16,
17, 18 mars Nouméa (Nouvelle Calédonie),
Centre Jean-Marie Tjibaou
Quelques photos
de la tournée en Nouvelle-Calédonie gentiment transmises par Denis
Barbieri. Un grand merci à lui !
Vendredi
30 mars et samedi 31 mars, A Passione à Calvi
De
notre correspondant permanent à Calvi Paul Parenti :
Magnifique
spectacle donné à l'oratoire Saint-Antoine. A Filetta, privé
de Jean, a chanté :
Figliolu d'ella, Beati, U Cantu
di l'Acqua, Ghmerto, A L'Alivetu, A Sintenza, Rex,
U Lamentu di Maria et U Sipolcru.

13
avril, Casablanca, Notre-Dame de Lourdes
14 avril, Rabat, Institut Français

Lundi
14 mai, Saint-Germain-les-Arpajon (Essonne)



C'était
ce 14 mai, dans l'Eglise Saint-Corbinien de Saint-Germain-les-Arpajon, notre premier
concert de l'année 2007, par un temps de novembre. Les sept chanteurs d'A
Filetta ont commencé par une berceuse géorgienne, Nanna,
avant d'enchaîner par Rex. Puis, une nouveauté, une paghjella
chantée par un trio composé de Jean-Luc, Paul et Ceccè.
U Sipolcru concluait cette première petite partie.

La
deuxième partie était consacrée à Medea : un extrait
de chacun des quatre choeurs, L'invitu, L'Arditezza, U Casticu,
U Furore.
Puis une nouveauté, les Scherzi veranili composés
par Jean-Michel Giannelli, suivis de trois compositions de Bruno Coulais : La
colère de Karma, Le Lac et Gloria.

Pour
clore le concert, U cantu di l'acqua extrait du Via crucis, suivi
d'un merveilleux Figliolu d'ella, puis le Pater Noster et enfin
Sumiglia. En rappel, La Folie du cardinal du Libertin.
Nous avons assisté encore une fois ce soir à un merveilleux
concert. Les chanteurs étaient tous en grande forme vocale, détendus
et souriants. Le public aussi avait du talent : à la fin de chaque morceau,
un silence recueilli précédait le tonnerre d'applaudissements. Sommets
du concert, les extraits de Médée, Le lac et Figliolu
d'ella, à mon avis la meilleure des versions déjà entendues.
Mais il faudrait tout citer !
Mardi
15 mai, Saint-Germain-en-Laye (Yvelines)


Le
lendemain, le magnifique théâtre Alexandre Dumas accueillait A Filetta
et les six musiciens de Si di mè. Une première partie
était consacrée au répertoire a cappella du groupe, une excellente
idée qui a permis au public de découvrir l'étendue de la
palette artistique du groupe.
Après la Nannina géorgienne
furent présentés successivement les Scherzi veranili de Jean-Michel
Giannelli, U Cantu di l'acqua, L'Arditezza (version courte), Rex,
suivis des désormais classiques compositions de Bruno Coulais : La colère
de Karma, Le Lac et Gloria.

Photo : Pierre Casanova
La
deuxième partie, consacrée à Si di mé,
commença comme le CD par Nè 'n Tarra ne'n celu, Santa
R'ghjina et Reame Meiu. Puis vint A Muntagnera, chantée
par Jean-Luc. Jean-Claude enchaîna par un bouleversant Tbilissi,
puis Paul chanta Dormi et José Tra' Noi. Après le
recueillement de Liberata chanté par Jean-Claude, ce fut l'explosion
avec Si, auquel succèda A' Di ti di tù puis Memorie,
introduit par le texte du poète Filippini. Le public réclama
- et obtint - trois rappels : Si, La Folie du cardinal et enfin
Memorie.

Photo : Pierre Casanova
Un concert sensationnel
qui fit sûrement oublier aux membres du groupe le dernier concert cannois
qui les avaient laissés insatisfaits par suite de problèmes techniques.
Le plaisir de chanter et d'être ensemble était évident, et
le public ne s'y est pas trompé qui fit une ovation aux sept chanteurs
et aux musiciens (tous excellents) : Slim Pezin (guitare), Raoul et Cyril Duflot
(claviers), Christian Padovan (basse), Yves Saura (batterie) qui remplaçait
en dernière minute Claude Salmieri, et Roland Romanelli (accordéon).
Mardi
22 mai, Festival de musique sacrée de Marseille

