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Conseils

Quelques notions indispensables


Certains d'entre vous ont probablement été parfois déçus par les tirages obtenus à partir de vos photos numériques, si belles sur l'écran d'ordinateur mais si molles et ternes sur papier... Une raison à cela : ils ont confondu résolution et définition. Explications :

La définition est le nombre de pixels composant l'image, par exemple 2000x3000 pixels. Une photo "2 Mpix" comprend environ 1200x1600 pixels.

La résolution est le nombre de pixels par unité de longueur, le plus souvent par pouce. On parle donc de "dpi" (dots per inch – points par pouce). Cette densité est très importante au stade de l'impression, car c'est elle qui va déterminer la qualité de l'image finale.
Supposons en effet que l'on ait une image de 2240 x 1680 pixels (cas d'un appareil numérique avec capteur CCD 4 Mpixels); si on l'imprime à 300 dpi, elle fera environ 7,5 pouces de large (19 cm) sur 5,6 pouces de haut (14,2 cm); si on l'imprime à une résolution de 100 dpi, elle passera à 22,4 pouces (57 cm) sur 16,8 (42,7 cm). Le nombre de points élémentaires (pixels) n'ayant pas augmenté, on comprend que la qualité résultante diminuera fortement, puisque chaque point élémentaire devra être artificiellement grossi pour remplir l'espace le séparant de ses voisins.
Pour la visualisation sur écran d'ordinateur ou par vidéoprojection, les valeurs de résolution exprimées en "dpi", dots per inch, ou "ppp", points par pouce, n'ont aucun effet. Il faut en l'occurence raisonner en pixels.

La taille ou format d'une image est définie par le nombre de pixels qui la composent verticalement et horizontalement, le pixel étant le plus petit élément de l'image, petit carré que l'on observe quand on grossit l'image à l'écran. C'est une manière absolue de chiffrer la taille de l'image, à ne pas confondre avec la place qu'occupera l'image sur l'écran de l'ordinateur !

Ces trois données sont liées par la relation suivante :
format = définition/résolution.
Ainsi une augmentation du format se traduit par une réduction de la définition.

Ajoutons que le poids d'une image numérique est proportionnel à sa définition. Une image RVB 8 bits de 1000 x 1500 pixels donnera un fichier de 1 000 x 15 000 x 24/=4 500 000 octets.
Pour obtenir un tirage 20x30 cm à 300 dpi, il faut que l'image initiale comporte 2362 x 3543 pixels, le fichier résultant faisant 24 Mo. Si l'on passe au format 24x36 cm, le fichier pèse 36 Mo et il fera plus de 53 Mo pour une impresssion en 30x45 cm.
Des fichiers de ce poids ne sont pratiquement pas transmissibles par internet et ne pourront être transférés d'un ordinateur à un autre qu'en utilisant des moyens de stockage de grande capacité (par exemple, CD Rom, clés USB, cartes Compact Flash, cartouches Zip). Ils seront également longs à ouvrir, à visualiser et à "traiter" si l'on ne dispose pas d'un ordinateur doté d'une bonne carte graphique et d'au moins 128 Mo de mémoire vive (RAM); un disque dur rapide et de grande capacité apportera un confort supplémentaire.
En revanche, la performance et la "vitesse" du processeur ne jouent pas un grand rôle, sauf si l'on utilise des filtres générant des effets complexes comme on en trouve dans les logiciels de traitement de l'image (Photoshop, Paintshop Pro, par exemple).
Enfin, il est évident que le temps de traitement de l'image par l'imprimante s'allonge considérablement en fonction du poids du fichier.


