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Jazz live :
Agenda, compte-rendus, photos
Tout sur les concerts de jazz

Dernière mise à jour : 17/12/2011

Cette page complète la page "jazz". On pourra y trouver les programmes de concerts de jazz ainsi que des compte-rendus, liens, photos et vidéos.

A noter sur votre agenda :


Jazz en Corse :

Jazz in Aiacciu 2009
Calvi Jazz Festival 2008
Calvi Jazz Festival 2009
Calvi Jazz Festival 2010
Calvi Jazz Festival 2011
Calvi Jazz Festival 2012
Nuits de la guitare de Patrimonio 2009
Jazz Equinoxe Bastia
Nuits de la guitare de Patrimonio 2011
Jazz in Aiacciu 2011


A Paris et ailleurs :

Carla Bley Quintet, Paris, Salle Pleyel, 25 avril 2010
Carla Bley Quintet, Paris, New Morning, 2 juillet 2008
Paolo Fresu Quintet, Paris, Sunside, 11 décembre 2010
Paolo Fresu et Ralph Towner, Montréal, 28 juin 2010
Jan Garbarek / Hilliard Ensemble, Paris, 1er décembre 2011
Keith Jarrett Trio Paris, Salle Pleyel, 12 juillet 2011
Giovanni Mirabassi Trio, Paris, Sunside, 25 août 2011
Giovanni Mirabassi Trio, Paris, Sunside, 21 décembre 2010
Sonny Rollins à Marciac (31 juillet 2009)
Andy Sheppard, Paris, Sunset, 14 mai 2011

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Jan Garbarek & The Hilliard Ensemble :
"Officium Novum", Paris, 1er décembre 2011

officium
L'Eglise Saint-Roch était pleine pour ce concert organisé par les Productions Philippe Maillard autour d'Officium Novum, rencontre inouïe entre le saxophone de Jan Garbarek et la musique vocale ancienne.

Après Officium, qui a rencontré un immense succès et Mnemosyme, Officium Novum, aborde notamment la musique arménienne à partir d’adaptations de l'ethnomusicologue Vardapets Komitas et le chant byzantin ainsi que des oeuvres d’Arvo Pärt et de Perotin et deux compositions de Garbarek. Une musique qui ne rentre dans aucune des catégories sans lesquelles en France critiques et producteurs se sentent perdus. Saluons donc l'ouverture des organisateurs. Il est vrai que le seul nom de Garbarek remplit les salles dans le monde entier...

Le concert commence (avec un peu de retard) par Jan Garbarek seul. Le son de son saxophone soprano recourbé est magnifique. Bientôt l'on perçoit d'autres sons, sans au début pouvoir déterminer s'il s'agit de sons électroniques ou de voix. Ce sont bien les voix du Hilliard Ensemble. Les quatre hommes font leur entrée lentement, solennellement et s'installent sur le côté gauche. Dans la suite du concert, Garbarek restera rarement à côté des chanteurs. Au contraire il se déplacera dans le fond du choeur, veillant à ne pas couvrir les voix et usant de la réverbération des lieux avec une grande maîtrise.

Le moment le plus fascinant du concert est celui où les cinq hommes se déplacent dans toute la nef, créant un effet spatial étonnant.

Une musique qui nous entraîne dans un voyage étrange et lointain. Une autre forme de métissage et une expérience hors du commun.

" Ce n'est ni du jazz ni de la musique classique, elle n'est ni nouvelle ni ancienne, cette musique existe tout simplement, pour que chacun s'en émerveille et s'en nourrisse. "
Geoff Brown • The Times

Ov zarmanali – KOMITAS
Svjete tihij – BYZANTINE CHANT
Allting finns – JAN GARBAREK
Litany – NIKOLAI N. KEDROV
Otche nash – FROM THE LIPOVAN OLD BELLEVERS TRADITION
Dostoini est – ANONYMOUS
Surb, surb – KOMITAS
Most Holy Mother of God – ARVO PART
Tres morillas – SPANISH ANONYMOUS
Sirt im sasani – KOMITAS
Hays hark nviranats ukhti – KOMITAS
Alleluia.Nativitas – PEROTIN
We are the stars – JAN GARBAREK
Nu rein Weniges noch - GIORGOS SEFERIS

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Giovanni Mirabassi Trio au Sunside le 25 août 2011

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© J. C. Casanova

En cette fin du mois d'août, le trio de Giovanni Mirabassi était de retour au Sunside pour quatre concerts (jeudi, vendredi et deux samedi). Après une longue attente, le concert commence enfin, et allait durer près de quatre heures pour finir à deux heures moins le quart du matin ! Mais cela valait la peine tant la musique était bonne et l'engagement des musiciens intense.

Le premier set reprenait en grande partie le répertoire du CD Live à Tokyo : NY #1, Worlds Changes, It's Us, Six for Sex, et aussi une nouvelle composition, Somewhere in Seoul ainsi qu'un standard, If I Should Lose You. C'est un régal d'observer les regards entre Giovanni et Gianluca, véritablement habité par la musique.

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Gianluca Renzi - © J.C. Casanova

Après une première pause, le deuxième set débute sur une nouvelle composition Viva Verdi, évoquant une soirée récente à la Scala au cours de laquelle le nom de Verdi est devenu le symbole de l'opposition des Italiens à leur Premier ministre. Après le thème de Gold and Diamonds, c'est un standard du bop, Billie's Bounce, qui est interprété. Suivent une belle ballade (probablement My Broken Heart) puis Here's the Captain. Nouvelle pause, il est près d'une heure du matin, mais peu de spectateurs ont envie de rentrer chez eux.


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Ludmik Perez - © J.C. Casanova

Le dernier set démarre par une nouvelle composition, The Ancient Oak, puis vient une ballade un peu dans le style d'Enrico Pieranunzi, et le concert se termine par une très longue version d'Autumn Leaves. Malgré l'heure tardive, les spectateurs réclament - et obtiennent - un rappel. Quelqu'un demande à Giovanni de jouer Les passantes. Il hésite, disant qu'il ne s'en souvient plus très bien, dit à Gianluca qu'il commencera tout seul, et que pour la suite, on verra, et se lance. Bientôt le thème se transforme en ... Someday my prince will come !! Le concert s'achève par une ovation méritée. Trois heures d'une musique sublime. Giovanni a montré toutes les facettes de son talent, passant de la ballade la plus délicate aux déluges de notes les plus fous, mais toujours pleins de musicalité et sans démonstrativité, créant des atmosphères profondément personnelles. Deux acolytes hors de pair, plus complices qu'accompagnateurs : Gianluca Renzi nous a montré son extrême virtuosité, notamment dans It’s Us, Ludmik Perez, relativement discret en début de concert, se déchaînant au fil des morceaux.

