Pè i chjassi / Randonnées


Dernière mise à jour du site : 21/11/2007

BALAGNA
Aregno-Pigna-Sant-Antonino-Aregno
Capu di a Veta
Oggi
Cima di Sant'Anghjuli
NIOLU
Scala di Santa Regina
RESTONICA ET TAVIGNANU
GOLFE DE PORTO
A travers les Calanche de Piana
GOLFE DE VALINCO SUD - SENETOSA

(suite de la page en construction)

SARTENAIS
VIGGIANO
ORTOLO - CAGNA
LES COTES SUD ET L'INTERIEUR - FIGARI ET BONIFACIO
TALLANO
BAVELLA
OSPEDALE ET PORTO-VECCHIO
COSCIONU
ILES SANGUINAIRES
PRUNELLI
GRAVONA
CRUZINI - CINARCA
DE PORTO AU FILOSORMA
FORET D'AITONE - EVISA
LE SUD DU GOLFE D'AJACCIO ET LE NORD DU VALINCO

.

In un scornu di lu mondu,
ci hè un locucciu di tenerezza
ind'u mio core, maestosu,
imbalsama di purezza
ghjuvellu di maraviglie,
ùn ne circate sumiglie,
ùn truverete la para :
ghjè unica sola è cara.

Face sempre tant'inviglia
su scogliu ciottu in mare,
tesoru chi spampilla
sacru cum'hè un altare
calma, dolce cum'agnella,
generosa è accugliente,
si rivolta è si ribella
s'omu disprezza a sò ghjente.
Corsica ...

Petru Guelfucci

 

BALAGNA
Circuit Aregno - Pigna - Sant'Antonino - Aregno

Distance : 6,9 kilomètres
Temps de marche : 2h45'
Dénivelés : 330 mètres en positive, 330 mètres en négative

Ce circuit est facile et permet de découvrir quelques uns des plus beaux villages de Balagne. On peut fractionner ce circuit à volonté, en fonction du temps passé dans les villages.

AREGNO - PIGNA
De la sortie de Praoli, au Nord face au nouveau lotissement, prendre le sentier dallé qui descend sur la gauche, rejoint le talweg en lacets serrés, puis prendre la direction du Nord-Ouest. A proximité du point de côté 134, le sentier rejoint une piste que l'on prend vers la droite. 200 mètres plus loin la piste part à gauche vers une exploitation agricole (beaux bâtiments à arcades) tandis que le sentier continue tout droit. Remonter direction est vers Pigna, dont on rejoint l'entrée par une montée assez soutenue.

PIGNA - COUVENT DE CORBARA
De la place du village de Pigna prendre la piste qui longe le parking et part en direction de l'Est. Eviter une piste qui part tout de suite à gauche, puis, un peu plus loin prendre le sentier qui part à droite vers le cimetière. Le chemin passe sous le cimetière et débouche sous la D 151 à côté de ND du Lazio (15' de Pigna). On traverse la D 151, le chemin continue en montant et arrive à une petite piste que l'on suit à droite pour arriver au couvent (30' de Pigna).

COUVENT DE CORBARA - SAN'ANTONINO
Prendre le sentier qui monte le long des pentes Ouest de la colline au milieu du maquis jusqu'au passage près d'une belle fontaine à auvent. Suivre le sentier jusqu'au cimetière, ensuite le sentier se transforme en piste et débouche sur un embranchement. Prendre la piste de droite qui conduit à l'église.
On pourra se désaltérer à La Maison du citron, un peu à droite de l'église, en buvant une excellente citronade (et, en septembre, un "mariage', mélange de citron fraîchement pressé et de jus de raisin. Un regal !)
De l'église monter jusqu'au centre du village (45' depuis le Couvent).

SAN'ANTONINO - AREGNO (PRAOLI)
De San'Antonino prendre le sentier B11 en direction de l' Eglise de la Trinité d'Aregno, on traverse la D 413 puis après avoir évité un sentier remontant vers la gauche, on descend droit en laissant le sentier d'Aregno à gauche. (On peut également descendre par ce sentier jusqu'à La Trinité, puis rejoindre Praoli par la route (25' depuis la Trinité).

Le chemin descend en lacets serrés, puis on croise une piste en s'infléchissant vers la gauche. Peu après éviter un sentier partant vers la droite et rejoindre Praoli.

 

 


Pigna


Le sentier



ND du Laziu et Corbara



Couvent de Corbara

San Antonino

 


Capu di a Veta

Durée : 4 h 30 AR
Dénivelée : 700 m
Difficulté : ** (pente)

Un belvédère d'où admirer la presqu'île de la Revellata, Calvi et l'ovale parfait de son golfe.

Du quartier Donateo de Calvi, prendre le raidillon qui monte à Notre-Dame de la Serra, que l'on atteint en une vingtaine de minutes.
Depuis l'oratoire
battu par les vents, qui daterait de 1479, le point de vue sur Calvi est déjà remarquable. Mais ce serait dommage de s'arrêter là !

Passer derrière le sanctuaire pour rejoindre une piste qui bifurque sur la droite. Monter par cette piste carrossable, qui prend bientôt fin. Une montée très raide lui succède après un virage à gauche.

On arrive à un col dominant une vallée rocheuse austère. Continuer en face du pylône électrique. Le chemin se faufile dans la crête.
Sur l'autre versant, on passe sur des rochers quelque peu branlants sur une sorte de corniche.
Au bout d'un quart d'heure après avoir quitté la piste, on arrive à la crête, d'où l'on domine à la fois le Golfe de la Revellata et la Baie de Nichiareto.

On arrive au pied du Capu di a Veta. On atteint le sommet, à 703 m d'altitude, après une ascension de 40 minutes environ, par quelques ressauts rocheux ornés de tafoni et des pentes ravagées par les incendies.
Quelques mètres en contrebas, une croix de bois de plus de 5 mètres de haut domine la baie de Calvi.


Pause bien méritée au sommet...

Oggi (Occi)

 



Le Capu vu de la tour de Caldanu

Arrivée sous ND de la Serra

U Capu vu de ND de la Serra

Panorama depuis le sommet

 

Trois sentiers permettent d’accéder à Oggi (cette graphie est préférable à la graphie officielle), ce qui permet d’envisager un circuit en boucle.

Deux partent de Lumio, le troisième de la route RD71 entre Lumio et Lavatoggio.

Le sentier 1, qui vient d’être entièrement restauré, part de la place devant le restaurant « Chez Charles ». Le sentier assez escarpé gravit les 150 mètres de dénivelé et permet d’arriver en une vingtaine de minutes au village abandonné par un parcours en corniche ménageant de belles vues sur Sant’Ambroggio.

