant se font expression.

Fin 2003 (du 23 novembre au 6 décembre), ils enregistrent leur deuxième album, "Cilva".


Premier album "I soli ciuttati" (1999)

Dépositaires d’une tradition culturelle ancestrale, ils la revendiquent et la subliment. Ils souhaitent transmettre, partager, conserver ces traditions, en utilisant par exemple les instruments traditionnels que sont a cetera et a pivana, mais ils ne s’en sentent pas prisonniers. Ils construisent la tradition comme la tradition les construit. Ils aiment à dire que leur tradition n’est pas figée, mais au contraire vivante, en évolution, en mouvement. Les sonorités, puisées aux sources d’influences méditerranéennes, surprennent et interpellent. Acoustique, sans surcharge, tout en finesse, leur musique a grandi. Elle est totalement atypique dans l’univers musical insulaire.
Derrière les accords, derrière l’harmonie, on sent l’évolution du groupe. Chaque note est pesée, calculée, travaillée. L’initié entend ce travail et l’apprécie, le profane lui, se laisse simplement porter par l’alchimie des sons.
Sur scène, une autre communion se prépare. Le plaisir qu’ils éprouvent à jouer ensemble est quasi-palpable. L’énergie circule. La force qui se dégage de ce groupe, issue d’une autre forme d’harmonie, envahit la salle et remplit le spectateur d’émotion.
(texte communiqué par Jean-François Vega)


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Deuxième album du groupe l'ALBA, « CILVA », enregistré à Pigna du 23 novembre au 6 décembre 2003 et édité en... décembre 2005, évoque une cité imaginaire...
Cet album est l'aboutissement de quatre années de travail, de recherche, de progression vocale et instrumentale.  Après avoir rodé leur musique dans les différentes manifestations culturelles de l'île (notamment aux Rencontres Polyphoniques de Calvi et au Festival du vent), ces jeunes artistes présentent une musique intemporelle, enracinée dans ses origines, et pourtant, résolument ancrée dans leur époque, résolument tournée vers l'avenir.
Les polyphonies et les instruments traditionnels (cetera, violon, flûtes) se mêlent à la clarinette, à la clarinette basse, à l'accordéon, à la guitare basse et à la batterie.
Un bel exemple de sublimation de la tradition.

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Extrait de la présentation sur le site :
Cilva (l'album)

Cilva* : la cité qui se trouve au-delà du miroir. Des tranches de vie, crues, dans leur réalité froide et dure. C’est cela qui fait de Cilva, plus une cité universelle qu’une cité imaginaire.

Chacun a sa propre Cilva. Pour l’une, ce sera la chambre dans laquelle elle reste enfermée. Pour l’autre ce sera l’univers convivial du café à l’heure de l’apéritif. Pour un troisième, ce sera la rue dans laquelle il a grandi...

ALBA nous décrit des instants que chacun de nous a pu vivre et connaitre un jour, des instants d’un quotidien qui peut paraître trivial mais que la musique sublime, qu’elle met en perspective et à qui elle rend sa profondeur. Le plus petit, le  plus simple de ces moments de vie est porteur d’une grande leçon, latente la plupart du temps, et qui émerge parfois telle une illumination, qui donne un sens à tout. La musique est le vecteur de cette émergence, de cette prise de conscience des leçons de la vie. C’est ce qui fait que chacun de ces moments, chacun de ces messages, est porteur à la fois de son extrême singularité et de sa puissante universalité.

Dans ce disque, les chansons et les musiques forment une unité qui est elle-même message. De ce fait, on y trouve plusieurs niveaux de lecture, qui permettront aux âmes poétiques de lire entre les lignes, aux musiciens d’entendre entre les notes et d’identifier les connexions entre les chansons, sans laisser de côté le public le moins averti, qui sera touché par les mélodies et par la variété des styles, de la ballade à la musique tribale !

Six musiciens composent à présent (mars 2012 ) le groupe ALBA.
L'identité d’ALBA

Ghjuvanfrancescu Mattei : chanteur de polyphonies originaire de Loretu di Casinca, passionné de musique, il connaît parfaitement le répertoire polyphonique traditionnel. Il a rejoint le groupe début 2012.
La Terza d’ALBA (voix la plus haute dans les polyphonies)

Ceccè Guironnet :
travaille la musique à Pigna et chante depuis l’enfance, joue des instruments à vent traditionnels, inspiré de cette culture il donne ce son particulier à la clarinette et clarinette basse.
Le souffle d’ALBA.

