Capu Tondu
Punta Muvrareccia
Col de Caprunale
Aregno-Pigna-Sant-Antonino-Aregno
Capu di a Veta
Oggi
Sentiers autour de Corbara
Cima di Sant‘Anghjuli
Sentier Ile Rousse-Corte
Bocca di l‘Erbaghjolu et Bocca di Bonassa (diaporama)
Bonifatu - Ortu di u Piobbu (diaporama)
Calenzana-Ortu di u Piobbu (diaporama)
Refuge de Carrozzu et Spasimata (diaporama)
A Muvrella
Tour de la Mortella
Ostriconi: Plage de l'Accoilu et bergeries de Terricie
Scala di Santa Regina
Lac de Ninu
Paglia Orba et Capu Tafunatu
Punta Crucetta par Calasima
Bocca à a Soglia
Punta Castellaccia et Capu Seninu
A travers les Calanche de Piana
Capu Rossu
De Belvédère à Campomoro
Capu di Locu
Belvédère
De Tizzano à Senetosa
- A la découverte de la haute montagne corse
- La Corse en vélo et à pied
- Aux sommets de la Paglia Orba et du monte Rotondo
- Circuit au coeur de la Corse
- Sur les pentes du Capu Tafunatu et de la Paglia Orba
- Ballades dans le Haut-Asco : A Muvrella et le cirque de Trimbulaccia
- Le GR20
Distance : 6,9 kilomètres
Temps de marche : 2h45‘
Dénivelés : 330 mètres en positive, 330 mètres en négative
De la place du village de Pigna prendre la piste qui longe le parking et part en direction de l‘Est. Eviter une piste qui part tout de suite à gauche, puis, un peu plus loin prendre le sentier qui part à droite vers le cimetière. Le chemin passe sous le cimetière et débouche sous la D 151 à côté de ND du Lazio (15‘ de Pigna). On traverse la D 151, le chemin continue en montant et arrive à une petite piste que l‘on suit à droite pour arriver au couvent (30‘ de Pigna).
Pigna
Le
sentier
ND du
Laziu et Corbara
Couvent de Corbara
Sant‘Antonino
(source : site internet de la mairie de Corbara)
Distance : 6,9 kilomètres
Durée : 4 h 30 AR
Dénivelée : 700 m
Difficulté : ** (pente)
Un belvédère d‘où admirer la presqu‘île de la Revellata, Calvi et l‘ovale parfait de son golfe.
Du
quartier Donateo de Calvi, prendre le raidillon qui monte à Notre-Dame
de la Serra, que l‘on atteint en une vingtaine de minutes.
Depuis
l‘oratoire battu par les vents, qui daterait de 1479, le point de vue
sur Calvi est déjà remarquable. Mais ce serait dommage de s‘arrêter là !
Passer derrière le sanctuaire pour rejoindre une piste qui bifurque sur la droite. Monter par cette piste carrossable, qui prend bientôt fin. Une montée très raide lui succède après un virage à gauche.
On
arrive à un col dominant une vallée rocheuse austère. Continuer en face
du pylône électrique. Le chemin se faufile dans la crête.
Sur l‘autre versant, on passe sur des rochers quelque peu branlants sur
une sorte de corniche.
Au bout d‘un quart d‘heure après avoir quitté la piste, on arrive à la
crête, d‘où l‘on domine à la fois le Golfe de la Revellata et la Baie
de Nichiareto.
On
arrive au pied du Capu di a Veta. On atteint le sommet, à 703 m
d‘altitude, après une ascension de 40 minutes environ, par quelques
ressauts rocheux ornés de tafoni et des pentes ravagées par les
incendies.
Quelques mètres en contrebas, une croix de bois de plus de 5 mètres de
haut domine la baie de Calvi.

Le Capu vu
de la tour de Caldanu
Arrivée
sous ND de la Serra
U Capu
vu de ND de la Serra
Panorama
depuis le sommet
Deux partent de Lumio, le troisième de la route RD71 entre Lumio et Lavatoggio.
Le
sentier 1, qui vient d‘être entièrement restauré, part de la place
devant le restaurant « Chez Charles». Le sentier assez escarpé gravit
les 150 mètres de dénivelé et permet d‘arriver en une vingtaine de
minutes au village abandonné par un parcours en corniche ménageant de
belles vues sur Sant‘Ambroggio.
Ne pas manquer de chercher l‘aire
située au-dessus du village, en aplomb de la grande maison derrière la
chapelle. En s‘élevant encore un peu, vue splendide sur l‘aire, le
village, Sant‘Ambroggio, la pointe de Spanu, la baie de Calvi. Par beau
temps on aperçoit également le Cap Corse.
Depuis Oggi, on pourra s‘élever par un sentier récemment tracé (remplaçant un éboulis glissant) montant au pied du Capu d‘Occi. Passé une barrière puis un petit col, on redescend dans un paysage jalonné d‘anciens pallaghji et d‘aghje en direction de la chapelle ND de la Stella Face au monte Braccaggiu, le chemin oblique à droite, se fait raide et étroit et ramène à Lumio, en une vingtaine de minutes depuis ce point, à proximité de la Torricella et du Carubbu. Compter 1h15 au total pour la boucle.
Le troisième sentier (sentier 2 sur la carte) part à proximité du camping « Panoramic », près d‘un muret de pierres. Ce chemin, le plus facile des trois, grimpe à travers le maquis et permet d‘atteindre Oggi en une petite demi-heure. Je le recommande à l‘aube pour la très belle lumière sur les collines à l‘est d‘Oggi pendant la montée.
Si l‘on est monté par le Panoramic, une autre solution consiste, depuis ND de la Stella, à rejoindre Lavatoggio en continuant tout droit.

Quelques photos d‘Occi en page "Galerie", d‘autres sont à venir.
Point de départ: Sant‘Antonino
Durée : 2h30 environ
Dénivelée: 320 m.
Balisage : Traces de peinture rouge, orange et blanc
Difficulté: Aucune, fin un peu raide
Du parking près de l‘église de Sant‘Antonino, un chemin empierré longe l‘église à gauche et mène peu de temps après à une bifurcation. Le sentier de gauche, qui longe quelques tombeaux, descend vers le couvent de Corbara. Prendre celui de droite.
Ce large chemin empierré descend légèrement jusqu‘à une sorte de col entre le versant Corbara et le versant Occiglioni. On aperçoit en contrebas une bergerie en ruine. Couper à travers champs pour arriver à cette bergerie, située au pied du monte Sant‘Angelo. Le sentier s‘élève assez rapidement et on atteint le point culminant des trois sommets du monte Sant‘Angelo, 562 m, en 30 minutes environ.
Splendide vue panoramique : en bas, Pigna, la côte d‘Algajola, Corbara, Ile Rousse et plus loin les Agriates, et du côté opposé le bassin du Reginu, Santa Riparata, le monte Grosso et Sant‘Antonino. Vue plongeante sur le couvent de Corbara.
La descente vers le couvent s‘effectue d‘abord par le chemin de la montée. Près d‘une petite prairie, tourner à droite pour atteindre le sentier flanqué de murets qui conduit au couvent de Corbara (298 m) fondé par les Franciscains en 1456 (30 min).
De là, on peut remonter à Sant‘Angelo par le sentier qui s‘élève en corniche à travers le maquis, passe près d‘une fontaine avec un bel auvent puis près d‘une maison récemment restaurée avant de rejoindre la piste de l‘aller près de Sant‘Antonino.



Une
fois n‘est pas coutume, c‘est un sentier en 7 étapes que je vous
propose ici. Pas de difficultés particulières mais des étapes assez
longues, avec la contrainte d‘un sac assez lourd à porter. Mais on
traverse cinq micro-régions d‘une grande beauté, très différentes les
unes des autres : la Balagne, puis le Giussani, la pieve de Caccia, le
Niolu et enfin le Cortenais.
Chaque village étape (Monticellu,
Speluncatu, Olmi-Cappella, Pioggiola, Vallica, Castifao, Moltifao,
Asco) offre en principe quelques possibilités d‘hébergement (limitées
cependant).
Le sentier commence sur la RD 63 à hauteur de la pizzeria "A
Rusta".
L‘itinéraire s‘élève lentement entre les résidences par un ancien
sentier jusqu‘au comping "Ormiccio" pour rejoindre la D.63 que l‘on
suit sur 200 m.
Prendre la piste à droite, en direction de l‘est jusqu‘à un bassin. Le
sentier passe ensuite devant une station de traitement et rejoint la
D.63. Traverser la route pour rejoindre le chemin qui mène à la place
de l‘église de Monticellu (218 m, 1h35).
Traverser le village puis, par une route ombragée, on rejoint un petit col pour atteindre la chapelle Saint-François. Le sentier descend ensuite pour rejoindre une piste, bifurquer sur la droite jusqu‘au bout du chemin de Cammarajo. Le sentier continue, traverser la voie ferrée, passer devant un ancien moulin. La piste longe ensuite la rivière pour rejoindre le hameau du Reginu et la D 63. Prendre à droite jusqu‘à un croisement et suivre la D.113 en direction de Muro jusqu‘au magasin Coop.
Prendre sur la gauche la piste en direction sud-est, traverser la plaine du reginu dans une zone à l‘activité pastorale très marquée (lenze cabane). Le sentier passe ensuite devant un ancien moulin "Pomontone"; suivre la piste sur 600 m, prendre le sentier à droite qui s‘élève jusqu‘à la D.71 et la Chapelle de San Filipu. Le tracé emprunte la D.71 puis sur la gauche une petite route avant de s‘élever vers le village de Speloncatu (520 m - 4h50), perché sur un éperon rocheux.
L‘itinéraire
emprunte la D.63 sur environ 200 m. Il faut prendre ensuite un sentier
sur la gauche. Ce sentier s‘élève rapidement et franchit de nouveau la
route. Continuer à monter sur une large crête pour arriver à a Bocca di
Croce d‘Olu (1097 m). Très beau point de vue sur le côte balanine, le
Cap Corse, les Agriates, le Giussani et ses hauts sommets. Le tracé
franchit la crête et descend par un très beau sentier (panneau
transversal Ile Rousse-Corte) ombragé jusqu‘à Pioggiola (900 m - 2h55).
Traverser la D.63, suivre le sentier (balisage orange) jusqu‘au
croisement de la route D.963 des sentiers Poggiola, Forcili,
Ilmi-Capella. Traverser la D.63 et suivre l‘itinéraire Olmi-Capella
puis s‘engager dans une châtaigneraie, après avoir franchi plusieurs
petits ruisseaux. Le sentier rejoint par une montée Olmi-Capella (Olmi
è Capella, 831 m), au pied du Monte Padru et du San Parteu. Les hameaux
qui composent le village dominent la haute vallée de la Tartagine.
Reprendre
la D.963 sur environ 800 m, jusqu‘au croisement en direction d‘Altiani,
puis suivre le chemin en terre à droite pour déboucher sur un plateau,
descendre ensuite vers la route et la quitter pour un sentier qui
rejoint par une grande traversée a Bocca Croce (900 m). Le sentier
rejoint la route pour arriver à Vallica (820 m - 1h25). Puis le sentier
emprnte un très ancien tracé, s‘élevant d‘abor légèrement pour
descendre jusqu‘à Costa di Forma. Par de nombreux lacets, le chemin
plonge jusqu‘au confluent de la Tartagine et du ruisseau de Forci que
l‘on traverse pour rejoindre le hameau de Piana et le pont de Tartagine
(305 m). Le sentier longe ensuite la rivière puis s‘élève en direction
sud pour rejoindre Castifau (535 m - 3h25). Ce village en gradins
au-dessus de la vallée de la Tartagine est dominé par la tour carrée de
Paganosa et, plus loin, par le Couvent San Francescu di Caccia du
XVIème siècle.
Le sentier emprunte la D.47 sur environ 500 m
jusqu‘au col. Prendre le sentier sur la gauche, toujours en traversée
légèrement decendante dans une forêt de chênes, franchir le ruisseau de
Casafrancione et continuer jusqu‘au hameau de Merozzini pour arriver
enfin à Moltifau (500 m - 4h45), berceau du peintre Léon Charles
Canniccioni.
Reprendre la route et suivre le balisage orange jusqu‘à la fontaine de Costa Funtanella (710 m). Le sentier rejoint bientôt les ruines d el‘ancien village de Sepula (910 m). Traverser les ruines et monter en direction du monument mégalithique l‘Altare (1074 m) puis continuer jusqu‘à la fontaine de Tuloni. Le sentier descend en lacets à travers des genévriers et rejoint, 50 m au-dessus du pont de Chelga, le croisement avec un autre sentier. Suivre à droite le balisage orange pour atteindre Asco (Ascu, 600m - 5h30)
Cette étape est très longue.
Traverser le village d‘Ascu et prendre la route qui descend au pont
Génois (535 m), l‘emprunter et suivre l‘itinéraire qui longe la vallée
de Pinara. Le sentier passe ensuite devant la fontaine de Misaidi puis
continue pour passer devant une magnifique cascade et une grotte (937
m). Prendre ensuite le chemin qui longe le ruisseau de Pinara pour
arriver aux bergeries de Cabana (3h30, 1237 m). Continuer jusqu‘au
point coté 1450. Là on croise un autre sentier et, par une rude montée
en lacets, on arrive à a Bocca di Serra Piana (1846 m). Du col, le
sentier descend en direction des bergeries de la Menta. Passer la
passerelle pour atteindre les bergeries de caracutu et se diriger vers
les fontaines de Gradia et de Callaiola. Descendre ensuite par le
sentier jusqu‘au village de Corscia (880m - 7h40).
Cette étape est la plus longue. Partez très tôt !
De Corscia suivre la D.718 pour rejoindre la D.84, traverser et prendre
le chemin de droite jusqu‘aux Bergeries de Ciaretta (1568 m, 4h50). Le
sentier remonte jusqu‘à a Bocca di Conia (1669 m). Suivre le sentier en
crête qui passe au-dessus des Bergeries de la Borba, continuer en crête
pour rejoindre le Mare a Mare Nord à a Bocca a l‘Arinella (1592 m),
jusqu‘aux Bergeries de Boniacce (1 450 m). Le sentier emprunte une
longue descente jusqu‘au reguge de la Sega.
Du
refuge, prendre le sentier Mare a Mare nord (balisage orange),
traverser la passerelle qui surplombe le Tavignanu et passer ensuite
devant l‘ancien refuge pour suivre le sentier sur la gauche (rive
droite) qui passe en courbe de niveau devant une prise d‘eau alimentant
le barrage de Calacuccia. Le chemin descend progressivement et traverse
le ruisseau de Castagnolu (1 040 m). La pente s‘accentue pour se
rapprocher du Tavignanu que le sentier longe pour arriver au ravin de
Bruscu (930 m) puis rejoint la passerelle (760 3, 3h15). Traverser le
Tavignanu pour reprendre le sentier muletier en rive droite, qui
descend progressivement entre les pins jusqu‘au Russulinu (840m). Le
sentier continue sous les chênes verts et les châtaigniers jusqu‘au
ruisseau d‘Antia (610 m). On passe à un maquis dense avant de rejoindre
une zone plus aride pour arriver enfin par le nord à la citadelle de
Corte (Corti, 420 m).
Le
chemin d‘accès au refuge de Carrozzu part de l‘extrémité de la route D
251 qui remonte, à partir de l‘aéroport de Calvi-Sainte-Catherine, la
vallée de la Figarella. A l‘extrémité de la route, se trouve l‘auberge
de Bonifatu (540 m) : c‘est le départ de la balade.
Durée : 6h AR
Dénivelée : 619 m.
Difficulté
: ***
Relativement ardue avec une montée de 620 m durant une heure
vingt. Ce n‘est pas une randonnée à entreprendre par temps froid ou
variable.
Période : petits risques de neige en hiver.
Point d‘eau : au
refuge de Carrozzu
Balisage : jaune
Carte : IGN 4149 OT Calvi - Cirque
de Bonifatu.
Cette
balade conduit à travers la forêt de Bonifato jusqu‘au refuge de
Carrozzu qui est situé sur le GR 20 ; A côté du refuge, le célèbre
sentier franchit la Spasimata par une passerelle suspendue qui, à elle
seule, mériterait la balade.
Au départ de l‘auberge, il faut s‘engager sur la piste forestière "du Mouflon" fermée à la circulation qui prolonge la route. Cette piste domine la rive droite de la Figarella, au milIeu de la forêt (pins laricio, pins maritimes, chênes verts principalement) en s‘élevant légèrement. La suivre pendant environ 20 minutes. Lorsque la piste traverse le cours d‘eau au gué du Roncu (environ 1 km après son départ) où la Melaghja rejoint le Lamitu, il faut la quitter et emprunter, sur la droite, le GR 20, balisé en jaune en direction du refuge de Carrozzu (panneau : refuge de Carrozzu : 2h30).
Parallèle au torrent en rive gauche, le GR monte dans des gorges superbes, au milieu des rochers sculptés par l‘érosion auxquels s‘accrochent spectaculairement des pins. Il devient plus rude et franchit le ruisseau de Lamitu sur une petite passerelle suspendue (910 m, 45 min). Désormais en rive droite, il rejoint les contreforts de l‘Innominata et monte à travers des pinèdes parsemées d‘aulnes. Dans cette deuxième partie du trajet, la pente devient sensiblement plus forte.
Après 2 h 10 on passe devant ce qui reste de Spasimata, l‘ancien village d‘été des habitants de Calenzana. On trouve une table et des bancs de pierre placés le long du ruisseau, des missoghji, enclos de pierre. Un petit abri de pierre se trouve à deux minutes de là. C‘est l‘abri de Spasimata. Il y a aussi un panneau indiquant que le refuge se trouve à dix minutes de là.
Cinq minutes après ce panneau de signalisation, on arrive à une bifurcation. Le refuge est sur la gauche, Asco et Spasimata à droite.
Au-delà des bouleaux et des pins, belle vue sur les plaines luxuriantes beaucoup plus bas, encadrées par des parois presque verticales.
Le refuge de Carrozzu (1 155 m - 2 h 30).occupe un site extraordinaire, sur un petit replat entouré sur trois côtés par des parois rocheuses. Au nord de la combe, la Punta Innominata (1 986 m.), au sud, la Punta di Spasimata (1 826 m). Sur le quatrième côté, à l‘ouest, une terrasse domine la vallée.
A partir du refuge, continuer sur le GR20 pour descendre jusqu‘à la Spasimata et admirer sa célèbre passerelle (environ 30 minutes de marche). Un passage difficile est assuré par des chaînes. Il vous faudra avancer tout doucement pour traverser une paroi rocheuse très raide, pas très rassurante si vous n‘avez pas le pied sûr ou si vous souffrez de vertige. Faites très attention, ce sentier est extrêmement dangereux s‘il est mouillé.
La passerelle de Spasimata enjambe la rivière juste en
contrebas. Une cascade tombe dans le magnifique trou d‘eau au-dessous.
Une
corde métallique vous aide à descendre la dernière dénivellation
jusqu‘à la passerelle. Une fois celle-ci traversée, vous pourrez
toujours vous aventurer un peu plus loin, le long du GR20, mais sachez
que le chemin devient très ardu. Les pique-niques à côté du trou d‘eau
sont très populaires. Vu de n‘importe quel angle, le paysage de
montagne est fabuleux.
Le GR 20 continue, vers le
sud, en direction de la Muvrella, du Col Perdu, du Cirque de la
Solitude, et, plus loin, vers la haute vallée de I‘Asco.
Le retour de la balade se fait par le même itinéraire.
Voir la galerie photo de la randonnée (71 photos)