Depuis Oggi, on pourra s’élever par un sentier récemment tracé (remplaçant un éboulis glissant) montant au pied du Capu d’Occi. Passé une barrière puis un petit col, on redescend dans un paysage jalonné d’anciens pallaghji et d’aghje en direction de la chapelle ND de la Stella  Face au monte Braccaggiu, le chemin oblique à droite, se fait raide et étroit et ramène à Lumio, en une vingtaine de minutes depuis ce point, à proximité de la Torricella et du Carubbu. Compter 1h15 au total pour la boucle.

Le troisième sentier (sentier 2 sur la carte) part à proximité du camping « Panoramic », près d’un muret de pierres. Ce chemin, le plus facile des trois, grimpe à travers le maquis et permet d’atteindre Oggi en une petite demi-heure.

Si l’on est monté par le Panoramic, une autre solution consiste, depuis ND de la Stella,  à rejoindre Lavatoggio en continuant tout droit.

Quelques photos d'Occi en page "Galerie", d'autres sont à venir.


Cima di Sant'Anghjuli

Point de départ: Sant'Antonino
Durée : 2h30 environ
Dénivelée: 320 m.
Difficulté: Aucune, fin un peu raide

Du parking près de l'église de Sant'Antonino, un chemin empierré longe l'église à gauche et mène peu de temps après à une bifurcation. Le sentier de gauche, qui longe quelques tombeaux, descend vers le couvent de Corbara. Prendre celui de droite.

Ce large chemin empierré descend légèrement jusqu'à une sorte de col entre le versant Corbara et le versant Occiglioni. On aperçoit en contrebas une bergerie en ruine. Couper à travers champs pour arriver à cette bergerie, située au pied du monte Sant'Angelo. Le sentier s'élève assez rapidement et on atteint le point culminant des trois sommets du monte SantAngelo, 562 m, en 30 minutes environ.

Splendide vue panoramique : en bas, la côte d'Algajola, Corbara, Ile Rousse et plus loin les Agriates, et du côté opposé le bassin du Reginu, le monte Grosso et Sant'Antonino. Vue plongeante sur le couvent de Corbara.

La descente vers le couvent s'effectue d'abord par le chemin de la montée. Près d'une petite prairie, tourner à droite pour atteindre le sentier flanqué de murets qui conduit au couvent de Corbara (298 m) fondé par les Franciscains en 1456 (30 min).

De là, on peut remonter à Sant'Angelo par le sentier qui s'élève en corniche à travers le maquis, passe près d'une fontaine avec un bel auvent puis près d'une maison récemment restaurée avant de rejoindre la piste de l'aller près de Sant'Antonino









NIOLU
Scala di Santa Regina

Durée : 4 h AR
Dénivelée : 400 m
Difficulté : ** (pente)
Balisage orange

Cet impressionnant chemin muletier, parfois construit en surplomb sur le rocher, fut construit en 1820 pour faciliter l'accès aux villages du Niolo. La route ne fut ouverte qu'en 1889.
On admirera au cours de cette ballade les restes du dallage du sentier, ses murs de soutènement, ses lacets inscrits entre les rochers et son vieux pont sur la Ruda.

Depuis le Ponte di l'Accia, on peut avoir un petit aperçu du sentier en remontant la rive gauche du torrent depuis le Ponte di l'Accia par un petit raidillon en rive gauche de la Ruda.

Pour le sentier complet, il faut, en venant de Castirla, s'arrêter près de la fontaine dédiée à la Vierge, 400 m après une maison en ruine. Le sentier débute sous les arbres. Il monte doucement en surplomb de la route, puis pénètre dans une zone plus rocheuse. La pente se fait plus forte. On franchit une petite crête d'où l'on domine les gorges du Golu. Le sentier redescend quelques lacets puis franchit le torrent de Falcunaghja presque toujours à sec pendant la période estivale, mais qui est un des grands canyons verticaux connus de l'île. Le sentier en corniche se rapproche à nouveau de la D84. On aperçoit en contrebas un pont routier sur la Rudda.
On arrive bientôt au pont à double arcade de la Rudda, que l'on franchit. C'est la partie la plus intéressante du parcours. Le sentier au-delà du pont monte par 17 lacets sur la rive droite du torrent, puis s'oriente vers le sud pour dominer la route d'une centaine de mètres. Il va ensuite suivre une direction parallèle à celle de la route en prenant de l'altitude, dans un paysage beaucoup moins encaissé et plus sec.
Il arrive enfin dans le haut du village de Corscia constitué des hameaux de Pruno, Piana et Costa.

Plusieurs possibilités s'offrent au randonneur : faire demi-tour, ce qui est loin d'être inintéressant car l'éclairage change rapidement ; revenir par la route en traversant tout le village de Corscia ; enfin, itinéraire un peu plus cahotique, on peut également emprunter le vieux sentier antérieur à la Scala.

Il faut alors poursuivre vers le nord. Après avoir franchi la crête principale, vers l'altitude 930, il faut trouver sur la droite un sentier se dirigeant vers une ligne à haute tension à l'est. Avant d'atteindre la ligne, repérer le monument à un pilote de tracker décédé dans un accident et descendre vers la Rudda, à travers une forêt de chênes verts. Traverser la Rudda par le Ponte Suttanu et remonter en rive gauche, d'abord en direction sud-est, puis en direction nord-est après l'arête rocheuse. Le sentier, raide par endroits, décrit ensuite trois boucles pour descendre vers le pont de l'Accia et le sentier de la Scala.

 

 











  

A la découverte de la haute montagne corse

L'étape à travers le « Cirque de la Solitude » m’attirait depuis plusieurs années, parce qu'elle est considérée comme la plus difficile du GR 20, le sentier de randonnée alpin par lequel on peut traverser l`île par sa longueur. Nous en réalisons chaque année une ou quelques étapes, du fait de mon manque de condition physique pour accomplir tout le trajet.

Tout a commencé le 18 septembre avec le vol de Francfort à Calvi. Sitôt débarqués, nous sommes allés chercher la voiture de location. Après le trajet vers l'intérieur de l'île, nous avons fait une petite randonnée pour nous acclimater : la très jolie vallée de Tassineta, entre Asco et Haut-Asco, jusqu’à la Cascade de l’Ondella. Nous avons trouvé la marque de ce sentier sans problèmes -après avoir renoncé à la chercher dans une autre vallée...
Le soir, nous nous sommes installés dans le gîte de l'hôtel à Haut-Asco (1 400m), au milieu des montagnes les plus hautes de l`île. Il était possible de réserver le logement avec demi-pension (petit déjeuner et dîner dont nous avons profité deux fois).