Cédric Savelli :
chanteur et instrumentiste à cordes, frénétique du plectre et de l’archet, voyage pour se nourrir de diverses expériences.
Les cordes d’ALBA.

Eric Ferrari :
bassiste et contre bassiste, riche d’un parcours scénique européen et outre-Atlantique, il se tourne vers la Balagne apportant swing et expérience.
L’assise d’ALBA.

Jean-François Véga :
  guitariste, chanteur, a écrit la plupart des musiques et textes de Cilva.
Les mots  d’ALBA.

Sébastien Lafarge :
issu d’une famille de musiciens, chante depuis dix ans avec l’Alba.
La voix d’ALBA.

Citons aussi ceux et celles qui ont partagé un temps l'aventure d'ALBA :

Benjamin Dolignon, Marie Manfredi, Laurent Lafarge, Antoine Sanchez, Eric Tibodo, Stéphane Serra, Thomas Moscardini et Marie-Jo Allegrini.

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Le groupe a élargi ses sources et ses références, de nouveaux instruments font leur apparition pour apporter une touche d’originalité et marquer la différence avec le premier album. L’album tout entier donne à entendre une recherche musicale pointue et un énorme travail de préparation, d’affinage, pour que chaque chose soit à sa place.

Très originale, la musique de L'ALBA mêle chant polyphonique et instruments (guitare, percussions, basse, cetera, violon, accordéon, flûtes, clarinette, clarinette basse). A l'écoute, l'héritage polyphonique du "Riacquistu" est là, mais élargi à d'autres influences méditerranéennes. Cela peut parfois évoquer la musique klezmer, voire, fugitivement... quelques échos de John Coltrane ou d'Eric Dolphy !

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Mars 2007 :
- Un 3e album ("Radiche suprane") en préparation pour l'Alba.
- L'enregistrement d'un concert de l'été 2006 bientôt accessible en téléchargement sur le site www.jadstudios.fr

 Cet enregistrement est désormais disponible en CD (en Corse) sous le titre "Cilva live".

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- Un film "Cilva" en préparation.
- Un documentaire de 52 minutes à paraître: un an et demi de vie partagée avec le groupe. Extrait :

L'ALBA "vennari santu"
© Yannick Casanova
Avril 2007
:
- Une tournée au Québec.
Mai-juin 2007 :
- Deux concerts à Corbara. Compte-rendu ici.

Mars 2009 :
Bientôt "Radiche suprane" !!

Interview du groupe L'ALBA




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Photo : Gerda-Marie Kühn

L'Alba était à Pedigrisgiu le 6 mars pour les derniers réglages avant le concert à Furiani le 11.
Toutes les photos de Gerda-Marie Kühn ici.


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A télécharger : L'Alba en Allemagne et L'Alba à Rudolstadt
Site : www.l-alba.com L'Alba sur MySpace
L'Alba sur Radio Canada
L'Alba en vidéo

Quelques images du concert donné à Calvi le 12 avril 2009 (présentation de Radiche Suprane) :

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Photo : Paul Parenti

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Photos : Paul Parenti

Interview exclusive  !!

La sortie très prochaine de Radiche Suprane était l'occasion d'un tour d'horizon sur le groupe L'Alba

Parcours

Jean-François Vega :

Le groupe l'Alba est né à la base de trois personnes : Marie Jo Allegrini, Laurent Lafarge, le frère aîné de Sebastien, la voix principale du groupe et moi.
L'idée de l'Alba nous est venue suite aux ateliers chant de Giuventù in mossa ( Jeunesse en mouvement) qui était l'association des jeunes Calvais qui proposait plusieurs activités, comme organiser des veillées traditionnelles sous le marché couvert, des voyages, des randonnées et un tas de choses liées à l'éveil des adolescents.

L'atelier était animé par Pierre Bertoni, qui était le Président et le fondateur de cette association. À l'époque Pierre n'était pas encore le Prieur de la Confrérie Saint Antoine Abbé mais, étant Calvais et ayant grandi au sein de la Confrérie, il possède une grande connaissance du chant traditionnel Calvais, Balanin et Corse.

