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U Svegliu Calvese
et Les Rencontres polyphoniques de Calvi

Des débuts à l'année 2005

Dernière mise à jour : 05/02/2011

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à l'iniziu c'era a voce


Da furtezza ceca
A' batticcia bruna
Da marosulu persu
A' ridente sciuma
Ci fù un seculu attundulitu
E' centu rigiri di luna
D'aveugle citadelle
Jusqu'à grève brune
Et de lame perdue
A souriante écume,
Il y eut un siècle,
Qu'arrondit le retour de cent lunes



L'association U Svegliu Calvese est née en juillet 1981 du constat de la perte progressive d'identité de la ville, entre le côté touristique de l'été et le côté ville de garnison en hiver. Les créateurs ont voulu renouer avec les traditions, faire reprendre conscience aux Calvais de la richesse de leur patrimoine.

Si l'association travaille quotidiennement sur le terrain en organisant des stages de théâtre et en encadrant la structure socio-éducative de La Tour Solaire, qui propose aux enfants et adolescents calvais de nombreuses activités (aide aux devoirs, ateliers de musique, dessin, photo...), U Svegliu est connu avant tout pour les manifestations qu'il organise depuis de nombreuses années, aux fêtes de Pâques (les Passions) et en septembre (les Rencontres polyphoniques).

Afin de perpétuer l'héritage des chants polyphoniques et de l'ouvrir à d'autres cultures partageant la même expression polyphonique, U Svegliu Calvese, sous l'impulsion de son président Jean-Témir Kérefoff et de sa secrétaire Dominique Bianconi (une ancienne du groupe Donnisulana soit dit en passant), et en collaboration avec le groupe A Filetta, a créé en 1989 les Rencontres de chants polyphoniques de Calvi. Elle ne réunissaient à l'époque que deux groupes, A Filetta et Su Cuncordu de Orosei. A Filetta avait été reçu en Sardaigne et avait souhaité recevoir le groupe Sarde en retour en Corse.
A l'issue de ce concert sont nées ce qui allait devenir les Rencontres. Il se trouve que Jean Sicurani faisait partie des membres fondateurs du Svegliu. A Filetta était alors un jeune groupe qui répétait souvent à la Poudrière. Des liens amicaux très forts se sont rapidement noués.

Ces Rencontres sont aujourd'hui un rendez-vous musical d'une grande qualité où se croisent et s'entremêlent les voix de chanteurs venus du monde entier : mongols, inuits, tibétains, sud-africains, cubains, sardes...
Au delà de son envergure internationale, cet événement met en valeur tout l'espace et l'architecture de la haute-ville dont le cœur bat au rythme de concerts, d'ateliers et de rencontres consacrés à l'art du chant avec un grand C. Ainsi chaque année depuis 1989 en septembre, dans la lumière et la chaleur d'un été languissant, la citadelle accueille des chanteurs venus de tous horizons, qui, quatre jours durant, partagent le plaisir d'échanger leurs voix et leurs âmes...

En 1989, les chanteurs du groupe A Filetta entamèrent un dialogue avec les chanteurs sardes d'Orosei. Le fil ainsi tissé devait se poursuivre, et d'autres le saisirent qui vinrent de Géorgie, d'Afrique du Sud, de Bulgarie, d'Angleterre ou de Cuba.

Depuis, d'année en année, les murailles de la citadelle renvoient l'écho de ces voix, qui racontent la terre, les océans, les montagnes et les étoiles, qui nous disent l'histoire de peuples de souffrance, de peuples d'espérance, de peuples à rêver. Calvi devient alors le lieu de ce plaisir intense et de cette émotion pure qui frappe en plein coeur quand des hommes d'aujourd'hui se rassemblent, simplement pour chanter la fascinante modernité de l'art polyphonique.

JC. ACQUAVIVA

A noter que les Rencontres s'intitulent "Rencontres de chants polyphoniques", sans qu'elles soient réservées exclusivement à ce type de chant. Ce sont les Rencontres elles mêmes qui sont polyphoniques. Il n'est pas toujours nécessaire de comprendre ce qui se dit pour s'entendre...

Deux anecdotes rapportées l'une par Jean-Claude Acquaviva, l'autre par Dominique Bianconi :

Une fin de soirée à 5 heures du matin à la Poudrière. Il y avait là un Géorgien, un Cubain, un Sarde et un continental, qui avaient tous un peu bu. Ils se parlaient chacun dans sa langue et donnaient le sentiment qu'ils se comprenaient. Après ils se sont engueulés un peu, sans aucune gravité, mais c'était surréaliste de les voir mener ce qui ressemblait à un véritable débat philosophique.

Une année, un des chanteurs Géorgiens avait très mal à l'oreille. Nous faisons venir un médecin à la Poudrière, mais aucun ne parlait français. Le Géorgien qui avait mal expliquait ce qu'il ressentait à un autre Géorgien qui traduisait en anglais à une amie qui elle-même traduisait au médecin... Et on frappe à la porte. c'était les chanteurs Sardes du Tenore de Bitti qui demandaient s'ils pouvaient répéter. Et ils se mettent à chanter. A un moment, le médecin s'est interrompu dans sa consultation et a dit : "Je croyais connaître Calvi. Mais où suis-je ?!"