Après
2 concerts en région parisienne, ça fait du bien de les voir chez
soi et en ce lieu inconnu de moi jusqu’alors : cette église,
immense église est vraiment à leur mesure ! Une scène,
dans le chœur, sous trois rangées de projecteurs et sur chacun des
côtés, un écran géant. Seule la sono connaîtra
quelques problèmes vite résolus, donc vite oubliés. L’église
est pleine, impatiente d’eux et de leurs chants, c’est magique !
A propos d’impatience, j’ai oublié mon appareil photo et je
suis un peu contrariée !
Le
programme, avec pour fil rouge, dit par Jean-Claude, un poème d’Aragon,
plein d’humanité, extrait du "Discours à la première
personne" du recueil "Les poètes", est un pur bijou mêlant chants
traditionnels, chants géorgiens et créations. De ce programme, j’ai
déjà entendu beaucoup de choses mais rien n’est jamais pareil,
ni eux, ni nous, ni le lieu et je ne me lasserai pas de les écouter et
de les voir !
Nous
sont offerts en première partie, Alilo, chant géorgien, suivi
du Sanctus de la Messe des vivants de Sermanu, et de l’Agnus Dei
de la Messe des vivants d’Olmi-Cappella. Kyrie, chant de leur création,
clôt cette partie qui nous fait plonger d’emblée dans leur
univers. C’est étrange d’être loin d’eux et en
même temps si près grâce à la caméra qui projette
et dévoile l’intimité chorale du groupe : j’ai
parfois l’impression d’une intrusion mais j’en éprouve
aussi un grand plaisir !
Dans
la deuxième partie, le Rex du Requiem créé à
St Denis en 2004 (mais quand vont-ils l’enregistrer !) est suivi de
l’Agnus Dei di i Defunti, autre création, chant de la Messe
des Défunts. C’est vraiment un grand privilège d’être
là ! Suit Ghmerto, chant géorgien qui arrache les larmes
et qu’ils chantent magnifiquement. Puis viennent le Domine de la
Messe des Défunts de Sermanu et le Beati, création du Via
Crucis. Je ne cesserai jamais de me demander comment il est possible de donner
tant d’émotions à tant de gens au même instant, c’est
définitivement un mystère. A FILETTA, 7 voix uniques que la mise
en harmonie subliment. Chacune a son identité, sa couleur, son grain, sa
beauté, chacune est un joyau parmi les autres et est l’écrin
des autres ! C’est toute l’alchimie du groupe !
La
troisième partie débute par l’Orme Sanguigne, chant
du Via Crucis de Ruglianu, que je n’avais pas entendu depuis longtemps,
c’est vraiment très beau ! Puis se succèdent quatre chants
de la Passion, créations d’une grande intensité, qui expriment
si puissamment la souffrance, A l’Alivetu, A Sintenza,
Meditate et U Sipolcru et un chant de création récente,
les Scherzi Veranili de Jean-Michel Giannelli qui trouve toute sa place
dans cette partie d’une grande intensité. C’est fou comme leurs
voix disent si justement la tragédie !
Pour
la quatrième partie et dernière partie, c’est un bouquet de
créations qui nous est donné : Figliolu d'ella, chant
d’amour et de partage, issu du Requiem, qui me donne toujours des frissons,
Dies Irae du Via Crusis, le Pater Noster du Requiem et enfin, U
Lamentu di Ghjesù, chant de la Passion de Calenzana, si beau, si émouvant,
si douloureux, pour moi le chant le plus bouleversant, le plus intense de leur
répertoire sacré !
Entre
chaque partie, après chaque parole de Jean-Claude, le public applaudit
à tout rompre, avec force et émotion, pour tous ces cadeaux donnés,
pour en recevoir encore et encore !!!!
Nous
aurons, grâce aux battements obstinés de nos mains, deux rappels :
Makharia, un puissant chant géorgien d’une grande beauté
et le Gloria du Libertin, clin d’œil à Bruno
Coulais.
C’est
fini, c’est magique, ça met sur les rails pour le prochain concert,
c’est inévitable, c’est le bonheur, c’est A FILETTA !!!
Mais que la séparation est dure !!!
Cerise
sur le gâteau, je vois à la sortie du concert Manu Théron,
le chef de file de ce groupe polyphonique provençal (c’est pour situer !),
LO COR DE LA PLANA, dont je recommande à
tous le dernier CD qui vient de sortir : "Tant deman" . A écouter
absolument ! C’est A FILETTA qui me les a fait découvrir aux
Rencontres Polyphoniques de Calvi, c’est dire !
Françoise
COULOMB

2
et 3 juin, Nikaia de Nice : Lucio, le rêve de l'âne d'or
Musique : Bruno Coulais (création)
Mise en scène : Orlando Forioso
Direction musicale : Alain Joutard
avec :
le Cirque National Alexis GRÜSS
L’Orchestre Régional de Cannes Provence Alpes-Côte d’Azur,
A Filetta,
Gaëlle
Méchaly,
Nicolas Lemoine,
Mathieu Chaminade,
le Chœur
ORFEO Junior
et 3 000 enfants des écoles élémentaires
des Alpes-Maritimes
Le livret est tiré des «Métamorphoses
ou L'Âne d'or», un récit en onze livres que l’on
doit à Apulée, auteur né au IIe siècle après
Jésus Christ.
C’est l’histoire de Lucius, un homme trop
curieux qui, pour avoir voulu approcher la magie, est changé en âne.
Il connaîtra plusieurs maîtres, de nombreuses aventures avant de retrouver
sa forme humaine.
Voyage onirique, voyage initiatique, quête spirituelle,
fable, épopée...
C’est
une expérience inoubliable pour les 3 000 élèves (750 par
représentation) qui ont travaillé leur voix toute l’année
avec leur enseignant et des intervenants musicaux.