Spasimata
SpasimataCette randonnée est une vraie alternative au chemin très fréquenté vers le refuge de Carozzu. De plus, elle offre de beaux points de vue vers la crête principale du capu Ladroncellu ainsi que vers le golfe de Calvi.
Point de départ : Auberge de la forêt de Bonifatu - 536 m
Durée : Auberge - bocca di I‘Erbaghiolu 2h15, bocca di I‘Erbaghiolu -
bocca di Bonassa 20 min, bocca di Bonassa - auberge 2h duree totale
4h30.
Denivelée : 617 m
Difficulté : Promenade circulaire presque toujours facile sur des
sentiers bien balisés (montée : rouge, descente: orange). Mais la
montée au col de l‘Erbaghjolu est très longue !
Variantes : Possibilité de descente de bocca di Bonassa par le chemin
de randonnée ‘Tra Mare e Monti", dans la vallée du Fango. Un détour de
bocca di l‘Erbaghiolu vers le Capu Formiculaghiu ainsi que vers le Capu
a u Ceppu ne peut être conseillé qu‘aux randonneurs expérimentés.
Carte: IGN 4150
De l‘auberge, revenir en arrière sur la route sur environ 30 mètres jusqu‘à un pont. Emprunter à gauche un sentier ombragé et balisé en rouge (à l‘arbre, écriteau 109). Le chemin, qui au départ est un peu empierré et abrupt, longe à gauche le torrent de Nocaghia et traverse celui-ci une bonne demi-heure plus tard. La jolie forêt d‘essences variées s‘éclaircit peu à peu.
Tourner à droite à la bifurcation
située un peu avant le ruisseau (1h30) et suivre le sentier toujours
balisé en rouge qui, à la fin, monte à travers la pinède par des
tournants de plus en plus raides vers a bocca di l‘Erbaghiolu (1 195
m). Belle vue sur le golfe de Calvi.
Le
sentier balisé en rouge nous conduit à présent vers a Bocca di Bonassa
(20 minutes, agréables aires de repos) et rencontre le sentier de
randonnée "Tra Mare e Monti", jalonné en orange, qui conduit de
Calenzana à Cargèse en passant par Bonifatu et Galéria.
C‘est ce
chemin que l‘on empruntera sur la droite pour rentrer. Ce sentier
remarquablement bien balisé et entretenu, nous reconduit à travers de
magnifiques pinèdes, parfois enchevêtrées de mousses et de maquis et
rejoint enfin la route, à hauteur de Bocca Reza, après environ 1h45 de
descente. Prendre la route sur la droite pour revenir à l‘auberge en un
quart d‘heure.
Voir la galerie photo de la randonnée (39 photos)


Longueur : 14 km
Dénivelé : 1 060 m.
Durée : 6 h 30 AR
Difficulté : ** (pas difficile, mais longue montée)
Période : toutes saisons (risques de neige en hiver)
Equipement : randonnée
Point d‘eau : au refuge (terme de la balade)
Balisage : piste forestière, au départ jalonnée de cairns, à la fin du
parcours évident.
Carte IGN 1/25 000 : 4250 OT.Cinto ou 4149 OT. Calvi Cirque de Bonifato
(mais les derniers mètres de la balade et le refuge d‘Ortu di Piobbu
n‘y figurent pas).
Depuis l‘Auberge de Bonifatu, la balade emprunte la même piste forestière que celle de Spasimata, mais elle franchit le torrent au gué de Roncu (20 minutes).
En rive droite, après avoir franchi le radier, le chemin monte vers le nord. La pente du sentier, dominé par des roches en corniche, s‘accentue sensiblement à partir du gué. Cet ancien chemin muletier est encore cimenté par endroits !
On rencontre après 20 minutes de montée (alt. 734 m) la bifurcation avec la boucle de Ficaghjolu qui conduit à la passerelle. La forêt de Bonifato est une des plus réputées de Corse, en raison des arbres variés qui la constituent (pins laricio, chênes verts) et de la faune qui l‘habite; en particulier, elle est un des lieux où vit la sitelle corse.
La piste continue de grimper dans le sous-bois tapissé de fougères (et peuplé de fort désagréables essaims de moucherons !) Dans ses derniers lacets, on peut apercevoir, aux pieds du Capu a u Dente (repérable à ce qu‘il est flanqué d‘une aiguille rocheuse, celle qui, probablement, lui a donné son nom...) le refuge, terme de la balade.
La piste se termine au bord du torrent de Melaghja (853 m). Il faut le traverser à gué et emprunter le sentier, très visible, qui la prolonge dans le sous-bois.
Le sentier chemine sous les pins et quitte la forêt, décrit un grand lacet vers le sud pour atteindre à 1 507 m une sorte de col. Le refuge est bientôt en vue et on l‘atteint en une vingtaine de minutes par un faux plat fatiguant.
Le refuge est une agréable construction de bois, dont la terrasse, tournée vers le nord, c‘est à dire vers la mer, offre une belle vue et un cadre idéal pour un peu de repos avant le retour qui s‘effectue par le même itinéraire.
Il faut veiller à ne pas emprunter par erreur (à environ 1h15 du refuge) le chemin qui conduit à la passerelle de Ficaghjolu.
Il faut signaler qu‘il est possible, à partir du refuge, de redescendre en 3 heures environ par le GR 20, au village de Calenzana.




Voir la galerie photo de la randonnée (103 photos)

Dénivelé : 1 295 m.
Durée : 6 h 30
Difficulté : ****
Période : toutes saisons (risques de neige en hiver)
Equipement : randonnée
Point d‘eau : source d‘Ortiventi puis au refuge (terme de la balade)
Balisage : rouge et blanc (GR20).
Carte IGN 1/25 000 :4149 OT. Calvi Cirque de Bonifato (mais les
derniers mètres de la balade et le refuge d‘Ortu di Piobbu n‘y figurent
pas) et 4250 OT.Cinto.
Cette randonnée n‘est autre ... que la première étape du GR20
!!! Autant dire que, sauf à être un randonneur expérimenté, je ne
conseille pas de la faire intégralement. Considérée comme "une entrée
en matière tonitruante", cette randonnée se caractérise en effet par un
très fort dénivelé puisque l‘on passe de 275 m à 1 550 m. Et il faut
ajouter environ 3 heures de descente aux quelques 7h de montée...
Sinon, cette étape ne comporte aucune difficulté technique.
Je conseille vivement de faire la première partie de cette randonnée,
qui est très intéressante avec une série de points de vue inoubliables.
Il est fortement conseillé de partir tôt et de se munir d‘une quantité
suffisante d‘eau. Le départ du sentier se trouve à la fontaine de
Sant‘Antone, près d‘une chapelle, dans le haut du village de Calinzana.
Le beau sentier pavé s‘élève immédiatement à travers d‘anciennes
restanques. On atteint après une vingtaine de minutes Colletola (421
m), un lieu-dit boisé d‘où l‘on a déjà une très belle vue : U Mucale
(Moncale), Calinzana, Montemaiò, Cassanu....
Le sentier poursuit sa montée et, un peu moins d‘une heure après le
départ, atteint la source d‘Ortiventi (540 m), dans un petit champ
situé à une dizaine de mètres au-dessus du sentier.
Une quinzaine de minutes plus tard, on arrive au carrefour du Mare è
Monti avec le GR20. Le premier continue vers l‘ouest vers Bocca a u
Corsu (581 m) pour rejoindre Bonifatu. Le GR20 bifurque vers le sud-est
pour rejoindre à 616 m la Bocca di u Ravalente. Après avoir franchi la
crête, on pénètre dans la forêt de Sambuccu.
Puis le GR entame une longue traversée en montée pas trop
pénible jusqu‘au promontoire d‘Arghjova (820 m).
L‘ascension se poursuit en grands lacets jusqu‘à a Bocca à u Saltu (1
280 m). Ce col domine d‘un côté la forêt de Sambuccu, de l‘autre la
vallée de la Flatta. Magnifique vue sur la Balagne.
Le
sentier traverse ensuite une forêt de pins làrici puis une zone
d‘éboulis où la pente est raide et les rochers glissants. Peu après, un
petit passage dans un thalweg est équipé d‘un câble. On progresse
ensuite à flanc en dominant la vallée de la Flatta. De l‘autre côté, le
Capu Ghjovu (1486m) . On arrive à la la Bocca à u Bazzichellu (1486 m).
La vue embrasse le massif du Monte Grossu et la Balagne de Calvi à
Ile-Rousse. De l‘autre côté, les sommets de la Paglia Orba et du Cintu.
On aperçoit le refuge d‘Ortu di Piobbu au pied du Monte Curona. Après
une petite descente, le sentier remonte enfin jusqu‘au plateau où est
situé le refuge d‘Ortu di u Piobbu.
Deux sentiers se rejoignent ici : le GR20 et le sentier qui
vient de la Maison Forestière de Bonifatu.
Voir la galerie photo du début de la randonnée (55 photos)





