Pour
faciliter la consultation et la
navigation dans le site, les concerts sont désormais sur plusieurs
pages séparées. A Filetta et l'Alba ont droit à des pages dédiées. De
même, les concerts des Rencontres polyphoniques de Calvi sont traitées
à part. Et enfin, les concerts de jazz ont leur page.
Les
concerts de L'Alba
sont ici.
De même, les Rencontres polyphoniques de Calvi ont également leurs pages spécifiques :
Et les concerts de jazz sont ici.Sur cette page, concerts de :
Barbara
Furtuna (mars 2011)
Barbara
Furtuna (mai 2009)
Barbara
Furtuna (novembre 2008)
Barbara
Furtuna (décembre 2007)
Canta
U Populu
Corsu Bataclan 2008
Canta
U Populu
Corsu Olympia 2009
Canticello
Johanne Cassar
I Chjami Aghjalesi (Ile-Rousse 08/2011)
Cinqui sò
Thomas Dutronc
Femin'Arte
U Fiatu Muntese (septembre 2011)
U Fiatu Muntese
Patrizia Gattaceca Paris mai 2010
Isulatine
Isulatine 2011
Francine
Massiani 2011
Francine
Massiani 2010
Meridianu à Hautvilliers
Meridianu
A Murella
Musicales de Bastia 2011
I
Muvrini 2007
I Muvrini 2010
I Muvrini 2011
I Muvrini (19/08/2011)
Jean-Paul Poletti
Jean-Paul Poletti (Sartène 08/2011)
Anghjula
Potentini
Quilapayun
Rencontres musicales de Calenzana 2010
Settembrinu in Tavagna 2010
Via
Crucis avec Barbara
Furtuna, Paris 2008
Voce Ventu & Mieko Miyazaki,
Paris 2010
Voce Ventu & Mieko Miyazaki,
Ajaccio 2010
Lo Còr de la Plana, Paris 2008
Xinarca
Chjam' è rispondi à Pigna
Babel (words) de Sidi Larbi Cherkaoui
Rappelons que les annonces de concert sont en page "Agenda".
Succès pour le concert « entre vignes et forêts » donné en l'abbatiale d'Hautvillers par le groupe Meridianu dans le cadre de Musique en Champagne.
Plus de 320 personnes sont venues écouter ces chants et polyphonies corses, dans un lieu chargé d'histoire à l'acoustique particulière. La puissance des chants anciens, propres à la culture corse, laissait toutefois aux interprétations une couleur de modernité, signe d'ouverture, car il est vite apparu qu'ils ne souhaitaient pas en rester seulement à la reprise de chants anciens aussi beaux soient-ils, car la mélodie et le texte qu'elle soutient demandent aussi à exprimer le vécu du temps présent et c'est à l'image des racines de l'arbre de paix que Meridianu puise l'inspiration et partage sa passion pour ce pays.
Le public conquis et impressionné par la force de ces chants, a chaleureusement applaudi et apprécié la soirée qui s'est terminée à la salle des fêtes avec l'évocation d'un épisode de l'histoire de l'abbaye avec Gottschalk, le moine hérétique.

320 personnes ont assisté au concert (01/09/2011).
Source: http://www.lunion.presse.fr/article/hautvillers/hautvillers-polyphonies-corses
La 2ème Quinzaine de la Corse à Objat organisée par la radio associative Canal Bleu du 1er au 15 octobre derniers a été un grand succès.
Pour la Corse Gourmande qui ouvrit la Quinzaine, le commerçant corse M. Amadei, a "fait un tabac" sur le marché d'Objat le dimanche 2 octobre. Des produits artisanaux très variés et de grande qualité : biscuits, gâteaux, vins, charcuterie, fromages ... Une belle vente qui devrait se reconduire l'année prochaine.
Pour la Corse Culture qui clôturait la Quinzaine, le groupe de chants et polyphonies corses SAROCCHI a réuni près de 200 personnes dans l'église d'Objat le samedi 15 octobre... du rarement vu à Objat !! pour un concert de grande qualité qui a enchanté les spectateurs et un très bel article de M. Leygnac, correspondant local du journal La Montagne :

