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Ambiente / Environnement

Dernière mise à jour : 27/01/2012

nouv

27 janvier 2012

Les gypaètes de Corse menacés d’extinction à brève échéance

La population d’Altore, notre gypaète barbu*, est en forte diminution en Corse. Une réduction de 50% des effectifs en seulement quatre ans fait craindre le pire pour les années à venir.

altore
Photo. CC_SA_NC Geoffrey Gilson

La chute notée ces dernières années, semble se préciser avec seulement cinq couples présents aujourd’hui (au lieu de dix il y a quatre à cinq ans) et six l’année dernière. Ce triste constat résulte d’une semaine de suivi scientifique effectué entre le 26 décembre 2011 et le 2 janvier 2012 par les équipes du Parc naturel régional de la Corse.

Face à cette situation, la Vulture Conservation Foundation (VCF) et la Ligue pour la protection des oiseaux (en tant qu’opérateur national d’un plan d’action dont le PNR Corse est l’opérateur régional) ont réagi.

Elles considèrent que ce serait un crime de laisser s’éteindre cette petite population qui représente, selon les spécialistes, un véritable trésor génétique : ces oiseaux sont les ultimes représentants des innombrables gypaètes qui peuplaient il y a des milliers d’années l’Europe occidentale. « Notre » rapace bénéficie également d’une protection totale depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Il est inscrit à l’annexe I de la directive Oiseaux et de l’Union européenne.

On s’explique mal la disparition de certains adultes : le couple de Bavella par exemple a totalement disparu. La longévité de l’Altore est estimée à une trentaine d’années et l’hypothèse d’une mort est pratiquement exclue. Mais la priorité veut qu’on s’intéresse aujourd’hui au succès de la reproduction.

Un plan d’urgence de la dernière chance a été proposé pour essayer de sauver la vie aux quelques poussins qui naissent chaque année (cinq l’an dernier). Ce plan, repose principalement sur un type de nourrissage favorisant la survie des poussins dans leurs deux premiers mois d’existence. La technique consiste à apporter aux couples nicheurs, dès l’éclosion, une nourriture assez tendre pour être distribuée au jeune.

Ce plan a été accepté par les partenaires en Corse dont le parc naturel régional. De son côté la VCF se dit « prête à collaborer activement et étroitement avec le PNR de Corse et tous les partenaires possibles ». Pourtant, malgré l’urgence ce plan n’est toujours pas opérationnel.

U Levante demande à ses militants de faire circuler l’information afin de sauver le plus grand rapace de Corse et d’Europe. Un important élément du patrimoine corse est en train de disparaître.

* Le gypaète barbu atteint 2,80 mètres d’envergure. La présence de vibrisses (moustaches) à la base du bec lui ont valu son nom de barbu.

16 juillet 2011

Le Tribunal Administratif de Bastia annule trois PLU

Le TA annule en totalité le PLU de Calcatoghju

PLU de Serra di Ferru annulé: un vrai massacre d’illégalités. Un vrai problème : l’absence de déféré préfectoral.

PLU de Calvi annulé: il faut protéger la pinède

Voir les détails sur le site d'U Levante.

17 mars 2011

Annulation du PLU d'Olmetu

Le 17 mars 2011, le tribunal administratif de Bastia a considéré que les associations GARDE et U LEVANTE et la CHAMBRE d’AGRICULTURE de CORSE du SUD étaient fondées à demander l’annulation des délibérations des 31 Juillet 2009 et 5 février 2010 par lesquelles le conseil municipal de la commune d’Olmetu avait approuvé un plan local d’urbanisme absolument stupéfiant qui ouvrait à l’urbanisation tout le littoral de la commune en violation manifeste de la loi Littoral….

"Il reste à espérer que le jugement du 17 Mars 2007 contribuera à faire prendre conscience aux responsables communaux mais aussi à l’Etat, dont la défaillance est à nouveau mise en lumière, de la nécessité de respecter et faire respecter la loi Littoral en Corse."

U Levante


fuel

Derniers communiqués d'U Levante

9 août 2010

Communiqué du Collectif pour l'application de la loi littoral en Corse

Quelques constats, en vrac

Week-end du 14 juillet : 400 000 personnes en transit dans les ports et aéroports… pour 300 000 habitants permanents dans l’île.

Serra di Ferru, Calcatoghju, Belvidè-Campumoru, …la liste de ces villages possédant plus de 75 % de résidences secondaires par rapport aux habitations des résidents permanents est longue. Sur le littoral bien sur !

Juillet 2010 : le PADD du projet de PLU intercommunal (14 communes) du Cap Corse annonce le but à atteindre : la résidentialisation…

Juillet 2010 : projet de lotissement à capitaux italiens à Canella, Sari-Solenzara

2009 : Rondinara,: le banquier Lefèvre obtient un permis tacite pour plus de 50 villas sur un zonage devenu illégal.

Juillet 2010 : un ferry doit attendre qu’une place se libère pour lui permettre d’accoster à Aiacciu

Purti-Vechju, Sartè, Ulmetu, Serra di Ferru, Poghju d’Oletta : des centaines d’hectares de terres de bonnes voire très bonnes potentialités agricoles sont rendues constructibles.

Afin de répondre à ces envies argentées, poussés par ceux qui vendent à prix d’or leurs terres et par les promoteurs, de nombreux maires offrent le littoral de leur commune aux plus offrants alors même que, en dehors de toute considération « politique », les équipements de viabilité manquent totalement ou sont très insuffisants. En effet, certains PLU rendent constructibles des km de zones littorales actuellement vierges ou pratiquement vierges de toute urbanisation… pour de nouvelles constructions… de résidences secondaires vides 10 mois sur 12 mais avec vues sur la mer, accès direct à la plage privatisée, espaces boisés classés pour écrins verts, voire mouillages organisés sur des sites parmi les plus beaux de ces communes.

Vous le savez tous : la Corse, dépourvue de projet politique et de plan à long terme, subit une invasion d’un type nouveau et constate, sans la maîtriser en aucune façon, une déferlante européenne aux revenus plutôt aisés qui veut s’approprier la Corse par une résidence au soleil à tout
prix.

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Quel a été et quel est le rôle des associations du Collectif pour la loi Littoral face à cette déferlante ?

Afin de protéger les espaces remarquables, qu’elles considèrent comme un patrimoine collectif , et les terres agricoles, les associations se sont appuyé sur deux types de cartographies :
- la carte des ER des Atlas de 2004
- la carte Amandier ou AGRIPAST
Elles ont aussi déféré, avec succès, plusieurs PLU ou cartes communales au tribunal administratif…. En s’appuyant essentiellement sur la loi Littoral qui, si elle est appliquée, freine et encadre une urbanisation littorale galopante.
Ces deux cartographies sont des bases essentielles de l’avenir de la terre et les associations demandent avec insistance qu’elles soient reprises dans le futur PADDUC.

Par l’application de la loi, l’annulation de nombreuses zones constructibles littorales a été obtenue : ainsi, par exemple, ont déjà été rendus inconstructibles Mare è Stagnu (Aleria), Balistra, Cannettu, Cala Paraguanu (Bunifaziu), Tradicettu (Sartè), Micalona (Ulmetu) et l’extension de l’urbanisation des Marines du Soleil (Patrimoniu) a été empêchée.

Mais les associations, qui manquent de « bras », peuvent peu. Or tout citoyen peut s’impliquer dans sa commune ou dans la commune voisine. Les documents d’urbanisme sont des documents publics ! Seule la bonne volonté est indispensable !

Et, face à ce qu’il faut bien appeler du « lynchage » puisque, depuis quelques mois, de nombreux élus et des socioprofessionnels répandent ouvertement du fiel contre des responsables associatifs accusés de tous les maux, et tout particulièrement de celui d’empêcheur de faire de (gros) profits, les associations ont également besoin de l’appui de la population, besoin aussi de l’appui des « élites » et espèrent que cet appel sera entendu.

La défense de la Terre, car il s’agit bien de cela, passe et passera, en partie, par la capacité des Corses à prendre en main ces clés essentielles que sont les documents d’urbanisme et un PADDUC appliquant strictement la loi Littoral dont une notion très importante doit être mise en avant, celle de la capacité d’accueil, à l’échelle de la Corse toute entière.

Association U Levante

 

23 juillet 2010
Le Collectif pour l’application de la loi Littoral en Corse vous informe et communique

En Corse comme à la Samaritaine, il se passe toujours quelque chose. Cette semaine la palme revient au président du conseil général de la Corse-du-Sud.

Mercredi, le 21 juillet, au cours d’une réunion d’élus représentatifs du département et notamment du Taravu cet homme public a déclaré :
"Nous devons nous soulever pour lutter contre le lobby des associations.... À force d’œuvrer pour la protection du lézard, de la libellule et des crapauds, il ne restera plus que ça et nous, nous aurons disparu." voir FR3CORSE, “Corsica sera” du jeudi 22

Ce lynchage en règle a fait jour alors que certains élus évoquaient le développement économique tel qu'ils l’imaginent. Ce qui nous gênent, expliquaient-ils, c’est le respect des lois Littoral et Montagne. Oubliant d’ailleurs que ces lois, qui semblent contrarier leurs projets, ils les ont –hier- appelées de leur vœux.

Or donc, pour certains élus, les associations s’apparentent aux seuls défenseurs des mesures légales de gestion du foncier qu'ils ont hier souhaitées ?

Mais associer lobby et associations : excusez du peu !
Un coup d’œil dans le dictionnaire nous apprendra qu’un lobby est une organisation visant à défendre les intérêts particuliers d'un groupe d'acteurs économiques. Les lobbies défendent donc des intérêts particuliers,ou corporatistes, au détriment de l’intérêt général.

Tout l’opposé de l’action menée par les associations composant le Collectif pour la loi Littoral lesquelles agissent pour préserver un patrimoine naturel contre les intérêts de quelques uns. Des personnes, fortunées ou puissantes, dont le seul objectif vise à s’approprier un morceau de littoral pour y édifier une résidence secondaire de préférence “les pieds dans l’eau”.

À tous ceux qui ont applaudi au bon mot du président du conseil général de Corse-du-Sud, le Collectif pour la loi Littoral rappelle que 81% de la population de Corse s’est prononcée pour l’application de la loi Littoral. Par ailleurs le moins que l’on puisse attendre de nos élus est qu’ils appliquent les lois.


Association U Levante

 

7 juillet 2010

Associations GARDE et U Levante
Collectif pour la loi Littoral
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Précisions à propos du recours contre le Plan Local d’Urbanisme de Serra di Ferro

Le recours en annulation exercé, début Juin dernier, par les associations U Levante et Garde contre le Plan Local d’Urbanisme de Serra-di-Ferro fait, depuis quelques semaines, l’objet d’une vive polémique orchestrée par certains responsables communaux et un collectif de propriétaires mécontents.

En substance, les associations sont accusées de vouloir empêcher, par une interprétation trop rigide de la loi Littoral, le développement des hameaux« historiques » de la commune de Serra-di-Ferro, et ce, au profit des zones déjà urbanisées du littoral. Selon les auteurs de ces critiques, le recours intenté par les associations aurait, en cas de succès, des conséquences désastreuses pour la commune : désertification de l’intérieur, spéculation accrue sur le littoral, augmentation du prix des terrains avec, pour corollaire, l’impossibilité pour un grand nombre d’habitants d’offrir un toit à leurs familles.