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Giovanni Mirabassi - © J.C. Casanova

Merci aux trois musiciens qui ont visiblement pris un grand plaisir à jouer ensemble. Encore une merveilleuse soirée dans ce club phare du jazz parisien.

Keith Jarrett en France

Paris, Salle Pleyel, 13 juillet 2011 : L'invitu y était !

Nous étions ce mardi 13 juillet Salle Pleyel pour l’événement que constitue le passage à Paris, après trois ans d'absence, de Keith Jarrett, Gary Peacock et Jack DeJohnette.

Depuis 1983, ce trio explore les standards avec une complicité inouïe et sans doute inégalée dans l’histoire du jazz.

J’avais un peu oublié l’architecture de la salle : les premiers balcons sont en fait très haut (de l’ordre de trois étages) mais même si l’on est loin, la visibilité est bonne partout, et l’acoustique est excellente. Après l’annonce traditionnelle sur les téléphones portables et la demande expresse de ne faire aucune photo, même pendant les applaudissements, les trois hommes font leur entrée, Keith chaussant une paire de lunettes noires avant de s’asseoir devant le clavier.
Une longue introduction solo, puis basse et batterie entrent en jeu, et c’est LE trio tel qu’on le connaît. Mise en place impeccable, belles interventions de Gary Peacock, jeu impérial de Jack DeJohnette, et le maître officie, assis sur son tabouret ou plus souvent debout, dansant devant les 88 touches d’ivoire, chantonnant, gémissant…

Déjà l’entracte, les quelques 50 minutes de la première partie ont passé comme un éclair. Au retour des trois musiciens, la tension monte avec quelques interprétations de standards. Keith nous offre d'autres standards, une belle ballade, un morceau rythmé… et c’est déjà la fin ! Le public applaudit à tout rompre, et le trio revient pour un long et magnifique God Bless the Child. Nouveau rappel de la salle debout, Jack DeJohnette fait mine de sortir et s'empare du micro pour demander : « Please, NO photographs ! ». En effet, quelques spectateurs ont pris des photos malgré l'interdiction, et au flash !! La musique reprend pour un final hors pair.

Le spectateur critique dira que cette mécanique bien huilée (plus de 30 ans !) est sans surprise et manque un peu de folie. Il n’aura pas entièrement tort. Mais quelle belle mécanique !

"Le" trio commence son grand chelem estival par le Festival de jazz de Strasbourg

Le Monde, 08.07.11

Cérémonie. Liturgie estivale. A Strasbourg, jeudi 7 juillet, le premier concert de la tournée européenne du trio - Keith Jarrett, piano, Gary Peacock, contrebasse, Jack DeJohnette, batterie - démarre sur deux pattes. Bascule d'un coup. Affiche un Keith Jarrett en pleine forme, amoureux. S'emballe vers un Django à pleurer (composition de John Lewis). Après quoi, pour la route, God Bless The Child. La messe est dite. Juste avant la mort de Franco (1975), sévissait génialement dans l'ABC, journal madrilène conservateur mais pas franquiste, un critique de messe. Tous les lundis, il exerçait les catégories du jugement kantien sans déchoir : cloches, heure, fleurs, orgue, chants, affluence, exactitude du rite, homélie. Plus le petit point d'émotion singulier.

Le trio Jarrett, Peacok, DeJohnette, c'est pareil. Chaque été, il appareille. Chaque été, ils calent sept dates de luxe : Copenhague, Paris (12 juillet), Juan-les-Pins (16), Naples, Milan, Barcelone, Londres. Ils ne se parlent guère. Se retrouvent. Choisissent à l'amiable, le temps de la balance, quelques standards piochés dans la Bible. Dînent végétarien avec un demi-verre d'eau minérale. Entrent en scène tels des sprinters sur la piste. Ressemblent soudain, du côté jardin au côté cour, à un Chaplin grisonnant (piano), Pascal Quignard juché sur tabouret de 74 centimètres (contrebasse), Jesse Owens à la démarche "of course" féline (batterie).

Leur cirque magique

Après quoi, office, simple joie de la musique, les voilà qui jouent comme des fous. Pause de quatorze minutes (abricots, eau minérale). Triomphe. Se retirent seuls en loge, quittent la place par limousines séparées, prennent un avion privé pour la Méditerranée, lisent des livres, nagent, et disparaissent. Leur cirque magique dure depuis trente ans.

Moyenne d'âge, 68 ans. Auriez-vous l'imprudence de fureter dans un dico pour savoir avec qui ils ont joué ? Qui ils ont rencontré ? Vous tomberez sur 6 284 noms de chanteuses et musiciens, trois quarts de siècle de musique classique américaine (le "jazz"). Ils auront connu cent fois moins d'amoureuses que de partenaires. Ensemble, ils procèdent à l'inventaire. Exaspérants pour les exaspérés de profession. Passionnants pour les passionnés de la passion. Tous les soirs, ils innovent, parfois ils se plantent.

Point d'orgue d'un festival de luxe à Strasbourg (Jeff Beck, Mike Stern, Esperanza Spalding, George Benson), "le trio" attaque comme on débouche un Château Palmer 2005 : astringent au début, épanoui dans un style d'abricot secret, fantastique, et finalement inoubliable pile au moment où il n'en reste plus. Ainsi va la vie.

Des trios, en jazz, on en a connu, et de vraiment géniaux (Ellington, Mingus et Roach sur African Flowers ; Phineas Newborn ; Thelonious Monk ; Ray Bryant ; Hank Jones ; Joachim Kühn ; Bob Vatel...). Ils se multiplient aujourd'hui, genre multiplication des petits pains. La formule est si tentante. Tous les trios actuels, sans exception, jouent mieux que "le trio" de Jack, Gary et Keith. Mais aucun, il s'en faut, aussi bien.