 

Le lendemain matin, nous nous sommes mis en route pour notre objectif, un cirque qu`on devait traverser en étant assuré par des chaînes et des cables (nous nous étions déjà entraînés l'été sur la « Via ferrata » à Hirschbach en Allemagne).

Nous avons réussi le passage à travers le “Cirque de la Solitude” sans problèmes ; le sol était sec et il a fait soleil toute la semaine. La descente au Refuge de Tighiettu (notre logement) a été désagréable parce qu`il y avait beaucoup d`éboulis et de rochers. Le refuge est bien tenu et j'ai passé une des nuits les plus paisibles et les plus romantiques de ma vie : je regardais de ma couche un ciel étoilé, et bien qu`il y ait seulement le croissant de la lune, le ciel n'était pas complètement obscur.

 

Entre Haut Asco et le Col Perdu
(Punta Culaghia ?)

Le matin, nous sommes partis pour la plus longue marche de cette étape : l'ascension de la plus haute montagne de la Corse, le Monte Cinto (2 700 m).

On nous avait dit que la montée durait 4 heures et la descente 5 heures – mais nous avons mis chaque fois une heure de plus. Il y avait beaucoup de pierrailles, ce qui compliquait l'ascension. Nous étions observés par quelques mouflons méfiants.

Et quand nous avons cru avoir atteint notre but, nous avons dû descendre encore une fois pour, un peu plus tard, grimper sur des rochers pour atteindre enfin le sommet. Là, il y avait de la tempête et nous sommes descendus peu après, sur un champ de pierrailles et en traversant une vallée idyllique avec une cascade.

Le lendemain, nous sommes retournés à la vallée pour nous reposer...

 


Le Cirque de la Solitude


Le lundi, nous sommes montés à “A Muvrella” (2 148 m) et nous avons eu une vue fantastique sur le sommet et la baie de Calvi.
Mais les détails ont aussi leur charme : il y avait des pierres des toutes les couleurs, quelques-unes couvertes de lichens verts.
On trouve souvent dans les petites fentes des “edelweiss corses”, une plante avec des fleurs blanches.*
En plus, il y avait comme plantes des genévriers et des berbéris.
(*) il s’agit probablement de ceraistes de Soleirol (Ceraistum soleirolii)

Après la dernière nuit dans le gîte de l`hôtel de ski, nous avons quitté Haut Asco et nous sommes allés dans la vallée de Pinara. près du village de l’Asco. Là, nous avons rencontré un groupe de cinéastes qui tournait un film(*). Un sanglier leur avait été amené par hélicoptère…


(*) Il s'agissait très probablement de Liberata.

 

Les ceraistes de Soleirol
Nous avons passé la nuit près de la côte balanaise dans le gîte “luxueux” de Calenzana (chambre double avec salle de bains privée).

Le mercredi, nous avons traversé le “Cirque de Bonifatu”, une région avec beaucoup d`arbres. Etant partis de la Maison forestière de Bonifatu, nous avons passé deux passerelles suspendues, jusqu'à un site où nous avons vu a Muvrella, mais d`un autre point de vue, du côté du nord, et nous avons bu du thé avant le Refuge de Carrozzu (qui est aussi un hébergement pour le GR 20).
Au retour, nous avons rencontré quelques moines (équipés de chapelet, portable et casquette).
Nous avons passé la nuit dans la Maison forestière de Bonifatu (à 20 minutes de l`aéroport de Calvi) où nous avons mangé un très bon menu corse et avons eu la possibilité de faire le bilan de nos expériences des derniers jours.
Malgré le paysage fantastique, c`étaient les gens que nous avons rencontrés qui m`ont impressionnée. La plupart d`entre eux étaient aussi des randonneurs. Ce sont des gens complètement différents qui font des efforts pour réussir le GR 20; ils se lèvent vers 6 heures et ils marchent en portant un sac à dos de 20 kg. Nous avons rencontré non seulement des étudiants, mais aussi des gens de soixante ans (on nous a même cité un homme qui avait 84 ans).
Et aussi que, simplement en commençant d’attaquer le sentier, on ressent une vraie jouissance à vivre le moment présent. Le chemin est ainsi fait qu`on doit être concentré chaque seconde pour ne pas risquer une chute. Pendant plusieurs heures, l`attention totale est de rigueur, seulement rompue par des temps de repos et par la vue du paysage grandiose. Le calme règne dans la tête et les problèmes du monde semblent très loin.
Dans le guide de A. Rother sur les randonnées en Corse, il est dit que “dans la solitude de ces lieux, où il n’y a pas d’autre échange qu’avec les elements (nuages, brouillard, pluie, grêle, neige, froid, vent, chaleur du soleil), on sent qu’on est au lieu rêvé pour considérer – au plus profond de son âme - d’une autre façon les évènements de la vie”

Texte écrit par Ursula Glöckner, traduit de l'allemand par Dorothee Krause.
Je les remercie toutes deux très chaleureusement pour cette contribution.
 


Vue du Cinto


Près du refuge de Carrozzu


Entre Carrozzu et A Muvrella

Pour marcher sur les traces d'Ursula :
Le col de l'Ondella

Départ du lieu-dit Giunte, entre Asco et la station d'Asco, repérable par la présence de deux ponts sur le ruisseau de Stranciacone. Le sentier démarre entre le pont et la "maison du mouflon". Le sentier suit la rive droite du torrent, et atteint en 1 heure environ la bergerie ruinée de Tassineta. Le sentier remonte alors la rive droite du ruisseau d'Ondella et passe au pied de la cascade. En contournant le ressaut rocheux de la cascade, on atteint le refuge de l'ONC. Le chemin, peu marqué, monte au col d'Ondella (1 932 m). Compter environ 6 h de randonnée, avec un dénivelé de 900 m.

Le Cirque de la Solitude

Depuis le stade de neige de Haut-Asco (1 4230 m), suivre le sentier balisé rouge et blanc (direction sud-ouest). Le GR 20 atteint deux petits lacs, avant d'atteindre la bocca Tumaginesca (dite aussi col Perdu). De là, on descend dans le Cirque de la Solitude, avant d'atteindre le refuge de Tighiettu
(1 680 m).