Le
sommet d‘A Muvrella peut être compté parmi les plus belles vues
panoramiques de l‘île. La randonnée de 10 heures nécessite cependant un
pied sûr et une bonne condition physique. Pour cette raison, les
randonneurs en moins bonne condition physique et non expérimentés
s‘arrêteront au lac. Durée : 10 h AR pour A Muvrella
(passerelle - lac de Muvrella 1 h15, lac de Muvrella - A Muvrella 1h
30, descente de A Muvrella 4h, refuge de Carozzu 1h 45. )
Dénivelée :1 612 m.
Difficulté : Montée vers le sommet d‘A Muvrella difficile. Nécessite de
l‘endurance et un pied sûr (passages d‘escalade).
Il est conseillé de passer la nuit au refuge de Carozzu.
Poursuivre
sur le GR 20 au-delà de la passerelle de Spasimata. Le sentier empierré
monte d‘abord d‘une façon abrupte et conduit rapidement vers le
minuscule lac de Muvrella en passant par des endroits rocailleux,
légèrement exposés et qui longent la plupart du temps la crête d‘une
chaîne de rochers. On continue à suivre l‘indication en blanc et rouge
qui conduit vers une brèche avec deux aiguilles caractéristiques en
forme d‘oreilles de lapin, puis vers la brèche de Stagnu, 1 985 m. Un
sentier balisé en jaune avec cairns bifurque vers la gauche et monte
vers le sommet (escalade facile (+) de A Muvrella, 2 148 m (5h45 à
partir de Bonifatu). Il serait également possible de monter vers le
sommet en partant à gauche du chemin du lac de A Muvrella et de la
"brèche en oreilles de lapin" (mal indiqué, raccourci de 30 min).
Difficulté : ** (passages raides)
Durée : 4 h AR
Dénivelée : 810 m
Ce sommet ("Le cap rond") surplombe directement le golfe de Galeria et offre des vues imprenables sur la Grande Barrière : Paglia Orba, Tafunatu, etc.
De l‘église de Galeria, passer devant la
poste, la mairie et l‘école pour prendre la première rue à droite.
Faire 100 m et tourner à gauche puis aussitôt à droite. La rue se
transforme en chemin de terre que l‘on suit pendant 200 m envirion, en
direction sud-ouest. Tourner à gauche à angle droit pour prendre une
piste montant au sud-est. Face à une maison au toit en aluminium,
quitter la piste ‘point rouge) pour pénétrer dans le maquis. Le petit
sentier retrouve la piste mais repart en face pour s‘élever dans un
maquis arborescent. Longer des rochers et monter à droite vers l‘ouest
pour passer près de la crête rocheuse de l‘Ambiu (abri préhistorique).
Le sentier s‘oriente en ligne générale au sud-est. La vue se dégage
souvent. Rester attentif à la sente qui est parfois peu marquée. On
aborde une crête rocheuse (339 m), la suivre puis passer légèrement sur
son flanc sud. Un passage réclame un peu d‘attention si le temps est
humide. Un balisage espacé ramène sur le flanc nord-ouest de l‘arête
(belle vue plongeante sur l‘embouchure du Fangu). Monter à travers
maquis et rochers en restant près de la crête. Après un passage rocheux
un peu raide, obliquer au sud ; l‘arête est alors juste à votre gauche.
On découvre au sud les crêtes dominant les golfes de Ghjirulatu et le
capu d‘Ortu qui domine le golfe de Portu. Monter sous la crête et
passer sous deux petits cols. Traverser en courbe de niveau (cairns)
vers un petit bosquet isolé. De celui-ci, obliquer à gauche dans une
petite conque rocheuse, gravir un court ressaut puis une vire montante
herbeuse. Le terrain se couche enfin, tirer légèrement à droite pour
gravir des banquettes menant au sommet.
(Source : Quilici-Thibaudeau-Pennequin : Montagnes de la Corse - Milan
éditions)
Carte IGN 41 50 OT (Porto - Calanche) pli A3
Dénivelé : 450 m.
Difficulté : **
Durée : 5 h AR.
Cette promenade n‘est pas difficile mais doit être entreprise dès l‘aube. D‘autre part, il est indispensable de prendre des repères pour ne pas se perdre au retour.
Partir de l‘extrémité nord du port de Galeria, au-delà de la Maison du Parc. Un large chemin monte à travers le maquis, à gauche d‘un pylône.,
Le maquis se fait plus dense, tout en ménageant de belles trouées vers le golfe de Galeria.
Le chemin se transforme en une sente bordée d‘un ancien muret, puis se resserre encore, au milieu d‘arbousiers et de filaires. On domine la Punta di Stollu, près de ruines. En continuant à flanc vers le sud, on peut rejoindre l‘arche d‘Elpa Nera (cote 363). Remonter au contraire l‘arête rocheuse vers le sud-est pour atteindre le sommet.
On continue à monter direction sud-ouest, sur une sente parcourue par les sangliers, sous les arbousiers. Du sommet de roche rouge proche de la Punta Muvrareccia, vue à couper le souffle sur la baie de Focolara, l‘anse d‘Elpa Nera, la Punta Rossa.
Au retour, continuer de suivre la crête et descendre vers la
g. le sentier le mieux marqué.
Carte IGN 41 50 OT (Porto - Calanche)
Dénivelé : 1 000 m.
Difficulté : *** (montée de plus en plus raide)
Durée : de 6 à 8 h AR.
Cette route construite vers 1870 et laissée à l‘abandon permettait de
monter au col en calèche !
Accès : Par la D351 qui longe le Fango, aller jusqu‘au hameau
de Barghiana.
Attention : Au pont de Montestremu, une pancarte du Parc indique une
piste fléchée vers Puscaghja. Il s‘agit probablement d‘une variante à
l‘itinéraire décrit ici.
Sous
la petite église de Barghiana, suivre la piste de terre qui remonte le
cours supérieur du fleuve. Ce chemin mène à la réserve de chasse du
Filosorma (protection des mouflons). On contourne le Capu di Mozzu (623
m) et l‘on aperçoit vers l‘est les pointes du Tafunatu.
La piste
de terre remonte un peu vers la droite le val du ruisseau des Rocce,
dans la forêt de Perticatu, et atteint le pont di e Rocce (326 m).
Bonne vue sur le Capu Rossu et le Capu Tafunatu.
Passé le pont commence la forêt de chênes verts. La piste oblique à
gauche puis reprend la direction sud, sous Petra Bianca. Sur la rive
opposée, on aperçoit les ruines du couvent Santa Maria.
La route de terre se termine après le pont qui franchit le ruisseau de
Campottolli Grossi (485 m) et devient un sentier, qui atteint bientôt
la source de Tassi, traverse la forêt d‘Omita et arrive à la maison
forestière en ruine d‘Omita (693 m - 3 h de Barghiana). Au-delà on
traverse une zone d‘éboulis. Les premiers lacets, faciles, traversent
une forêt de chênes verts énormes. Après trois épingles à cheveux, des
pins laricios, des frênes, des hêtres se mêlent aux chênes verts.
Perspectives superbes sur les crêtes de la Punta Silvastriccia et la
Punta di Cuvia. Le sentier gravit un vaste cirque et repasse sur la
rive gauche. Il reste 14 lacets avant le col ...
Du col de Capronale, un sentier mène au vallon de l‘Onca, jusqu‘à la
cabane de Puscaghia. Ce sentier est bordé de pins laricio tourmentés,
forme habituelle quand ils poussent isolés, fichés dans les fissures
des rochers.
Le sentier conduit au col de Guagnarola (1 833 m).
En gravissant le col, on pourra se remémorer A Muntagnera qui évoque la transhumance
traditionnelle...
A Muvrella n'est pas, comme la Paglia Orba, une montagne spécialement remarquable. Elle est assez difficile à identifier de loin. Ce n'est en fait qu'un point haut de l'arête de partage des eaux. Mais ce sommet constitue un belvédère magnifique. Bien que parfois assez raide, la montée vers Bocca di Stagnu ne présente aucune difficulté. Ce col sépare la vallée de l'Asco du secteur de Bonifatu.
Départ du parking de Haut-Asco, à plus de 1400 mètres d'altitude. On passe devant le chalet-refuge pour prendre à droite vers l'ouest. On traverse une piste avant de suivre à droite, les marques rouges et blanches. La pente est dès le début très raide. Le sentier monte en direction ouest-nord-ouest sur une croupe boisée puis s'élève sous une barre rocheuse. Après avoir traversé un thalweg vers la droite, on monte à nouveau le long d'une autre barre bordant la rive gauche du vallon. La pente s'atténue un peu en approchant de la crête. On atteint, après un bosquet d'aulnes, a bocca di Stagnu (1 985 m - 2h depuis Ascu).
A Bocca di Stagnu, quitter le GR20 et descendre à droite, légèrement sur le versant ouest, pour emprunter grosso-modo la ligne de crête qui s'élance vers le nord sur des banquettes rocheuses raides mais faciles. Là encore, aucune difficulté, tout juste quelques petits éperons rocheux à gravir en louvoyant pour arriver au sommet (2 148 m, 3 h environ du Haut-Ascu).
Beau panorama sur toute la partie Nord Ouest de la Corse, la pointe de la Revellata, Calvi et sa citadelle. On aperçoit également la vallée sauvage de Spasimata, le massif de Bonifatu. Vers le Sud, tout le massif du Cinto, du Verdatu au Tafunatu. Une belle ligne de crête assez rectiligne s'étire en direction de la Paglia Orba. A partir du col Perdu (l'endroit où la trace du GR20 disparaît pour plonger dans le cirque de la solitude), une autre ligne de crête encore plus haute démarre par Punta Minuta en menant vers l'Est à Monte Cinto.
Durée : 5 h AR
Carte Corte Monte Cinto pli B-2-3
Difficulté : **
Dénivelé : 600 à 700 m
Du refuge du Haut Asco, suivre le marquage rouge du sentier du Monte Cintu. Il passe près d'une source puis traverse un cours d'eau. Il se rapproche (en rive gauche) du torrent de Tighetu et passe le long de gros cairns et d'une stèle commémorative. Le sentier du Cintu traverser le torrent par une passerelle. Quitter ce sentier pour rester en rive gauche sur un sentier peu marqué.
Après avoir contourné un mamelon rocheux, on pénètre dans le cirque de Trimbulaccia, fermé par le Capu Larghia.
On peut s'arrêter là ou bien continuer à monter pour découvrir, derrière une barre rocheuse, deux petits lacs.
Difficulté : Aucune
Durée : 3 h 30 AR
Dénivelée : 150 m
Carte : IGN TOP 25 Bastia 4348 OT (plis B3/B4)
Pour cette balade, on peut partir de Saint-Florent ou bien de la plage
de la Roya.
Mais le mieux est de prendre la piste carrossable (en roulant
lentement) qui dessert les résidences de Fornali et de Fonaverte. On
trouve bientôt un petit parking et le début du sentier des douaniers.
Ce sentier ne s‘écarte jamais de la côte qu‘il suit sur la même courbe de niveau. Après cinq minutes on rencontre un portillon. Quelques centaines de mètres plus loin, on remarque sur la gauche un ancien four à chaux.
On longe ensuite une petite crique de galets avant
de passer la Punta di u Ceppu, avec ses fortifications intégrées à une
résidence privée.
Le sentier croise ensuite les marais de Valdolese, s‘élève un peu.
Puis on arrive près du Fiume Santu. Une grande plage à l‘eau
transparente d‘un côté, l‘étang de l‘autre. Il faut la plupart du temps
franchir le cours d‘eau à gué (attention au matériel !)

Plus loin, la pointe de la Mortella qui se rapproche et qu‘on atteint, depuis le Fiume Santu, après 30 minutes de marche (1h 30 environ au total), non sans avoir admiré en contrebas du sentier de magniques plages à l‘eau limpide.

La tour ronde a subi
en 1794 les assauts de la flotte anglaise et, située au ras de l‘eau,
subit aussi quotidiennement ceux des vagues. Si la partie sud est
entièrement détruite, les mâchicoulis et le merlon de la partie nord
sont en bon état et on peut encore apprécier l‘architecture "en coupe"
de la tour : deux niveaux, 9 m de diamètre intérieur, et des murs de 3
m d‘épaisseur à la base.
On peut pousser jusqu‘au sémaphore
moderne, un peu plus loin sur la hauteur, et même, si l‘on est
courageux (ou qu‘on envisage de prendre le bateau pour Saint-Florent),
jusqu‘à la plage de Loto.
Le retour se fait par le même chemin.



Marais de Valdolese


La traversée du gué


carte IGN 4249OT TOP25
Aller-retour : 4 h (plus l'arrêt à la plage)
Le sentier du littoral commence à l'extrémité est de la plage de l'Ostriconi. Pour rejoindre ce point, les possibilités sont multiples. On peut par exemple, en venant de la Balanina, se garer le long de l'ancienne route nationale devenue sans issue. La vue sur la plage de l'Ostriconi et la côte Ouest des Agriates est splendide. Une descente un peu raide mène à la plage de l'Ostriconi ; il suffit de longer la plage jusqu'à son extrémité Est et rejoindre un sentier venant de la droite. Continuer sur ce sentier en longeant les premières criques. On aperçoit les bergeries en ruines d’I Magazini. Poursuivre jusqu’à l’anse de Vana.
Plusieurs options permettent de poursuivre la balade ; on peut choisir celle qui est le plus à l'ouest, ou bien rester sur le sentier au fond du vallon à droite du ruisseau de Sualelli pour gagner le col d’Affacatoghju en suivant les flèches taillées dans les bornes de granit. On passe près des bergeries de Vana et de Sualleli. Les sentiers se rejoignent avant de grimper vers un petit plateau dominé par le Monte Orlandu. On arrive au pied de la Punta di l'Acciolu qui domine la plage que l'on aperçoit en contrebas.
Il est facile de descendre vers la plage si on poursuit le chemin du littoral sur quelques centaines de mètres ; il faut alors revenir en arrière par un bon sentier et longer les deux petites plages de galets plus à l'est. Un autre sentier descend plus directement sur la plage, mais présente quelques passages un peu raides, sans pour autant être dangereux.
On peut poursuivre par une piste près de la Punta di l’Acciolu qui côtoie la mer parallèlement pour continuer sur la droite puis à gauche en rentrant dans les terres. Puis on prend le sentier venant de droite qu’on suit jusqu’aux bergeries de Terricie.