Retrouvez le groupe SAROCCHI dans l'émission spéciale de demain dimanche 30 octobre à 10h, avec une interview réalisée le samedi avant le concert et diffusion de chants et morceaux instrumentaux enregistrés lors du concert avec leur accord. A attraper sur Canal Bleu 94.3 ou par internet www.canalbleu.net ou en podcast sur : http://CorsicaCanalBleuCorreze.skyrock.com pour écouter quand vous voulez !!
Merci à toutes celles et tous ceux qui par leur aide financière (sponsors) ou matérielle ou leur présence ont permis à cette Quinzaine d'avoir eu ce succès ... et à l'année prochaine pour une troisième édition ... un peu différente et pleine de surprises !! ... nous y travaillons déjà à Canal !!
Musicalement,
Patricia Baudoux
--
Animatrice de "Corsica ... ou la musique corse dans tous ses états"
Dimanche 10h depuis le 28 septembre 2008
Radio Canal Bleu Objat (19) - 94.3
www.canalbleu.net - 05.55.84.12.12
Blog : http://CorsicaCanalBleuCorreze.skyrock.com avec podcast de certaines émissions.
Patricia BAUDOUX
24, avenue du Général Duché
19130 OBJAT
05.55.84.30.77 ou 06-72-90-55-14

Ce 9 septembre, nous retrouvions U Fiatu Muntese pour leur désormais presque traditionnel concert calvais du vendredi de la saison estivale. U Fiatu Muntese fait partie, et ce depuis de nombreuses années, de nos groupes préférés, tant sur le plan musical que sur le plan humain. Rappelons que ce groupe originaire de Balagne est composé d'amateurs, chacun de ses membres exerçant une activité professionnelle, certains en Balagne, mais un à Bastia et un autre à Ajaccio. Ils se retrouvent une fois par semaine à Ponte Leccia pour répéter ! Un groupe très attachant.
Le concert commence par un Miserere chanté a capella du centre de la nef, puis le groupe au complet interprète un vibrant A Pasquale Paoli, puis l'Ave Maria. On reconnaît ensuite Rinnuvellu, la Nana géorgienne puis le magnifique Karma évoquant et Cunnoscu battelli. D"autres créations, quelques monodies (notamment Cunfessione sur un tango), Corciu paese évoquant la tragédie rwandaise, un morceau dédié à Nelson Mandela, une autre nouvelle composition, Cristu...
Le 23 septembre, nous étions de nouveau à la Cathédrale pour ce qui fut pour nous le dernier concert de la saison. Un programme quasiment identique, et une émotion intacte. Des voix superbes, des compositions originales,, un accompagnement musical de grande qualité avec la flûte de Didier Cuenca et les guitares et cetere de Frédéric Giuntini et Albert Caddéo.
Nous attendons avec une grande impatience le nouveau CD du Fiatu Muntese qui devrait sortir au printemps 2012.



Le récent concert d'I Muvrini à Vescovato
Quelques vidéos trouvées sur YouTube :
Rediffusion de l'emission
du 9 juillet 2011
En direct du Festival Estivoce, Pigna, Corse
Par Benjamin François
17 juillet 2011

Ce mercredi 2 juin, nous étions rue d’Ulm, dans les locaux de Normale Sup’ (avec une pensée pour Jerphanion et Jallez, les lecteurs de Jules Romains comprendront), pour un concert de la soprano Johanne Cassar et du pianiste Laurent Wagschal. Le programme était consacré à des pièces du compositeur corse Henri Tomasi ainsi qu’à des compositions de Gabriel Fauré.


