Conseils photo

Dernière mise à jour du site : 02/10/2007

Quelques notions indispensables

Souvent des photographes sont déçus par les tirages obtenus à partir de leurs photos numériques, si belles sur leur écran d'ordinateur. Une raison à cela : ils ont confondu résolution et définition. Explications :

La définition est le nombre de pixels composant l'image, par exemple 2000x3000 pixels. Une photo "2 Mpix" comprend environ 1200x1600 pixels.

La résolution est le nombre de pixels par unité de longueur, le plus souvent par pouce. On parle donc de "dpi" (dots per inch – points par pouce). Cette densité est très importante au stade de l'impression, car c'est elle qui va déterminer la qualité de l'image finale.
Supposons en effet que l'on ait une image de 2240 x 1680 pixels (cas d'un appareil numérique avec capteur CCD 4 Mpixels); si on l'imprime à 300 dpi, elle fera environ 7,5 pouces de large (19 cm) sur 5,6 pouces de haut (14,2 cm); si on l'imprime à une résolution de 100 dpi, elle passera à 22,4 pouces (57 cm) sur 16,8 (42,7 cm). Le nombre de points élémentaires (pixels) n'ayant pas augmenté, on comprend que la qualité résultante diminuera fortement, puisque chaque point élémentaire devra être artificiellement grossi pour remplir l'espace le séparant de ses voisins.
Pour la visualisation sur écran d'ordinateur ou par vidéoprojection, les valeurs de résolution exprimées en "dpi", dots per inch, ou "ppp", points par pouce, n'ont aucun effet. Il faut en l'occurence raisonner en pixels.

La taille ou format d'une image est définie par le nombre de pixels qui la composent verticalement et horizontalement, le pixel étant le plus petit élément de l'image, petit carré que l'on observe quand on grossit l'image à l'écran. C'est une manière absolue de chiffrer la taille de l'image, à ne pas confondre avec la place qu'occupera l'image sur l'écran de l'ordinateur !

Ces trois données sont liées par la relation suivante :
format = définition/résolution.
Ainsi une augmentation du format se traduit par une réduction de la définition.

Ajoutons que le poids d'une image numérique est proportionnel à sa définition. Ainsi, une image RVB 8 bits de 1000 x 1500 pixels donnera un fichier de 1 000 x 15 000 x 24/=4 500 000 octets.
Pour obtenir un tirage 20x30 cm à 300 dpi, il faut que l'image initiale comporte 2362 x 3543 pixels, le fichier résultant faisant 24 Mo. Si l'on passe au format 24x36 cm, le fichier pèse 36 Mo et il fera plus de 53 Mo pour une impresssion en 30x45 cm.
Des fichiers de ce poids ne sont pratiquement pas transmissibles par internet et ne pourront être transférés d'un ordinateur à un autre qu'en utilisant des moyens de stockage de grande capacité (par exemple, CD Rom, cartes Compact Flash, cartouches Zip). Ils seront également longs à ouvrir, à visualiser et à "traiter" si l'on ne dispose pas d'un ordinateur doté d'une bonne carte graphique et d'au moins 128 Mo de mémoire vive (RAM); un disque dur rapide et de grande capacité apportera un confort supplémentaire.
En revanche, la performance et la "vitesse" du processeur ne jouent pas un grand rôle, sauf si l'on utilise des filtres générant des effets complexes comme on en trouve dans les logiciels de traitement de l'image (Photoshop, Paintshop Pro, par exemple).
Enfin, il est évident que le temps de traitement de l'image par l'imprimante s'allonge considérablement en fonction du poids du fichier.

La place que prend l'image sur l'écran dépend de la résolution du moniteur. Par exemple, une image de 750x550 pixels affichée à 100% occupera la quasi totalité de l'écran si la résolution du moniteur est de 800x600 pixels; elle occupera une place beaucoup plus petite pour un affichage de 1024 x 768 tandis qu'elle n'apparaîtra pas dans sa totalité avec une résolution de 640 x 480. Les cartes graphiques et les moniteurs des ordinateurs ne peuvent afficher qu'un nombre maximum de pixels en largeur et en hauteur en fonction du nombre de couleurs (ou de nuances de gris) désirées. Les résolutions les plus courantes sont : 800 x 600 – 1024 x 768 – 1280 x 1024 pixels. Il faut cependant savoir qu'à l'heure actuelle la majorité des "internautes" utilise la résolution de 1024 x 768 pour accéder à internet; aussi les images destinées à être affichées sur des sites web devront-elles avoir des dimensions de l'ordre de 900 x 650 pixels (il faut en effet tenir compte des éléments "fixes" des navigateurs qui prennent de la place) si l'on veut que l'utilisateur puisse les voir dans leur totalité sans défilement.

