
BALAGNA
Aregno-Pigna-Sant-Antonino-Aregno
Capu di a Veta
Oggi
Sentiers
autour de Corbara
Cima di
Sant'Anghjuli
Sentier
Ile
Rousse-Corte
Bocca
di l'Erbaghjolu et Bocca
di Bonassa
Ortu
di
u Piobbu
Calenzana-Ortu
di u Piobbu
Refuge
de
Carrozzu et Spasimata
A
Muvrella
Punta
Muvrareccia
Col de Caprunale
NEBBIU
Tour de la
Mortella
NIOLU
Scala di Santa Regina
Lac de Ninu
GOLFE DE PORTO
Punta
Castellaccia et Capu Seninu
A travers les
Calanche
de Piana
Capu
Rossu
GOLFE DE VALINCO
SUD
- SENETOSA
De Belvédère à Campomoro
Capu di Locu
Belvédère
De Tizzano à Senetosa
SARTENAIS
VIGGIANO
ORTOLO - CAGNA
LES COTES SUD ET L'INTERIEUR - FIGARI ET BONIFACIO
TALLANO
BAVELLA
OSPEDALE ET PORTO-VECCHIO
COSCIONU
ILES SANGUINAIRES
PRUNELLI
GRAVONA
CRUZINI - CINARCA
DE
PORTO AU FILOSORMA
FORET D'AITONE - EVISA
LE SUD DU GOLFE D'AJACCIO ET LE NORD DU VALINCO
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Distance
: 6,9 kilomètres Ce circuit est
facile et permet de découvrir quelques uns des plus
beaux villages de Balagne. On peut fractionner ce circuit à volonté, en
fonction du temps passé dans les villages.
AREGNO -
PIGNA De la sortie de
Praoli, au
Nord face au lotissement récent, prendre le sentier dallé qui descend
sur la gauche, rejoint le talweg en lacets serrés, puis prendre la
direction du Nord-Ouest. A proximité du point coté 134, le sentier
rejoint une piste que l'on prend vers la droite. 200 mètres plus loin
la piste part à gauche vers une exploitation agricole (beaux bâtiments
à arcades) tandis que le sentier continue tout droit. Remonter
direction est vers Pigna, dont on rejoint l'entrée par une montée assez
soutenue.
De la place du
village de
Pigna prendre la piste qui longe le parking et part en direction de
l'Est. Eviter une piste qui part tout de suite à gauche, puis, un peu
plus loin prendre le sentier qui part à droite vers le cimetière. Le
chemin passe sous le cimetière et débouche sous la D 151 à côté de ND
du Lazio (15' de Pigna). On traverse la D 151, le chemin continue en
montant et arrive à une petite piste que l'on suit à droite pour
arriver au couvent (30' de Pigna).
COUVENT DE
CORBARA - SAN'ANTONINO Prendre le
sentier qui
monte le long des pentes Ouest de la colline au milieu du maquis
jusqu'au passage près d'une belle fontaine à auvent. Suivre le sentier
jusqu'au cimetière, ensuite le sentier se transforme en piste et
débouche sur un embranchement. Prendre la piste de droite qui conduit à
l'église.
On pourra se désaltérer à La Maison du citron, un peu à droite de l'église, en buvant une excellente citronade (et, en septembre, un "mariage', mélange de citron fraîchement pressé et de jus de raisin. Un régal !) De l'église monter jusqu'au centre du village (45' depuis le Couvent).
De San'Antonino
prendre le
sentier B11 en direction de l' Eglise de la Trinité d'Aregno, on
traverse la D 413 puis après avoir évité un sentier remontant vers la
gauche, on descend droit en laissant le sentier d'Aregno à gauche. (On
peut également descendre par ce sentier jusqu'à La Trinité, puis
rejoindre Praoli par la route (25' depuis la Trinité).
Le chemin descend en lacets serrés, puis on croise une piste en s'infléchissant vers la gauche. Peu après éviter un sentier partant vers la droite et rejoindre Praoli.
A Corbara, 10
mètres après la Pizzeria de Davia prendre le sentier à droite en
montant de l’Ile-Rousse.
A la fontaine A Leccia, continuer tout droit jusqu’à la fontaine I Povarelli. Toujours tout droit, suivre le sentier jusqu’à la source Migliani. Rejoindre la piste surplombant la source 12 m au dessus. Prendre à gauche vers Notre Dame du Latio ou à droite vers Pigna.
* Fontaine- lavoir A Leccia (la plus ancienne du village, 1559), et
fontaine I Povarelli.
* Ancien moulin en ruines. * Source de Migliani, alimentant en partie le village (cresson en abondance). * La Chapelle Notre-Dame du Latio, construite en 1796, a remplacé un vieux sanctuaire du XIè et renferme une Vierge en marbre de 1002 dont les communes de Pigna et de Corbara se disputaient la propriété (messe le 15/08).
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Capu di a Veta Durée
: 4 h 30 AR Un belvédère d'où admirer la presqu'île de
la Revellata, Calvi et l'ovale parfait de son golfe. Du quartier Donateo de Calvi, prendre le raidillon qui monte à Notre-Dame de la Serra, que l'on atteint en une vingtaine de minutes. Depuis l'oratoire battu par les vents, qui daterait de 1479, le point de vue sur Calvi est déjà remarquable. Mais ce serait dommage de s'arrêter là ! Passer derrière le sanctuaire pour rejoindre une piste qui bifurque sur la droite. Monter par cette piste carrossable, qui prend bientôt fin. Une montée très raide lui succède après un virage à gauche. On arrive à un col dominant une vallée rocheuse austère. Continuer en face du pylône électrique. Le chemin se faufile dans la crête. Sur l'autre versant, on passe sur des rochers quelque peu branlants sur une sorte de corniche. Au bout d'un quart d'heure après avoir quitté la piste, on arrive à la crête, d'où l'on domine à la fois le Golfe de la Revellata et la Baie de Nichiareto. On arrive au pied du Capu di a Veta. On atteint le sommet, à 703 m d'altitude, après une ascension de 40 minutes environ, par quelques ressauts rocheux ornés de tafoni et des pentes ravagées par les incendies. Quelques mètres en contrebas, une croix de bois de plus de 5 mètres de haut domine la baie de Calvi.