Cette présentation, fort habile, est néanmoins très éloignée de la réalité des faits.

Sous couvert de s’inscrire dans la tradition historique de la commune et de chercher à faciliter l’accès au logement des habitants de Serra-di-Ferro, le P.L.U. ouvre en réalité la voie à une spéculation effrénée.

Que l’on en juge :
- Le P.L.U. rend constructibles 420 hectares d’espaces naturels et agricoles – superficie sans précédent pour une commune de cette taille –, alors même que Serra-di-Ferro compte déjà 75 % de résidences secondaires – pourcentage le plus élevé de Corse – et que, selon la municipalité elle-même, la population permanente de la commune n’augmentera pas au cours des dix prochaines années.

Il n’est, dans ce contexte, pas sérieux de soutenir que le P.L.U. a été conçu pour satisfaire les besoins en logement des habitants de la commune ou de leurs enfants. A l’évidence, l’écrasante majorité des permis de construire qui seront délivrés sur la base de ce P.L.U. le seront pour des résidences estivales. C’est du reste déjà le cas depuis de nombreuses années dans cette commune.

- Le P.L.U. crée, autour des hameaux « historiques » de la commune, des zones constructibles extrêmement vastes, qui s’étendent très au-delà du périmètre d’implantation des habitations existantes. Pour le seul hameau de Tassinca, qui dénombre aujourd’hui une trentaine de bâtisses circonscrites dans de petits périmètres, sont prévues trois zones constructibles d’une surface cumulée de 50 hectares.

En l’état, les anciens hameaux de Serra-di-Ferro sont donc voués à la dénaturation, puisqu’ils seront rapidement cernés par des lotissements et autres centres de vacances.

La municipalité est donc bien mal inspirée de se prévaloir de l’héritage historique de la commune pour justifier de tels choix d’aménagement, d’autant que ces derniers sont totalement contraires à la loi Littoral.

Or, il était parfaitement loisible à la municipalité, si elle avait vraiment souhaité développer ces hameaux tout en préservant leur authenticité, de créer autour d’eux de petits périmètres constructibles présentant les caractéristiques d’un « hameau nouveau intégré à l’environnement » au sens de la loi Littoral.

L’urbanisation de ces secteurs est donc légalement possible, à condition qu’elle reste raisonnable et qu’elle ne remettre pas en cause la nature même des hameaux existants.

- Par ailleurs, le P.L.U. en violation flagrante de la loi, permet l’urbanisation de certains sites naturels protégés (à Cupabia et à la pointe de Porto-Pollo), ne respecte pas la bande des 100 mètres (à l’entrée de Porto-Pollo et à l’ouest du port) et rend constructibles environ 200 hectares d’espaces agricoles de forte potentialité, ce qui apparaît assez peu compatible avec la volonté affichée par la mairie de respecter l’héritage historique de la commune.

L’action en justice initiée par les associations U Levante et Garde ne procède donc pas d’un juridisme excessif ni d’une vision rétrograde de l’aménagement du littoral corse, contrairement à l’image caricaturale que la municipalité de Serra-di-Ferro se plaît à en donner auprès de sa population.
Elle vise seulement à faire sanctionner les illégalités à la fois graves et nombreuses qui entachent le P.L.U. de la commune, et à préserver ce territoire des effets d’une urbanisation incontrôlée.

Enfin, alors que les associations ont toujours recherché le dialogue avec la municipalité, le maire s’est opposé, avec constance, à toute espèce de concertation, en refusant de les faire participer à l’élaboration du P.L.U., alors qu’elles ont légalement qualité à le faire, puis en ne tenant aucun compte des observations qu’elles lui ont adressées à l’occasion de l’enquête publique puis dans le cadre d’un premier recours gracieux.

Il est, dans ces circonstances, particulièrement pénible de constater que, pour se justifier auprès de leurs administrés et masquer leur incapacité àélaborer un document d’urbanisme dans le respect de la loi, le maire et ses adjoints n’hésitent pas à jeter l’anathème sur les associations, au prix de contrevérités et de simplifications grossières. Il s’agit là d’une attitude gravement irresponsable, que l’on observe hélas de façon désormais presque systématique lorsqu’une association conteste un document d’urbanisme en justice.
Si, à l’heure où la terre de Corse fait l’objet de pressions spéculatives d’une intensité sans précédent dans son histoire, les difficultés que rencontrent les municipalités pour élaborer leurs documents d’aménagement ne sauraient être sous-estimées, il est plus que jamais nécessaire que nos élus exercent leurs prérogatives dans le strict respect des règles d’urbanisme, en particulier de la loi Montagne et de la loi Littoral.

C’est là une condition déterminante de la préservation du patrimoine naturel de notre île, dont nous avons tous, collectivement, la responsabilité.

Association U Levante

 

Le Rizzanese sur France Culture

rizzanese

Emission Terre à terre de Ruth Stegassy
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/terre_a_terre/

Annulation du P.L.U. de Sartène


Les associations agréées de protection de l'’environnement U LEVANTE et LE GARDE, requérantes, et le Collectif pour la loi Littoral communiquent :

Le 11 février 2010, le tribunal administratif de Bastia a prononcé l'’annulation totale du Plan Local d’Urbanisme de Sartene. Le nombre d'’illégalités relevées par le Tribunal est très élevé : ce PLU comportait trop d'’illégalités, et ce sur l’'ensemble du territoire communal.

Ce PLU rendait urbanisables des zones non équipées, ouvrait à l’'urbanisation de trop nombreuses zones littorales à Barcaghju, à Tizzanu, à Tradicettu ainsi que des terres agricoles de bonnes potentialités dans le Rizzanese, ne respectait ni les espaces remarquables ni les espaces boisés classés. Le tribunal a relevé l’'illégalité du projet de zone à urbaniser du  camping de Roccapina.

Les associations requérantes et le Collectif pour l'’application de la loi Littoral espèrent que ce jugement :

- donnera à réfléchir à d’'autres mairies à qui il est tout simplement demandé d'appliquer les lois de l'urbanisme dont la loi Littoral et la loi sur les terres agricoles,

- sera un signe pour l'Etat afin que son contrôle de légalité devienne une réalité et qu'’il défère plus systématiquement les PLU illégaux (il ne l'a pas fait pour Sartène et ce n'’est pourtant pas les exemples qui manquaient).


Enfin elles regrettent que des permis de construire sur des zones déclarées inconstructibles par ce jugement aient pu être accordés pendant la période comprise entre le moment du dépôt du recours contentieux et celui de la décision d'’annulation du PLU par le tribunal.

L’'intégralité du jugement figure sur notre site http://levante.fr

Association U Levante

Vers une annulation du PLU de Sartène par le Tribunal Administratif de Bastia?


29/01/2010 - Communiqué de l'association U Levante :

Le "rapporteur public" (ancien Commissaire du gouvernement) du tribunal administratif de Bastia a demandé ce matin, suite au recours déposé par les associations U Levante et GARDE avec l'aide d'un avocat, l'annulation totale du P.L.U. de Sartene pour non application des lois de l'urbanisme dont la loi Littoral, du schéma d'aménagement de la Corse, de la protection des terres agricoles de bonne potentialité.

Même s'il faut attendre le jugement définitif (dans 15 jours), il semble, au vu des arguments avancés par le rapporteur, que l'annulation sera obtenue.

Les associations et le Collectif Littoral se réjouiront alors pour le littoral, les terres agricoles ou les espaces boisés classés sartenais. Il faut rappeler que la commune de Sartène (Corse-du-Sud) présente l’'un des plus grands linéaires côtiers de France.

Les associations du Collectif Littoral iront au T.A. à chaque fois que nécessaire mais espèrent surtout que certains maires appliqueront enfin les lois d'urbanisme et que les Préfets et les Sous Préfets effectueront pour chaque cas un réel contrôle de légalité et défèreront les documents d'urbanisme illégaux devant le T.A.

Car les associations ne devraient pas être "obligées" de déférer des documents d'urbanisme devant les tribunaux!
Association U Levante

paduccu



Et voici la poésie de Ghjilormu Polverini :



U Paduccu


(pianu accunciatoghju è di sviluppu duratoghju di a Corsica)

(ortografia omologata micca)

Angnulinu u me angnulinu
a chì n'è stu paduccu?
si ni tuccarà la fini?
si ni vidarà lu sbuccu?
ben chjamatu duratoghju
cinqui anni in priparazioni
un c'è peghju capatoghju
prestu semmu in alizioni!

Ghjuvan Cristofanu à Cammedhu:
"troppu troppu custruzioni,
eti fattu un caccavedhu,
vincìssimu l'alizioni,
nò faremmu lu cuntrariu
ghjilaremmu lu fundariu!"

Innò, dici Stafania,
"u pianu è bedhu nurmali,
accuncemu u liturali;
un l'assicura Jirolmu?
di casi c'è sempri piazza,
u liturali ùn è colmu,
u turistu ùn c'imbarrazza;
è salvu u circundamentu :
cun tutti li prutizioni
tarri, nuvanta par centu
ùn poni avé custruzioni"!

"Salvaremu i tarrri corsi
d'una ladra architettura"
guarantisci Bonnaccorsi
pa'a nostra agricultura.
I Verdi sò in irrimusciu;
par idhi l'esecutivu
devi tira prestu l'usciu
chi u paduccu è cattivu;
battini cu l'argumentu
"ritireti u ducumentu:
criscenza cinqui par centu
so turisti tanti è più,
a Corsica carca à ghjenti,
a fraquintazioni à l'insù;
sola una criscenza à zeru
faci duratoghju à veru!"

Un ci n'hà pinseru Antonu :
"Cu li zuffi Baleari
ùn feti lu paragonu,
in dé no c'è pocu affari!
bughemmu li prumuzioni,
iùbuccunemmu i saloni
cu lu brocciu e la purcina,
bon prisuttu e gran cucina!
ùn n'aghiti la vergugna,
u turistu è bonu a mugna
Sindali i faci jugna,
c'è larghina, un sin n'infrugna;
di la noscia idintità
femmu la publicità,
a "riserva naturali"
ci devi renda buccali;
biatu sìa l'Easy Gettu,
ci farani lu viaghju
a bon pattu lu bigliettu
turisti ancu di frivaghju".

Bucchini faci lu pistu
voli u paduccu suciali,
u partitu cumunistu
ni fara a lutta finali:
"scacemmu u capitalistu
di stintu risidinziali,
un c'è che un bon turistu,
quidhu di u sccu spinali!"

Ghjuvan Guidu e u so gruppu
un parlani di vutà,
sò contru à quistu sviluppu,
a Corsica devi mutà:
"tinimmu i nosci pummati,
magnaremmu pani e ciudha,
i turiti un sò ammati
ùn c'è bisognu di nudha;
demmu vita à l'intiriori,
ci po pascia la castagna,
ci mittaremmu un duttori,
pa'i vechji di a muntagna
oghji privata di forzi
e di vodha d'abità,
disirtata da i corsi
chi si godini a città;
noi tutti cun Edmondu
c'emmu a rimpaisaniscia
pa'da l'esempiu a u mondu
chi a muntagna un po spariscia"

U partitu di Chaubon
ha fattu a so riflissioni,
"ce padduc n'est pas bon"
sarà a so cunclusioni;
senza sminticà la Pieri
a vutanta sulitaria:
spiccata di'i culistieri,
quì, ni sarà sulidaria.