Monte Cinto

Du refuge de Tighiettu, redescendre un peu vers l'est pour rejoindre les abords du ruisseau de valle di Stagni. Vers 1 850 m, passer rive gauche pour gravir la longue pente d'éboulis. Descendre ensuite en versant est la pente très raide menant au lac du Cintu (2 289 m) où l'on retrouve l'itinéraire venant du refuge de l'Ercu. Du lac, monter en direction nord-est puis nord pour atteindre la longue crête séparant le Niolu du versant d'Ascu. Gravir d'abord le versant sud puis redescendre un peu au sud-est en contournant une antécime. On atteint le sommet en environ 5 heures. Compter au moins autant pour la descente.

Spasimata et A Muvrella

Le sommet d'A Muvrella peut être compté parmi les plus belles vues panoramiques de l'île. La randonnée de 10 heures nécessite cependant un pied sûr et une bonne condition physique. Pour cette raison, les randonneurs en moins bonne condition physique et non expérimentés devraient monter uniquement vers la passerelle suspendue près du refuge de Carozzu. Le chemin d'accès au refuge de Carozzu part de l'extrémité de la route D 251 qui remonte, à partir de l'aéroport de Calvi-Sainte-Catherine, la vallée de la Figarella. A l'extrémité de la route, se trouve l'auberge de Bonifatu : c'est le départ de la balade.

Durée : 6h AR pour Spasimata, 10 h AR pour A Muvrella
Auberge - refuge de Carozzu 2 h 15, refuge - passerelle suspendue 30 mn, passerelle suspendue - lac de Muvrella
1 h15, lac de Muvrella - A Muvrella 1h 30, descente de A Muvrella 4h, du refuge de Carozzu 1h 45.
Dénivelée :1 612 m (619 m jusqu'à Spasimata).
Difficulté : Montée vers le sommet d'A Muvrella difficile. Nécessite de l'endurance et un pied sûr (passages d'escalade).Il est conseillé de passer la nuit au refuge de Carozzu).

Au départ de l'auberge, il faut s’engager sur la piste forestière "du Mouflon" fermée à la circulation qui prolonge la route. Cette piste domine la rive droite de la Figarella, au milIeu de la forêt (pins laricio, pins maritimes, chênes verts principalement) en s’élevant légèrement. La suivre pendant environ 20 minutes.
Lorsque la piste traverse le cours d'eau au gué du Rocu (environ 1 km après son départ), il faut la quitter et emprunter, sur la droite, le GR 20, balisé en jaune en direction du refuge de Carozzu. Parallèle au torrent, il monte dans des gorges superbes, au milieu des rochers sculptés par l’érosion auxquels s’accrochent, spectaculaires, des pins. Il devient plus rude et franchit le ruisseau de Lamitu sur une petite passerelle suspendue (45 min).
Désormais en rive gauche, il rejoint les contreforts de l'Innominata et monte à travers des pinèdes parsemées d'aulnes. Dans cette deuxième partie du trajet, la pente devient sensiblement plus forte.Après 1 h 10 vous passez devant ce qui reste des terrasses consolidées sur le flanc de la colline, et une table et des bancs de pierre placés le long du ruisseau. Un petit abri de pierre se trouve à deux minutes de là. C’est l’abri de Spasimata. Il y a aussi un panneau indiquant que le refuge se trouve à dix minutes de là. Cinq minutes après le panneau de signalisation, vous arrivez à une bifurcation. Le refuge est sur la gauche : Asco se trouve sur la droite. Au-delà des bouleaux et des pins, vous avez vue sur les plaines luxuriantes beaucoup plus bas, encadrées par les parois presque verticales de la vallée. Une colline de roche lisse glisse jusqu'en bas sur votre droite, et derrière elle, en contraste total, une paroi rocheuse acérée coupe le paysage. Un pic en forme de cône, surgit en face de vous, dominant la scène.
Le refuge de Carozzu (1 155 m – 2 h 30).est entouré sur trois côtés par des parois rocheuses  Au nord de la combe, la Punta Innominata (1986 m.), au sud, la Punta di Spasimata (1826 m.) : un cadre splendide. Sur le quatrième côté, à l'ouest, une terrasse domine la vallée.A partir du refuge, continuer quelques centaines de mètres sur le GR20 pour descendre jusqu'à la Spasimata et admirer sa célèbre passerelle (environ 30 minutes de marche). Un passage difficile est assuré par des chaînes. Il vous faudra avancer tout doucement pour traverser une paroi rocheuse très raide, pas très rassurante si vous n'avez pas le pied sûr ou si vous souffrez de vertige. Faites très attention, ce sentier est extrêmement dangereux s'il est mouillé 
La passerelle de Spasimata enjambe la rivière juste en contrebas. Une cascade tombe dans le magnifique trou d'eau au-dessous. C'est un endroit des plus toniques. Une corde métallique vous aide à descendre la dernière dénivellation jusqu'au pont. Une fois le pont traversé, vous pourrez toujours vous aventurer un peu plus loin, le long du GR20, mais sachez que la route devient très ardue. Les pique-niques à côté du trou d'eau sont très populaires. Vu de n' importe quel angle, le paysage de montagne est fabuleux.Le GR 20 continue, vers le sud, en direction de la Muvrella, du Col Perdu, du Cirque de la Solitude, et, plus loin, vers la haute vallée de I’Asco.Poursuivre sur le GR 20. Le sentier empierré monte d'abord d'une façon abrupte et conduit rapidement vers le minuscule lac de Muvrella en passant par des endroits rocailleux, légèrement exposés et qui longent la plupart du temps la crête d'une chaîne de rochers. On continue à suivre l'indication en blanc et rouge qui conduit vers une brèche avec deux aiguilles caractéristiques en forme d'oreilles de lapin, puis vers la brèche de Stagnu,
1 985 m. Un sentier balisé en jaune avec cairns bifurque vers la gauche et monte vers le sommet (escalade facile (+) de A Muvrella, 2 148 m (5h45 à partir de Bonifatu). Il serait également possible de monter vers le sommet en partant à gauche du chemin du lac de A Muvrella et de la ”brèche en oreilles de lapin“ (mal indiqué, raccourci de 30 min).

 

  

La Corse en vélo et à pied, quelle aventure !

Les sentiers de randonnée en Corse sont merveilleusement beaux, uniques, une expérience—mais ils ne conviennent pas comme piste cyclable. Je l'avais supposé déjà avant, mais maintenant, après quelques essais sans succès (et des égratignures en plus), nous en avons la certitude.

Mais il y a les petites routes secondaires (qui sont asphaltées), qui unissent les petits villages de l'arrière-pays. Là, il est agréable de faire du vélo—avec la possibilité d’un regard sur la mer et les montagnes, mais qui ne doit durer qu’une seconde à cause des abîmes, des trous et des animaux sur la route (qui nous regardaient sans comprendre).