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![]() Le Capu vu de la tour de Caldanu ![]() Arrivée sous ND de la Serra ![]() U Capu vu de ND de la Serra ![]() Panorama depuis le sommet |
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Trois sentiers permettent d’accéder à Oggi (cette graphie est préférable à la graphie officielle), ce qui permet d’envisager un circuit en boucle. Deux partent de Lumio, le troisième de la route RD71 entre Lumio et Lavatoggio. Le sentier 1, qui vient
d’être entièrement restauré, part de la place devant le restaurant
« Chez Charles ». Le sentier assez escarpé gravit les
150 mètres de dénivelé et permet d’arriver en une vingtaine de minutes
au village abandonné par un parcours en corniche ménageant de belles
vues sur Sant’Ambroggio. Depuis Oggi, on pourra s’élever par un sentier récemment tracé (remplaçant un éboulis glissant) montant au pied du Capu d’Occi. Passé une barrière puis un petit col, on redescend dans un paysage jalonné d’anciens pallaghji et d’aghje en direction de la chapelle ND de la Stella Face au monte Braccaggiu, le chemin oblique à droite, se fait raide et étroit et ramène à Lumio, en une vingtaine de minutes depuis ce point, à proximité de la Torricella et du Carubbu. Compter 1h15 au total pour la boucle. Le troisième sentier (sentier 2 sur la carte) part à proximité du camping « Panoramic », près d’un muret de pierres. Ce chemin, le plus facile des trois, grimpe à travers le maquis et permet d’atteindre Oggi en une petite demi-heure. Je le recommande à l'aube pour la très belle lumière sur les collines à l'est d'Oggi pendant la montée. Si l’on est monté par le Panoramic, une autre solution consiste, depuis ND de la Stella, à rejoindre Lavatoggio en continuant tout droit. |

Quelques photos d'Occi en page "Galerie", d'autres sont à venir.
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Point
de départ: Sant'Antonino Du parking près de l'église de Sant'Antonino, un chemin empierré longe l'église à gauche et mène peu de temps après à une bifurcation. Le sentier de gauche, qui longe quelques tombeaux, descend vers le couvent de Corbara. Prendre celui de droite. Ce large chemin empierré descend légèrement jusqu'à une sorte de col entre le versant Corbara et le versant Occiglioni. On aperçoit en contrebas une bergerie en ruine. Couper à travers champs pour arriver à cette bergerie, située au pied du monte Sant'Angelo. Le sentier s'élève assez rapidement et on atteint le point culminant des trois sommets du monte Sant'Angelo, 562 m, en 30 minutes environ. Splendide vue panoramique : en bas, Pigna, la côte d'Algajola, Corbara, Ile Rousse et plus loin les Agriates, et du côté opposé le bassin du Reginu, Santa Riparata, le monte Grosso et Sant'Antonino. Vue plongeante sur le couvent de Corbara. La descente vers le couvent s'effectue d'abord par le chemin de la montée. Près d'une petite prairie, tourner à droite pour atteindre le sentier flanqué de murets qui conduit au couvent de Corbara (298 m) fondé par les Franciscains en 1456 (30 min). De
là, on peut remonter à Sant'Angelo par le sentier qui s'élève en
corniche à travers le maquis, passe près d'une fontaine avec un bel
auvent puis près d'une maison récemment restaurée avant de rejoindre la
piste de l'aller près de Sant'Antonino |
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Refuge
de Carrozzu et passerelle de Spasimata
Le chemin d'accès au refuge de Carrozzu part de l'extrémité de la route D 251 qui remonte, à partir de l'aéroport de Calvi-Sainte-Catherine, la vallée de la Figarella. A l'extrémité de la route, se trouve l'auberge de Bonifatu : c'est le départ de la balade.
Durée : 6h AR
Dénivelée : 619 m.
Difficulté : *** Relativement ardue avec une montée de 620 m durant une heure vingt. Ce n'est pas une randonnée à entreprendre par temps froid ou variable.
Période : petits risques de neige en hiver.
Point d'eau : au refuge de Carozzu
Balisage : jaune
Carte : IGN 4149 OT Calvi - Cirque de Bonifatu.
Cette balade conduit à travers la forêt de Bonifato jusqu’au refuge de Carozzu qui est situé sur le GR 20 ; A côté du refuge, le célèbre sentier franchit la Spasimata par une passerelle suspendue qui, à elle seule, mériterait la balade.
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Au départ de l'auberge, il faut s’engager sur la piste forestière "du Mouflon" fermée à la circulation qui prolonge la route. Cette piste domine la rive droite de la Figarella, au milIeu de la forêt (pins laricio, pins maritimes, chênes verts principalement) en s’élevant légèrement. La suivre pendant environ 20 minutes. Lorsque la piste traverse le cours d'eau au gué du Rocu (environ 1 km après son départ), il faut la quitter et emprunter, sur la droite, le GR 20, balisé en jaune en direction du refuge de Carrozzu (panneau : refuge de Carrozzu : 2h30). |
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Parallèle au torrent, le GR monte dans des gorges superbes, au milieu des rochers sculptés par l’érosion auxquels s’accrochent spectaculairement des pins. Il devient plus rude et franchit le ruisseau de Lamitu sur une petite passerelle suspendue (910 m, 45 min). Désormais en rive gauche, il rejoint les contreforts de l'Innominata et monte à travers des pinèdes parsemées d'aulnes. Dans cette deuxième partie du trajet, la pente devient sensiblement plus forte. |
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Après 1 h 10 vous passez devant ce qui reste des terrasses consolidées sur le flanc de la colline, et une table et des bancs de pierre placés le long du ruisseau. Un petit abri de pierre se trouve à deux minutes de là. C’est l’abri de Spasimata. Il y a aussi un panneau indiquant que le refuge se trouve à dix minutes de là. Cinq minutes après le panneau de signalisation, vous arrivez à une bifurcation. Le refuge est sur la gauche : Asco se trouve sur la droite. |
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Au-delà des bouleaux et des
pins, vous avez vue sur les plaines
luxuriantes
beaucoup plus bas, encadrées par les parois presque verticales de la
vallée.
Une colline de roche lisse glisse jusqu'en bas sur votre droite, et
derrière
elle, en contraste total, une paroi rocheuse acérée coupe le paysage.
Un pic en
forme de cône, surgit en face de vous, dominant la scène.
Le refuge de Carozzu
(1 155
m – 2 h 30).est entouré sur
trois côtés par des parois rocheuses
Au
nord de la combe, la Punta Innominata (1986 m.), au sud, la Punta di
Spasimata
(1826 m.) : un cadre splendide. Sur le quatrième
côté, à l'ouest, une
terrasse domine la vallée.
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La
passerelle
de Spasimata enjambe la rivière juste en contrebas. Une cascade tombe
dans le
magnifique trou d'eau au-dessous. C'est un endroit des plus toniques.