Pour ma part, en plus de l'atelier-chant je suis entré dans la Confrérie  - j'avais 14 ans  - et donc je participais au répétitions, puis  sont venus les cours de chant d'A Filetta au Carubbu à Lumio que je ne manquais jamais. J'étais alors collégien au CEG de Calvi et Sébastien aussi; nous avons trois ans d'écart et avec son frère Laurent, nous avons grandi ensemble. Ils sont tous deux issus d'une famille de musiciens chanteurs, leur tante maternelle Maryse Nicolaï est bien connue de la scène insulaire, les parents sont de très bons chanteurs. Les frères Lafarge sont forts d'une formation musicale de bal, ils ont dû très vite savoir tout jouer sans état d'âme pour faire danser les gens. Nous nous sommes élevés ensemble et c'est grâce à eux que j'ai pu commencer à grattouiller quelques accords.

Laurent et Marie Jo sont encore pour moi membres du groupe, ils ont toujours un regard sur ce que nous faisons et sont de bon conseil.
Marie Jo, qui souffre d'une grave myopathie depuis sa naissance, est pour moi un exemple de force et de courage, son combat contre la maladie me touche profondément. La musique l'aide beaucoup, elle ne peut vivre sans, c'est ce qui nous relie. Je pense à elle régulièrement, elle a marqué ma vie jusqu'à présent, elle me rend combatif. Elle était le centre, le coeur de l'Alba et pour moi elle l'est encore car elle m'a transmis cette passion infinie de la musique.

Ensuite sont arrivées les années Lycée et la connaissance de Ceccè et Benjamin qui ont connu le groupe alors que Marie Jo et Laurent y étaient encore. Depuis 1992, l'Alba comme tout groupe naissant, a été à géométrie variable, la liste des différents amis et membres du groupe serait longue à dresser et ce n'est pas d'un grand intérêt ici, car le plus important de notre conversation est de faire une synthèse entre le passé du groupe et les membres actuels.

Les membres du groupe

L'arrivée de Ceccè et Benjamin a été une grande richesse, Ceccè amenant ses différentes flûtes traditionnelles (pifana, pirula, cialamella) et sa voix bien sûr. Clarinette et clarinette basse sont venues un peu plus tard. Lors de l'enregistrement de notre disque "I soli ciuttati" en 1997/98, il s'était fabriqué des clarinettes en roseau de plusieurs tonalités différentes puis, suite à une résidence créations avec le groupe parisien de musique contemporaine "Les enfants des autres" qui étaient aussi les musiciens du chanteur Nery avec qui nous avions travaillé aussi, deux d'entre eux étaient clarinettistes; je pense que c'est à ce moment là qu'il a voulu se mettre à jouer de ces instruments.

Quant à Benjamin, c'est un véritable passionné de chants il a tout d'abord apporté au groupe sa voix et la connaissance des chants de Haute Balagne. Puis au cours du temps, il s'est mis à jouer de la guitare. Je pense qu'il voulait à tout prix s'accompagner, car un chanteur qui ne joue pas d'instrument est un peu seul. Là, il a comblé le manque, il peut chanter où il veut, il lui suffit de sortir sa guitare. C'est un adepte de musique cubaine et du Buena Vista Social Club.

Cédric, lui, est venu en 1996 avant l'enregistrement d'I soli ciuttati. Notre rencontre a été tout d'abord un coup de foudre musical ; j'ai été épaté de voir autant de talent sans prétention chez ce jeune homme. Nous nous sommes rencontrés la première fois, c'était lors d'une soirée dans la salle de Giuventù in mossa où nous nous retrouvions entre jeunes pour faire de la musique. J'étais alors Vice-président de l'association, depuis nous ne nous sommes plus quittés. Cédric a appris à chanter au sein de A Scola di Cantu de Natale Luciani, il a grandi à Ajaccio, étant originaire de Calvi par son grand-père. En fait, c'est lors de son retour aux sources que nous nous sommes connus.

Cédric étant quelqu'un en pérégrination constante, c'est lui qui a connu Éric dans le groupe Giramondu où il l'invite à jouer avec nous sur notre disque Cilva. C'était en 2002/ 2003. La suite est logique, il est encore avec nous, sa place est fondamentale dans l'Alba, car sans la contrebasse, notre musique ne peut pas se jouer.
Éric abondant de son passé de musicien, il a tout d'abord joué avec le jazzman Lucien Ferreri, puis l'épopée Muvrini pendant 11 ans où entretemps il part faire l'école de jazz de Los Angeles, ensuite succès éphémère avec Giramondu. éric a apporté la conscience et la constance musicale qui manquaient au groupe.