La place que prend l'image sur l'écran dépend de la résolution du moniteur. Par exemple, une image de 750x550 pixels affichée à 100% occupera la quasi totalité de l'écran si la résolution du moniteur est de 800x600 pixels; elle occupera une place beaucoup plus petite pour un affichage de 1024 x 768, tandis qu'elle n'apparaîtra pas dans sa totalité avec une résolution de 640 x 480. Les cartes graphiques et les moniteurs des ordinateurs ne peuvent afficher qu'un nombre maximum de pixels en largeur et en hauteur en fonction du nombre de couleurs (ou de nuances de gris) désirées.
Les résolutions les plus courantes sont : 800 x 600 – 1024 x 768 – 1280 x 1024 pixels. Il faut cependant savoir qu'à l'heure actuelle la majorité des "internautes" utilise la résolution de 1024 x 768 pour accéder à internet; aussi les images destinées à être affichées sur des sites web devront-elles avoir des dimensions de l'ordre de 900 x 650 pixels (il faut en effet tenir compte des éléments "fixes" des navigateurs qui prennent de la place) si l'on veut que l'utilisateur puisse les voir dans leur totalité sans défilement.

Petite règle mnémotechnique : divisez par 100 les dimensions en pixels du fichier natif et vous obtenez les dimensions en cm de l'image imprimée sans perte de qualité; exemple : 2000x3000 = 20x30 cm.

La bonne résolution

Il n'existe pas de résolution optimale de l'image dans l'absolu : tout dépend de l'usage final. Il ne sert à rien en effet de disposer d'une image de grande taille en qualité d'impression si celle-ci n'est destinée qu'à figurer sur un site web, d'autant plus que le poids des fichiers est une contrainte non négligeable.
On considère qu'une résolution d'impression de 300 dpi est une valeur optimale, mais il est normalement possible d'obtenir d'excellentes images sur une imprimante jet d'encre personnelle avec une résolution de 240 dpi. Toutefois, seuls des essais comparatifs successifs vous permettront de déterminer quelle est la résolution idéale pour votre matériel. Idéalement, il faudrait que l'image imprimée ait la même taille que l'image d'origine, sans "gonflement" artificiel par extrapolation.
Une photo de 2240 x 1493 pixels permettra d'avoir un tirage 19x12,6 à 300 dpi, 22x14,5 à 260 dpi et 22,7x15 cm à 250 dpi; dans les trois cas, le poids du fichier sera de 9,5 Mo.
Pour approcher les dimensions de tirages argentiques, il faudrait que l'image fasse 2700x1800 pixels afin d'obtenir des tirages de 22,8x15,2 à 300 dpi, 26,4x17,6 à 260 dpi et 27,4x18,3 à 250 dpi, le fichier pesant alors 14 Mo.

Formats d'enregistrement et compression

Les logiciels de traitement de l'image, mais aussi les scanners et quelques rares appareils de prise de vues, permettent de choisir entre différents formats d'enregistrement dont les principaux sont les suivants :

TIFF (.tif) : format très répandu; autorise la compression LZW non destructive
JPEG (.jpg) : format également très répandu, notamment pour les images destinées à être affichées sur l'internet; permet des taux de compression très élevés mais avec détérioration.
BMP (.bmp) : format graphique "natif" de Windows; pas de compression.
GIF (.gif) : format très utilisé sur l'internet mais ne supporte que 256 couleurs; convient donc mieux aux dessins et éléments graphiques qu'aux photographies; compression non destructive.
PSD (.psd) : format natif de Photoshop qui permet de conserver notamment les calques, couches, grilles, repères et autres informations précieuses pour le travail avec ce logiciel; pas de compression.
Il faut signaler aussi les formats RAW, en général différents selon le fabricant de l'appareil. Toutes les données de prises de vue sont enregistrées "brutes", ce qui permet une qualité optimale mais nécessite un "développement" préalable des photos.