Durée : 4 h AR
Dénivelée : 400 m
Difficulté : ** (pente)
Balisage orange
Cet impressionnant chemin muletier, parfois construit en surplomb sur
le rocher, fut construit en 1820 pour faciliter l‘accès aux villages du
Niolo. La route ne fut ouverte qu‘en 1889.
On admirera au cours de cette ballade les restes du dallage du sentier,
ses murs de soutènement, ses lacets inscrits entre les rochers et son
vieux pont sur la Ruda.
Depuis le Ponte di l‘Accia, on peut avoir un petit aperçu du sentier en remontant la rive gauche du torrent depuis le Ponte di l‘Accia par un petit raidillon en rive gauche de la Ruda.
Pour le sentier
complet, il faut, en venant de Castirla, s‘arrêter près de la fontaine
dédiée à la Vierge, 400 m après une maison en ruine. Le sentier débute
sous les arbres. Il monte doucement en surplomb de la route, puis
pénètre dans une zone plus rocheuse. La pente se fait plus forte. On
franchit une petite crête d‘où l‘on domine les gorges du Golu. Le
sentier redescend quelques lacets puis franchit le torrent de
Falcunaghja presque toujours à sec pendant la période estivale, mais
qui est un des grands canyons verticaux connus de l‘île. Le sentier en
corniche se rapproche à nouveau de la D84. On aperçoit en contrebas un
pont routier sur la Rudda.
On arrive bientôt au pont à double
arcade de la Rudda, que l‘on franchit. C‘est la partie la plus
intéressante du parcours. Le sentier au-delà du pont monte par 17
lacets sur la rive droite du torrent, puis s‘oriente vers le sud pour
dominer la route d‘une centaine de mètres. Il va ensuite suivre une
direction parallèle à celle de la route en prenant de l‘altitude, dans
un paysage beaucoup moins encaissé et plus sec.
Il arrive enfin dans le haut du village de Corscia constitué des hameaux de Pruno, Piana et Costa.
Plusieurs possibilités s‘offrent au randonneur : faire demi-tour, ce qui est loin d‘être inintéressant car l‘éclairage change rapidement ; revenir par la route en traversant tout le village de Corscia ; enfin, itinéraire un peu plus cahotique, on peut également emprunter le vieux sentier antérieur à la Scala.
Il faut alors poursuivre vers le nord.
Après avoir franchi la crête principale, vers l‘altitude 930, il faut
trouver sur la droite un sentier se dirigeant vers une ligne à haute
tension à l‘est. Avant d‘atteindre la ligne, repérer le monument à un
pilote de tracker décédé dans un accident et descendre vers la Rudda, à
travers une forêt de chênes verts. Traverser la Rudda par le Ponte
Suttanu et remonter en rive gauche, d‘abord en direction sud-est, puis
en direction nord-est après l‘arête rocheuse. Le sentier, raide par
endroits, décrit ensuite trois boucles pour descendre vers le pont de
l‘Accia et le sentier de la Scala.





A 39 km de Corte, la D84 atteint la Maison forestière de
Poppaghia (Pupaghja - 1 076 m)
Le lac de Nino, source du Tavignano, est une nappe d‘eau d‘environ 400
m sur 250, occupant le centre d‘une large cuvette aplatie et entourée
de prairies et de pozzines.
La randonnée, malgré la raideur de la pente dans la deuxième partie, est un vrai plaisir, grâce aux magnifiques pins laricio du Valdu Niellu et de la vue extraordinaire sur la Paglia Orba et le massif du Cinto.
Carte IGN TOP 25 4251 OT Monte d‘Oro-Monte Rotondo.
Horaire : 5 h AR (1 h 15 de descente).
Intérêt: ***
Dénivelé : 667 m
Difficulté: ** (pente raide)
Itinéraire :
Prendre, face à la Maison Forestière, le sentier balisé de marques
jaunes. Il monte dans une belle forêt de pins. Après 45 min. de montée,
on retrouve (alt. 1 360 m) le chemin de ronde que l‘on suit jusqu‘au
ruisseau de Colga. Monter alors à dr. (dir S) le long du ruisseau.
Le sentier quitte la forêt, change de rive en traversant des taillis
d‘aulnes et passe aux bergeries de Colga (1 411 m - 1 h), où l‘on
traverse le ruisseau.
Le sentier, peu marqué, s‘oriente Sud-est et grimpe par une succession
de dalles et de petits murs rocheux (montée éprouvante). Sur la fin, il
revient vers la dr. (S.) et atteint le col de Stazzona (1 762 m - 2 h
40). Ce col est marqué par de hautes pyramides de cailloux et d‘énormes
rochers noirs. Vue plongeante vers le massif du Cinto. Il ne reste plus
qu‘à descendre à l‘E. pour arriver au lac, entouré de prairies (1 743 m
- 3 h).
Derrière le refuge, un sentier signalé et marqué en blanc mène à travers des éboulis au coi des Maures (20 min).
- Pour aller à la Paglia Orba :
Paglia Orba par les Cheminées de Foggiale :
Monter directement à l'épaule de Foggiale (2 300 m - 1 h depuis le refuge) par des éboulis pénibles. Depuis la vire supérieure du Capu Tafonatu accéder à la cuvette en contrebas Est de l'Epaule. Escalader des rochers bleu-gris et, par une traversée ascendante vers la D d'une centaine de mètres, atteindre une petite plate-forme au-dessus de la cuvette. En contournant un angle rocheux à D, on découvre à G la "cheminée inférieure" (attention à ne pas redescendre à droite pour trouver une autre cheminée parallèle, mais nettement plus étroite), profonde entaille rocheuse que l'on remonte (II).
Au-dessus, redescendre de 10 m vers la G dans un large couloir où l'on découvre "la cheminée supérieure", entaille inclinée d'environ 40 m, parallèle à la précédente, que l'on remonte aisément. Ensuite terrain plus facile où l'on retrouve 20 m plus haut un large couloir que l'on gravit vers la G, puis une vire horizontale de 70 m vers la D et le couloir de sortie juste à l'E de la Combe des Chèvres.
Le sommet est atteint ensuite aisément (2 525 m - 2 h depuis le refuge). Pour descendre, emprunter la voie normale, en redescendant puis traversant la Combe des Chèvres en direction SW (attention à ne pas descendre dans la Combe - c'est la voie de la Cheminée d'Hiver - remonter de l'autre côté), et, en suivant une succession de cairns, rejoindre une échancrure caractéristique dominant la raide paroi de la face NW. Descendre le couloir issu de cette échancrure, puis par une série de ressauts, de couloirs et de vires, toujours marqués par des cairns, on atteint le col des Maures (2 155 m - 1 h à 1 h 30 depuis le sommet)
- Capu Tafonatu par les vires :
Depuis le col, repérer la vire qui monte obliquement de D à G dans la muraille rougeâtre juste au-dessous du Trou. Du col, gagner cette vire par des rochers faciles et la suivre jusqu'aux "Pierres Blanches" où elle s'arrête. S'élever de quelques mètres au-dessus, traverser à D (passage malcommode à contourner par le haut) puis redescendre pour retrouver une autre vire horizontale qui conduit à D jusqu'au Trou.
Au-delà du Trou, prendre une vire ascendante puis horizontale qui contourne toute la face E vers le N, traverse l'arête N et passe en face W par une petite brêche. A son extrémité, on débouche sur une profonde cheminée verticale de 15 m que l'on escalade (II) pour arriver à une petite terrasse.
De là, on peut monter directement au sommet par une dalle verticale (IV), mais il est plus facile de redescendre un peu vers le S pour contourner ensuite par la G le bloc sommital (2 335 m - 1 h depuis le col).







Départ de Calasima, le plus haut village de Corse (1 095 m). Vue superbe (**) sur la Paglia Orba.
Æ 173 - Lac de la Paglia Orba (1 515 m)
Carte IGN TOP 25 4251 OT Monte d'Oro-Monte Rotondo (pli C2).
Durée : 3 h
Dénivelé : 350 m
Difficulté : ***
Balisage : inexistant
Départ : Calasima
Itinéraire :
De Calasima, poursuivre à l'ouest en voiture, en passant devant la stèle dédiée à deux pilotes de canadair décédés en 1970 (point coté 1061). La route d'abord goudronnée se transforme en piste, que l'on continue jusqu'à un terre-plein et une barrière (1 150 m). Stationnement sur le petit parking.
Se diriger vers l'ouest par le sentier de la Grotte des Anges. A la fin de la piste prendre plein Nord la direction des bergeries d'U Vallone (Ballone sur IGN - 1 440 m) en longeant le ruisseau du Viru. Traverser le torrent au plus facile et prendre pied sur la croupe marquant le point haut de la rive gauche du ruisseau de la Paglia Orba. Remonter alors cette crête. Les bergeries se situent rive droite au sortir de la forêt (env. 1h). On retrouve bientôt le GR 20. Continuer sur cette rive et atteindre le refuge de Tighjettu (1 640 m - env.1/2 h depuis les bergeries).
Du refuge, s'engager direction Est dans le vallon de Stagnu (Valle di i Stagni) et s'élever toujours rive droite du ruisseau jusqu'à un léger replat (2 200m) avant d'attaquer la pente finale . Sortir au niveau du col ou prolonger l'ascension jusqu'à Bocca Crucetta (2 456 m).
Le lac de Melo est le plus connu des lacs de montagne corses, mais le Capitello, blotti au pied de sa muraille rocheuse, est certainement le plus beau.
Dans ce secteur sont également situés les lacs du Rinoso (2 065 et 2 082 m), de Cavacciole (2 015 m) et de Scapaccioli (2 338 m).
Carte IGN TOP 25 4251 OT - Monte d'Oro - Monte Rotondo ou Venaco W (42.51 W)
Intérêt: ***
Difficulté: **
Itinéraire : Devant la longue crête du Capu a u Chiostru (alt. 2 295 m) sur la dr., la silhouette déchiquetée du Lombarduccio (alt. 2 261 m) devant et le Monte Rotondo (2 622 m) à g, suivre le bon sentier jalonné de marques jaunes et orange qui se dirige au sud-ouest, en longeant la rive gauche de la Restonica.
Après avoir longé la moraine, vers 1 500 m (35 mn), on atteint une vaste cuvette plate couverte de buissons d'aulnes.
Une pancarte indique un itinéraire "facile" dix minutes après avoir traversé deux ruisseaux à quelques mètres l'un de l'autre, à gauche. Cet itinéraire est jalonné de deux traits jaunes et de cairns Ce sentier traverse la Restonica, grimpe dans les aulnes sur la rive dr. et franchit la barre rocheuse par son rebord gauche.
S'il ne comporte pas de difficulté technique, il est nettement plus long et plus fatiguant que l'itinéraire direct. Il est recommandé de l'emprunter au retour si le sol est glissant.
Itinéraire direct :
Après le plateau couvert d'aulnes, on atteint peu après le pied de la barre rocheuse qui retient le lac de Melo.
De ce verrou glaciaire le regard embrasse toute la haute vallée de la Restonica. Jolie cascade sur la gauche.
Escalader cette barre par de belles dalles inclinées et par des rochers ( des marques jaunes signalent les passages les plus faciles - chaînes).
On débouche au bord du lac, près de son déversoir, rive gauche de celui-ci (1 711 m - 1 h).
Suivre la rive du lac vers l'ouest en passant au pied d'un petit mur vertical et gagner une zone d'aulnes et de pozzines.
On aperçoit devant soi, à l'ouest, un couloir encombré d'aulnes dans lequel coule un ruisseau. Le sentier jalonné de marques orange monte en ligne droite entre les aulnes et la paroi rocheuse. Bientôt on trouve un sentier sur la gauche qui monte à a Bocca à a Soglia (2 042 m) où l'on retrouve le GR20 que l'on suit jusqu'au refuge de Petra Piana.
On fait demi-tour pour aller à a Punta à e Porte dont le sommet est souligné par un relais radio. On atteint le sommet par quelques rochers faciles. Vues remarquables sur le sommet du Rotondu et les lacs.
Redescendre vers le lac de Capitellu puis au lac de Melu pour rejoindre E Grotelle.
Point de départ: Du Col de la Croix, prendre la piste en terre qui conduit au col de Vignola
Durée : 4h AR
Dénivelée: 350 m.
Difficulté: **
La
première partie du parcours est facile. En revanche, l‘ascension des
deux sommets est raide et nécessite quelques précautions.
Le
sentier s‘oriente vers le sud-ouest et s‘élève jusqu‘à un petit sommet
sans passer de l‘autre côté de la crête. Puis il s‘oriente vers le
nord-ouest et traverse à flanc une zone de maquis avant d‘atteindre les
contreforts de la Punta Castellaccia. C‘est ici que les difficultés
commencent...
Par une sente pentue, on s‘élève jusqu‘à un épaulement situé près du
sommet. Le sentier s‘oriente alors vers le sud et gagne le sommet, d‘où
l‘on découvre un spectacle grandiose : le golfe de Porto, la Paglia
Orba, la Punta minuta, le Capu d‘Ortu...
Pour monter au Seninu il faut revenir à l‘épaulement et redescendre de
quelques dizaines de mètres. Le sentier se dirige alors plein ouest,
contourne des rochers et pénètre dans un couloir, que l‘on a intérêt à
gravir par la gauche. La végétation est très dense pour atteindre le
sommet, et il faut se faufiler pour découvrir la vue superbe sur la
presqu‘île de Scandola.
Ce parcours est remarquable par les magnifiques points de vue qu‘il offre sur les Calanche et le golfe de Porto ainsi que sur le Capo d‘Orto et le Capo di u Vitullu. Sentier très pittoresque.
A environ 1,3 km de Piana, une centaine de mètres après le
pont de Mezzanu, monter une piste à droite.
Depuis le stade, on trouve deux sentiers : l‘un, qui partira à droite,
balisé en vert, conduit au Capu d‘Ortu ; l‘autre, balisé d‘orange, est
le sentier des muletiers. Il franchit d‘abord, sous les arbres, un
petit pont de bois, part vers la gauche, laisse bientôt sur sa droite
le sentier des Roches Bleues et s‘élargit en devenant horizontal.
On aperçoit un grand mur de soutènement en pierres sèches, environ 50 mètres au-dessus de la route. Ce sentier muletier dallé est en fait l‘ancien sentier de Piana à Ota. Il s‘élève au-dessus des Calanche de Piana par des virages parfois aériens à flanc de montagne, surplombe la route avant de rejoindre celle-ci à hauteur de l‘Oratoire de Ste Marie par de raides lacets.
On peut soit revenir par la route, soit continuer celle-ci vers le nord jusqu‘au chalet des Roches Bleues. De là, un sentier abrupt marqué en rouge-bleu se détache. Il monte de façon assez raide pendant une demi-heure par une série de lacets en direction de l‘est. On a bientôt de magnifiques points de vue sur les Calanche, et la montée se fait moins pénible.
On aborde une pinède et on longe un petit ruisseau. Le sentier s‘oriente sud puis sud-ouest avant de rencontrer un autre sentier, celui du Capu d‘Orto.
Rester
sur le sentier de droite (balisage bleu-vert), qui redescend vers le
stade, d‘abord dans une pinède puis dans le maquis, puis laisser à
droite (1h30 du chalet) le sentier au tracé bleu pour continuer sur le
sentier balisé en vert




