


6 novembre 2008 : Bracanà sélectionné comme "Coup de coeur" de l'Académie Charles-Cros dans la catégorie "créations". Les autres lauréats sont Tourmani Diabaté et Houria Aîchi.
Tout au long de l'année, les groupes de travail spécialisés de l'Académie écoutent les nouveaux disques au fur et à mesure qu'ils paraissent. Ils sélectionnent une fois par an (parfois une fois par semestre) les disques qui leur paraissent devoir tout particulièrement être portés à l'attention du public : excellence de l'interprétation, œuvres inédites, répertoires oubliés, nouveaux talents d'interprètes, audace ou courage éditorial : sont autant de critères pris en compte pour se voir décerné un Coup de Coeur.
Les disques sélectionnés comme Coups de coeur figurent automatiquement dans la présélection de disques soumis au vote des Grands Prix Charles Cros du palmarès annuel.
A Filetta avait déjà été distingué en 1995 par l'Académie pour Una Tarra Ci Hè.
A Filetta à Mezzo Voce (France 2) le 25 octobre 2008. La vidéo est visible ici
Bracanà
A Filetta
un chant, sept voix, trente ansBracanà sortie le 29 mai 2008 (Deda/Harmonia Mundi)
14 titres a cappella superbement arrangés. Un disque ouvert, «bariolé» comme son nom l'indique, sur lequel A Filetta donne à entendre certaines de ses créations jusqu'ici inédites.
Cela fait trente ans qu' A Filetta chante et trente ans qu' A Filetta prouve que la musique traditionnelle, justement, n'existe vraiment que dans le mouvement. Créé à l'époque du sauvetage de la musique corse, menacée de disparition dans les années 70, le groupe est devenu l'un des plus créatifs de l'île - et même de toute la création musicale en France - en navigant entre chanson populaire et chant sacré, entre création savante et musique de films (avec le compositeur Bruno Coulais), entre opéra pour enfants (Marco Polo, Robin e Marion, Lucio) et rencontres avec le rappeur Akhénaton (Comme un Aimant), le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui (In Memoriam, Apocrifu) ou encore les jazzman Paolo Fresu et Daniele di Bonaventura et prochainement avec le chanteur Réunionais Danyel Waro.
Nouvelles couleurs de la culture corse, mais aussi nouveaux courages, nouvelles ambitions - une aventure exemplaire, diverse et cohérente, qu'A Filetta porte à la scène dans des concerts d'une belle puissance.
Cristal de polyphonies
pour le 13e album d'A Filetta
Paru le lundi 9 juin 2008
Photo : Pierre-Antoine Fournil
Maxime Vuillamier, Cecce Acquaviva, José Filippi, Paul Giansily, Jean-Claude Acquaviva, Jean-Luc Geronimi et Jean Sicurani sont ce soir sur le plateau de Frédéric Taddeï, sur France 3, pour chanter un extrait de Bracanà.
Sérieux et passion. A Filetta ne s'est jamais écarté de l'un ou de l'autre. Sorti ces jours-ci, Bracanà, leur treizième album en trente ans, démontre encore que la formation balanine demeure un sérieux point d'ancrage de la culture corse. En guise de mise en bouche de cette nouvelle galette, les sept chanteurs seront, vers 23 h 30, les invités de l'émission de Frédéric Taddeï, Ce soir [ou jamais], sur France 3 nationale, pour interpréter en direct Meditate, un texte de Primo Levi. Inlassable, A Filetta, après deux concerts la semaine dernière à l'Européen, à Paris, entame ensuite une tournée qui les emmène à Roubaix, avant de revenir à Calvi (les 17, 25 et 30 juin), pour repartir ensuite vers la Pologne, l'Estonie, Londres (le 21 juillet), la Belgique...
Depuis le gigantesque Si di mè, Jean-Claude Acquaviva et ses acolytes avaient seulement enregistré Médéa, encore un moment fort de leur existence. Ce Bracanà repose les fondations de la polyphonie, avec de nombreuses créations entendues à Calvi lors de la via crucis comme ce Dies Irae ou le Benedictus.
