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2006 : Tous les concerts d'A Filetta
Février
14 Calvi
16 Bastia
23-24 Venezia (IT)
Avril
8 Nanterre
30 Calvi
Mai 2006
19 Pérouges
(01), Printemps Musical de Pérouges
24 Marignana
Juin 2006
4 Calvi
10 Festival des Cinq Continents, Martigny, Suisse
12, 19, 26 Calvi
Juillet 2006
11 Six-Fours-les
Plages (83), Collégiale St Pierre
18 Ajaccio Eglise Saint-Roch
19 Calvi Cathédrale St Jean-Baptiste
22 Lavatoghju Eglise
26 Calvi Cathédrale St Jean-Baptiste
28 Propriano
29 Les Tourettes (06)
30 Luceram (06)
31 St Martin La Vésubie (06)
Août 2006
2 Calvi Cathédrale St Jean-Baptiste
5 Coulon (79)
8 Muru
9 Calvi Cathédrale St Jean-Baptiste
12-13 Monaco
(In Memoriam)
18 Propriano
19 Calenzana (Festival Musical)
23 Calvi Cathédrale St Jean-Baptiste
24 Corbara Collégiale
30 Calvi Cathédrale St Jean-Baptiste
Septembre 2006
6 Calvi Cathédrale St Jean-Baptiste
7 Ile-Rousse
12-16 Calvi
(XVIIIes Rencontres Polyphoniques)
30 Calvi Cathédrale St Jean-Baptiste
Octobre 2006
1 Seclin
(59) Collégiale,Medea
3 Evreux,
Le Cadran (Si di mè)
4 et 5 Paris,
Institut du Monde Arabe (Medea)
6 Aix-en-Provence
Cathédrale Saint-Sauveur (Medea)
7 La Ciotat
Eglise (Medea)
8 Calvi (Medea)
10-13 Ajaccio,
création à l'Aghja avec
André Jaume et Paolo Fresu
15 Calvi (Medea)
28 Nice Festival "C'est pas classique" - Acropolis (Medea)
30 Calvi Cathédrale (Festival du Vent)
Stupéfiant
!!! Nous avons été agréablement
conviés
hier par U Svegliu Calvese à assister à la
répétition générale de
« Marco Polo
», une pièce écrite par Orlando
Forioso.
Hélas pour les calvais qui n’étaient
pas
présents à cette
répétition, le spectacle
ne sera pas joué à Calvi parce qu’il
n’y a
pas de salle de spectacle adéquate.
Cela dit je vous conseille de faire le déplacement au
théâtre de Bastia où la
pièce sera jouée le 16 février
(demain, dépêchez vous), ça vaut
vraiment le déplacement !
La mise en scène surréaliste d’Orlando
vous plonge dans un rêve éveillé qui
vous prend aux tripes. On reste scotché devant la puissance
et la beauté de la pièce. Les acteurs sont
brillantissimes, les voix d’A Filetta et de Marie Kobayashi
vous transportent au gré des voyages de Marco Polo,
lui-même incarné par un Guillaume Depardieu
transpirant d’émotions jusqu’aux larmes.
Bref, un fabuleux patchwork culturel à ne pas manquer. Pour
ceux qui auront la chance d’y être, sachez
qu’ils se produisent aussi à Venise les 23 et 24
février.
Source : blog de "La horde sauvage" (http://www.la-horde-sauvage.org) sous la plume de Virgile