Carte IGN TOP 25 41 50 OT (pli D1)
Horaire : 3 h 30 AR
Intérêt : ***
Difficulté : montée raide avant la tour, montée continue dans la 2e
partie du retour
Dénivellation : 520 m
Le
Capu Rossu, éminence de porphyre rouge surplombant la mer de 330 m,
ferme le golfe de Porto au sud-ouest. Il offre un double panorama : au
sud, la côte jusqu‘à Cargèse; au nord et à l‘est, tout le golfe de
Porto et les sommets du Niolo.
Cette excursion doit être entreprise très tôt, de préférence dès le
lever du soleil, pour deux raisons :
- meilleure visibilité (la brume tombe vite) ;
- le retour, en montée continuelle, est pénible en pleine chaleur ....
Il est donc vivement conseillé de passer la nuit au camping d‘Arone.
Attention : S‘assurer toutefois de la possibilité de sortir de très
bonne heure. Il faudra éventuellement se garer hors du camping. Autre
solution : Passer la nuit au sommet.
Accès :
Depuis Piana, prendre la D.824 vers la plage d‘Arone. Elle franchit un
petit col (a Bocca d‘Osini) d‘où l‘on découvre la plage d‘Arone, et
commence à descendre. A environ 1,5 km de ce point, au lieu-dit
Guardiola (on comprend pourquoi), on trouve une vaste esplanade
herbeuse (buvette, panneau) où l‘on peut stationner.
Itinéraire :
Le sentier étroit et caillouteux descend d‘abord plein ouest en pente
douce le long de murets de pierre, passe (15 min) près d‘une bergerie
en ruine, près de laquelle, en poussant vers la droite, on a une vue
superbe sur le cap et le golfe.
Le sentier descend plus raide. On franchit une barrière. Le sentier
continue de descendre. En contrebas on aperçoit des ruines. On descend
jusqu‘à une bergerie récente devant laquelle se trouve une aire (45
min). De là, traverser l‘aire en diagonale vers la dr. Le sentier,
balisé de cairns, monte dans du maquis. (Possibilité de retrouver le
sentier une cinquantaine de mètres avant la maison).
On atteint ensuite une faille anciennement aménagée et en partie
pavée dans laquelle le sentier s‘élève en courts lacets.
Le sentier disparaît ensuite. Il faut alors traverser une suite de
plateaux de roches roses en suivant toujours les cairns.
Trois quarts d‘heure après la bergerie, on arrive à la tour de Turghiu.
On peut monter dans la tour, récemment restaurée : un escalier
extérieur conduit à une salle circulaire, trouée d‘une fenêtre ouverte
sur la presqu‘île de Scàndula. Un escalier en colimaçon permet
d‘accéder à la plate-forme supérieure d‘où l‘on bénéficie d‘un panorama
circulaire exceptionnel sur le golfe de Porto, le Capu d‘Ortu, le
Vitullu et plus loin, sur les sommets de la dorsale jusqu‘au Cinto et à
la Grande Barrière. .
Attention:
Au retour, après la maison, le chemin n‘est pas évident. Il faut, à
peu près à mi-parcours, laisser le sentier apparent et prendre à gauche
une bifurcation assez peu visible dans ce sens, pour retrouver le bon
sentier, qui remonte vers la crête.
Départ : Sur la D 124, au lieu-dit "Les Deux Ponts d'Ota"
La balade complète part d'Ota, par un chemin balisé en orange et rejoint le pont de Pianella. Il faut compter 3 heures pour rejoindre Evisa.
L'itinéraire n° 1 décrit la partie la plus intéressante. Les courageux poursuivront par l'itinéraire n° 2 et reprendront l'itinéraire à la descente, soit 5 heures de marche au total, ... ou feront de l'auto-stop !
Itinéraire 1: Des Deux Ponts d'Ota au pont de Zaglia
Temps : 1h30 AR (50 mn pour la montée)
Intérêt : ***
Dénivellation : 200 m.
Difficulté : très facile, si l'on évite les grandes chaleurs.
A la sortie S. du pont sur l'Aïtone (le 2e en venant d'Ota), prendre le sentier qui monte le long de la R.G. de cette rivière. On franchit un ruisseau (Furtolaccia), puis un second. Après environ 20 minutes, on passe dans un petit défilé entre deux roches. 5 minutes plus tard, on passe près d'une bergerie en ruine, sur la gauche du sentier.
Après une curieuse coupure dans le roc, on atteint le confluent de l'Aïtone avec le ruisseau de Tavulella.
Après 30 min, on franchit, sous des aulnes, la Tavulella sur le Pont de Zaglia, élégant pont génois magnifiquement pavé (alt. 280 m).
Même si l'on n'a pas le courage de monter jusqu'à Evisa, il est vivement conseillé de remonter le sentier pendant environ 20 min, jusqu'à surplomber les gorges.
Itinéraire 2 : Du pont de Zaglia à Evisa.
Difficulté : facile mais raide, surtout sur la fin.
Intérêt : */**
Temps : 2h30 AR (1 h 40 de montée, 50 mn de descente)
Dénivellation : 440 m
Sur la R.D., le sentier, jadis bien aménagé, quitte les gorges et grimpe en lacets raides mais réguliers dans un terrain rocheux. Vues magnifiques sur le golfe de Porto et Ota. Après 10 minutes on commence à voir les gorges.
Le sentier prend très vite de l'altitude en s'appuyant sur de nombreux murs de soutènement contre la paroi rocheuse dominant les gorges.
Le sentier passe près d'une source, puis continue sous le couvert des chênes verts laissant progressivement la place aux pins maritimes.
La montée reste soutenue, à travers les pentes couvertes de cyclamens, et le sentier rejoint la D84 à la chapelle Saint-Cyprien, à l'extrémité du mur du cimetière, à l'entrée d'Evisa.(2 h).
Le col de Salto (Bocca a u Saltu) se trouve sur la crête qui sépare la vallée d'Aïtone de celle de Lindinosa. Il est dominé par le Capo a la Scalella (1 487 m) au SW.
Carte : IGN 41 50 OT Porto
Durée : 2h 45 AR - 4h 30 Cuccavera
Intérêt : **
Difficulté : **
Dénivellation : 200 m (345 m).
Itinéraire : Du Paesolu d'Aïtone (à 5,7 km du col de Vergio), prendre la piste forestière qui s'embranche sur la route principale, à g., 100 m après les bungalows (pancarte "piste du Salto").
La piste serpente un moment à plat, jusqu'à un petit pont de bois (Pont de Pompeani - alt. 1 130 m) que l'on traverse (15 min), pour continuer tout droit en montant la route empierrée.
Peu après, le balisage orange mène à un deuxième pont (pont de Casterica - 1186 m) que l'on traverse. De là, prendre la piste à gauche. Des blocs rocheux se mélangent à la forêt d'immenses pins laricio. On monte vers l'Ouest jusqu'au col de Salto et son refuge, que l'on atteint en 1 h 15. Sur le versant Ouest du col, dominé par le Capu a la Scalella (1 480 m), vue sur le golfe de Porto. Très beau paysage de forêt et de roches.
Derrière le refuge, monter vers le plateau surmonté d'une croix. Belle vue sur Marignana et Evisa.
Poursuivre la route forestière tout droit. Juste avant le premier virage en épingle à cheveux après le col de Salto, prendre le petit sentier balisé (rouge, cairns) qui monte tout droit à travers les pins laricio de la forêt de Lindinosa. Il conduit le long de parois rocheuses vers le bas, puis à nouveau vers le haut dans la vallée de Cuccavera. On traverse quelques plateaux escarpés.
Après 1h 15 de montée, on traverse un petit cours d'eau au milieu d'un taillis d'aulnes. Immédiatement après, on retrouve une piste forestière et à peine 15 min. plus tard, on atteint le col de Cuccavera (1 475 m.- 2 h45 du Paisolu). Du petit sommet à gauche du col, splendide panorama sur la vallée, le golfe, la Paglia Orba et le Capu â Cuccula. Redescendre jusqu'à la maison forestière d'Aïtone (2 h).
Variante : Capu â Cuccula ( 2049 m)
Du col de Salto, une piste orientée Nord-Est mène au Capu â Cuccula (5 h AR au total).
Carte: IGN Ajaccio (41.53 OT)
Durée : 3h A/R
Dénivelé : 60 m
Difficulté : *
Intérêt : **
Le chemin part à côté du restaurant, en direction du nord. Il monte à travers une végétation d‘arbustes ras le long de la colline, redescend ensuite vers une plage que l‘on contourne et, après une longue ligne droite, il franchit un petit escarpement rocheux (site d‘escalade à proximité).
Le sentier se poursuit en corniche 50 m au-dessus
de la mer puis parvient à un petit col qui surplombe la plus petite des
plages de Capo di Fenu (plage de St Antoine). Une dizaine de minutes
plus tard on parvient à la grande plage (Grand Capo).
On peut
revenir soit par le même chemin, soit par la route (itinéraire
nettement plus long et peu agréable) ou par un sentier qui part de la
route.



Carte: IGN Propriano (41.54 OT)
Durée : 2h A/R
Dénivelé : 200 m
Difficulté : *
Intérêt : **
Le
sentier commence immédiatement après la dernière chapelle en aval de la
route, 300 mètres après Belvedere, direction Campumoru. Il faut aller
stationner à plusieurs centaines de mètres sur le parking de l‘Aghja di
l‘Alivu.
Le sentier chemine en balcon au-dessus de la mer. Il
recoupe deux fois la route et peut en conséquence être suivi de façon
partielle.
Le
sentier qui démarre au niveau d‘une petite chapelle funéraire, descend
à travers les chênes verts et le maquis élevé, puis suit les courbes de
niveau pour traverser un petit thalweg. Il débouche dans le secteur de
l‘Aghja di l‘Aliva et traverse la petite route desservant le
lotissement.
De l‘autre côté de la piste, le sentier continue en courbe de niveau. Il est par endroit compris entre deux murs de pierre sèche.
Il traverse bientôt la départementale et se poursuit vers l‘ouest. On commence à découvrir des vues remarquables sur la presqu‘île et sa tour. Le sentier longe ensuite le cimetière actuel puis la traverse à nouveau la route. En ce point, ne pas suivre le sentier qui continue à descendre, mais emprunter sur quelques centaines de mètres la route. Chercher, le petit panneau sur la droite qui signale le départ de la descente vers Campumoru. Il démarre au terre-plein aménagé dans un virage se trouve en face du motel de "L‘Uomo" et descend jusqu‘à U Chjuseddu..
On va suivre la partie sans doute la plus intéressante du sentier qui dégringole par une succession de petits lacets et de modestes terrasses. Les vues sur le golfe de Campumoru deviennent superbes. On passe à proximité d‘un genévrier imposant, puis on atteint un replat dominant la mer d‘une dizaine de mètres. Suivre ce dernier jusqu‘à la plage de Campumoru, après être passé devant le vieux cimetière.
Variante vers la mer
Au moment où le sentier recoupe la piste qui dessert les habitations de l‘Arghja di l‘Alivu, on peut continuer par une piste carrossable en voiture tout terrain pour atteindre un replat en bordure de la mer.
Le plateau de Capu di Locu
Depuis le village de Belvedere, se diriger vers Campumoru par la D 121. Au bout d‘un kilomètre, prendre sur la gauche sur quelques centaines de mètres la piste goudronnée très dégradée (présence de deux piliers marquant son départ). Stationner à proximité du local technique de France Télécom.
Continuer au-delà par une piste ravinée qui effectue plusieurs lacets pour gagner 200 mètres d‘altitude. Vues remarquables sur le golfe du Valincu et les montagnes qui le ceinturent.
La piste passe entre deux anciens hangars agricoles et continue plein sud.
A un carrefour de pistes, prendre sur la gauche, avant de franchir un ruisseau intermittent, un chemin sur environ 200 m. On découvre, sur la droite, une petite construction en tôle. Continuer vers l‘est et passer devant des vestiges d‘anciens captages d‘eau (abreuvoir, réservoir, etc.). Quelques mètres en aval des restes d‘une construction, un modeste cairn indique la direction du dolmen enfoui dans le maquis. Difficile à repérer, il a perdu sa dalle sommitale, mais a conservé deux belles dalles latérales. Revenir au cairn et chercher de l‘autre côté du vallon, émergeant du maquis, un grand menhir dressé. Ce dernier est situé à proximité d‘un mur. Un autre menhir gît couché sur le sol au pied du premier.
Au retour, gravir le petit relief derrière le plus grand des hangars. Le sommet, creusé de tafoni, offre des vues superbes sur la pointe et la baie de Campumoru.
Carte IGN Propriano (41 54 OT)
Campomoro
est un site privilégié pour les randonnées en bord de mer. On peut
parcourir à pied toute la côte depuis Belvédère jusqu‘à Tizzano (en une
journée de marche) et même jusqu‘à la tour d‘Ulmetu. Il faut compter
deux jours (12 h 30 de marche) au total (environ 6 h pour atteindre
Tizzano, 4 h de plus pour Roccapina et 2 h 30 de plus pour Ulmetu) et
prévoir une organisation pour le retour. Quand on dispose de deux
voitures, c‘est une balade inoubliable.
On peut également avoir
recours aux services d‘une des compagnies qui proposent des sorties en
mer, U Paesi di U Valincu ou celle de Claude Gaillemin, plus intimiste.
On
peut trouver dans les offices de tourisme et les stations service une
excellente brochure "Campomoro Senetosa" éditée dans le cadre de la
coopération inter-îles (Imedoc). Les deux cartes reproduites ci-dessous
sont extraites de cette brochure, qui décrit les paysages, la géologie,
la faune et la flore ainsi que les itinéraires figurant ci-dessous.