Une nouvelle façon d'enregistrer
Mais on ne peut que rester ébahi devant la performance de nouveaux titres comme 1901, aux basses impressionnantes, ou Scherzi Veranili, à la beauté cristalline, sans oublier les envolées d'U cantu di l'acqua. Et une fois de plus, A Filetta s'offre une production de haut niveau, où le plus petit souffle passe dans votre nuque, la moindre note flanque la chair de poule.
« C'est vrai qu'auparavant il y a eu des frustrations sur le mix, l'équalisation de certains albums, reconnaît Jean-Claude Acquaviva. Cette fois, très simplement, nous avons utilisé seulement deux très bons micros de Jean-Bernard Rongiconi à l'auditorium de Pigna. C'est simple, c'est précis, c'est du direct. On est très content du son. Quant aux chansons, ces pièces du Via Crucis n'avaient jamais été enregistrées, tout comme ces chants géorgiens que l'on joue pourtant depuis longtemps. Les autres titres, comme j'en ai pris l'habitude depuis la fin des années 90, je couche mes textes sur le papier, je mets le verbe au centre. »
A l'image de l'album, un titre comme 1901 a longuement mûri.
Ecrit il y a quelques années sur l'histoire des parents de Jean Temir Kerefoff et Cathy Antonini, tous deux Caucasiens, qui avaient fui la Révolution dans les années 20 et louaient les beautés de leur pays à leurs enfants en leur défendant d'y retourner. Un texte d'abord donné aux chanteurs géorgiens et qui aujourd'hui fait magnifiquement l'ouverture d'un album qui recèle mille et une pépites.
Christophe Laurent pour Corse Matin
(Corse Hebdo du 15/05/2008)
A Filetta privée de visas pour l'Iran
Ils attendaient ça depuis longtemps. Depuis au moins un an. Les sept chanteurs d'A Filetta devaient se rendre en Iran, dès le 21 avril, pour deux concerts, à Téhéran et Ispahan, agrémentés d'une rencontre avec un groupe polyphonique local, bref, le genre d'expérience artistique et humaine que la formation balanine affectionne. Hélas, la nouvelle est tombée ce mercredi : le groupe n'aura pas les visas indispensables.
"On chante ce week-end à Suresnes et dans la foulée, on devait se rendre à l'ambassade d'Iran récupérer ces visas... Nous sommes déçus et embêtés", regrette Jean-Claude Acquaviva. "Déçus, parce que nous avions parlé de ce projet il y a environ dix-huit mois avec des représentants économiques d'origine insulaire installés là-bas mais aussi avec l'ambassade de France en Iran. Et puis, on est embêtés parce que, depuis longtemps, cette semaine d'avril était bloquée, réservée à ce voyage."
Aucune raison spéciale n'a été invoquée pour ce refus des visas. Les organisateurs, plus que sérieux, ont juste indiqué que l'ensemble du programme culturel a été annulé, pour toute l'année.
Cela est-il lié à un refroidissement des relations entre Téhéran et Paris ? En tout cas, il n'a jamais été très simple, même ces dernières années, de se rendre dans l'ancienne Perse. Si A Filetta ne pourra pas échanger avec le chaleureux peuple iranien, le groupe n'en a pas moins du pain sur la planche avec la promotion de leur treizième album qui sort dans quelques semaines. En effet Bracanà, chez Harmonia Mundi, sera dans les bacs dès le 15 mai.