L'Alba est pour moi ma raison de vivre. Ce sont mes amis, mes frères, mes associés, mes compagnons de route, la famille que j'ai choisie et j'espère que nous ferons encore longtemps de la musique ensemble.

Radiche suprane 

L'Invitu : Cilva était un « concept album », sur le thème d’une cité imaginaire. Vous récidivez en quelque sorte avec Radiche Suprane construit autour du beau livre de Tomas Heuer.
Tout d’abord, comment passe-t-on à un nouveau répertoire ? Cela n'a t-il pas été difficile de se détacher de celui de Cilva ?

JFV : Tout d'abord la musique est un travail de longue haleine et de remise en question constante. Le répertoire de Radiche Suprane est né au fil du temps pendant nos répétitions hivernales dans notre studio de Pedigrisgiu en ne se détachant jamais du support principal qui est le livre de Tomas.

Se détacher de Cilva a été facile car nous avions très envie de proposer de nouvelles choses plus abouties et surtout mieux réalisées, au niveau créatif, sonore et bien sûr visuel, grâce aux photos de Tomas qui constituent l'ensemble de la pochette du disque.

Comment est venue au groupe l'idée de faire ce disque ? Connaissiez-vous les auteurs ? Avez-vous pris contact avec eux ? Si oui, comment jugent-ils la musique mise sur les textes et photos ?

JFV : L'idée de se disque est venue avec la découverte du livre, il y a de cela quelques temps et suite à l'obtention de l'aide au phonogramme que délivre la CTC, nous avons pu enregistrer ce disque.

Nous connaissions Tomas et Santu, tous deux vivant à Olmi Cappella, et Dumè Colonna nous l'avons connue cet été, car elle est originaire de l'Alta Rocca, dans le sud.
Bien entendu les contacts sont, et ont été plus faciles avec Santu et Tomas d'un point de vue géographique ; Dumé Colonna a été plus difficile à trouver, mais tous les trois ont apprécié notre travail et nos musiques. Nous voulions être la continuité sonore de leurs créations.

Tous les textes tirés du livre sont de Santu Massiani et Dumè Colonna, mais certains sont des compositions du groupe. Qui a écrit les textes ?

Les photos qui nous plaisaient n'ayant pas de textes, nous y avons collé les nôtres. Cédric a écrit U celu, Di l'alba, U Tracciapiste, U clonu et Sta mane. Pour ma part je n'ai écrit que U carognu.

"Sta mane" a été un énorme choc pour tous ceux qui l’ont entendu. Et encore plus quand on en comprend les paroles. Vous vous êtes inspirés d’un Kyrie existant ou est-ce une création intégrale ?

Sta mane est une création intégrale, texte et musique.

Comment se passe la composition des morceaux ? D'abord le texte, après la musique ? C’est toi qui écris tous les thèmes musicaux, mais je suppose que chacun a son mot à dire ?

En règle générale, lorsque l'un d'entre nous tient quelque chose de solide il le soumet aux autres, et petit à petit les choses se construisent, chacun de nous se greffe à la chanson, et bien sûr nous nous enregistrons afin de savoir ce que l'on garde ou ce que l'on jette. La musique est infinie et les possibilités ne peuvent se compter.


On sent dans cet album une grande maîtrise, tant dans les compositions que dans les voix et les instruments. Comment expliques-tu cette évolution ? Quelles sont vos influences musicales, vos sources d'inspiration ? Qui s'occupe des arrangements ?

L'évolution du groupe est normale, car nous nous devons d'être meilleurs jour après jour, et le disque qui viendra ensuite de Radiche Suprane doit être supérieur encore. Ce n'est pas être prosélyte que dire cela, c'est juste être conscient que certes la musique est une passion, mais il faut plus d'une vie pour en faire le tour - s’il est possible d'en faire le tour - . Enfin pour ma part, la route est longue et il y a tellement de choses à apprendre…

Nos influences sont plus proches qu'on ne le pense, car nous avons tous beaucoup écouté le fonds Quilici et nous nous sommes inspirés de diverses monodies. Donc notre première source d'inspiration est le chant traditionnel. Ensuite, grâce à notre instrumentarium nous colorons nos chansons, prenant des chemins musicaux disparates, et les arrangements se font avec l'ensemble du groupe.


Peux-tu nous parler de la rythmique, très importante dans ce disque. Seulement des rythmes impairs, d'où vient ce choix ?