L'MRG for di turmenti
ha truvatu l'argumenti,
ùn bastani amindamenti,
voli un paduccu altrimenti
cun tutti i finanzamenti:
(da crescia u portu di Bastia
annatu a ousidunia
pa'turisti e mercanzia
d'una grossa ecunumia!)

Ghjuvan Martinu Mondoloni
susteni l'esecutivu,
faci cummunicazioni
in un sesnsu custrutivu;
"u pianu è amindativu!
femmu la cuncirtazioni
di modu chi l'alizioni
un sìa un lavativu!"

Muralità:

Fà a crìtica veni bè,
ma fa l'arti veni mali,
sfa senza fa nienti vali
parchi altru prughettu un c'è:
par fa, nimmu ùn'è d'accordu,
ugnunu sta in u so bordu,
ùn c'è indhocu maghjurità,
è quista, a rialità...

Ghjirolmu POLVERINI

NB : "renda buccali" : si dici d'una fragnata d'alivi chi rendi bè.


PLU de Sartène : requête au T.A.

Les associations GARDE et U Levante viennent de déposer une requête au Tribunal Administratif de Bastia en vue d'obtenir l'annulation le Plan Local d’Urbanisme de la commune de Sartene.

Le PLU vise en effet, en violation de la loi Littoral, à développer l’urbanisation de manière massive par la création de zones AU, tant sur la zone littorale de Tizzanu, à l’intérieur des espaces proches du rivage, que plus à l’intérieur des terres. Roccapina n’est pas épargné.

Sont ainsi créées, sur Tizzanu/Barcaghju/Tralicettu, une vingtaine de zones à urbaniser, d’une superficie totale d’environ 250 hectares, outre de très nombreuses zones U qui recouvrent, pour la plupart, des espaces d’urbanisation très diffuse, voire des espaces naturels exempts de toute forme d’urbanisation.

De surcroît, ces nouvelles zones urbanisées ou à urbaniser empiètent de manière importante sur des espaces à vocation agricole tandis que les règlements de zones du P.L.U. permettent une urbanisation très dense de ces espaces.

Enfin, la superficie des espaces boisés classés a été significativement réduite, sans que le Conseil des sites n'ait donné son avis, avis pourtant obligatoire.

Alors qu’il avait adressé au Maire un recours gracieux dénonçant les nombreuses illégalités du PLU, le Sous-Préfet n’a, hélas, pas jugé opportun de signer le recours contentieux pourtant préparé par les services de la DDE.


Association U Levante

Barrage du Rizzanese

Communiqué de l'A.D.R.E ( Association de Défense de Rizzanese & de son Environnement )

On ne nous dit pas tout

L’avenir du Rizzanese semble commencer à inquiéter les élus. Sont-ils enfin conscients ? Croyaient-ils qu’EDF était soucieux de l’environnement ? Cela se saurait ! Il n’y a qu’à constater les dégâts actuels. Tout ce qui est fait ici va à l’encontre de la protection de la nature.
Peut-on réellement penser que dans cet état de choses, l’Alta Rocca peut rester une référence en matière de tourisme vert ?
Le tourisme vert est un atout pour cette micro région, pense-t-on qu’une forêt de pylônes de lignes haute tension (EDF refuse d’enterrer les lignes *) va attirer les touristes?

Qui peut penser qu’en détournant le fleuve sur 12 km – du site du barrage jusqu’au confluent avec le Chiuvonu – en le privant de son eau sur cette longueur, en le bordant de panneaux d’interdiction et de mises en garde du danger, on fera venir des touristes ? A Zoza, village situé sur la future partie détournée du fleuve, en saison, plus de 200 touristes/jour, sont là pour profiter d’un site magnifique. Et les amateurs de sports en eaux vives, sont-ils des touristes négligeables ?
Bien qu’EDF le nie, le Rizzanese est un fleuve poissonneux, en particulier en truites macro stigma, comme l’attestent les Associations de pêche. Que deviendront ces poissons après la construction du barrage ? En effet, Edf refuse de construire une échelle à poissons et propose de transporter les truites d’amont en aval en hélicoptère, sur une période de deux ans. Est-ce une plaisanterie ou simplement la réponse insultante d’une entreprise habituée à ne rencontrer aucune résistance de la part des pouvoirs publics ?
Est il sérieux d’inviter élus et associations de protection de la nature (pas nous, bien sur ! ) à une réunion pour choisir la couleur de la conduite forcée. Qui est dupe d’une si démagogique et fausse concertation, n’y a t’il pas de sujets plus importants ?
La qualité de l’eau ? Le village de Sainte Lucie de Tallano est alimenté par une station de pompage située dans la partie court-circuitée du fleuve. Comment ce village sera-t-il alimenté en eau à l’avenir ? Une 2éme station de pompage se trouve dans la vallée et alimente en partie Sartène en eau potable. Cette station va récupérer de l’eau mise en tube sur plusieurs kilomètres et ensuite turbinée dans une centrale électrique. Le Maire de Sartène reconnaît lui même que pour avoir une eau claire, il faudrait qu’elle soit pompée en amont du barrage. Nous pouvons alors nous demander ce que la construction du barrage va apporter comme amélioration à la qualité de l’eau ?
Pour la gestion du plan d’eau, pas la peine de s’affoler, EDF est catégorique, aucune activité nautique sur le plan d’eau, y compris la pêche.
L'énergie électrique ? Il faut savoir qu'avec une retenue de seulement 1 million de m3 utilisable, la production électrique ne pourra être limitée et disponible qu'aux seuls moments des pics hivernaux et peut-être estivaux; en effet, si la centrale fonctionnait toute l'année, le barrage se viderait en quelques jours.
Il faut croire que les publicitaires sont d’accord avec nous, en effet, pas un jour ne se passe sans qu’ils ne fassent l’éloge des panneaux solaires. On peut en poser partout et pas nécessairement sur des terres agricoles.
Le soleil a 5 milliards d’années à vivre, l’avenir est solaire.
On entend parler du barrage depuis plusieurs décennies. La recherche n’a cessé d’évoluer. Pourquoi imposer à cette micro région une solution si archaïque, alors que les barrages sont détruits partout dans le monde ?
On ne demande pas à EDF d’arrêter de travailler en Corse, mais de le faire autrement, chacun y trouvera son compte.

* Si vous ne voulez pas de ces lignes à haute tension aériennes, vous êtes invités à donner votre avis, lors de l’enquête publique sur ce sujet qui se déroulera du 2 novembre au 1er décembre 2009 ( Sous préfecture de Sarténe, Mairie de Saint Lucie de Tallano, Mairie d’Olmiccia )

Halte au feu !


Encore une fois, la Corse brûle...

Plus de 5.000 hectares de végétation ont été ravagés au total au cours des trois immenses incendies qui ont touché la Corse-du-Sud depuis jeudi, selon un bilan dressé par les pompiers tôt samedi. A lui seul, le feu d'Aullène représente environ 3.000 hectares.
Dans le même temps, les soldats du feu surveillent aussi le site de la vallée de l'Ortolo où le feu est "fixé" depuis la nuit de jeudi à vendredi mais où "quelques points se réactivent sous l'effet du vent".

focu auddè
Source : Le Figaro/AFP

Dimanche matin, les habitants de la région d’Aullène se sont à nouveau réveillés dans un paysage enfumé, embaumé d’une odeur irrespirable. Les pompiers devaient s’atteler à noyer les souches qui se continuaient à se consumer, pour éviter des reprises de feu. AFP

U Rizzanese


I  MUVRINI apportent leur aide à la rivière, avec A Canzona di u Rizzanese, une belle chanson triste pleine d'espoir.
www.rizzanese.fr

Merci à eux et merci à A FILETTA et à l'ARCUSGI qui nous soutiennent . . .
Et merci à toutes celles et ceux qui continuent à chanter la vie et la liberté avec le RIZZANESE, malgré l'avancée des travaux.

Nous serons nombreux le 23 Août pour la journée d'action au fil de la rivière, qui se prolongera par un concert de soutien d'I MUVRINI à Propriano.
Amicizie

Le PADDUC retiré sans débat

Voilà des années que le combat sur ce document fait rage, mais au moment d’en débattre, les tenants du PADDUC bottent en touche.

Ange Santini a annoncé lundi devant l'Assemblée de Corse qu'il retirait de l'ordre du jour la discussion sur le Plan d'Aménagement et de Développement Durable de la Corse (PADDUC). 

Le PADDUC ne serait pas passé puisqu'une majorité d'élus était décidé à voter contre.


Cette victoire des opposants n'est cependant pas définitive. Ce retrait ressemble plutôt à un manoeuvre :  la modification du mode de scrutin annoncée devrait empêcher les petites groupes de s’exprimer en élevant le seuil d’éligibilité à l’assemblée de Corse. Il ne restera plus à l'UMP, dont le succès est annoncé, qu'à inclure ce PADDUC dans son programme, pour pouvoir affirmer que le peuple soutient le projet...


Parla u Rizzanesi


salvemu
   
Salute,

Sans me vanter, je suis une des plus belles rivières de Corse et une des dernières rivières sauvages d’Europe...

Je prends ma source dans le massif de l’Incudine à 2128 mètres près de la forêt de Bavella et sur 56 km je dévale en cascades, au milieu des chaos rocheux, jusqu’à la mer, pour former la plage de Propriano.

Je vis mes derniers jours de liberté.

Bientôt se dressera au milieu de mon lit un barrage en béton de 40 mètres de haut.

Autour de moi, avec les travaux préliminaires, le saccage de la nature a déjà commencé et ce n’est qu’un début . ..       

Après des années d’une lutte sans relâche mes amis, Georges Mattei, l’Association de Défense du Rizzanese et de son Environnement et tous les autres, n’ont pu empêcher que commence aujourd’hui la construction de ce barrage.

En novembre 2006, le Conseil d’État a rejeté la requête qu’une douzaine d’associations de protection de la nature avait déposé pour empêcher ce massacre.
Voilà . . .        

Plus de 200 millions d’euros vont être engloutis par ce projet aberrant aux dommages irréversibles, aussi bien d’un point de vue écologique que culturel, historique et humain.

Comment un tel projet peut-il voir le jour à l’heure où la déconstruction de nombreux barrages est programmée en Europe ?

Je suis triste et j’ai peur.

Cantu di u Fiume, n°1
Pour télécharger le journal en pdf


epple

Communiqué de l'association "SALVEMU U RIZZANESE"

salvemu

Les travaux sur le site du barrage du Rizzanese en Corse du sud ont  commencé depuis quelques mois et vont, malheureusement, très vite.

Cantu di u fiumu, le 18 & 19 avril 2009

Le Rizzanese vous invite à le découvrir, de sa source à son  Rencontres, rendez-vous, échanges, découvertes et actions . . . au  fil de la rivière.

Le Rizzanese sera bientôt une rivière morte si nous la laissons  disparaître en silence.

