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Itinéraires de randonnées en Corse

Niolu

Dernière mise à jour : 12/04/2018

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Sommaire

Punta Crucetta par Calasima

Capu a e Ghjarghjole

Scala di Santa Regina

Paglia Orba et Capu Tafunatu


Le sentier de Guagnerola
Monte Cintu



Calasima - Punta Crucetta

Départ de Calasima, le plus haut village de Corse (1 095 m). Vue superbe (**) sur la Paglia Orba.
Carte IGN TOP 25 4250 OT Corte-Monte Cinto (plis C2/C3).
Durée : 3 h
Dénivelé : 350 m
Difficulté : ***
Balisage : inexistant
Départ : Calasima
Itinéraire :
De Calasima, poursuivre à l'ouest en voiture, en passant devant la stèle dédiée à deux pilotes de canadair décédés en 1970 (point coté 1061). La route d'abord goudronnée se transforme en piste, que l'on continue jusqu'à un terre-plein et une barrière (1 150 m). Stationnement sur le petit parking.

Se diriger vers l'ouest par le sentier de la Grotte des Anges. A la fin de la piste prendre plein Nord la direction des bergeries d'U Vallone (Ballone sur IGN - 1 440 m) en longeant le ruisseau du Viru. Traverser le torrent au plus facile et prendre pied sur la croupe marquant le point haut de la rive gauche du ruisseau de la Paglia Orba. Remonter alors cette crête. Les bergeries se situent rive droite au sortir de la forêt (env. 1h). On retrouve bientôt le GR 20. Continuer sur cette rive et atteindre le refuge de Tighjettu (1 640 m - env.1/2 h depuis les bergeries).

Du refuge, s'engager direction Est dans le vallon de Stagnu (Valle di i Stagni) et s'élever toujours rive droite du ruisseau jusqu'à un léger replat (2 200m) avant d'attaquer la pente finale . Sortir au niveau du col ou prolonger l'ascension jusqu'à Bocca Crucetta (2 456 m).

Capu a e Ghjarghjole

Carte IGN Top 25 Corte-Monte Cinto (pli D1)
Durée : 7 h AR
Dénivelé : 800 m
Difficulté : **
Accès : Depuis le virage en épingle à cheveux du Fer à Cheval sur la route D84 à environ 3,5 km du col de Verghju, en pleine forêt de Valdu Niellu.
Itinéraire : Prendre le chemin qui se dirige depuis le virage vers le NW à travers bois (balisage bleu). Il rejoint au bout de 15 min. le GR 20 et son balisage rouge et blanc et monte aux bergeries d'E Radule (1 370 m - 40 mn) en contournant une ancienne moraine.
Le GR20 franchit le Golu sur une passerelle et remonte la vallée du Golu qu'il franchit à nouveau à gué au bout d'une bonne heure de marche. La vallée s'élargit et l'on aperçoit le Tafunatu et la Paglia Orba. Après encore une vingtaine de minutes, embranchement : à gauche le sentier de Guagnerola (marques mauves et orange), à droite le GR20. Rester sur celui-ci. On longe le Golo en rive droite puis le GR20 bifurque à angle droit et monte à gauche en amont du versant (1 700 m - 2 h). Prenant de l'altitude, le GR passe sous le versant sud-est du Capu à e Ghjarghjole. Suivre encore le GR20 en direction du refuge de Ciottulu à i Mori. On trouve au-dessus du GR une trace dans les éboulis vers l'ouest. La suivre jusqu'à un petit épaulement qui permet d'accéder au sommet.
Beau panorama sur les golfes de Porto et Galeria et sur la chaîne du Cinto et du Rotondo.

Scala di Santa Regina
stareghj

Durée : 4 h AR
Dénivelée : 400 m
Difficulté : ** (pente)
Balisage orange
Cet impressionnant chemin muletier, parfois construit en surplomb sur le rocher, fut construit en 1820 pour faciliter l‘accès aux villages du Niolo. La route ne fut ouverte qu‘en 1889.
On admirera au cours de cette ballade les restes du dallage du sentier, ses murs de soutènement, ses lacets inscrits entre les rochers et son vieux pont sur la Ruda.

Depuis le Ponte di l‘Accia, on peut avoir un petit aperçu du sentier en remontant la rive gauche du torrent depuis le Ponte di l‘Accia par un petit raidillon en rive gauche de la Ruda.

Pour le sentier complet, il faut, en venant de Castirla, s‘arrêter près de la fontaine dédiée à la Vierge, 400 m après une maison en ruine. Le sentier débute sous les arbres. Il monte doucement en surplomb de la route, puis pénètre dans une zone plus rocheuse. La pente se fait plus forte. On franchit une petite crête d‘où l‘on domine les gorges du Golu. Le sentier redescend quelques lacets puis franchit le torrent de Falcunaghja presque toujours à sec pendant la période estivale, mais qui est un des grands canyons verticaux connus de l‘île. Le sentier en corniche se rapproche à nouveau de la D84. On aperçoit en contrebas un pont routier sur la Rudda.
On arrive bientôt au pont à double arcade de la Rudda, que l‘on franchit. C‘est la partie la plus intéressante du parcours. Le sentier au-delà du pont monte par 17 lacets sur la rive droite du torrent, puis s‘oriente vers le sud pour dominer la route d‘une centaine de mètres. Il va ensuite suivre une direction parallèle à celle de la route en prenant de l‘altitude, dans un paysage beaucoup moins encaissé et plus sec.