Pour commencer, on pourra aller jusqu‘à la Punta di Campomoro, de préférence en soirée. Compter une bonne heure de balade, au milieu de somptueuses pierres à tafoni.
Pénétrer à pied dans le lotissement "Cala
Nova". Remonter la route sur environ 600 m (15 minutes de marche)
jusqu‘à Bassa Turri, puis prendre le sentier qui se dirige vers la mer
et vers la tour (pancarte). Un sentier littoral part du port et permet
également d‘aller à la tour.
On peut gagner la tour construite en
1586 et récemment restaurée par le Conservatoire du littoral, par un
sentier douanier très bien tracé. La tour est en très bon état ;
l‘accès à l‘intérieur se fait par un escalier de bois. On trouve une
grande salle au sol partiellement dallé. De là, un escalier de pierre
mène à la terrasse, qui domine la mer de 78 mètres. Magnifique vue sur
le golfe.
De là, descendre vers l‘extrémité de la pointe qui marque au sud
l‘ouverture du golfe de Valinco.
Cala di i Genovesi, magnifiques rochers à "tafoni". Longer la mer et
revenir par un autre sentier qui contourne la tour par l‘ouest.
Durée :1 h 30 AR
Difficulté : * (terrain presque plat)
Intérêt : ***
De la tour de Campomoro, longer le rivage. Une sente tracée par le
Conservatoire du littoral se faufile à travers le maquis et permet de
découvrir de beaux chaos rocheux érodés en tafoni, ainsi que
d‘étonnantes pelouses littorales. Franchir la passerelle de bois puis
laisser sur la droite une importante masse rocheuse et suivre à gauche
le sentier qui s‘élève doucement à travers les genevriers. Passer la
fontaine, contourner l‘aire de battage pour prendre à gauche le chemin
du retour qui suit les courbes de niveau.
Durée :2 h 45 AR
Emprunter
l‘itinéraire précédent jusqu‘à la passerelle, sans la franchir. A
Canuseddu, prendre à gauche pour remonter le ruisseau en rive droite.
Passer la petite retenue, suivre le ruisseau puis quitter le fond du
vallon en remontant sur la gauche à travers un maquis bas.
Laisser à droite la boucle du Vangone d‘Auccia, traverser l‘ancienne
piste et suivre le sentier en lacets qui remonte le vallon. On remarque
d‘anciens murets. La crête sépare la plaine de Canuseddu et celle des
Pozzi. On passe des murets imposants pour découvrir une vue insolite
sur la marine. Le sentier redescend, la tour est en vue et après avoir
franchi un mur et une ancienne piste, on retrouve l‘aire à blé.
Durée : 7 h AR
De la tour de Campomoro, emprunter l‘itinéraire des Pozzi. Pour passer
la pointe de Scoddi (Scogli) Longhi, dont la silhouette peut évoquer un
sphinx, deux itinéraires : l‘un vers la gauche remonte sous les arbres
(c‘est le seul passage un peu escarpé de cette balade ; l‘autre, vers
la droite, escalade les rochers (un passage pas très évident,
surveiller les traces de peinture bleue). Le sentier contourne la
muraille rocheuse de la Punta di Scalonu et atteint le littoral de
Migini.
Il atteint ensuite (1 h) U Pontonu, aux superbes tafoni. Sur cette
crique, les rochers au sud abritent la grotte du bandit Muzzareddu. Le
sentier se transforme en large piste en longeant un littoral assez
rectiligne coupé de petites criques. Le sentier remonte ensuite avant
d‘atteindre après 2 h de marche environ le Portu d‘Aucia, dans la Cala
d‘Aguglia (Accudda), souvent fermée par un chenal d‘écume.
Au fond de la crique, prendre à gauche le sentier qui remonte le vallon
intérieur du Vangone d‘Aucia. Suivre le ruisseau sur la droite jusqu‘à
une petite clairière. Un peu plus loin, le sentier traverse le ruisseau
et remonte dans le maquis jusqu‘à un mur qu‘il faut longer. Après ce
mur, superbe vue du plateau de Manna Mulina sur la côte entre le
Pontonu et la punta d‘Eccica. Poursuivre le chemin vers le nord,
franchir un mur et amorcer la descente vers la plaine de Canuseddu à
travers un maquis dense
Prendre
la boucle de Manna Mulina jusqu‘à la Cala d‘Aguglia. On peut gagner,
par un chemin assez chaotique, la Cala di Ferru et l‘extrémité de la
Punta d‘Eccica, qui marque l‘extrémité sud du golfe de Valinco, ou bien
rejoindre directement la Cala d‘Arana en passant à travers le maquis :
remonter sur 200 m le vallon d‘Aucia en longeant le ruisseau et se
diriger sur la droite vers le petit col plein sud, redescendre l‘autre
versant vers la mer que l‘on rejoint au bord de la Cala d‘Arana. On
aperçoit la tour de Senetosa. Longer le rivage et franchir quelques
blocs rocheux à la pointe sud. Retrouver une sente s‘enfonçant vers la
belle Cala di Conca. Au fond de la cala, ruines (Casa d‘Ana).
panneau

Durée : 6 h30 aller
Cette
randonnée emprunte le chemin de la précédente : on dépasse la Punta di
i Scoddi Longhi, celle de Scalonu, puis U Puntonu. On atteint la Cala
d‘Acudda après deux heures de marche. Après la Cala di Conca, longer la
côte. En prenant un vague sentier sur la gauche, on arrive à une source
d‘eau fraîche, sous les arbres. Continuer jusqu‘au phare de Senetosa.
De là, détour possible vers la tour, située à 126 mètres d‘altitude sur
un promontoire rocheux.
Après Senetosa, on arrive en une
vingtaine de minutes à la magnifique cala di Tivedda. Le sentier longe
la Cala Longa, remonte ensuite un vallon dominé par de magnifiques
tafoni, redescend vers le rivage, qu‘il longe avant de bifurquer vers
Barcaju, la Cala di Tromba et Tizzano.
Durée :4 h AR
Difficulté : * (terrain presque plat)
Intérêt : **
On peut facilement aller jusqu‘à Senetosa et revenir, avec un
arrêt-baignade dans la magnifique Cala di Tivedda.
Les (trop) nombreuses constructions récentes ayant rendu à peu près
carrossables les pistes d‘accès, on peut démarrer la promenade non loin
de la Cala di Tromba.
La
piste, d‘abord carrossable, se ravine et monte un peu avant de
redescendre vers Murta Spana, vaste étendue de maquis arborescent et de
rochers à tafoni. On aperçoit le phare et la tour de Senetosa. La piste
continue jusqu‘à surplomber une petite crique. Le sentier, parfois
jalonné de flèches bleues, passe dans le maquis un peu plus en retrait.
Avant la Punta di Capicciolu, la piste devient un large sentier. Jolie
plage avec tafoni.
Attention : peu avant la petite crique, le
sentier bifurque à droite à travers un maquis très touffu (cairns). Le
sentier monte tout droit à travers le maquis dans un vallon qui domine
la petite plage précédant la Punta di Capicciolu (1 h).
Au sommet du vallon, on redescend un raide sentier raviné jusqu‘à des
tafoni caractéristiques, puis on passe dans un maquis dense avant
d‘arriver à la Cala Longa, à gauche
(1 h 20) à travers des blocs rocheux. Cette crique caractéristique
s‘étend sur 200 m de long et 50 de large.
Remonter l‘autre versant (traces de marquage jaune), avant de continuer en retrait de la plage vers la Cala di Tivella (2 h).
Superbe plage, avec un énorme rocher au milieu de l‘eau, sur lequel des goélands ont établi leur nid. Les fonds sont riches en oursins, poulpes, daurades et girelles. En arrière de la plage, un bras mort du ruisseau abrite libellules et tortues d‘eau douce.
Le sentier s‘éloigne légèrement du rivage et, sur la droite, l‘une de ses branches va filer jusqu‘au phare de Senetosa que l‘on atteint en 25 minutes (flèche jaune). Du phare, on accède à la tour en une demi-heure en passant près de l‘éolienne.
On peut accéder à l‘intérieur de la tour par une échelle métallique extérieure. A éviter si l‘on est sujet au vertige ; de plus, les barreaux sont rouillés ! De la grande salle, un escalier très étroit construit dans le corps du mur permet d‘accéder à la terrasse, d‘où un autre petit escalier mène à la guardiola.





L‘étape à travers le « Cirque de la Solitude » m‘attirait depuis plusieurs années, parce qu‘elle est considérée comme la plus difficile du GR 20, le sentier de randonnée alpin par lequel on peut traverser l‘île par sa longueur. Nous en réalisons chaque année une ou quelques étapes, du fait de mon manque de condition physique pour accomplir tout le trajet.
Tout
a commencé le 18 septembre avec le vol de Francfort à Calvi. Sitôt
débarqués, nous sommes allés chercher la voiture de location. Après le
trajet vers l‘intérieur de l‘île, nous avons fait une petite randonnée
pour nous acclimater : la très jolie vallée de Tassineta, entre Asco et
Haut-Asco, jusqu‘à la Cascade de l‘Ondella. Nous avons trouvé la marque
de ce sentier sans problèmes - après avoir renoncé à la chercher dans
une autre vallée...
Le soir, nous nous sommes installés dans le
gîte de l‘hôtel à Haut-Asco (1 400m), au milieu des montagnes les plus
hautes de l‘île. Il était possible de réserver le logement avec
demi-pension (petit déjeuner et dîner, dont nous avons profité deux
fois).
Nous avons réussi le passage à travers le "Cirque de la Solitude" sans problèmes ; le sol était sec et il a fait soleil toute la semaine. La descente au Refuge de Tighiettu (notre logement) a été désagréable parce qu`il y avait beaucoup d‘éboulis et de rochers. Le refuge est bien tenu et j‘ai passé une des nuits les plus paisibles et les plus romantiques de ma vie : je regardais de ma couche un ciel étoilé, et bien qu‘il y ait seulement le croissant de la lune, le ciel n‘était pas complètement obscur.
Le matin, nous sommes partis pour la plus longue marche de cette étape : l‘ascension de la plus haute montagne de la Corse, le Monte Cinto (2 700 m).
On nous avait dit que la montée durait 4 heures et la descente 5 heures - mais nous avons mis chaque fois une heure de plus. Il y avait beaucoup de pierrailles, ce qui compliquait l‘ascension. Nous étions observés par quelques mouflons méfiants.
Et quand
nous avons cru avoir atteint notre but, nous avons dû descendre encore
une fois pour, un peu plus tard, grimper sur des rochers pour atteindre
enfin le sommet. Là, il y avait de l'orage et nous sommes descendus
peu après, sur un champ de pierrailles et en traversant une vallée
idyllique avec une cascade.
Le lendemain, nous sommes retournés à la vallée pour nous reposer...
Le lundi, nous sommes montés à "A Muvrella" (2 148 m) et nous avons eu une vue fantastique sur le sommet et la baie de Calvi.
Mais
les détails ont aussi leur charme : il y avait des pierres de toutes
les couleurs, quelques-unes couvertes de lichens verts.
On trouve souvent dans les petites fentes des "edelweiss corses", une
plante avec des fleurs blanches.(*)
En plus, il y avait comme plantes des genévriers et des berbéris.
Après la dernière nuit dans le gîte de l`hôtel de ski, nous avons quitté Haut Asco et nous sommes allés dans la vallée de Pinara. près du village de l‘Asco. Là, nous avons rencontré un groupe de cinéastes qui tournait un film (**). Un sanglier leur avait été amené par hélicoptère.
(*) il s‘agit probablement de ceraistes de Soleirol (Ceraistum
soleirolii)
(**) probablement Liberata.
Nous avons passé la nuit près de la côte balanine dans le gîte "luxueux" de Calenzana (chambre double avec salle de bains privée).
Le mercredi, nous avons traversé le "Cirque de Bonifatu", une région avec beaucoup d`arbres. Etant partis de la Maison forestière de Bonifatu, nous avons passé deux passerelles suspendues, jusqu‘à un site où nous avons vu a Muvrella, mais d`un autre point de vue, du côté du nord, et nous avons bu du thé avant le Refuge de Carrozzu (qui est aussi un hébergement pour le GR 20).
Au retour, nous avons rencontré quelques moines (équipés de chapelet, portable et casquette).
Nous avons passé la nuit dans la Maison forestière de Bonifatu (à 20 minutes de l‘aéroport de Calvi) où nous avons mangé un très bon menu corse et avons eu la possibilité de faire le bilan de nos expériences des derniers jours.
Malgré les paysages fantastiques que nous avons rencontrés, ce sont les randonneurs qui m‘ont impressionnée la plupart d‘entre eux étaient aussi randonneurs ce sont des gens complètement différents qui font des efforts pour réussir le GR, se lèvent vers 6 heures et ils marchent en portant un sac à dos de 20 kg!
Nous avons rencontré non seulement des étudiants, mais aussi des gens de soixante ans (on nous a même cité un homme qui avait 84 ans).
Et aussi que, simplement en commençant d‘attaquer le sentier, on ressent une vraie jouissance à vivre le moment présent. Le chemin est ainsi fait qu`on doit être concentré chaque seconde pour ne pas risquer une chute. Pendant plusieurs heures, l‘attention totale est de rigueur, seulement rompue par des temps de repos et par la vue du paysage grandiose. Le calme règne dans la tête et les problèmes du monde semblent très loin.
Dans le guide de A. Rother sur les randonnées en Corse, il est dit que "dans la solitude de ces lieux, où il n‘y a pas d‘autre échange qu‘avec les éléments (nuages, brouillard, pluie, grêle, neige, froid, vent, chaleur du soleil), on sent qu‘on est au lieu rêvé pour considérer - au plus profond de son âme - d‘une autre façon les évènements de la vie"
Texte écrit par Ursula Glöckner, traduit de l‘allemand par
Dorothee Krause.
Je les remercie toutes deux très chaleureusement pour cette
contribution.
Entre Haut Asco et le Col Perdu
Le Cirque de la Solitude


