L'opéra

 



 


Dernière mise à jour de la page : 09/05/2008


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Parmi tous les styles musicaux, l'opéra est selon moi celui qui exprime les émotions les plus fortes.

nouv

Cosi fan tutte au Lazaret Ollandini

Article de Terra Corsa en téléchargement.

Les compositeurs

Henri Tomasi (1901-1978)
Compositeur d'origine corse né à Marseille, Henri Tomasi composa trois opéras : Don Juan de Mañara, L’Atlantide et Sampiero Corso (qui a été créé fin 2005 en langue corse à l'Opéra de Marseille)

Un site pour en savoir plus sur ce compositeur trop peu connu :
http://www.henri-tomasi.asso.fr/

Giacomo Puccini

Je ferai une place particulère à Giacomo Puccini, compositeur très souvent dénigré par une certaine intelligentsia, notamment française, qui lui associe pêle mêle des termes aussi élogieux que "facilité", "démagogie", "vulgarité", "vérisme". Et pourtant, Puccini était tenu en haute estime par Schoenberg, Stravinsky ou Ravel.

Les oeuvres et les versions :

Manon Lescaut (1893)

Cette oeuvre de jeunesse, si elle n'est pas parfaite, présente de magnifiques passages : In quelle trine morbide, ou Sola, perduta, abbandonata.

La Bohème (1895)

Premier chef-d'oeuvre de Puccini, La Bohême tirerait des larmes aux plus endurcis. Mais il ne s'agit pas de sentimentalisme facile, ,l'écriture est raffinée, et si la musique semble facile, la composition est complexe est soignée dans le moindre détail. Les excellentes versions abondent. On retiendra celle enregistrée par Maria Callas en 1957 sous la baguette d'Antonino Votto, et surtout celle enregistrée par Karajan avec un Pavarotti et une Mirella Freni au sommet de leur art, bien entourés de Rolando Panerai et Nicolai Ghiaurov.

Tosca (1899)

D'une intensité rare, notamment au 2e acte, Tosca est également un chef d'oeuvre. La meilleure Tosca, sans l'ombre d'un doute, est Maria Callas pour l'éternité. A noter l'excellent film de Benoît Jacquot regroupant Angela Gheorghiu, Roberto Alagna et Ruggero Raimondi.

Madama Butterfly (1903)

Madama Butterfly est une oeuvre pas tout à fait réussie mais dégageant un charme incontestable. Parmi les bonnes versions, celle de Karajan avec Callas (1955) et celle de Karajan enregistrée en 1974 avec Freni et Pavarotti.

Il Triticco (1918)

Turandot (1924)

Cette oeuvre grandiose fut laissée inachevée par la mort de Puccini. Elle fut terminée - d'une façon assez criticable - par Alfano. Malgré ses imperfections (un deuxième acte trop long, une fin grandiloquente), cette oeuvre contient des passages magnifiques, en particulier le 1er acte, les deux airs de Liu, celui de Turandot (In questa reggia) et la célèbre scène des énigmes. La musique est à la fois inspirée de la musique chinoise traditionnelle et très moderne, évoquant même Gerschwin par moments.

Les interprètes


Angela Gheorghiu
a enregistré en 2004 un disque entièrement consacré à Puccini. Elle réussit la gageure d'interpréter toutes les héroïnes du compositeur lucquois, de Mimi à Turandot, malgré les grandes différences tant d'un point de vue psychologique que vocal.
Son timbre charmeur, sa sensibilité dans le phrasé, son sens des nuances conviennent admirablement à l'écriture puccinienne. Sur le plan de l'interprétation, on ne peut qu'être admiratif devant le souci de différencier chacune des héroïnes.

La Corse aussi a eu ses "trois ténors". Le chant corse a en effet compté trois ténors de classe internationale : César Vezzani, José Luccioni et Gaston Micheletti.

Gaston Micheletti (1892 - 1959). Ce ténor lirico-spinto originaire de Tavaco, a étudié au Conservatoire de Paris. Après des débuts à Reims en 1922 comme Faust, il sera pensionnaire de l'Opéra-Comique jusqu'en 1946. Il y a chanté un grand choix de rôles, tels que Don José, Turiddu, Hoffmann, Gérald, Pinkerton, Canio, Dimitri dans Risurrezione d'Alfano, Mylio, Werther, Rodolfo, Cavaradossi et Roméo.

César Vezzani, né en 1886 à Bastia, dit "le merle blanc", était un vrai ténor dramatique de grande brillance. On retiendra ses interprétations d'Otello, d'il Trovatore, notamment, mais son répertoire allait des emplois de ténor léger aux plus lourds rôles wagnériens. Malgré des cachets fabuleux, il mourut dans la pauvreté à Marseille en 1951.

José Luccioni (1903 - 1970) fut un ténor dramatique avec beaucoup de puissance dans le registre supérieur. On retiendra de lui, particulièrement, les rôles de Samson, Don José et Otello, mais il était aussi à l'aise dans les rôles plus lyriques comme Werther, des Grieux et Nadir.

Mirella Freni

s.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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