Il arrive enfin dans le haut du village de Corscia constitué des hameaux de Pruno, Piana et Costa.

Plusieurs possibilités s‘offrent au randonneur : faire demi-tour, ce qui est loin d‘être inintéressant car l‘éclairage change rapidement ; revenir par la route en traversant tout le village de Corscia ; enfin, itinéraire un peu plus cahotique, on peut également emprunter le vieux sentier antérieur à la Scala.

Il faut alors poursuivre vers le nord. Après avoir franchi la crête principale, vers l‘altitude 930, il faut trouver sur la droite un sentier se dirigeant vers une ligne à haute tension à l‘est. Avant d‘atteindre la ligne, repérer le monument à un pilote de tracker décédé dans un accident et descendre vers la Rudda, à travers une forêt de chênes verts. Traverser la Rudda par le Ponte Suttanu et remonter en rive gauche, d‘abord en direction sud-est, puis en direction nord-est après l‘arête rocheuse. Le sentier, raide par endroits, décrit ensuite trois boucles pour descendre vers le pont de l‘Accia et le sentier de la Scala.

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Pour voir la galerie photo, suivre ce lien.

Paglia Orba et Capu Tafunatu

Ces deux sommets sont certainement les plus beaux de l'île. Cependant, leur ascension est réservée aux randonneurs aguerris et ne souffrant pas du vertige. Mais la montée jusqu'au col des Maures est réalisable par tous.

Accès : Depuis le virage en épingle à cheveux du Fer à Cheval sur la route D84 à environ 3,5 km du col de Verghju, en pleine forêt de Valdu Niellu.
Carte IGN TOP 25 .
Horaire : 3 h jusqu'au refuge, 6 h AR pour la Paglia Orba
Intérêt: ***
Dénivelé : 670 m (de 1 329 à 2 000 m) pour la montée au refuge Ciottulu di I Mori, 525 m (de 2 000 à 2 525 m) pour la Paglia Orba depuis le refuge et 200 m (de 2 155 à 2 335 m) pour le Capu Tafonatu depuis le col des Maures.
Difficulté: * jusqu'au col des Maures, *** pour les ascensions

Itinéraire : Prendre le chemin qui se dirige depuis le virage vers le NW à travers bois, rejoint le GR 20 et son balisage rouge et blanc un peu plus loin et monte aux bergeries d'E Radule (1 370 m - 40 mn).

On franchit ensuite le Golu un peu au-dessus de la célèbre cascade de Radule et on rejoint le vieux sentier de transhumance Niolu - Falasorma bien aménagé qui monte dans un défilé pierreux jusqu'au débouché du vallon de Tula à la sortie de la forêt. On franchit de nouveau le Golu sur des dalles, puis on le longe RD jusqu'à l'endroit où le GR 20 se détourne du Golo, bifurque à angle droit et monte à gauche en amont du versant (1 700 m - 2 h).

On peut continuer tout droit vers la bergerie de Tula. Le sentier marqué en rouge va vers la rive droite. Après 10 minutes de la bergerie, il repasse en rive gauche pour grimper par de raides lacets jusqu'au refuge de Ciottulu di I Mori (1 991 m - 3 h).

Derrière le refuge, un sentier signalé et marqué en blanc mène à travers des éboulis au coi des Maures (20 min).

- Pour aller à la Paglia Orba :

Paglia Orba par les Cheminées de Foggiale :
Monter directement à l'épaule de Foggiale (2 300 m - 1 h depuis le refuge) par des éboulis pénibles. Depuis la vire supérieure du Capu Tafonatu accéder à la cuvette en contrebas Est de l'épaule. Escalader des rochers bleu-gris et, par une traversée ascendante vers la D d'une centaine de mètres, atteindre une petite plate-forme au-dessus de la cuvette.
En contournant un angle rocheux à D, on découvre à G la "cheminée inférieure" (attention à ne pas redescendre à droite pour trouver une autre cheminée parallèle, mais nettement plus étroite), profonde entaille rocheuse que l'on remonte (II).
Au-dessus, redescendre de 10 m vers la G dans un large couloir où l'on découvre "la cheminée supérieure", entaille inclinée d'environ 40 m, parallèle à la précédente, que l'on remonte aisément. Ensuite terrain plus facile où l'on retrouve 20 m plus haut un large couloir que l'on gravit vers la G, puis une vire horizontale de 70 m vers la D et le couloir de sortie juste à l'E de la Combe des Chèvres.
Le sommet est atteint ensuite aisément (2 525 m - 2 h depuis le refuge).
Pour descendre, emprunter la voie normale, en redescendant puis traversant la Combe des Chèvres en direction SW (attention à ne pas descendre dans la Combe - c'est la voie de la Cheminée d'Hiver - remonter de l'autre côté), et, en suivant une succession de cairns, rejoindre une échancrure caractéristique dominant la raide paroi de la face NW. Descendre le couloir issu de cette échancrure, puis par une série de ressauts, de couloirs et de vires, toujours marqués par des cairns, on atteint le col des Maures (2 155 m - 1 h à 1 h 30 depuis le sommet)

