Daniele Di Bonaventura

Invité des Rencontres de Calvi en 2007, 2008, 2009, 2014 et 2018
Dernière mise à jour : 13/11/2019

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Calvi Jazz Festival 2008 - Photo © Jean-Claude Casanova

Né à Fermo dans les Marches (Italie), Daniele di Bonaventura, compositeur et arrangeur, pianiste et bandonéiste, a cultivé dès le début de son activité musicale un fort intérêt pour la musique improvisée, tout en ayant reçu une formation musicale classique commencée dès l'âge de 8 ans avec l'étude du piano, du violoncelle, de la composition et de la direction d'orchestre. Il est diplômé en composition.
Ses collaborations s'étendent de la musique classique à la musique contemporaine, du jazz au tango, de la musique ethnique à la world music, avec des incursions dans le monde du théâtre, du cinéma et de la danse.

Il a joué dans les principaux festivals italiens et internationaux parmi lesquels :
En Italie, Rumori Mediterranei à Roccella Jonica en 1987 et 88; Jazz & Image de Villa Celimontana à Rome, Ravenna Jazz 2000 , Clusone Jazz 2001, Biennale Arte Venezia 2001; Sant'Anna Arresi Jazz 2004; Festival della Letteratura Mantova 2004; Cormòns 2005, Accademia Nazionale di Santa Cecilia saison musique de chambre 2005-06. En Angleterre : Music Hall Festival et Royal Festival Hall à Londres; aux Pays-Bas : Music Hall à Leeuwarden; en Allemagne : 30° Deutsches Jazz Festival à Francfort; Berlin Jazz Festival; en Espagne : Festa de la Mercè à Barcelone; en Egypte : Opera du Caire; en Norvège : Olavsfestdagen à Trondheim;et d'autres en France, Suisse, Portugal, Brésil, Argentine, Slovénie, Croatie...

Il a joué, enregistré et collaboré avec : Enrico Rava; Paolo Fresu; Oliver Lake; David Murray; Miroslav Vitous; Rita Marcotulli; David Liebman; Toots Tielemans; Omar Sosa; Flavio Boltro; Joanne Brackeen; Greg Osby; Ira Coleman; Dino Saluzzi; Guinga; Javier Girotto; Cèsar Stroscio; Tenores di Bitti; Enzo Favata; Aires Tango; Peppe Servillo; David Riondino; Francesco Guccini; Sergio Cammariere; Lella Costa; Eugenio Allegri; Giuseppe Piccioni; Mimmo Cuticchio; Custòdio Castelo; Andrè Jaume; Tiziana Ghiglioni; Furio Di Castri; U.T. Gandi; Luis Agudo; etc..

Il a publié plus de 30 disques sous diverses étiquettes discographiques: Via Veneto Jazz; Philology; Manifesto; Felmay; Amiata Records; Splasc(H); World Music; CCn'C Records; Dodicilune.

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Ci dessous la traduction de l'anglais du texte de Gregory A. Vozar sur le premier disque de Daniele, Solo Bandoneon :

Après plusieurs décennies de relative obscurité, le bandonéon a réussi à retrouver une place importante. Jadis connu en Europe centrale en tant qu'instrument "folk" et en Argentine et en Uruguay comme partie essenteille d'un orquesta típica ou d'un ensemble de tango, sa voix n'a été entendue que rarement en dehors de ces contrées. Cependant, un cercle de plus en plus grand de musiciens semblent attirés par ce concertina d'origine allemande. Sans aucun doute, cette résurrection a commencé avec la musique du compositeur et bandonéiste argentin Astor Piazzolla, mais le potentiel expressif de l'instrument l'a déjà propulsé dans le jazz et la musique expérimentale.

Après avoir écouté ce disque, il est évident que Daniele di Bonaventura est l'un des nouveaux musiciens pour lesquels le bandoneon est plus qu'une fantaisie. Originaire de Fermo, Italie, il a commencé ses études musicales à l'âge de huit ans, apprenant d'abord le piano et la composition et plus tard choisissant le bandonéon. Entreprendre cette difficile transition valait la peine tant le bandonéon semble parfaitement adapté à son expression personnelle.

Sur cet album, Solo Bandoneon, Di Bonaventura a fait des choix simples mais pertinents en explorant le riche mais original répertoire de Piazzolla. Il nous offre cinq courtes pièces introspectives qui expriment les multiples aspects du tango, de la musique classique et du jazz. ces "tangos" un peu "rhapsodiques" rappellent les preludes sans mesure du répertoire français pour clavier de la fin du 17e siècle. Leurs mélodies se déroulent librement, seulement soutenues par un accompagenement d'accords. Cela donne au musicien de considérables opportunités d'embellissement, d'accentuation et de modelage de la ligne mélodique. Di Bonaventura fait cela avec sûreté, alternant tension et détente tout en permettant à l'architecture harmonique de chaque morceau de dicter sa forme. Son parlando et son style de jeu impressionniste est très personnel, et il se marie bien avec la musique de Piazzolla. Le jeu est d'une grande force émotionnelle, et son aptitude à communiquer surpasse celle d'autres musiciens même techniquement supérieurs.

De même qu'un chanteur doit prendre sa respiration entre les phrases, le bandoneon doit aussi inspirer et expirer regulièrement. Le phrasé de l'artiste, comme mis entre parenthèses entre ces respirations, donne à son jeu une qualité proche de la voix et un sens de mouvement linéaire.

Au milieu du disque on trouve trois compositions de Bonaventura ; c'est peut-être le passage le plus poétique et attrayant de ce court enregistrement. "Ballata Triste", le premier de ces trois morceaux, évoque des ciels gris et tristes dans un style introspectif de ballade jazz. Nous n'avons cependant pas à rester longtemps dans le froid et l'humidité, car une douce lueur d'affection réchauffe les échos nostalgiques de "Remniscenze (Inno)". "La Caccia" est une sorte de jeu de cache-cache, parfois coquet et ludique, parfois mystérieux et séduisant, la pulsation de la passion jamais loin sous la surface. Délibérément simples, ces morceaux ne sont pas du tango nuevo, mais des compositions originales dans un style jazzy. En plus d'être de la bonne musique, ils sont très adaptés au bandonéon et représentent une nouvelle direction pour sa voix!

La qualité sonore de ce compact est très bonne, un des meilleurs disques de bandonéon solo que j'aie entendus. Il y a un parfait équilibre entre présence et espace. Des micros très sensibles ont capté chaque couleur, chaque nuance, y compris la résonance chaude du cadre en bois de l'instrument, le son des valves et des soufflets, le cliquetis des clés et le souffle de l'air. Certains appelleront cela du bruit, mais je suis reconnaissant aux ingénieurs du son d'avoir conservé ces sons "parasites", partie intégrante de l'instrument. On entend aussi les gémissements quasiment extatiques involontaires du musicien, témoignages d'une interprétation profondément ressentie et passionnée.