Juin
2007 : Médée
-Ritratto di voci / Portrait de voix
à Porto Torres, Livorno et Calvi
9 juillet
: Arles, Medea au musée d'art antique - Festival Les Suds
Une
"Médée" corse ouvre Les Suds à Arles
A
suivre après l'interprétation impeccable du groupe A Filetta, "Vertiges"
de Tony Gatlif
LE
MONDE | 10.07.07 |
A l'Espace Van-Gogh d'Arles,
lundi 9 juillet, les Rencontres photographiques croisent le Festival des Suds,
consacré aux musiques du monde, qui s'ouvre pour la douzième fois.
Dans le patio, deux guitaristes de jazz animent des siestes musicales. A l'étage
sont exposées les photos de la baronne Pannonica de Koenigswarter. L'amie
des musiciens de jazz leur demandait, avant de les cataloguer en polaroïd,
quels étaient leurs trois voeux les plus chers. Le saxophoniste Benny Carter
(1907-2003) : "1) Trois millions de dollars, net d'impôts. 2) Deux millions
de dollars, net d'impôts. 3) Un million de dollars, net d'impôts".
Miles Davis, laconique : "To be white", être blanc.
On ne demandera
pas au réalisateur Tony Gatlif d'être autre chose que gitan, ou rom,
ou tzigane, ce qui n'est pas exactement pareil mais revient au même. Invité
des Suds d'Arles pour y présenter Vertiges, sa dernière création
scénique (Le Monde du 8 juin) au Théâtre antique, l'homme
annonce le thème de son prochain film : l'extermination des Tziganes par
le régime hitlérien. Pour l'heure, Tony Gatlif raconte en riant
des histoires de famille gitane (élargie) et de Camargue, sans exigence
de millions de dollars.
Pour l'ouverture des Suds, la directrice, Marie-Josée
Justamont, est allée recruter aux Rencontres polyphoniques de Calvi, dont
elle a ramené les fondateurs, A Filetta (la fougère), un groupe
de sept chanteurs de Balagne. Né en 1978, cet ensemble a pâti depuis
de l'étiquette "polyphonies corses", devenue un "concept" trop globalisant,
selon son leader, Jean-Claude Acquaviva. A Filetta a pourtant choisi d'autres
chemins que celui du maquis local : le cinéma, avec le compositeur Bruno
Coulais, la danse avec Sidi Larbi Cherkaoui, le théâtre avec le metteur
en scène Jean-Yves Lazennec.
SENS
DE LA FATALITÉ
En 1997, ce dernier
désirait monter Médée de Sénèque dans sa nouvelle
traduction du latin par Florence Dupont. Il demande à A Filetta d'en traduire
les Choeurs en corse. En 2005, le groupe fait de ces compositions un disque, Medea,
puis un spectacle, quatre tableaux impeccablement interprétés et
traversés par un sens de la fatalité, du destin et de la passion
typiquement corse.
A Arles, A Filetta a chanté
Médée au milieu des collections du Musée de l'Arles et de
la Provence antiques, ce qui en dit long sur la confiance placée en son
public par un festival bien implanté en ville. Les suppliques commencent
devant une statue, Médée tuant ses enfants (IIe-IIIe siècle).
Puis public et chanteurs se disloquent vers le fond pour entendre la violence
d'une femme abandonnée chantée par un choeur d'hommes.
Véronique
Mortaigne
Article paru dans l'édition
du 11.07.07
21
juillet : Abbaye du Relec

Enfin,
nous avons trouvé l'Abbaye du Relec à Plounéour-Menez dans
le Finistère- Nord !!!! Nous arrivons dans la forêt, nous demandant
si c'est bien ici, car point d'abbaye à l'horizon !! Tout d'un coup, nous
avons aperçu le toit de l'église. Quel lieu magnifique, très
mystérieux, plein de magie ! Eh oui c'est là ! Pas de panneaux,
juste un parking avec quelques voitures ; il est 19 h 30, le concert commence
vers 20 h 30. Nous
nous engageons dans un petit chemin de terre derrière l'église,
et là à notre droite, un petit panneau avec une affiche, «
A Filetta". Ouf, c'est bien-là.
Nous
nous approchons de l'entrée quand ma femme me dit : "j'entends des voix";
elle entre en premier et ressort aussitôt en me disant : « C'est le
groupe, il répète, viens vite !!!" Je rentre dans une église
superbe qui est du 12e siècle avec une acoustique qui me semble bonne !
(avis d'un chanteur !!) J'aperçois dans le choeur le groupe en pleine répète
! Je vais dire bonjour à Valérie qui est assise devant, elle me
dit qu'ils sont arrivés depuis peu et très contents de nous voir.
La répète se poursuit avec un chant en commun avec un autre groupe
polyphonique qui a chanté vendredi 20 juillet dans l'église, "Les
manufactures verbales." Je
peux dire qu'en écoutant j'ai ressenti une grande émotion. 4 hommes,
2 femmes avec une douceur dans leurs voix et une émotion à fleur
de peau !!!! Je n'ai ressenti ça que pour A Filetta jusqu'à présent
!! Je pense qu'il va y avoir un chant surprise ce soir, j'en ai déjà
un aperçu et cela promet. La répète prend fin et je peux
dire bonjour à tous les membres du groupe qui sont toujours très
accueillants et agrèables. Ils nous invitent à boire un verre avec
eux pendant qu'il mangent. Nous ne pouvons malheureusement pas rester dans le
restaurant qui se trouve à côté, faute de place; ce n'est
pas grave, après le concert il y a un pot et nous somme invités
!!!
Nous attendons donc dans l'église le début du concert. Heuresement
que nous n'avons pas été boire un coup, car elle s'est remplie en
très peu de temps de 300 personnes arrivées d'on ne sait où.
Le concert commence à 20 h 45 avec trois des meilleures chanteuses de Bretagne
: Marthe Vassallo, Annie Ebrel et Nolwen Le Buhé. Elles nous interprètent
des complaintes à une seule voix ainsi qu'à plusieurs pendant près
d'une heure, je dois dire que leurs timbres de voix est très beau ainsi
que l'émotion qu'elle dégagent. Je n'avais jamais entendu de chanteuses
bretonnes d'aussi près, c'est magnifique !
Nolwen
Le Buhé et Marthe
Vassallo
.
Nolwen
Le Buhé,
Annie Ebrel et Marthe
Vassallo
Photos : Peggy et
Julien Gay
Vient
ensuite A Filetta avec beaucoup de simplicité, tous en noir, nous les avons
à quelques centimètres de nous. Ils commencent par un chant tout
en douceur
« Naninna". Les voix qui commencent à monter
m'envahissent ainsi que ma femme qui ne les avaient jamais entendus dans une église.
La voix chaude et rapeuse de Jean-Claude, la terza tout en douceur de Paul,
les quatres basses, en particulier celle de Jean qui est comme du velours et la
voix de Jean-Luc vous prennent au coeur et vous font vous envoler. Cela vous prend
aux tripes!!!!!
La
suite: Kyrie, Paghjella, U sipolcru, L'invitu, L'ardidezza, U casticu, U furore,
Scherzi veranili
de Jean-Michel Giannelli, très
beau avec la belle voix de basse de Ceccè mise en avant, deux extraits
d'Himalaya, Gloria (Le libertin), Figlolu d'ella (extrait
d'un Requiem du groupe), Monodie (par Jean-Luc seul en scène; je
dois dire qu'il m'a vraiment ému avec sa voix qui nous vient de la montagne
!!), Pater Noster (extrait d'un Requiem du groupe), Sumiglia, un
autre chant en rappel dont je ne connais pas le titre, et ensuite la surprise
avec le groupe" Les manufactures verbales" et "A Filetta". Une beauté,
ce mélange de voix, avec un bourdon en fond et des improvisations de Jean-Claude
et d'un chanteur de l'autre groupe.