- Capu Tafonatu par les vires :

Depuis le col, repérer la vire qui monte obliquement de D à G dans la muraille rougeâtre juste au-dessous du Trou. Du col, gagner cette vire par des rochers faciles et la suivre jusqu'aux "Pierres Blanches" où elle s'arrête. S'élever de quelques mètres au-dessus, traverser à D (passage malcommode à contourner par le haut) puis redescendre pour retrouver une autre vire horizontale qui conduit à D jusqu'au Trou.
Au-delà du Trou, prendre une vire ascendante puis horizontale qui contourne toute la face E vers le N, traverse l'arête N et passe en face W par une petite brêche. A son extrémité, on débouche sur une profonde cheminée verticale de 15 m que l'on escalade (II) pour arriver à une petite terrasse.
De là, on peut monter directement au sommet par une dalle verticale (IV), mais il est plus facile de redescendre un peu vers le S pour contourner ensuite par la G le bloc sommital (2 335 m - 1 h depuis le col).

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Lire le récit de cette rando et voir la galerie photo, en cliquant sur ce lien.

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Paglia Orba & Capu Tafunatu, frissons garantis

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Le refuge de Ciottulu di i Mori entre le Capu Tafunatu (à gauche) et la Paglia Orba (à droite)

Mythique, emblématique, inaccessible et inoubliable. L’ascension de la Paglia Orba et, en face, du Capu Tafunatu marque à jamais les quelques randonneurs qui s’y aventurent...

Pour beaucoup, c’est le nom d’un ancien navire de la SNCM, mais pour les amoureux des cimes, c’est l’emblématique sommet en forme de “molaire” du massif du Cintu. Culminant à 2525 mètres d’altitude, la Paglia Orba est un piton rocheux rouge sang faisant face à l’œil du diable, le Capu Tafunatu.

Sa couleur, elle la doit à la composition de sa roche. Un savant mélange de porphyres, poudingues porphyriques, rhyolites et ignimbrites lui donnant des reflets d’ocre dont l’intensité change avec la lumière. S’ils sont marqués par de nombreuses tragédies, dues principalement à une ascension très technique, ces deux sommets font parti des défis les plus relevés par les randonneurs. Pour ceux qui y renoncent, souvent par sagesse, le point d’arrêt à Ciottulu di i Mori, le refuge posé aux pieds de ces deux géants, reste une étape incontournable du GR20. Le cadre, le panorama, l’ombre des deux sommets et les légendes font de ce site un lieu mythique et sacré de la chaîne montagneuse corse.

Un sommet emblématique

Véritables symboles de la montagne Corse, la Paglia et le Tafunatu sont renommés, admirés et bien plus que des amas de roches... Réputés et connus dans le monde entier, la Paglia Orba et son confrère, le Capu Tafunatu, font l’objet de beaucoup de discussions et de convoitises. Véritables vitrines pour la Corse et sa montagne, on n’hésite pas à associer leur nom à toutes sortes de projets.

Détournement de nom

Tout le monde en Corse, même les gens de passage auront lu ou entendu quelque part ce nom : “Paglia Orba”. Pour certains, ce sera le nom du bateau dans lequel ils ont voyagé depuis le continent jusqu’aux côtes insulaires. Pour d’autres, le nom d’un restaurant, d’un camping ou d’une résidence de vacances. . Certains universitaires scientifiques vous diront qu’il s’agît d’une plateforme énergétique de recherche, basée à Ajaccio et portée par l’Université de Corse, le CNRS et le CEA, afin d’étudier l’hybridation de différentes formes de stockage d’énergie et l’optimisation de la distribution de l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables. Il vous sera même possible de commander un sandwich, un panini ou un cocktail “Paglia Orba” ! Beaucoup ignoreront qu’il s’agît là d’une des emblèmes de la montagne corse, le troisième sommet le plus élevé de l’île. Une montagne qui fait rêver, qui fait frissonner mais dont les sportifs raffolent.

Une pointe omniprésente

Pourquoi un tel engouement ? D’abord, sur la plupart des sentiers situés en crêtes et sur la quasi totalité des sommets les plus connus de l’île, il est possible d’apercevoir "la dent rouge" à l’horizon.

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La Paglia Orba (à droite) et le Capu Tafunatu (à gauche) depuis le Monte Cervellu.