Programme: http://www.rizzanese.fr/actions.html

avantaprès

I travaddi anant'à u situ di u matrali di u Rizzanesi in Corsica di u  suddu, ani cuminciatu qualchi mesi fà,e disgraziatamenti avanzani  assai prestu.U 18 & 19 aprili, u Rizzanesi v'invita a scopralu d'à so surghjent'à so massedda. Scontri, appuntamenti,azzioni...fiumu fiumu.

U Rizzanesi sarà prestu un fiumu mortu si no u lachemu spariscia  senza di nienti.

Informations:    http://www.rizzanese.fr/actions.html#corsu

 Dans L’Express

Un article de L'Express sur le PADDUC. C'est ici

L’Assemblée de Corse repousse le vote du PADDUC


Mercredi 11 Mars 2009

Pour la troisième fois de suite, l'Assemblée de Corse a repoussé le vote du Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC).

Initialement annoncé pour février, puis reporté au 12 mars, ce vote est à présent prévu pour "la mi-avril" sans plus de précision sur la date.

Ce nouveau report est justifié par la refonte du texte initial, très contesté. Cet automne, le Conseil économique, social et culturel de la Corse (CESC) avait émis un avis défavorable sur le précédent projet élaboré par l’Assemblée territoriale, obligeant celle-ci à revoir sa copie.

Le projet amendé n’en est qu’au début de son long parcours institutionnel. Il devra successivement être soumis au Conseil des sites, puis au CESC, avant d'être examiné par les conseillers territoriaux.

Après le feu vert des élus, le projet de Padduc devra faire l'objet d'une enquête publique, puis d'un second vote, pour adoption définitive.

Concrétisation du processus de Matignon, ce plan très controversé fixe les objectifs de développement économique, agricole, social, culturel et touristique de l'île.

Pour son plus fervent défenseur, Ange Santini, président du conseil exécutif de Corse, il s'agit rien moins que d'un "projet de société" qui prévoit " une Corse ouverte à ceux qui veulent s'y installer pour devenir des résidents permanents".

Ses détracteurs, au premier rang desquels on trouve les nationalistes, dénoncent un modèle qui mise notamment sur un tourisme massif et organise une bétonnisation du littoral. Les plus virulents observent que le document rend constructibles des terrains appartenant à des élus locaux.

Selon les chiffres d'Ange Santini, le Padduc supprime près de 10% des espaces naturels remarquables du littoral Corse, soit 7000 hectares.

Article extrait du site econostrum (L'actualité économique en Méditerranée) http://www.econostrum.info/.

La phrase soulignée par mes soins paraît justifier les craintes des opposants au Padduc...

Communiqué d'U Levante
- Ajaccio, 20 Février 2009

Dans un esprit d’ouverture et de dialogue, les associations du Collectif Loi Littoral, représentées par ABCDE, GARDE, U Levante et U Polpu, ont accepté de rencontrer les Conseillers de la Collectivité Territoriale de Corse, à l’invitation de la Commission PADDUC, afin d’évoquer le projet de PADDUC, et plus particulièrement le volet du texte relatif aux modalités d’application de la loi Littoral en Corse.

Le Collectif a réitéré son opposition la plus ferme au projet actuel de PADDUC, qui constituerait, s’il était adopté en l’état, un instrument de contournement et d’affaiblissement de la loi Littoral en Corse.

Le Collectif a insisté auprès des Conseillers pour que ce document soit profondément remanié, et que soient prises en compte les nombreuses réserves et recommandations formulées par le Conseil des Sites dans son avis du 30 Septembre 2008. Le Collectif ne saurait se satisfaire de modifications marginales et superficielles du projet actuel.

A ce titre, le Collectif Loi Littoral maintient l’ensemble de ses revendications. Il demande notamment :

1. La prise en compte dans le PADDUC de l’ensemble des Espaces Remarquables cartographiés dans l’Atlas du Littoral. L’Atlas, établi par les services de l’Etat en 2004, constitue à ce jour le seul document de recensement des Espaces Remarquables de Corse faisant autorité sur le plan scientifique. Le Collectif ne peut accepter que le PADDUC supprime certains de ces espaces, non pas sur la base de critères objectifs, mais à la demande des Maires, dont on sait qu’ils font, en ce domaine, l’objet de pressions très fortes.

2. La délimitation dans le PADDUC des Espaces Proches du Rivage selon le même tracé que celui retenu dans l’Atlas du Littoral. Le Collectif Loi Littoral ne peut accepter que le PADDUC rapproche du littoral la limite des Espaces Proches du Rivage dans le seul but de faciliter l’urbanisation des terrains qui se trouveraient ainsi exclus de ces espaces.

3. La mise en place dans le PADDUC d’un dispositif juridique assurant la protection durable des espaces agricoles à potentialité agronomique. Le Collectif Loi Littoral estime qu’il est impératif, pour assurer la pérennité de l’agriculture corse, de préserver efficacement les terres agricoles proches du littoral de toute forme de pression foncière.

4. La définition dans le PADDUC d’une politique cohérente de gestion de la bande littorale visant à préserver les espaces naturels et à limiter les conflits d’usage en favorisant la densification des zones déjà urbanisées.
Le Collectif Loi Littoral demande, à ce titre, à ce que les principes d’urbanisation du Schéma d’Aménagement de la Corse de 1992 soient repris dans le PADDUC.

En particulier, le Collectif ne peut accepter que le PADDUC fasse de la création de hameaux nouveaux le mode prioritaire d’extension de l’urbanisation dans la bande littorale, alors même que cette forme d’urbanisation était considérée, à raison de ses effets nuisibles pour l’intégrité des zones côtières, comme une exception dans le Schéma d’Aménagement de la Corse.

Le FLNC-UC menace l'exécutif de la Collectivité territoriale de Corse

Le 

FLNC-UC menace
© STEPHAN AGOSTINI/AFP PHOTO


Le FLNC-Union des combattants (FLNC-UC) revendique 14 attentats et "opérations commandos" commis au cours des six derniers mois en Corse Le FLNC-Union des combattants (FLNC-UC), l'une des principales organisations indépendantistes clandestines en Corse, a appelé lundi "à combattre et à abattre" l'exécutif de la Collectivité territoriale de Corse (CTC), dans un communiqué authentifié adressé à France Bleu Frequenza Mora et où il revendique, du même coup, 14 attentats commis au cours des six derniers mois.

Le Padduc en ligne de mire


Le FLNC-UC dénonce les "marionnettes" aux mains desquelles se trouve, selon lui, la CTC, dominée par la majorité UMP, "les arrangements de politiciens véreux" ou encore "l'interface entre détournement du politique, gras projets immobiliers et influence affairiste et crapuleuse". "Cet exécutif est à combattre et à abattre", affirme dans son texte le FLNC-UC. L'organisation clandestine armée estime en effet que "la conception" du Plan d'aménagement et de développement durable (Padduc), élaboré par le conseil exécutif de la CTC et bientôt examiné par l'Assemblée de Corse, est "une tromperie intellectuelle et politique". "La rédaction de ce Padduc met en évidence la satisfaction d'intérêts particuliers de quelques élus appartenant à ce même exécutif", ajoute le FLNC-UC, pour qui ce plan "a pour objectif de livrer la terre corse à la vente et au capital prédateur".

Par ailleurs, le mouvement clandestin s'en prend aussi "à la répression policière, judiciaire et administrative qui s'abat sur un grand nombre de Corses et n'a rien à envier à certaines méthodes et périodes de régimes fascistes". "Cette répression généralisée démontre que la France en Corse, ce n'est surtout pas le pays des droits de l'homme", estime-t-il.

"Presse, Corse et Padduc"
A lire sur le blog de mediapart.fr par Michel Puech


Jeudi 18 décembre dernier, alors que l’assemblée de Corse ouvre sa dernière séance de l’année, Jean-Martin Mondolini, du groupe UMP, s’empare du micro pour un « rappel au règlement » enjoignant l’Assemblée à la solidarité face aux « affabulations calomnieuses d’un obscur organe de presse au contenu sulfureux et racoleur ».

Pour qui lit le dossier d’Enrico Porsia publié par Amnistia.net, il est difficile de voir des « affabulations calomnieuses » dans cette collection de faits, résultat d’une enquête journalistique scrupuleuse,  menée visiblement,  non dans le but de calomnier, mais tout bêtement si je puis dire, dans celui d’informer les lecteurs, les citoyens. Une enquête jugée suffisamment professionnelle pour que Libération, Bakchich.info ou France 2, entre autres,  s’en fassent l’écho. (...)


La suite à lire ici.

Communiqués de l'association U Levante
22/12/2008

Une conférence de presse a été donnée le 16 décembre 2008 par le Front Uni
contre Ce Padduc concernant les affirmations érronées et les manoeuvres
dilatoires de l'Exécutif de la CTC.

Sur notre site, vous trouverez le diaporama complet de cette conférence.

04/12/2008

U Levante a effectué la comparaison entre les cartes des Atlas et celle du Padduc pour 26 communes sur les 96 ayant une façade littorale.

Tous les cas existent, de la commune qui a supprimé des ER répertoriés dans les Atlas aux communes qui ont supprimé des hectares d'ER répertoriés dans les Atlas et ajouté de nouvelles surfaces.

D'autres n'ont rien changé aux Atlas (San Martino di Lota) ou ont simplement ajouté des espaces remarquables nouveaux sans rien supprimer.

Pour ces 26 communes, plus de 34 km de linéaire côtier ne sont plus des ER et sont donc privés de protection.

Sur notre site vous trouverez un tableau récapitulatif détaillé ainsi qu'’un diaporama reprenant les espaces remarquables commune par commune, cartes à l'appui.

http://levante.fr
casalonga

Le conseil économique émet un avis défavorable sur le PADDUC

Aimez qu'on vous conseille et non pas qu'on vous loue » cette citation de l'écrivain Charles Boileau pourrait résumer la séance plénière du conseil économique social et culturel qui s'est déroulée hier dans l'hémicycle de l'assemblée de Corse.

Les 51 représentants de la société civile étaient réunis pour évoquer le projet du plan d'aménagement et de développement durable de la Corse. Grâce à ce dossier ô combien polémique, un petit vent d'émancipation a soufflé hier sur la troisième institution de l'île ! Elle a fait savoir que sa mission était d'émettre un avis sur un projet, pas d'aller systématiquement dans le sens de l'Exécutif. D'emblée, la question était de savoir si l'assemblée allait donner son avis sur « l'ancien document » ou si, sur les conseils du président de l'Exécutif, elle allait surseoir sa décision dans l'attente du nouveau texte... Dans son introduction, le président Henri Franceschi a signifié sa préférence pour la deuxième option, « plus constructive » à son avis.

Les conseillers se sont exprimés longuement sur ce thème : Pourquoi le Padduc obsolète n'a pas été retiré ? Que devient ce document ?

A demandé la majorité des représentants. « Si on suspend nos travaux, on peut avoir la possibilité d'être associé au nouveau projet » a argumenté le président. « N'acceptons pas de nous soumettre... Ne faisons pas preuve de notre inutilité » a martelé Jean-Claude Graziani de la CGT.

« Au point de vue juridique que devient le vieux document » ? a questionné Jean-Luc Morucci du STC à travers une intervention imagée où les deux documents semblaient s'entrechoquer.

Une interprétation très applaudie...