Pour afficher des photos sur internet, vous devrez les enregistrer au format JPEG (ou au format GIF si elles contiennent moins de 256 couleurs). En revanche, pour l'archivage et l'impression, je vous conseille vivement le format TIFF (ou PSD si vous utilisez Photoshop et que vos images contiennent des calques et autres éléments que vous voulez retrouver ultérieurement, mais attention au poids des fichiers qui peut vite devenir problématique !)
Pour résoudre ce problème, les logiciels de traitement de l'image disposent de fonctions de compression, certaines méthodes permettant d'atteindre des taux extrêmement élevés. C'est en particulier le cas du format JPEG qui peut réduire la taille du fichier jusqu'à un facteur de 50 environ. Sachant que l'image sera dégradée plus ou moins fortement suivant le taux de compression choisi, et qu'il n'y a pas de "marche arrière" possible pour retrouver l'image de départ une fois la compression effectuée, vous devrez choisir le meilleur (c'est-à-dire le moins mauvais) compromis entre la qualité et le poids du fichier.

Enfin, il est capital de ne pas enregistrer plusieurs fois de suite une même image dans le format JPEG : les effets cumulés des compressions successives sont particulièrement dévastateurs, et ce même en enregistrant en qualité maximale : il y a tout de même compression!

Si vous utilisez un appareil numérique de prise de vues, il y a de fortes chances pour qu'il enregistre les images directement au format JPEG. Dans ce cas, dès que les images auront été transférées sur votre ordinateur, lors de toute intervention, sauvegardez en tiff. Cela permet de faire des retouches, recadrages et autres manipulations sans dégrader la qualité de l'image par des compressions successives. Ce n'est qu'une fois votre travail complètement achevé que vous pourrez sauver l'image (une seule fois donc) au format JPEG si celle-ci est destinée à une publication sur internet (mais conservez quand même le fichier ".tif", on ne sait jamais !)

A la prise de vue

On l'aura compris, sauf si l'on ne destine ses photos qu'à la visualisation, il est impératif de prendre les photos dans la plus haute définition. L'inconvénient est le poids des photos (une carte de 512 K contient grosso modo 140 photos HQ en 5 MPixels). Mais on trouve désormais des cartes mémoires de haute capacité (16, 32 ou 64 Mo).
On peut sauvegarder ses photos sur un disque dur portable dédié. Personnellement, j'ai longtemps utilisé un Compact Drive PD70X avec disque dur de 2,5 pouces d'une capacité de 37 GB. Il permet de vider chaque soir (ou même en cours de randonnée, car il fonctionne sur piles) tous types de carte mémoire (xD, MS, MMC, SD, Compact Flash). Mais le prix des cartes a tellement baissé qu'on peut aussi tout simplement s'équiper de plusieurs cartes... Evidemment, si l'on a un ordinateur portable, le mieux est de transférer ses photos sur son disque dur chaque soir.

Au retour de voyage

Après avoir transféré les photos sur le disque dur du PC se pose le problème de leur gestion : il faut renommer les fichiers, les classer, les sélectionner, éventuellement les retraiter et les sauvegarder.

Voici comment je procède :

1. Elimination des photos ratées ou inutiles au moyen d'une visionneuse genre iView, ACDSee ou PhotoShop Album... ou simplement l'explorateur Windows. Personnellement j'utilise FastStone Image Viewer.
2. Choix des noms de fichiers
L'appareil photo donne des noms par défaut assez ésotériques, du style "DSCF0256.jpg" ou "P51242486.jpg". Il est mieux de les renommer. Plusieurs logiciels gratuits font cela très bien (notamment Lupas Rename 2000).
Je donne d'abord la date de prise de vue (au format anglo saxon aaaa mm jj car cela permet un tri chronologique), ensuite un code indiquant la nature du projet, puis un numéro d'ordre. Enfin en quelques lettres une descrition sommaire de la photo.
Cela donne finalement quelque chose du genre :
2005 06 04_Corse 2005_0024 Calvi Poudrière.
N.B. : A ce stade, aucune photo n'a été retouchée.
3. Sauvegarde (en format d'origine, généralement jpg) sur deux emplacements distincts : disque dur interne et disque dur externe, ou bien deux disques durs externes. On n'est jamais trop prudent !
4. Optimisation des photos.
Rappel : La photo pendant la phase de retraitement dans Photoshop est sauvegardée au format Tiff, puis à la fin seulement sauvegardée en Jpeg, afin d'éviter toute dégradation. Et il est prudent de conserver les originaux...