CH. L. (Corse Matin du 11 avril 2008)
Cet article du Corse Matin du 2 février 2008 est reproduit ci-dessous :
A Filetta est née il y a 30 ans. Mais cette fougère n'a rien perdu de la puissance créatrice de sa sève. La preuve, nous sommes allés à la rencontre - toujours belle - du groupe polyphonique à l'auditorium de Pigna, où il enregistre le 12e album de son itinéraire et, sans doute, le plus accompli. "Il réunit quelques-unes de nos créations jamais enregistrées de la dernière décennie. Il est le reflet de notre parcours et s'intitulera Bracanà, un mot au sens multiple qui évoque les couleurs en symbiose du kaléidoscope ou encore ce que l'on dit d'un fruit à l'approche de la maturité".Aux côtés de Jean-Claude Acquaviva, Jean Sicurani, le deuxième membre fondateur. Mais les autres les ont rejoints très vite, José Filippi en 1983, Paul Giansily l'année suivante, Maxime Vuillamier en 1989, Jean-Luc Geronimi il y a 11 ans et, enfin, le dernier arrivé, mais certainement pas le premier venu, François Acquaviva, le neveu de Jean-Claude. Tous couvés par Valérie Salducci, affectivement, et par Stéphane Gianecchini, au clavier numérique d'un enregistrement qu fera date sur le label Naïve.
La mémoire et l'ouverture
C'est le dernier jour de travail sous la douce caresse du soleil de janvier qui inonde Pigna, le village de Toni Casalonga qui, culturellement, n'entre jamais en hibernation. A Filetta forme le cercle intime et originel de la paghjella. Ce cercle symbole de la création de l'univers et de la vie, de la quintessence de la sagesse et de l'inaltérabilité du temps. C'est l'onde que propage le caillou jeté à la surface du lac. Rien de plus naturel pour un chant fait de pierre et d'eau. Mais ce cercle-là n'est pas silencieux. Les sept voix, telles les fils du kilim, se tissent en communion parfaite sur le métier d'une mémoire qui revendique l'ouverture et l'accès aux autres. Le groupe est l'illustration que la polyphonie est une musique de partage... et de longévité. Le mélange aérien des intonations, les mélodies épurées qui s'étirent sur des gammes diatoniques, la science contrapuntique, tout constitue la marque de fabrique d'un répertoire où la technique n'est guère plus que le squelette invisible d'une émotion de chair et de sang.
Deux albums, un opéra, un ballet...
L'année dernière, A Filetta a traversé plusieurs continents. 2008 commence avec Bracanà et se finira avec l'enregistrement de Di Corsica Riposu, ce "Requiem pour deuxx regards" créé a cappella au festival de Saint-Denis. Son calendrier verra aussi tourner un opéra pour enfants conçu avec deux complices historiques, Bruno Coulais et Orlando Forioso, ainsi qu'un ballet, Apocrifu, chorégraphie de Sidi Larbi Cherkaoui créée au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles.
Dans la démarche d'A Filetta, née en 1978, la tradition corse n'a réellement de sens que si elle évolue en captant la lumière des traditions d'ailleurs. En chevauchant le siècle sans bride, le groupe l'a rendue plus accesssible, plus riche, plus féconde, aussi.
Pour au moins 30 ans encore.
Jean-Marc Raffaelli
Pour une meilleure lecture, voir la transcription de cet article ici.
Les projets 2008/2009 d'A Filetta :
De nombreux projets plus fous les uns que les autres, aux dires de Jean-Claude Acquaviva...
• Une nouvelle collaboration avec Paolo Fresu au printemps 2009.
• Un autre disque en préparation pour 2008/2009 : le Requiem de Saint-Denis, "Di Corsica Riposu, Requiem pour deux regards", écrit pour 7 voix, un violoncelle et un récitant.
• Selon Jean-Claude, trois disques restent à enregistrer à partir de répertoires créés depuis 2004, mais que le groupe n'a pas eu le temps d'exploiter.
• Peut-être une reprise du spectacle d'Orlando Forioso "Fantastica, la grammaire de l'imagination" avec un enregistrement audio.
• Une nouvelle musique de film : le réalisateur Jean-Luc Delmon-Casanova (et non Jean-Claude Casanova comme l'avait indiqué à tort le mensuel Corsica) a proposé à A Filetta de composer la musique de son moyen métrage "a Ghjanara", film fantastique évoquant la langue corse ancienne, mélange de toscan et de latin. C'est Ghjacumu Fusina et Ghjuvan Carlu Adami qui se sont chargés de l'écriture de ce corse ancien. La musique, composée par A Filetta, Bruno Coulais et Angélique et Jean-Paul Nachon, est interprétée par Caramusa et Marie Kobayashi (Aria de Bruno Coulais). Plus d'informations ici.