Je n'ai que deux regrets mineurs à exprimer sur ce CD: sa briéveté tout d'abord, ainsi que l'absence de détails biographiques sur la pochette. Etant donné la qualité du disque, il se termine bieen trop tôt ! J'aurais personnellement apprécié d'entendre quelques autres compositions de Di Bonaventura. Mais c'était peut être le but de laisser l'auditeur sur sa faim pour assurer son retour. Si c'est cela, c'est réussi. Mon appétit s'est aiguisé à l'écoute de ce disque !

En 2003, Daniele Di Bonaventura a enregistré pour il Manifesto CD son CD "Suite per Bandoneon e Orchestra", composé pour l'Orchestra Filarmonica Marchigiana.

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Ses dernières collaborations sont celles avec Miroslav Vitous, pour son CD Universal Syncopation II publié chez ECM; et avec Ornella Vanoni pour le morceau Nuova Vita qui sera publié sur son nouvel album dont la sortie est prévue pour septembre 2007.

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En décembre 2007, il enregistre un CD solo, Ritus (probablement auto-produit; j'ai pu en faire l'acquisition lors des Rencontres 2008 à Calvi) et, en 2010, il enregistre un album avec le Vetere String Quartet, Sine Nomine.

En 2013 paraît Nadir, avec Daniele di Bonaventura bandoneon, Marcello Peghin guitare, Felice Del Gaudio contrebasse, Alfredo Laviano percussions

"Nadir" - Extrait du double CD (TuK Music) :

On peut retrouver Daniele sur son site http://www.danieledibonaventura.com/ ainsi que sur myspace.

Una telecamera indugia su due amanti a Parigi: è il film di Ferraro

Inquadrature fisse e lunghe anche 10 minuti in “Quattro notti di uno straniero”, con cui la Boudu Film porta al grande pubblico una pellicola da Mostra

film

Quattro notti di uno straniero - film

Un uomo ed una donna si sfiorano a Parigi. La telecamera li segue, li osserva, e si sofferma su di loro e su ciò che li circonda. La pesantezza delle scale o un ponte trafficato diventano un punto d’osservazione amplificato da un’inquadratura che indugia anche per 10 minuti. In poltrona lo spettatore viene chiamato in prima persona sulla realtà di ciò che circonda i protagonisti e piano piano diventa lui il protagonista, spingendosi ad osservare ciò che neanche passeggiando si sofferma a guardare. E’ “Quattro notti di uno straniero”, il film di Fabrizio Ferraro, da questo weekend al cinema, distribuito dalla Boudu Film che vuole rendere di dominio del pubblico comune quel cinema che spesso viene relegato solo ai festival. I protagonisti della storia hanno il volto di Marco Teti e Caterina Gueli Rojo, sottoposti allo sguardo di una telecamera che li scruta e li spia. Dopo “Penultimo Paesaggio”, che ha visto, tra gli altri, la collaborazione musicale di Paolo Fresu e Daniele Di Bonaventura, Ferraro ripropone in una sua pellicola Parigi, la città dove abita, con “Quattro notti di uno straniero”, capitolo conclusivo del dittico sul “contatto”. Anche qui un uomo ed una donna si incontrano nella stessa città. I due si inseguono, si sfuggono. Ispirata alle “Notti bianche” di Dostoevskij, la pellicola si svolge in quattro movimenti. Quattro notti in cui i due incerti protagonisti si accompagnano e si specchiano in una Parigi illuminata da un biancore abbagliante che fonde notte e giorno. “Quattro notti di uno straniero” è prodotto da Marcello Fagiani e Fabrizio Ferraro per Boudu Film ed è coprodotto da Rai 3 e Fuori Orario. E’ nei cinema di Roma, Milano, Bologna, Firenze, Torino, Lecce, Salerno, Cagliari, Vicenza, Catania, Pescara, Ascoli Piceno, Fermo, Bari.

E mentre un film esce, un altro è in cantiere. Fabrizio Ferraro è già al lavoro per la sua nuova pellicola. Il nuovo progetto nasce dall'incontro artistico tra il regista, i musicisti Paolo Fresu, Daniele Di Bonaventura e il produttore musicale di fama internazionale Manfred Eicher (ECM Records). Il film esplorerà la dimensione sonora e visiva della fuga attraverso il tradimento-trascrizione di una delle fughe del grande musicista tedesco J.S.Bach presente nel Clavicembalo Ben Temperato, Libro II. Le riprese del film sono previste per l’inizio dell'estate del 2013 tra Fermo, nelle Marche, Parigi e Lugano. Il film è prodotto, tra gli altri, dalla Run to me film di Roma.

Ce n'est pas le CD que j'avais annoncé, mais un autre : "Eleven Projects", auto-produit par Daniele, qui sort cette semaine (20/03/2013). Qui s'en plaindrait ?

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Daniele Di Bonaventura: du piano au bandonéon et retour

Ci-dessous la traduction de l'article de Giulio Cancelliere pour Suoni e Strumenti. L'original est ici : http://www.suoniestrumenti.it/
15/11/2013

L'histoire d'un musicien est faite de visions, de changements de direction inopinés et d'engouements foudroyants. Parfois même le choix de l'instrument d'élection est difficile et il n'est pas dit que ce choix soit définitif ou absolu. Certains amours reviennent plus tard, renaissent, se rallument et naissent alors des œuvres doubles, comme Nadir qui montre Daniele Di Bonaventura devant un piano, après des années passées à embrasser seulement le bandonéon.  

GIULIO CANCELLIERE  C'est ta réconciliation avec le piano?
DANIELE DI BONAVENTURA   Mais non! Ou peut-être si, dans le sens où en privé nous nous voyions toujours, car je compose au piano,  mais en concert et en studio d'enregistrement je jouias toujours du bandonéon.  

GIULIO   Mais comment se fait-il que vous vous soyez séparés ? Qu-est-ce qui s'est déclenché avec le bandonéon? Il est vrai que tu es de Fermo, et Castelfidardo est juste derrière chez toi, et pourtant l'accordéon ne t'a jamais attiré.
DANIELE    Peut-être parce qu'on en jouait autour de moi depuis toujours. J'ai étudié longtemps le piano, j'ai fait aussi du violoncelle pendant quelques années, mais j'ai eu un diplome de composition musicale. J'ai ensuite joué du piano dans des formations pop et rock, j'ai fait du pianobar et même un peu de musette. Ensuite j'ai fait ma carrière de pianiste de jazz avec des musiciens italiens et américains, mais à un certain moment je suis entré en crise.