Francis Marmande

Article paru dans l'édition du 09.07.11

Andy Sheppard au Sunset

Samedi 14 mai à 21h30    
    Andy SHEPPARD / Michel BENITA / Sebastian ROCHFORD    
    Andy Sheppard – saxophones ; Michel Benita – c.basse ; Sebastian Rochbord – batterie    
    Andy Sheppard est considéré comme un des solistes majeurs du jazz européen. Depuis plus de vingt ans, Andy Sheppard travaille régulièrement avec la grande compositrice Carla Bley. Pour ce nouveau trio r, il s’est entouré d’une nouvelle équipe avec deux fidèles compagnons, le contrebassiste Michel Benita, compagnon de Aldo Romano, Erik Truffaz qui fleurte entre jazz, world et musique électronique... Et le batteur anglais Sebastian Rochford découvert au côté de Bojan Z et leader du groupe acoustic Ladyland. Un trio en couleur et feux.

Le nouveau trio "Trio Libero" réuni autour d'Andy Sheppard, composé du batteur Sebastian Rochford et du contrebassiste Michel Benita, se produisait au Sunset le 14 mai.

Le concert commence par Libertino avec Sheppard au ténor, qui expose le thème avant de passer la main à Benita. Le bassiste français, à la bonne humeur contagieuse, s'est avéré le parfait complément du sax d'Andy.
Ensuite, ce fut "Land of Nod," au cours duquel Sheppard passe au soprano pour une mélodie très fraîche.. Le dialogue entre le soprano et la basse est captivant, renforcé par le druming de Rochford. Après Let me tighten you up, un morceau "futuriste", "Space Walk part 1" voit Andy, à l'instar de son compère chez Carla Bley Paolo Fresu, s'aider de l'électronique, avec delay et écho, un peu dans la veine de Jan Garbarek.

Une entente palpable entre les musiciens, Andy très décontracté et plein d'humour, le jeune batteur fixant le bassiste; Seb Rochford fut pour moi la surprise de la soirée, avec une technique éblouissante, une touche exquise sur les cymbales, et un rythme implacable sur la grosse caisse et les toms

Le premier set s'achève sur un long morceau, Unconditional secret.

Nous avons droit à un second set avec une belle ballade, "When We Live On The Stars", avec plusieurs solos de basse, puis des morceaux de Benita et Rochford et la seconde partie de Spacewalk, et enfin un rappel. Près de deux heures de bonne musique !.

Un trio passionnant, avec un Andy Sheppard au jeu plus "acide" qu'à l'accoutumée, évoquant parfois Sonny Rollins, Joe Lovano voire fugitivement Ornette Coleman.

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© J.C. Casanova

Le Giovanni Mirabassi Trio au Sunside

mardi 21 décembre 2010

Décidément, nous avons pris goût aux soirées au Sunside, puisque nous y retournons dix jours après avoir vu Paolo Fresu. Il faut dire que l'accueil est sympathique, les cocktails délicieux, et que pour peu d'arriver suffisamment tôt on peut être très bien placé.
Nous étions ainsi juste en face de cet autre Italien de Paris, Giovanni Mirabassi, et nous avons pu suivre tous les détails de son jeu, non sans jeter un coup d'oeil aux deux autres protagonistes de la soirée, le bassiste Gianluca Renzi et le batteur Lukmil Perez, excellents tous les deux.

Giovanni attaque un standard, magnifique, et nous admirons déjà son jeu élégant. Puis le trio joue de larges extraits du dernier album "Live at the Blue Note, Tokyo". Que ce soit dans les ballades ou dans les morceaux plus rythmés, le trio nous régale. Le sommet, pour moi, My broken heart. En rappel, à la demande d'un spectateur, Giovanni joue Le Chant des Partisans. Beauté, raffinement, limpidité, lyrisme. Encore une soirée enthousiasmante !

mirabassi    mirabassi

trio

© J.C. Casanova

Deux vidéos tournées lors de ces concerts de décembre 2010 :



Le Paolo Fresu Quintet au Sunside

vendredi et samedi 11<12 décembre 2010

Pour la sortie de l’album “Songlines - Night & Blue” (chez Tukmusic) et également à l'occasion des dix ans du Sunside, Paolo Fresu se produisait avec son "quintette italien". En ce froid samedi de décembre, c'était particulièrement réconfortant de se serrer dans la petite salle du club parisien pour réchauffer en dégustant cette belle musique. Dès le premier morceau, "Que reste-t-il de nos amours" et "T.R.E.A.P." enchaîné directement après, on sent la parfaite entente entre ces musiciens qui jouent ensemble depuis pas moins de 26 ans. Nous entendrons successivement Ninna Nanna per Andrea/Inno alla Vita, Eterninna,d'autres morceaux encore. Très belles interventions du pianiste Roberto Cipelli et du saxophoniste Tino Tracanna au ténor et au soprano, Paolo quant à lui alternant, au sein d'un même morceau, le bugle et la trompette avec ou sans sourdine. Attilio Zanchi à la contrebasse et Ettore Fioravanti assurent un soutien parfait aux solistes, auxquels se joint en fin de concert le jeune saxophoniste Raffaele Casarano, d'abord à l'alto sur un morceau très free, puis au soprano. Un musicien très prometteur qui vient d'enregistrer son premier CD, Argente, sur le nouveau label de Paolo, Tuk music.

Peu avant le rappel, Paolo annonce "une mauvaise nouvelle" : Attilio vient de casser une corde, celle de ré, ce qui occasionne un petit échange comique : quelqu'un déclare "si può fare a meno del rè", ce à quoi quelqu'un ajoute "anche del presidente", plaisanterie compréhensible seulement par les italophones !

Même sans ré et sans basse, le quintette assure. Il nous régale d'un dernier rappel en trio, avec Lascia ch'io pianga d'après Haendel. Une merveilleuse soirée. Merci Paolo, merci le quintet !

IMPORTANT : Ce concert était diffusé en direct par FIP. Il peut être écouté (avec en prime une interview de Paolo) pendant une semaine à cette adresse : http://sites.radiofrance.fr/chaines/fip/jazz/index.php
Malheureusement, ce concert est incomplet et diffusé en 32 kb. Si quelqu'un l'a enregistré en direct, je serais très intéressé par une copie !