• Les mois à venir devraient être consacrés à de nouvelles collaborations avec divers musiciens et auteurs, notamment Ghjuvanteramu Rocchi, avec qui le groupe a toujours eu envie de travailler.
(source : Ci Simu oct/nov 2007, propos recueillis par Claire Vallecalle)
• Bracanà ("barioler"), un nouvel album pour le 29 mai 2008
Le groupe y a travaillé tout le mois de janvier 2008 pour une parution au printemps.
16 titres a cappella inédits issus de divers répertoires, créés entre 2001 et 2006. Des chants issus du Via Crucis, des chants issus de la collaboration avec Bruno Coulais (avec des inédits), et enfin d'autres titres composés par Jean-Claude ou par Jean-Michel Giannelli, une monodie ...
• Deux nouveaux projets de musiques de films avec Bruno Coulais. Les séances d'enregistrement de celle du dessin animé - complètement déjanté selon les membres du groupe - Max and Co., ont été entamées en avril 2006. Le film a été présenté au festival de Locarno en juillet 2007 et sort en salles le 13 février 2008.
2007
• Un opéra-cirque pour 3 000 enfants : Lucio, le rêve de l'âne d'or
Musique : Bruno Coulais (création)
Mise en scène : Orlando Forioso
Direction musicale : Alain Joutard
avec :
le Cirque National Alexis GRÜSS
L’Orchestre Régional de Cannes Provence Alpes-Côte d’Azur,
A Filetta,
Gaëlle Méchaly,
Nicolas Lemoine,
Mathieu Chaminade,
le Chœur ORFEO Junior
et 3 000 enfants des écoles élémentaires des Alpes-Maritimes
Le livret est tiré des «Métamorphoses ou L'Âne d'or», un récit en onze livres que l’on doit à Apulée, auteur né au IIe siècle après Jésus Christ.
C’est l’histoire de Lucius, un homme trop curieux qui, pour avoir voulu approcher la magie, est changé en âne. Il connaîtra plusieurs maîtres, de nombreuses aventures avant de retrouver sa forme humaine.
Voyage onirique, voyage initiatique, quête spirituelle, fable, épopée...
C’est une expérience inoubliable pour les 3 000 élèves (750 par représentation) qui ont travaillé leur voix toute l’année avec leur enseignant et des intervenants musicaux.
• Une nouvelle création de Sidi Larbi Cherkaoui en septembre 2007 à La Monnaie de Bruxelles
Pour ses débuts à la Monnaie, le chorégraphe belge propose Apocrifu, une nouvelle création pour trois danseurs et l'ensemble vocal A Filetta.
2006
• Deux nouveaux projets de musiques de films avec Bruno Coulais. Les séances d'enregistrement de celle du dessin animé - complètement déjanté selon les membres du groupe - Max and Co., ont été entamées en avril 2006. Le film devrait sortir en salles à l'automne 2007 après une présentation au festival de Locarno en juillet.
• Peut-être une reprise du spectacle d'Orlando Forioso "Fantastica, la grammaire de l'imagination" avec un enregistrement audio.
• La reprise de Médée au théatre.
• Un projet sur le vieux Bastia avec le Centre Culturel Una Volta
• Deux concerts "Si Di Mè" : le 15 mai à St Germain-en-Laye (92) et le 16 mai à Lorient (56).
• La reprise de Marco Polo à Nice (?).
• Une tournée en Nouvelle-Calédonie en mars puis au Maroc en avril 2007.
• Peut-être une nouvelle musique de film : le réalisateur Jean-Claude Casanova (je n'invente rien !!) a proposé à A Filetta de composer la musique de son moyen métrage "a ghjanara". Pas de calendrier ni d'accord ferme pour l'instant.
• Colomba, une passion Corse

A NE PAS MANQUER !!!
Dimanche 29 octobre 2006 sur Radio Suisse Romande :
De Sénèque à A Filetta...