Le choix de rythmes impairs pour nos chansons n'est en aucun cas un désir de complexité musicale ou une quête d'originalité. Nous nous sommes rendu compte que certaines polyphonies corses s'accompagnaient mieux avec des rythmes impairs ; il faut savoir que ces rythmes se retrouvent dans toute la Méditerranée, de la Mésopotamie jusqu'aux Balkans. Il y avait forcément des traces de ces différentes rythmiques en Corse, mais nous les avons perdues  et rien ne prouve aujourd'hui que ces rythmes ont existé sur l'île. Enfin, il me plaît à songer qu'ils ont existé et qu'ils ont fait danser nos ancêtres.

Après Radiche suprane, on vous sent capables de faire une foule de choses très différentes.
Dans quelle direction allez-vous aller ? Quels sont les projets de l'Alba ? (d'ailleurs, faut-il dire "L'Alba" ou "Alba" ? )


L'avenir nous le dira, et on peut dire les deux : Alba ou L'Alba.

Les rythmes impairs donnent justement à votre musique cette souplesse, ce dynamisme dont se privent ceux qui ne connaissent que le binaire. Tu évoquais aussi à Calvi les processions ?

Au cours des processions avec la confrérie Saint Antoine Abbé de Calvi il m'est arrivé de compter mes pas pendant que nous chantions, et souvent sur une phrase chantée, je tombais sur un chiffre impair, c'est ce qui m'a poussé à composer des chansons avec ce genre de rythmes.

Pour en revenir aux sources d’inspiration, effectivement il faut peut-être distinguer la partie vocale, à l’évidence issue de la tradition corse, et la partie instrumentale beaucoup plus variée . Chacun écoute des musiques différentes, selon son instrument ? Ou avez-vous des références communes ?

Oui, nous écoutons tous beaucoup de musiques et dans tous les genres, allant de la musique ethnique, passant par la pop rock, le jazz, et d'autres; nous sommes très curieux et chacun aime faire découvrir aux autres ce qu'il a trouvé et qu'il trouve intéressant à faire écouter. Il y a des références communes et des goûts divergents. En majorité nous aimons les Beatles et Radiohead, il y a aussi le Taraf de Haïdouks, Titi Robin, Ravi Shankar, Jaco Pastorius, Thelonious Monk et j'en passe car la liste serait longue, mais pour ces derniers ce sont des références communes.

Vous commencez à être très connus et appréciés en Allemagne, vous y serez encore dans quelques jours. Avez-vous d’autres tournées prévues à l’étranger ? Et sur le continent ? Les Parisiens peuvent-ils espérer votre venue prochaine ?  

Notre prochain départ en Allemagne est pour le moment la seule chose prévue à l'étranger dans l'immédiat. Les prochaines dates sur le continent sont pour février à Cannes, Mandelieu et Menton et rien encore de prévu sur Paris.


Les concerts de l'Alba sont maintenant sur une page dédiée !

A noter : le 15 décembre,  diffusion sur la chaîne de la WDR 3 "sound world", entre 23:05 et 24:00, d'un enregistrement des nouvelles chansons de L'Alba, réalisé le 26 et 27 octobre au studio de la radio WDR à Cologne.

Voir ici : http://www.wdr3.de/konzert/details/artikel/lalba-live.html 

Rappel : Le calendrier des concerts, c'est ici :
http://www.l-invitu.net/agenda.php#alba

  
Un extrait de l'enregistrement au studio La Source du dernier album "Radiche suprane"
© Yannick Casanova

L'Alba - Soli nutambulli avec Régis Gizavo






 L'ALBA - "A Mane Aresu"



© Yannick Casanova

  
Août 2009 : Radiche Suprane est sorti !


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J'attendais ce 7 septembre 2009 avec beaucoup d'impatience. Tout d'abord pour le concert d'Alba. Un concert des "petits", comme les appelle affectueusement l'ami Paul, est toujours un évènement. Et c'était aussi l'occasion d'acquérir enfin "Radiche suprane", longtemps attendu et difficile à trouver dans les commerces, même en Balagne !

Avec ce disque, Alba a vraiment franchi un cap. Le cap de la maturité sans doute, même si l'enthousiasme juvénile est toujours présent. On sent dans cet album une grande maîtrise, tant dans les compositions que dans les voix, les instruments, les textes, tout est excellent.
Rappelons que ce disque est inspiré du livre éponyme "Radiche Suprane" et notamment des photos de Tomas Heuer; trois des titres sont composés sur des textes de Santu Massiani (I Fanali, O sangue et  U fiore sunniò) tandis que les textes de Soli, L'ombra d'oru et Se tù sont de Dominique Colonna.