Une vidéo trouvée sur youtube : "Soundcheck at the Sunside (Paris). 2010 November"

Je rappelle que les informations sur Paolo Fresu se trouvent, non pas en page "jazz", non plus en page "invités", mais sur sa propre page !

Paolo Fresu, Ralph Towner – Festival de Jazz de Montréal

lundi 28 juin 2010

Paolo Fresu Ralph Towner Chiaroscuro Montreal Jazz Festival

Concert

Samedi soir dernier, dans le cadre de la Série Invitation du Festival International de Jazz de Montréal, le trompettiste italien Paolo Fresu était accompagné du guitariste américain Ralph Towner. Au menu, la plupart des pièces de Chiaroscuro, leur plus récent album lancé sur étiquette ECM. Le duo débute avec Punte Giara, une musique sarde qui fait référence à la rencontre de ces deux musiciens 20 ans plus tôt. Towner alterne entre une guitare classique et une guitare baryton, Fresu entre la trompette et le bugle. La majorité des morceaux sont des compositions de Ralph Towner tel Wistful Thinking ou Sacred Place. Plus bas, une vidéo d'un concert similaire à Innsbruck avec la pièce Chiaroscuro.


Il règne dans la salle du Gésu une atmosphère feutrée, presque méditative. La musique est simple, mais de cette simplicité à laquelle atteignent les grands au sommet de leur art. La richesse harmonique, la vibration qui se dégagent du jeu de Towner, amplifié par l'excellente acoustique de la salle, donnent le frisson. De son côté, la sonorité de Fresu est une merveille de subtilité et de retenue. Quelques standards émaillent la soirée, Blue in Green, la très jolie Beautiful Love. Le duo dialogue avec une connivence assumée. Un grand moment du festival, assurément!

Source : http://jazzfrisson.blogspot.com/2010/06/paolo-fresu-ralph-towner-festival-de.html

 

nouv

Carla Bley Salle Pleyel le 25 avril 2010

Beau programme en ce dimanche ensoleillé d’avril ("April in Paris", rappellera Carla Bley en introduction) avec, comme l’écrit Alex Dutilh dans le programme, « la gomme et le crayon » : l’un (Uri Caine) se demandant « comment réécrire pour le jazz », l’autre (Carla Bley) « comment écrire le jazz ».
Si c'est sous l'angle de l'originalité que Carla Bley s'est imposée au tournant des années 70,  avec notamment Escalator over the Hill, c’est aujourd’hui une musique en apparence beaucoup plus sage, mais pleine de charme et non exempte de malice qu’elle propose avec son « Banana Quartet » enrichi du trompettiste sarde Paolo Fresu.

Les cinq morceaux (et demi) de la Banana Suite s’enchaînent, merveilleusement servis par Paolo Fresu et Andy Sheppard avec le soutien discret mais indispensable de Billy Drummond et de Steve Swallow, sans oublier le piano de Carla. Après cette suite de près de 40 minutes, c’est Rut, les deux souffleurs terminant par un « chjam’è rispondi » instrumental ponctué par un éclat de rire. Le temps de reprendre son sérieux et Carla présente un vieux morceau, Vashkar : « Imaginez un désert en Asie », puis le concert s’achève avec Ad Infinitum. Et en rappel, le poignant Death of Superman.
Chaque intervention est ciselée, somptueuse, l'entente est parfaite entre Paolo et Andy. Un magnifique concert.

Quelques mots sur le premier concert : Uri Caine s’installe au piano et se lance dans une interprétation toute personnelle de Mozart. On sent une belle technique, on est amusé, surpris. Puis les musiciens font leur entrée :  Jim Black (batterie), John Hebert (basse), Chris Speed (clarinette), Josefina Vergara (violon), Ralph Alessi (trompette) et Nguyen Lê (guitare électrique).
L'orchestre se lance dans la re-création (ou le dynamitage ?) de quelques morceaux de Mozart. Malgré tout le talent des musiciens, on est partagé : les improvisations sont bien menées, des passages sont magnifiques, notamment les interventions de Nguyen Lê. Mais les meilleurs moments sont justement ceux où les musiciens s’éloignent véritablement de Mozart, telle cette longue introduction arabisante retrouvant finalement le thème de la Reine de la Nuit dans "La Flûte enchantée".

On touche là les limites de l'exercice : le hiatus est trop grand entre les styles. Du coup, l’exposé des thèmes « revisités » est finalement – fatalement – inférieur à l’original, et c’est dans l’improvisation que se révèle le talent. Un bon moment néanmoins, et globalement une excellente soirée.

Les caméras d'Arte étaient là et le concert de Carla Bley a été visible dans son intégralité pendant un mois à cette adresse :

http://liveweb.arte.tv/fr/video/Carla_Bley_a_la_Salle_Pleyel/




Sonny Rollins, le jazz à l'état chimiquement pur


LE MONDE | 01.08.09 | 13h34  •  Mis à jour le 01.08.09 | 13h34
Marciac (Gers) Envoyé spécial

 
rollins marciac
© AFP/VALERY HACHE

Sonny Rollins, saxophoniste ténor, né en 1930 à New York, colosse du jazz, donne en France deux concerts cet été. A Nice, le 25 juillet (Le Monde du 28 juillet), il met les choses en place. A Marciac, il confirme en très grandes largeurs. Rollins l'avait annoncé à Jean-Louis Guillaumon, inventeur du festival. Pas une promesse de Gascon. Il savait. Pour l'avoir vu deux cents fois ou presque depuis le 4 novembre 1965 à Paris, on l'annonce, on le claironne : le concert du vendredi 31 juillet, en ouverture de la 32e édition de Jazz in Marciac (JIM) comptera dans l'histoire du festival, comme dans celle du musicien.

Pourquoi ? Seule et unique raison, la musique, le jazz à l'état chimiquement pur. Balayés les enfantins fantasmes d'âge et de mort. Les liturgies de Rollins parfaitement réglées, exercice spirituel du souffle, touchent au coeur nucléaire de la musique. Ce 31 juillet, il l'a su. Les 6 527 auditeurs du chapiteau de Marciac, aussi.