Des pressions dénoncées

Etienne Santucci a été plus loin encore : « Ce qui se passe est phénoménal...Depuis que l'Exécutif a pris connaissance de notre avis, des pressions se font sentir pour que l'avis du CES ne sorte pas » a dénoncé le représentant du STC, jugeant le texte « inamendable. »

Seule une poignée de personnes a fait valoir des arguments un peu plus positifs sur un PADDUC toutefois « critiquable ». Exemple, l'intervention de Raymond Ceccaldi.

« Il n'est pas question que notre avis passe à la trappe...Nous devons simplement nous prononcer sur le même document que les élus... La sagesse consiste à travailler sur le document final » a indiqué l'ancien président.

A l'issue de deux heures de débat et d'échanges, le vote du document « première mouture » semblait inévitable.

Le président Henri Franceschi s'est donc plié à la volonté de l'assemblée : « La démocratie doit s'exercer...Vous souhaitez majoritairement vous prononcer...Nous voterons. »

Abstention du président


Antoine Aïello, coordonnateur et rapporteur du projet, a, dans une intervention pondérée, donné les conclusions des six commissions. Il a longuement détaillé les carences du texte dans sa dimension économique, sociale, culturelle.

Il a critiqué les orientations et les choix en matière d'éducation, de formation, langue corse, espaces remarquables, pollution en mer... « En conséquence, après avoir délibéré nous donnons un avis défavorable » a-t-il déclaré. Cependant le rapporteur ne semble pas fermer toutes les portes. Il a ajouté un nota bene : « Nous souhaitons être totalement associés au nouveau Padduc. »

Un vote sans véritable surprise donc... Hormis peut-être l'abstention du président. « Je suis là pour faire respecter la démocratie et faire entendre la voix de la société civile » a déclaré le président, en soulignant « la position ouverte » de l'assemblée. Et d'ajouter : «Et puis, je n'étais pas favorable sur tous les points du document »...

A présent, la balle est dans le camp de l'Exécutif. Acceptera-t-il la main tendue du CES en associant les conseillers aux nouvelles commissions qui devraient être créés pour travailler sur le « projet modifié » ? Réponse probablement jeudi, lors de la prochaine session de l'assemblée de Corse.

Paule Casanova - Corse Matin du 26 novembre 2008

Communiqué de l'association U Levante : 
LE FRONT UNI CONTRE CE PADDUC

Mardi 18 novembre – 10 h 30


La société civile donne son avis sur le projet de Padduc : catégoriquement défavorable.

Avec plus de 14 000 signataires de “l’appel contre ce Padduc”, la société civile a donné son avis : elle refuse massivement et catégoriquement  le projet de Padduc tel qu’il est présenté par l’Exécutif.
Les 14 000 signataires, les 78 organisations, le positionnement de la communauté universitaire et sa jeunesse ont rejoint l’analyse du Front uni.
Fort de ce mandat, c’est en toute sérénité que les actions du Front uni se développent.
Le Front uni est constitué de gens raisonnables et conscients des enjeux de l’avenir, ils sont issus de tous les horizons sociologiques et politiques.
Le Front uni désire ardemment un plan de développement pour la Corse à la hauteur des espérances que peut susciter la construction de l’avenir dans un objectif de développement durable.
À l’évidence ce Padduc ne correspond pas à ces exigences, c’est d’ailleurs pourquoi autant de monde rejoint, jour après jour, notre Front.
Après un tour de Corse de rencontres publiques organisées dans les villes et les villages, le Front uni fait écho de la volonté populaire qui s’insurge du fait que le débat citoyen lui a été confisqué. Un tel choix sur l’avenir de notre île imposait une large consultation en amont de son élaboration.
L’exécutif a craint de faire preuve d’audace démocratique mais le débat s’est tout de même organisé dans la rue. Nos élus doivent l’entendre et prendre acte de la nécessité d’associer l’ensemble de la société à l’élaboration d’un nouveau Padduc : la construction de l’avenir de la Corse ne saurait échapper aux Corses.


Notre appel aux élus territoriaux a suscité diverses réactions au sein des groupes de l’Assemblée territoriale aussi, aujourd’hui, 29 conseillers sur 51 sont opposés à ce Padduc et désirent ardemment qu’une séance soit consacrée très rapidement à celui-ci afin de voter majoritairement contre.
À quoi joue l’exécutif territorial ? Celui-ci avait choisi d’œuvrer au pas de charge: après une saisine début août, tout devait être voté en septembre ; or, singulièrement, la procédure est ralentie voir stoppée. Ainsi le Front uni dénonce :

L’obstruction faite à l’avis du Conseil économique social et culturel, organe représentant la société civile. En effet, le projet d’avis est prêt depuis plusieurs semaines. Pourquoi le CESCC tarde t-il à se réunir ?
Faut-il y voir une tentative de manipulation institutionnelle ?

Il est temps pour les élus du CESCC de voter. Il est temps pour les élus territoriaux de se réunir pour refuser clairement ce document et exiger qu’un autre Padduc soit élaboré et débattu dans la concertation la plus large.
À travers les débats qui ont lieu ça est là, des idées fusent, porteuses de sens pour l’avenir, prouvant que la Corse possède en son sein les richesses humaines et intellectuelles permettant l’émergence d’un autre projet.

Un autre Padduc est possible.
Il doit respecter 6 points fondamentaux :
• Un tourisme intelligent et annualisé, tournant le dos au concept du tourisme de masse (éco-tourisme, chambre d’hôtes, gîtes ruraux, ferme auberge, agrotourisme...)
• Une économie où le foncier n’est pas soumis à la spéculation. Un statut du foncier doit répondre aux besoins des habitants de notre île et leur permettre de s’installer et de vivre dignement.
• Une économie multisectorielle et de production.
• La protection des terres agricoles et la promotion de l’agriculture et de la pêche.
• Le respect de la loi Littoral et des Espaces remarquables déjà cartographiés.
• La concertation, principe  premier d’élaboration du scénario d’avenir à construire.
Ce Padduc devra être conçu par tous pour tous et respecter l’esprit des lois et les fondements du développement durable :
Un modèle de société plus solidaire soucieux des équilibres sociaux, prenant en compte les grands équilibres de la planète, plus respectueux de notre patrimoine environnemental et identitaire, se préoccupant des conditions de vie quotidiennes de nos concitoyens.
Le Padduc est l’affaire des habitants de cette île. Nous ne voulons plus être disqualifiés. Le Front uni a fait prendre conscience qu’il existait en Corse une société civile, forte, active, responsable. Elle devra être sollicitée afin qu’à l’avenir les décisions qui la concernent soient prises avec elle.

Calendrier des prochaines réunions publiques du Front uni :

Aleria - samedi 22 novembre 14h 30
Petranera - vendredi 28 novembre, salle des fêtes, 18h 30

Signer la pétition "contre ce  Padduc" :   http://cll-corse.org
Association U Levante

Histoire d'une enquête en Corse

Dans son édition datée du 8 et 9 novembre 2008, le quotidien Libération livre le récit du journaliste Enrico Porsia du site amnistia.com, "Histoire d'une enquête en Corse". Une enquête sur les propriétés personnelles des trois principaux responsables de la collectivité territoriale de Corse… directement impliqués dans l'élaboration du Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse. Une enquête qui dénonce des faits qui s'apparentent à des tentatives de prises illégales d'intérêt.

Une enquête, selon la rédaction d'Amnistia, "qui ne s'est vue opposer aucun démenti argumenté, mais seules des déclarations d'intention parfois méprisantes de la part du président de l'Exécutif de Corse. Monsieur Ange Santini avait pourtant déclaré solennellement le 25 septembre: "J'apporterai la preuve du caractère mensonger des allégations qui ont visé à me salir. Et je le ferai sans difficulté…"Pourquoi le président de l'Exécutif se tait-il depuis ?"

"Pourquoi l'Exécutif de Corse, qui semblait si pressé de faire passer en force "son" PADDUC à l'Assemblée de l'île, tente aujourd'hui d'employer tous les stratagèmes possibles et imaginables pour retarder les débats?

Enfin, pourquoi un journaliste qui dénonce un scandale, se fait-il traiter de délateur sur les ondes de Radio France?"

Voici l'enquête d'Enrico Porsia, publiée le 8 novembre dans Libération:

En septembre 2008, j'ai publié sur le site amnistia.net un dossier sur le nouveau "Plan d'Aménagement et de Développement Durable de la Corse", le fameux PADDUC. La partie la plus sensible de ce document concerne la cartographie des espaces remarquables du littoral. Des espaces inconstructibles.

Pour traiter ce sujet, j'ai choisi un angle tout à fait classique. Un B-A-ba d'école de journalisme. J'ai décidé de regarder ce qui se passait sur les propriétés personnelles des trois principaux responsables de la Collectivité territoriale qui sont directement impliqués dans l'élaboration du PADDUC: le président de l'Assemblée territoriale, le président du Conseil exécutif et le président de l'Office de l'Environnement.
Et j'ai constaté que des terres appartenant à ces trois responsables de la Collectivité territoriale, situées dans des espaces aujourd'hui encore inconstructibles, se "déplaçaient" comme par miracle en dehors des zones protégées.

Le président de l'Assemblée de l'île, Monsieur Camille de Rocca Serra, avait déjà réussi l'exploit d'obtenir deux autorisations de lotir (en 1988 et en 1998) sur un vaste domaine familial à Porto-Vecchio, situé dans un espace vierge face à la mer. Un espace théoriquement inconstructible, qui abrite pourtant de nos jours une soixantaine de villas de luxe, dont la célèbre bâtisse de Christian Clavier.

Aujourd'hui, le projet d'un nouveau complexe golfique et immobilier de 48 hectares apparaît à Porto-Vecchio. Il est situé sur un secteur qui avait été classé en 2001 "espace remarquable" par les services de l'Etat, avant d'être finalement déclassé sous la pression de la mairie. Le maire, à cette époque, était… l'actuel président de l'assemblée de Corse!
Le déclassement de ces terres, propriété en indivis de la famille Rocca Serra et de ses cousins germains, a permis de les rendre constructibles dans le projet du PADDUC.


Monsieur Jérôme Polverini est conseiller exécutif, maire de Pianottoli-Caldarellu et président de l'Office de l'Environnement.

Quatre parcelles appartenant à la famille Polverini et situées dans un espace protégé, ont été proposées au déclassement dans le projet du PADDUC.
Le conseiller exécutif a prétendu que ces propriétés étaient déjà bâties, et que leur déclassement n'aurait donc eu aucune conséquence.
En revanche, j'ai démontré que seules deux parcelles, sur quatre, supportaient une maison chacune. A la suite de cette démonstration, le président de l'Office de l'Environnement, n'est plus revenu sur l'affaire.

Bordure de mer, pinède de Calvi. Un espace boisé classé. Une zone absolument inconstructible.

Le président du Conseil exécutif de Corse, Monsieur Ange Santini, est aussi le gérant d'une société immobilière, la SCI U Serenu, qui possède des terrains dans une parcelle de la pinède proposée, en partie, au déclassement. Mais ce n'est pas tout, un bon hectare et demi du propre camping familial du président de l'Exécutif, situé lui aussi dans l'espace protégé de la pinède de Calvi, est également proposé au déclassement. Ce n'est pas négligeable.