IMPORTANT
Pour imprimer des photos, la résolution doit être élevée (300 dpi est un bon compromis). Les images sortant des APN est la plupart du temps de très grandes dimensions avec une résolution de 72 dpi. Il faut donc redimensionner la photo. Il faut absolument dans Photoshop décocher la case "réenchantillonnage", ce qui conserve les dimensions en pixels de la photo, sous peine de dégradation de la qualité.

A titre d'exemple, à partir d'un original  de 3008 x 2000 pixels en 72 dpi (dimensions : 106x71cm, poids 17,2 Mo), on peut obtenir :

- soit en cochant "rééchantillonnage", une image en 300 dpi, de même dimensions en cm. Elle fera alors... 12 534x8334 pixels, et pèsera près de 300 Mo !

- soit, en décochant "rééchantillonnage", une image toujours de 3008x2000 pixels, mais cette fois en 300 dpi, et de 25x17 cm et toujours de 17,2 Mo.


Le classement et l'archivage



J'utilise pour chaque voyage deux répertoires :

-     "Originaux" : les originaux renommés mais sans aucune retouche ;
-     "Optimisées jpg" : les photos optimisées en jpg qualité maximale.

On peut éventuellement passer par un répertoire provisoire « optimisées tiff » ou « optimisées psd » qui n’a pas vocation à perdurer : il sert simplement de sécurité pendant les traitements. On peut ainsi disposer d’originaux non compressés à partir desquels on peut retravailler sans toucher aux originaux. En cas de retraitements ultérieurs, il est conseillé de repartir des originaux ou de ces copies et non des jpeg optimisés car à chaque fois on compresse les données, au prix de la qualité.

Les photos optimisées en jpg sont sauvegardées au format d’impression courant (en 300 dpi). Il est possible de les copier au format web (96 dpi en 440 pixels de hauteur pour affichage dans la galerie)

Le tri des photos

Le numérique est une incitation à mitrailler sans compter, d'autant plus que le prix des cartes mémoire a considérablement chuté tandis que leur capacité augmentait. Se pose alors le problème de la sélection des centaines, voire des milliers de photos ramenées après un voyage.
Après avoir optimisé les photos, j'utilise pour cela le freeware Fastone Image Viewer qui permet d'afficher les photos plein écran et de les sauvegarder une à une dans le répertoire de son choix. Pour ma part je créée systématiquement 4 répertoires : "rejetées", "sélection*" et "sélection**" pour les photos à garder et "sélection****" pour les photos les plus dignes d'intérêt.

 

Classement, archivage et pré-traitement avec Lightroom

 

J 'ai récemment découvert le logiciel Adobe Lightroom qui s'avère très intéressant. Outre ses fonctions de traitement des photos qu'il serait trop long de développer ici, Lightroom est très utile pour classer, archiver et sélectionner ses photos, notamment en voyage. Avec un peu de méthode, on peut préparer sur un ordinateur portable le travail qui sera effectué au retour de voyage sur un micro fixe.

 

Comme dit plus haut, je sauvegarde tous les soirs mes photos du jour sur un disque dur externe.

 

Première chose à faire : importer ses photos dans Lightroom. Mais avant cela, il est prudent de changer la lettre du disque dur externe d'accueil, afin que cette lettre coïncide avec celle de l'ordinateur fixe. Pour éviter toute perte de lien, j'ai ainsi changé en Y: la lettre du disque externe, et fait de même sur l'ordinateur fixe.

Cela fait, je crée un catalogue "Voyage" et j'importe les photos de la journée.

On peut à présent passer à la sélection, très facile, on le verra, dans Lightroom.

Sélectionner la première photo, et passer en mode plein écran (Touche « F » du clavier). Observer rapidement la photo. Si elle est ratée (flou, mauvaise mise au point, sujet coupé en deux, etc.) cliquer sur la touche « X ».