Toujours elle se dresse, sous l’une ou l’autre de ses face, et toujours elle reste reconnaissable parmi les autres pointes de la chaine montagneuse. Son profil est unique, elle ne passe pas inaperçue. Même depuis les hublots des avions de ligne, l’œil se pose sur cette protubérance rocheuse à la forme si particulière.

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La Paglia Orba enneigée depuis le San Sistu.

Souvenir inoubliable du GR20

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Des randonneurs après les bergeries d'E Radule.
Que ça soit les randonneurs du dimanche ou ceux qui arpentent le célèbre sentier de grande randonnée de Corse (le GR20) tous s’accordent à dire que cette montagne possède quelque chose d’unique. Comme le lion de Rocapina ou les îles Sanguinaires, c’est, pour les marcheurs, un site incontournable dont on ramènera une photo, un selfie, ou le souvenir d’un frisson pour les plus téméraires.

"Chaque jour nous avons été éblouies"

C’est ce que nous confieront des randonneuses aux abords de la Paglia Orba, engagées sur le GR20 depuis une semaine.

En effet, chaque étape de cette longue marche offre son lot de surprises et l’arrivée au refuge de Ciottulu di i Mori, aux pieds de la Paglia, est un de ces moments qui restent dans les mémoires.

"C’est vraiment magnifique. Nous n’avions pas encore vu un tel paysage depuis notre départ."

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Des randonneuses allemandes sur la montée à Ciottulu di i Mori.

Dormir à l'ombre des géants

Rare sont les marcheurs à sauter cette étape du GR. Le refuge de Ciottulu di i Mori, Le creux des Maures, est toujours l’occasion de faire une pause.

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Arrivée au refuge de Ciottulu di i Mori depuis le col de Vergio.

Sa terrasse panoramique offre une vue imprenable sur la vallée dans laquelle le Golo, un des nombreux fleuves corses, prend sa source.

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Un randonneur a posé sa tente à l'ombre de la Paglia Orba.

À l’intérieur du creux, on trouve 26 lits et une grande salle pour se restaurer, cuisiner et se mettre à l’aise. À l’extérieur, l’espace ne manque pas pour poser sa tente.

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Un randonneurs sur la terrasse de Ciottulu di i Mori.
Mais les places sont chères ! En été mieux vaut réserver sa nuitée si l’on veut profiter de l’ombre du Tafunatu et de la Paglia Orba au coucher du soleil.

Richesse environnementale

Clé du succès, la diversité des paysages s'accompagne
d'une faune et d'une flore qui évoluent avec l'altitude

D’où que l’on parte en Corse, les sentiers nous amènent toujours d’un paysage à l’autre. Pour le promeneur l’impression de changer, souvent plusieurs fois, de région est palpable.

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La forêt de Valdu Niellu

De la forêt de feuillu aux arides paysages alpins. De la rivière à la sécheresse des sommets. Des dalles de granit aux solides roches rouges d’une ancienne caldeira associée au massif du Cinto. Car c’est de là que vient la couleur des pierres qui composent la Paglia Orba et une grande partie des montagnes de l’Ouest Corse.

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Des roches rouges près du col des Maures.

Un effondrement volcanique

Cela n’aura échappé à personne. On retrouve cette même texture, cette même couleur de Capu Rossu à la Paglia, en passant par Capu d’Ortu, les calanques de Piana, le monte Senino ou encore Porto.

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Des roches rouges dans le golfe de Porto.
Carte des structures et domaines géologiques de Corse Ce n’est pas du hasard mais une accumulation de faits historiques. À l’ère primaire, un gigantesque volcan composait cette région du globe. À sa disparition une vaste zone d’effondrement volcanique, une caldeira, c’est créée. C’est au tertiaire que ces roches ont été portées en altitude puis détruite par l’érosion. Ce que nous observons aujourd’hui sont les quelques vestiges qu’il reste de ce remplissage sédimentaire.

Altitude et végétation

Des marcheurs dans la forêt de Valdu Niellu. Au col de Vergio, dans la forêt territoriale de Valdu Niellu, les pins règnent en maitre même si quelques bosquet de feuillus aux dimensions stupéfiantes émergent ça et là. En prenant la direction du GR Nord on change plusieurs fois de décor. D’abord les pins et les feuillus laissent place à la roche granitique au niveau des Bergerie d’E Radule (env. 1300m). Déjà, il ne subsistent plus que quelques arbustes et petits arbres. Plus loin, autour des eaux du Golo, de grands pins se dressent majestueusement. Blessés et tordues par des années de combat contre les intempéries. Plus l’on avance et moins la végétation est haute. On termine par circuler au milieu de buissons griffants.

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La vallée du Golo jusqu'aux pieds des sommets.
Au refuge, tout à disparu. Comme une limite à ne pas franchir, la végétation a stoppé sa progression à Ciottulu di i Mori. Derrière, tout n’est que dalles de pierres et éboulis.

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Il n'y a plus de végétation aux abords de sommets.
Dans de petits écrins, à l’abri des intempéries, les plantes les plus résistantes ont trouvé quelques refuges. Quelques petites touches vertes au milieu d’un amas de roches rouges et violettes.