GIULIO   Quand et pourquoi?
DANIELE   Je parle du début des années quatre-vingt. Le langage que j'utilisais ne me satisfaisait plus, je voulais me remettre en cause, trouver un idiome plus original. Je me considérais comme plutôt bon,, j'avais fréquenté les séminaires de Siena Jazz avec Franco D’Andrea, j'avais joué avec David Murray, Oliver Lake, j'étais sur la bonne voie, comme des centaines de pianistes.

GIULIO   Et alors?
DANIELE    Et alors, parmi les différentes options j'ai pensé aussi au lien avec ma terre et j'ai essayé l'accordéon. Il était très lourd, mal commode, même si moins que le piano. J'enviais les flûtistes, les saxophonistes, qui portaient leur instrument sous le bras, pendant que je devais me coltiner sur les épaules mon piano électrique, parce que dans les clubs souvent il n'y a pas de piano acoustique. Puis se sont produits une série d'évènements: l’écoute de plusieurs disques de Piazzolla, la vision  du film Tangos de Fernando Solanas et le concert de Piazzolla avec Gary Burton à Ravenne. Je suis devenu fou de ces sonorités : j'ai demandé à un ami d'Argentine de m'acheter un bandonéon et je me suis enfermé chez moi sept heures par jour pour l'étudier.

GIULIO    Etre pianiste t'a aidé?
DANIELE    Oui et non. La pratique du piano est utile seulement pour l'indépendance des mains et la conception harmonique, dérivant aussi des études de composition. C'est un instrument à soufflet absurde aussi pour un accordéoniste, sans logique, avec deux claviers qui se multiplient en ouverture et fermeture. Même Richard Galliano m'a tout de suite rendu mon bandonéon immédiatement après m'avoir demandé de l'essayer, parce qu'il est de type diatonique et pas chromatique, celui que les français aiment mieux; il disait qu'il fallait avoir la tête divisée en quatre parties.  Et c'est vrai. En réalité, le bandonéon a été conçu par Heinrich Band  en s'inspirant du concertina diatonique, mais il l'a rendu plus complexe et plus complet. De la fin du XIXe siècle au milieu des années 20, on a construit des bandonéons avec des claviers très différents les uns des autres.  Puis, d'abord dans les années 40 une codification a homologué les instruments de type argentin, qui sont diatoniques seulement de nom, parce qu'en réalité ils sont constitués de cinq octaves chromatiques complètes. Quand tu regardes jouer un bandonéoniste, surtout s'il est français, dans 99% des cas il utilise un chromatique parce qu'il ne veut pas changer la forme d'esprit nécessaire pour jouer du diatonique.

GIULIO    Combien en as-tu?
DANIELE    Trois, dont un de 1927 qui est une vraie relique.
GIULIO    Combien de temps t'a t-il fallu pour atteindre un niveau convenable te permettant de jouer en public sans avoir honte?
DANIELE    La belle phrase serait "on n'en finit jamais d'étudier et d'approfondir", mais après quelques années d'étude intense j'ai commencé à me produire.

GIULIO    Premières satisfactions?
DANIELE    Après trois ans d'application, j'ai été appelé par un groupe dans lequel jouait Dino Saluzzi pour le remplacer sur quelques morceaux. Au début je les ai pris pour des fous, parce que Saluzzi était, et est encore, un mythe pour moi, mais ils ont insisté et après six mois de préparation, pendant lesquels j'ai progressé de six ans, je me suis inséré dans cette formation.

GIULIO   Ton modèle était Saluzzi?
DANIELE    Pas seulement, il y avait aussi Piazzolla et Mederos, mais Saluzzi est celui qui est le plus proche du jazz et de mon univers, il jouait du bandonéon dans les années 70 comme Zawinul utilisait les claviers…

GIULIO   Un autre ex-accordéoniste, d'ailleurs.
DANIELE    En effet. Je voulais utilser l'instrument dans un contexte complètement différent du tango.

GIULIO     Comment amplifies-tu le bandonéon?
DANIELE    Ça dépend: si je suis en studio, c'est facile, avec deux micros à condensateur à droite et à gauche; sur scène au contraire, dans un concert de jazz avec beaucoup d'instruments et la batterie, je mets deux micros directement sur l'instrument de façon à avoir la bonne présence, passés dans un préampli et dans quelques réverb que j'utilise, pour donner à l'ingénieur du son le son déjà fait. Dans des contextes plus classiques, je cherche à amalgamer mon son avec celui des autres par l'utilisation de micros à condensateur, de toutes façons en faisant en sorte d'obtenir le son le plus naturel possible, par rapport aux conditions.

GIULIO    Existe-t-il des micros étudiés spécialement pour le bandonéon?
DANIELE   Tu parles! Il n'y a même pas d'étuis pour bandonéon. Le mien est fabriqué spécialement pour moi.

GIULIO    Tu joues des musiques diverses dans des contextes divers, folk, jazz, pop, expérimental...   Comment traverse t-on les styles, avec quel état d'esprit? Il faut être souple, personnel, s'adapter ou s'imposer? Il semble qu'il n'y ait plus de barrières ou de catégories, que tout soit égal. C'est ainsi ?

DANIELE
   En réalité les contextes culturels ne sont pas tous égaux et il faut les comprendre et les reconnaître. Et c'est possible si l'on est ouvert et si l'on a assimilé beaucoup de musique de chaque genre. A ce moment-là, l'esprit identifie le contexte et guide le musicien vers la façon qui est juste.  ce processus d'apprentissage cependant,  je peux le dire après avoir étudié dix ans au conservatoire, aboutit en dehors de ces murs. J'ai eu la chance de jouer dans des bars, des clubs, des dancings, d'avoir rencontré le tango et la musique classique, Bill Evans et la musique contemporaine, d'avoir appris à jouer d'oreille et à regarder et écouter tout. Souvent l'école te rigidifie et tu ne peux pas t'en sortir. Je ne dis pas que les musiciens classiques sont des musiciens à moitié, je les adore et je voudrais jouer comme eux, mais je crois qu'ils n'exploitent pas complètement leurs potentialités. L’interpretation est quand même un don extraordinaire: à l'Accademia Santa Cecilia j'ai joué le Double Concerto pour Bandoneon et guitare de Piazzolla  qui est, de fait, une partition de musique classique  complètement écrite et c'est merveilleux de le jouer, de même que la Missa Tango de Bacalov que j'ai jouée en Allemagne. D’un autre côté j'aime changer de peau et être capable d'engager un dialogue improvisé avec un autre soliste, que ce soit Javier Girotto ou Paolo Fresu ou accompagner comme il faut Franco Califano ou Ornella Vanoni. Cela nécessite sensibilité et respect pour les musiques.