Un moment fort à vélo fut pour moi un trajet avec beaucoup de virages sur la route qui va de A Bocca di a Battaglia
(1 100 m) au village de Speloncato, avec 500 m de dénivelé.

Un autre trajet plus fatigant, mais moins excitant fut celui à travers le "Désert des Agriates" (désert de pierres). Je n'avais jamais vu avant un désert si humide et vert. Les deux jours avant, il avait plu tout le temps et les grands trous étaient rempli de l`eau. Le sentier ressemblait à un lit de rivière avec beaucoup de pierres. Partis de a Bocca di Vezzu, nous sommes descendus pendant 12 km sur un mauvais sentier ressemblant au lit d’un fleuve sans eau  à la plage magnifique de Malfalcu que nous dûmes seulement partager avec quelques guêpes. Nous avons eu une rencontre intéressante avec deux français âgés qui étaient en chemin pour une semaine avec un âne de location qui portait les bagages. C'est la manière la plus lente, mais peut-être la plus intense de faire l`expérience de la nature corse.

Notre rayon d’action était bien plus grand avec le vélo. Nous avions une petite location à Ile Rousse sur la côte nord. Le logement était situé au-dessus de la ville et nous avions une vue fantastique sur l`île et sur le village de Monticello qui est situé sur les montagnes.

Il était nécessaire de monter à Monticello (200m) pour commencer les excursions en vélo vers les autres villages dans les montagnes. L´étape la plus longue (46 km et 960 m de dénivelée) fut un trajet à Montemaggiore dans l`arrière-pays de Calvi. Malheureusement, il y avait eu les années précédentes un incendie qui avait détruit presque toute la forêt. Le chemin parcourait donc un paysage très poussiéreux et pauvre, qui ressemblait à un désert, davantage que le désert couvert de maquis où nous étions passés avant.

Pour reprendre des forces, mais ce fut en fait plus fatigant que les tours en vélo... nous avions prévu deux randonnées. Comme notre location devenait moins agréable à cause des travaux d'aménagement (dans un nouveau quartier), nous avons quitté le logement pour une randonnée de deux jours, de la Maison forestière de Bonifatu au Refuge d`Ortu di u Piobbu. Pendant que nous nous approchions du refuge, nous étions accompagnés par un helicoptère. A ma remarque: "Ils livrent du vin et des spaghetti pour le dîner", Bruno répliqua qu`il était évident qu`ils étaient en train de construire quelque chose. Quand nous avons atteint le refuge quelque temps plus tard, nous avons trouvé une masse de matériaux pour bâtir, la nouvelle construction des établissements sanitaires devait commencer le lendemain. Mais nous avons eu un autre problème: la livraison n`était pas encore terminée et l’hélicoptère venait plusieurs fois et faisait tourbillonner la poussière, le linge et tout ce qui n`était pas fixé.

Après avoir vu un coucher de soleil magnifique et après une nuit paisible, nous avons quitté le lendemain matin le refuge pour marcher sur le GR 20, un sentier de randonnée corse que nous connaissions déjà. L´étape durait 6 heures et nous sommes tout le temps montés et descendus sur des rochers et des roches. Mais nous avons eu une vue fantastique sur les montagnes. La destination de cette étape était le Refuge de Carrozzu, mais pour nous, ce n`était pas la fin de la marche. Nous devions descendre (2 heures) à la vallée pour retourner à la Maison forestière de Bonifatu. Le soir, nous étions très fatigués.

La deuxième marche n'était pas difficile sous l`aspect physique, mais psychologique. Nous sommes allés à Speloncato pour faire l’ascension du Monte Tolu (1 330 m) pendant qu’il faisait soleil. Quelques années avant, nous avions déjà essayé de monter, mais nous n'avions pas trouvé le chemin. Cette fois, nous avons encore perdu la marque du chemin et après avoir franchi a Bocca di a Battaglia, nous avons atteint le sommet. Mais nous n`avons pas eu de chance: il y avait beaucoup de nuages et de brouillard. Ainsi, nous avons seulement eu une courte vue sur des rochers et un village. C’était curieux d'être là-haut, comme si on était seul au monde. Quand nous sommes retournés au bord de mer, il faisait soleil…

Nous allons essayer de monter au Monte Tolu une troisième fois, et si nous avons de la chance, nous ferons l`expérience de la vue magnifique sur la Balagne.

Ursula Glöckner, traduction de Dorothee Krause.


 



Entre Lavataggio et Lumio


Dans le désert des Agriates

1 Vieux moulin à L'Ile Rousse

4 Montemaggiore


Ortu di u Piobbu

Dans la descente du Col d'Avartoli par le Réfuge de Carrozzu (GR 20)


Avant A Bocca di a Battaglia
(sur le chemin du Monte Tolu)

 

 

Aux sommets de la Paglia Orba et du Monte Rotondo

La Paglia Orba (2 555m), la montagne la plus belle de la Corse, était une des nos destinations cette année. Le village de Calasima était le point de départ de nos randonnées à trois jours.

Nous avons quitté Calasima et nous avons passé la Bergerie de Prugnoli pour atteindre le refuge Ciottuli i Mori. Le lendemain matin, nous avons fait l`ascension de la Paglia Orba. Là, nous avons eu une vue fantastique sur les montagnes de la Corse du Nord et sur la mer. Nous avons eu de la chance avec le temps, comme les deux jours avant : six jours de soleil pour les randonnées. Après la descente du sommet, nous avons suivi le GR 20 jusqu`au refuge de Tighiettu où nous avons passé une nuit paisible.

Le lendemain matin, nous sommes retournés à Calasima. Le même jour, nous sommes allés au centre de l`île à Corte, la vieille ville universitaire. Le "Gîte d'étape" était comme les refuges, il était affiché complet. Dans les refuges, on rencontre un mélange de toutes les nationalités: des Français, des Allemands, des Anglais, des Italiens, des Hollandais, même des Australiens et des Canadiens. Pour communiquer, quelquefois je commençais une phrase en français et je la finissais en anglais !

La différence des gîtes par rapport aux refuges dans les montagnes était qu`il y avait de lumière et de l`eau chaude en quantité suffisante. Dans les refuges, il y avait seulement de l`eau chaude pour les plus rapides et de la lumière seulement le soir pour faire la cuisine (grâce à une pile solaire). L´eau est, au moins en septembre, toujours disponible parce que les logements sons situés près d`un ruisseau ou d`une fontaine. Le refuge de Petra Piana, où nous avons passé la nuit suivante, était une exception: il était exploité par une femme et il y avait de l´eau chaude jusqu`au soir, mais il n`y avait pas de lumière!