Période : 5 jours à la mi septembre (voir calendrier perpétuel)

Renseignements :
Association U Svegliu Calvese
Tél : 04.95.65.23. 57, e-mail : svegliu@gmail.com .

Depuis 1999, nous avons eu la chance d'assister, presque chaque année, aux Rencontres de Calvi. Parmi les nombreux souvenirs de ces journées exceptionnelles, dont vous trouverez ci-dessous quelques traces, citons la création d'Himalaya, l'enfance d'un chef en 1999, la rencontre avec Antoine Ciosi en 2004, la découverte des Voix de Géorgie...

Un grand merci à Gerda-Marie d'avoir bien voulu mettre à ma disposition ses archives d'une grande richesse, ce qui m'a permis de compléter les années "sans".

Ves

1995 : VIIes Rencontres

Via Stella a récemment diffusé un film de Frédéric Deret sur les VIIes Rencontres Polyphoniques, qui accueillaient, entre autres, Les Voix de Géorgie, Su Cuncordu de Orosei, un groupe bulgare et un groupe sud-africain.

1996 : VIIIes Rencontres

1996


Mardi 10 septembre 1996, Eglise Saint Jean, Bastia

A Filetta (Corse)
Giovanna Marini (Italie)

Mercredi 11 septembre 1996, Calvi

Yann-Fanch Kemener (Bretagne)
Roulez Fillettes (France)
Huun-Huur-Tu (République Tuva)

Jeudi 12 septembre 1996, Calvi

Ozan Firat (Anatolie)
Henry's Eight (Grande-Bretagne)
A Filetta (Corse) : Chants de la Passion

Vendredi 13 septembre 1996, Calvi

Yann-Fanch Kemener (Bretagne) et Didier Squiban
Salasa (Madagascar)
El Cabrero - Paco del Gastor (Espagne)


Samedi 14 septembre 1996, Calvi

Concerts dans la citadelle avec la participation des confréries de Balagne, du choeur polyphonique de Calvi, d'U Concordu de Orosei (Sardaigne), d'Anghjula Dea, A Ribuccata, etc.
Final avec tous les participants.
Le Voci Atroci (Italie)

VIII

1997 : IXes Rencontres

1997
orosei
Photo Studio Luis pour Corse Matin

Samedi 20 septembre 1997, Calvi

Concerts dans la citadelle avec U Concordu de Orosei, Anghjula Dea, U Fiatu Muntese, Mzetamze, les Voix de Géorgie.


enfants
Photo Studio Luis pour Corse Matin

1998 : Xèmes Rencontres



10es


Lundi 14 septembre 1998, Jardins de la Poudrière, Calvi

Courts métrages de Mikhail Kobakhidzé.

Mardi 15 septembre 1998, Eglise Saint Jean, Bastia

A Filetta (Corse)

svegliu
Crédit photo : Jean-Marie Colonna
Vocal Sampling (Cuba)
Le succès et la popularité de ce groupe cubain n'ont cessé de croître en Europe depuis 1992, entre jazz et salsa, entre rumba et mérengué.

vocal
Vocal Sampling - crédit photo Jean-Marie Colonna

Mercredi 16 septembre 1998, Calvi - Soirée en hommage à Ghjuliu Bernardini

Anghjula Dea (Corse)
Cinq jeunes femmes issues de l'école de chant d'A Filetta.
Ensemble Organum (France)
Cet ensemble dirigé par Marcel Pérès a une structure souple qui permet de faire appel pour chaque répertoire à des chanteurs issus d'horizons divers.
Pour cette Messe de Guillaume de Machaut, Marcel Pérès a fait appel à des chanteurs corses issus de la tradition.
I Muvrini
Pour des générations de chanteurs, Ghjuliu Bernardini, fondateur avec ses enfants du groupe désormais mondialement connu et reconnu, fut, est et restera une référence.

Jeudi 17 septembre 1998, Calvi

U Fiatu Muntese (Corse)
Yann-Fanch Kemener (Bretagne)
Houria Aichi (chants berbères)
Houria Aichi revivifie la tradition de la poésie populaire chantée des Chaouis d'Algérie, paysans berbères de l'Aurès.
Voix de Géorgie (Géorgie)
Les chants géorgiens passent parmi les plus beaux du monde. Tous les chants interprétés par les Voix de Géorgie, groupe créé en 1986, le sont dans la version originale qui leur a été transmise par leurs ancêtres.


georgie
Les Voix de Géorgie et A Filetta - crédit photo : Jean-Marie Colonna

Vendredi 18 septembre 1998, Calvi

Aghja Rossa (Corse)
Ces jeunes chanteurs balanins issus des ateliers de l'association "Ghjuventù in mossa" appartiennent également aux confréries calvaises.
Voix de Géorgie (Géorgie)


jmc
crédit photo : Jean-Marie Colonna
Yann-Fañch Kemener (Bretagne)
Le "pays" et ses légendes, les celtes et leurs rêves, c'est son coeur, son âme, et chacune des inflexions de la voix singulère de Yann-Fañch Kemener nous en fait don.
Huun-Huur-Tu (République Tuva)
La République Tuva, au sud de la Sibérie, est une région montagneuse de steppes et de taïga. Cette terre a inspiré cette musique mystérieuse et méditative.