Médée, une pierre angulaire dans l'histoire du chant polyphonique corse
Vincent Zanetti
A Filetta fait partie des plus importants et des plus fameux ensembles de chant polyphonique corse: musiques religieuse et profane, musiques de film (Himalaya et Le peuple migrateur, sur les compositions de Bruno Coulais), rencontres interculturelles - le groupe est à l'origine de la création des Rencontres chants polyphoniques de Calvi, un festival qui a déjà 18 ans – son inépuisable créativité l'a placé depuis longtemps à l'avant-garde de la création artistique insulaire.
La composition des quatre chœurs de Médée, à partir du texte de Sénèque traduit spécialement du latin en corse pour l'occasion, et leur enregistrement sur CD, posent une véritable pierre angulaire dans l'histoire du chant corse.Si vous ne captez pas Radio Suisse Romande, vous pouvez l'écouter en direct sur internet à l'adresse suivante :
http://www.rsr.ch/espace-2/l-ecoute-des-mondes/selectedDate/24/10/2006#dimanche
Autre interview, celle réalisée à Calvi en septembre 06 à l'occasion de la sortie de Medea pendant « les Rencontres polyphoniques », le festival qu'ils ont initié à Calvi :
- Les motivations à l'origine d'A Filetta, réalité et caricature des traditions musicales corses
- Tradition du chant et évolution de la langue
- Les rencontres polyphoniques de Calvi, les rencontres avec d'autres cultures
- Bruno Coulais, Medea, la multiplicité des projets, les disques et l'esprit d'A Filetta.
Propos recueillis par Benjamin MiNiMuM pour MONDOMIXhttp://www.a-filetta.mondomix.com/fr/itw3275.htm
© Benjamin MiNiMuM
13 et 14 Octobre 2006 :
Résidence à l'Aghja avec Paolo Fresu, André Jaume, Daniele di Bonaventura et Philippe Biondi.
Compte-rendu ici:
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=14616
et aussi là :
http://www.gattiajaccio.fr/news/productssimple20.html
Je connaissais le travail d'André Jaume avec Tavagna et le disque "Piazza di Luna", ainsi que celui de Paolo Fresu avec des musiciens sardes. Cette rencontre s'annonce passionnante.
A Corse-Matin
du 8 avril
2006 - article communiqué par Françoise COLLOMB
Août 2006 :
Reprise d'In Memoriam à Monaco.Juin 2006 :
Sortie de Medea le 20, des concerts à Calvi tous les week-ends de juin.Avril 2006 :
Concert à Nanterre (voir compte-rendu), répétitions de la musique composée par Bruno Coulais pour un dessin animé.
Mars 2006 :Un nouveau membre dans le groupe :
Ceccè Acquaviva, neveu de Jean-Claude et ancien membre d'U Fiatu Muntese et de Meridianu, a rejoint A Filetta. Sìa benvinutu o Ceccè !La sortie du CD Médée est annoncée pour mai/juin 2006.
Février 2006 :
A Filetta prépare les représentations de l'opéra de Bruno Coulais Marco Polo.
Répétition générale à Calvi le 14 février.