Un abri pour le mouflon

Au fil de l’ascension, la végétation est accompagnée par sa faune. Ainsi, les geais laissent place aux choucas et aux grand corbeaux noirs.

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Quelques traces de vie sur le sentier.

Les salamandres restent à l’humidité des forêts tandis que les lézards s’approprient les sites les plus exposés au soleil. Près des bergeries de Tula, des troupeaux de chèvres et de vaches se partagent le territoire. Chacun sa place mais d’aucun s’approche des sommets. Ils sont déjà réservés. Les randonneurs les plus chanceux ont pu s’en rendre compte. Les mouflons corses se sont appropriés les plus hauts rochers.

panneau
Un panneau dans le refuge de Ciottulu di i Mori.
Mais il faudra se lever tôt, savoir rester discret et s’armer de patience pour pouvoir les observer.
Un mouflon sur la montée à la Paglia Orba.

Des gouttelettes au fleuve

Si les troupeaux affectionnent la vallée, c’est qu’elle est riche d’eau. Une eau qui malgré la sécheresse des étés coule tout au long de l’année.

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Une vasque dans la vallée du Golo.

C’est aux pieds de la Paglia Orba que le Golo, le plus long fleuve côtier de Corse avec près de 90km de longueur, prend sa source.

La cascade d'E Radule près des bergeries du même nom.

Au milieu des roches, des piscines naturelles ont été creusées au fil des siècles et servent aujourd’hui de refuge à quelques poissons et de coins de baignade aux promeneurs.

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Des promeneurs font une pause au bord du Golo.

Entre histoire et légendes

La Paglia Orba et le Capu Tafunatu sont empreints de légendes.
Leur conquête par les pionniers de la randonnée
a été rude et marquée par des tragédies
.

Si l’homme n’a pas été témoin des transformations géologiques qui ont créé ce piton rocheux, il a écrit une histoire riche empreinte d’aventures, de succès mais également de malheurs autour de la Paglia Orba.

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Dans le brouillard, l'œil du diable.

L’œil du diable

C’est l’autre nom que la légende donne au trou du Capu Tafunatu. Il se situe a plus de 2000m d’altitude, sur le sommet du même nom. La légende raconte que c’est le diable qui l’aurait percé en lançant son marteau.

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Le Capu Tafunatu.

Le démon, après avoir été mis dehors par Saint-Martin, qui gardait alors les prairies du Niolu, avait conclu un accord avec le chef du village. Il avait proposé de construire un pont sur le Golu en échange de l’âme de son choix. Conseillé par Saint-Martin, le chef y avait ajouté une condition : le pont devait être achevé en une nuit, avant le chant du coq. Dans un vacarme assourdissant, Satan et ses diablotins s’attelèrent à la tâ̂che toute la nuit. Mais, alors que le ciel était encore noir et qu’ils étaient sur le point de poser la dernière pierre, le diable et son équipe virent arriver un homme paisible. Celui-ci, avec nonchalance, sortit de sous son manteau un coq qu’il fît chanter. Comprenant qu’il avait été dupé, Satan jeta son marteau, qui allât se fracasser contre le sommet du Capu Tafunatu, y perçant un trou de 35m de large sur 10m de haut. L’œil du diable.

marteau
Le marteau du diable. (Photo N.W.)
Si le manche à disparu, la tête du marteau dit-on se trouve toujours sous le sommet. Symbolisé par un énorme bloc rocheux aux formes cubiques.

La conquête des sommets ... De nombreux disparus...

Le Capu Tafunatu et la Paglia Orba sont marqués par de nombreuses tragédies. Beaucoup de marcheurs ont laissé leur vie lors de l’ascension.

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Une plaque en souvenir d'Ignace Mantei et de Jean-Luc Carli, morts sur le sommet le 24 août 1965.
Chaque année, des randonneurs non aguerris se font surprendre par le niveau nécessaire pour arriver à la croix située à 2 525 mètres. Ci dessous, voici quelques articles au hasard sur les accidents survenus ces dernières années sur la Paglia Orba et ses environs.

  • 25.10.2015 : Un parachutiste meurt dans la Paglia Orba
  • 22.04.2017 : Un randonneur bloqué sur une vire rocheuse
  • 21.09.2013 : Chute mortelle en montagne dans le Niolu
  • 19.06.2017 : Trois secours sur le GR20 Nord
  • 05.06.2012 : Secours difficile après une chute

Du plateau d’Alzu au Capu Tafunatu

Le plateau d’Alzu (1620 mètres d’altitude) se situe sur les hauteurs de Corte. On y accède depuis la vallée de la Restonica ou du Tavignanu. Quel lien existe-t-il entre ce plateau et le Capu Tafunatu ? Chaque année, les 16 et 27 juillet, c’est comme une procession. De nombreux marcheurs se donnent rendez-vous sur le plateau juste avant le coucher du soleil. Pourquoi ? Ce sont les deux seul jours de l’année ou l’on peut apercevoir le soleil couchant passer dans le trou du Tafunatu dont le surnom, œil du diable, prend alors tout son sens.