Samedi 19 septembre 1998, Calvi

Concerts dans la citadelle avec la participation d'U Concordu de Orosei (Sardaigne), clôture avec tous les participants.
Vocal Sampling (Cuba)

Viiies

"...ce n'est pas l'instrument exotique ou la pose de la main sur l'oreille qui donne sa force à une musique; c'est plutôt la sensibilité qui la guide, sa façon à elle de raconter, témoigner le monde, la vie, l'humain, tout ce qui par là-même lui donne cette force vitale.
La réduire aux apparats de son décor, c'est l'amputer de son entière substance, lui refuser sa pleine existence."
Jean-François Bernardini

1999 : XIes Rencontres


xi
Création MédiaTerra
11es



repet

coulais
Répétition à Calvi, septembre 1999

Mardi 14 septembre 1999, Théatre municipal de Bastia

Jean-Pierre Lanfranchi : Sogni à l'arrizà
Le Voci Atroci
Marcello Colasurdo e La Paranza Vocale : Il Cortile che canta
Du mercredi au vendredi : concerts de 18 h:
L'Alba, L'Aghja Rossa, Anghjula Dea, U Fiatu Muntese

Mercredi 15 septembre, Cathédrale

A Madrigalesca
Tembang Sunda & Kachapi Sulin
Mercredi 15 septembre, Oratoire
Marilis Orionaa
Sabri Moudalal, Omar Sarmini et l'Ensemble Al-Kindi : le salon de musique d'Alep
The Helping Hand Gospel Singers

Jeudi 16 septembre, Oratoire

Tembang Sunda & Kachapi Sulin
La Squadra


Jeudi 16 septembre, Cathédrale

Tenores Antonia Mesina d'Orgosolo
Sheikh Hamza Shakkûr & Al-Kindi : Liturgie soufie de la Grande Mosquée des Omeyades de Damas

Vendredi 17 septembre, Oratoire

Marcello Colasurdo e La Paranza Vocale : Il Cortile che canta

Vendredi 17 septembre, Place d'Armes

La Musique Vocale de Bruno Coulais avec Marie Kobayashi, Tsering Lodoe et A Filetta


himalaya
A Filetta chante Himalaya

Samedi 18 septembre

Flying Pickets
Tenores Antonia Mesina d'Orgosolo
The Helping Hand Gospel Singers

2000 : XIIes Rencontres

12es  12es


Mardi 12 septembre 2000, théâtre de Bastia :

A Filetta - Musique du film Himalaya, l'enfance d'un chef.


himalaya

Mercredi 13 septembre 2000, Calvi


Salve Regina (Corse, création) par A Filetta, Anghjula Dea, U Fiatu Muntese, L'Alba et Aghja Rossa
Tiharea (Madagascar)
Utali (chants amérindiens)
Souffle Arctique (chants inuits et tchouktches)
Bulgarka Junior (Bulgarie)

Jeudi 14 septembre 2000, Calvi

Souffle Arctique (chants inuits et tchouktches)
Su Concordu de Orosei (Sardaigne)
L'Alba (Corse)

alba
L'Alba - crédit photo : Jean-Marie Colonna
Chanteurs de Tipa (Tibet)
Dialogos (Croatie, Italie)
Soledonna et A Filetta (Corse) : Canti, incanti e creazione (Création Bruno Coulais)

soledonna
Soledonna - Photo Studio Luisi

Vendredi 15 septembre 2000, Calvi

Ariodela (Italie)

ariodela
Ariodela - Photo Studio Luisi
Tiharea (Madagascar)
Bulgarka Junior (Bulgarie)

Samedi 16 septembre 2000, Calvi

Su Concordu de Orosei, Ariodela, confréries de Calvi
Patrizia Bovi, Gigi Casabianca et Francesca Breschi : Ogn'om m'intenda

La géographie de l'imaginaire

A l'heure où les technologies et le marketing régissent les succès musicaux, où quasiment plus personne ne s'insurge contre le play-back, où l'émotion se limite aux lectures des potins du show business, il existe pourtant aujourd'hui encore des démarches singulières dans le domaine musical. (...)
Depuis 13 ans déjà a lieu à Calvi une manifestation culturelle, intitulée Les rencontres de chants polyphoniques, qui permet au public et aux voix du monde de se rencontrer. Une fois de plus pour la 12ème édition qui s'est déroulée du 12 au 16 septembre dernier, le mot "rencontre" y a pris tout son sens, car des rencontres il y en eut beaucoup. Notamment lors des repas à la Poudrière, siège social de l'association organisatrice, lieu de vie de cette manifestation : celle des jeunes chanteurs de Calvi qui échangèrent leurs techniques vocales avec les chanteuses tchouches, rencontre moins surprenante de la Corse et de la Sardaigne avec cette année le groupe l'Alba et le Su Concordu d'Orosei, sans oublier la surprise des chanteuses bulgares et amérindiennes découvrant et échangeant un chant commun à leur patrimoine respectifs.