Son premier morceau, Strode Rode, il le prend avec un engagement à la hauteur de l'accueil somptueux que lui fait le public. Or ce Strode Rode, il vient de le prendre à fond, deux heures avant le concert, en fin de balance, ce réglage du son, des lumières, des micros. Pour un groupe rodé et un colosse vieilli, la balance peut durer quinze minutes. Là, sans public, en une heure et demie de minutie où chacun joue pour soi, il finit par ce Strode Rode lancé à fond, comme si la vie de tous en dépendait. Les vieux routiers du groupe, le tromboniste Clifton Anderson et le bassiste Bob Cranshaw, n'en reviennent pas. Les techniciens non plus.

Quant au batteur, excellent, Kobie Watkins, au guitariste Bobby Broom ou au percussionniste Victor Y. See Yuen, ils n'ont plus assez, vu leur âge, d'une vie, pour mesurer la statue très vivante qu'ils ont la chance d'accompagner. Rollins vient de sortir des loges, un Algeco blanc d'où s'échappait un son de cathédrale, un son de sirène et de ville, le son du ténor, le son de Sonny Rollins. La chaleur est à crever. Il ne sue pas. Personne à l'horizon. Il entre en répétition. Elégance peu croyable, le corps défait par des hanches qui le tracassent. Au saxophone, il change quatre fois d'anche.

L'orchestre tourne comme une horloge hors norme. Il va de l'un à l'autre, se plante sur ses hanches, écoute bien en face. Psychiquement, ça doit faire drôle de jouer devant six mille chaises encore vides sous le regard de Rollins. Lui, mais il faudrait Hugo pour le décrire, il vient d'entrer en piste, joue free sans complexe, aligne ses six mille mémoires, déambule et parfois coupe court, fait trois remarques à voix calme : "La salle renvoie beaucoup, vous savez. Ah, avec le public, ce sera absorbé ? Espérons. Moi, je ne peux plus tout faire."

Au-dessus du groupe, de petites caméras virevoltent, ce sont leurs essais, comme des drones pompettes. Sonny Theodore Walter Rollins souffle soudain non pas rageusement, première idée pauvre qui vient à l'esprit, mais en connexion directe avec le cosmos. Il jette les yeux aux cintres, marche à tâtons vers l'avant-scène, lance des uppercuts pour personne, devant les chaises encore vides, joue à se vider avant le vrai concert, onze minutes montre en main. Le temps ne fait rien à l'affaire.

Après quoi, le vrai concert, il l'entame ou le suit du même Strode Rode. Espèce de riff génialement productif, bombardé par l'orchestre, cependant qu'il va, Sonny Rollins, dans toutes les directions pendant près de trois heures, s'offre des traits que pas grand monde du haut free jazz ne se fût permis, cite un instant, entre mille, un petit air de Chaplin, se promène dans sa musique comme on arpente une galaxie. Du coup la rejoint et l'entraîne, semble tout éberlué sous l'écroulement de bonheur du chapiteau.

Avec, dans le désordre, des ballades, des solos, des folies, force calypsos, une version lente à mourir d'In a Sentimental Mood, de Duke Ellington, des codas sans le moindre venin, plus un triomphal St Thomas dont la joie exulte ; on le chante en rentrant. À cette réserve près, que quand Sonny Rollins le prend, depuis des siècles, c'est pour signaler la fin du concert. La fin du carnaval. Comme la vie en somme.

Francis Marmande

Le Carla Bley Quintet au New Morning

fresusheppard Ce 2 juillet 2008, le New Morning accueillait The Lost Chords, le quartet de Carla Bley augmenté de Paolo Fresu. Vers 21h40 les musiciens entrent enfin en scène et Carla présente The Lost Chords, fait mine de chercher sous le piano… et Paolo apparaît, trompette et bugle à la main. Le concert commence avec l’intégrale de la Banana suite en 5 parties et demie, suivie de Rut . Après cette magnifique première partie, Carla annonce une « intermission », avant de trouver le mot « pause ». Et le concert reprend de plus belle, avec La Paloma, puis une version époustouflante de « The Girl who cried champagne », Paolo et Andy déchaînés, toujours soutenus admirablement par la basse et la batterie. Après The Liver of life, une nouvelle composition dont le nom m’a échappé (« jouée pour la première fois ce soir », annonce Carla, le dernier morceau, Death of Superman, arrive. Malgré l’heure tardive et la sortie des spectateurs craignant de manquer le dernier métro, un  rappel extraordinaire : Ad infinitum. Un très beau concert, des musiciens au sommet de leur art, notamment un Andy Sheppard très inspiré. Cet admirable musicien nous a montré hier soir toutes les facettes de son talent au saxo ténor, alternant montées dans l'aigu et notes graves pleines d'harmoniques. Son entente avec Paolo est étonnante, visiblement les deux musiciens prennent un grand plaisir à jouer ensemble, comme par exemple la fin d'un morceau où, s'aidant de la réverbération, ils s'amusèrent à se répondre.

Trouvé sur le net :

La belle Carla

Hier soir, le New Morning était plein de poésie et d'esthétique: un choeur perdu y avait trouvé Paolo Fresu, une pièce prétendument rapportée. Jusqu'à six "Bananas Compositions" en passant par la fille qui pleure du champagne, le Quintet de Carla Bley, élégance féline sur corps squelettique, a déroulé, dans un extrême raffinement, des rythmiques épurées, voire minimalistes, sur lesquelles Paolo Fresu (tp) et Andy Sheppard (s) développaient, dans une très grande classe, mélodies entrecroisées et chorus ludiques. Environ deux heures et demi de luxe, calme et volupté conclues par un poignant "Death of Superman"  Un fracas d'applaudissements les fit revenir et terminer en rappel par un (prémonitoire?) "Ad Infinitum" sur lequel Andy Sheppard, extraordinaire musicien, enleva un chorus de plusieurs minutes figeant la salle dans un silence admiratif. 00h.30, nous quittions la rue des Petites-Ecuries, quiets et ivres de mélodies.
Gilles
Source : Le blog de Souillac in Jazz
http://souillacenjazz.blogspot.com/

L'énergie radieuse de Carla Bley et de ses quatre compagnons

Dans son disque The Lost Chords (2004), la pianiste, compositrice et chef d'orchestre Carla Bley, née à Oakland en 1938, contait les mésaventures vécues lors d'une tournée européenne en 2003. Cette fois, c'est la basse de Steve Swallow qui s'est égarée entre New York et Vienne (Isère), ville où la formation jazz donnait un concert, le 1er juillet, étape d'une micro-tournée française. Peut-être cela donnera-t-il à la subtile Carla l'idée d'une composition. L'instrument a fini par arriver.