Lu sur le blog de "La horde sauvage" (http://www.la-horde-sauvage.org) sous la plume de Virgile:
Stupéfiant !!! Nous avons été agréablement conviés hier par U Svegliu Calvese à assister à la répétition générale de « Marco Polo », une pièce écrite par Orlando Forioso. Hélas pour les calvais qui n’étaient pas présents à cette répétition, le spectacle ne sera pas joué à Calvi parce qu’il n’y a pas de salle de spectacle adéquate. Cela dit je vous conseille de faire le déplacement au théâtre de Bastia où la pièce sera jouée le 16 février (demain, dépêchez vous), ça vaut vraiment le déplacement ! La mise en scène surréaliste d’Orlando vous plonge dans un rêve éveillé qui vous prend aux tripes. On reste scotché devant la puissance et la beauté de la pièce. Les acteurs sont brillantissimes, les voix d’A Filetta et de Marie Kobayashi vous transportent au gré des voyages de Marco Polo, lui-même incarné par un Guillaume Depardieu transpirant d’émotions jusqu’aux larmes. Bref, un fabuleux patchwork culturel à ne pas manquer. Pour ceux qui auront la chance d’y être, sachez qu’ils se produisent aussi à Venise les 23 et 24 février.MARCO POLO À U TEATRU DI BASTIA
Orlando Forioso è Bruno Coulais anu creatu in Calvi un opera cunsacratu à Marco Polo. Sta pruduzzione, cuncepita pè a Biennale di Venezia, serà interpretata à u teatru di Bastia u 16 di ferraghju, à 8 ore è mezu di sera, da Guillaume Depardieu, A Filetta è a soprano Marie Kobayashi. Marco Polo, interpretatu da Guillaume Depardieu, si trova malatu sottu à una tenda induve numadi l'anu racoltu è medicatu. Trà deliriu è lucidità, i raconti è i persunagi di a so legenda si mischjanu à a rialità. Quand'ellu si sveglierà, scuntrerà un altru viaghjadore, un giovanu chinese, chì face un giru pè scopre l'Occidente. Dopu à « Don Ghjuvanni in comedia dell'arte » è « Il Gioco di Robin e Marion », « Marco Polo, opéra de l'invisible voyage » hè a terza cullaburazione trà Orlando Forioso, Bruno Coulais è A Filetta. Questa serà ghjucata dinù i 23 è 24 di ferraghju à u Piccolo Teatro Arsenale di Venezia, in u quadru di a Biennale. ADECEC, 15/02/2006Un Marco Polo né à Calvi... On n'a pas encore fini de débattre sur les origines calvaises de Christophe Colomb et voilà qu'Orlando Forioso et Bruno Coulais achèvent de créer à Calvi un opéra consacré à Marco Polo ! Créée pour la Biennale de Venise, l'oeuvre, interprétée par Guillaume Depardieu, A Filetta et la soprano Marie Kobayashi, est présentée le 16 à Bastia « Aujourd'hui, le monde nous semble petit, mais il fut un temps hors du temps où tous étaient avides d'espace », fait dire Orlando Forioso, responsable de la compagnie TeatrEuropa au personnage principal de son « Marco Polo, opéra de l'invisible voyage », créé pour la Biennale de Venise. Le metteur en scène s'est inspiré du « Livre des merveilles du monde », également connu sous le nom de « Il Milione », dans lequel Rustichello de Pise consigna les aventures du marchand vénitien. Mais ici, Marco Polo, interprété par Guillaume Depardieu, accomplit une sorte de voyage immobile. Le voilà dévoré par les fièvres, sous une tente où des nomades l'ont recueilli et soigné. Entre délire et accès de lucidité, les récits et les personnages de sa propre légende se mêlent à la réalité. A son réveil, il va rencontrer son alter ego, un jeune chinois qui, lui, accomplit un périple pour découvrir l'Occident. La musique de l'opéra est signée Bruno Coulais et, tour à tour, les membres du groupe vocal A Filetta sont les nomades, les marins, les hommes de la cour de l'empereur de Kubilaï Khan. A leurs voix se joint celle de la soprano japonaise Marie Kobayashi qui avait déjà collaboré avec eux à la bande originale du « Don Juan » de Weber, puis à l'album « Sì di Mè ». Après « Don Ghjuvanni in comedia dell'arte » et « Il Gioco di Robin e Marion », « Marco Polo », opéra de l'invisible voyage marque la troisième collaboration entre le metteur en en scène, le compositeur et le groupe polyphonique. Coproduit par Passerelle-Paris, U Svegliu Calvese, le théâtre de Bastia et le Festival C'est pas classique de Nice, cet opéra, au terme d'une résidence de création qui s'est déroulée à Calvi du 4 au 14 février, sera présenté le 16 février, à 20h 30 au théâtre municipal de Bastia, avant d'être donné les 23 et 24 février, au Piccolo Teatro Arsenale de Venise, dans le cadre de la Biennale. Il devrait par la suite être présenté en septembre prochain lors des Rencontres polyphoniques de Calvi et en octobre à Nice lors du festival C'est pas classique.