Un
Marco Polo né à Calvi...
On n'a pas encore fini de débattre sur les origines
calvaises de Christophe Colomb et voilà qu'Orlando Forioso
et Bruno Coulais achèvent de créer à
Calvi un opéra consacré à Marco Polo !
Créée pour la Biennale de Venise, l'oeuvre,
interprétée par Guillaume Depardieu, A Filetta et
la soprano Marie Kobayashi, est présentée le 16
à Bastia « Aujourd'hui, le monde nous semble
petit, mais il fut un temps hors du temps où tous
étaient avides d'espace », fait dire Orlando
Forioso, responsable de la compagnie TeatrEuropa au personnage
principal de son « Marco Polo, opéra de
l'invisible voyage », créé pour la
Biennale de Venise.
Le metteur en scène s'est inspiré du «
Livre des merveilles du monde », également connu
sous le nom de « Il Milione », dans lequel
Rustichello de Pise consigna les aventures du marchand
vénitien. Mais ici, Marco Polo,
interprété par Guillaume Depardieu, accomplit une
sorte de voyage immobile. Le voilà
dévoré par les fièvres, sous une tente
où des nomades l'ont recueilli et soigné. Entre
délire et accès de lucidité, les
récits et les personnages de sa propre légende se
mêlent à la réalité. A son
réveil, il va rencontrer son alter ego, un jeune chinois
qui, lui, accomplit un périple pour découvrir
l'Occident.
La musique de l'opéra est signée Bruno Coulais
et, tour
à tour, les membres du groupe vocal A Filetta sont les
nomades,
les marins, les hommes de la cour de l'empereur de Kubilaï
Khan. A
leurs voix se joint celle de la soprano japonaise Marie Kobayashi qui
avait déjà collaboré avec eux
à la bande
originale du « Don Juan » de Weber, puis
à l'album
« Sì di Mè ».
Après « Don
Ghjuvanni in comedia dell'arte » et « Il Gioco di
Robin e
Marion », « Marco Polo »,
opéra de l'invisible
voyage marque la troisième collaboration entre le metteur en
en
scène, le compositeur et le groupe polyphonique. Coproduit
par
Passerelle-Paris, U Svegliu Calvese, le théâtre de
Bastia
et le Festival C'est pas classique de Nice, cet opéra, au
terme
d'une résidence de création qui s'est
déroulée à Calvi du 4 au 14
février, sera
présenté le 16 février, à
20h 30 au
théâtre municipal de Bastia, avant
d'être
donné les 23 et 24 février, au Piccolo Teatro
Arsenale de
Venise, dans le cadre de la Biennale. Il devrait par la suite
être présenté en septembre prochain
lors des
Rencontres polyphoniques de Calvi et en octobre à Nice lors
du
festival C'est pas classique.
Elisabeth Milleliri dans Corsica
MARCO POLO À U TEATRU DI BASTIA