Six mélodies populaires corses harmonisées par Tomasi ouvraient le concert : Nini nanna, la Chanson de la pipe, un Voceru, le célèbrissime O ciuciarella, un Lamentu et Zilimbrina.
Une magnifique interprétation des deux artistes. Johanne a non seulement une très jolie voix de soprano mais également une technique sans faille. Elle m’avait confié ses craintes sur la prononciation du corse, mais celle-ci s’est révélée excellente. Elle poursuit avec deux mélodies de Tomasi, cette fois chantées en français, Par les dunes et Cloche d’aube, puis par des extraits de Clairières dans le ciel : Tristesses et Une goutte de pluie, avant de terminer par quatre chants corses : U Lamentu d’u trenu, une Sérénade complainte, une Nanna (berceuse) et U meru pastore.
Pour clôre le concert, Laurent Wagschal interprète brillamment la Ballade op. 19 de Fauré, la Quatrième nocturne op.36, rejoint par Johanne pour Nell et Clair de lune, et enfin un rappel, Cantu di Cirnu.
Les deux artistes sont sur le point d’enregistrer un disque consacré à la plupart des mélodies composées en langue corse par Tomasi. Ce disque, produit par l'Association Coloratura, avec le soutien de la Smabtp, sortira sous le label Calliope.
Ce beau projet, soutenu par Claude Tomasi, fils du compositeur, vise à élargir l’audience jusqu’à présent trop confidentielle d'Henri Tomasi, disparu voici tout juste 40 ans.
22/05/2011
Le groupe A Murella, fondé par Chantal Landi-Costerian, Marie Colonna de' Paoli et Fiurenza Dionisi, rejointes Corinne Luiggi, Emilie Fleurot et Antonia Michelozzi, se produisait en l'église St Laurent, près de la Gare de l'Est, en ce dimanche de mai.
Dès le Tecco chanté en procession, on est saisi par la beauté des voix et par la parfaite mise en place du groupe, dans des registres très différents :
Des chants polyphoniques corses, chantés le plus souvent à trois voix (Stabat Mater, Kyrie, Agnus Dei), mais aussi à cinq ou six voix (Tecco, Tantum Ergo et le Dio Vi Salvi Regina final), un chant de l'Ecole Notre Dame, quatre chants extraits du Libre Vermell de Monserrat, un chant sarde et un chant (magnifique) en araméen.
Le groupe utilise des intervalles très subtils, parfois inférieurs au quart de ton, ce qui sonne de manière inhabituelle. Il revient pour un rappel (réellement improvisé !) : le chant sarde Anghelos Cantade.
Un très beau concert. A signaler : le groupe organise des stages de polyphonie corse.
Renseignements : http//vocalia.net/stages.html
24/03/2011
Barbara Furtuna était de retour à Paris ce 18 mars, cette fois avec l'ensemble Zadeja venu d'Albanie qui assurait la premère partie. Nous étions déjà familiarisés avec la polyphonie albanaise entendue lors de deux éditions des Rencontres de Calvi avec le groupe Tirana. L'ensemble Zadeja pratique également une polyphonie traditionnelle avec une voix de guide, trois ténors, un baryton et une basse, et nous n'avons pas été dépaysés.
Les quatre chanteurs corses rejoignent les six Albanais pour l'émouvant U Ritrattu des Frères Vincenti. Barbara Furtuna nous offre ensuite quelques chants traditionnels (dont Ciucciarella) et des créations, dont quelques-unes inédites.
Malgré la distance (nous étions au rang S de ce grand amphithéâtre), la sonorisation était excellente, parfois même trop forte. Les chanteurs, que nous avons retrouvés après le concert, nous ont dit après le concert qu'ils avaient été un peu gênés par la dimension de la salle, peu propice à l'intimité et à l'échange avec le public. Mais l'émotion est passée quand même.
Après le concert, les chanteurs nous ont raconté l'accueil chaleureux que leur ont réservé les Albanais lors de leur tournée là-bas. En fait, les deux groupes s'étaient rencontrés pour la première fois
lors d'une tournée des Chants sacrés en Méditerranée en 2007.