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Le soleil se couche dans l'œil du Capu Tafunatu...
D’abord, l’astre disparait derrière la crête. Mais quelques instants plus tard, il réapparaît dans la faille et offre un spectacle unique.

De la randonnée à l'escalade

La frontière entre la randonnée, l'escalade et l'alpinisme
est quasiment franchie aux abords de la Paglia Orba.
Son ascension peut-être technique et nécessiter du matériel adapté

L’ascension de la Paglia Orba, même par la voie normale, s’adresse à des randonneurs expérimentés. L’itinéraire, très minéral, n’est balisé que par des cairns et nécessite donc un certain sens de la progression.

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Le sentier est très technique après le refuge et uniquement balisé par des cairns.

À la limite de l’alpinisme

Au dessus de Bocca à i Mori, il faut escalader une longue cheminée en s’aidant des mains. Il faudra redoubler d’attention à la redescente. Plus haut, une vire facile surplombe un vide impressionnant.

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Certains passages nécessitent des connaissances en alpinisme. Les personnes inexpérimentés seront plus en sécurité avec un guide.
En cas de vertige, s’abstenir. Depuis les années 1960, de nombreux montagnards ont trouvé la mort sur les chemins de la Paglia Orba.

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Le cheminée de Foghjale en été.

Le sommet en hiver

En hiver, les randonneurs (pour ne pas dire les alpinistes), accèdent au sommet par un autre itinéraire. Lorsqu’il y a de la neige, il est préférable de ne pas emprunter la voie d’été (Bocca à i Mori) mais plutôt la cheminée de Foghjale.

hiver
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Ciottulu di i Mori en hiver.
Du refuge, se diriger vers l’est jusqu’à une antécime située au sud du sommet : c’est l’épaule de Foghjale, à 2302 mètres d’altitude. La seule difficulté barrant l’accès au sommet est une courte cheminée qu’il faudra escalader. Longue de seulement 8 mètres, elle est équipée d’un anneau et d’un relais. Sur cette roche lissée, la grimpe n’est pas évidente, d’autant plus lorsque la neige et la glace la recouvrent. Les plus astucieux la franchissent sans équipement, mais une corde s’avère indispensable pour la redescende.

Les voies d’escalade

Si la Paglia attire de nombreux randonneurs, elle est aussi et surtout le domaine des alpinistes. De nombreuses voies d’escalade parcourent ses faces est et nord. La plus célèbre, car historique, est sans doute la Finch.

escalade
Topo sur la voie Est sur www.camptocamp.org
En préparation pour l’Himalaya, les frères Georges et Max Finch vinrent s’entraîner en Corse en avril 1909. Ils s’attaquèrent alors à la face est de la Paglia Orba, invaincue jusqu’alors. Une vire recouverte de neige a trahit le cheminement dans la verticalité de la face. Ils l’emprunteront pour déboucher au sommet.
Cent ans plus tard, la course, d’une relative facilité, fait partie des grandes classiques insulaires. D’autre voies bien plus difficiles, comme la Surella d’Irlanda (ouverte par Pierre Pietri en 1980) représentent aussi le « must do » de l’alpinisme en Corse.

Du col de Vergio au refuge de Ciottulu di i Mori

Heureusement, ces monstres de pierres sont accessibles facilement via le GR20 ou ses variantes.

parcours

Itinéraire expliqué ci-dessous

Si les moins expérimentés devront éviter l’ascension du sommet sans guide, ils pourront contempler ces impressionnantes montagnes sans prendre de risque.
Voici un itinéraire simple, accessible en famille, du col de Vergio jusqu’au refuge de Ciottulu di i Mori.

- Informations pratiques

Accès : le départ se fera de Castel Vergio, là où se trouve le refuge, juste en face de l’ancienne station de ski.
Distance : comptez 16 km aller/retour sans les sommets. Ajouter 4 km pour la Paglia et le Tafunatu.
Temps : comptez 6 heures aller/retour pour un marcheur normal de Vergio jusqu’au refuge. Ajouter 3 heures pour les deux sommets.

- Itinéraire

Depuis l’hôtel, prendre la direction (par la route) du col de Vergio. Dans le grand virage, après l’hôtel, un panneau vous indique les bergeries d’E Radule et le refuge de Ciottulu di i Mori.

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Panneau en bois, cassé lors de notre visite.

Il faudra alors suivre l’itinéraire balisé en rouge et blanc du GR20 dans les bois.
Rapidement on rejoint les bergeries et on change d’ambiance, la forêt laisse place au minéral.

Après les bergeries, les traces du GR nous mènent aux rives du Golo. Attention la passerelle s’est écroulée, mais il est toujours possible de traverser un peu plus loin.