Au New Morning, mardi 2 juillet, la basse de Swallow est bien là, présence forte jamais envahissante, soutien absolu de la musique de Carla Bley depuis trente ans. The Lost Chords, c'est aussi un quartette. Bley, Swallow, le saxophoniste Andy Sheppard et le batteur Billy Drummond. Un jour, The Lost Chords a rencontré le trompettiste sarde Paolo Fresu. Ce qui a donné un autre disque, The Lost Chords Find Paolo Fresu en octobre 2007.

C'est ce qui est joué ce soir. Dont la longue pièce The Banana Quintet, avec sa citation tournoyante d'I Want You (She's So Heavy), des Beatles, dans l'album Abbey Road (1969). Une suite qui débute lentement, prend son tempo, sert d'inspiration pour les passages solistes de Fresu et Sheppard.

Rien de niais, ce n'est pas le genre de la maison. Un univers qui prend au blues, à des ambiances qui rappellent Nino Rota et les films de Fellini, à l'étrangeté bancale de Thelonious Monk. Cette élégance et cette énergie radieuse pourront s'entendre au Domaine de Fontblanche, à Vitrolles, le 4 juillet, lors du festival Charlie Free. Vaut le voyage.

Sylvain Siclier
Article paru dans l'édition de LE MONDE du 04.07.08

Carla, Paolo, Steve et les autres

nm2008

Le concert que donna Carla Bley le 2 juillet au New Morning fut en tout point captivant. Au programme, la totalité de l'album « The Lost Chords find Paolo Fresu », que Carla et ses musiciens jouèrent dans l’ordre, allant jusqu’à offrir en rappel Ad Infinitum, dernière plage du disque et très ancienne composition de la Dame. Tout au long de cette prestation brillante divisée en deux sets, les solistes tout feu tout flamme prirent de longs chorus inspirés. Jouant surtout du bugle, Paolo Fresu offrit une grande variété de couleurs à la musique, Andy Sheppard au saxophone ténor complétant hardiment les interventions lyriques et lumineuses du trompettiste. Le batteur Billy Drummond utilisa exclusivement ses cymbales pour nous offrir un mémorable solo, et Steve Swallow captiva par le jeu mélodique de sa guitare basse. Discrète au piano, Carla soutenait avec brio l’architecture sonore et canalisait les solistes. Son prochain disque, "Appearing Nightly", enregistré en big band les 17 et 18 juillet 2006 dans ce même New Morning, sortira le 25 août.

Pierre de Chocqueuse

©Pierre de Chocqueuse

Des photos du concert donné dans le cadre du festival "Le nuove ruote del Jazz" le 4 mai 2007 dans la salle Tripcovich  à Trieste

5 jours plus tard, le quintet se produisait à Rome, au Parco della musica.

L'idea è venuta a Carla Bley. È lei che, in occasione di un concerto al Festival Jazz di Berchidda, ha individuato proprio nell'organizzatore del Festival sardo, Paolo Fresu, il quinto elemento – la tromba – da aggiungere al suo quartetto The Lost Chords in vista di un tour. È a lei, quindi, che si deve la possibilità del concerto di stasera e le siamo grati, perché è stato davvero un bel concerto. Certo, per il pubblico italiano, la proposta era intrigante: uno dei quartetti di maggior qualità oggi in circolazione, The Lost Chords appunto, e uno dei jazzisti italiani in assoluto più amati e seguiti, Paolo Fresu. La risposta di pubblico, infatti, non ha tradito le aspettative. Tuttavia, la proposta non è nata affatto per allettare il pubblico nostrano, non si è trattato del concerto del quartetto della Bley + la tromba di Fresu. Abbiamo, invece, assistito davvero al concerto di un quintetto. E, per chi sa come lavora Carla Bley, grande talento compositivo, che non lascia al caso neanche l'improvvisazione, non sorprende affatto.

Non sorprende affatto, dunque, che ad aprire il concerto sia stata una lunga suite, Banana Quartet, composta dalla Bley apposta per la presenza di Fresu, per esaltare il lirismo peculiare della sua tromba, quel tratto che già al primo ascolto l'ha impressionata – "era elegante ed eloquente, terrena e al tempo stesso eterea" – e spinta a chiedere una collaborazione. E in effetti, nonostante la battuta della Bley, che per spiegare il titolo si autoescludeva dal maschile "quartetto di banane", Banana Quartet è davvero una composizione per un quintetto, da un quintetto magistralmente eseguita. La composizione della Bley scommetteva sull'interplay tra il sax e il flicorno, che ha entusiasmato il pubblico proprio per l'equilibrio e l'armonia tra le due diverse sensibilità: sobrio, rigoroso, cristallino il suono di Sheppard; fantasioso e melodico quello di Fresu. L'interplay tra i fiati ha rappresentato il leit-motiv dell'intero concerto: sia la Bley che Swallow hanno infatti ridotto al minimo i loro interventi solistici. Le composizioni della Bley non hanno nemmeno sacrificato e ingabbiato la personalità jazzistica di Fresu, che, ad esempio, in un brano dalle suggestioni arabeggianti, vi ha impresso il suo peculiare modo di orchestrare con il campionatore il suono della tromba, sfidando Sheppard ad avventurarsi in territori per lui poco consueti.
Il concerto è durato circa due ore, senza mai smettere di riservare sorprese, concludendosi con Ad Infinitum, composizione della Bley di trent'anni fa, che, grazie al suo tema semplice e accattivante, ha conservato intatta la sua freschezza e la capacità di entusiasmare il pubblico. In conclusione, speriamo che l'insistenza con cui il pubblico ha richiesto inutilmente un ennesimo bis sia servita almeno a convincere la Bley e Fresu a non fare di questa collaborazione soltanto un episodio, seppur straordinario. 

di Dario Gentili
Source : http://www.jazzitalia.net/iocero/CarlaBley_PaoloFresu.asp

Des photos (de Gérard Tissier) du concert du 4 juillet 2008 à Vienne

Jazz in Corsica

Calvi Jazz Festival 2012

calvi2012

calvijazz

Jazz in Aiacciu 2011

aiacciuxxx

Calvi Jazz Festival 2011

calvijazz

PROGRAMME
(Ce programme est susceptible de légères modifications)

Programme en bref (

 

Mardi 21 juin 2011

21h30 Remparts Fête de la musique !