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Voir la
galerie photo de la randonnée (71 photos)

Le
sommet d'A Muvrella peut être
compté parmi les plus belles vues panoramiques de l'île. La randonnée
de 10 heures nécessite cependant un pied sûr et une bonne condition
physique. Pour cette raison, les randonneurs en moins bonne condition
physique et non expérimentés s'arrêteront au lac.
Durée : 10 h AR pour A Muvrella
(passerelle - lac de
Muvrella 1 h15, lac de Muvrella - A Muvrella 1h 30, descente de A
Muvrella 4h, refuge de Carozzu 1h 45. )
Dénivelée :1 612 m.
Difficulté : Montée vers le sommet d'A Muvrella difficile. Nécessite de
l'endurance et un pied sûr (passages d'escalade).Il est conseillé de
passer la nuit au refuge de Carozzu).
Un sentier balisé en jaune avec cairns bifurque vers la gauche et monte vers le sommet (escalade facile (+) de A Muvrella, 2 148 m (5h45 à partir de Bonifatu).
Il serait également possible de monter vers le sommet en partant à gauche du chemin du lac de A Muvrella et de la ”brèche en oreilles de lapin“ (mal indiqué, raccourci de 30 min).

Bocca
di l'Erbaghjolu et Bocca di
Bonassa (1 153 m)
Cette randonnée est une vraie alternative au chemin
très fréquenté vers le refuge de Carozzu. De plus, elle offre de
beaux points de vue vers la crête principale du capu Ladroncellu ainsi
que vers
le golfe de Calvi.



Carte IGN 41 50 OT (Porto - Calanche) pli A3
Dénivelé : 450 m.
Difficulté : **
Durée : 5 h AR.
Cette promenade n'est pas difficile mais doit être entreprise dès l'aube. D'autre part, il est indispensable de prendre des repères pour ne pas se perdre au retour.
Partir de l’extrémité nord du port de Galeria, au-delà de la Maison du Parc. Un large chemin monte à travers le maquis, à gauche d'un pylône.,
Le maquis se fait plus dense, tout en ménageant de belles trouées vers le golfe de Galeria.
Le chemin se transforme en une sente bordée d'un ancien muret, puis se resserre encore, au milieu d'arbousiers et de filaires. On domine la Punta di Stollu, près de ruines. En continuant à flanc vers le sud, on peut rejoindre l’arche d’Elpa Nera (cote 363). Remonter au contraire l’arête rocheuse vers le sud-est pour atteindre le sommet.
On continue à monter direction
sud-ouest, sur une sente
parcourue par les sangliers, sous les arbousiers. Du sommet de roche
rouge
proche de la Punta Muvrareccia, vue à couper le souffle sur la baie de
Focolara, l'anse d'Elpa Nera, la Punta Rossa.
Au retour, continuer de suivre la
crête et descendre vers la
g. le sentier le mieux marqué.
Carte IGN 41 50 OT (Porto - Calanche)
Dénivelé : 1 000 m.
Difficulté : *** (montée de plus en plus raide)
Durée : de 6 à 8 h AR.
Cette route construite vers 1870 et laissée à l'abandon permettait de monter au col en calèche !
Accès : Par la D351 qui longe le Fango, aller jusqu'au hameau de Barghiana.
Attention
: Au pont de Montestremu, une pancarte du Parc indique une piste
fléchée vers Puscaghja. Il s'agit probablement d'une variante à
l'itinéraire décrit ici.
Sous
la petite église de Barghiana, suivre la piste de terre qui remonte le
cours supérieur du fleuve. Ce chemin mène à la réserve de chasse du
Filosorma (protection des mouflons). On contourne le Capu di Mozzu (623
m) et l'on aperçoit vers l'est les pointes du Tafunatu.
La piste
de terre remonte un peu vers la droite le val du ruisseau des Rocce,
dans la forêt de Perticatu, et atteint le pont di e Rocce (326 m).
Bonne vue sur le Capu Rossu et le Capu Tafunatu.
Passé le pont
commence la forêt de chênes verts. La piste oblique à gauche puis
reprend la direction sud, sous Petra Bianca. Sur la rive opposée, on
aperçoit les ruines du couvent Santa Maria.
La route de terre se
termine après le pont qui franchit le ruisseau de Campottolli Grossi
(485 m) et devient un sentier, qui atteint bientôt la source de Tassi,
traverse la forêt d'Omita et arrive à la maison forestière en ruine
d'Omita (693 m - 3 h de Barghiana). Au-delà on traverse une zone
d'éboulis. Les premiers lacets, faciles, traversent une forêt de chênes
verts énormes. Après trois épingles à cheveux, des pins laricios, des
frênes, des hêtres se mêlent aux chênes verts. Perspectives superbes
sur les crêtes de la Punta Silvastriccia et la Punta di Cuvia. Le
sentier gravit un vaste cirque et repasse sur la rive gauche. Il reste
14 lacets avant le col ...
Du col de Capronale, un sentier mène au
vallon de l'Onca, jusqu'à la cabane de Puscaghia. Ce sentier est bordé
de pins laricio tourmentés, forme habituelle quand ils poussent isolés,
fichés dans les fissures des rochers.
Le sentier conduit au col de Guagnarola (1 833 m).
On pourra se remémorer A Muntagnera qui évoque la transhumance traditionnelle en gravissant le col...
| Tour de la Mortella Difficulté : Aucune Durée : 3 h 30 AR Dénivelée : 150 m Carte : IGN TOP 25 Bastia 4348 OT (plis B3/B4) Pour
cette balade, on peut partir de Saint-Florent ou bien de la plage de la
Roya.
Mais le mieux est de prendre la piste carrossable (en roulant lentement) qui dessert les résidences de Fornali et de Fonaverte. On trouve bientôt un petit parking et le début du sentier des douaniers. Ce
sentier ne s'écarte jamais de la côte qu'il suit sur la même courbe de
niveau. Après cinq minutes on rencontre un portillon. Quelques
centaines de mètres plus loin, on remarque sur la gauche un ancien four
à chaux.
On longe ensuite une petite crique de galets avant de passer la Punta di u Ceppu, avec ses fortifications intégrées à une résidence privée. Le sentier croise ensuite les marais de Valdolese, s'élève un peu. Puis on arrive près du Fiume Santu. Une grande plage à l'eau transparente d'un côté, l'étang de l'autre. Il faut la plupart du temps franchir le cours d'eau à gué (attention au matériel !) ![]() Plus loin, la
pointe de la Mortella qui se rapproche et qu'on atteint,
depuis le Fiume Santu,
après 30 minutes de marche (1h 30 environ au total), non sans avoir
admiré en contrebas du sentier de magniques plages à l'eau limpide.