Petite règle mnémotechnique : divisez par 100 les dimensions en pixels du fichier natif et vous obtenez les dimensions en cm de l'image imprimée sans perte de qualité; exemple : 2000x3000 = 20x30 cm.

La bonne résolution
Il n'existe pas de résolution optimale de l'image dans l'absolu : tout dépend de l'usage final. Il ne sert à rien en effet de disposer d'une image de grande taille en qualité d'impression si celle-ci n'est destinée qu'à figurer sur un site web, d'autant plus que le poids des fichiers est une contrainte non négligeable.
On considère qu'une résolution d'impression de 300 dpi est une valeur optimale, mais il est normalement possible d'obtenir d'excellentes images sur une imprimante jet d'encre personnelle avec une résolution de 240 dpi. Toutefois, seuls des essais comparatifs successifs vous permettront de déterminer quelle est la résolution idéale pour votre matériel. Idéalement, il faudrait que l'image imprimée ait la même taille que l'image d'origine, sans "gonflement" artificiel par extrapolation.
Une photo de 2240 x 1493 pixels permettra d'avoir un tirage 19x12,6 à 300 dpi, 22x14,5 à 260 dpi et 22,7x15 cm à 250 dpi; dans les trois cas, le poids du fichier sera de 9,5 Mo.
Pour approcher les dimensions de tirages argentiques, il faudrait que l'image fasse 2700x1800 pixels afin d'obtenir des tirages de 22,8x15,2 à 300 dpi, 26,4x17,6 à 260 dpi et 27,4x18,3 à 250 dpi, le fichier pesant alors 14 Mo.

Formats d'enregistrement et compression
Les logiciels de traitement de l'image, mais aussi les scanners et quelques rares appareils de prise de vues, permettent de choisir entre différents formats d'enregistrement dont les principaux sont les suivants :

TIFF (.tif) : format très répandu; autorise la compression LZW non destructive
JPEG (.jpg) : format également très répandu, notamment pour les images destinées à être affichées sur l'internet; permet des taux de compression très élevés mais avec détérioration.
BMP (.bmp) : format graphique "natif" de Windows; pas de compression.
GIF (.gif) : format très utilisé sur l'internet mais ne supporte que 256 couleurs; convient donc mieux aux dessins et éléments graphiques qu'aux photographies; compression non destructive.
PSD (.psd) : format natif de Photoshop qui permet de conserver notamment les calques, couches, grilles, repères et autres informations précieuses pour le travail avec ce logiciel; pas de compression.
Il faut signaler aussi les formats RAW, en général différents selon le fabricant de l'appareil. Toutes les données de prises de vue sont enregistrées "brutes", ce qui permet une qualité optimale mais nécessite un "développement" préalable des photos.

Pour afficher des photos sur internet, vous devrez les enregistrer au format JPEG (ou au format GIF si elles contiennent moins de 256 couleurs). En revanche, pour l'archivage et l'impression, je vous conseille vivement le format TIFF (ou PSD si vous utilisez Photoshop et que vos images contiennent des calques et autres éléments que vous voulez retrouver ultérieurement, mais attention au poids des fichiers !).
Pour résoudre le problème du poids des fichiers, les logiciels de traitement de l'image disposent de fonctions de compression, certaines méthodes permettant d'atteindre des taux extrêmement élevés. C'est en particulier le cas du format JPEG qui peut réduire la taille du fichier jusqu'à un facteur de 50 environ. Sachant que l'image sera dégradée plus ou moins fortement suivant le taux de compression choisi, et qu'il n'y a pas de "marche arrière" possible pour retrouver l'image de départ une fois la compression effectuée, vous devrez choisir le meilleur (c'est-à-dire le moins mauvais) compromis entre la qualité et le poids du fichier.