23-24 février, Teatro Piccolo Arsenale, Venezia
(dalle note di Orlando Forioso).
VENEZIA
Sulle tracce di due coraggiosi Marco Polo, con Depardieu jr e
Bressanello Venezia
È la musica di Bruno Coulais l'elemento che permea l'intero spettacolo di "Marco Polo, opera dell'invisibile viaggio" co-regia di Orlando Forioso e dello stesso Coulais, rappresentato in prima assoluta al Piccolo Teatro dell'Arsenale, giovedì scorso, nell'ambito della Biennale di Teatro di Maurizio Scaparro.
Protagonista è la musica di accompagnamento del violoncello di Jean - Philippe Audie e ancor più quella interpretativa del coro, dell'ensemble vocale A Filetto (sic), e la voce intensa del mezzosoprano Marie Kobayashi di volta in volta donna, sposa e maga. Tutti sono impegnati a esibirsi nel recitare e nel cantare, a cominciare dal protagonista Guillaume Depardieu (Marco Polo, il viaggiatore) e dal suo alter ego (Marco Polo, il ragazzo) interpretato da Jean-Luc Geronimi.
È la musica che asseconda, triste come un'elegia, il corteo funebre del Gran Tartaro; di musica si intride la nostalgia per la città di "acqua, di giardini e di ponti", la Venezia rimpianta dal giovane Marco Polo e la sua solitudine nel ritrovarsi su una strada di sale; la musica sottolinea anche la disperazione del Marco Polo viaggiatore quando constata di avere perso tutto "moglie e pecore". È anche la nenia consolatoria dei pastori che accudiscono un febbricitante Marco Polo. Qui si evidenzia l'elemento scenico più importante, la grande tenda posta al centro del palcoscenico, insieme rifugio, luogo rituale di vestizione; back stage, di commento o in antitesi con quanto avviene sul davanti. Col procedere dell'azione si trasforma anche in globo terrestre e poi in universo, a significare gli infiniti elementi, utopie, speranze, affari, desideri e inquietudini di cui è costituito l'utopia e la realtà di un viaggio e la sua affabulazione.
Poco più che un pretesto lo spunto iniziale, ovvero l'incontro, in una prigione, luogo di ricordi falsati, tra Marco Polo e Rustichello da Pisa che si impegna a scrivere, sotto dettatura, il "Milione". Il resto è delirio, oscillante tra i grandi quesiti esistenziali, come la ricerca di Dio, e gli affari, che comunque sono la ragione prima del viaggio. Contraddizioni bene interpretate dai due protagonisti, un rigoroso e controllato Guillaume Depardieu pur nell'imponenza del suo fisico, e un mobile Jean-Luc Geromini.
Tutti gli attori recitano nelle doppia lingua italiano/francese come è tradizione del TeatrEuropa de Corse, di cui il regista Forioso è direttore artistico.Sempre al mito del grande viaggiatore veneziano si riferisce lo spettacolo, rappresentato, ieri, in prima assoluta, all'Arsenale "Marco Polo e Kublai Kan", per la regia di Alessandro Bressanello. Il Gran Khan affida a Marco il compito di visitare il suo impero e di riferire sullo stato delle città. Da qui nasce "lo cunto delle città invisibili", titolo di un racconto del 1973 di Italo Calvino. 55 città, tutte con un nome al femminile, tutte per qualche aspetto riferibili a Venezia. Kublai ricambia la cortesia del giovane veneziano, raccontando, a sua volta, una storia tratta da "Lo cunto de li cunti" di Giambattista Basile. Nello spazio in cui si è rappresentata questa storia si possono ammirare gli acquerelli di Pedro Cano, liberamente ispirati al testo di Calvino (si replica oggi).
Lidia Panzeri, Il Gazzettino Online
8 avril : Nanterre, Maison de la Musique
Quel bonheur de retrouver A Filetta que nous n'avions plus vu depuis décembre ! Pour ce concert à Nanterre, la salle était comble et le public aussi avait du talent. A la ferveur quasiment palpable de la salle a répondu un groupe visiblement ému de cet accueil. Compte tenu des dimensions de la salle, le groupe utilisait des micros. Pour les artistes, qui chantent sans retour, c'est toujours une contrainte supplémentaire. La sonorisation était excellente, permettant de distinguer chaque voix. C'était le baptême du feu pour Ceccè Acquaviva, dont c'était le premier concert avec le groupe. Ouverture par Makharia, tout en douceur, puis venaient le Kyrie et U Lamentu di Maria.
Pour clore le concert, A Filetta a choisi tout d'abord Figliolu d'ella, extrait de Di Corsica Riposu, Requiem pour deux regards composé pour le Requiem de St Denis avec en trio Paul, Jean-Luc et Maxime, puis une monodie, Bon Ghjornu Madamicella chantée par Jean-Luc, le Pater Noster du Requiem pour conclure avec Sumiglia. Deux rappels : Exorciso te (La folie du cardinal) puis Beati.