De Corte, nous sommes allés aux bergeries de Grotelle en passant par la vallée de la Restonica. Là, nous avons commencé la montée du lac de Melo et la Bocca a Siglia (2 050m) où nous avons atteint le GR 20 après 700 mètres de dénivelée. Le chemin traversait un décor de montagne fantastique. Au refuge de Petra Piana, nous avons fait l`expérience d`une brutale chute de température: il y avait beaucoup de nuages et un vent glacial.

Mais l'autre jour, il faisait du soleil. Nous sommes montés au Monte Rotondo, une des montagnes la plus hautes de Corse (2 600m). Ferdinand Gregorovius écrit dans ses notes en 1852: “L'horizon qu'on embrasse du regard du Rotondo est plus beau que celui du Mont Blanc”. Nous avons été aussi impressionnés par la vue, mais nous n'avons pas pu rester longtemps à cause de la descente à la vallée de la Restonica. Nous avons atteint le lac di l'Oriente en passant des restes du neige. Nous avons tenté (sans succès) de trouver un raccourci pour rejoindre la vallée, mais nous avons laissé tomber après quelques essais infructueux. Après au total 12 heures de marche, nous avons atteint le soir la bergerie de Grotelle et nous étions contents de passer une nuit paisible et reposante à Corte.

Mais ces efforts ont connu leur récompense, et ce congé consacré aux randonnées dans les montagnes corses a laissé derrière lui une empreinte durable

“ Le destin m`a jeté dans un pays où une cabane est le lieu de résidence le plus spacieux. Cette tente renferme des vertus. Si la justice, l`abstinence, l`intelligence et la connaissance de choses divines et humaines y vivent, c'est plus beau que tous les temples.”

Sénèque (qui fut banni en Corse par Rome)

Ursula Glöckner, traduction de Dorothee Krause.

 


Sur le chemin de la Paglia Orba


Près du refuge de Ciottulu di i Mori

 


Nuages à Petra Piana

 


Lavu Bellebonne

 

 

 

 

 

 

 




Circuit au cœur de la Corse

Après, lors de nombreux séjours précédents, avoir découvert le centre de l’île par des randonnées d’un jour, nous nous sommes finalement risqués en septembre 2002 à un circuit d’une semaine sac au dos. Nous avions obtenu les informations nécessaires sur l’équipement et la nourriture par internet et par des guides de randonnée, et nous sommes arrivés bien préparés (après le vol Francfort - Calvi et le voyage en chemin de fer) à Corte.
Nous avons passé la nuit dans le Gîte d’étape, et le matin un taxi nous fit faire les 16 km pour nous déposer aux Bergeries de Grottelle, au bout de la vallée de la Restonica.
 






 Vers le lac de Capitello
Après la montée et le petit déjeuner au lac de Melo, que nous connaissions déjà d'un précédent séjour - toutefois cette fois là il était couvert de glace - nous sommes montés au lac de Capitello qui se trouve à 1 930m d’altitude dans un cirque rocheux grandiose. Plus tard, avec un soleil étincelant et un ciel d’un bleu profond, la vue vers le bas avec les deux lacs et la montagne environnante était encore plus impressionnante. Nous avons suivi le marquage du GR 20, passant maintenant (après une montée totale de presque 1 000 mètres) le point le plus élevé de notre randonnée, la Brêche de Capitello (2 225m).
 

La brêche de Capitello
Après une descente laborieuse par un pierrier, l'après-midi nous avons enfin heureusement atteint, fatigués, le Refuge de Manganu. Malgré la présence d’une trentaine de personnes dans le dortoir, la nuit fut très calme.

Le lendemain matin il se produisit un incident : en emballant ses affaires, un randonneur est tombé du 2e étage du refuge et s'est cassé l'épaule (ce qui était un moindre mal). Ce qui nous a impressionnés, c’est qu’en 20 minutes l’hélicoptère de la Protection civile était déjà là pour l’amener à l'hôpital.
 

Le col de St Pierre
Pour nous, la journée fut plus réjouissante : nous avions un trajet un peu moins difficile que la veille, mais long, devant nous. Il traversait des prairies plates, avec de nombreuses vaches, pour arriver au lac de Nino et de là, sur un beau sentier ancien, de la Bocca à Reta au Col de St. Pierre avec ses arbres bizarres, avant que nous n'atteignions notre destination, le Castel de Verghio après environ 8 heures de marche.
Là, en plus du bon repas et des douches chaudes, la rencontre avec deux porcs gras (un noir, et un rose), et avec un renard peut-être domestique nous a réjouis.

Pour notre troisième jour nous avons suivi le marquage du sentier de randonnée « Mare à Mare ». Il a plu légèrement, mais nous devons peut-être à cette pluie la rencontre de deux salamandres de Corse.

Les nuages d'orage qui nous ont suivi ce jour-là, ne nous ont pas atteints. Après la forêt, le chemin traversait une vielle plantation de châtaigniers, d’impressionnants blocs rocheux, passait sur un vieux pont gênois et finalement le long du lac de barrage à Calacuccia. Là nous avons pris nos quartiers dans un hôtel et, comme nous n'avions probablement pas encore assez fait d’exercice, nous avons couru encore une fois le soir, jusqu’à un restaurant de poisson à Sidossi, 2 km plus loin. Mais le chemin en valait la peine !

Après une nuit reposante, nous avons eu une vue magnifique sur la montagne enneigée, par chance compte tenu des conditions météo nous avons quitté les montagnes à temps ! Le soleil a finalement brillé, de sorte que nous avons utilisé le jour de repos que nous avions prévu, pour aller sur l’antique sentier qui traverse les gorges de la Scala di Santa Regina – ce fut un circuit de six heures par le jour le plus chaud de notre semaine.

Notre cinquième jour devait nous conduire sur le « Mare à Mare » - avec une belle vue rétrospective de Calacuccia et du lac de barrage - vers le haut sur la Bocca à l'Arinella sous l’orage en direction du Refuge de Sega. Mais par la faute d’un balisage trompeur, au lieu de ça nous sommes arrivés à la Bergerie de Menta, avons du rebrousser chemin et avons enfin atteint le nouveau refuge de Sega. Il est situé dans un très beau site, au bord du Tavignano, surplombé par des pins immenses dans une vallée humide. Le logement est conçu largement, mais à peine 2 ans après l’ouverture sont apparus de sérieux désordres de construction : comme dans les douches, de même que dans les dortoirs, on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres, des marques de moisissure s’étaient déjà formées.