Enfin, il est important de ne pas enregistrer plusieurs fois de suite une même image dans le format JPEG : les effets cumulés des compressions successives sont particulièrement dévastateurs !

Si vous utilisez un appareil numérique de prise de vues, il y a de fortes chances pour qu'il enregistre les images directement au format JPEG. Dans ce cas, dès que les images auront été transférées sur votre ordinateur, ouvrez-les et enregistrez-les en TIFF avant toute autre intervention; ainsi, vous pourrez faire des retouches, recadrages et autres manipulations par la suite sans courir le risque de dégrader votre image par des compressions successives. Ce n'est qu'une fois votre travail complètement achevé que vous pourrez sauver l'image au format JPEG si celle-ci est destinée à une publication sur internet (mais conservez quand même le fichier ".tif", on ne sait jamais !).

A la prise de vue

On l'aura compris, sauf si l'on ne destine ses photos qu'à la visualisation, il est impératif de prendre les photos en haute définition. L'inconvénient est le poids des photos (une carte de
512 K contient grosso modo 140 photos HQ en 5 MPixels. Il faut donc trouver un compromis entre qualité et nombre de photos.
Il existe une solution : disposer d'un disque dur portable. Personnellement, j'ai un Compact Drive PD70X avec disque dur de 2,5 pouces d'une capacité de 37 GB. Il me permet de vider chaque soir (ou même en cours de randonnée, car il fonctionne sur piles) tous types de carte mémoire (xD, MS, MMC, SD, Compact Flash).

Au retour de voyage

Après avoir transféré les photos sur le disque dur du PC se pose le problème de leur gestion : il faut renommer les fichiers, les classer, les sélectionner, éventuellement les retraiter et les sauvegarder.

Voici comment je procède :

1. Elimination des photos ratées ou inutiles au moyen d'une visionneuse genre iView, ACDSee ou PhotoShop Album...ou simplement l'explorateur Windows.
2. Choix des noms de fichiers
L'APN donne des noms par défaut assez ésotériques, du style "DSCF0256.jpg" ou "P51242486.jpg". Je donne d'abord un code correspondant au projet ("CSC" pour "photos de Corse"), suivi de la date de prise de vue (au format anglo saxon aaaammjj car cela permet un tri chronologique).
Ensuite un tiret et un numéro d'ordre.
Enfin en quelques lettres une descrition sommaire de la photo.
Cela donne finalement quelque chose du genre :
CSC 20050604-0024 Calvi Poudrière.
N.B. : A ce stade, aucune photo n'a été retouchée.
3. Sauvegarde (en format d'origine, généralement jpg) sur deux emplacements distincts : disque dur externe et gravure sur CD ou DVD.
4. Optimisation des photos.
Préalablement la photo est sauvegardée au format Tiff, retraitée dans PhotoShop puis à la fin seulement sauvegardée en Jpeg, afin d'éviter toute dégradation.

IMPORTANT
Pour imprimer des photos, la résolution doit être élevée (300 dpi est un bon compromis). Les images sortant des APN est la plupart du temps de très grandes dimensions avec une résolution de 72 dpi. Il faut donc redimensionner la photo. Il faut absolument dans Photoshop décocher la case "réenchantillonnage", ce qui conserve les dimensions en pixels de la photo, sous peine de dégradation de la qualité.

Le classement et l'archivage

J'utilise pour chaque voyage trois répertoires :

-          "Originaux" : les originaux renommés
-          "Originaux tiff" : les originaux sauvegardés en tiff
-         "Optimisées" : les photos optimisées en jpg

Le répertoire « originaux tiff » n’a pas vocation à perdurer : il sert simplement de sécurité pendant les traitements. On peut ainsi disposer d’originaux non compressés à partir desquels on peut retravailler sans toucher aux originaux.

Les photos optimisées en jpg sont sauvegardées au format d’impression courant (en 300 dpi). Il est possible de les copier au format web (96 dpi en 440 pixels de hauteur pour affichage dans la galerie)

En cas de besoin, on revient à l’original. Le principe est de ne pas sauvegarder plusieurs fois successives en jpg, car à chaque fois on compresse les données, au prix de la qualité.

Page largement inspirée de la Revue Chasseur d'Images et du tutoriel de Gérard Desroches sur son site
http://www.gdesroches.com/formation/

 

 

haut de page Accueil