GIULIO   Au niveau du son, tu aimes te caractériser dans divers contextes, au besoin en les contestant, ou suivre le flux sonore?
DANIELE    Dans un contexte électrique j'utilise un son adapté, avec quelques effets, avec des dispositifs électroniques, chorus et processeurs, qui altèrent le son. Je n'aime pas le son de Gotan  Project, par exemple, qui utilise le son traditionnel dans un contexte électrique, ça m'ennuie. Si je veux écouter le son nature du bandonéon, je préfère des contextes classiques: parfois je vais répéter à l'église, pour profiter de la réverbération naturelle.

GIULIO    "Nadir" est un disque double: dans le première partie en quartet tu joues du bandonéon; dans la seconde tu joues du piano en trio. Comment chacun de ces deux instruments te représente t-il aujourd'hui ?
DANIELE    Le bandonéon me représente comme personnalité artistique plus authetique; le piano est une représentation plus indirecte, influencée par les écoles que j'ai faites, par les études des styles de Evans, Bley, Jarrett, qui ont conditionné mon langage. Cela dit, je pense que si je n'avais pas joué de bandonéon je n'aurais pas joué du piano de cette façon, car sans aucun doute l'un a influencé l'autre.

GIULIO   Le disque est produit sous l'étiquette Tuk de Paolo Fresu. Tu joues souvent avec des musiciens sardes, depuis Marcello Peghin qui joue de la guitare à dix cordes. Pourquoi?
DANIELE   En  Sardaigne j'ai connu des tas de musiciens et j'y ai rencontré une magie, une énergie particulière qui s'est conservée au fil du temps.  Et aussi la culture musicale est très répandue.

GIULIO   Peux-tu me parler de Miroslav Vitous? Tu as souvent joué avec lui.
DANIELE    Miroslav m'a appelé pour participer à son Universal Syncopation II. dans le premier disque, que j'écoutais souvent en voiture, il y avait des pointures comme Chick Corea, Jan Garbarek, John McLaughlin, Jack  DeJohnette, l’Olympe du jazz international. Je suis allé près de Cuneo dans son studio hypertechnologique et j'ai enregistré un morceau. je suis le seul musicien italien au milieu de Randy Brecker, Bob Mintzer, Gerald Cleaver et autres.

GIULIO     Comment t'es-tu senti avec Vitous comme leader?
DANIELE    C'est avant tout un grand musicien avec une vision précise et complète de la musique. Malgré cela, il te fait comprendre en deux mots ce qu'il veut, dans des termes conceptuels et il te laisse libre de t'exprimer comme tu veux. Dans tous les concerts que j'ai faits avec lui il y avait 80% d'improvisation.

GIULIO     Avec Vitous et Fresu tu as eu l'occasion d'enregistrer pour ECM et Manfred Eicher. C'est aussi contraignant que certains le disent?
DANIELE    J'ai grandi avec les disques ECM et j'en partage l'esthétique. Pour moi enregistrer pour Eicher a été la réalisation d'un rêve: je suis le second bandonéiste d'ECM après Saluzzi. Je ne crois pas que ce soit contraignant et de toutes façons je ne me laisserais pas contraindre ou conditionner. J'ai joué pour son étiquette comme je le voulais et le son qui sort des disques me représente totalement.

Une critique de "Nadir" publiée par Musica Jazz :

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Interview de Daniele sur "Strumenti Musicali" de décembre 2014 :

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Nouveau DVD/CD "Mare Calmo" (sortie août 2015)

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1. Dança des Crianças
2. Waltz for Catia
3. Maria e il Mare
4. Continuum
5. Mare Calmo
6. Namibia
7. Guardo Passare
8. In Trasparenza
9. Colline
10. La Regina delle Api
11. New Day in Kibuye (piano solo)
12. Mare Calmo (bandoneon solo)
13. Tarentella d'Autunno
14. Foglie d'Inverno

Le Cd est chroniqué sur la page "Disques du mois".

Un article de la revue Neapolis Jazz :

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Le nouveau CD live (y compris un film à voir on line une fois que l'on a acheté le disque) du Band'Union de Daniele di Bonaventura vient de sortir. Pour informations et commandes écrire à danieledibonaventura@gmail.com.

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Daniele di Bonaventura: il Jazz tra scrittura e improvvisazione
pubblicato il 27/07/2017 in Interviste

Daniele di Bonaventura

Daniele Di Bonaventura è uno tra i migliori interpreti del bandoneon a livello internazionale. Il suo erudito playing non è incardinato su un virtuosismo eccessivo e autoreferenziale volto a ingraziarsi i consensi del pubblico, bensì su uno stile multiforme, evocativo, introspettivo, denso di vellutata cantabilità e spiccato senso melodico, che si nutre delle colorazioni e dei suoni appartenenti a differenti generi musicali. 

Domenica 6 agosto, al Cratere del Vesuvio, fiabesca location dalle mille fascinazioni, si esibirà in duo con un puro fuoriclasse della tromba jazz: Paolo Fresu. Un suggestivo concerto al tramonto, denominato appositamente Vesuvio In Maggiore per la XXII edizione del Pomigliano Jazz In Campania.

Il tuo primo incontro con la musica è avvenuto grazie al pianoforte. Poi, hai intrapreso lo studio del bandoneon. Perché questa scelta?

Ho iniziato a meta degli anni ’70 suonando un organo Farfisa, poi sono passato molto più tardi al pianoforte. La scelta di suonare il bandoneon è stata dettata dalla voglia di ricominciare a suonare un altro strumento a me sconosciuto, per resettare e ripartire, in modo tale da cercare una strada personale, originale. A un certo punto della mia vita artistica ho sentito la necessità di trovare un mio linguaggio al di fuori degli stilemi classici del jazz o della musica classica contemporanea. È stata un’esigenza quasi fisiologica. Per giunta, invidiavo i miei amici trombettisti, sassofonisti, violinisti, che avevano con loro il proprio strumento e il proprio suono, ovunque.

Quali sono le analogie e le differenze sostanziali, dal punto di vista tecnico ed espressivo, fra il pianoforte e il bandoneon?

Anche se ci sono molte differenze, alla fine mi sembrano due strumenti molto vicini. Sono entrambi strumenti armonici, si suonano tutti e due con due mani, anche se il piano ha ottantotto note, mentre il bandoneon settantuno. La posizione della mano e delle dita, quando si premono i tasti, sono uguali sia per l’uno che per l’altro. Il pianoforte si suona con la mano in orizzontale, il bandoneon con la mano in verticale. In realtà ci sono anche molte differenze. Il suono, nel piano, ha un attacco e una fine, invece nel bandoneon è continuo. Dal punto di vista espressivo, il pianoforte resta lo strumento più difficile, poiché ha troppe protesi e leve meccaniche prima che il tasto possa raggiungere le corde ed emettere un suono. Il bandoneon, al contrario, è veramente più facile sotto il profilo dell’espressività. Si può gestire il suono con il mantice, che ti concede la possibilità di farlo partire quasi da zero fino ad arrivare a un fortissimo. Il mantice è come se fosse il prolungamento del tuo stomaco.