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Voce Ventu a rencontré en 2007 l'artiste japonaise Mieko Miyazaki. Dans
le cadre de résidences, ces artistes ont travaillé un répertoire
commun, ont été invités à se produire en Corse, sur le continent et
lors d'une tournée au Japon.
Pour célébrer cette rencontre musicale, deux concerts étaient organisés
à Paris dans le bel auditorium du Musée Guimet les 28 et 29 mai 2010.
Comme l'écrit Pierre Barouh dans le texte de présentation du CD,
quel beau voyage!...
Ce samedi soir, nous avons assisté à un très beau concert. Loin d'être
un collage ou une juxtaposition de traditions éloignées, ce spectacle
était une vraie rencontre. Berceuses japonaises ou corses (Ciucciarella
bien sûr mais surtout une formidable création de Voce Ventu), chants
traditionnels des deux îles (notamment une belle recréation de Sakura
chanté en japonais par Voce Ventu) !
Avec Mieko Miyazaki (koto, voix), Manuel Solans (violon), Voce Ventu
:
André Fazi (voix, guitare), Anthony Geronimi (voix), Frédéric Poggi
(voix, guitare), Eric Ressouche (voix), Frédéric Sini (voix) et Antoine
Leonelli (guitare).






Source : Corse Matin du samedi 13 mars 2010

Alain et Jean-François, pour deux heures et vingt minutes de concert
et d'échanges, de dialogues, avec un public visiblement aux anges.
Dix-neuf dates en Allemagne, aux Pays-Bas et en Suisse. Dix-neuf succès
Les frères Bernardini, avec un nouvel album, restent un fer de lance de
la culture corse
Genève ce jeudi. Troisième étape helvète pour I Muvrini. Dans une
tournée européenne avec six soirées en Allemagne et deux autres aux
Pays-Bas. Chaque fois, les guichets affichent complet. Ce jeudi soir,
le Théâtre du Léman, pour le premier des deux shows, a juste dix
malheureuses places à vendre sur les 1 200 disponibles !
Alors, malgré la grisaille genevoise et le froid alpin, les coeurs de
nos mouflons sont réchauffés. « L'accueil est splendide et surprenant,
s'enflamme Jean-François Bernardini. »
Les mini-vans transportant, à travers l'Europe, la vingtaine de
musiciens et techniciens totalisent 3 500 kilomètres. Et il y en aura
encore 2 000 à avaler jusqu'à la date d'Aix-en-Provence, le 18 mars.
« À Montreux, il y a deux ans, on
était stupéfait »
Dans les loges du Théâtre du Léman, le groupe papote, grignote, boit un
thé. Jean-François, jamais inactif, s'affaire sur son ordinateur. Ou
compulse son calepin. « Venez voir, j'ai reçu le nouveau clip pour la
sortie de l'album... » Car, oui, précision utile, la tournée s'appuie
sur Gioia : 14 titres enregistrés cet hiver à Taglio Isolaccio, un
nouvel album qui cimente ce spectacle.
Vers 17 h, durant la balance et les différents réglages, Spiko,
l'ingénieur du son allemand improvise un peu d'anglais et de corse pour
se faire comprendre. « Ce sont vraiment des bosseurs, observe Pierre
Smeith, responsable de la logistique sur ces dates genevoises. Je les
avais fait venir à Montreux, il y a deux ans, tout le monde avait été
stupéfait. J'avais envie de travailler encore avec eux. » Et il n'est
pas le seul.
Francis Theurillat, pour sa première collaboration avec I Muvrini, a
organisé ces neuf concerts suisses : « Ils ne se plaignent jamais et
ils ont envie de donner du plaisir, c'est incroyable. »
Un discours qui cadre peu avec la distance qu'une partie de l'opinion
publique corse entretient avec le groupe. Pierre Grisoni, technicien du
son, connaît bien ce paradoxe : « Je travaille avec eux depuis
vingt-cinq ans, jamais un mot plus haut que l'autre et le souci du
professionnalisme est toujours là. C'est pour ça que l'on arrive à
faire ce type de tournée, chaque année. Après, être prophète en son
pays... »
Un zeste d'humour en plus dans le
spectacle
Dans une salle magnifique, juste sous le prestigieux hôtel Kempinski,
c'est à 20 h 30 que la fille de Michel Leeb, Fanny, offre une première
partie dans un registre jazz vocal plutôt bien tourné.
Puis, les deux frères Bernardini accompagnés de Stéphane Mangiantini à
la tierce et de six musiciens fidèles, embarquent le public pour 2 h 20
de concert. Canzone per Sarah, Di, Alma, A voce rivolta, Agnus Dei,
Amsterdam... La play-list est redoutable d'efficacité. Le groupe jongle
intelligemment avec les styles, les succès et les dernières créations
dont l'entraînant Bonafurtuna, Gioia, Tu mi manchi.
Les 1 200 spectateurs mangent littéralement dans la main de
Jean-François Bernardini. Ce dernier tombe le costume du grand orateur
pour jouer sur l'émotion de la voix de cet ami de 101 ans, Vincent
Franchini, qui a prêté ses beaux accents rocailleux.
Et puis le leader du groupe se fait macagnone, rappelle aux Genevois un
célèbre casse des années 80 réalisé par des Corses... Mais, toujours,
sérieux et profitant de l'occasion, répète les mots de Rousseau, fierté
locale : « Cette petite île étonnera l'Europe... »
Les Muvrini donnent tout. Et reçoivent un accueil à la mesure de leur
générosité. À l'issue du show, ils improvisent une séance de dédicaces
de Gioia, tout juste sorti des cartons de Sony.
La nuit glaciale frappe et c'est l'heure d'un dîner commun. Autour
d'une fondue ou d'une viande, musiciens et techniciens. Toujours
ensemble. Il est 2 h du matin, lorsque la tribu des mouflons déambule
dans le Genève interlope pour regagner son hôtel. Ce soir encore, ils
partageront un peu de Corse. Cette fois à Neuchâtel.
Lire aussi l'interview de Jean-François Bernardini
Christophe Laurent