Nous avons vécu la nuit la plus froide de la semaine et étions heureux, le matin, de continuer la randonnée. Nous connaissions déjà le chemin d’un ancien séjour ; il longe le plus souvent en descente le Tavignano en descente, passe une passerelle suspendue et se poursuit par un chemin muletier presque pavé jusqu’à Corte. Nous avons eu encore le temps pour un tour de la ville, avant de reprendre l'après-midi le train de retour pour Calvi. Nous avons passé la nuit (à Calvi) dans un hôtel et avons pris le lendemain matin le vol du retour. Ce fut notre première, mais assurément pas la dernière randonnée de plusieurs jours dans ce paysage merveilleux, qui crée véritablement une dépendance !
 

Salamandre


Le col de St Pierre

RenardVers Albertacce


"Toutefois si quelqu'un me demande pourquoi je gîte dans ces montagne bleues, alors je souris gaiement, mais je ne réponds pas...
L'eau descend dans les lointains naissants
Le monde ici est autre
Ce n’est pas l’espace des hommes ”
(Li-Tai-Pe)

Texte rédigé par Ursula Glöckner, traduction par Jean-Claude Casanova

 

Le lac de Calacuccia


GOLFE DE PORTO

A travers les Calanche de Piana
Le chemin des muletiers

Point de départ: Stade de Piana, juste après le pont de Mezzanu (alt. 500 m)
Durée : 1h 30/2h
Dénivelée: .
Balisage : orange
Difficulté:
Aucune

Ce parcours est remarquable par les magnifiques points de vue qu'il offre sur les Calanche et le golfe de Porto ainsi que sur le Capo d'Orto et le Capo di u Vitullu. Sentier très pittoresque.

A environ 1,3 km de Piana, une centaine de mètres après le pont de Mezzanu, monter une piste à droite.
Depuis le stade, on trouve deux sentiers : l'un, qui partira à droite, balisé en vert, conduit au Capu d'Ortu ; l'autre, balisé d'orange, est le sentier des muletiers. Il franchit d'abord, sous les arbres, un petit pont de bois, part vers la gauche, laisse bientôt sur sa droite le sentier des Roches Bleues et s'élargit en devenant horizontal.

On aperçpit un grand mur de soutènement en pierres sèches, envrion 50 mètres au-dessus d ela route. Ce sentier muletier dallé est en fait l'ancien sentier de Piana à Ota. Il s'élève au-dessus des Calanche de Piana par des virages parfois aériens à flanc de montagne, surplombe la route avant de rejoindre celle-ci à hauteur de l'Oratoire de Ste Marie par de raides lacets.

On peut soit revenir par la route, soit continuer celle-ci vers le nord jusqu'au chalet des Roches Bleues. De là, un sentier abrupt marqué en rouge-bleu se détache. Il monte de façon assez raide pendant une demi-heure par une série de lacets en direction de l'est. On a bientôt de magnifiques points de vue sur les Calanche, et la montée se fait moins pénible.

On aborde une pinède et on longe un petit ruisseau. Le sentier s'oriente sud puis sud-ouest avant de rencontrer un autre sentier, celui du Capu d'Orto. Rester sur le sentier de droite (balsage bleu-vert) , qui redescend vers le stade, d'abord dans une pinède puis dans le maquis, puis laisser à droite (1h30 du chalet) le sentier au tracé bleu pour continuer sur le sentier balisé en vert

 





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GOLFE DE VALINCO

Campomoru

Carte IGN Propriano (41 54 OT)
Campomoro est un site privilégié pour les randonnées en bord de mer. On peut parcourir à pied toute la côte depuis Belvédère jusqu'à Tizzano (en une journée de marche) et même jusqu’à la tour d’Ulmetu. Il faut compter deux jours (12 h 30 de marche) au total (environ 6 h pour atteindre Tizzano, 4 h de plus pour Roccapina et 2 h 30 de plus pour Ulmetu) et prévoir une organisation pour le retour. Quand on dispose de deux voitures, c'est une balade inoubliable. On peut également avoir recours aux services d'une des compagnies qui proposent des sorties en mer, U Paesi di U Valincu ou celle de Claude Gaillemin, plus intimiste.

On peut trouver dans les offices de tourisme et les stations service une excellente brochure "Campomoro Senetosa" éditée dans le cadre de la coopération inter-îles (Imedoc). Les deux cartes reproduites ci-dessous sont extraites de cette brochure, qui décrit les paysages, la géologie, la faune et la flore ainsi que les itinéraires figurant ci-dessous.

  


Punta di Campomoro

Pour commencer, on pourra aller jusqu'à la Punta di Campomoro, de préférence en soirée. Compter une bonne heure de balade, au milieu de somptueuses pierres à tafoni. Pénétrer à pied dans le lotissement "Cala Nova". Remonter la route sur environ 600 m (15 minutes de marche) jusqu'à Bassa Turri, puis prendre le sentier qui se dirige vers la mer et vers la tour (pancarte). Un sentier littoral part du port et permet également d'aller à la tour. On peut gagner la tour construite en 1586 et récemment restaurée par le Conservatoire du littoral, par un sentier douanier très bien tracé. La tour est en très bon état ; l'accès à l'intérieur se fait par un escalier de bois. On trouve une grande salle au sol partiellement dallé. De là, un escalier de pierre mène à la terrasse, qui domine la mer de 78 mètres. Magnifique vue sur le golfe. De là, descendre vers l'extrémité de la pointe qui marque au sud l'ouverture du golfe de Valinco.
Cala di i Genovesi, magnifiques rochers à "tafoni". Longer la mer et revenir par un autre sentier qui contourne la tour par l'ouest.

Boucle des Pozzi

Durée :1 h 30 AR
Difficulté : * (terrain presque plat)
Intérêt : ***
De la tour de Campomoro, longer le rivage. Une sente tracée par le Conservatoire du littoral se faufile à travers le maquis et permet de découvrir de beaux chaos rocheux érodés en tafoni, ainsi que d'étonnantes pelouses littorales. Franchir la passerelle de bois puis laisser sur la droite une importante masse rocheuse et suivre à gauche le sentier qui s’élève doucement à travers les genevriers. Passer la fontaine, contourner l’aire de battage pour prendre à gauche le chemin du retour qui suit les courbes de niveau.