Elisabeth Milleliri dans Corsica
Articles de presse fournis par Françoise COULOMB
Après Don Ghjuvanni in commedia dell'arte produit par U Svegliu Calvese, et l'opéra Il gioco di Robin e Marion produit par l'ADEM 06 de Nice, puis par U Svegliu Calvese, c'est la prestigieuse Biennale de Venise qui accueillera cette nouvelle aventure. " Aujourd'hui, le monde nous semble petit, mais il fut un temps hors du temps où tous étaient avides d'espace» dit Marco Polo, un Marco Polo qui ne voyage pas pour connaître, mais pour se perdre, pour devenir invisible, comme sont invisibles les hommes qu'il cherche. Un spectacle dédié aux sonorités de la rencontre, à l'émerveillement de l'autre, à la sensualité du voyage, à la démarche de se perdre dans des visions trop excessives pour être fausses. Un globe posé au centre de la scène, sur lequel se succèdent visions et projections d'images, donne l'impression du voyage et en même temps de l'attente. Le globe devient tente, tente de nomades du désert, dans laquelle on évoque les histoires de Marco Polo, et les histoires du monde inconnu. Nos personnages jouent, chantent et dansent, tandis qu'un Marco occidental rencontre un Marco oriental, qui fait le même voyage en sens inverse.
"TEATRO PICCOLO ARSENALE (20) TeatrEuropa, Marco Polo opera dell'invisibile viaggio, testi e regia di Orlando Forioso, musiche di Bruno Coulais, con Guillaume Depardieu (Marco Polo, il viaggiatore), prima assoluta. 24-25 FEBBRAIO"
"Marco Polo, opera dell’invisibile viaggio 23 > 24 febbraio - ore 20.00 Teatro Piccolo Arsenale TeatrEuropa"
"Marco Polo, opera dell’invisibile viaggio", prima assoluta di Orlando Forioso e Bruno Coulais, testi di Orlando Forioso ispirati a Il Milione/ Le livre des merveilles – Le Devisement du monde, musiche di Bruno Coulais, regia Orlando Forioso, scene e costumi Franco Bonetti con :
"Fantastico o attendibile che sia, quel primo enciclopedico taccuino di viaggio che è Il Milione di Marco Polo resterà per secoli il nostro principale strumento di conoscenza di un tanto vagheggiato quanto più affascinante Oriente. I racconti del mercante veneziano, raccolti da Rustichello da Pisa nel celeberrimo volume, continueranno ad essere fonte di nuova ispirazione e ulteriori avventure fino ai nostri giorni.
Così il regista Orlando Forioso, alla guida della compagnia TeatrEuropa de Corse, insieme al compositore Bruno Coulais - autore del famosissimo film musicale Les Choristes -- fanno del viaggio di Marco Polo – interpretato da Guillaume Depardieu - un viaggio invisibile.
“Il nostro Marco Polo è malato. Il viaggio di questo ragazzo si sta consumando sotto una tenda nomade. Qualcuno lo ha salvato, ed ora viene curato da una famiglia di nomadi da un attacco di febbre alta. Le tappe tra delirio e conoscenza gli fanno confondere la realtà, e le storie ed i personaggi dei frantumati racconti de Il Milione diventano poesia teatrale di un visionario, alla quale danno forma, voce e suono gli abitanti della tenda. Al risveglio incontra il suo salvatore, un giovane cinese in viaggio per conoscere l’Occidente.
Uno spettacolo dedicato alle sonorità dell’incontro, alla meraviglia dell’altro, alla sensualità del viaggio, alla ricerca del perdersi dentro visioni anche troppo esagerate per essere false. La tenda nomade ed i suoi abitanti evocano le storie di Marco Polo, e ne diventano la scena e gli attori. Suonano, cantano, danzano i nostri nomadi, che nulla cercano. E canta e recita il Marco cinese che si appresta a conoscerci.