A noter la formule concert-rencontre qui a pris une place majeure cette année avec une affluence record et des spectateurs enthousiastes, débordants de curiosité, de désir de partage et de découverte : les interventions de l'animateur Philippe-Jean Catinchi ajoutèrent à cette édition en permettant une meilleure compréhension des techniques vocales et des traditions d'où qu'elles puisent leurs sources.

Mais la polyphonie ce n'est pas que la tradition : d'ailleurs l'occasion fut donnée d'assister à des créations : Himalaya ou l'enfance d'un chef, bande originale d'un film signée Bruno Coulais, donné en ouverture au théâtre de Bastia et interprétée par A Filetta et les Tibétains Tsering Lodoe et Gurgan Kyap, le concert dans la cathédrale St Jean Baptiste incontri et creazione, un duo réussi entre A Filetta et le groupe de polyphonies féminines Soledonna sur une musique de Bruno Coulais, et enfin le concert-lecture autour de la tradition mariale pièce intitulée Salve Regina, création du Svegliu Calvese Le final aussi, s'inscrit dans cette démarche avec le thème " La géographie de l'imaginaire ", il surprit le public qui était resté sur des répertoire festifs avec Colarsurdo, Flying Pickets, Vocal Sampling, Voce Atroci. La mise en scène et les lumières proposées démontrèrent que le chant et lumières peut pleinement imprégner un patrimoine et s'imprégner de lui.

JF. ROUCHON
(Source : http://membres.lycos.fr/jpas - Copyright All right reserved CITADELLA MEDIA (tm))

2001 : XIIIes Rencontres

13  13es


Mardi 11 septembre 2001, Bastia

A Filetta (Corse)
Moines de Gyütö (Tibet)

tibet


Mercredi 12 septembre 2001, Calvi

Yann-Fanch Kemener et Aldo Ripoche (Bretagne)
Quatuor Giovanna Marini (Italie)
Lo Cor de la Plana (chant occitan)

Jeudi 13 septembre 2001, Calvi

Quatuor Giovanna Marini (Italie)
La Risonanza
A Filetta (Corse - Choeurs de Medea : création)

Vendredi 14 septembre 2001, Calvi

Lo Cor de la Plana (chant occitan)
U Fiatu Muntese (Corse)
Ensemble Baba Mirzayev (Azerbaïdjan)
L'Alba (Corse)
Moines de Gyütö (Tibet)


tibet
Photo Gérard Baldocchi pour Corse Matin
Jean-Paul Poletti et le Choeur d'hommes de Sartène

Samedi 15 septembre 2001, Calvi

Concert promenade
Salve Regina
Final
Bnet Marrakech (Maroc)

moines

2002 : XIVes Rencontres

Nous n'avions pas pris l'abonnement complet cette année-là (quelle drôle d'idée !)
Nous avons ainsi manqué, notamment, les excellents concerts d'Eva Quartet et de la chanteuse algérienne Houria Aïchi...
Nous avons assisté aux concerts de Pino de Vittorio, A Filetta le jeudi et Erotokritos le vendredi. Le samedi, avant le final nous avons découvert Tempus Fugit.

Le final très africain regroupait les chanteurs et danseurs sud-africains de Colenso Abafana, la Malienne Nahawa Doumbia, l'Erythréenne Fatyinga et encore d'autres. 

tibet

citadelle


verso   recto

2003 : XVes Rencontres


15es
Création Media Terra
15esverso


Mardi 16 septembre 2003, Cathédrale Ste Marie à Bastia :

A Filetta"Intantu"
Alim Qasimov (Azerbaïdjan)
Considéré comme un phénomène vocal, Alim Qasimov chante le "Mugham", forme musicale du IXe siècle comportant des morceaux poétiques et des ballades sur l'amour, la guerre, la vie.
Assurd (Naples)
Ce groupe puise son inspiration dens la tradition de Campanie, des Pouilles, de Calabre et du Lazio. "Tammurriate" ou chants a capella et créations. Ces danses et chants sont de véritables hymnes à la vie.