Après plusieurs années d'absence, c'était le grand
retour d'U Fiatu Muntese à Calvi. Comme le souligne Frédéric Giuntini,
ce concert doit beaucoup à l'insistance de Paul Parenti. Le concert
mêle chants sacrés (Agnus Dei,
Sanctuaris, Miserere) et chansons, paghjelle (Tanti suspiri) chants anciens (O Mà, Tumasgiu, Fortunatu, Confessione) et créations
récentes (Karma. Mandela...), puis, à la demande
spéciale de Paul, A Muntagnera,
et enfin en dernier rappel le Diu vi
salvi Regina.
Un immense plaisir de retrouver ce groupe de grand talent, avec deux
nouveaux membres et une envie et un plaisir de chanter toujours
évidents.

D'autres photos ici.


C'est dans le cadre inhabituel du Couvent de Corbara que Xinarca
donnait un concert ce samedi de juin, étape d'une série de concerts
dans l'Île.
La voix s'élève de derrière l'autel, une voix grave très prenante,
évoquant parfois les chanteurs géorgiens. Puis Xinarca fait son entrée
: un jeune homme grand et mince aux longs cheveux bruns. S'accompagnant
de sa cetera d'Oletta, seul instrument d'époque (XIXe siècle)
actuellement joué, il offre au public un beau concert, avec des
explications détaillées sur chaque chant. On retiendra notamment A Chjesgia Nera, et un I Mulatteri d'Ulmetu pour lequel le
chanteur avait distribué dans la salle des sonnailles de mule !



Photo : Carole Guelfucci
Dès l'entrée à l'Olympia, le ton est donné : la
fouille est de rigueur. Le préposé me demande : "Vous n'avez pas de ...
?" Je réponds avec assurance : "Non !" et je passe. Nous apprendrons
plus tard de Ceccè Buteau que les R.G. sont passés par là et ont
demandé au service d’ordre de l’Olympia d’interdire les t-shirts à
l'effigie d’Yvan Colonna ainsi que les drapeaux Corses et le
Ribellu !!! (Lire le récit de François Dominici en page "nove".
Les drapeaux à testa mora se sont néanmoins très vite déployés pendant
le concert, et celui à l'effigie du ribellu s'est retrouvé sur scène !.