Vue du Cinto
Départ du lieu-dit Giunte, entre Asco et la station d‘Asco, repérable par la présence de deux ponts sur le ruisseau de Stranciacone. Le sentier démarre entre le pont et la "maison du mouflon". Le sentier suit la rive droite du torrent, et atteint en 1 heure environ la bergerie ruinée de Tassineta. Le sentier remonte alors la rive droite du ruisseau d‘Ondella et passe au pied de la cascade. En contournant le ressaut rocheux de la cascade, on atteint le refuge de l‘ONC. Le chemin, peu marqué, monte au col d‘Ondella (1 932 m). Compter environ 6 h de randonnée, avec un dénivelé de 900 m.
Depuis
le stade de neige de Haut-Asco (1 4230 m), suivre le sentier balisé
rouge et blanc (direction sud-ouest). Le GR 20 atteint deux petits
lacs, avant d‘atteindre la bocca Tumaginesca (dite aussi col Perdu). De
là, on descend dans le Cirque de la Solitude, avant d‘atteindre le
refuge de Tighiettu
(1 680 m).
Du
refuge de Tighiettu, redescendre un peu vers l‘est pour rejoindre les
abords du ruisseau de valle di Stagni. Vers 1 850 m, passer rive gauche
pour gravir la longue pente d‘éboulis. Descendre ensuite en versant est
la pente très raide menant au lac du Cintu (2 289 m) où l‘on retrouve
l‘itinéraire venant du refuge de l‘Ercu. Du lac, monter en direction
nord-est puis nord pour atteindre la longue crête séparant le Niolu du
versant d‘Ascu. Gravir d‘abord le versant sud puis redescendre un peu
au sud-est en contournant une antécime. On atteint le sommet en environ
5 heures. Compter au moins autant pour la descente.
Les sentiers de randonnée en Corse sont merveilleusement beaux, uniques, une expérience-mais ils ne conviennent pas comme piste cyclable. Je l‘avais supposé déjà avant, mais maintenant, après quelques essais sans succès (et des égratignures en plus), nous en avons la certitude.
Mais il y a les petites routes secondaires (qui sont asphaltées), qui unissent les petits villages de l‘arrière-pays. Là, il est agréable de faire du vélo-avec la possibilité d‘un regard sur la mer et les montagnes, mais qui ne doit durer qu‘une seconde à cause des abîmes, des trous et des animaux sur la route (qui nous regardaient sans comprendre).
<>Un moment fort à vélo fut pour moi un trajet,
avec beaucoup de virages, sur la route qui va de A Bocca di a Battaglia
(1 100 m) au village de Speloncato, avec 500 m de dénivelé.
Un autre trajet plus fatigant, mais moins excitant fut celui à travers le "Désert des Agriates" (désert de pierres). Je n‘avais jamais vu avant un désert si humide et vert. Les deux jours avant, il avait plu tout le temps et les grands trous étaient rempli de l`eau. Le sentier ressemblait à un lit de rivière avec beaucoup de pierres.
Partis de a Bocca di Vezzu, nous sommes descendus pendant 12 km sur un mauvais sentier ressemblant au lit d‘un fleuve sans eau à la plage magnifique de Malfalcu que nous dûmes seulement partager avec quelques guêpes.
Nous
avons eu une rencontre intéressante avec deux français âgés qui étaient
en chemin pour une semaine avec un âne de location qui portait les
bagages. C‘est la manière la plus lente, mais peut-être la plus intense
de faire l‘expérience de la nature corse.
Notre rayon d‘action était bien plus grand avec le vélo. Nous avions une petite location à Ile Rousse sur la côte nord. Le logement était situé au-dessus de la ville et nous avions une vue fantastique sur l`île et sur le village de Monticello qui est situé sur les montagnes.
Il était nécessaire de monter à Monticello (200m) pour commencer les excursions en vélo vers les autres villages dans les montagnes. L‘étape la plus longue (46 km et 960 m de dénivelée) fut un trajet à Montemaggiore dans l`arrière-pays de Calvi. Malheureusement, il y avait eu les années précédentes un incendie qui avait détruit presque toute la forêt. Le chemin parcourait donc un paysage très poussiéreux et pauvre, qui ressemblait à un désert, davantage que le désert couvert de maquis où nous étions passés avant.
Pour reprendre des forces, mais ce fut en fait plus fatigant que les tours en vélo... nous avions prévu deux randonnées. Comme notre location devenait moins agréable à cause des travaux d‘aménagement (dans un nouveau quartier), nous avons quitté le logement pour une randonnée de deux jours, de la Maison forestière de Bonifatu au Refuge d‘Ortu di u Piobbu.
Pendant
que nous nous approchions du refuge, nous étions accompagnés par un
helicoptère. A ma remarque: "Ils livrent du vin et des spaghetti pour
le dîner", Bruno répliqua qu`il était évident qu`ils étaient en train
de construire quelque chose. Quand nous avons atteint le refuge quelque
temps plus tard, nous avons trouvé une masse de matériaux pour bâtir,
la nouvelle construction des établissements sanitaires devait commencer
le lendemain. Mais nous avons eu un autre problème: la livraison
n‘était pas encore terminée et l‘hélicoptère venait plusieurs fois et
faisait tourbillonner la poussière, le linge et tout ce qui n‘était pas
fixé.
Après avoir vu un coucher de soleil magnifique et après une nuit paisible, nous avons quitté le lendemain matin le refuge pour marcher sur le GR 20, un sentier de randonnée corse que nous connaissions déjà. L‘étape durait 6 heures et nous sommes tout le temps montés et descendus sur des rochers et des roches. Mais nous avons eu une vue fantastique sur les montagnes. La destination de cette étape était le Refuge de Carrozzu, mais pour nous, ce n`était pas la fin de la marche. Nous devions descendre (2 heures) à la vallée pour retourner à la Maison forestière de Bonifatu. Le soir, nous étions très fatigués.
La deuxième marche n‘était pas difficile sous l‘aspect physique, mais psychologique. Nous sommes allés à Speloncato pour faire l‘ascension du Monte Tolu (1 330 m) pendant qu‘il faisait soleil. Quelques années avant, nous avions déjà essayé de monter, mais nous n‘avions pas trouvé le chemin.
Cette fois, nous avons encore perdu la marque du chemin et après avoir franchi a Bocca di a Battaglia, nous avons atteint le sommet. Mais nous n`avons pas eu de chance: il y avait beaucoup de nuages et de brouillard. Ainsi, nous avons seulement eu une courte vue sur des rochers et un village. C‘était curieux d‘être là-haut, comme si on était seul au monde. Quand nous sommes retournés au bord de mer, il faisait soleil…
Nous allons essayer de monter au Monte Tolu une troisième fois, et si nous avons de la chance, nous ferons l`expérience de la vue magnifique sur la Balagne.
Ursula Glöckner, traduction de Dorothee Krause
Entre Lavataggio et Lumio
La Paglia Orba (2 555m), la montagne la plus belle de la Corse, était une des nos destinations cette année. Le village de Calasima était le point de départ de nos randonnées à trois jours.
Nous avons quitté Calasima et nous avons passé la Bergerie de Prugnoli pour atteindre le refuge Ciottuli di i Mori. Le lendemain matin, nous avons fait l`ascension de la Paglia Orba. Là, nous avons eu une vue fantastique sur les montagnes de la Corse du Nord et sur la mer. Nous avons eu de la chance avec le temps, comme les deux jours avant : six jours de soleil pour les randonnées. Après la descente du sommet, nous avons suivi le GR 20 jusqu‘au refuge de Tighiettu où nous avons passé une nuit paisible.
Le lendemain matin, nous sommes retournés à Calasima. Le même jour, nous sommes allés au centre de l‘île à Corte, la vieille ville universitaire. Le "Gîte d‘étape" était comme les refuges, il était affiché complet. Dans les refuges, on rencontre un mélange de toutes les nationalités: des Français, des Allemands, des Anglais, des Italiens, des Hollandais, même des Australiens et des Canadiens. Pour communiquer, je commençais quelquefois une phrase en français et je la finissais en anglais !
La différence des gîtes par rapport aux refuges dans les montagnes était qu‘il y avait de la lumière et de l‘eau chaude en quantité suffisante. Dans les refuges, il y avait seulement de l‘eau chaude pour les plus rapides et de la lumière seulement le soir pour faire la cuisine (grâce à une pile solaire). L‘eau est, au moins en septembre, toujours disponible parce que les logements sont situés près d‘un ruisseau ou d‘une fontaine. Le refuge de Petra Piana, où nous avons passé la nuit suivante, était une exception: il était exploité par une femme et il y avait de l‘eau chaude jusqu‘au soir, mais il n‘y avait pas de lumière!
De Corte, nous sommes allés aux bergeries de Grotelle en passant par la vallée de la Restonica. Là, nous avons commencé la montée du lac de Melo et la Bocca a Siglia (2 050m) où nous avons atteint le GR 20 après 700 mètres de dénivelée. Le chemin traversait un décor de montagne fantastique. Au refuge de Petra Piana, nous avons fait l‘expérience d`une brutale chute de température: il y avait beaucoup de nuages et un vent glacial.
Mais l‘autre jour, il faisait du soleil. Nous sommes montés au Monte Rotondo, une des montagnes la plus hautes de Corse
(2 600 m). Ferdinand Gregorovius écrit dans ses notes en 1852: «L‘horizon qu‘on embrasse du regard du Rotondo est plus beau que celui du Mont Blanc». Nous avons été aussi impressionnés par la vue, mais nous n‘avons pas pu rester longtemps à cause de la descente à la vallée de la Restonica. Nous avons atteint le lac di l‘Oriente en passant des restes du neige. Nous avons tenté (sans succès) de trouver un raccourci pour rejoindre la vallée, mais nous avons laissé tomber après quelques essais infructueux. Après au total 12 heures de marche, nous avons atteint le soir la bergerie de Grotelle et nous étions contents de passer une nuit paisible et reposante à Corte.
Mais ces efforts ont connu leur récompense, et ce congé consacré aux randonnées dans les montagnes corses a laissé derrière lui une empreinte durable.
«Le destin m‘a jeté dans un pays où une cabane est le lieu de résidence le plus spacieux. Cette tente renferme des vertus. Si la justice, l‘abstinence, l‘intelligence et la connaissance de choses divines et humaines y vivent, c‘est plus beau que tous les temples.»
Sénèque (qui fut banni en Corse par Rome)
Ursula Glöckner, traduction de Dorothee Krause.
Près du refuge de Ciottulu di i Mori
Nuages à Petra Piana
Lavu di BellebonneAprès avoir découvert le centre de l‘île par des randonnées d‘un jour lors de nombreux séjours précédents, nous nous sommes finalement risqués en septembre 2002 à un circuit d‘une semaine sac au dos. Nous avions obtenu les informations nécessaires sur l‘équipement et la nourriture par internet et par des guides de randonnée, et nous sommes arrivés bien préparés (après le vol Francfort - Calvi et le voyage en chemin de fer) à Corte.
Nous avons passé la nuit dans le Gîte d‘étape,
et le matin un taxi nous fit faire les 16 km pour nous déposer aux
Bergeries de Grottelle, au bout de la vallée de la Restonica.
Après la montée et le petit déjeuner au lac de Melo, que nous
connaissions déjà d‘un précédent séjour - toutefois cette fois là il
était couvert de glace - nous sommes montés au lac de Capitello qui se
trouve à 1 930m d‘altitude dans un cirque rocheux grandiose. Plus tard,
avec un soleil étincelant et un ciel d‘un bleu profond, la vue vers le
bas avec les deux lacs et la montagne environnante était encore plus
impressionnante. Nous avons suivi le marquage du GR 20, passant
maintenant (après une montée totale de presque 1 000 mètres) le point
le plus élevé de notre randonnée, la Brêche de Capitello (2 25m).
Après une descente laborieuse par un pierrier, l‘après-midi nous avons enfin heureusement atteint, fatigués, le Refuge de Manganu. Malgré la présence d‘une trentaine de personnes dans le dortoir, la nuit fut très calme.
Le lendemain matin il se produisit un incident : en
emballant ses affaires, un randonneur est tombé du 2e étage du refuge
et s‘est cassé l‘épaule (ce qui était un moindre mal). Ce qui nous a
impressionnés, c‘est qu‘en 20 minutes l‘hélicoptère de la Protection
civile était déjà là pour l‘amener à l‘hôpital.
Pour nous, la
journée fut plus réjouissante : nous avions un trajet un peu moins
difficile que la veille, mais long, devant nous. Il traversait des
prairies plates, avec de nombreuses vaches, pour arriver au lac de Nino
et de là, sur un beau sentier ancien, de la Bocca à Reta au Col de St.
Pierre avec ses arbres bizarres, avant que nous n‘atteignions notre
destination, le Castel de Verghio après environ 8 heures de marche.
Là, en plus du bon repas et des douches chaudes, la rencontre avec deux
porcs gras (un noir, et un rose), et avec un renard peut-être
domestique nous a réjouis.
Pour notre troisième jour nous avons suivi le marquage du sentier de randonnée « Mare à Mare ». Il a plu légèrement, mais nous devons peut-être à cette pluie la rencontre de deux salamandres de Corse.
Les nuages d‘orage qui nous ont suivi ce jour-là, ne nous ont pas atteints. Après la forêt, le chemin traversait une vielle plantation de châtaigniers, d‘impressionnants blocs rocheux, passait sur un vieux pont gênois et finalement le long du lac de barrage à Calacuccia. Là nous avons pris nos quartiers dans un hôtel et, comme nous n‘avions probablement pas encore assez fait d‘exercice, nous avons couru encore une fois le soir, jusqu‘à un restaurant de poisson à Sidossi, 2 km plus loin. Mais le chemin en valait la peine !
Après une nuit reposante, nous avons eu une vue magnifique sur la montagne enneigée, par chance compte tenu des conditions météo nous avons quitté les montagnes à temps ! Le soleil a finalement brillé, de sorte que nous avons utilisé le jour de repos que nous avions prévu, pour aller sur l‘antique sentier qui traverse les gorges de la Scala di Santa Regina — ce fut un circuit de six heures par le jour le plus chaud de notre semaine.
Notre cinquième jour devait nous conduire sur le sentier « Mare à Mare » - avec une belle vue rétrospective de Calacuccia et du lac de barrage - vers le haut sur la Bocca à l‘Arinella sous l‘orage en direction du Refuge de Sega. Mais par la faute d‘un balisage trompeur, au lieu de ça nous sommes arrivés à la Bergerie de Menta, avons du rebrousser chemin et avons enfin atteint le nouveau refuge de Sega. Il est situé dans un très beau site, au bord du Tavignano, surplombé par des pins immenses dans une vallée humide. Le logement est conçu largement, mais à peine 2 ans après l’ouverture sont apparus de sérieux désordres de construction : comme dans les douches, de même que dans les dortoirs, on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres, des marques de moisissure s‘étaient déjà formées.