Boucle de Canuseddu

Durée :2 h 45 AR
Emprunter l'itinéraire précédent jusqu'à la passerelle, sans la franchir. A Canuseddu, prendre à gauche pour remonter le ruisseau en rive droite. Passer la petite retenue, suivre le ruisseau puis quitter le fond du vallon en remontant sur la gauche à travers un maquis bas.
Laisser à droite la boucle du Vangone d’Auccia, traverser l’ancienne piste et suivre le sentier en lacets qui remonte le vallon. On remarque d’anciens murets. La crête sépare la plaine de Canuseddu et celle des Pozzi. On passe des murets imposants pour découvrir une vue insolite sur la marine. Le sentier redescend, la tour est en vue et après avoir franchi un mur et une ancienne piste, on retrouve l’aire à blé.

Boucle de Manna Mulina

Durée : 7 h AR
De la tour de Campomoro, emprunter l'itinéraire des Pozzi. Pour passer la pointe de Scoddi (Scogli) Longhi, dont la silhouette peut évoquer un sphinx, deux itinéraires : l’un vers la gauche remonte sous les arbres (c’est le seul passage un peu escarpé de cette balade ; l’autre, vers la droite, escalade les rochers (un passage pas très évident, surveiller les traces de peinture bleue). Le sentier contourne la muraille rocheuse de la Punta di Scalonu et atteint le littoral de Migini.
Il atteint ensuite (1 h) U Pontonu, aux superbes tafoni. Sur cette crique, les rochers au sud abritent la grotte du bandit Muzzareddu. Le sentier se transforme en large piste en longeant un littoral assez rectiligne coupé de petites criques. Le sentier remonte ensuite avant d'atteindre après 2 h de marche environ le Portu d'Aucia, dans la Cala d'Aguglia (Accudda), souvent fermée par un chenal d'écume.

Au fond de la crique, prendre à gauche le sentier qui remonte le vallon intérieur du Vangone d’Aucia. Suivre le ruisseau sur la droite jusqu’à une petite clairière. Un peu plus loin, le sentier traverse le ruisseau et remonte dans le maquis jusqu’à un mur qu’il faut longer. Après ce mur, superbe vue du plateau de Manna Mulina sur la côte entre le Pontonu et la punta d’Eccica. Poursuivre le chemin vers le nord, franchir un mur et amorcer la descente vers la plaine de Canuseddu à travers un maquis dense

Cala d'Aguglia, Punta d'Eccica et Cala di Conca  

Prendre la boucle de Manna Mulina jusqu'à la Cala d'Aguglia. On peut gagner, par un chemin assez chaotique, la Cala di Ferru et l'extrémité de la Punta d'Eccica, qui marque l'extrémité sud du golfe de Valinco, ou bien rejoindre directement la Cala d'Arana en passant à travers le maquis : remonter sur 200 m le vallon d'Aucia en longeant le ruisseau et se diriger sur la droite vers le petit col plein sud, redescendre l'autre versant vers la mer que l'on rejoint au bord de la Cala d'Arana. On aperçoit la tour de Senetosa. Longer le rivage et franchir quelques blocs rocheux à la pointe sud. Retrouver une sente s'enfonçant vers la belle Cala di Conca. Au fond de la cala, ruines (Casa d'Ana).

De Campomoru à Tizzà

Durée : 6 h30 aller
Cette randonnée emprunte le chemin de la précédente : on dépasse la Punta di i Scoddi Longhi, celle de Scalonu, puis U Puntonu. On atteint la Cala d'Acudda après deux heures de marche. Après la Cala di Conca, longer la côte. En prenant un vague sentier sur la gauche, on arrive à une source d’eau fraîche, sous les arbres. Continuer jusqu’au phare de Senetosa. De là, détour possible vers la tour, située à 126 mètres d'altitude sur un promontoire rocheux. Après Senetosa, on arrive en une vingtaine de minutes à la magnifique cala di Tivedda. Le sentier longe la Cala Longa, remonte ensuite un vallon dominé par de magnifiques tafoni, redescend vers le rivage, qu'il longe avant de bifurquer vers Barcaju, la Cala di Tromba et Tizzano.

 














 

 

 

















































 

 

 

 

 

 

 

 




De Tizzà à Senetosa

Durée :4 h AR
Difficulté : * (terrain presque plat)
Intérêt : **
On peut facilement aller jusqu'à Senetosa et revenir, avec un arrêt-baignade dans la magnifique Cala di Tivedda.

Les (trop) nombreuses constructions récentes ayant rendu à peu près carrossables les pistes d'accès, on peut démarrer la promenade non loin de la Cala di Tromba.

La piste, d’abord carrossable, se ravine et monte un peu avant de redescendre vers Murta Spana, vaste étendue de maquis arborescent et de rochers à tafoni. On aperçoit le phare et la tour de Senetosa. La piste continue jusqu’à surplomber une petite crique. Le sentier, parfois jalonné de flèches bleues, passe dans le maquis un peu plus en retrait. Avant la Punta di Capicciolu, la piste devient un large sentier. Jolie plage avec tafoni.

Attention : peu avant la petite crique, le sentier bifurque à droite à travers un maquis très touffu (cairns). Le sentier monte tout droit à travers le maquis dans un vallon qui domine la petite plage précédant la Punta di Capicciolu (1 h).

Au sommet du vallon, on redescend un raide sentier raviné jusqu’à des tafoni caractéristiques, puis on passe dans un maquis dense avant d’arriver à la Cala Longa, à gauche
(1 h 20) à travers des blocs rocheux. Cette crique caractéristique s’étend sur 200 m de long et 50 de large.
Remonter l'autre versant (traces de marquage jaune), avant de continuer en retrait de la plage vers la Cala di Tivella (2 h). Superbe plage, avec un énorme rocher au milieu de l’eau, aux fonds riches en oursins, poulpes, daurades et girelles. En arrière de la plage, un bras mort du ruisseau abrite libellules et tortues d'eau douce.

Le sentier s'éloigne légèrement du rivage et, sur la droite, l'une de ses branches va filer jusqu'au phare de Senetosa que l'on atteint en 25 minutes (flèche jaune). Du phare, on accède à la tour en une demi-heure en passant près de l'éolienne.

On peut accéder à l’intérieur de la tour par une échelle métallique extérieure. A éviter si l’on est sujet au vertige ; de plus, les barreaux sont rouillés ! De la grande salle, un escalier très étroit construit dans le corps du mur permet d'accéder à la terrasse, d'où un autre petit escalier mène à la guardiola.
 







Vers la Cala Longa


Cala Longa


Cala di Tivedda


Le phare de Senetosa


La Tour de Senetosa