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2008 : Tous les concerts d'A Filetta
Avril
8 Marseille, Tbc
11 Suresnes
12 Claret
Mai
2 Calvi
9 Calvi
18 Calvi
23 Marseille
27 Paris
28 Paris
29 & 30 Pérouges
31 St Sébastien sur Loire
Juin
6 Roubaix
7 Roubaix
17 Calvi
21 Capraia
25 Calvi
26 Calvi
30 Calvi
Juillet
4 Fougères
5 Fougères
11 Wroclaw
12 Ostrava
16 Calvi
17 Propriano
19 Vilanova
21 London
23 Calvi
26 Boechout
Vendredi 11 avril, Suresnes, Théâtre Jean Vilar
Ce
premier concert de 2008, organisé dans le cadre du Festival
Chorus des Hauts-de-Seine, était intitulé Bracanà,
titre du nouvel album dont la sortie est prévue le 29 mai.
Comme d’habitude, il
débute en douceur par une berceuse géorgienne, Nana, puis Jean-Claude introduit les deux
chants suivants : la
Paghjella, chantée par
Jean-Luc, Paul
et Ceccè, et le Rex
extrait du
Requiem.
Le
chant suivant, 1901, est une
création
récente, dédiée à la
Géorgie. De par sa composition, c’est aussi un
hommage au
chant géorgien. Deux extraits de
« Médée »
ensuite : la partie
terminale du chant I, L’invitu,
et le
chant IV, U furore. Par une sorte
de
jeu de miroirs, ces deux chants se répondent autour du
thème du rejet et de la
folie de Médée.
Troisième
temps de ce concert, peut-être le plus fort : deux
chants de la Via Crucis, le Dies Irae et le Benedictus,
puis U Sipolcru. Trois
créations
admirables qui touchent l’auditeur au plus profond de
lui-même. On a plaisir à
réentendre ces chants rarement entendus
jusqu’à présent (sauf U
Sipolcru, désormais un
« classique » du groupe.) Le Dies
Irae est d’une douceur étonnante. Nulle
trace de colère divine mais une
compassion infinie. Le Benedictus
est
un nouvel exemple de la richesse d’écriture de
Jean-Claude. On est loin de la
polyphonie traditionnelle dans ce morceau aux lignes
mélodiques enchevêtrées
tout en restant constamment simple. Ces deux chants sont
enthousiasmants,
émouvants… Un condensé de
l’art d’A Filetta !
Le
concert se poursuit avec les désormais habituels Scherzi veranili et Meditate,
qui ne sonne plus du tout comme lors de sa création. Un
exemple de la méthode
de travail du groupe qui ne fige jamais les choses. Liberata
et U cantu di
l’acqua, extrait aussi du Via Crucis,
complètent cette séquence.
Et
vient déjà la dernière partie du
concert, avec Figliolu d’ella,
Cuntrastu,
une monodie chantée par Jean-Luc, le Pater
Noster du Requiem et pour finir, non pas le traditionnel Sumiglia, mais… U
Lamentu di Ghjesu. Là encore on mesure le chemin
parcouru depuis
la première version (déjà
très aboutie) de ce chef d’œuvre. Ce
soir, c’est une
version de référence que nous offrent Jean-Claude
et ses amis.
Après
un tonnerre d’applaudissements, nos amis entonnent le
« Exorciso Te »
de La folie du cardinal pour un
premier rappel. Les applaudissements redoublent et le groupe revient
sur scène.
Jean-Claude annonce le chant suivant, une toute nouvelle composition
évoquant
le camp d’extermination de Treblinka. Initialement, ce chant
devait conclure le
programme normal, mais le groupe, répondant à une
demande de chanter U lamentu di
Ghjesù, avait décidé de
garder
Treblinka pour
l’éventualité d’un rappel.
Nous découvrons donc pour la première fois ce
long chant très tendu mais tout
en retenue, avec un bourdon très original
conférant à ce morceau une atmosphère
glacée.
L’année 2008 commence bien … Rendez-vous au prochain concert (L’Européen en mai) !