Cette action va marquer la photo comme rejetée. Elle ne sera pas supprimée de Lightroom ni du répertoire, mais simplement marquée comme rejetée. Si par contre la photo est convenable, cliquer sur la flèche droite pour passer à la photo suivante.

A ce stade, il s'agit simplement de supprimer les photos manifestement ratées. Donc en cas de doute, gardez la photo, et passez à la suivante. Avec l’expérience, votre choix sera rapidement plus tranché, et vous arriverez plus facilement à detecter les photos ratées ou qui ne donneront pas grand chose.

Une fois le premier tri effectué, sortez du mode plein écran (touche « F »).

Toujours dans le module Bibliothèque de Lightroom, en haut à droite au dessus de vos photos, vous devez voir apparaitre un menu déroulant indiquant « Pas de filtre ». Cliquez dessus, puis dans le menu qui apparait, sélectionnez « Marquées ». Toutes les photos vont disparaitre, mais une nouvelle barre d’outil a dû apparaitre.

Chaque drapeau représente un état du marqueur de vos photos :

A gauche : photos marquées
Au milieu : photos neutres
A droite : photos rejetées

Lors du premier tri que nous avons fait précédemment, nous avons marqué comme rejetées les photos qui ne nous plaisaient pas.

Si vous cliquez sur le drapeau de droite (photos rejetées), vous verrez toutes les photos que vous avez rejetées à l’étape 1.

Recliquez sur ce même drapeau pour désactiver le filtre.

Pour la prochaine étape, ce que nous voulons faire, c’est afficher toutes les photos, sauf celles que nous avons éliminées à la première étape.

Il va donc falloir désactiver le filtre « photos rejetées » et activer les deux autres filtres « photos neutres » et « photos marquées »

Vous devriez maintenant voir s’afficher toutes vos photos, sauf celles que vous avez rejetées à la première étape.

 

Deuxième tri pour sélectionner les meilleures photos


Comme pour le premier tri, sélectionnez la première image, puis passez en mode plein écran (touche F de votre clavier).

Le deuxième tri va être fait avec plus d’attention que le premier.

L’idée ici est de sélectionner seulement les photos que vous allez garder, et donc retoucher. Autrement dit seulement les photos qui ont vraiment du potentiel.

Si une photo vous plaît, appuyez sur la touche « P » de votre clavier, pour la marquer comme retenue.

Soyez plus attentifs sur vos choix, et ne gardez

A cette étape, si vous avez des doutes entre deux photos qui se ressemblent beaucoup, gardez les deux, nous les départagerons un peu plus tard.

A la fin du tri, sortez du mode plein écran.

 

Troisième tri : sélection définitive


Nous allons maintenant modifier le filtre d’affichage de notre grille de photo, pour n’afficher que les photos retenues à l’étape précédente.

Il faut donc que le drapeau le plus à gauche soit sélectionné (photos marquées), et que les deux autres drapeaux soient désactivés (photos neutres et rejetées).

A cette étape, il ne devrait déjà vous rester que peu de photos.

Pour ce dernier tri, il va falloir vraiment regarder vos photos de très près. On ne passe pas en mode plein écran à cette étape. On reste sur l’affichage de la grille de photo.

Pour chaque photo, pensez à vérifier qu’elle soit bien nette. Pour en avoir le coeur net, pensez à zoomer pour afficher votre photo en taille réelle (touche « espace » de votre clavier).

Si plusieurs photos se ressemblent beaucoup, vous pouvez les sélectionner (clic sur la première, puis cdm + clic (ctrl + Clic sur Windows) sur les suivantes) et utiliser les modes d’affichage « Comparaison » et « Ensemble » pour les comparer plus facilement.

A cette étape, vous devez utiliser la touche « U » pour marquer une photo comme neutre (celles que vous ne garderez pas) ou sur « P » pour celles que vous garderez (photos marquées).