![]() La
tour ronde a subi en 1794 les assauts de la flotte anglaise et, située
au ras
de l'eau, subit aussi quotidiennement ceux des vagues. Si la partie sud
est entièrement
détruite, les mâchicoulis et le merlon de la partie nord sont en bon
état et on peut encore apprécier l'architecture "en coupe" de
la
tour : deux niveaux, 9 m de diamètre intérieur, et des murs
de 3 m
d'épaisseur à la base.
On peut pousser jusqu'au sémaphore moderne, un peu plus loin sur la hauteur, et même, si l'on est courageux (ou qu'on envisage de prendre le bateau pour Saint-Florent), jusqu'à la plage de Loto. Le retour se fait par le même chemin. |
![]() ![]() ![]() Marais de Valdolese ![]() ![]() La traversée du gué ![]() ![]() |
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Durée
: 4 h AR Cet
impressionnant chemin muletier, parfois construit en surplomb sur le
rocher, fut construit en 1820 pour faciliter l'accès aux villages du
Niolo. La route ne fut ouverte qu'en 1889.
On admirera au cours de cette ballade les restes du dallage du sentier, ses murs de soutènement, ses lacets inscrits entre les rochers et son vieux pont sur la Ruda. Depuis le Ponte di l'Accia, on peut avoir un petit aperçu du sentier en remontant la rive gauche du torrent depuis le Ponte di l'Accia par un petit raidillon en rive gauche de la Ruda. Pour le sentier complet, il faut, en venant de Castirla, s'arrêter près de la fontaine dédiée à la Vierge, 400 m après une maison en ruine. Le sentier débute sous les arbres. Il monte doucement en surplomb de la route, puis pénètre dans une zone plus rocheuse. La pente se fait plus forte. On franchit une petite crête d'où l'on domine les gorges du Golu. Le sentier redescend quelques lacets puis franchit le torrent de Falcunaghja presque toujours à sec pendant la période estivale, mais qui est un des grands canyons verticaux connus de l'île. Le sentier en corniche se rapproche à nouveau de la D84. On aperçoit en contrebas un pont routier sur la Rudda. On arrive bientôt au pont à double arcade de la Rudda, que l'on franchit. C'est la partie la plus intéressante du parcours. Le sentier au-delà du pont monte par 17 lacets sur la rive droite du torrent, puis s'oriente vers le sud pour dominer la route d'une centaine de mètres. Il va ensuite suivre une direction parallèle à celle de la route en prenant de l'altitude, dans un paysage beaucoup moins encaissé et plus sec. Il arrive enfin
dans le haut du village de Corscia constitué des hameaux de Pruno,
Piana et Costa. Il faut alors poursuivre vers le nord. Après avoir franchi la crête principale, vers l'altitude 930, il faut trouver sur la droite un sentier se dirigeant vers une ligne à haute tension à l'est. Avant d'atteindre la ligne, repérer le monument à un pilote de tracker décédé dans un accident et descendre vers la Rudda, à travers une forêt de chênes verts. Traverser la Rudda par le Ponte Suttanu et remonter en rive gauche, d'abord en direction sud-est, puis en direction nord-est après l'arête rocheuse. Le sentier, raide par endroits, décrit ensuite trois boucles pour descendre vers le pont de l'Accia et le sentier de la Scala. |
![]() |
L'étape à
travers le « Cirque de la Solitude » m’attirait depuis plusieurs
années, parce qu'elle est considérée comme la plus difficile du GR 20,
le sentier de randonnée alpin par lequel on peut traverser l'île par sa
longueur. Nous en réalisons chaque année une ou quelques étapes, du
fait de mon manque de condition physique pour accomplir tout le trajet.
Tout a commencé le 18 septembre avec le vol de Francfort à Calvi. Sitôt
débarqués, nous sommes allés chercher la voiture de location. Après le
trajet vers l'intérieur de l'île, nous avons fait une petite randonnée
pour nous acclimater : la très jolie vallée de Tassineta, entre Asco et
Haut-Asco, jusqu’à la Cascade de l’Ondella. Nous avons trouvé la marque
de ce sentier sans problèmes - après avoir renoncé à la chercher dans
une autre vallée...
Le soir, nous nous sommes installés dans le gîte de l'hôtel à Haut-Asco
(1 400m), au milieu des montagnes les plus hautes de l'île. Il était
possible de réserver le logement avec demi-pension (petit déjeuner et
dîner dont nous avons profité deux fois).
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Le lendemain matin, nous nous sommes mis en route pour notre objectif, un cirque qu'on devait traverser en étant assuré par des chaînes et des cables (nous nous étions déjà entraînés l'été sur la « Via ferrata » à Hirschbach en Allemagne). Nous avons réussi le passage à travers le “Cirque de la Solitude” sans problèmes ; le sol était sec et il a fait soleil toute la semaine. La descente au Refuge de Tighiettu (notre logement) a été désagréable parce qu`il y avait beaucoup d'éboulis et de rochers. Le refuge est bien tenu et j'ai passé une des nuits les plus paisibles et les plus romantiques de ma vie : je regardais de ma couche un ciel étoilé, et bien qu'il y ait seulement le croissant de la lune, le ciel n'était pas complètement obscur. Le
matin, nous sommes partis pour la plus longue marche de cette étape :
l'ascension de la plus haute montagne de la Corse, le Monte Cinto (2
700 m). On nous avait dit que la montée durait 4 heures et la descente 5 heures – mais nous avons mis chaque fois une heure de plus. Il y avait beaucoup de pierrailles, ce qui compliquait l'ascension. Nous étions observés par quelques mouflons méfiants.
Et quand nous avons cru avoir atteint notre but, nous avons dû descendre encore une fois pour, un peu plus tard, grimper sur des rochers pour atteindre enfin le sommet. Là, il y avait de la tempête et nous sommes descendus peu après, sur un champ de pierrailles et en traversant une vallée idyllique avec une cascade.
Le lendemain, nous sommes retournés à la vallée pour nous reposer... Le lundi, nous sommes montés à “A Muvrella” (2 148 m) et nous avons eu une vue fantastique sur le sommet et la baie de Calvi. Mais
les détails ont aussi leur charme : il y avait des
pierres des toutes les couleurs, quelques-unes couvertes de lichens
verts.