Il mondo oggi ci sembra piccolo, ma ci fu un tempo senza tempo dove tutti cercavano spazio”
(dalle note di Orlando Forioso).
VENEZIA Sulle tracce di due coraggiosi Marco Polo, con Depardieu jr e Bressanello Venezia
È la musica di Bruno Coulais l'elemento che permea l'intero spettacolo di "Marco Polo, opera dell'invisibile viaggio" co-regia di Orlando Forioso e dello stesso Coulais, rappresentato in prima assoluta al Piccolo Teatro dell'Arsenale, giovedì scorso, nell'ambito della Biennale di Teatro di Maurizio Scaparro. Protagonista è la musica di accompagnamento del violoncello di Jean - Philippe Audie e ancor più quella interpretativa del coro, dell'ensemble vocale A. Filetto, e la voce intensa del mezzosoprano Marie Kobayashi di volta in volta donna, sposa e maga. Tutti sono impegnati a esibirsi nel recitare e nel cantare, a cominciare dal protagonista Guillaume Depardieu (Marco Polo, il viaggiatore) e dal suo alter ego (Marco Polo, il ragazzo) interpretato da Jean-Luc Geronimi. È la musica che asseconda, triste come un'elegia, il corteo funebre del Gran Tartaro; di musica si intride la nostalgia per la città di "acqua, di giardini e di ponti", la Venezia rimpianta dal giovane Marco Polo e la sua solitudine nel ritrovarsi su una strada di sale; la musica sottolinea anche la disperazione del Marco Polo viaggiatore quando constata di avere perso tutto "moglie e pecore". È anche la nenia consolatoria dei pastori che accudiscono un febbricitante Marco Polo. Qui si evidenzia l'elemento scenico più importante, la grande tenda posta al centro del palcoscenico, insieme rifugio, luogo rituale di vestizione; back stage, di commento o in antitesi con quanto avviene sul davanti. Col procedere dell'azione si trasforma anche in globo terrestre e poi in universo, a significare gli infiniti elementi, utopie, speranze, affari, desideri e inquietudini di cui è costituito l'utopia e la realtà di un viaggio e la sua affabulazione. Poco più che un pretesto lo spunto iniziale, ovvero l'incontro, in una prigione, luogo di ricordi falsati, tra Marco Polo e Rustichello da Pisa che si impegna a scrivere, sotto dettatura, il "Milione". Il resto è delirio, oscillante tra i grandi quesiti esistenziali, come la ricerca di Dio, e gli affari, che comunque sono la ragione prima del viaggio. Contraddizioni bene interpretate dai due protagonisti, un rigoroso e controllato Guillaume Depardieu pur nell'imponenza del suo fisico, e un mobile Jean-Luc Geromini. Tutti gli attori recitano nelle doppia lingua italiano/francese come è tradizione del TeatrEuropa de Corse, di cui il regista Forioso è direttore artistico.Sempre al mito del grande viaggiatore veneziano si riferisce lo spettacolo, rappresentato, ieri, in prima assoluta, all'Arsenale "Marco Polo e Kublai Kan", per la regia di Alessandro Bressanello. Il Gran Khan affida a Marco il compito di visitare il suo impero e di riferire sullo stato delle città. Da qui nasce "lo cunto delle città invisibili", titolo di un racconto del 1973 di Italo Calvino. 55 città, tutte con un nome al femminile, tutte per qualche aspetto riferibili a Venezia. Kublai ricambia la cortesia del giovane veneziano, raccontando, a sua volta, una storia tratta da "Lo cunto de li cunti" di Giambattista Basile. Nello spazio in cui si è rappresentata questa storia si possono ammirare gli acquerelli di Pedro Cano, liberamente ispirati al testo di Calvino (si replica oggi). Lidia Panzeri, Il Gazzettino Online
2005
Décembre 2005 :
Le CD de Médée est annoncé pour janvier ou février 2006 (distribution Naive).
Pour patienter, la musique du téléfilm "Liberata" passé sur FR3 Corse est sortie fin 2005 sur un CD 2 titres .
- 11 décembre 2005 : Concert à La Madeleine (59)