Photo : Carole GUELFUCCI
Des photos du concert prises par Brigitte Kühn et communiquées par Gerda-Marie Kühn:




Photos : Brigitte KÜHN


Photo : Françoise COULOMB
4 juin : Calvi, Cathédrale St Jean-Baptiste

Premier concert
de la saison dans "sa" Cathédrale de Calvi pour l'ensemble A
Filetta en
pleine forme.
Première partie sans surprise avec Makharia,
Kyrie et U
Lamentu di Maria.
A la place des désormais traditionnels extraits des chœurs de Médée, A Filetta a chanté ce soir U Casticu dans sa version complète, puis U Furore.
Suivaient les chants de la Passion : Dies Irae, Rex, le chant d'Offertoire de Sermanu (Domine) et enfin U Sipolcru.
Quatre extraits de musiques composées par Bruno Coulais : E Baioncule de Don Juan, puis deux courts extraits du récent Marco Polo, et enfin Le Lac extrait de la musique d'Himalaya.
En dernière partie, le sublime Figliolu d'ella, puis une monodie chantée par Jean-Luc, le Pater Noster et enfin Sumiglia. Et en rappel, le générique de Liberata, chargé d'émotion.
Encore une magnifique soirée offerte par A Filetta.

Maxime, Ceccè, José et Jean
11 juillet : Collégiale de Six-Fours-les-Plages
Par contre les senteurs de charcuteries et fromages corses voyageant à partir du stand installé juste à côté n'ont pas cessé de taquiner nos narines !
(*) N'oublions pas que Françoise est de Marseille !

Photo : Françoise COULOMB
19h30 : repas champêtre, classique taboulé, poulet, ....., fromages corses et rosé du cru ! Sympa !
Puis à 21h, début du concert (beaucoup de monde), plutôt des Chants sacrés à l'intérieur de la Collégiale, transformée en étuve, l'enfer.
<
Photo : Françoise
COULOMB
Le concert m'aurait donné plus de plaisir si un nombre inimaginable de personnes avait pensé à éteindre les portables ! Scandaleux, plus, pas de chance pour moi, un entourage de gens pas vraiment accro qui n'a cessé de parler !
J'ai
papoté avec nos amis pendant un moment après le
concert. La décantation naturelle s'effectuant, ne sont
restés que les aficionados et là, il s'est
passé un truc de fou !
Je me suis retrouvée à effectuer ma
première prestation polyphonique officielle : j'ai
chanté, devant public, avec Jean-Claude, Jean-Luc et un
quidam inconnu d'Ollioules qui le voulait absolument, le ....... "Dio
vi salvi Regina" !!! Géant, sublime !!! J'ai
même
reçu les félicitations des experts pour ma
prestation, experts qui m'ont quand même demandé
de réviser les paroles !!! Incroyable !!
Françoise COULOMB
12 août : In Memoriam à Monaco

Ce samedi 12 août 2006, dans le cadre des Nuits de la Danse 2006 étaient donnés des extraits d'Opus 40 de Jean-Christophe Maillot et de In Memoriam de Sidi Larbi Cherkaoui.

Crédit photo : Yann Coatsaliou
Opus
40, sur la musique de Meredith Monk (Turtle Dreams,
Dolmen music, Book of days et Do
you be), est une ode à la jeunesse. On pense par
moments à des oeuvres picturales, telles les farandoles de
Matisse .Sans trame narrative, la danse suit le fil conducteur du
thème du plaisir. On passe par l'imaginaire de l'enfance
pour revenir à l'âge adulte sublimé par
l'amour.
Bernice Coppieters danse en solo et également en couple avec
Chris Roelandt, l'autre couple étant formé de
Agalie Vandamme et Gaëtan Morlotti.
Puis venaient les extraits - hélas trop courts ! - d'In memoriam avec A Filetta (malheureusement sans Jean, encore une fois touché par le deuil) sur scène.

Crédit photo : Hans Gerritsen





Le regard passe sans cesse des chanteurs aux danseurs, des danseurs aux chanteurs pour essayer de tout capter de la danse et du chant. Sans rien connaître à la danse, on est subjugué par la présence et le talent de Bernice Coppieters et par la chorégraphie inventive, tout en restant naturelle, de Cherkaoui.