A
Filetta avec Les Manufactures Verbales
Photos : Peggy et
Julien Gay

Julien et Jean-Claude
Photo
: Peggy
Rencontre
ensuite avec Jean-Claude et les autres membres du groupe. Nous avons échangé
pas mal de choses avec lui. Nous avons été invités à
boire un coup avec le groupe, mais nous avions de la route, il était minuit
et demi... Nous sommes repartis, avec des regrets mais ce sera pour un autre fois,
ce n'est que partie remise !!!!!!! Voilà. Fin de ce moment passé
en compagnie du groupe, j'espère en avoir encore !
Julien
Gay
4
août : Vézelay

C'est
dans le magnifique cadre de la Basilique Ste Madeleine de Vézelay que le
Festival Musicales en Auxois accueillait A Filetta en ce beau samedi
- enfin - estival.
L'acoustique
de la nef était tellement bonne que le groupe - visiblement en grande forme
malgré (ou à cause ?) un calendrier très chargé, a
pu chanter sans aucune sonorisation, malgré l'immensité du lieu.

Ceccè et José
Le
concert démarre, comme à l'accoutumée, par un chant géorgien.
Ce soir, c'est Naninna, et non le Makharia annoncé sur le
programme. On ne perd rien au change, et on a le sentiment que la soirée
va être exceptionnelle.

Paghjella (photo Pierre
Casanova)
Après
les quelques paroles d'introduction de Jean-Claude, la première partie
du concert se poursuit avec un excellent Rex suivi d'une Paghjella
puis d'U Sipolcru. Puis ce sont les extraits des quatre chants de Médée,
L'Invitu, L'Arditezza, U Casticu et U Furore.

Ceccé, José
et Jean
Le
concert se poursuit avec la partie consacrée aux compositions de Jean-Michel
Giannelli et de Bruno Coulais, "qui a su se servir de nos voix sans jamais les
asservir", dira joliment Jean-Claude : Scherzi veranili, La Colère
de Karma, Le Lac, et enfin Gloria.

Jean-Luc
Et
vint - déjà ! - la dernière partie : Un Figliolu d'ella
frémissant d'émotion, une monodie chantée par Jean-Luc, le
Pater Noster un peu remanié, et enfin Sumiglia.

Figliolu d'ella (photo
Pierre Casanova)
Deux
rappels : La Folie du cardinal et Beati.

A Filetta (photo Pierre
Casanova)
On a beau
connaître par coeur tous ces chants, on est à chaque fois émerveillé
par la passion qu'y insuffle chacun des chanteurs. A chaque fois on entend un
petit quelque chose de différent, et ce soir, était-ce l'acoustique
exceptionnelle, était-ce la majesté du lieu, c'était géant,
émouvant, extraordinaire... c'était A Filetta !

L'Yonne Républicaine du
7 aoüt 2007
9
août : Montoire
Kaléidoscope vivant que ce festival de Montoire où les costumes
chamarrés se mêlent à la sobriété d'autres tenues
et où la fraternité est au rendez-vous dans ce spectacle haut en
couleurs et en diversité.