Nous
avons passé la nuit près de la côte balanine dans le gîte “luxueux” de
Calenzana (chambre double avec salle de bains privée). Au retour, nous avons rencontré quelques moines (équipés de chapelet, portable et casquette). Nous avons passé la nuit dans la Maison forestière de Bonifatu (à 20 minutes de l'aéroport de Calvi) où nous avons mangé un très bon menu corse et avons eu la possibilité de faire le bilan de nos expériences des derniers jours. Malgré les paysages fantastiques que nous" avons rencontrés m'ont impressionnée la plupart d'entre eux étaient aussi randonneurs ce sont gens complètement différents qui font des efforts pour réussir le gr se lèvent vers 6 heures et ils= marchent en portant un sac à dos de 20 kg> Nous
avons rencontré non seulement des étudiants, mais aussi des gens de
soixante ans (on nous a même cité un homme qui avait 84 ans). Et aussi que, simplement en commençant d’attaquer le sentier, on ressent une vraie jouissance à vivre le moment présent. Le chemin est ainsi fait qu`on doit être concentré chaque seconde pour ne pas risquer une chute. Pendant plusieurs heures, l'attention totale est de rigueur, seulement rompue par des temps de repos et par la vue du paysage grandiose. Le calme règne dans la tête et les problèmes du monde semblent très loin. Dans
le guide de A. Rother sur les randonnées en Corse, il est dit que “dans
la solitude de ces lieux, où il n’y a pas d’autre échange qu’avec les
éléments (nuages, brouillard, pluie, grêle, neige, froid, vent, chaleur
du soleil), on sent qu’on est au lieu rêvé pour considérer – au plus
profond de son âme - d’une autre façon les évènements de la vie” |
![]() Entre Haut Asco et le Col Perdu (Punta Culaghia ?)
![]() Les ceraistes de Soleirol ![]() Vue du Cinto ![]() Près du refuge de Carrozzu ![]() Entre Carrozzu et A Muvrella |
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Pour marcher sur les
traces d'Ursula et Bruno : Le
col de l'Ondella
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La Corse en vélo et à pied, quelle aventure !
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Les sentiers de randonnée en Corse sont merveilleusement beaux, uniques, une expérience—mais ils ne conviennent pas comme piste cyclable. Je l'avais supposé déjà avant, mais maintenant, après quelques essais sans succès (et des égratignures en plus), nous en avons la certitude. Mais il y a les petites routes secondaires (qui sont asphaltées), qui unissent les petits villages de l'arrière-pays. Là, il est agréable de faire du vélo—avec la possibilité d’un regard sur la mer et les montagnes, mais qui ne doit durer qu’une seconde à cause des abîmes, des trous et des animaux sur la route (qui nous regardaient sans comprendre). <>Un
moment fort à vélo fut pour moi un trajet, avec beaucoup de virages,
sur la route qui va de A Bocca di a Battaglia Un autre trajet plus fatigant, mais moins excitant fut celui à travers le "Désert des Agriates" (désert de pierres). Je n'avais jamais vu avant un désert si humide et vert. Les deux jours avant, il avait plu tout le temps et les grands trous étaient rempli de l`eau. Le sentier ressemblait à un lit de rivière avec beaucoup de pierres. Partis de a Bocca di Vezzu, nous sommes descendus pendant 12 km sur un mauvais sentier ressemblant au lit d’un fleuve sans eau à la plage magnifique de Malfalcu que nous dûmes seulement partager avec quelques guêpes. Nous avons eu une rencontre intéressante avec deux français âgés qui étaient en chemin pour une semaine avec un âne de location qui portait les bagages. C'est la manière la plus lente, mais peut-être la plus intense de faire l'expérience de la nature corse.
Notre rayon d’action était bien plus grand avec le vélo. Nous avions une petite location à Ile Rousse sur la côte nord. Le logement était situé au-dessus de la ville et nous avions une vue fantastique sur l`île et sur le village de Monticello qui est situé sur les montagnes. Il était nécessaire de monter à Monticello (200m) pour commencer les excursions en vélo vers les autres villages dans les montagnes. L'étape la plus longue (46 km et 960 m de dénivelée) fut un trajet à Montemaggiore dans l`arrière-pays de Calvi. Malheureusement, il y avait eu les années précédentes un incendie qui avait détruit presque toute la forêt. Le chemin parcourait donc un paysage très poussiéreux et pauvre, qui ressemblait à un désert, davantage que le désert couvert de maquis où nous étions passés avant. Pour reprendre des forces, mais ce fut en fait plus fatigant que les tours en vélo... nous avions prévu deux randonnées. Comme notre location devenait moins agréable à cause des travaux d'aménagement (dans un nouveau quartier), nous avons quitté le logement pour une randonnée de deux jours, de la Maison forestière de Bonifatu au Refuge d'Ortu di u Piobbu. Pendant
que nous nous approchions du refuge, nous étions accompagnés par un
helicoptère. A ma remarque: "Ils livrent du vin et des spaghetti pour
le dîner", Bruno répliqua qu`il était évident qu`ils étaient en train
de construire quelque chose. Quand nous avons atteint le refuge quelque
temps plus tard, nous avons trouvé une masse de matériaux pour bâtir,
la nouvelle construction des établissements sanitaires devait commencer
le lendemain. Mais nous avons eu un autre problème: la livraison
n'était pas encore terminée et l’hélicoptère venait plusieurs fois et
faisait tourbillonner la poussière, le linge et tout ce qui n'était pas
fixé.
La deuxième marche n'était pas difficile sous l'aspect physique, mais psychologique. Nous sommes allés à Speloncato pour faire l’ascension du Monte Tolu (1 330 m) pendant qu’il faisait soleil. Quelques années avant, nous avions déjà essayé de monter, mais nous n'avions pas trouvé le chemin. Cette fois, nous avons encore perdu la marque du chemin et après avoir franchi a Bocca di a Battaglia, nous avons atteint le sommet. Mais nous n`avons pas eu de chance: il y avait beaucoup de nuages et de brouillard. Ainsi, nous avons seulement eu une courte vue sur des rochers et un village. C’était curieux d'être là-haut, comme si on était seul au monde. Quand nous sommes retournés au bord de mer, il faisait soleil… Nous allons essayer de monter au Monte Tolu une troisième fois, et si nous avons de la chance, nous ferons l`expérience de la vue magnifique sur la Balagne. Ursula Glöckner, traduction de Dorothee Krause |
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Aux sommets de la Paglia Orba et du Monte Rotondo
La Paglia Orba (2 555m), la montagne la plus belle de la Corse, était une des nos destinations cette année. Le village de Calasima était le point de départ de nos randonnées à trois jours.
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Nous avons quitté Calasima et nous avons passé la Bergerie de Prugnoli pour atteindre le refuge Ciottuli i Mori. Le lendemain matin, nous avons fait l`ascension de la Paglia Orba. Là, nous avons eu une vue fantastique sur les montagnes de la Corse du Nord et sur la mer. Nous avons eu de la chance avec le temps, comme les deux jours avant : six jours de soleil pour les randonnées. Après la descente du sommet, nous avons suivi le GR 20 jusqu'au refuge de Tighiettu où nous avons passé une nuit paisible.