Une énorme ovation du public pour les danseurs et les chanteurs d'A Filetta.
XVIIIes Rencontres Polyphoniques de Calvi
Mardi
12 septembre, Bastia
Une (trop) court concert d'A Filetta,
très inspiré : Le Lac, Rex,
Kyrie, U Sipolcru, Baioncule,
La folie du cardinal (Exorciso Te), Pater
Noster et Sumiglia.

Mercredi 13
septembre, Calvi

Jeudi 14 septembre, Calvi
A Filetta ouvre le concert de 21h30 avec le Dies Irae, Figliolu d'ella et Ghmerto.
Dimanche 1er octobre, Seclin (59)

La première représentation sur le continent de Medea était donnée dans la Collégiale de Seclin, près de Lille. Les chanteurs ont été quelque peu gênés au début par la musique techno de la fête foraine voisine. A Filetta avait apporté quelques innovations, notamment dans U Casticu, avec une déclamation de Jean-Claude et des ponctuations de clochette qui renforçaient l’atmosphère dramatique. Nous avions déjà remarqué à Calvi le 13 septembre des évolutions notables par rapport au CD sorti en juin dernier. Ce concert nous a donné à entendre une version encore différente. Le public enthousiaste a obtenu deux rappels : Beati et La folie du cardinal.


Après ce magnifique concert, Jean-Claude est revenu sur les médiocres conditions d’acoustique. L’invitu lui a semblé un peu malaisé ; le perfectionniste qu’il est nous a dit que le groupe tâtonnait encore sur les derniers réglages d’interprétation. Après la petite réception organisée par Françoise et Eric Debeurme autour d’une sangria à la myrte et de bons produits corses préparés par Pierre et Isabelle, les deux restaurateurs de l'Ile-de- Beauté, la soirée se termina avec le groupe autour d’un repas chaleureux. Un dimanche inoubliable.

La belle et grande salle du Cadran d'Evreux accueillait A Filetta pour Si di mè. Enfin, pas tout à fait puisque les chansons nécessitant l'accompagnement d'un orchestre à cordes n'étaient pas au programme ce soir, de même que L'Altru Mondu trop lié à Antoine Ciosi.

Mais les spectateurs ont eu
en échange, au milieu du concert, après Nè
'n Tarra ne'n celu, Santa R'ghjina, Reame
Me, Tbilissi, Dormi
et Tra' Noi, des chants a cappella,
créations d'A Filetta (L'Arditezza, Rex)
ou compositions de Bruno Coulais (Nè uomini
nè cavallo du récent Marco
Polo, Le Lac, La Folie du
Cardinal). Le sommet de cette partie fut un Sumiglia
bouleversant, suivi de Liberata. A Filetta nous
offrit aussi deux chansons réarrangées, A
Muntagnera et Ste Mane Qui, avant de
terminer par A' Di ti di tù puis
Memorie et Si bissés.

Une acoustique et une sonorisation exemplaires, d'excellents musiciens, des chanteurs en état de grâce : encore une belle soirée. Jean-Claude était radieux à la fin du concert, et il y avait de quoi !



Première des deux représentations parisiennes de Medea, cette soirée du 4 octobre fut encore (cela devient une habitude) mémorable. Disposant de micros compte tenu de la dimension de la salle, les chanteurs nous ont fait découvrir toutes les nuances de cette œuvre qu'on redécouvre à chaque écoute, même quand on la connaît par cœur ! Deux rappels : Beati et La folie du cardinal. A lire aussi le compte-rendu sur Moltifau in piazza, le site de Moltifau que je reproduis ci-dessous :