Nous avons vécu la nuit la plus froide de la semaine et étions heureux, le matin, de continuer la randonnée. Nous connaissions déjà le chemin d‘un ancien séjour ; il longe le plus souvent en descente le Tavignano en descente, passe une passerelle suspendue et se poursuit par un chemin muletier presque pavé jusqu‘à Corte. Nous avons eu encore le temps pour un tour de la ville, avant de reprendre l‘après-midi le train de retour pour Calvi. Nous avons passé la nuit (à Calvi) dans un hôtel et avons pris le lendemain matin le vol du retour. Ce fut notre première, mais assurément pas la dernière randonnée de plusieurs jours dans ce paysage merveilleux, qui crée véritablement une dépendance !
"Toutefois
si quelqu‘un me demande pourquoi je gîte dans ces montagne bleues,
alors je souris gaiement, mais je ne réponds pas...
L‘eau descend dans les lointains naissants
Le monde ici est autre
Ce n‘est pas l‘espace des hommes "
(Li-Tai-Pe)
Texte rédigé par Ursula Glöckner, traduction par Jean-Claude
Casanova
Vers le lac de Capitello
Le col de St Pierre
Salamandre
Parmi les sommets de la Corse, la Paglia Orba et le Capu Tafunatu m’ont toujours fasciné.
Avec ses 2 525 mètres d’altitude, la Paglia Orba est le sommet le plus remarquable de Corse : il est en effet relativement isolé, et domine la côte ouest de l'île ; avec sa silhouette caractéristique (en étrave de bateau ou en "baretta misgia" selon la perspective), on lui attribue parfois le qualificatif de « Cervin corse » (de Matterhorn corse, me souffle Ursula) ou de « Reine des montagnes corses ». Ajoutons que l’on trouve à son pied la source du Golo.
Quant au Capu Tafunatu, l’immense arche naturelle qui lui vaut son nom est fascinante. Elle semble d’ailleurs à l’origine du nom de la Paglia Orba : « orbu », qui signifie « aveugle » s’opposant au Tafunatu, qui, possédant un « œil », le fameux trou, n’est pas aveugle.
Je rêvais donc depuis des années de monter au Capu Tafunatu, tout en sachant que ce serait difficile pour moi, vu ma condition physique et ma surcharge pondérale. Mon amie Ursula, qui connaissait déjà la randonnée (et connaît mes capacités), m’assura que je pourrais, sans nécessairement monter jusqu’à cette immense curiosité naturelle, m’en approcher suffisamment. Nous décidâmes donc de tenter la randonnée en septembre 2010. Nous ne disposions que d’un créneau très limité compte tenu de nos dates de vacances respectives et de la proximité des Rencontres polyphoniques de Calvi. La chance nous sourit, car notre choix des 12 et 13 septembre nous permit de bénéficier de conditions météorologiques optimales.
Et à l’aube de ce dimanche 12 septembre, nous quittons la douceur calvaise pour affronter la haute montagne du Niolo. Nous traversons sans encombre la Scala di Santa Regina, déserte à cette heure matinale. Un arrêt pour prendre un café à Albertacce, un autre arrêt pour admirer le pont génois en contrebas de la route et la Paglia Orba, et nous garons la voiture dans le virage dit « du Fer à Cheval ».
A peine descendus de voiture, nous sommes assaillis par un troupeau de chèvres attirées par notre baguette de pain, allant jusqu’à monter sur la voiture ! Après cet intermède comique, les choses sérieuses commencent. Sac au dos, nous nous engageons sur le sentier qui s’élève vers le nord-ouest dans une forêt de bouleaux. Bientôt, nous rejoignons le GR 20 venant du col de Vergio (cette variante est légèrement plus longue que celle que nous avons choisie). Nous continuons vers le nord sur le GR20 et son balisage rouge et blanc. On sort bientôt de la forêt pour atteindre la bergerie de Radule (1370 m). Le chemin contourne la bergerie et s'élève vers le nord-ouest dans un petit vallon où coule le Golo, bordé de pins laricio centenaires. Nous sommes désormais dans une forêt plus clairsemée, dominée par des pics rocheux (Capu a a Merula) et de grands arbres isolés. Une passerelle franchit le Golo, permettant de passer en rive gauche près de la cascade de Radule. Nous continuons de monter sur le vieux sentier de transhumance Niolu - Falasorma dans un défilé pierreux jusqu'au débouché du vallon de Tula à la sortie de la forêt pour parvenir à un magnifique endroit avec de grandes dalles rocheuses creusées de vasques. Un peu plus loin, une véritable piscine naturelle. Des jeunes gens plongent dans l’eau froide du Golu. Je me promets d’en faire autant, mais au retour. Je crains l’effet de l’eau glacée sur mes muscles échauffés. Le chemin est encore long pour rejoindre le refuge, que nous apercevons au loin, dominé par les masses imposantes du Tafunatu et de la Paglia Orba.
Nous nous arrêtons néanmoins pour prendre un peu de repos et nous restaurer. Le soleil commence à chauffer agréablement. Nous reprenons le chemin, qui longe le Golu en rive droite. Peu après nous rencontrons une grande croix plantée sur un monticule de pierres, en hommage à un berger mort en ce lieu. (1544 m). Un peu plus loin, l'ancien chemin de transhumance bifurque vers la gauche pour rejoindre la Bocca Guagnerola. Le GR20 continue tout droit jusqu'aux bergeries ruinées de Tula, puis bifurque à gauche à 90° (nous sommes ici à 1700 m d’altitude) pour éviter les alpages du haut vallon de Tula. Nous optons pour le chemin direct, qui s’élève tout droit pour gravir les 300 m de dénivelé restants.
La montée est raide, le sac est lourd, et j’ai besoin de m’arrêter souvent pour reprendre mon souffle. Mais nous nous rapprochons petit à petit et arrivons finalement au refuge de Ciottulu di i Mori (1 991 m).
Nous avions réservé préalablement, et le rude gardien nous assigne nos places, non sans nous avoir ordonné d’ôter nos chaussures de marche avant de pénétrer dans le dortoir. Nous prenons un café réconfortant sur la terrasse du refuge, avec d’autres randonneurs de toutes nationalités. Nous allégeons les sacs et nous préparons à monter au col des Maures. Le chemin semble facile après la rude montée au refuge. Nous admirons les roches couvertes de lichens verts et rouges.
Juste sous le col, nous décidons de nous séparer : Ursula veut s’approcher du Tafunatu : la montée au trou du Tafunatu est relativement facile (une vire et quelques passages de II) et ne prend qu’une vingtaine de minutes. La vue sur le golfe de Porto est magnifique. La vire continue ensuite et est assez aérienne. Pour ma part, je suis allé gravir les pentes de la Paglia Orba pour tenter d'être en face du trou. Les voies ne sont pas évidentes à trouver, le terrain, un pierrier constitué de pierres de toutes dimensions ne demandant qu’à rouler sous nos pieds, est difficile… et le brouillard arrive. Nous décidons de ne pas nous engager trop avant, et commençons à redescendre. Mais le ciel se dégage et nous montons jusqu’au col des Maures (2 155 m). Magnifique vision de l’autre côté, uù restent quelques plaques de neige.
Nous redescendons lentement vers le refuge. La vue est magnifique, les nuages ornent les sommets, ménageant des éclairages somptueux, d’autant que le soleil commence à décliner.
Nous rejoignons la majorité des randonneurs, qui font la queue devant l’unique douche située dans un petit bâtiment en contrebas du refuge. C’est un moment très amusant : chaque personne entrant dans la douche pousse des cris, car l’eau vient directement de la source du Golu : c’est glacé ! L’avantage, c’est que personne ne reste longtemps sous la douche… J’observe que les hommes crient très fort, alors que les femmes, censées être plus frileuses, restent sinon stoïques du moins très discrètes…
C’est l’occasion aussi de discuter avec les randonneurs. Un groupe de trois corses explique qu’il fait le GR20 en doublant systématiquement les étapes : arrivant vers midi aux refuges, ils préfèrent reprendre le chemin plutôt que passer l’après-midi à s’ennuyer. Quelle santé !
Le soir tombe et les couleurs changent. La Paglia Orba devient ocre, le spectacle est magnifique, et la température chute rapidement. Nous passons dans la cuisine du refuge. La vaisselle est rare, et les uns doivent attendre que les autres aient terminé pour récupérer verres et assiettes. Le refuge sert des menus mais nous avons prévu le nécessaire. juste agrémenté d’un Patrimonio rouge. Il est 20 h, il fait nuit noire et tout le monde va se coucher dans le dortoir commun. Auparavant, nous admirons la voûte étoilée (l’affrescu stillatu, comme le chante Paul dans Médée). Le ciel est dégagé et le spectacle est somptueux, magique. Des milliers d’étoiles scintillent dans le ciel.
Le sommeil est difficile à trouver après les épreuves et l’excitation de la journée. Et le réveil est matinal, car la plupart des randonneurs poursuivent le GR20, certains vers le nord, certains vers le sud. Nous sommes moins pressés et prenons notre temps pour nous préparer, profitant de la lumière matinale pour photographier les montagnes et les oiseaux. Un chocard pas farouche du tout joue les stars, un petit oiseau également. Nous nous engageons enfin sur le GR20 pour la descente. Il longe d'abord le massif du Tafunatu, décrit une boucle en restant en crête, ce qui ménage une belle vue sur le golfe de Porto. Au loin, on aperçoit dans la brume le Capu Rossu. Puis on oblique vers la gauche dans un pierrier pour descendre 200 m et rejoindre le Golu.
Un arrêt à la « piscine », et je me jette à l’eau. J’étais préparé au choc mais l’eau est encore plus glaciale que prévu. Je fais trois brasses et me hisse hors de l’eau, la peau bleuie par le froid. Heureusement, le soleil me réchauffe rapidement et nous reprenons notre longue descente (« comment ai-je fait pour monter tout ça ? », me dis-je tout en marchant). Nous arrivons enfin à la passerelle puis aux bergeries, retrouvons la forêt de bouleaux. L’arrivée est proche et la fatigue se fait sentir. Un bon repas à Albertacce nous remet d’aplomb et nous retrouvons bientôt la Balagne et Calvi.
Une randonnée inoubliable (avec bientôt les photos !).
Voir la galerie photo de la randonnée (352 photos)
Après une journée de pluie diluvienne, le beau temps est revenu progressivement le lundi et la météo de ce mardi s’annonce optimale. Nous faisons la route de Calvi à Asco en prenant notre temps, avec quelques arrêts pour admirer les montagnes, puis un arrêt petit-déjeuner au Haut-Asco.
Départ vers 8h45 du parking de Haut Asco, à plus de 1 400 mètres d'altitude. Le départ du sentier est situé juste derrière le refuge. Dès le début, la montée est raide. D’abord en sous-bois, le GR20 s’élève ensuite dans une sorte de couloir rocheux en direction de a Bocca di Stagnu. S’il ne présente aucune difficulté technique, ce sentier est éprouvant pour le souffle. Nous nous arrêtons fréquemment pour admirer le paysage et constater que le parking, en contrebas, ne semble pas beaucoup s’éloigner ! Après près de 3 heures de montée, nous parvenons enfin au col, à l’altitude de 1 985 mètres. Nous sommes ici à la séparation entre la vallée de l'Asco et le secteur de Bonifatu.
Après une longue pause consacrée au déjeuner et aux photos, nous cherchons à apercevoir le lac de la Muvrella. Peine perdue. Nous quittons le GR20 pour emprunter grosso-modo la ligne de crête qui s'élance vers le Nord. A quelques dizaines de mètres du sommet, le sentier semble se partager en deux. Le côté droit (sud) nous semble plus praticable. Grave erreur ! Après cinq minutes de montée, nous nous trouvons quasiment coincés par la muraille rocheuse. Fatigué, je ne souhaite pas aller plus loin. Ursula parvient à se hisser et à franchir la barre rocheuse. Après de longues minutes d’attente, je l’entends m’appeler. La vue est stupéfiante, je dois absolument monter jusqu'au sommet ! Escaladant tant bien que mal les rochers, je parviens à trouver un passage. Effectivement, cela aurait été dommage de ne pas monter jusqu'au sommet ! La visibilité est excellente, permettant de profiter pleinement du panorama exceptionnel depuis ce sommet : beau panorama sur toute la partie nord-ouest de la Corse. Au premier plan, la barrière impressionnante de la Pisciaghia, plus haute paroi de Bonifatu, et derrière, la pointe de la Revellata, Calvi et sa citadelle… Sur la gauche, la vallée sauvage de Spasimata. Vers le Sud, tout le massif du Cinto, du Verdatu au Tafunatu. Mais le lac dA Muvrella reste invisible, probablement presque à sec et caché par la végétation...
Après une longue pause bien méritée, nous redescendons vers a Bocca di Stagnu, croisant un randonneur allemand cherchant son sac, et abordons la longue descente. La désescalade est encore plus éprouvante que la montée, certains passages sont glissants, nous sommes fatigués, et nous parvenons enfin au Haut-Asco à 18h30.
Le lendemain, les courbatures sont là mais nous avons prévu une randonnée relativement courte : le cirque de Trimbulacciu. Le sentier emprunte le chemin d’accès au Cintu, cheminant d’abord en sous-bois. La lumière du petit matin est magnifique, mais troublante pour la balance des blancs automatique des appareils photos ! D’où l’intérêt d’enregistrer en raw plutôt qu'en jpeg. Nous franchissons un torrent de manière un peu acrobatique puis quittons la forêt. Nous parvenons bientôt à de gros cairns marquant une stèle commémorative érigée à la mémoire de deux alpinistes. Peu avant la passerelle qui franchit le torrent de Tighetu, nous laissons à gauche le chemin du Cintu pour rester en rive gauche du torrent. La vue sur le cirque est superbe et nous décidons de nous arrêter là. La randonnée de la veille a laissé des traces. Mais je reviendrai certainement une autre fois pour faire jusqu'au bout cette belle randonnée assez facile.
Les photos de ces deux randonnées sont visibles en suivant les liens ci-dessous.
Trouvé sur internet : "envoyé spécial : le GR20"
1ère partie :
2e partie :
3e partie :
Et encore :