Le lendemain matin, nous sommes retournés à Calasima. Le même jour, nous sommes allés au centre de l'île à Corte, la vieille ville universitaire. Le "Gîte d'étape" était comme les refuges, il était affiché complet. Dans les refuges, on rencontre un mélange de toutes les nationalités: des Français, des Allemands, des Anglais, des Italiens, des Hollandais, même des Australiens et des Canadiens. Pour communiquer, quelquefois je commençais une phrase en français et je la finissais en anglais ! La différence des gîtes par rapport aux refuges dans les montagnes était qu'il y avait de la lumière et de l'eau chaude en quantité suffisante. Dans les refuges, il y avait seulement de l'eau chaude pour les plus rapides et de la lumière seulement le soir pour faire la cuisine (grâce à une pile solaire). L'eau est, au moins en septembre, toujours disponible parce que les logements sont situés près d'un ruisseau ou d'une fontaine. Le refuge de Petra Piana, où nous avons passé la nuit suivante, était une exception: il était exploité par une femme et il y avait de l'eau chaude jusqu'au soir, mais il n'y avait pas de lumière!
De Corte, nous sommes allés aux bergeries de Grotelle en passant par la vallée de la Restonica. Là, nous avons commencé la montée du lac de Melo et la Bocca a Siglia (2 050m) où nous avons atteint le GR 20 après 700 mètres de dénivelée. Le chemin traversait un décor de montagne fantastique. Au refuge de Petra Piana, nous avons fait l'expérience d`une brutale chute de température: il y avait beaucoup de nuages et un vent glacial.
Mais l'autre jour, il faisait du soleil. Nous sommes montés au Monte Rotondo, une des montagnes la plus hautes de Corse (2 600 m). Ferdinand Gregorovius écrit dans ses notes en 1852: “L'horizon qu'on embrasse du regard du Rotondo est plus beau que celui du Mont Blanc”. Nous avons été aussi impressionnés par la vue, mais nous n'avons pas pu rester longtemps à cause de la descente à la vallée de la Restonica. Nous avons atteint le lac di l'Oriente en passant des restes du neige. Nous avons tenté (sans succès) de trouver un raccourci pour rejoindre la vallée, mais nous avons laissé tomber après quelques essais infructueux. Après au total 12 heures de marche, nous avons atteint le soir la bergerie de Grotelle et nous étions contents de passer une nuit paisible et reposante à Corte. Mais ces efforts ont connu leur récompense, et ce congé consacré aux randonnées dans les montagnes corses a laissé derrière lui une empreinte durable.
“ Le destin m'a jeté dans un pays où une cabane est le lieu de résidence le plus spacieux. Cette tente renferme des vertus. Si la justice, l'abstinence, l'intelligence et la connaissance de choses divines et humaines y vivent, c'est plus beau que tous les temples.” Sénèque (qui fut banni en Corse par Rome) Ursula Glöckner, traduction de Dorothee Krause. |
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| Après avoir
découvert le centre de l’île par des randonnées d’un jour lors de
nombreux séjours précédents, nous nous sommes finalement
risqués en septembre 2002 à un circuit d’une semaine sac au dos. Nous
avions obtenu les informations nécessaires sur l’équipement et la
nourriture par internet et par des guides de randonnée, et nous sommes
arrivés bien préparés (après le vol Francfort - Calvi et le voyage en
chemin de fer) à Corte. Nous avons passé la nuit dans le Gîte d’étape, et le matin un taxi nous fit faire les 16 km pour nous déposer aux Bergeries de Grottelle, au bout de la vallée de la Restonica. Après la montée et le petit déjeuner au lac de Melo, que nous connaissions déjà d'un précédent séjour - toutefois cette fois là il était couvert de glace - nous sommes montés au lac de Capitello qui se trouve à 1 930m d’altitude dans un cirque rocheux grandiose. Plus tard, avec un soleil étincelant et un ciel d’un bleu profond, la vue vers le bas avec les deux lacs et la montagne environnante était encore plus impressionnante. Nous avons suivi le marquage du GR 20, passant maintenant (après une montée totale de presque 1 000 mètres) le point le plus élevé de notre randonnée, la Brêche de Capitello (2 25m). Après une descente laborieuse par un pierrier, l'après-midi nous avons enfin heureusement atteint, fatigués, le Refuge de Manganu. Malgré la présence d’une trentaine de personnes dans le dortoir, la nuit fut très calme. Le lendemain matin il se produisit un incident : en emballant ses affaires, un randonneur est tombé du 2e étage du refuge et s'est cassé l'épaule (ce qui était un moindre mal). Ce qui nous a impressionnés, c’est qu’en 20 minutes l’hélicoptère de la Protection civile était déjà là pour l’amener à l'hôpital. Pour nous, la journée fut plus réjouissante : nous avions un trajet un peu moins difficile que la veille, mais long, devant nous. Il traversait des prairies plates, avec de nombreuses vaches, pour arriver au lac de Nino et de là, sur un beau sentier ancien, de la Bocca à Reta au Col de St. Pierre avec ses arbres bizarres, avant que nous n'atteignions notre destination, le Castel de Verghio après environ 8 heures de marche. Là, en plus du bon repas et des douches chaudes, la rencontre avec deux porcs gras (un noir, et un rose), et avec un renard peut-être domestique nous a réjouis. Pour notre troisième jour nous avons suivi le marquage du sentier de randonnée « Mare à Mare ». Il a plu légèrement, mais nous devons peut-être à cette pluie la rencontre de deux salamandres de Corse. Les nuages d'orage qui nous ont suivi ce jour-là, ne nous ont pas atteints. Après la forêt, le chemin traversait une vielle plantation de châtaigniers, d’impressionnants blocs rocheux, passait sur un vieux pont gênois et finalement le long du lac de barrage à Calacuccia. Là nous avons pris nos quartiers dans un hôtel et, comme nous n'avions probablement pas encore assez fait d’exercice, nous avons couru encore une fois le soir, jusqu’à un restaurant de poisson à Sidossi, 2 km plus loin. Mais le chemin en valait la peine ! Après une nuit reposante, nous avons eu une vue magnifique sur la montagne enneigée, par chance compte tenu des conditions météo nous avons quitté les montagnes à temps ! Le soleil a finalement brillé, de sorte que nous avons utilisé le jour de repos que nous avions prévu, pour aller sur l’antique sentier qui traverse les gorges de la Scala di Santa Regina – ce fut un circuit de six heures par le jour le plus chaud de notre semaine. Notre cinquième jour devait nous