Comme nous avons sélectionné un filtre qui n’affiche que les photos marquées, les photos « neutres » disparaitront au moment ou vous cliquez sur la touche « U » de votre clavier. Elles ne sont pas supprimées, mais simplement masquées.

Une petite astuce pour gagner du temps


Pour gagner un peu de temps, vous pouvez configurer Lightroom pour qu’il passe automatiquement à la photo suivante lorsque vous marquez une photo comme rejetée, neutre, ou retenue.

Le réglage se fait dans Photo > Avance automatique

En sélectionnant l’option, lorsque vous affichez une photo, et que vous la marquez comme rejetée par exemple, la photo suivante s’affiche automatiquement.

En désélectionnant cette option, lorsque vous marquez une photo comme rejetée, vous devez ensuite utiliser la flèche vers la droite de votre clavier pour passer à la suivante.

C’est un petit détail, mais ça fait toujours gagner un peu de temps !

Et ensuite...


Une fois les photos sélectionnées (et éventuellement triées à l'aide des mots-clés), expoter la sélection en PSD 16 bit sans redimensionnement.

Après traitement dans Photoshop, réimportation dans Lightroom (dans le catalogue "Définitives")


Le post-traitement

 

Quand je dis que je retraite mes photos, certains de mes interlocuteurs sont surpris. La photo vue sur l'écran du numérique est plaisante, pourquoi la retraiter ? Et n'est-ce pas tricher avec la vérité ? Entendons-nous bien : il n'est pas question de transformer la réalité. Mais le post-traitement est souvent nécessaire.

Et plus un appareil photo numérique est évolué, plus le photographe doit « retoucher ». Les fabricants de matériel photo estiment que le photographe expert est apte à choisir lui même quel traitement est le mieux adapté pour rendre compte de la vision originelle, de la scène qu'il avait sous les yeux au moment de la prise de vue. Je ne parle même pas des photos prises en raw, qu'il faut développer comme on le ferait avec de l'argentique !

Au post-traitement, on peut redresser un horizon pas très horizontal, corriger la perspective, supprimer une imperfection sur l'image (poussière sur le capteur par exemple), réduire le bruit, améliorer le contraste ou la balance des couleurs, ou tout simplement recadrer.

 


Le choix du matériel

capteurs

 

En photo numérique, ce qui compte, ce n'est pas le nombre de pixels, c'est la taille du capteur. Moins la densité de photosites est importante, plus ils seront aptes à recueillir les photons. Ainsi le photosite d'un compact d'entrée de gamme (1/2,3") atteint péniblement 1,3 micron de côté, alors que celui d'un APS-C fait 5,5 microns (voir tableau ci-contre). Corollaire : pour compenser l'insuffisance d'informations, le processeur d'image poussera le gain, d'où plus de bruit numérique et moins de détails. En outre, les grands capteurs permettent d'obtenir des arrières-plans flous en ouvrant le diaphragme. C’est un effet recherché par nombre de photographes, surtout pour le portrait, mais qui peut servir de manière créative dans tous les domaines. Sans grand capteur, n’y pensez même pas.
Les grands capteurs ont également un meilleur rendu en basse lumière.
Enfin, les grands capteurs offrent une plus grande dynamique que les petits.

 

Pour la meilleure qualité, on sera donc tenté de privilégier les "vrais" reflex (dits "full frame" qui ont gardé de l'argentique le format 24x36. Cette affirmation doit être cependant nuancée. Tout d'abord, le prix. Le matériel pro, notamment les objectifs, est très cher. Et il ne faut jamais oublier qu'un reflex, ce n'est pas seulement un boîtier, c'est un couple boîtier / objectif. Et que c'est l'objectif qui fait la qualité d'image. De plus, le matériel reflex est lourd et encombrant.

 

Alors, que choisir ? On le verra, là encore le choix est souvent affaire de compromis

Avant de se demander quel appareil acheter, il faut avant tout se poser la question suivante : quels sont mes besoins ?