Nella tua intensa vita artistica hai ascoltato e praticato una marea di generi musicali. Ne esiste uno attraverso il quale ti identifichi meglio?

Sin da bambino ho iniziato ad ascoltare la musica lirica, grazie a mio padre che mi portava in teatro. Successivamente ho cominciato a suonare le tastiere ascoltando gruppi dell’epoca come i Pink Floyd e i Genesis, per poi passare al rock & roll e al pop. Dopo di ciò ho studiato Composizione al conservatorio e ho vissuto una bella esperienza con la musica classica e contemporanea. Nel frattempo, ho incontrato il jazz con Bill Evans, ed è lì che mi è cambiata la vita. Nello stesso tempo mi sono cimentato con gli studi relativi alla Direzione d’Orchestra, che mi hanno consentito di innamorarmi della musica sinfonica e dei grandi compositori della storia, fino a quando ho imbracciato il mio bandoneon e mi sono imbattuto nel tango. Tutte queste esperienze, però, si possono fondere in un linguaggio comune e contemporaneo, ossia il jazz, ma inteso nel senso più ampio del termine, una sintesi tra scrittura e improvvisazione.

Oltre ad essere uno tra i più apprezzati bandoneonisti in ambito europeo, sei anche un prolifico e raffinato compositore. Qual è la cifra distintiva dei tuoi brani originali?

Dopo tutte le mie esperienze mi sento un artista, più che un bandoneonista o pianista. Dunque, per me è importante la composizione, perché solo attraverso questa arte è possibile esprimere se stessi. Ovviamente i miei studi mi hanno portato a conoscere bene il contrappunto, che credo sia la base per qualsiasi composizione. Lo studio approfondito dell’armonia e del contrappunto della musica classica mi ha segnato veramente tanto e tutto ciò che faccio, da quando suono uno strumento a quando compongo, mi permette di avere in mente il controllo sia verticale che orizzontale della musica. Controllare e saper muovere le parti melodiche in funzione dell’armonia penso sia l’elemento fondamentale del mio linguaggio, a prescindere dai miei brani originali tonali, atonali o modali.

Hai tenuto una sfilza di concerti in ogni parte del globo. Qual è stata l’esperienza che ricordi con più affetto?

Sì, sono stato in giro abbastanza e per quello che ho fatto avrei da raccontare molti aneddoti particolari. Me ne viene in mente uno, alla Town Hall di New York, quando ho calcato il palco storico di quel celebre teatro dove hanno suonato Monk, Ellington, Stravinsky, Evans, Segovia e tanti altri giganti della musica: mi sono inginocchiato e ho baciato per terra. Un altro ricordo straordinario è legato a Miroslav Vitous, che mi invitò a casa sua, nel suo studio, per registrare un brano nel suo disco intitolato “Syncopation II”. Siamo stati un paio di giorni insieme a lavorare. Durante le pause mi raccontava gli aneddoti incredibili della sua carriera. È stato un momento molto tenero. Mi ha trattato quasi come fossi suo figlio.

Domenica 6 agosto, in seno al “Pomigliano Jazz in Campania” 2017, duetterai con Paolo Fresu, uno tra i più stimati interpreti della tromba e del flicorno in attività. Il luogo del concerto sarà l’estasiante cornice del Cratere del Vesuvio, uno fra i posti più magici che esistano sulla faccia della Terra. Dal punto di vista squisitamente emozionale, che tipo di performance ti aspetti?

Sarà un concerto molto particolare, sicuramente. Ne ho fatti diversi in luoghi molto suggestivi, ma devo dire che sul cratere di un vulcano non mi era mai capitato. Stiamo preparando con Paolo un repertorio praticamente unico. Eseguiremo dei brani che parlano del Vesuvio scritti da diversi autori e resi noti da cantanti molto conosciuti, ma preferirei non svelare la sorpresa. Bisogna esserci per scoprirlo.

Intervista a cura di Stefano Dentice – Sound Contest – Musica e altri linguaggi

PAOLO FRESU & DANIELE DI BONAVENTURA | Vesuvio in Maggiore
Domenica 6 agosto 2017, concerto al tramonto
Cratere del Vesuvio

Mars 2018

Garofani Rossi

Sortie du nouveau disque du Band'Union de Daniele di Bonaventura intitulé "GAROFANI ROSSI musiche della resistenza e delle rivoluzioni". Le cd est dédié à Mario Dondero.
Vous pouvez l'acquérir en écrivant à : info@danieledibonaventura.com
Un petit échantillon :

El pueblo unido jamas sera vencido
Daniele di Bonaventura, bandoneon - Marcello Peghin, chitarra 10 corde - Felice Del Gaudio, contrabbasso - Alfredo Laviano, percussioni
Registrato al Nufabric Studio a Fermo 16 e 17 Febbraio 2018

Mai 2019

"Garofani Rossi" ressort sous l'étiquette Tŭk Music / Socadisc

Une recension de Amedeo Furfaro sur "Musica News" :

garofani

Novembre 2019

Et une autre sur Sondumonde

LA LUTTE CONTINUE

PAR FRANCISCO CRUZ

Dans une époque où la peur – inoculée par les structures du pouvoir – paralyse les mouvements sociaux et anesthésie les consciences, le bandonéoniste et compositeur italien Daniele Di Bonaventura choisit comme matériau et réalise les arrangements de dix chants libertaires qui ont fait vibrer les révoltes et les révolutions du XXème siècle…

Ces hymnes sont entrés dans la culture populaire, de la chanson d’adieu au Ché Guevara (« Hasta Siempre Comandante ») écrite par le cubain Carlos Puebla, à l’hymne qui accompagnait la lutte des guérilleros Tupamaros en Uruguay (« Hasta la Victoria »), en passant par un chant d’hommage aux républicains anti-franquistes (« El Quinto Regimiento ») et la chanson anti-fasciste italienne « Bella Ciao ». Au centre du projet on trouve « L’Internationale » (créé en France, à la fin du XIXème siècle) et la chanson qui accompagna l’élection du président Salvador Allende au Chili (« El Pueblo Unido Jamas Sera Vencido »). D’autres thèmes, portugais, mexicains, russes et italiens complètent ce voyage mémoriel dans l’histoire des luttes pour la justice et la liberté, reconstruit sans démagogie et inspiré par le poète grec Aléxandros Panagulis qui disait : « la liberté est un droit mais surtout un devoir ». Dans le climat actuel de révoltes populaires dans le monde, ces chants rouges surgissent dépourvues de nostalgie, rappellent la chanson « Um Comunista » de Caetano Veloso, et – grâce au travail d’écriture de Bonaventura et à la complicité du guitariste Marcello Peghin, du bassiste Felice Del Gaudio et du percussionniste Alfredo Laviano – sont habitées d’une touche jazzistique rénovée, très loin du confort du mainstream.