Mercredi 17 septembre 2003, Calvi

L'Alba
Sélectionnés au Printemps de Bourges 2001 dans la catégorie "espoirs", les chanteurs de l'Alba allient les chants profanes et sacrés issus de la tradition orale corse, en sachant créer l'osmose entre polyphonie, rythme et musique instrumentale.
Il en manque un pour faire un sextuor
Une des surprises des Rencontres que ce groupe de musique vocale a cappella. Chants italiens de la Renaissance, prières polonaises, standards de Cole Porter : un répertoire très éclectique.
Antonella Morea et le groupe Media Aetas
Cette chanteuse napolitaine, qui a travaillé sous la direction de Roberto de Simone, s'appuie sur la tradition de sa région mais également sur ses expériences jazzistiques, de même que le groupe Media Aetas.
Assurd

Jeudi 18 septembre 2003

Jean-Claude Acquaviva et Danyel Waro
Rencontre alléchante que celle du réunionnais Danyel Waro et de Jean-Claude Acquaviva. Le maloya, ancienne musique d'esclaves, combine des influences africaines, malgaches et indiennes en un chant de révolte.
Alim Qasimov
Tavagna "Canta Malcolm Bothwell"
Le musicologue et musicien anglais Malcolm Bothwell a collaboré avec le groupe Tavagna sur trois pièces musicales corses (a pesta, a Moresca, A l'Antigona).
Ma'allem Abdelatif el Makhsoumi (Maroc)
Un des derniers géants de l'envoûtante culture Gnaoui marocaine. Les "Gnaouas" prêtent leur savoir ancestral à un rite de possession nommé "lila" (veillée).
Confrérie di a Pieve di a Serra
On ne dira jamais assez l'importance capitale des confréries en Corse. Ces structures confraternelles constituent depuis toujours des espace de tolérance et d'entraide. Elles sont aussi les dépositaires d'un patrimoine exceptionnel de chants sacrés.

Vendredi 19 septembre

Confréries Saint Antoine Abbé et Saint Erasme


confreries
crédit photo : Jean-Marie Colonna
Ma'allem Abdelatif el Makhsoumi (Maroc)
A Filetta "Si di mè"


sidime
Photo Denis Derond

Samedi 20 septembre

Concerts dans la Citadelle
"Chanter : est-ce toujours dire ?" ou "à l'iniziu c'era a parolla"

2004 : XVIes Rencontres


16es


Compte-rendu des 16es rencontres polyphoniques
du 14 au 18 septembre 2004


Mardi 14 septembre 2004, Cathédrale Ste Marie à Bastia :

Premier concert pour A Filetta autour des musiques de films de Bruno Coulais : de larges extraits, complètement réarrangés pour le groupe sans accompagnement musical, de Don Juan, Himalaya et du Libertin. Performance remarquable sur des compositions qui sont loin d'être faciles et dans un lieu pas forcément approprié. La Cathédrale de Calvi, plus petite, se prête mieux au chant tout en nuances d'A Filetta. Un petit plantage sur La Mort de Don Juan. Cela arrive même aux meilleurs !
Pour le deuxième concert, Jean-Claude avait prévenu le public : ceux qui n'ont jamais entendu les Voix  de Géorgie allaient être soufflés. Effectivement, tant l'aspect physique de ces douze géorgiens en costume traditionnel (bottes de cuir, cartouchières et poignard au fourreau) que la puissance de leur chant ont enthousiasmé le public. Les Géorgiens ont offert un éventail de leurs capacités, avec des chants religieux, des chants de mariage, de labour, de célébration, de chasse, d’amour, passant du plus tonitruant au plus doux.

Mercredi 15 septembre 2004, Calvi :

Retour à Calvi ce mercredi pour un premier concert à la Cathédrale du groupe féminin Isulatine. Né en 1998, Isulatine réunit Antoinette d'Angeli, Elisabeth Andreani et Letizia Giuntini. Ces trois jeunes femmes issues du jazz ou du chant traditionnel (Letizia a vécu toute son enfance à Lumio à côté du Carubbu cher à A Filetta)…ont déjà chanté ensemble dans différentes formations (Anghjula Dea) autour d'une même passion pour le chant.

Comme le laisse présager le nom du groupe (Isula+latine), leur répertoire témoigne d’une volonté d’ouverture et se compose d'une palette de chants d'horizons très différents. Leur concert reprend en majeure partie les morceaux de leur album Sogni d’Aprile enregistré en avril 2003, des créations en langue corse et des chants traditionnels d'ici ou d'ailleurs (un morceau jazz, une berceuse géorgienne, une paghjella, une nanna).

Le soir, deux concerts : tout d'abord de nouveau Les Voix de Géorgie. Le concert s’est terminé sur … Dio Vi Salvi Regina chanté avec A Filetta !