conduire sur le sentier « Mare à Mare » - avec une belle vue rétrospective de Calacuccia et du lac de barrage - vers le haut sur la Bocca à l'Arinella sous l’orage en direction du Refuge de Sega. Mais par la faute d’un balisage trompeur, au lieu de ça nous sommes arrivés à la Bergerie de Menta, avons du rebrousser chemin et avons enfin atteint le nouveau refuge de Sega. Il est situé dans un très beau site, au bord du Tavignano, surplombé par des pins immenses dans une vallée humide. Le logement est conçu largement, mais à peine 2 ans après l’ouverture sont apparus de sérieux désordres de construction : comme dans les douches, de même que dans les dortoirs, on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres, des marques de moisissure s’étaient déjà formées. Nous avons vécu la nuit la plus froide de la semaine et étions heureux, le matin, de continuer la randonnée. Nous connaissions déjà le chemin d’un ancien séjour ; il longe le plus souvent en descente le Tavignano en descente, passe une passerelle suspendue et se poursuit par un chemin muletier presque pavé jusqu’à Corte. Nous avons eu encore le temps pour un tour de la ville, avant de reprendre l'après-midi le train de retour pour Calvi. Nous avons passé la nuit (à Calvi) dans un hôtel et avons pris le lendemain matin le vol du retour. Ce fut notre première, mais assurément pas la dernière randonnée de plusieurs jours dans ce paysage merveilleux, qui crée véritablement une dépendance ! "Toutefois
si quelqu'un me demande pourquoi je gîte dans ces montagne bleues,
alors je souris gaiement, mais je ne réponds pas... Texte rédigé par Ursula Glöckner, traduction par Jean-Claude Casanova |
![]() Vers
le lac de Capitello
![]() La brêche de Capitello ![]() Le col de St Pierre ![]() Salamandre ![]() Le col de St Pierre ![]() Renard Vers Albertacce![]() Le lac de Calacuccia |
GOLFE DE PORTO
Punta Castellaccia et Capu Seninu
Point
de départ: Du Col de la Croix, prendre la piste en terre qui conduit au col de Vignola
Durée : 4h AR
Dénivelée: 350 m.
Difficulté: **
A
travers les Calanche de Piana
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Le chemin des muletiers
Point
de départ: Stade de Piana, juste après le
pont de Mezzanu (alt. 500 m) A environ 1,3 km de Piana, une centaine de mètres
après le pont de Mezzanu, monter une piste à droite. On aperçoit un grand mur de soutènement en pierres sèches, environ 50 mètres au-dessus de la route. Ce sentier muletier dallé est en fait l'ancien sentier de Piana à Ota. Il s'élève au-dessus des Calanche de Piana par des virages parfois aériens à flanc de montagne, surplombe la route avant de rejoindre celle-ci à hauteur de l'Oratoire de Ste Marie par de raides lacets. On peut soit revenir par la route, soit continuer celle-ci vers le nord jusqu'au chalet des Roches Bleues. De là, un sentier abrupt marqué en rouge-bleu se détache. Il monte de façon assez raide pendant une demi-heure par une série de lacets en direction de l'est. On a bientôt de magnifiques points de vue sur les Calanche, et la montée se fait moins pénible. On aborde une pinède et on longe un petit ruisseau. Le sentier s'oriente sud puis sud-ouest avant de rencontrer un autre sentier, celui du Capu d'Orto. Rester sur le sentier de droite (balisage bleu-vert), qui redescend vers le stade, d'abord dans une pinède puis dans le maquis, puis laisser à droite (1h30 du chalet) le sentier au tracé bleu pour continuer sur le sentier balisé en vert |
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Carte: IGN Propriano (41.54 OT)
Durée : 2h A/R
Dénivelé : 200 m
Difficulté : *
Intérêt : **
Le sentier commence immédiatement après la
dernière chapelle en aval de
la route, 300 mètres après Belvedere, direction Campumoru. Il faut
aller stationner à plusieurs centaines de mètres sur le parking de
l’Aghja di l’Alivu.
De l’autre côté de la piste, le sentier continue en courbe de niveau.
Il est par endroit compris entre deux murs de pierre sèche.
Il traverse bientôt la départementale et se poursuit vers l’ouest. On
commence à découvrir des vues remarquables sur la presqu’île et sa
tour. Le sentier longe ensuite le cimetière actuel puis la traverse à
nouveau la route. En ce point, ne pas suivre le sentier qui continue à
descendre, mais emprunter sur quelques centaines de mètres la route.
Chercher, le petit panneau sur la droite qui signale le départ de la
descente vers Campumoru. Il démarre au
terre-plein aménagé dans un virage
se trouve en face du motel de “ L’Uomo ” et descend jusqu’à U Chjuseddu..
On va suivre la partie sans doute la plus intéressante du sentier qui
dégringole par une succession de petits lacets et de modestes
terrasses. Les vues sur le golfe de Campumoru deviennent superbes. On
passe à proximité d’un genévrier imposant, puis on atteint un replat
dominant la mer d’une dizaine de mètres. Suivre ce dernier jusqu’à la
plage de Campumoru, après être passé devant le vieux cimetière.
Variante vers la mer
Au moment où le sentier recoupe la piste qui dessert les habitations de
l’Arghja di l’Alivu, on peut continuer par une piste carrossable en
voiture tout terrain pour atteindre un replat en bordure de la mer.
Le
plateau de Capu di Locu
Depuis le village de Belvedere, se diriger vers Campumoru par la D 121.
Au bout d’un
kilomètre, prendre sur la gauche sur quelques centaines de mètres la
piste goudronnée très dégradée (présence de deux
piliers marquant son départ). Stationner à proximité du local technique
de France Télécom.
Continuer au-delà par
une piste ravinée qui effectue plusieurs lacets pour gagner 200
mètres d’altitude. Vues remarquables sur le golfe du Valincu et les
montagnes qui le ceinturent.
La piste passe entre deux anciens hangars agricoles et continue plein
sud.
À un carrefour de pistes, prendre sur la gauche, avant de franchir un
ruisseau intermittent, un chemin sur environ 200 m. On découvre, sur la
droite, une petite construction en tôle. Continuer vers l’est et passer
devant des vestiges d’anciens captages d’eau (abreuvoir, réservoir,
etc.). Quelques mètres en aval des restes d’une construction, un
modeste cairn indique la direction du dolmen enfoui dans le maquis.
Difficile à repérer, il a perdu sa dalle sommitale, mais a conservé
deux belles dalles latérales. Revenir au cairn et chercher de l’autre
côté du vallon, émergeant du maquis, un grand menhir dressé. Ce dernier
est situé à proximité d’un mur. Un autre menhir gît couché sur le sol
au pied du premier.