Après avoir traversé, on suivra la vallée vers le Nord. Au Sud, le balisage change vers le Mare a Mare. On continuera l’ascension jusqu’à une prochaine passerelle, en bonne état celle-ci, pour longer le Golo au milieu des aulnes odorants.
Tout du long, des vasques permettent de se rafraîchir. On suivra l’itinéraire jusqu’au refuge. Au fond de la vallée, les deux sommets font leur apparition. Il faudra être persévérant mais la montée se fait doucement et sans réelles difficultés. Les vasques permettent de se rafraichir au fil du sentier.

pied
On arrive au pied du refuge, le sentier grimpe un peu plus !
Une fois à la vue du refuge, il faudra attaquer l’ascension qui est un peu plus raide. Vous aurez alors la possibilité de dormir sur place, de continuer vers les sommets (avec précaution) ou de rentrer par le même itinéraire.

L’ascension de la Paglia Orba en images

Il faut grimper en direction de Bocca di i Mori.

Source : Corse Matin, 14 octobre 2017

Le sentier de Guagnerola

Carte IGN Top 25 Corte-Monte Cinto (plis D1/D2) ou Porto 4150 OT (plis C10/C11)
Durée : 5 h
Dénivelé : 700 m
Difficulté : **
Départ : Sur la D84, au virage du Fer à Cheval situé 3,5 km après le col de Vergio en venant d'Evisa.

L'itinéraire suit d'abord un vieux tracé du GR20 et traverse une pinède parsemée de bouleaux avant d'atteindre un groupe de bergeries. On monte encore jusqu'à la cascade de Radule avant de pénétrer dans le vallon de Tula. Le sentier en parcourt la rive droite avant de s'élever vers la crête qu'il rejoint au sud du Capu a e Ghiarghiole, en vue du refuge de Ciuttulu di i Mori. Suivre la ligne de partage des eaux vers le sud pour escalader le Capu di Guagnerola. Du sommet, repartir vers le sud et descendre jusqu'à a Bocca di Guagnerola (1 833 m). Le sentier rejoint le Golo et ses vasques.

guagnerola

Source : Destination Méditerranée

Sur le toit de la Corse

Le plus haut sommet de la montagne Corse, U Monte Cintu, est accessible depuis les vallées du Niolu et de l’Asco. C’est sur ce deuxième itinéraire que nous nous sommes élancés...

Incontournable, incomparable, inoubliable, autant d’adjectifs qui ressortent des témoignages recueillis sur les sentiers qui bordent le Monte Cintu.

Si la plupart des randonneurs du GR20 ne s’éloignent que très rarement du balisage rouge et blanc, ils sont nombreux à prendre la variante, quitte à perdre une petite heure, pour profiter du plus haut panorama de la montagne corse, à 2706 mètres d’altitude.

Il est très souvent arpenté par des marcheurs à la journée, en soif de nature et de quiétude, comme seule sait offrir la haute montagne, pour les uns ou de défis sportifs et de dépassement de soi pour les autres.

Mais tous se diront, à leur première ascension, “ça y est, je suis sur le toit de la Corse”.

Deux accès pour un sommet

Il existe plusieurs moyens de rejoindre le Cinto. Par la face Nord ou par la face Sud. À chacune ses avantages et ses inconvénients...

Le Monte Cintu ne fait pas partie de ces sommets inaccessibles ou compliqués à approcher. Les sentiers sont clairs et plutôt bien balisés. Surtout que 90% du parcours se fait sur le GR 20 ou sur ses variantes.

Pour se rendre sur le toit de la Corse, il existe deux chemins bien connus. L’un débute à Lozzi dans le Niolu et l’autre à la station de ski d’Asco, en suivant le nouveau tracé du GR 20.

Départ d’Asco au lever du soleil.

L'Asco par la face Nord

ascu
Départ depuis la station de ski au milieu d'une magnifique forêt de pins.

C’est en partant de la station de ski, nouvellement restaurée et réouverte, que nous pouvons rejoindre le Monte Cintu, en suivant simplement le nouveau tracé du GR en direction du Sud.

gr20
Le départ, c'est par là ! Juste derrière le parking de la station.

La fin du cirque

Nouveau tracé ? Eh oui, le cirque de la solitude a été fermé après la catastrophe du 10 juin 2015. Ce jour-là, sept randonneurs ont trouvé la mort dans une coulée dévastatrice consécutive à un orage.

Coup d'œil en arrière, la montée est assez raide.

Depuis, l’accès a été fermé et les chaînes retirées. Le nouveau balisage nous fait suivre le ruisseau de Tighiettu et remonter jusqu’à Bocca Borba, dans les éboulis.

À droite, Bocca Borba sous Capu Borba. Le chemin longe la crête en face pour descendre dans la vallée.

L’ancien chemin d’ascension du Cintu est devenu officiel pour contourner le cirque.

Dans les éboulis

Attention, si le chemin est sur le GR20 et parfaitement bien balisé et équipé, il reste tout de même assez difficile.

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Au col des éboulis !

En partant du refuge d’Asco, c’est plus de 1300 mètres de dénivelé positif qu’il faudra assumer pour rejoindre la pointe des éboulis, la bien nommée. Tout ça sur seulement cinq petits kilomètres.