Puis venait Okna Tsahan Zam (Kalmoukie). Autre moment étonnant que de découvrir le chant diphonique issu du chant mongol traditionnel. Le jeudi 16 septembre 2004, à 18 h le groupe réunionnais Salem  Tradition se produisait dans la Cathédrale. Ce groupe de trois chanteuses et deux musiciens chantent le maloya, chant d’origine africaine interdit encore récemment par les autorités françaises. Du punch.
A 21h 30 dans la Cathédrale, A Filetta présentait "Di Corsica Riposu, Requiem pour deux regards" créé dix semaines plus tôt pour le festival de St Denis. Une œuvre âpre, assez ardue à la première écoute, avec des moments de grâce comme dans Figliolu d'ella chanté en trio par Paul, Jean-Luc et Jean et des moments d'extrême tension comme le Rex Tremendae avec des dissonances inhabituelles. Textes de Borges lus par la belle voix grave de l'omniprésent Pierre Bertoni, que l'on a vu successivement au cours de ces Rencontres chanter, déplacer des barrières, aider une personne handicapée, animer un atelier de chant, toujours avec le sourire.
Vendredi 17 septembre 2004, c'était le tour des Albanais de Tirana. Concert très intéressant. Les Albanais pratiquent une polyphonie complexe à quatre voix : soliste (l'équivalent de "a seconda") - le preneur " marrës ", le coupeur " prurës ", le repreneur " hedhës " - et un bourdon " iso ". Gag : lors du débat, une traductrice était chargée de relayer en albanais les questions de l'auditoire et de traduire les réponses en français. Or, le chanteur albanais répondait en italien, ce qui fit dire à plusieurs personnes de l'assistance qu'elles comprenaient l'albanais !

A 21h30 le Corou de Berra , groupe des Alpes méridionales qui mêle polyphonies et orchestre.

Enfin, Antoine  Ciosi clôturait la soirée, prévue à l'origine sur la place d'Armes mais transférée à l'intérieur de l'église à cause du vent et de la pluie annoncée (qui ne vint pas). Concert mémorable. D'une part, Ciosi est un personnage d'une rare présence. Il a enthousiasmé l'auditoire au cours d'un concert qui a duré pas moins de 2 heures. D'autre part, ce concert aété chargé d'émotion : tout d'abord quand Antoine Ciosi a avisé dans la salle la présence de son vieux compère Dominique Vicenti, qu'il a fait acclamer par le public ; ensuite, lorsqu'il a repris U Ritrattu avec José d'A Filetta, qui se trouve être l’arrière petit-fils d'a vecchja Maria de la chanson, jeune veuve d'un soldat tué dans les tranchées au début de la guerre de 14-18; enfin, quand A Filetta au complet l'a rejoint sur scène. L'immense admiration pour « celui qui fit découvrir d’immenses poètes de langue corse aux jeunes chanteurs » était palpable. « Dans sa bouche, notre langue chante, danse, embrasse et surtout espère », dira Jean-Claude.

Samedi 18 septembre 2004

Tout d'abord dans l'après-midi les plus courageux s’étaient rendus sur les hauteurs de Calvi, à Notre-Dame de la Serra, pour le discours du chef indien Seattle et pour les 32 variations pour violoncelle composées par Jean-Philippe Audin. Pendant ce temps, à l'Oratoire se sont succédé les Géorgiens (qui avaient troqué leur lourd costume contre des t-shirts des rencontres polyphoniques), puis les stagiaires des cours d'initiation dispensés par les confrères de St Antoine Abbé et de St Erasme au sein desquels on a pu reconnaître des chanteurs d'U Fiatu Muntese et de l'Alba.
A 18 h, l’Alba justement présentait dans la cathédrale le matériel de son album (toujours à paraître) Cilva. Musique très originale aux multiples influences. faire swinguer la polyphonie sans la dénaturer, quelle performance !
Enfin à 21h30 ce fut l'heure de la clôture intitulée “Calusgiule à l’ultimu" (Etincelles pour finir). Avant l'excellente prestation de Toto-Bona-Lokua, pratiquement tous les invités se sont succédés : Antoine Ciosi et A Filetta d'abord, avec des paroles très fortes d'Antoine et de Jean-Claude pour dénoncer le racisme et la xénophobie, les Voix de Géorgie, Tirana, les kalmouks, Salem Tradition, l'Alba et A Filetta, revenue pour un extrait d'Himalaya, deux extraits du Requiem (Rex et Figliolu d'Ella) et un vibrant Sumiglia. . Seul bémol, deux fâcheuses qui ont bavardé toute la soirée pendant les chants. Une mise au point a été nécessaire ! Autour de minuit, quand les dernières notes de Gérard Toto, Richard Bona et Lokua Kanza se sont éteintes, on était partagé entre le regret que ce soit déjà fini et l'intense bonheur d'avoir vécu depuis le mardi des moments qui resteront pour toujours dans nos mémoires… 

2005 : XVIIes Rencontres


17es

Affiche conçue et réalisée par Area Communication (ZA Corbara 0495315405)

Compte-rendu des 17es rencontres polyphoniques
du 13 au 17 septembre 2005


abonnes

Ces Rencontres ont vu le jour dans un contexte très difficile. Le financement et la programmation ont été bouclés in extremis, à telle enseigne que le programme n’était disponible que 10 jours avant l’ouverture. Alors que le Svegliu Calvese, dont on ne saluera jamais assez le travail admirable accompli par ses bénévoles, se débattait dans les problèmes de financement, deux élus de la Collectivité Territoriale dévoilaient le montant de la subvention accordée sans aucun débat à Michel Drucker pour son "Vivement dimanche" insipide à Calvi : plus de 100.000 euros. Sans commentaire…