Soirée offerte par la Mairie de Calvi

Tao-By & invités

Mercredi 22 juin 2011

18h00 Oratoire : Chorale U Timpanu

18h30 Amphi : Cynthia Saint-Ville Quartet

21h30 Remparts : Soirée Jazz Electro
Panam Panic featuring Dao

23h00 Glacier : Manhu Roche

23h00 Golfe : Frédéric Nardin

Jeudi 23 juin 2011

18h00 Oratoire : Chorale Argentella

18h30 Amphi : Frédéric Borey « Lines » Quartet

21h30 Remparts : Soirée Big Band
Andy Emler MegaOctet

23h00 Glacier : Chagui Costa

23h00 Golfe : Pascal Mohy

Vendredi 24 juin 2011

18h30 Amphi : Trio Sphere

21h30 Remparts : Soirée Hommage à Ray Charles
Marc Lelangue & the Heavy Muffulettas

23h00 Glacier : Zool Fleischer

23h00 Golfe : Manu Franchi

Samedi 25 juin 2011

18h00 Oratoire : Lucien Ferreri et Gérard Poletti

18h30 Amphi : Midnight Voyage - hommage à Michael Brecker

21h30 Remparts : Soirée Salsa
Orlando Poleo y su Chaworo
Sal y Pimiente (première partie)

23h00 Glacier : Mariannick Saint-Céran

23h00 Golfe : Olivier Temime

Dimanche 26 juin 2011

21h30 Remparts  : Soirée Hommage à Stéphane Grappelli
Florence Fourcade Quartet avec Marc Fosset

 

 

 

Et dans la ville, tous les soirs à partir de 19h

> La Fracada, batucada calvaise

> Cosmopolit’s Jazz Band

calvi2011

Nuits de la guitare 2011

patrimonio

Période d'ouverture :
Du 16/7/2011 Au 23/7/2011

Contacts:
Association Les Nuits de la guitare de Patrimonio
BP 12
20253  Patrimonio

v  +33 (0)4 95 37 12 15
v  +33(0)9 52 71 37 36
v  +33 (0)4 95 37 12 21
a  guitare@mic.fr
v  www.festival-guitare-patrimonio.com

 

Calvi Jazz Festival 2010

calvi2010

Jazz in Aiacciu

aiacciu

Jazz in Aiacciu’ revient pour la 7 ème année consécutive au Lazaret Ollandini ainsi que le 04 Juillet avec un concert à la Citadelle d’Ajaccio.
Devant le succés chaque année grandissant de la manifestation, l'association gérant ce festival continu sa programmation éclectique et colorée...

Mercredi 24 juin - Lazaret - 21h00
DIDIER LOCKWOOD

Lockwood in aiacciuJeudi 25 juin - Lazaret - 21h00
STEFANO DI BATTISTA

Vendredi 26 juin - Lazaret - 21h00
ALMA LATINA

Samedi 27 juin - Lazaret - 21h00
ANNE DUCROS

anneSamedi 4 juillet - Citadelle - 21h00
ROMANE & STOCHELO ROSENBERG

lazaret ollandini
aiacciu

Calvi Jazz Festival 2009

Le Programme du 23 juin au 28 juin 2009

2009
Mardi 23 juin

Soirée Jazz Corse

U Calvi Rhythm & Blues Squadra


 
Antoinette d’Angeli  – Gilles Rouvet

Subtone

Soirée Cubaine
Nelson Palacios y su reparto Changüi

Henri Florens
Jean-Philippe Scali
Mercredi 24 juin

Nobili – Tomasso Duo

Trio Sylvestre – Bardy – Martin

Hommage à John Coltrane
The Blue Train Sextet
 

Mathias Allamane
Anne Pacéo

   
Chorale Argentella

 Lionel Dandine Trio

Hommage à James Brown
Soul Magic Funky Big Gang

Jean-Philippe Viret
Eric Prost
Jeudi 25 juin

Lucien Ferreri

 Fabienne Marcangeli Quartet

Soirée Hard Bop
“Woman’s Perfume” Quartet
 

Marc Thomas
Julie Saury

 
Soirée Jazz Manouche

The Swing “Manouche” Quartet







Tous les jours sur les quais et dans la ville :
 Batucada Calvaise   - Massalia  New Orleans Jazz Band

CALVI JAZZ FESTIVAL 2009


Nous avons assisté à quelques-uns des concerts donnés dans le cadre de cette édition 2009. "A cette date échapperons-nous aux emportements de la météo ?", se demandait René Caumer. L'organisateur du Calvi Jazz Festival avait espéré, en décalant cette édition à la dernière semaine de juin,  bénéficier d'un temps plus clément que les dernières éditions. Il n'a été que partiellement exhaucé. Certes, le temps est resté sec. Mais le vent était bien présent. S'il n'a pas trop perturbé les concerts, du moins fallait-il prévoir une petite laine, et même une grosse, pour résister aux assauts du vent froid de ce début d'été...

Mardi 23 juin

Pour la première soirée, le rhythm and blues était à l'honneur. Un orchestre "AOC Balagne" accompagnait Antoinette d'Angeli, alias Tunietta Notte Blue, Thierry Sclavo et Stéphanie Barat pour une reprise de succès d'Aretha Franklin, Otis Redding et autres talents de la Motown.
Gonflés décidément, ces Calvais ! Antoinette reprenant le Try a Little Tenderness d'Otis d'une voix soul étonnante, et que dire de la toute jeune Stéphanie Barat, enceinte de six mois, dans Respect ! Quelle pêche ! Thierry Sclavo n'était pas en reste, l'orchestre était parfait... Une excellente soirée, vraiment.