Les mots prononcés par Ceccè Buteau :
En vous
remerciant d’être présents ici ce soir, nous voudrions dédier cette
soirée à la justice : celle qui se fonde sur l’équité, la présomption
d’innocence, la nécessité de prouver la culpabilité et non l’innocence,
celle qui se fonde sur l’homme et non sur la raison d’état, cette
justice qui par les temps qui courent nous semble bien absente, bien
loin.
Depuis le début nous avons construit notre solidarité
de corses sur la simple application de ces principes, à Yvan Colonna
qui de jour en jour semble devenir le bouc émissaire de toutes les
rancœurs qui depuis plus de deux siècles s’abattent sur notre
communauté.
Cette communauté qui n’a commis de faute que
celle d’exister et d’avoir acquis le statut de nation parmi toutes les
autres. Cette faute là, nous la revendiquons car seule la conscience
des hommes en est comptable.
Bona serata.
… faire savoir autour de vous que de l’affaire Erignac, nous sommes
passés à l’affaire Colonna.
Dans cette affaire…
J’accuse des magistrats de la section anti terroriste d’être des
menteurs et des dissimulateurs,
J’accuse les policiers de la DNAT d’être des menteurs et des
dissimulateurs,
J’accuse l’état français d’être incapable de faire appliquer les
principes d’équité et la présomption d’innocence.

Ce Vendredi saint 21 mars 2008, les Concerts Parisiens présentaient
salle Gaveau "Via Crucis - Rappresentatione della Passione di Cristo",
avec l'Ensemble italien "L'Arpeggiata" et l'Ensemble corse Barbara
Furtuna, ainsi que les chanteuses Nuria Rial et Lucila Galeazzi.
Le programme composé par Christina Pluhar, qui dirigeait et jouait
du théorbe, faisait alterner chants traditionnels corses et italiens et
compositions baroques du XVIIe siècle de Monteverdi, Ferrari, Sances et
Merula.
Un très beau concert, moins sombre que le thème pouvait le laisser
penser, avec en particulier un Maria Carpinese, chant
traditionnel des Pouilles chanté par Barbara Furtuna et repris en
rappel, un extrait du Laudario da Cortona, un Stabat Mater
de Sances après celui du Nebbiu, et trois rappels au total.
Et les quatre chanteurs de Barbara Furtuna (*), émus de chanter, comme leurs illustres devanciers de Canta, pour le Théatre de la Ville, nous offrent un magnifique concert. Des créations, des polyphonies sacrées, une polyphonie dalmate, la tension monte graduellement pour culminer avec Sott'a lu Ponte, A Violetta, A me Brunetta et enfin la paghjella chantée en rappel, sur le devant de la scène sans amplification.
Nous rejoignons le groupe au foyer pour un échange très intéressant avec Jean-Philippe, qui manifestement connaît sa polyphonie sur le bout des doigts!
(*) Jean-Philippe Guissani, André Dominici, Maxime Merlandi et Jean-Pierre Marchetti.

Lire également le compte-rendu de Carole sur son site
Les compte-rendus des concerts de l’Alba sont sur une page dédiée.
"Sabbatu u 2 di ferraghju 2008, torna una volta, Canta hà purtatu a
Cultura Corsa in Parigi. U gruppu Isulatine hà assicuratu a prima
parte.
Stù cuncertu à u Bataclan era una manera d'addunnì i Corsi di u cuntinente, mà dinù una mansa di ghjente d'altrò.
U publicu venutu numerosu hà intensu une poche di nove canzone chì seranu nant'à u prussimu discu, per esempiu una canzona in umagiu à Natale Luciani : "A canzona di Natale".
(Compte-rendu ADECEC)