1. Soli
Pour ce premier morceau, dédié au soleil, Alba reçoit le renfort de l'excellent accordéoniste d'origine malgache Régis Gizavo et de Mokthar Samba à la batterie. Benjamin, que l'on a peu l'habitude d'entendre dans ces conditions, mène le chant avec aisance dans ce premier morceau très différent de ceux qui vont suivre.

2. I Fanali
Un beau texte de Santu Massiani évoquant avec poésie rochers et étoiles.

3. L'ombra d'oru
Une intro basse/guitare pour le chant de Ceccè et des autres membres du groupe. Un chant d'une infinie douceur. Ecoutez comme Ceccè prononce : "dolci è inzuccarati" !

4. U celu
Exposition du thème par Sébastien, puis tous les autres interviennent pour une partie plus rythmée.

5. U clonu
Longue intro de guitare basse pour ce morceau évoquant le clonage. Guitares et clarinette basse s'enchevêtrent dans ce morceau au magnifique arrangement.

6. O sangue
Encore un magnifique thème, exposé avec autorité, avec Jean-François en voix principale.

7. Sè tu
Une belle et lente intro de basse à l'archet, puis Sébastien expose le thème, bientôt rejoint par les autres voix, puis le tempo s'accélère dans ce morceau d'une belle complexité.

8. U carognu
Violon , clarinette et basse dominent ce thème dédié à l'érable.

9. Di l'alba
D'abord la guitare et Sébastien, puis l'accompagnement s'étoffe pour ce très beau morceau mélancolique.

10. Tracciapiste
Rythmé par les guitares et la basse avec de belles interventions de la clarinette, ce morceau au texte grave sur le destin ("lu ghjocu di u maestru") est chanté par Sébastien.

11. Narodna
Instrumental évoquant fortement les Balkans. Violon et harmonium installent le climat, rejoints par la clarinette.

12. U fiore sunniò
La cialamella de Ceccè introduit ce morceau rarement joué en concert, semble-t-il. Une orchestration très soignée.

13. Sta mane
Le sommet de ce disque. Ce texte dû à Cédric évoque un Dieu descendu sur terre, s'excusant et finissant par se suicider "sous le poids du temps perdu".

14. Razlilas chanté par Anna Pavlovskaya.

15. Un bonus non cité sur la pochette : Aria qui n'est autre que A mane arresu.


Ce qui frappe à l'écoute de ce disque, c'est le soin extrême apporté aux arrangements musicaux, toujours pertinents et subtils : une note de clarinette, un coup d'archet, des arpèges de cetera, et toujours cette basse rebondissante, assurant un tempo sans faille. Ce qui caractérise Alba, c'est ce son si personnel, une instrumentation très originale (clarinette, clarinette basse, violon, cetera, oud, harmonium, guitare) alliée aux voix : Sébastien le plus souvent, mais aussi Jean-François, Benjamin, Cédric et même Ceccè. Tout cela sur des rythmes très personnels également, essentiellement des rythmiques impaires très subtiles et très entraînantes à la fois.

Les membres du groupe sont à la fois d'excellents chanteurs et des instrumentistes hors pair, ce qui n'est pas si courant. Citons Eric Ferrari, dont la basse fournit une assise solide et inventive, Cédric dont le violon fait merveille, Jean-François et Benjamin à la guitare et à la cetera, sans oublier les clarinettes de Ceccè et l'harmonium de Sébastien.

Ce disque est vraiment de très haut niveau, et porte en lui une foule de potentialités. On songe déjà à ce que pourrait être le suivant et on se prend à rêver à des polyphonies comme Sta Mane, à des thèmes inspirés du Maghreb, d'Andalousie ou des Balkans, à de folles improvisations du violon ou de la clarinette basse...

En tout cas, depuis 3 semaines Radiche Suprane ne quitte plus mon lecteur de CD et mon iPod...


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Source : Corse Matin du 15/10/2009

Cet article de Corse Matin peut être téléchargé ici.


 L'Alba sur WDR3 !

Musikkulturen im Raumklang : L’Alba

Alte korsische Paghjellas und europäischer New Folk

L'Alba Sextett; Rechte:Gertrud Cord-Landwehr
A écouter ici en direct le 15 décembre !