- les compacts.

Qui n'a pas pesté devant le poids et l'encombrement des reflex ? Certains compacts représentent une alternative intéressante pour qui veut avoir tout le temps son appareil sur lui et ne pas se charger. L'appareil de type compact est l'appareil simple par excellence. C'est celui que l'on a toujours ou presque sur soi, et avec lequel on photographie en vacances, en balade, chez soi, bref, dès que l'occasion se présente. Polyvalent, il répond aux besoins courants (portrait, paysage, macro) et est capable de prendre d'excellentes photos. Mais que l'on n'en attende pas des miracles vu la taille du capteur. En lumière du jour, tout va bien jusqu'aux agrandissements A3; en revanche, dès que la lumière baisse, le bruit monte...
Cela dit, on trouve maintenant des compacts "experts" avec grand capteur.


- les bridges sont des hybrides, entre compacts et reflex. Ce sont des appareils relativement volumineux, qui offrent des modes et des réglages avancés, qui couvrent une large plage focale et qui disposent d'un viseur électronique.

Le bridge incarne le compromis poids / performances / prix, au point de pouvoir faire hésiter les acheteurs initialement à la recherche d'un compact ou d'un reflex. C'est un appareil parfait pour débuter lorsque l'on sait d'entrée de jeu que l'on voudra faire autre chose que de la photo « tout auto ». C'est aussi l'appareil de l'amateur confirmé, qui ferait un sous-emploi d'un reflex ou qui n'a pas les moyens de s'en offrir un.

La visée – électronique sur les bridges et reflex sur les reflex -, est une des différences majeures entre ces deux types d'appareil. L'autre différence majeure tient à l'objectif. Celui des bridges est fixe, celui des reflex amovible. L'objectif du bridge ne peut donc pas évoluer, mais il « compense » en étant à la fois puissant et de qualité. Il est en effet construit de façon à offrir de bonnes performances (distorsions / luminosité) d'un bout à l'autre d'une plage focale étendue... ce qui en soi représente un défi optique. Un bridge n'aura donc rien à envier à un reflex sur lequel on aura monté un zoom transtandard (pas toujours d'une qualité exceptionnelle) comme ceux généralement proposés en kit avec le boîtier. En revanche, lorsque l'on cherche autre chose que la polyvalence, les reflex reprennent l'avantage : sur un même boîtier, en fonction des besoins, on montera l'objectif spécialisé qui convient (téléobjectif pour de la photo sportive ou animalière, objectif macro pour la photographie rapprochée, etc.). Et les superzooms des bridges ne sont pas très lumineux...
Ajoutons qu'à l'origine, les bridges étaient dotés du capteur des compacts, mais qu'on trouve à présent des bridges à grands capteurs (évidemment, ce n'est pas sans conséquence sur le prix de l'appareil).


- les hybrides (micro 4/3)

Ce format relativement récent représente un compromis fort intéressant : capteur nettement plus grand que celui des compacts et encombrement réduit par rapport aux reflex. On citera les Sony, Panasonic séries G et les Olympus. A noter : les objectifs micro 4/3 Olympus et Panasonic sont compatibles ! L’avantage de ce capteur un peu plus petit, c’est que les objectifs le sont aussi, notamment ceux qu’on appelle les « pancakes », et donc que l’ensemble gagne clairement en compacité. Idéal pour les randonneurs !