Ambiance très chaude en ce samedi soir au Bataclan pour le concert de début d'année de Canta u Populu Corsu à Paris. La première partie était assurée par Isulatine, dans des conditions très difficiles car le public continuait d'entrer et les conversations se poursuivaient. En dépit de ce manque de respect regrettable, Antoinette et ses trois amies ont bravement assuré quatre chants, en osant le jazz avec Duie è una.
Quelques minutes plus tard, une ovation a accueilli l'entrée de Ceccè Buteau et du groupe mythique du riacquistu qui aura offert un concert de qualité où nouvelles chansons (E Canzone di Natale) côtoyaient les anciennes telles que Cumpagneru, Ch'è Dinu ou A Palatina reprises en coeur par un public enthousiaste déployant drapeaux corses et bandere à l'effigie du ribellu. Interpellations des chanteurs, slogans nationalistes, le spectacle était décidément aussi dans la salle !
Après plus de deux heures de chants, la soirée se termine comme il se doit par un vibrant Diu Vi Salvi Regina repris par le public.Des photos de cette soirée ici.
http://canta.adecec.net/bataclan08/

Nous étions à Bourges ce 28 juillet 2006 pour assister au concert donné par Isulatine à 21h30 en la Cathédrale Saint-Etienne.
Dans ce cadre magnifique, les quatre chanteuses ont montré l'étendue
de leur répertoire : paghjelle (E stelle et Terzetti),
chant liturgique traditionnel (Stabat Mater), créations (E'
tant'omi muti, Era)..., berceuses (La mia diletta, Dormi
per pena), jazz (Duie è una).
Aux chants de l'album Sogni d'Aprile se sont ajoutés notamment
le poignant Era, S'avissi, une création de Jean-Claude
Acquaviva, Isula Dea, le Stabat Mater de Calenzana...
Les créations, sur des poèmes de Paulu Santu Parigi (présent au
concert) et Jean-Claude Acquaviva (S'avissi) traduisent bien les
principales préoccupations du groupe : l'enfance, la vie des femmes
dans toutes les cultures, le respect de soi et des autres...
Les nombreux spectateurs (plus de 1 000),
visiblement sous le charme, ont vibré au fil des émotions suscitées par
ces chants, culminant avec le Dio Vi Salvi Regina.


Lo Còr de la Plana était en Paris en ce mois d'aout 2008 pour une série
de concerts en plein air dans la cadre de "Paris quartier d'été".
Dimanche 10 août, Butte du Chapeau Rouge (19e)
Pascale et Pierre y étaient :

Le groupe marseillais a dû chanter à deux endroits différents suite
à une panne de courant. Ils ont donc commencé sans sono, "en
acoustique", sous l'espèce de kiosque pour finalement revenir pour 3
morceaux sur la scène avec décibels et déclenchement de farandole. La
fête quoi !

Et ils sont toujours aussi bien calés et aussi pêchus...
Jeudi 14 août, Parc de Belleville (20e)
C'était le tour d'Anne Marie et Jean-Claude pour ce dernier concert de
la série.

Un cadre magnifique, un petit amphithéatre sur les hauteurs de
Belleville surplombant Paris, et du soleil (un miracle, une pluie
battante a commencé à tomber quand nous quittions le Parc après le
concert).
Dès les réglages, on est pris par la musique.

Enfin le concert commence avec Nau gojatas à Castelnau,
doucement d'abord, puis de plus en plus vite.
Deux couples dansent déjà devant la scène.

Puis nos trépidants chanteurs poursuivent avec Bozin, Tant
Deman, Feniant e gromand, Jorns de mai, Condés (devant deux policiers impavides, probablement non occitanophones) et
d'autres dont je n'ai pas retenu les titres, jusqu'à la farandole
finale.

Le public insiste, l'ambiance est super, alors ils nous rechantent
encore trois titres, Lèva ti dou mitan, Fanfarnèta, La Noviota, avant de regagner leur tente.

Une très bonne soirée (avant l'arrivée de la pluie) !

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