Jeudi
soir, le palais de toile n'en finissait pas de vibrer au rythme de ces groupes
venus des quatre coins du monde faire partager leur amour de la danse et de la
musique.
Après une première
partie étonnante où nous découvrons la voix d'une chanteuse
Arménienne, nous sommes surpris par les "dongs" chinois à plusieurs
tonalités interprétés par un groupe de femmes en superbes
costumes multicolores.

La
seconde partie est entièrement consacrée à nos amis Corses
et c'est avec une certaine appréhension que nous attendons le concert,
car c'est la première fois que le groupe va chanter sous chapiteau. Plus
habitués à les entendre dans des églises ou des théâtres,
nous nous demandons comment va se passer leur prestation. Eux-mêmes sont
étonnés par le cadre et il flotte quelque inquiétude de leur
côté...
Enfin, trés
concentrés, les sept hommes en noir pénètrent sur l'immense
scène... D'entrée le public les accueille chaleureusement... Et
la magie opère!... la main sur l'oreille, le regard noyé vers l'horizon,
ils nous mènent vers un monde de poésie et de beauté ! La
chaleur des applaudissements les libère peu à peu, le public apprécie.
Ils commencent par la douceur du chant géorgien "Naninna" et nous
sommes déjà envahis par la beauté des voix. Le public lui
aussi envoûté écoute religieusement et c'est à peine
si l'on prend garde aux bruits extérieurs et au va et vient sous le chapiteau
tant nous sommes tous hypnotisés par le groupe. Suivent des extraits du
Requiem créé à Saint -Denis, les choeurs de Médée,
"Rex", une Paghjella,"Scherzi Veranili" de Jean-Michel Giannelli,
"le Lac" de la bande originale du film "Himalaya l'enfance d'un chef",
" Gloria" du film "le Libertin" et "Sumiglia" toujours aussi envoûtant.
Pas un bruit dans le palais de toile, tout le monde retient son souffle
quand Jean-Claude prend la parole en corse et en français pour évoquer
les morceaux successifs. L'auditoire est subjugué, frappé au coeur.
Et c'est sous un tonnerre d'applaudissements que s'achève le concert.
Trois rappels, le public debout les ovationne avant que Jean-Claude remercie :"Sur
les routes depuis bientôt trente ans, ce soir, nous avons le sentiment que
nous sommes sur le chemin où les hommes ont toujours quelque chose à
se dire. Votre action donne du souffle et du sens à notre marche."
Suit
un hommage du Directeur du Festival :" Ici, on a croisé nombre de chanteurs
mais c'est toujours une chance de recevoir des gens sans artifices, dont le seul
créneau est le travail bien fait." Puis il demande à Jean-Claude
de présenter tous les membres du groupe, ce qui n'est pas habituel, et
nous apprécions de pouvoir les applaudir chacun leur tour.
A
Filetta a subjugué les 800 spectateurs présents et le palais de
toile a fait un triomphe au groupe.
Puis, en file indienne, Jean-Claude,
Paul, Jean-Luc, Jean, José, Maxime, Ceccé repartent tout auréolés
d'un succès une fois de plus amplement mérité !
Joëlle
et Jean-Paul Pillot
22
août Calenzana, VIIes Rencontres de musiques classiques et contemporaines


23
août : Cugand (85) Festival de musiques
et danses du monde

Photo
Ouest France
25 août : Aubrac
Je
n'ai pas vu les chiens noirs du Mexique, non plus que les pirogues tirées
par les haleurs mais j'ai vu le minuit d'un 25 août 2007 sur les hauteurs
d'Aubrac et vrai, je ne voudrais pas crever avant que de tenter de l'écrire.
Tâche impossible : celle d'évoquer le pouvoir sorcier de sept
voix n'en faisant qu'une. Tissage inouï de sept murmures qui porteraient
au cri - qu'une si grande tension appelle… Alors, la question de l'âme
et du corps est remisée aux archives de la philosophie (quelle mesquine
dichotomie de scolastique tient face à la jouissance ?)
Il faut écouter
" Medea " chanté par A Filetta et on aura une idée de l'œuvre,
mais non du chef-d'œuvre que fut ce concert, car il y faudrait la Dômerie
d'Aubrac, le souffle coupé du public (serré comme moutons en bergerie),
la nuit tout autour, le silence et l'espace du plateau troués par ce seul
chant.
Cela s'appelle la grâce.
Evelyne
Lafuma.
Les 5, 6, 7 et 8 septembre
: « Apocrifu » de Sidi Larbi Cherkaoui au Théâtre de
la Monnaie, Bruxelles

Pour
sa première création à la Monnaie, Sidi Larbi Cherkaoui a
décidé de travailler sur un trio. « Je discutais depuis un
moment déjà avec Yasujuki Shuto, danseur du ballet de Tokyo, sur
un projet commun quand l’invitation de la Monnaie m’est parvenue.
Mais je sortais aussi d’un duo avec Akram Khan et d’un quatuor avec
D’avant. Comme j’aime bien les chiffres, j’ai décidé
de travailler sur un trio et j’ai fait appel à Dimitri Jourde avec
lequel on envisageait aussi de travailler depuis longtemps. » Avec le groupe
vocal corse A Filetta pour la partie musicale, Sidi Larbi Cherkaoui explore l’univers
de tout ce que l’on rejette. « Les apocryphes, ce sont les évangiles
qui ont été rejetés par l’Eglise. Pour moi, c’est
le symbole de tout ce qui est rejeté. J’ai voulu créer une
danse, une sorte de communauté homéopathique où tout a sa
place, où il n’y a pas de déchets. » Travaillant avec
un danseur classique et un autre qui vient du cirque et du contemporain, le chorégraphe
a aussi voulu mêler intimement ces diverses pratiques plutôt que de
les faire évoluer côte à côte.