Mardi 13 septembre 2005, Bastia 

(Trop) court concert d’accueil d’A Filetta, qui chante Beati, Kyrie, U Lamentu di Maria, L’Arditezza, deux chants d’Himalaya, un extrait du Libertin, Rex, Pater Noster et pour finir un Lamentu di Ghjesu bouleversant, avant d’accueillir le 1er invité de ces 17es rencontres : le groupe mongol Egschiglen. Après de nombreuses péripéties (perte et casse d’instruments pendant le voyage), ce groupe composé de 6 musiciens et une danseuse nous fait découvrir sa musique très virtuose, par les acrobaties vocales du khöömie (chant diphonique) mais aussi sur le plan instrumental sur cithare, basse et luth à deux cordes. Quelques aperçus de danse mongole où l’on sent une certaine parenté avec Bali par l’importance de la gestuelle des mains et des bras. Rythmes chaloupés des caravanes, cavalcades des chevaux, traditions chamanes sont également évoqués par cette belle musique loin du folklore.



Mercredi 14 septembre 2005, Calvi


Les Rencontres de 18h s’ouvrent avec Madrigalesca.

Ce groupe à géométrie variable composé ce jour de Gigi Casabianca (chant), Nicole Casalonga (clavecin et chant), Anne Pellegrini (flûtes, dont la pivana) et Joëlle Tomasini (chant) présente un lien équilibré entre musique savante et musique populaire. Très belles voix, notamment de Gigi et Joëlle. Comme chaque année, les concerts de 18 heures donnent lieu à de passionnants échanges entre les groupes et Philippe-Jean Catinchi. Le public peut également poser des questions.
madrigalesca
Madrigalesca
A 21h30, les chants d’A Filetta (U Casticu, Figliolu d’Ella et A Paghjella di l’Impiccati : la perfection) accueillent Silvia Malagugini et son groupe, la Compagnie Nonna Sima.

La démarche du groupe s‘apparente à celle de Madrigalesca : mélange de « populaire » et de « classique », de culture savante et de tradition orale. Ces Mystères sont une rencontre entre « Il Laudario di Cortona », recueil de laudes du XIIIe siècle, Monteverdi, Stradella et les chants traditionnels d’Italie du Sud, où des influences multiples, notamment arabes, se font sentir.

Ça débute au berimbau, on croirait entendre Nana Vasconcelos, puis les deux hommes (Edmond Hurtrait et Fréderic Lair) paraissent avec des bougies allumées qu’ils disposent sur la balustrade. Le chant des deux femmes (Silvia et Joëlle Faye) arrive du fond du chœur. Et nous voilà embarqués dans l’histoire de Marie, chant tour à tour baroque, arabisant, italien populaire. Etonnant chant diphonique de Mathias Duplessy qui joue également de l’oud, de la guitare et des percussions. Ovation méritée de l'auditoire.
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Nonna Sima

Pour conclure la soirée, A Cumpagnia, composé de Nando Acquaviva, François-Philippe Barbalosi, Laurent Barbalosi, Claude Bellagamba, Jérôme Casalonga et Ceccè Guironnet, a peut-être pâti de l’heure tardive et de la programmation très riche de cette journée.

Le chant puissant du groupe de Pigna, enraciné dans la tradition tout en recherchant des formes innovantes, a néanmoins séduit le public.

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A Cumpagnia

Jeudi 15 septembre 2005, Calvi

Aux Rencontres de 18h était programmé le Warsaw Village Band pour un premier concert en formation restreinte : les trois femmes (Maya Mayall Klezcz, violoncelle et chant, Magdalena Sabczak, cymbalum et chant, et Sylwia Mazura Swiatkowska, violon, suka et chant) ont présenté leurs « voix blanches » mêlées aux instruments traditionnels, notamment le suka, violon se jouant avec les ongles.

Etonnant, frais, souvent très beau.
Une « musique du chaos », prenant sa source dans les chants traditionnels mais à travers un style personnel et actuel, comme l’a très bien expliqué Maya, dans un français excellent.


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Warsaw Village Band
A 21h30 Pater Noster, Le Lac et U Furore chantés par A Filetta introduisaient Mahwash, grande chanteuse afghane accompagnée par l’ensemble Radio Kaboul. Pour ma part j’ai davantage apprécié les duos tabla/sitar de Prabhu Edouard et Ustad Khalil Gudaz que le chant.


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Slaveï Quartet
Enfin, le Quartet Bulgaria Slaveï a recueilli les ovations du public enthousiaste. Ces quatre chanteuses (deux sopranos, une mezzo et… une basse) au physique imposant ont non seulement des voix admirables mais aussi un humour certain. Parées de leurs costumes traditionnels aux couleurs éclatantes, elles ont emballé le public. Leur répertoire puise dans les chants religieux aussi bien que dans les chants traditionnels profanes. Technique vocale parfaite.