garofani



DANIELE DI BONAVENTURA
Garofani Rossi
(Tuk Music/Socadisc)
JAZZ

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Maciek Pysz - Daniele Di Bonaventura : Coming Home
Caligola (2018)


cominghome

1. Lights
2. Blue Tango
3. Nadir
4. Streets
5. Intro
6. Tango
7. Paquito
8. Tree
9. I Gazzillori
10. More & More
11. Coming Home

Maciek Pysz - chitarra elettrica e acustica
Daniele Di Bonaventura - bandoneon, pianoforte

La casa è il mondo. Almeno per Maciek Pysz e Daniele Di Bonaventura. Già, perché qui si ascoltano influenze che piovono da ogni parte del globo; influenze che si amalgamano alla perfezione grazie a un delizioso interplay tra i due musicisti. La chimica la fa da padrone già dal primo brano ("Light"), quando agli arpeggi dorati del chitarrista polacco (ma sedente a Londra da diversi anni), parte il contrappuntare acuto – prima – e tenebroso poi, del polistrumentista marchigiano, che tesse con il bandoneon trame a maglie larghe per lasciar disegnare la melodia alla chitarra acustica di Pysz. Non vi è un leader, né un gregario: la pariteticità è sovrana e gioca a favore di composizioni (tutte autografe e opportunamente bilanciate tra i due) dove la ricchezza melodica spadroneggia; così anche quando le mani di Di Bonaventura abbandonano il mantice per accarezzare il pianoforte con eccellenti risultati ("Blue Tango").

Decisamente cameristico, ma non lezioso o virtuosistico, "Coming Home" ha un passo coinvolgente anche – e soprattutto – per il suo vagabondaggio musicale, che ci porta in mezzo mondo e dintorni. Come con "Nadir" dove lo zefiro ci prende per mano per attraversare l'Andalusia fino al Maghreb. La cantabilità di "Tango" declina a meraviglia il carezzevole fraseggio di Pysz, magistrale nell'altalenarsi con il forbito tocco pianistico di Daniele Di Bonaventura. Con "Paquito" fa ritorno il ritmo e la cadenza latina, con sussulti danzabili e venature flamenco che il bandoneon del musicista marchigiano sciorina che è un piacere.

Un lavoro pregevole, che mette in chiaro quanta importanza abbia la linea melodica nell'effettiva musicalità di ogni brano; un disco che mette al bando il virtuosismo fine a sé stesso, accedendo i riflettori su di un lavoro di coppia, senza la necessità – a ogni costo – di dover mostrare i muscoli.

Un disco da ascoltare per poter far pace con l'ostinata ricerca sul tema: "A chi assomiglia? Da chi prendono spunto?".

Alceste Ayroldi per Jazzitalia

17 janvier 2019

Daniele di Bonaventura et Giovanni Ceccarelli célèbrent Tom Jobim

Le 16 janvier 2019
Daniele di Bonaventura et Giovanni Ceccarelli © Emilia De Leonardis

Le bandonéiste et le pianiste italiens revisitent avec grâce un répertoire méconnu de l'artiste brésilien sur l'album "Eu Te Amo - Tribute to Tom Jobim".

Qu'ils s'illustrent dans le jazz, le tango ou la musique contemporaine, Daniele di Bonaventura et Giovanni Ceccarelli sont passés maîtres dans l'art de l'improvisation et du romantisme mélodique. En 2013, les deux virtuoses se lançaient dans un dialogue passionnant de compositions originales sur l'album Mare Calmo. Six ans après le bandonéiste et le pianiste transalpins présentent leur nouveau projet Eu Te Amo - Tribute to Tom Jobim, le 18 janvier via Bonsaï Music, un hommage magistral à l’un des principaux créateurs de la bossanova.

C'est avec une grâce infinie que Daniele di Bonaventura et Giovanni Ceccarelli s'approprient l'inventivité mélodique, les harmonies sophistiquées et les textes poétiques du pianiste et chanteur Antônio Carlos Jobim qui nous a quittés en 1994. Pour ce cri d'amour à l'artiste brésilien, les deux musiciens ont choisi de réarranger avec subtilité 15 perles rares de Tom Jobin. La magie prend immédiatement, chaque titre est un appel aux émotions les plus fortes. Les deux complices ont fait appel sur plusieurs titres à deux artistes brésiliens proches de Jobim, le chanteur Ivan Lins et le violoncelliste et arrangeur Jaques Morelenbaum. La chanteuse et improvisatrice française Camille Bertault nous offre une version somptueuse du titre As praias desertas extraite de l'album de Jobim Por Tôda Minha Vida (1959).

Source : Fip.fr

Le splendide hommage à Tom Jobim par Daniele di Bonaventura (Bandonéon), Giovanni Ceccarelli (Piano, avec la participation de Ivan Lins (Chant), Jaques Morelenbaum (Violoncelle) et Camille Bertault (Chant)

euteamo

01 – O que tinha de ser / Passarim (A.C. Jobim/V. De Moraes) / (A.C. Jobim) 5:15
02 – Eu te amo (A.C. Jobim/C. Buarque) 4:35
03 – Ana Luiza (A.C. Jobim) 5:00
04 – Chovendo na roseira (A.C. Jobim) 4:59
05 – Modinha / Olha Maria (A.C. Jobim/V. De Moraes) / (A.C. Jobim/V. De Moraes/C. Buarque) 5:31
06 – Eu não existo sem você (A.C. Jobim/V. De Moraes) 3:46
07 - Brigas nunca mais – (A.C. Jobim/V. De Moraes) 4:48
08 – Luiza (A.C. Jobim) 5:59
09 – Falando de amor (A.C. Jobim) 3:38
10 – As praias desertas (A.C. Jobim) 4.42
11 – Por toda a minha vida (A.C. Jobim/V. De Moraes) 2:39
12 – Samba do avião (A.C. Jobim) 3:41
13 – Angela (A.C. Jobim) 4:12
14 – Imagina (A.C. Jobim/C. Buarque) 2:42

Daniele di Bonaventura et Giovanni Ceccarelli sont en concert le 17 janvier au Sunside à Paris.



Giovanni Ceccarelli et Daniele Di Bonaventura en direct sur TSF JAZZ.

 

latins

Clin d’œil à « Eu Te Amo – The Music of Tom Jobim »

par Nicole Videmann | 3 février 2019 | Chorus

Élégance sensible et subtilité musicale

Sur « Eu Te Amo - The Music of Tom Jobim », Daniele di Bonaventura et Giovanni Ceccarelli revisitent des compositions peu connues de Tom Jobim. Avec une sensibilité infinie, le duo bandonéon-piano et ses invités, Ivan Lins, Jaques Morelenbaum et Camille Bertault, livrent un opus élégant et subtil.