Jean-Marie
WYNANTS,LE SOIR, samedi 1er septembre 2007
De
Caluwé avait annoncé que la danse prendrait un nouvel envol : le
talentueux Sidi Larbi Cherkaoui ouvre la marque avec "Apocrifu" - rêve d'une
communauté où tout et tous trouvent leur place -, en trio avec Dimitri
Jourde, "circassien contemporain", et Yasujuk Shuto, "classique de lumière",
sur des chants de choeur corse A Filetta - "ils sont sept, on est trois, on se
sent très soutenus..."
Martine
D. Mergeay, La Libre Belgique du 31 août 2007
La
joyeuse entrée de Larbi Cherkaoui
Création
d'"Apocrifu" de Sidi Larbi Cherkaoui à la Monnaie.
Le
public a plébiscité sa joyeuse entrée, mais le spectacle
est inégal.
Le
nouveau directeur, Peter De Caluwe, a voulu montrer d'emblée "sa" petite
musique pour ouvrir la saison de la Monnaie. L'Opéra a ouvert par une chorégraphie
de Sidi Larbi Cherkaoui, le jeune prodige de la danse belge. La danse prendra
une place importante à la Monnaie avec Anne Teresa De Keersmaeker évidemment,
mais aussi Larbi Cherkaoui, Sacha Waltz et Jiri Kylian qui seront en compagnonnage
avec la Monnaie. Mercredi, le public a apprécié ce pari et a réservé
une longue ovation à Larbi Cherkaoui et son "Apocrifu", même si,
pourtant le spectacle laisse un peu sur sa faim.
Comme
toujours (on se souvient du formidable spectacle "Foi"), le chorégraphe
mêle sur scène des danseurs et des musiciens. Cette fois, il a choisi
l'ensemble de voix polyphoniques corses "A Fileta", et leurs chants, souvent religieux,
toujours superbes. Un moment de grâce et de transcendance. Larbi Cherkaoui
a fait le choix réussi de trois danseurs excellents, aux profils radicalement
différents : un danseur japonais passé par chez Béjart, Yasuyuki
Shuto, un impressionnant danseur de hip-hop, Dimitri Jourde et lui-même,
formidable danseur aussi.
Sur
scène, un grand escalier rempli de livres. En bas, une pièce avec,
au fond, encore des livres et un mannequin endormi. A l'étage, les sept
chanteurs corses. La danse part des livres, de la puissance de l'écrit,
des livres saints qui de manière insensée peuvent opposer les hommes.
Elle évoque de manière très directe la mort, la vie, la religion,
la diversité des cultures, Caïn et Abel qui s'affrontent comme l'Islam
et la chrétienté. Les émotions exprimées sont directement
accessibles, mais consensuelles et évidentes. Personne ne peut s'opposer
à ces bonnes intentions et au syncrétisme de l'artiste.
Cela
donne de superbes morceaux comme cet époustouflant duo de Larbi Cherkaoui
et Dimitri Jourde, têtes collées, corps enchâssés, retournés,
tourneboulés dans une toupie humaine infernale et jouissive. Avec Larbi
Cherkaoui qui, tout le temps, fixe les spectateurs dans les yeux. Ou cette scène
amusante des trois danseurs ne faisant plus qu'un, lisant des livres en se mélangeant
les bras comme un Shiva à six membres. Très beau, aussi, l'écriture
de caractères japonais à même le
corps du danseur. Ou la chorégraphie avec la marionnette qui donne ses
ordres aux danseurs dans un renversement des choses.
Larbi
Cherkaoui montre tout son éclectisme et sa manière très personnelle
de mélanger des apports divers. La musique, les danseurs excellents et
la sensibilité des thèmes proposés ont plu au public. D'autant
qu'"Apocrifu" est plus resserré, plus construit que "Myth", créé
en juin dernier au Singel à Anvers et qui était trop touffu et riche,
demandant un élagage. Mais même dans "Apocrifu", il y a encore des
scènes qui se répètent et un manque de risques qui donne,
au total, une image trop lisse.
Guy
Duplat, La
Libre Belgique, 07/09/2007
11
au 15 septembre : Rencontres polyphoniques de Calvi
Le
compte-rendu et les photos ici.