Et pour finir, elles ont annoncé« une surprise pour nos amis d’A Filetta ». Et ont entonné « A Violetta » dans un corse parfait. La Cathédrale debout les a ovationnées !

Vendredi 16 septembre 2005, Calvi

A 18h le groupe marseillais Lo Cor de la Plana mené par Manu Théron a présenté son répertoire de chants sacrés de Provence ou plutôt ses « polyphonies trépidantes ».

Très surprenant chant scandé, trépidant effectivement, circulaire, parfois proche du rap, sur des textes évoquant notamment la vie d’Alexis, saint déchu, ou empruntant aux Noëls de Notre-Dame des Doms. Décapant !
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Lo Cor de la Plana


Le soir, le temps étant menaçant, le spectacle initialement prévu sur la Place d’armes se déroulait dans la Cathédrale.

Le Cuncordu de Orosei (Patrizio Mura, Piero Pala, Massimo Roych, Mario Siotto et Gianluca Frau) présentait "Cola Voche" avec un violoncelliste hollandais, Ernst Reijseger et un percussionniste écossais, Alan Purves. Très étonnant quant on connaît l’attachement des sardes au chant traditionnel, ici subverti par le jeu complètement dément du violoncelliste, qui utilise son instrument de toutes les manières possibles (en accords comme une guitare, en grattant les cordes avec une clef, en l’utilisant comme une percussion…)
Pour finir, le Warsaw Village Band au complet a enflammé la Cathédrale. Concert très différent de celui de la veille, très rythmé, avec des influences multiples. Le " bio techno" polonais, sorte de transe cadencée par les percussions, les violons nerveux et les voix fortes des chanteuses. Une fois de plus, le public était debout.


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Françoise COULOMB : Lever de soleil sur la citadelle


Samedi 17 septembre 2005, Calvi


A partir de 16 h, Pierre Bertoni présentait avec talent et humour les chants des Confréries, rejoints par Silvia Malagugini et son groupe et les Sardes du Cuncordu de Orosei dans l’Oratoire.

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U Fiatu Muntese
(photo Pierre Casanova)
A 18h leur succédait U Fiatu Muntese (dont l’un des chanteurs est d’ailleurs membre d’une Confrérie).
Depuis ses débuts en 1994, ce groupe devient meilleur chaque année.

Ce concert du 17 septembre était magnifique, mêlant chants a cappella et compositions avec instruments : O Salutaris Hostia, Nannina géorgienne, Perdono mio Dio, une Paghjella, L'Ecclesiaste de J.C. Acquaviva, O Mà, Corciu Paese, un tango..
Le final s’annonçait étonnant : 42 enfants de Calvi devaient jouer sur la Place d’Armes « Fantastica, la Grammaire de l’imagination », mise en scène par Orlando Forioso sur la base de textes de Gianni Rodari. Et Paul Giansily nous avait promis une surprise…
La pluie battante a malheureusement contraint les organisateurs à modifier le programme en dernière minute : à la Cathédrale, Lo Cor de la Plana et le Cuncordu de Orosei précédaient A Filetta, pendant ce temps les autres groupes chantaient à l’Oratoire.
Après d’excellentes prestations des groupes marseillais (encore plus délirant mais tout aussi talentueux que la veille) et sarde, A Filetta nous a offert sa surprise : quelques extraits de Si di Mè, avant de présenter les chants du spectacle théâtral.


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Photo Corse matin
Nous étions prévenus, mais la surprise fut grande de découvrir A Filetta dans un registre tout à fait nouveau pour le groupe : le comique. Fous rires du public en voyant Paul déchaîné prendre la voix et les mimiques d’une sorcière, du petit chaperon rouge, d’un garçonnet… Tout le groupe s’amusait visiblement en chantant l’histoire de Pasqualinu-qui-perd-tout, évoquant tour à tour Tarzan, le Père Noël et pour finir « le plus fou des corses », Napoléon.

Après cette soirée animée, le déluge qui s’est abattu sur Calvi, transformant les rues de la citadelle en torrents, n’a même pas réussi à doucher l’enthousiasme des spectateurs.

Pour conclure, malgré les problèmes cités plus haut, en dépit des intempéries, une réussite éclatante, une programmation pertinente et audacieuse, avec, en fil conducteur, une création prolongeant et renouvelant la tradition. Pour reprendre les termes de Jean-Claude Acquaviva : « La tradition n’a de sens que si elle continue d’être le reflet d’une communauté qui avance». Il appartient maintenant au public d’aider à pérenniser ces Rencontres « en faisant progresser l’idée qu’un vrai partage ne peut trouver d’écho favorable dans ce qui pourrait s’apparenter à une logique d’animation ».


sortie

2006 : XVIIIes Rencontres

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