Au retour, gravir le petit relief derrière le plus grand des hangars.
Le sommet, creusé de tafoni, offre des vues superbes sur la pointe et
la baie de Campumoru.
Carte
IGN Propriano (41 54 OT)
On peut trouver dans les offices de tourisme et les stations service une excellente brochure "Campomoro Senetosa" éditée dans le cadre de la coopération inter-îles (Imedoc). Les deux cartes reproduites ci-dessous sont extraites de cette brochure, qui décrit les paysages, la géologie, la faune et la flore ainsi que les itinéraires figurant ci-dessous.

Punta di CampomoroPour commencer, on pourra aller jusqu'à la Punta di Campomoro, de préférence en soirée. Compter une bonne heure de balade, au milieu de somptueuses pierres à tafoni. Pénétrer à pied dans le lotissement "Cala Nova". Remonter la route sur environ 600 m (15 minutes de marche) jusqu'à Bassa Turri, puis prendre le sentier qui se dirige vers la mer et vers la tour (pancarte). Un sentier littoral part du port et permet également d'aller à la tour. On peut gagner la tour construite en 1586 et récemment restaurée par le Conservatoire du littoral, par un sentier douanier très bien tracé. La tour est en très bon état ; l'accès à l'intérieur se fait par un escalier de bois. On trouve une grande salle au sol partiellement dallé. De là, un escalier de pierre mène à la terrasse, qui domine la mer de 78 mètres. Magnifique vue sur le golfe. De là, descendre vers l'extrémité de la pointe qui marque au sud l'ouverture du golfe de Valinco. Cala di i Genovesi, magnifiques rochers à "tafoni". Longer la mer et revenir par un autre sentier qui contourne la tour par l'ouest. Boucle des PozziDurée
:1 h 30 AR De la tour de
Campomoro,
longer le rivage. Une sente tracée par le Conservatoire du littoral se
faufile à travers le maquis et permet de découvrir de beaux chaos
rocheux érodés en tafoni, ainsi que d'étonnantes pelouses littorales.
Franchir la passerelle de bois puis laisser sur la droite une
importante masse rocheuse et suivre à gauche le sentier qui s’élève
doucement à travers les genevriers. Passer la fontaine, contourner
l’aire de battage pour prendre à gauche le chemin du retour qui suit
les courbes de niveau.
Boucle de CanusedduDurée :2 h 45 AR
Emprunter
l'itinéraire précédent jusqu'à la passerelle, sans la franchir. A
Canuseddu, prendre à gauche pour remonter le ruisseau en rive droite.
Passer la petite retenue, suivre le ruisseau puis quitter le fond du
vallon en remontant sur la gauche à travers un maquis bas.
Laisser à droite la boucle du Vangone d’Auccia, traverser l’ancienne piste et suivre le sentier en lacets qui remonte le vallon. On remarque d’anciens murets. La crête sépare la plaine de Canuseddu et celle des Pozzi. On passe des murets imposants pour découvrir une vue insolite sur la marine. Le sentier redescend, la tour est en vue et après avoir franchi un mur et une ancienne piste, on retrouve l’aire à blé. |
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De Campomoru à TizzàDurée : 6 h30 aller
Cette
randonnée emprunte le chemin de la précédente : on dépasse la Punta di
i Scoddi Longhi, celle de Scalonu, puis U Puntonu. On atteint la Cala
d'Acudda après deux heures de marche. Après la Cala di Conca, longer la
côte. En prenant un vague sentier sur la gauche, on arrive à une source
d’eau fraîche, sous les arbres. Continuer jusqu’au phare de Senetosa.
De là, détour possible vers la tour, située à 126 mètres d'altitude sur
un promontoire rocheux.
Après Senetosa, on arrive en une vingtaine de minutes à la magnifique cala di Tivedda. Le sentier longe la Cala Longa, remonte ensuite un vallon dominé par de magnifiques tafoni, redescend vers le rivage, qu'il longe avant de bifurquer vers Barcaju, la Cala di Tromba et Tizzano. |
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De Tizzà à Senetosa Durée
:4 h AR On peut facilement
aller
jusqu'à Senetosa et revenir, avec un arrêt-baignade dans la magnifique
Cala di Tivedda.
Les (trop) nombreuses constructions récentes ayant rendu à peu près carrossables les pistes d'accès, on peut démarrer la promenade non loin de la Cala di Tromba. La piste, d’abord carrossable, se ravine et monte un peu avant de redescendre vers Murta Spana, vaste étendue de maquis arborescent et de rochers à tafoni. On aperçoit le phare et la tour de Senetosa. La piste continue jusqu’à surplomber une petite crique. Le sentier, parfois jalonné de flèches bleues, passe dans le maquis un peu plus en retrait. Avant la Punta di Capicciolu, la piste devient un large sentier. Jolie plage avec tafoni. Attention : peu avant la petite crique, le sentier bifurque à droite à travers un maquis très touffu (cairns). Le sentier monte tout droit à travers le maquis dans un vallon qui domine la petite plage précédant la Punta di Capicciolu (1 h). Au sommet du vallon, on redescend un raide sentier raviné jusqu’à des tafoni caractéristiques, puis on passe dans un maquis dense avant d’arriver à la Cala Longa, à gauche (1 h 20) à travers des blocs rocheux. Cette crique caractéristique s’étend sur 200 m de long et 50 de large. Remonter l'autre
versant
(traces de marquage jaune), avant de continuer en retrait de la plage
vers la Cala di Tivella (2 h).
Superbe plage, avec un énorme rocher au milieu de l’eau, sur lequel des goélands ont établi leur nid. Les fonds sont riches en oursins, poulpes, daurades et girelles. En arrière de la plage, un bras mort du ruisseau abrite libellules et tortues d'eau douce. Le sentier s'éloigne légèrement du rivage et, sur la droite, l'une de ses branches va filer jusqu'au phare de Senetosa que l'on atteint en 25 minutes (flèche jaune). Du phare, on accède à la tour en une demi-heure en passant près de l'éolienne. On peut accéder à l’intérieur de la tour par une échelle métallique extérieure. A éviter si l’on est sujet au vertige ; de plus, les barreaux sont rouillés ! De la grande salle, un escalier très étroit construit dans le corps du mur permet d'accéder à la terrasse, d'où un autre petit escalier mène à la guardiola. |
![]() Vers la Cala Longa ![]() Cala Longa ![]() Cala di Tivedda ![]() Le phare de Senetosa ![]() La Tour de Senetosa |