Des
extraits vidéo ici :
http://www.corsica-prikbord.nl/videopagina.php?video=80
et
http://www.corsica-prikbord.nl/videopagina.php?video=81
23
septembre : Nuits d'Equinoxe à Delémont (Suisse)

Nous
n'étions pas à Delémont, mais grâce à Radio
Suisse Romande, qui diffusait le concert en direct, nous avons pu apprécier
celui-ci, composé de l'intégralité de Médée
et de Rex. Magnifique concert. Chaque écoute de Médée
est un étonnement devant tant d'inventivité, tant de beauté.
Et chaque nouvelle écoute est une découverte, et une interrogation
: s'agit-il de subtils changements dans l'oeuvre, ou tout simplement des choses
que l'on n'avait pas perçues auparavant ? Probablement les deux !
Vendredi
12 octobre, Porto-Vecchio

Deux
extraits vidéo ici :
http://www.corsica-prikbord.nl/videopagina.php?video=79
et
http://www.youtube.com/watch?v=TFx5Rfrykho
Samedi
13 octobre, Bastia (20e anniversaire des Musicales)
Le
meilleur de la musique à Porto-Vecchio vendredi 12 octobre à 21h
L'Ensemble
Instrumental de Corse & A Filetta
Pour la première fois à Porto-Vecchio 45 musiciens, 7 chanteurs
et 1 chef d'orchestre seront présents au Centre Culturel le vendredi 12
octobre pour une soirée de gala, placée sous le signe de la qualité
et de la rencontre avec comme trait d'union la musique de Bruno Coulais.
Renseignements
et billetterie, du lundi au samedi de 14 à 19h au 04 95 72 18 18, Tarif
du spectacle 28 €
Ce
concert inédit présentera des oeuvres de Bruno COULAIS, Jean Claude
ACQUAVIVA et Jean Michel GIANELLI autour de différentes oeuvres du groupe,
écrites ou réécrites avec orchestre symphonique (45 musiciens)
; une musique très vocale toujours, complètement polyphonique, mêlant
grand orchestre et petite formation rythmique. Le tout placé sous la direction
du chef d'orchestre Philippe BENDER. Les plages alternent « mouvements symphoniques
» lents et rythmes dansants, gravité et légèreté,
donnant à ce spectacle éclectique une vraie cohérence. On
pourra y entendre notamment de larges extraits des oeuvres de Bruno Coulais, compositeur
de nombreuses musiques de film : Microcosmos, Himalaya l'enfance d'un chef, Comme
un aimant, Le peuple migrateur, Les rivières pourpres, etc... dont les
chanteurs aiment dire qu'il continue à les faire errer avec bonheur dans
le dédale de son intelligence musicale.
Les thèmes abordés,
d'une grande variété, continuent à refléter le parcours
de cet ensemble qui loin de se considérer comme le défenseur d'une
tradition, tisse et retisse patiemment, avec tous ceux que les hasards de la vie
ont mis sur son chemin, le rêve d'une société plus juste,
plus solidaire, plus respectueuse. Réunir sur une même scène
l'Ensemble Instrumental de Corse et les voix du groupe A FILETTA est assurément
poursuivre le rêve d'une vraie fusion ; c'est peut-être aussi et surtout
rendre à ces traditions musicales leurs capacités à se régénérer
en s'inventant un destin commun dans l'ouverture, l'invitation et le partage.
L'Ensemble Instrumental de Corse www.ensembleinstrumentaldecorse.fr
Directeur artistique : Bruno Jouvenel
Nouveau venu dans le paysage musical,
cet orchestre non permanent et à géométrie variable est soutenu
par la Collectivité Territoriale de Corse ;il a pour but de diffuser le
répertoire classique sur toute « l'Île de Beauté ».
Il est également un outil de création pour tous les artistes insulaires
et peut développer ainsi un répertoire autour du chant polyphonique
corse, ce qui lui confère toute son originalité. Pouvant réunir
jusqu'à 45 musiciens (Orchestre Mozart) cet ensemble est composé
d'instrumentistes insulaires, de professeurs de l'École Nationale de Musique
de Corse et de musiciens d'orchestres professionnels. Le soutien de la Collectivité
Territoriale de Corse et celui de ses autres partenaires (Air France, CCM Airlines,
SOFITEL, CORALIA) leur permettent de se retrouver autour d'un projet musical enthousiasmant
et ambitieux. Interprète du répertoire classique et de toutes les
musiques, l'Ensemble, actuellement, se réunit deux fois par an sous la
baguette de chefs ou solistes invités pour des sessions de travail ponctuées
de concerts ou enregistrements. Encadrée par des chefs de pupitres issus
des plus grandes formations françaises, cette formation non permanente
fait déjà preuve d'un niveau technique et musical remarquable. L'EIC
donne à la Corse la possibilité de posséder à l'instar
des autres régions françaises ainsi que des îles Méditerranéennes,
l'orchestre qui jusqu'alors lui faisait défaut.