Les associations de défense du littoral se sont emparées du dossier. Le président de l'Exécutif a menacé de porter plainte. Une annonce qui semble avoir eu de l'effet sur la presse locale…

Le 15 septembre dernier, sur France Bleu Frequenza Mora, on débat du fameux PADDUC. Autour de la table, rien que des journalistes.
Joseph-Guy Poletti, directeur du mensuel Corsica se déclare choqué par ce qu'il a lu "sur Internet". Il parle de "délation": "Balancer des noms comme ça à la vindicte publique…"
Que croyez-vous qu'il se passa? Rien. Personne ne fit remarquer à Joseph-Guy Poletti qu'il était en train de traiter de délateur un journaliste, moi en l'occurrence, dont la seule faute consistait à être allé voir ce qu'il advenait des terrains familiaux des principaux responsables politiques de l'île… Et qui n'était pas là pour se défendre.
Dans ces cas-là, on se sent soudainement bien seul.


Heureusement que
Marie-France Giuliani de France3 Corse a fait écho à mes informations, après les avoir vérifiées scrupuleusement, tout comme Xavier Monnier de l'excellent bakchich.info.
Scandalisé par l'émission de France Bleu Frequenza Mora, le journaliste Michel Puech écrit sur son blog de Mediapart: "A ce train-là, Albert Londres, devrait être considéré comme un délateur en chef!"


A ce jour, aucune plainte
n'est venue contredire mes informations.
Enrico Porsia


Débat sur Via Stella


Vendredi 24/10 à 21 h Via Stella diffuse une émission consacrée au Padduc.
Un excellent film sera suivi d'un débat avec :

- Moune Poli Représentant le "Front Uni contre Ce Padduc"
- Jean-Louis Lucciani - Conseiller Territorial MRG
- Stéphanie Grimaldi - Conseiller Exécutif de la CTC (en lieu et place d'Ange Santini, initialement prévu)
 

La vraie histoire du domaine de Punta d'Oru


A lire sur le site amnistia.net

Le conseil des sites émet un avis "favorable" sur le PADDUC
Réuni mardi 30 septembre, le Conseil  des Sites a émis un avis favorable sur le projet de Padduc.  Cependant, il a assorti cet avis de tellement de réserves que les associations de défense, notamment U Levante, estiment "que la lecture exhaustive de ce texte nous oblige à conclure (...) que le Conseil des sites a, en  réalité, émis un avis défavorable. Le calendrier annoncé par le président de l’Éxécutif n'est plus tenable : s'il veut - comme  il l'annonce - respecter à la lettre l'avis du Conseil des Sites, c'est une  refonte complète du Padduc auquel il faut procéder.  

Compte tenu de leur nombre et de leur importance, les réserves et recommandations formulées par le  Conseil des Sites auraient dû, en toute logique, conduire le Conseil des Sites à rendre un avis négatif et donc défavorable."

U Levante poursuit :

"En dépit d'’un ton  volontairement neutre et conciliant, cet avis souligne les nombreuses carences du projet de Padduc et reprennent la plupart des critiques  exprimées par les organisations qui s’expriment contre ce Padduc :


• notamment en ce qui concerne le recensement des Espaces remarquables, l'imprécision des concepts utilisés (extension limitée de l'urbanisation dans  les Espaces proches du rivage (EPR), hameaux nouveaux, l'absence de protection des espaces agricoles, l'insuffisance du critère de l'altitude pour définir les espaces remarquables de montagne, l'absence de principes de localisation des coupures d'urbanisation, etc.


• Le Conseil des sites demande aussi à la  CTC, de reprendre certains principes d'urbanisation qui figurent dans l'actuel  schéma d'aménagement de la Corse, en particulier la nécessité de favoriser la  densification dans les espaces déjà urbanisés afin d'éviter le mitage et la  remise en cause des espaces agricoles.

L'avis pointe également du doigt l'absence de réflexion d'ensemble sur la gestion de la bande littorale  (excusez du peu) et la nécessité de mieux définir ce que l'on entend par  "économie résidentielle".

L’avis souligne les nombreuses carences  du projet notamment dans son volet
"modalités d'application de la loi Littoral”.

Si ces réserves étaient réellement prises en compte dans la version finale du Padduc, ce serait déjà, pour les associations et le "Front uni contre ce Padduc", une importante victoire, même si certains sujets d'inquiétude demeurent (quid de la délimitation des Espaces proches du  rivages ?, non remise en cause de certaines orientations économiques) "l'économie résidentielle" qui paraissent difficilement compatibles avec la volonté affichée de fonder le développement de la Corse sur la mise en valeur  de son patrimoine naturel.


Le Front uni contre ce Padduc reste vigilant. Cet "avis favorable" est tout sauf un blanc-seing. Il confirme, de  façon éclatante, la pertinence des critiques formulées par les organisations  unies contre ce Padduc.

Le calendrier annoncé par le président  de l'’Éxécutif n'est plus tenable : s'il veut - comme il l'annonce - respecter  à la lettre l'avis du Conseil des Sites, c'est une refonte complète du Padduc  à laquelle il devra procéder, et cela ne peut évidemment pas se faire en  quelques semaines.  
Quoi qu'il en soit, les 86 organisations du  Front uni contre ce Padduc analyseront très attentivement la nouvelle mouture  du texte et de la cartographie que l'’Éxécutif doit maintenant  écrire."


"Une première étape importante a eu lieu hier dans le processus de concertation autour du projet de Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC) avec l'avis favorable émis par le conseil des sites", a déclaré Ange Santini, président de l'Exécutif, ajoutant : "Je prends acte de cette décision et des réserves et recommandations émises qui permettront de mieux préciser ce document, de le compléter et de lui donner une meilleure lisibilité".


En effet, les réserves vis-à-vis du projet du PADDUC arrêté le 24 juillet 2008 par M. Santini sont nombreuses et importantes.

En particulier celle-ci :

"Le conseil des sites émet un avis favorable sous réserve que (…) le PADDUC réexamine les espaces naturels protégés qui n'ont pas été retenus dans la cartographie des espaces remarquables afin, soit de les intégrer dans les espaces remarquables, soit de les indiquer à titre documentaire dans une cartographie annexe", écrit sans appel le conseil des sites.

Après avoir admis devant les caméras de France3 Corse qu'il y avait des "inexactitudes" dans la cartographie publiée par la Collectivité territoriale, le Conseil exécutif vient de lancer un appel d'offres pour une "Assistance cartographique ".

Après avoir eu recours aux services du prestigieux cabinet Tetra pour la rédaction du PADDUC, après avoir arrêté le document le 24 juillet 2008, l'Exécutif se rend compte qu'il lui faut encore de "l'assistance pour la cartographie" !


La dernière recommandation du conseil des sites est également particulièrement assassine: que "le PADDUC porte une réflexion sur la gestion de la bande littorale"…

Les membres du conseil des sites ont donc estimé que le copieux document présenté par le président du Conseil exécutif n'était pas seulement difficile à lire à cause de sa cartographie "inexacte", mais qu'il manquait aussi de "réflexion" sur le fond du problème du littoral…

En résumé, le conseil des sites a émis un avis favorable au PADDUC... à condition qu'il soit revu de fond en comble.


Voici l'avis du conseil des sites du 30 septembre 2008, reproduit dans son intégralité:



avis


Prochaine étape pour le document : l'avis du conseil économique, social et culturel. Au projet du PADDUC, arrêté par le conseil exécutif, il faut que soient joints l'avis du conseil des sites et l'avis du CESC de l'île. Ce n'est qu'à l'issue de cette procédure que l'assemblée de Corse se saisira du débat, probablement au début de l'année prochaine.

Front anti PADDUC à l'Université 

article à télécharger ici.

Lettre ouverte de la LDH au conseil exécutif 


Le comité de Corse de la Ligue des Droits de l’Homme, ayant observé que (…) « depuis 5 semaines, les faits qui s’accumulent laissent peu de place à un débat contradictoire raisonnable », poursuit dans une lettre ouverte au conseil exécutif : « Pourtant l’enjeu est de taille. Il s’agit de trouver les voies et moyens pour sortir la Corse du non-développement durable tout en garantissant les équilibres sociaux, culturels et environnementaux nécessaires à un meilleur vivre ensemble.

Mesdames et Messieurs les conseillers, vous avez la responsabilité de ce débat.

Vous nous dites avoir organisé suffisamment de concertation, notamment en 2004 et 2005 avec des groupes de travail incluant des associations. Mais pourquoi cette concertation est-elle restée sans lendemain alors que trois projets de PADDUC seront rédigés successivement en 2006, 2007 et 2008 sans la moindre publicité ? Ensuite, pour discuter de ces projets, vous avez mis en place un cabinet noir, un groupe ad hoc d’initiés. Dans le même temps, pas le moindre débat avec les élus de l’Assemblée de Corse malgré leur demande. Et pour finir, vous décidez en fin de mandature de tout accélérer. Consultation du conseil des sites, puis du conseil économique social et culturel alors que celui-ci n’a fait l’objet d’aucune sollicitation en amont, 1er vote à l’assemblée de Corse, enquête publique, 2e vote à l’assemblée de Corse….

Et en quelques semaines, il faudrait « boucler » le PADDUC alors que le seul scénario que vous projetez nous enferme à terme dans un modèle de développement inquiétant remis en cause là où il a été appliqué.

Un constat s’impose : malgré vous, le débat a fini par s’organiser de manière autonome dans la société corse sous l’impulsion de la société civile. Il ne sert à rien de nier cette évidence.

Mieux vaudrait la regarder autrement, positivement. L’intérêt que portent les citoyens à la chose publique, et le PADDUC en fait partie, est une bonne nouvelle pour la démocratie et la Corse.

A vous, Mesdames et Messieurs les conseillers de prendre la mesure de cet intérêt, de savoir bien juger car à n’enpas douter, ce qui se débat aujourd’hui aura d’autres prolongements dans le cadre des échéances politiques à venir.» (…)


La suite du dossier sur amnistia.net :
"Menaces de plaintes, mais aucun démenti argumenté !"

Après la mise en cause de MM Ange Santini, Camille de Rocca-Serra et Jérôme Polverini, on attend toujours leurs arguments.




Lettre ouverte des associations 

Les associations ABCDE et U Levante viennent d'adresser une lettre ouverte aux membres du conseil des sites de Corse

Nous publions l'intégralité de ce document, publié à l'origine par Amnistia.net, qui démontre le sérieux du travail des associations citoyennes de défense du littoral corse.

Dans ce document, très bien argumenté, les deux associations de défense de l'environnement posent clairement le problème de la cartographie jointe au Plan d'aménagement arrêté par le Conseil exécutif de la Corse.

Une cartographie fournie à une échelle étrangement petite et imprécise. Une cartographie qui contiendrait même "une erreur technique" comme l'a récemment admis le Conseil exécutif (France3 Corse, journal du soir du 23 septembre 2008). Une cartographie dans laquelle les espaces protégés se retrouvent considérablement réduits.


Problème lié à l'épaisseur du trait d'une route.
Calvi: Sur la carte du Padduc la RN est dessinée à une échelle qui fait qu'elle mesure ici entre 100 et 120 m de largeur. Ce qui n'est pas le cas sur la carte de l'Atlas loi Littoral. Cette exagération de la largeur, dessinée non pas côté terre (où il n'y a pas d'espace protégé) mais du côté mer, recouvre des terrains qui sont, dans les atlas, des "espaces remarquables". La carte du PADDUC ne permet pas de déterminer le statut de ces terrains qui sont cachés "sous" la RN.