Un hommage plein de grâce rendu au compositeur brésilien.

Daniele di Bonaventura (bandonéon) et Giovanni Ceccarelli (piano) se retrouvent sur « Eu Te Amo –The Music of Tom Jobim » (Bonsaï Music/Sony Music Entertainment) pour rendre hommage à la musique du légendaire pianiste et compositeur brésilien Tom Jobim.

Pour enregistrer l’album, le duo a invité deux artistes brésiliens renommés qui furent l’un et l’autre très proches de Jobim, le chanteur, pianiste et compositeur Ivan Lins et le violoncelliste et arrangeur Jaques Morelenbaum. La chanteuse française Camille Bertault prête aussi sa voix sur un des titres de l’album.

Daniele di Bonaventura & Giovanni Ceccarelli

Issus tous les deux de la région italienne des Marches, le bandonéoniste Daniele di Bonaventura et le pianiste Giovanni Ceccarelli sont passés maîtres dans l’art de l’improvisation. En 2013 les deux virtuoses transalpins, créent leur duo. Ils conçoivent ensuite leur premier projet. Ainsi, à partir d’un répertoire de compositions originales ils enregistrent l’album « Mare Calmo ».

Une passion commune

Les deux musiciens partagent un amour commun pour le Brésil et sa musique. La passion de Giovanni Ceccarelli pour la musique brésilienne date de l’époque où il a découvert et aimé le jazz. Pour lui, la richesse harmonique et rythmique de l’art de Jobim possède une dimension universelle tout en demeurant profondément brésilienne. Daniele di Bonaventura apprécie quant à lui le jeu de piano de Jobim qui va à l’essentiel et pose des couleurs sur sa musique. Avant de jouer du bandonéon, Daniele di Bonaventura a été pianiste. Depuis son enfance, dès qu’il a joué du piano et fait des tournées au Brésil, il a été fasciné par la capacité de Jobim à insérer dans la musique brésilienne l’impressionnisme de la musique européenne de Debussy et Ravel.

Hommage à Tom Jobim

En 2017, année du 90ème anniversaire de la naissance de Jobim, Danielle di Bonaventura conçoit de rendre hommage au compositeur brésilien, rejoint en cela par son compagnon de duo. Il se trouve que le bandonéoniste a eu l’occasion de tourner avec Paolo Fresu et Jaques Morelenbaum alors que de son côté avec le groupe InventaRio, Giovanni Ceccarelli a joué et enregistré « Inventario incontra Ivan Lins » avec le compositeur, pianiste et chanteur Ivan Lins.

C’est ainsi que, de note en portée, de mélodie en harmonie, le duo a conçu de concrétiser le projet qui a pris la forme d’un album dont le nom emprunte celui d’une composition de Jobim. Sorti le 25 janvier 2019, « Eu Te Amo - The Music of Tom Jobim » est porté par le label Bonsaï.

« Eu Te Amo - The Music of Tom Jobim »

Dès la première écoute de l’album, on perçoit la profonde empathie musicale que Daniele Di Bonaventura et Giovanni Ceccarelli portent à la musique de Jobim. Les deux musiciens ont fait le choix de sélectionner les titres de leur répertoire parmi les pièces les moins connues du compositeur lesquelles s’adaptent à merveille au duo bandonéon-piano et font ressortir la délicatesse de leur expression et l’intimité musicale qui les relie. Sur les quatorze plages (quinze pour la version digitale), le duo et ses invités rendent un hommage magistral à la musique du compositeur, pianiste et chanteur Antonio Carlos Brasileiro de Almeida Jobim (1927-1994). Ce dernier a contribué à créer la bossa-nova et a beaucoup participé à sa diffusion mondiale sous le nom de Tom Jobim.

Huit pièces portées par le duo

L’album ouvre avec le duo bandonéon-piano dont le style minimaliste sert à merveille O que tinha de ser enchainé avec Passarim. Sur les sept autres titres qu’ils interprètent tous deux, Daniele di Bonaventura et Giovanni Ceccarelli expriment avec subtilité la quintessence de la bossa-nova. Entre tendre sensualité et sensibilité élégante, ils laissent libre cours à leur inventivité mélodique et se coulent avec délicatesse dans les harmonies raffinées de Jobim.

Deux titres chantés par Ivan Lins

Sur deux plages, le duo est rejoint par Ivan Lins qui a délaissé son piano et s’implique uniquement dans le chant. Originaire de Rio de Janeiro comme Jobim, Ivan Lins pose sa voix sur la superbe mélodie d’amour qui donne son nom à l’album, Eu te amo. Le titre se consume d’une profonde mélancolie. Sur Brigas nunca mais, les inflexions et les respirations de l’artiste brésilien rappellent celles de Jobim lorsqu’il chantait. Cette version donne vraiment envie de faire la paix et de s’aimer sans querelle.

Quatre ballades magnifiées par Jacques Morelenbaum

Le violoncelle de Jacques Morelenbaum intervient sur quatre superbes ballades tristes, Ana Luiza, Modinha / Olha Maria, Luiza et Angela. L’interprétation sensible et inspirée du violoncelliste sublime les quatre mélodies d’amour et fait ressortir la profonde saudade qui les habite. Le jeu du duo s’en trouve comme stimulé. Fins mélodistes, Daniele di Bonaventura et Giovanni Ceccarelli croisent les fils soyeux de leurs improvisations et font resplendir la musique.

Une chanson interprétée par Camille Bertault

Loin de la virtuosité qu’elle pratique avec brio, la chanteuse de jazz Camille Berthault pose sa voix avec grâce sur la délicate composition As praias desertas enregistrée par Jobim en 1959 sur « Por Tôda Minha Vida ». Après les paroles chuchotées en français qui ouvrent le titre, elle développe la mélodie d’une façon quasi angélique. Sur l’écrin précieux des notes ciselées déroulées par le piano, elle détache ses syllabes avec délicatesse et sans effet comme elle poserait ses pas sur les plages désertes et termine le titre en fredonnant tendrement.

« Eu te amo - The Music of Tom Jobim » se démarque des nombreuses productions consacrées à la musique de Jobim. Par un alliage raffiné entre interprétation, improvisation et arrangement, l’album maintient un équilibre subtil dont les couleurs pastel n’omettent pas de ménager des contrastes délicats. De douces émotions affleurent au fil des plages dont la musicalité ne se dément jamais.

qwest

Les italiens Daniele Di Bonaventura (bandonéon) et Giovanni Ceccarelli (piano), en choisissant de relire quatorze chansons d’Antonio Carlos Jobim (1927–1994), se confrontent à une gageure : apporter un regard novateur à un répertoire déjà largement arpenté sans en perdre la saveur originelle. Leur lecture, loin de l’esprit carioca, nous emporte vers une face sombre, d’autant que le pianiste ne cherche pas à imiter le toucher aérien de Jobim et que le bandonéon donne des couleurs tango et fait irrémédiablement penser à Astor Piazzolla. Une fois encore, on mesure combien ces superbes mélodies résistent à toutes les expérimentations.