17 novembre : Le Taillan
(Gironde)
Une
Girata Spazitempurale
Ghjughjendu
quellu 17mu di nuvembre, in a grande stanza di 'l'Entrepôt', u teatru municipale
di Le Taillan(Gironde), si vidianu in u pubblicu (circa 500 persone !), in u primu
rangu giovani e si sintiani quì e culà Corsi (Ghisunacci, Alisgianinchi,
Aiaccini, Bastiacci...) A' 8 ore e mezu in puntu, entrettenu i nostri cantatori
sopr'à a scena: Maxime Vuillamier, Ceccè Acquaviva, Jean-Luc Geronimi,
Jean Sicurani, Jean-Claude Acquaviva, José Filippi, Paul Giansily accolti
da una sciaccamanata forte e lunga.
U primu cantu fù attaccatu subitu
subitu ; sciaccamanate e cum'è in un sonniu sfilonu: Invitu, Furore,
Benedictus, una paghjella, u Pater Noster, stratti di Medea
o di quelli cantati in Calvi, ecc.
E prisentazioni bislingue da Jean-Claude
Acquaviva sò corte, interessanti e succhjose. Fattu pocu ordinariu, u Dio
Vi Salve Regina, l'anu cantatu, mà micca cum'è finale !
Cio' chì prevale - pè via di una sunorizazione incù i microfuni
- , sò i varii ritimi lenti chì vi lascianu u tempu d'anscià
e parolle dolci tracarche d'umanità. Monotunia? Innò! a varietà
di l'armunie u cuntrastu trà i bassi timpuraleschi ed e ricuccate di a
secunda o a terza, soni chì fecianu viaghjà da e cime di u Niolu
e, franchendu l'armunie strane di a Sardegna, sin' à l'alture di a Giorgia
di u levante o e sponde di l'Algeria e di a Catalunia.
Ci vurebbe un' analisi
minuta da i nostri spezialisiti di a Casa di Pigna pè parlacci di a technica,
a staccamitia' (un chjami e rispondi trà e note cantate), e tessiture,
u modu di ghjuvassi di u soffiu, e scunsunanze (à modu di Duke Ellington,n'è?),
u muvimentu (a prugressione suttile) di u spettaculu...
Ùn simu micca
quì pè stà à sente e basta, ghjè un drama in
ballu chì e so radiche vanu sin'à l'antichità greca (tanti
saluti à u ben di Carulu Giovoni!!); l'ombre di i nostri (in)cantadori
annantà u tendone di fondu fecianu più ch'è acinnà
'ssa filiazione : u filu trà i tempi di i tempi e a mudernità sputica
oghjinca essendu aduprata da Bruno Coulais ed i cineastri di e leve nove...
In
fine, à l'uscità, manca pensalla d'avvicinassi di Valerie in u so
castellu di videidischi e dischicumpatti, assaltata ch'ell'era da tutti quelli
chì vuglianu sia un affissu, sia un dischetti o sia un bell'autografu !
Muralità cum'è a dicia u nostru Natale Rochiccioli, à chì
li piacianu e belle voce : "A' mimoria incantata, Tremenda sciaccamanata !"
In ogni casu una bella girata
musicale in u Mediterranniu e aldilà!
Ghjuvan Petru Battestini (Chigliacci)
29
novembre : Cannes

13
décembre : Rotterdam

Un
grand merci à Laurent et aux animateurs de Tra
Noi.
14
décembre : Utrecht


15 décembre : Antwerpen (Anvers)

En
cette glaciale journée d'hiver, nous avions fait le déplacement
jusqu'à Anvers. Occasion de visiter la magnifique métropole flamande
et de retrouver les amis d'A Filetta que nous n'avions plus vus depuis septembre.
Une éternité !
Le
groupe balanin, en tournée aux Pays-Bas (Rotterdam, Utrecht et Amsterdam),
se produisait ce soir là en Belgique au Zuiderpershuis (Centre des cultures
du monde) d'Anvers, logé dans une ancienne centrale hydraulique qui alimentait
jadis le port. Nous retrouvons Valérie à l'accueil, et pénétrons
dans la salle de spectacle aux murs de briques, aménagée dans un
immense hangar voûté.

Le
concert démarre par Naninna, suivi d'une Paghjella chantée
par Jean-Luc, Paul et Ceccè, puis de Rex. Une fois n'est pas coutume,
nous n'étions pas placés dans les premiers rangs, et nous avons
trouvé l'amplification insuffisante. Il faut dire que le Cirque du Soleil
installé juste de l'autre côté de la rue dégageait
de nombreux décibels... Ce qui n'a pas empêché le public d'être
très attentif et réceptif. Et les quelques secondes de silence avant
applaudissements étaient de rigueur !
La
deuxième partie commence par un inédit, 1901, dédié
à la Géorgie. Puis ce sont deux extraits de "Médée"
: surprise, c'est ce soir la partie terminale de L'Invitu qui est présentée,
ainsi que U Furore. Les dernières notes du chant I annonçant
le thème de la fureur de Médée, le choix est pertinent et
donne un petit aperçu de l'oeuvre entière.
La
troisième partie, la plus émouvante, est dédiée aux
chants du "Via Crucis" et de la Passion : Dies Irae, le splendide Benedictus
et U Sipolcru.
Viennent ensuite les créations
profanes, Scherzi veranili de Jean-Michel Gianelli, Liberata, et
enfin deux extraits de "Himalaya l'enfance d'un chef" : La colère de
Karma et Le Lac.
Et arrive - déjà - la dernière
partie, avec Figliolu d'ella, une monodie chantée par Jean-Luc,
le Pater Noster et enfin Sumiglia. Le public applaudit à
tout rompre et le groupe revient pour La folie du cardinal en rappel.
Comme à l'accoutumée, nous avons retrouvé tous les membres
du groupe après le concert.
Jean-Claude et Valérie nous diront
que le programme de ce concert préfigure le disque à paraître
au printemps. Cette année 2007 très chargée s'achève
pour le groupe avec encore un concert à Amsterdam le lendemain, l'occasion
d'une rencontre avec les amis du site néerlandais Tra
Noi, puis ce sera Beauvais et deux concerts en Italie avec Paolo Fresu
et Daniele di Bonaventura.

A
lire également le compte-rendu de Carole sur son site
haut
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