L'Alba chez Vivement ce soir !

http://www.vivementcesoir.fr/index_vcs.php?id_artiste=17

 A découvrir également un imposant dossier sur le groupe (en allemand).

Alba

ALBA présente «Radiche Suprane» au Pub Assunta le 1er avril à Bastia.

Cédric Savelli, violoniste et l'une des voix du groupe explique « Tomas Heuer a photographié de nombreux arbres notamment dans le Giussani avec une technique originale qui consistait à laisser ouvert le diaphragme de son appareil pendant de longues heures. Il a réussi à capter des choses insoupçonnées, bouleversantes. Un résultat étonnant et sans trucages bien-sûr. Sa vision de l'art photographique nous a particulièrement touchés. » définissant ainsi les Racines Célestes de cet album.

Un nouveau cap est franchi avec ce troisième album. Une instrumentation toujours plus subtile, des textes aux envolées lyriques et divines, dont certains écrits par Dominique Colonna et Santu Massiani, des voix qui nous transportent ailleurs, tout en nous replongeant au coeur des terres de Balagne. Benjamin Dolignon (Terza), Cécce Guironnet (Clarinette), Cédric Savelli (Guitare, violon et multiples instruments à cordes, Eric Ferrari (Basse), Jean-François Vega (Guitare et chant) et Sébastien Lafarge (voix principale) construisent la tradition comme la tradition les construit. Ils aiment à dire que leur tradition n’est pas figée, mais au contraire vivante, en évolution, en mouvement. Les sonorités, puisées aux sources d’influences méditerranéennes, surprennent et interpellent. Acoustique, sans surcharge, tout en finesse, leur musique a grandi. Elle est totalement atypique dans l’univers musical insulaire. Derrière les accords, derrière l’harmonie, on sent l’évolution du groupe. Chaque note est pesée, calculée, travaillée. L’initié entend ce travail et l’apprécie, le profane lui, se laisse simplement porter par l’alchimie des sons.



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Cédric Savelli parle de l'Alba, de ses goûts musicaux, de la création... sur Sera Inseme (24/01/2012) :


Le groupe Alba, en collaboration avec l'Université de Corse et Frequenza Mora, propose aux étudiants des différentes UFR de l'Université de Corse, un concours doté d'un prix de 500,00€.
Il s'agira pour les participants de soumettre un ou plusieurs projets d'affiche pour représenter le groupe et sa musique.

Un taxi pour Calvi

Polyphonie Corse ou symbole culturel profondément ancré dans l’esprit d’un peuple. Cédric Savelli, membre du groupe polyphonique l’Alba, nous parle de son univers polyphonique en nous faisant découvrir la Balagne.
A voir à l'adresse suivante :
http://mareterraniu.com/?p=Magazines&i=3&s=Un-taxi-pour...&si=15&v=104&t=Calvi

"A l'aube du XXIème siècle la musique corse fait sa mue. Après s'être longtemps ancrée sur des chants du passé, elle prend un nouvel envol pour s'ouvrir vers le monde et de nouvelles influences. Qui mieux que l'Alba réussit aujourd'hui cette synthèse ? Bâtie autour d'une base polyphonique, la musique de l'Alba s'affranchit des règles et les réinvente, introduit d'autres sonorités venues d'Inde, du Maghreb et plus largement de la Méditerranée. Dans ce groupe phare de la scène corse, instruments et voix s'harmonisent. Tour à tour, monodie et polyphonie entonnent un dialogue musical avec les instruments recueillis au fil des voyages de ce groupe itinérant. Ainsi les sonorités de l'harmonium se mêlent aux voix de Sébastien Lafarge, Cecce Guironnet et Jean-François Vega. La contrebasse stylée d'Eric Ferrari impulse une rythmique singulière soutenue par le violon mélodique et la cetera de Cedric Savelli.

Mezzovoce Mars 2011 - Mareterraniu productions

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Et volià l'affiche ! Je suis particulièrement fier qu'une de mes photos (dans la partie inférieure) ait été utilisée pour cette belle réalisation d'Alex Negroni.