Le Padduc, qui a valeur de directive territoriale d'aménagement (DTA) peut préciser, les modalités d'application de la loi Littoral en Corse, et notamment :

1 - la limite des espaces proches du rivage où s'applique la règle de construction limitée en continuité avec l'existant conformément au L.146-4 II ;
2 - les espaces naturels remarquables, soumis avec les espaces littoraux boisés significatifs au principe d'inconstructibilité des L. 146-6 et R. 146-1 et 2 ;
3 - les coupures d'urbanisation de l'article L.146-2.

Une telle directive territoriale, pour produire ses effets, joint des cartes à un rapport de présentation.

Que constate-t-on en Corse dans le dossier soumis aux membres du Conseil des Sites? (dossier identique à celui remis aux membres du CESCC et aux Conseillers territoriaux)

Deux cartes seulement à l'échelle 1/150 000 ème ont été jointes, l'une intitulée "espaces remarquables du littoral et limite des espaces proches du rivage", l'autre intitulée "Principales protections relatives aux espaces" sur laquelle sont ajoutés, par rapport à la première, les paysages et milieux les plus remarquables du patrimoine naturel et culturel montagnard, les espaces à potentialité agronomique dominante et les espaces de développement rural.

Quelles remarques découlent de cette carte si on la compare à la cartographie des Atlas loi Littoral publiés par la DDE - DIREN, atlas parus en 2004 ?

2 - Le nombre des espaces naturels remarquables est considérablement réduit. L'annexe 2 liste les suppresions en Corse du Sud … la liste est longue, les superficies importantes, sans qu'aucune justification scientifique, écologique ou paysagère ne soit fournie (alors que des fiches descriptives motivées ont été élaborées pour chacun des espaces remarquables recensés dans les Atlas).
3 - La carte du Padduc ne comporte aucune coupure d'urbanisation, alors que celles des atlas les ont localisées et délimitées. Or "les schémas de cohérence territoriale et les plans locaux d'urbanisme doivent prévoir des espaces naturels présentant le caractère d'une coupure d'urbanisation." (article L. 146-2 du code de l'urbanisme).
4 - L'échelle choisie est très différente : 1/25 000 pour les atlas contre 1/150 000 pour la carte du Padduc.

Des trois premiers points on peut déduire que la cartographie du Padduc favorise au maximum la constructibilité sur le littoral de la Corse.

La question des échelles des cartes est une question centrale si l'on veut assurer l'effectivité et l'opérationnalité de ce qu'on préconise.
L'échelle choisie, 1/150 000 ème, les épaisseurs exagérées des traits représentant les routes, les limites des communes, les tirets de la limite des EPR, un graphisme non adapté, le pourtour de la Corse (qui recouvre des plages), le fond de carte choisi, ont pour conséquence une grande imprécision de ces annexes cartographiques. Il est quelquefois impossible de connaître, à plus d'une centaine de mètres près, la délimitation de ces espaces remarquables, particulièrement lorsqu'ils sont de taille réduite. Les annexes 3 à 6 démontrent, par quatre exemples concrets (mais il y en a bien d'autres), que la détermination, sur la carte du Padduc, des limites, voire de la présence ou de l'absence des ER est impossible en de très nombreux endroits.

Or l'application d'une DTA produit des effets juridiques importants: les documents locaux doivent être compatibles avec les orientations de la DTA. Par ailleurs, les modalités d'application de la loi Littoral sont directement opposables aux demandes d'autorisation d'occupation et d'utilisation du sol, en l'absence de PLU ou de carte communale. De ce fait une incertitude juridique considérable subsiste et permet des interprétations parfois très divergentes.

Cette situation est d'autant plus paradoxale que les auteurs du Padduc justifient leur décision d'exercer, dans ce document, la faculté accordée à la CTC de "préciser les modalités d'application de la loi littoral en Corse", par le souci de renforcer la sécurité juridique.

Jacques Daligaux, dans "Enjeux et problématiques d'une nouvelle forme de planification dans les Bouches-du-Rhône", in Rives nord-méditerranéennes, Action publique et transformation des espaces en Méditerranée septentrionale, 2008, écrit …


- "Dans la DTA des Alpes-Maritimes (de juillet 2006), le volet modalités d'application de la loi Littoral visait à protéger des espaces naturels résiduels de petite taille, tandis que les élus souhaitaient minimiser le risque juridique par une compatibilité fine entre DTA et POS/PLU. Ils ont donc accepté une cartographie en tous points assez précise.

Dans les Bouches-du-Rhône au contraire, où les espaces naturels étaient plus vastes, les services de l'État sont partis sur une cartographie beaucoup moins précise, mettant l'accent sur la protection des grandes unités naturelles. ……

Les choix cartographiques de la DTA des Bouches-du-Rhône ont clairement privilégié l'imprécision et la constitutionnalité du document, au détriment selon nous de son efficacité en terme d'outil d'encadrement des droits du sol. Plus encore que la carte générale embrassant tout le département, la carte modalités d'application de la loi Littoral, qui aurait nécessité une grande finesse en raison de ses enjeux environnementaux et juridiques, en offre le parfait exemple :

- L'échelle est celle de la carte générale, soit au 1/125.000e, et il n'y a pas de loupes sur les zones à enjeux exceptionnels.

- L'absence de fonds IGN interdit quasiment la localisation du zonage DTA par rapport au terrain.

- Les différents périmètres d'application de la loi Littoral sont cartographiés de façon très imprécise, qu'il s'agisse des flèches représentant les coupures d'urbanisation, ou des limites des espaces naturels remarquables (conjonction d'un trait épais et de barbelures).

L'imprécision cartographique porte en germe deux types de risques :

- Tout d'abord un risque environnemental consistant à voir certaines communes utiliser la " marge d'incertitude " de la DTA pour étendre au maximum les zones constructibles dans leur POS/PLU. Soit en profitant du flou des limites (celle des espaces naturels remarquables, avec son millimètre d'épaisseur et ses barbelures représente sur le terrain une bande de 125 mètres de large sur plusieurs centaines de kilomètres de longueur). Soit en profitant du fait que la DTA n'a pas cartographié partout les coupures d'urbanisation. C'est exactement le scénario qui s'est déroulé dans la commune de Martigues, où des opérations immobilières sont aujourd'hui lancées dans des secteurs qui non seulement ont perdu leur caractère d'espaces naturels remarquables, mais qui en outre n'ont pas été cartographiés comme des coupures d'urbanisation."

La DTA des Alpes Maritimes n'est pas la seule à avoir choisi des cartes précises. Ainsi, dans la DTA de l'Estuaire de la Loire, pour les 5 cartes - sur un total de 17 - représentant les orientations ayant une portée prescriptive, les 3 échelles suivantes ont été choisies :

La carte de synthèse des enjeux et orientations (sur l'urbanisation, les infrastructures de transport et l'environnement), à portée essentiellement informative, a été présentée en format A3 (environ du 1/330.000).

La carte délimitant la "trame verte" (espaces naturels, sites, paysages, comprenant des espaces agricoles), est au 1/125.000.

Les trois cartes délimitant les dispositions d'application de la loi Littoral sont au 1/50.000. Elles comprennent trois volets : les EPR, les ER et les coupures d'urbanisation.


L'échelle des cartes n'est pas fixée par la loi. Cependant le choix du 1/150.000 de ces cartes du Padduc n'est pas du tout pertinent et crée une insécurité juridique inacceptable.
Des DTA récentes ont fait un autre choix, celui de la précision et de la sûreté juridique. En Corse, des atlas récents ont déjà mis en application, sur des documents cartographiques au 1/25.000 ème, les modalités d'application de la loi Littoral. Il suffisait de les reprendre …


ABCDE:
Vincente Cucchi, Nicole Feracci, Dominique Orsucci
U Levante,tous les membres du bureau.

PADDUC


La loi du 22 janvier 2002 a confié à la Collectivité Territoriale de Corse la responsabilité de l'élaboration du PADDUC.

Ce Plan doit fixer les objectifs du développement économique, social, et culturel de l'Île, ainsi que ceux de la préservation de son environnement. Il doit ensuite définir les orientations fondamentales en matière d'aménagement de l'espace, de transports, de télécommunication, de valorisation des ressources énergétiques et de protection et de mise en valeur du territoire de l'Île. À ce titre, il doit déterminer les principes de localisation des grandes infrastructures et des grands équipements, des espaces naturels, agricoles, sites et paysages à préserver, des extensions urbaines, ainsi que des activités industrielles, artisanales, commerciales, agricoles, forestières, touristiques, culturelles et sportives.

Ce plan a aussi comme objectif de "préciser les modalités d'application de la loi littoral compte tenu des objectifs et des particularités locales". L'enjeu de ce document est donc très important, et même déterminant pour l'avenir de l'île.


Ce document est en fait l'occasion qu'attendaient ceux qui veulent "assoupllr" la loi littoral et "désanctuariser" le littoral.
"Il s'agit tout à la fois d'assurer la protection de la Corse, et de son littoral en particulier, mais aussi de lui permettre de se développer au profit de ses habitants. Le PADDUC est la recherche du meilleur point d'équilibre possible entre respect de notre environnement, compétitivité économique, cohésion sociale et identité", déclare Ange Santini.
Voire... Tout cela est bel et bon, mais n'est-il pas significatif que les trois principaux promoteurs du projet (Ange Santini, Camille de Rocca-Serra et Jérôme Polverini) soient à la fois juges et parties ? Comme par hasard, le PADDUC rendrait constructibles les terrains de ces trois élus. Cela s'apparente fortement à un conflit d'intérêts...

Pour les associations Collectif pour la loi Littoral, Collectif contre l’incinération des déchets, A Noscia Tarra A Sentinella (Galeria), A Voce di u Misincu, Abcde, Adez, Adisc, Adre, Aria Linda, Arinella de Brandu, Asmsco, Corti capitale, Crapnec, Cumitatu di u Nebbiu, Figari piaghj’è monti, Garde, Idées, I Sbuleca mare, Inseme per Aiacciu, Inseme per Bastia, La Ligue des droits de l’Homme, L’Erbaghju, Purti Vechju altrimente, Sabbia, Surfrider Corsica, U Levante, U Pinzalone, U Polpu, U Taravu, les syndicats Cfdt, Stc, Unsa, Via Campagnola, les organisations politiques A Chjama naziunale, Démarche de refondation : Corsica nazione indipendenta, Rinnovu, Anc-Psi, Strada dritta, I Verdi corsi, Manca naziunale, Pnc, Via Prugressista, les choses sont claires :

"Document stratégique, qui engage l’avenir de la Corse, accessible depuis un mois, élaboré à l’abri du regard des citoyens et soustrait au débat public dans son élaboration, le Padduc est irrecevable tant dans la forme que sur le fond. 

Il est contraire aux intérêts collectifs de tous les Corses.