Darren Ladd, originaire de Bath en Angleterre.

“Le GR20 a la réputation d’être difficile. C’est une bonne réputation”, nous confiait Darren Ladd sur le sentier, pourtant habitué des treks en montagne.

Deux lacs

Après une partie difficile où il faudra mettre les mains pour ne pas glisser dans les pierriers, on rejoint un petit plateau où se trouve le lac d’Argentu, situé à 2300 mètres d’altitude.

Le lac d'Argentu, à 400 mètres sous le Monte Cintu.

Il semble tout petit au milieu de son écrin de roches.

Une fois au col des éboulis, la vue se dégage et on aperçoit alors le Niolu avec son immense lac artificiel de Calacuccia.

Plus proche, au pied des falaises abruptes du Capu Falu, on peut voir le lac du Cintu. Beaucoup plus majestueux que l’Argentu. En cette période de l’année, il est ensoleillé qu’une petite partie de la journée mais c’est à ce moment précis qu’il est le plus éblouissant.

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Le lac du Cintu, sous Capu Falu. Au second plan, on voit la Paglia Orba en forme de pointe.

Un bleu profond scintillant et calme. Un effet de sérénité accentué par le silence environnant.

Il est la source de l’Erco, un petit ruisseau qui se jette dans le Golo.

Panorama au col des éboulis sur le Niolu et la vallée de l'Ercu.

Entre les points rouges

De là, il faudra suivre les points rouges et serpenter entre les rochers pour rejoindre le sommet.

Il faut suivre les points rouges dans un environnement rocailleux.
En direction du sommet. Il faut parfois mettre les mains.

Si côté dénivelé il ne reste pas grand chose, le parcours se corse car il n’y a plus de sentier.

On escalade, on se glisse dans un trou, on saute, on pose les fesses et surtout, on cherche les points rouges sur presque un kilomètre pour rejoindre le chemin, cairné, qui part du refuge de l’Ercu.

On voit d’ailleurs le refuge de là-haut. Comme une petite bâtisse au toit vert.

De si haut, il paraît minuscule.

refuge
Regardez bien, le refuge est en bas, entre les deux rochers au premier plan.

Lozzi par la face Sud

Depuis Lozzi, le chemin est moins semé d’embûches, mais également moins impressionnant.

lozzi
On distingue la piste qui part de Lozzi et le sentier qui monte jusqu'au sommet.

Le parcours démarre après le camping.

Un panneau dans le village annonce d’ailleurs l’itinéraire “Monte Cintu”. C’est certainement celui qui est le plus emprunté par les marcheurs journaliers.

Il est possible de raccourcir l’ascension en montant avec un 4x4 jusqu’aux Bergeries de Petra Pinzuta. Toutefois, la piste est soumise à un accès réglementé afin d’éviter un trop grand afflux de véhicules.

sommet
Les deux croix au sommet du Cintu. À gauche, on aperçoit Calvi.

Pour y accéder, il faudra faire une demande d’accès à la mairie de Lozzi.

Tranquille, tranquille

Une fois aux bergeries, le sentier est plus simple, dans un milieu bien plus vert qu’au Nord.

Tranquillement, le chemin monte sur 100 mètres de positif jusqu’au refuge de l’Ercu.

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Refuge de l'Ercu.

Dur, dur

C’est seulement à partir de là que ça corse. Sur deux kilomètres, il faudra gravir plus de 1000 mètres de dénivelé. Alors on marchera en zig-zag pour absorber l’ascension sans trop brûler les cuisses.

rocaille
En approche du sommet, on termine dans la rocaille.

À 400 mètres par heure en moyenne, on rejoindra le sommet en 2h30.

À 2706 mètres

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Le Monte Cintu, plus haut sommet de Corse.

Par tous les chemins, on arrivera à la plateforme juste sous le sommet. Encore quelques mètres pour rejoindre les deux croix plantées dans les rochers.

sommet
Les deux croix au sommet du Cintu.

Sur cette plateforme, tout le monde remarquera une sorte de dalle de béton. C’est à cet endroit que se trouvait auparavant un abri, du même type que l’abri Helbronner situé sous le Rotondu.

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Derrière l'énorme cairn se trouvait un abri en pierres.

L’endroit est aménagé de cercles en pierres, comme les bases d’abris. Certainement façonné pour se cacher du vent et déjeuner au calme.

Sur la plus haute pierre, on s’arrête pour observer le panorama. Sur le plus haut sommet de l’île, tout est visible ou presque.

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Vu en direction du Nord. On aperçoit la forêt d'Asco et Calvi tout au fond.

On regrettera que le Cintu n’ait pas été positionné au centre de l’île. Trop au Nord-Ouest, la vue sur la mer Tyrrhénienne nous est cachée.

En revanche, on suit aisément la chaîne montagneuse et ses sommets les plus emblématiques.

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Regard en arrière dans la forêt de l'Asco au retour. Les cimes sont impressionnantes.
Source : http://reportages.corsematin.com/ - 27 octobre 2017


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