Ils invitent la chanteuse française Camille Bertault qui, en comédienne qu’elle est aussi, déclame en portugais la première strophe de « As Praias Desertas ». C’est l’interprétation la plus sensible, la plus belle, la plus en harmonie avec l’esprit du compositeur. Sont également présents sur quelques plages le chanteur Ivan Lins et le violoncelliste Jaques Morelembaum – qui fut un compagnon de route du Tom Jobim de la dernière décade.

8 février 2019 | Globale,Jazz

DANIELE DI BONAVENTURA & GIOVANNI CECCARELLI, « Eu te amo - The music of Tom Jobim » (avec Camille Bertault, Ivan Lins & Jacques Morelenbaum), Bonsaï Music

Nous adorons Tom Jobim (1927-1994), l’un des plus grands maîtres de la musique brésilienne contemporaine, et voici un album qui l’honore superbement ! Rien d’étonnant à cela : car ce disque magnifique est le fruit d’un duo entre deux artistes de jazz d’exception, tous deux formés depuis l’enfance aux exigences les plus pointues de la musique classique, tous deux jazzistes confirmés qui se produisent dans les plus grands festivals du monde, et tous deux compositeurs-arrangeurs. Nous avons nommé : les Italiens Daniele Di Bonaventura au bandonéon et Giovanni Ceccarelli au piano, tous deux nés dans la région des Marches, et que l’on sent tellement complices ici que l’on n’a pas l’impression d’écouter un duo, mais un seul ensemble...

Voici donc, en version instrumentale à l’exception de 2 ou 3 compositions, les plus grands standards du maître Jobim : « Eu te amo » (Je t’aime), « Falando de amor » (En parlant d’amour), « Por toda a minha vida » (Pour toute ma vie), etc. Et ce n’est rien moins que le grand chanteur et compositeur brésilien Ivan Lins qui est invité ici à interpréter ces chansons-poésies que sont souvent celles de Tom Jobim, et de la bossa-nova.Une infinie mélancolie baigne l’ensemble du disque - mélancolie intrinsèque à l’univers de Jobim, et plus généralement, qui imprègne toute la bossa-nova de ces années 60 et 70, âge d’or du genre. Mais le propre des grands artistes, en classique ou en jazz, est de nous donner à ENTENDRE une musique que nous connaissions par coeur, de manière totalement NEUVE. Et c’est en cela que le pari de notre duo de musiciens est totalement réussi. Ils se réapproprient totalement l’oeuvre, et la font leur - dans l’esprit même du jazz et des musiques improvisées : ajoutant ici un solo de violoncelle (Jacques Morelenbaum), là invitant la chanteuse Camille Bertault à poser sa voix, ou Ivan Lins à scatter.

Quand la suavité italienne épouse la douceur amérindienne de la bossa-nova, quand le mélancolique violoncelle vient répondre à la tout aussi mélancolique « saudade » brésilienne, cela donne un disque sublime...

Source : Muzzika

Le documentaire de Cathy Rocchi (France 3 Corse Via Stella - 2015) est désormais sur You Tube :

14/04/2019

altissima

Altissima Luce

Voici le lien officiel pour le streaming et le téléchargement de "Altissima Luce"

https://lnk.to/AltissimaLucePaoloFresu

L'album sous sa forme "physique" (Digipack) est annoncé en France pour le 17 mai !

10 juin 2019

A "Jazz Meeting" il bandoneonista Daniele di Bonaventura Lʼeclettico musicista racconta a Tgcom24 i suoi ultimi due lavori

Ben due i progetti discografici che vedono coinvolto il bandoneonista Daniele di Bonaventura. L'eclettico musicista marchigiano dà alle stampe "Altissima Luce - Laudario di Cortona", un lavoro con Paolo Fresu, creando l'ennesimo episodio di una lunghissima collaborazione con il leggendario trombettista di Berchidda. Contemporaneamente è immesso nel mercato discografico anche "Garofani Rossi", nuovo lavoro del quartetto di Daniele Di Bonaventura. Daniele è ospite a "Jazz Meeting" e illustra così i lavori...

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Foto di Lisa Miniussi

"Con Paolo Fresu - dice Di Bonaventura -, abbiamo lavorato sulle Laudi del "Laudario di Cortona" musica sacra proveniente dal territorio toscano, grazie all'Orchestra da Camera di Perugia che ci ha suggerito o di riarrangiare in chiave jazzistica alcuni brani. All'inizio siamo stati sorpresi, dal momento che la musica sacra del '200 sembra distante anni luce da cose che facciamo di solito, poi mano a mano lavorando a questo repertorio e ascoltando i brani dell' Orchestra da Camera di Perugia, abbiamo catturato delle ricomposizioni basate sugli elementi melodici delle Laudi cercando di farle nostre, speriamo di esserci riusciti".

Com'è stato per te e Paolo Fresu il confronto con l'Orchestra?
Direi che non è stato difficile, ci siamo cuciti il vestito addosso, non ci siamo allontanati molto dal nostro linguaggio musicale nel ricostruire i brani. Per le improvvisazioni abbiamo fatto si che diventasse un poema sinfonico, per noi è stato come aver riportato lo spirito musicale delle Laudi del 1200, nel periodo contemporaneo.

Esce in questi giorni anche "Garofani Rossi", nuovo lavoro del tuo quartetto...
Sì, nel Daniele Di Bonaventura Band'union composta oltre che da me anche da Marcello Peghin alla chitarra, Felice Del Gaudio al contrabbasso ed Alfredo Laviano alle percussioni. E' un disco che prende spunto dai canti delle rivoluzioni nel mondo: da quella cubana a quella messicana ma soprattutto a quella dei "garofani" in Portogallo che dà il suo nome all'intero progetto.

Mentre stavo lavorando agli arrangiamenti, mi sono venute in mente le sere trascorse con il fotografo - giornalista Mario Dondero, che ci ha lasciati qualche anno fa. Il disco l'ho voluto dedicare a lui per ovvie ragioni, perché è stato partigiano ha quindi vissuto una rivoluzione, ho preso una sua foto che poi ho inserito nella copertina del disco. Noi musicisti abbiamo avuto un approccio se vogliamo atipico al progetto, facendo un lavoro sulla musica e le note non sembrano sentire la mancanza del testo. Abbiamo metabolizzato a tal punto questi brani, che ormai sembrano nostre composizioni.

Sia il "Laudario di Cortona" che "Garofani Rossi", sono pubblicati da "Tuk Music".​

24 juillet 2019

Un article du magazine allemand AKKORDEON :

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Le site de Daniele :

http://www.danieledibonaventura.com/

 

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