En effet,
• les priorités économiques sont fondées sur une mono-activité touristique littorale et une économie résidentielle,
• une centaine d’espaces remarquables littoraux perdent leur statut de protection et s’ouvrent à l’urbanisation,
• les terres agricoles ne sont plus protégées,
• la gestion durable des ressources en eau est mise en péril,
• de dangereux projets sont programmés concernant la gestion des déchets, l’énergie, les transports,
• le volet social est inexistant,
• la dimension culturelle, pourtant invoquée en permanence comme alibi, disparaît au bénéfice d’une vague notion de « loisirs »,
• ce Padduc oriente l’économie vers la spéculation, la vie chère, le logement inaccessible, au détriment d’une économie de production,
• les choix de ce Padduc impliquent le travail saisonnier, sous qualifié, précaire,
• les charges des infrastructures nécessaires à ce type de développement reposent sur les seuls contribuables locaux,
• ce Padduc participe à la perte des valeurs et à la disparition programmée de notre identité.


Ce modèle mise sur un tourisme massif, un accroissement de l’économie résidentielle, un déséquilibre démographique, un déséquilibre entre littoral et montagne, une bétonisation des côtes, une disparition de l’agriculture, une dégradation sociale. Un tel modèle est aujourd’hui, partout, en complet échec. Dans ce type de société, la démocratie régresse, le pouvoir des clans s’intensifie, les grandes multinationales et l’argent douteux gèrent l’économie et le politique.

• Parce que nous voulons un développement réellement durable pour les générations à venir, au service de la lutte contre les inégalités et contre la pauvreté,
• Parce qu’il n’y a pas de développement durable et humain sans une démocratie où les citoyens puissent s’impliquer, où les élus font confiance aux citoyens,
• Parce que ce projet de Padduc ne répond à aucune de ces conditions,

Nous disons : NON À CE PADDUC

Ce Padduc doit être retiré. Nous appelons tous les citoyens, les membres du Conseil économique social et culturel de Corse, ceux du Conseil des sites et les élus de l’Assemblée de Corse à s’associer à notre refus."

Pour en savoir plus :

Le projet complet : http://www.corse.fr/divers/padduc.php
Le site de l'association U Levante : http://levante.fr/padduc/
L'enquête très documentée d'Amnistia.net :
http://www.amnistia.net/news/articles/corsdos/padduc/padduc_105.htm



PADDUC : PREMIERE VICTIME
 

mam

Source : http://dominikvallet.over-blog.com/article-22476736.html


vergogna

A côté du conflit géorgien passé au second plan, une "affaire d'Etat" assez dérisoire mais révélatrice occupe les media français en ce 3 septembre 2008 ...

Un attentat meurtrier ? Des incendies à répétition ? Des réglements de compte au sein du milieu ? Vous n'y êtes pas du tout. Quelque chose d'infiniment plus grave : c'est un "happening" sur la pelouse de Christian Clavier qui a motivé le limogeage décidé par Nicolas Sarkozy du plus haut représentant des forces de sécurité en Corse  ...

 « Dire non au PADDUC et halte aux résidences secondaires », c’étaient les maîtres mots de la manifestation organisée samedi dernier 30 août par les organisations nationalistes "refondatrices" (CNI, U Rinnovu, Strada Dritta, ANC, PSI). Une centaine de personnes s'étaient rassemblées samedi matin devant la mairie de Porto-Vecchio pour protester contre le Plan d'aménagement et de développement durable pour la Corse (Padduc) qui privilégie selon eux «l'économie résidentielle» et encourage «la colonisation de peuplement. »


Un premier rassemblement s’est déroulé à 10 heures devant la mairie. Après avoir hissé sur la façade de la mairie une banderole où il était écrit «Vergogna à tè chi vendi a Corsica» (Honte à toi qui vends la Corse), la centaine de militants s'est dispersée dans le calme.  Une partie d'entre eux s'est ensuite dirigée vers la plage de Palombaggia dans le but d’occuper un symbole, selon eux, de cette dépossession, la maison de l'acteur Christian Clavier située dans un lotissement de résidences de luxe, Punta d'Oro. propriété de... Camille de Rocca-Serra, chaud partisan, comme on le sait, d'un "aménagement" de la loi Littoral.
Occupation "symbolique" et pacifique selon toutes les sources fiables, bien que trois jours après les évènements on ait évoqué « un gardien molesté, une cave pillée et un coq mort jeté dans la piscine.» Le lendemain, l'enquête de gendarmerie ne rélève ni violences, ni vol de bouteilles, et le coq mort se révèle être un coq d'ornement en plâtre, prestement repêché !

Cette manifestation pacifique aura néanmoins fait une victime : le coordinateur des forces de sécurité en Corse, Dominique Rossi, contrôleur général, chef de l'ensemble des forces de sécurité intérieure en Corse, a été démis lundi de ses fonctions. Décision, prise semble-t-il directement à l'Élysée malgré la "revendication" du ministère de l'Intérieur.

Ce qui est bien avec notre Président, c'est qu'on n'est jamais déçu ! Mais où s'arrêtera-t-il ?

Communiqué U LEVANTE


Les tee-shirts à l'effigie du Collectif pour la loi littoral (pour aider U Levante à financer ses actions) sont désormais en vente sur le site : http://levante.fr

A lire sur le site d'Amnistia.net...  "Le préfet de Corse, Monsieur Christian Leyrit, organise une réunion avec les représentants des associations du Collectif pour la loi littoral. Le représentant de l'Etat sur l'île tient des propos étranges. Il demande aux responsables du collectif de chercher des solutions pour trouver des compromis... avec la loi!  Normalement, un procédé pareil pourrait s'apparenter à une offre de collusion...

Nous avons demandé à un ancien préfet de Corse son sentiment. “
"Je suis un peu surpris. En quelques phrases, voilà ce que je pense: ‘La loi, quand elle est votée, doit être appliquée. Ce n'est pas une base de discussion ouverte à tous les arrangements. Négocier l'application de la loi en faisant comme si le législateur n'avait pas déjà arbitré les contradictions entre intérêt général et intérêt privé, c'est moins rechercher le compromis que prendre le risque de s'égarer dans la compromission’.”"


   
Association U Levante
balistra 

Tracé du sentier littoral à Painottuli-Caldareddu

Conférence de presse de l'association U Levante du 24 mai 2008

Le texte intégral ici : http://levante.fr/loi_littoral/loi-0805-conf.html

U Levante communique : 

APPEL pour le respect du patrimoine littoral de la Corse

Affirmer notre volonté de faire respecter la loi Littoral afin que les rivages de la Corse ne deviennent pas un mur de béton quel que soit le niveau de fortune ou les relations de ceux qui désirent construire.

http://levante.fr/loi_littoral/loi-0805-conf.html

La situation de la Corse s'est aggravée le 17 avril 2008. Que s'est-il passé ce jour-là ? La présidente du Tribunal Administratif de Bastia, nommée en Corse en octobre 2006, a rejeté les requêtes de l'association agréée de protection de l'environnement ABCDE. Cette dernière demandait qu'il soit mis fin aux débuts des travaux des villas de Messieurs Séguéla, Sulitzer et Delsol, sur la côte orientale de Bunifaziu, en application de la loi Littoral et de jugements déjà rendus au cours de ces dernières années.
Pour plus de détails  : http://cll-corse.org/

Littoral Corse : danger !

18/10/2007 : Le diaporama de la conférence de presse est ENFIN disponible en ligne et … lisible !!! le reste du site ne l’est pas (autre que via Internet Explorer) mais l’affichage du diaporama vous donne un aperçu de la qualité du nouveau site que l'équipe d'U Levante est en train de concocter :

Le texte complet (diapositives et commentaires) de la conférence de presse que le collectif pour l’application de la loi littoral a donné à Ajaccio le 1er septembre dernier.


Bonne et édifiante lecture !...

Samedi 1er septembre 2007, le collectif pour l’application de la loi littoral en Corse a tenu conférence de presse. Vous en trouverez ci-dessous le communiqué.

Celui-ci figure bien sûr sur le site internet d'U Levante : http://perso.orange.fr/levante

PADDUC : Espaces remarquables déclassés = constructibilité en vue de gros projets immobiliers ?

L’étude de cartes des espaces remarquables et des délimitations des espaces proches du rivage, cartes inédites au 1/50 000, éditées dès décembre 2005 dans le cadre de l’élaboration du PADDUC, réalisées par le cabinet Tetra, et leur comparaison avec les documents d’urbanisme communaux en cours d’élaboration, démontre que :

- la limite des Espaces Proches du Rivage (ou EPR) est modifiée et qu’elle se trouve maintenant très rapprochée du rivage
- de nombreux Espaces Remarquables (ou ER) des atlas littoraux disparaissent : le PADDUC viserait-il à « désanctuariser » la Corse ?
- les espaces remarquables "déclassés" des atlas sont constructibles dans les plans d'urbanisme communaux (ou PLU) ... pour de gros projets immobiliers. Il y a concordance entre les ER du PADDUC et ceux des PLU des communes ER déclassés = constructibilité en vue de gros projets immobiliers ?

1 - Limite des EPR modifiée et très rapprochée du rivage Parallèlement à modification du tracé, l’exécutif propose une modification législative qui consisterait à écarter l’application de la loi Littoral au-delà des EPR, au profit de la loi Montagne, dont les dispositions sont moins contraignantes. Cette proposition ne change pas le droit existant (il faudrait une loi pour cela), mais elle est significative de la volonté de nos dirigeants de marginaliser la loi Littoral.

2 - Très nombreux déclassements d’E.R. des atlas Si la CTC a finalement obtenu le pouvoir de recenser les espaces répondant à la définition de la loi (L.146-6 et R.146-1), elle n'a absolument aucun pouvoir d'appréciation, et doit fonder ses décisions sur des éléments scientifiques (comme l'a fait l'Etat avec l'Atlas du Littoral).


La CTC ne s'est pas contentée d'identifier les espaces naturels qui répondent aux critères légaux. Elle dit avoir "arbitré" les "points de vue des communes relatifs à l'identification des ER " (p. 132).
En d'autres termes, les doléances des maires (et donc de celles des plus puissants de leurs administrés) ont été préférées à un sérieux travail scientifique de recensement.


Ceux qui voteront le PADDUC se prononceront donc :
- pour la constructibilité des terres agricoles littorales,
- pour une perte de protection de paysages,
- pour une perte de nature et de sa biodiversité,
- pour des intérêts particuliers, « héritant des » plus beaux sites, et non pour l’intérêt général
- pour une marginalisation de la loi Littoral et pour son application uniquement dans une bande littorale très étroite.


La position du Collectif

Nous ne voulons pas de cette forme de PARTICULARISME visant à tempérer les lois et les règlements existants, surtout en matière d'espaces fonciers. Nous demandons :
- le maintien des terres agricoles,
- le maintien de la cartographie des E.R.,
- le maintien de la limite des E.P.R. définis dans les atlas,

- leur application dans les P. L. U. en projet et dans le PADDUC.

Le Collectif appelle à un « sursaut civique » …

Associations présentes aujourd’hui, 01 09 2007 :

ABCDE, ADEZ, Figari Piaghj’è Monti, GARDE, L’Erbaghu, U Levante, SurfRiderCorsica, U Polpu, U Pinzalone, San Benedetto vallée verte, Femu Qui, IDEES et Via Campagnola




http://www.amnistia.net/news/articles/corsdos/padduc/artlibe_111.htm



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