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Toutes les photos du concert ici .


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Source : Corse Matin du 25 juin 2009 - © Photo Paul Ortoli

Mercredi 24 juin

Soirée dédiée à John Coltrane avec un hommage en deux parties : un premier set en quartet avec Alexis Avakian (sax ténor), Vincent Strazzieri (piano), Sylvain Romano (basse) et Benjamin Lecourt (batterie) ; pour le second set, un sextet avec les mêmes plus Fabien Mary (trompette) et Philippe Renault (trombone). Alexis Avakian connaît visiblement son Trane sur le bout des anches ! Gonflé d'attaquer le concert sur Giant Steps !

avakian
Alexis Avakian
Pour découvrir toutes les photos de ce concert, cliquez sur ce lien.
Et une video :




Vendredi 26 juin

Belle façon de commencer la soirée, Antoinette chantait à l'Oratoire, accompagnée par la guitare de Gilles Rouvet. Encore une autre facette du talent de Tunietta, ce soir c'étaient plutôt de douces ballades et bossa-novas, très éloignées de la soul de mardi !

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Antoinette d'Angeli alias Tunietta Notte Blue
Après un court concert du saxophoniste alto André Tommasso, le temps de se restaurer à l'Altu et de redescendre au pieds des remparts pour la soirée cubaine.
Surprise, la grande chanteuse Tania Maria de passage en Corse nous a offert quelques morceaux trop courts. Puis Nelson Palacios et son Reparto Changül ont fait danser les amateurs de salsa...

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Tania Maria
cuba

Pour découvrir toutes les photos de cette soirée, cliquez sur ce lien.

XXes Nuits de la guitare à Patrimonio 2009

patrimonio

Jazz Equinoxe à Bastia

bastia

hamilton
martino
martino
martino
moliere
moliere
dahan


paes

Calvi Jazz Festival 2008


du 10 au 15 juin 2008

Le programme

Mardi 10 juin 2008

Soirée Jazz Corse
Chorales U Timpanu

Octet vocal Calvi Voce
Vendredi 13 juin 2008

Daniele di Bonaventura invite A Filetta
Rémi Vignolo Quintet
Fiesta Latina
Philippe Baden Powell Quartet
Donne Latine Orchestra invite Marcia Maria
Benoît de Mesmay Joan Eche-Puig

Mercredi 11 juin 2008

Duo Tomasso-Ciavatti

Carte blanche à Samy Thiébault
Nuit de l’Accordéon Jazz
Trio Guitare Musette
Accordéons Jazz
Lolo Bellonzi
Alexis Avakian

Samedi 14 juin 2008

Thomas de Pourquery – Andy Emler
Carte blanche à Michael Cheret
Tous au Bal
Calvi Jazz Sextet 
Le Bal de Tous Dehors
Anne Ducros

Andy Emler

Jeudi 12 juin 2008

Groupe vocal Generations

Benjamin Lecourt Quartet
Soirée Funky Jazz
Dominique Di Piazza Trio
Da Romeo Band
Antonio Farao
Yoann Loustalot

Dimanche 15 juin 2008
Soirée Jazz Manouche

Reinhardt Family Trio


Tous les jours sur les quais et dans la ville > Batucada Calvaise > Massalia New Orleans Jazz Band


Ce programme est susceptible de légères modifications

CALVI JAZZ FESTIVAL 2008


calvi jazz public


reinhardt

Aux dires de tous ceux qui ont suivi le Calvi Jazz Festival 2008, comme l'an dernier perturbé par une météo hasardeuse, le concert de clôture du Reinhardt Family Trio fut le plus beau.

Ce trio composé de David Reinhardt, petit-fils de Django et de Noé Reinhardt, petit-neveu de Django accompagnés à la basse par le talentueux Philippe Chayeb. Les trois hommes ont offert au public un peu frigorifié par la température ambiante, et sûrement pas par la musique subtile et inventive jouée par le trio, rejoint un moment par Antoinette d'Angeli pour une version en langue corse de Nuages !
Grand succès pour le groupe, qui revint sur scène pour une bonne demi-heure de rappels.


Photos Jacques Paoli

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tunietta

Notre Tunietta chantant "Nuages" !

Photos Jean-Claude Casanova

Et auparavant, il y eut aussi Daniele di Bonaventura avec A Filetta à l'Oratoire...
A lire en page "Concerts A Filetta 2008"


Agenda Jazz

2011

Giovanni Mirabassi Trio: 25, 26, 27 août au Sunside, 60 rue des Lombards, 75001 Paris 
http://www.sunset-sunside.com   

2010

Jan Garbarek Group le 13 juin au Parc Floral de Paris

Anouar Brahem le 18 juillet au Parc Floral

Jazz à la Villette 31 août au 12 septembre télécharger le programme

 

villette

We Want Miles

Du 16 octobre 2009 au 17 janvier 2010


Organisée avec le soutien du Miles Davis Properties, l’exposition de la Cité de la musique propose de retracer le parcours musical et personnel de Miles Davis, de la ville de son enfance, East St-Louis, jusqu’au concert rétrospectif qu’il donna sur le site même de La Villette à Paris, à quelques semaines seulement de sa disparition.

À partir du milieu des années soixante, Miles Davis fit apparaître sur ses disques la mention « Directions in Music by Miles Davis » plutôt que son nom seul.
En hommage à cette démarche visionnaire, ce sont chacune de ces « directions » que le visiteur pourra découvrir au fil d’un parcours regroupant des clichés pris par les plus grands noms de la photographie musicale, des extraits vidéo de ses concerts, des instruments dont il joua lui-même ou dont jouèrent ses compagnons de route, des partitions rares et des tenues de scène, des documents liés à la réalisation de ses albums, des pressages originaux de ses grands disques ainsi que des œuvres d’art, tableaux ou sculptures, qui témoignent d’une aura qui excède largement la seule sphère de la musique.


Commissaire : Vincent Bessières


Accéder au mini-site

Cliquer sur la photo pour télécharger le dossier de presse

miles



Et vous pouvez voir certains concerts donnés à la Cité de la musique dans le cadre de l'exposition : Wayne Shorter, Joe Lovano, Jimmy Cobb, Paolo Fresu, Laurent Cugny...  C'est ici.

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