Sò andatu a stà da sente u gruppu A Filetta a l’Institutu du Mondu Arabu (IMA) in Parigi u 5 d’ottobre. Hannu fattu un trionfu tantu hannu duratu i sciaccamani. U publicu fattu di corsi, ma dinò di melomani parigini, hè statu cattivatu da un opera uriginale chi ci ha purtatu a u core di u spiritu umanu. Medea di Seneque si mischiò indè i soni é i ricocchi di e voce. Un sintemente tragicu rialzatu ci pigliò é ci purtò a l’incontru di sti persunaggi chi raprisentinu a forza a a debulezza di l’omu in faccia a l’elementi. Fu cume s’elli fussinu a l’urigine ma ugualemente sempre a l’incroghju di a Storia umana : u sceltu di u scunnisciutu é di i risichi contra a prumessa di una vita più bella. Jasone é i sò cumpagni l’hannu pagatu caru. Medea raprisentò u furore scatenatu é irresistibule di i Diii. Eccu u fattu, a sorte di l’omu é vale dinò per oghje. U stilu di u gruppu sobriu sprimò a volunta di dà tutta a piazza a l’opera, u fruttu di u sò travagliu. A lingua corsa risunò cume una lea tra a mente di sti luntani antenati é u spiritu di l’omu mudernu. Tuttu u publicu inottizatu seguitò i cantadori mentre chi u purtavanu a longu a e tribulazione di l’argonauti, é tutti sò revenuti cu u parè d’avé passatu un mumentu eccezziunale. Bravu a A Filetta chi fa sorte a cultura corsa di u stadiu di riacquistu rughjunale per purtalla a u livellu d’arte mudernu e internaziunale.
C'était pour nous la fin d'une folle semaine !
La
magie d'A Filetta : voir plusieurs soirs de suite ce qui s'annonce
comme le même concert, "Medea", et en
sortir à chaque fois avec l'incroyable sensation d'avoir
fait une nouvelle découverte, comme un paysage familier,
transformé par l'heure et la lumière du jour !!!
J'ai choisi de retranscrire ci-dessous dans son intégralité le texte rédigé par Jean-Pierre Lovichi pour AgoraVox.
L’Aghja
: vingt ans de résistance culturelle en Corse
Samedi 25 novembre, Beveren (Belgique)
Oost-Vlaanderen,
zaterdag
25/11/2006 - (Concertmelding)
Ter Vesten Beveren gemeentelijk
cultuurcentrum Zwarte Dreef 2 - 9120 Beveren
Centre
culturel Ter Vesten, Beveren
Samedi 16 décembre, Le Chambon-Feugerolles (Haute-Loire)
La première partie débute par un chant de
Noël géorgien et l'auditoire tout de suite conquis
assiste ensuite à un répertoire classique avec " Rex",
un" Domine" chanté par une partie du
groupe et" U Sepolcru". Puis nous entendons comme
à l'habitude à présent, des extraits
des choeurs de Médée toujours aussi poignants et
envoûtants: "l'Invitu"," l'Arditezza",
"U Casticu" et pour finir" U Furore".
Suivirent des extraits des musiques de film composées par
Bruno Coulais avec "Don Juan"," Marco Polo","
Himalaya l'enfance d'un chef "dont " Le lac",
superbe morceau qui ne laisse jamais le public insensible.
A Filetta nous offre alors "Figliolu d'ella" ainsi
qu'une monodie interprétée par Jean-Luc, un "Pater
Noster" toujours trop court tant il est beau et
l'incontournable et bouleversant "Sumiglia".
La magie " A Filetta" a une nouvelle fois opéré
et le groupe quitte alors la scène sous une explosion
d'applaudissements, mais devant l'insistance du public conquis, nos
amis nous offrent encore "La Folie du Cardinal" et
un" Beati". Superbe !
Avec regret, nous les laissons partir, mais il nous reste dans la
tête et dans le coeur des instants magiques comme seul A
Filetta sait nous offrir.
Un grand merci à tous pour ce Bonheur que vous
distillez à chaque concert, merci pour votre gentillesse et
pour ce courant d'humanité qui émane de vous
tous.
A très bientôt en 2007