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Deux vidéos :

L'Alba se produit en concert dans l'émission Mezzo Voce proposée Par Paul Rognoni er François Karol
Réalisation Paul Rognoni
©mareterraniu francetélévisions

"Sta Mane" à l'Eclat de Pont-Audemer :

Novembre 2014

Sortie officielle de A Parulluccia, le nouvel album du groupe le 24 novembre.
Dédicaces le 26 novembre à partir de 15H00 chez Musica Vostra à Corte et le 29 novembre à partir de 17h00 chez Chorus à Bastia.

parulluccia

Janvier 2015

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Plus de détails sur le disque en page "Disques".

Tous les détails sur le site du groupe : www.l-alba.com/

Mai 2015

logo

Les musiciens chanteurs de L’Alba aiment à dire que leur tradition musicale corse n’est pas figée, mais au contraire vivante, en évolution, en mouvement. La musique de L’Alba est ouverte sur le Monde. Depuis près de dix ans, leur musique renoue avec la tradition instrumentale quelque peu oubliée des formations insulaires, en y injectant des tonalités et un style plus contemporain. Les musiciens du groupe introduisent d’autres sonorités venues d’Inde, du Maghreb et du surtout du pourtour méditerranéen. L’Alba est un groupe itinérant qui fait découvrir la Corse et sa tradition musicale lors de concerts où les spectateurs sont invités à se laisser bercer par la douceur méditerranéenne. « Un voyage musical dépaysant et pourtant intimement lié à l’île ».
Rencontre avec Jean François Vega-Albertini chanteur et guitariste du groupe.

Pouvez vous vous présenter ?
Je m’appelle Jean François Vega-Albertini, je suis chanteur et guitariste du groupe l’Alba.

La Corse c’est…
Le berceau où je suis né et jusqu’à ma mort une île qui continuera à me toucher ! Il me manque des mots pour la définir !

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Quand a été créé le groupe ?
Il y a deux naissances : la 1er en 1992, où les jeunes adolescents que nous étions ont fondé un groupe issu de l’atelier chant polyphonique de l’association des jeunes de Calvi : « Giuventù in mossa » : La jeunesse en mouvement. Nous avons développé une vrai passion pour notre patrimoine musical. Cela nous a conduit en 2006 à faire le choix de devenir professionnels et de vivre de l’Alba. C’est pour moi la seconde naissance et la plus importante.

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Qui sont ses membres ?
Il y a aux guitares basses et contrebasse Eric Ferrari. Ceccè Guironnet au chant et aux instruments à vent corses Pifana, Pirula, Cialamella, Chjarina mais aussi clarinette et clarinette Basse. Sébastien Lafarge au chant, harmonium indien et guitare. Ghjuvan Francescu Mattei chant et guitare. Lionel Giacomini au chant. Et moi, Jean François Vega-Albertini au chant et à la guitare.

Comment définir votre style ?
Nous faisons de la musique corse tout simplement avec des inspirations méditerranéennes. Une musique vivante, en évolution, en mouvement.

Justement quelles sont vos sources d’inspiration ?
La première source est le chant traditionnel monodique, c’est à dire à une seule voix, et polyphonique. Nous nous inspirons aussi de musiques méditerranéennes : celles de Turquie, de Grèce, d’Italie du Sud.

Quelle image de la Corse transmettez-vous dans vos chants ?
Nous n’avons pas la prétention de pouvoir donner une image de la Corse. Nous lui appartenons et non l’inverse. L’île et sa musique, cette façon de chanter étaient là avant nous et elles continueront à être présentes après nous. Parler d’authenticité et de vérité nous semble être une erreur. Nous espérons simplement que le temps d’un concert les gens voyagent avec nous sur l’île bercée par l’esprit méditerranéen.

Qu’est ce qui vous différencie des autres groupes ? 
La polyphonie corse nous vient du fond des âges. Elle est toujours là, que l’on aime ou pas ça ne laisse personne indifférent. Nous essayons humblement d’être dans la continuité en tentant de créer une musique de la même teneur. C’est un challenge à chacune de nos créations musicales.

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Quelle est votre actualité ?
Nous venons de sortir notre dernier album « A parulluccia » disponible sur notre site : www.l-alba.com. Nous avons débuté notre tournée estivale où nous présentons un répertoire varié de polyphonies et de chansons issues de nos trois derniers disques : Cilva, Radiche Suprane, et le dernier A parulluccia.

Des concerts à venir ?
Nous serons le 19 mai à Porto Vecchio, le 21 à Bonifacio et le 25 à Calvi.

Voir les dates des concerts en page Agenda, et les compte-rendus de concerts du groupe ici.


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