 


- penser au RAW

Tous les reflex, mais également quelques compacts "experts", permettent d'enregistrer des fichiers de type Raw, en plus du Jpeg. Un fichier Raw est un fichier numérique qui contient les informations brutes enregistrées par le capteur de l'appareil photo. Ce fichier est en quelque sorte « en attente de développement » dans la mesure où il n'a subi aucun des traitements de linéarisation, dématriçage, contraste, luminosité ou saturation, nécessaires pour produire une image lisible. C'est le format le plus utilisé par les photographes, car il leur donne une entière maîtrise sur leurs images en leur permettant d'effectuer ces traitements par eux-mêmes (un peu comme en argentique lorsque l'on développe soi-même depuis ses négatifs).
En résumé : les fichiers Raw sont bien plus malléables que les fichiers Jpeg, déjà compressés et pour lesquels c'est l'appareil qui effectue la plupart des traitements. Cependant, les fichiers raw sont beaucoup plus volumineux que les jpeg et la carte mémoire se remplit vite ! En outre, le retraitement d'un fichier raw prend du temps.
Je préconiserais donc de ne photographier en raw que dans des conditions d'éclairage particulières. Sinon, c'est souvent inutile car les logiciels de retraitement intégrés dans les APN sont très efficaces.

Pour conclure...


En fait, la seule façon d'être entièrement satisfait est sans doute de posséder plusieurs appareils : un compact à avoir toujours sur soi pour pouvoir photographier dès que l'occasion se présente, et un autre (reflex ou 4/3) pour bénéficier de la meilleure qualité d'image possible.
Note : Je décris mon équipement en page "à propos".

 

Le portage


Avoir du matériel, c'est bien, mais le transporter en toute circonstance, c'est compliqué !
Le portage du matériel est un problème à considérer avec soin, surtout quand on fait de la randonnée en montagne. Mes réflexions après beaucoup d'expériences plus ou moins heureuses :

- un grand sac photo d'épaule avec compartiments peut être utile pour transporter tout le matériel pendant le voyage et les étapes en voiture. Mais une telle solution est à proscrire pour les randonnées : même peu rempli, il pèse ! De plus, la moindre escalade devient alors périlleuse pour le matériel ... et pour le photographe !

- la solution - très séduisante à première vue - des sacs à dos photo se révèle à l'usage peu intéressante. Si le portage est agréable, on est obligé de s'arrêter pour extraire son matériel. De plus, on a souvent besoin d'emporter autre chose que son matériel photo (casse-croûte, vêtements, etc). Cette solution peut néanmoins s'avérer très pratique, pour les randonnées pas trop longues.

- pour les randonnées longues, un sac à dos ordinaire est la meilleure solution : le matériel dans les poches, les objectifs dans des poches rembourrées. Il reste encore de la place pour les effets personnels. Personnellement je marche avec une "banane" ventrale qui accueille plusieurs objectifs ainsi qu'un petit compact et une batterie de rechange.

- en cours de randonnée, les harnais Trekking sont très pratiques.

 

La photo de spectacle


Première difficulté : la lumière, souvent très faible, les contre-jours et les forts contrastes fréquents , tout cela avec des artistes qui bougent et un environnement de câbles et de micros... Mais l'essentiel, ce n'est pas la perfection technique mais de réussir à capter l'émotion du moment.


Quel matériel utiliser ? Les "pros" déconseillent généralement bridges et compacts et considèrent que seul un reflex permet d'obtenir de bons résultats. Il est certain qu'un capteur 24x36 plein format permet des sensibiliités (12 800 ISO) jadis inespérées en argentique... Mais, outre le prix, ces joujoux ont un inconvénient majeur : le bruit de déclenchement (oui, je fais une fixation sur le bruit...) Et l'on peut obtenir des résultats tout à fait corrects avec des compacts ou des hybrides, sous certaines conditions.
Pour ma part, j'utilise un Lumix LX5 pour les prises de vue très rapprochées, sinon un G5 avec un zoom 45-200 mm et un objectif macro 30 mm qui a l'immense avantage d'être lumineux. Avantage : ces deux appareils sont absolument silencieux pour peu que l'on fasse les réglages adéquats. Dans tous les cas, sauf cas exceptionnel je limite la sensibilté à 1600 ISO. L'idéal est évidemment de disposer d'une optique très lumineuse qui autorise une vitesse d'obturation confortable (1/125 s) pour éviter les flous de bougé (le stabilisateur traite le bougé de l'appareil mais pas celui du sujet !)

Le mode

Le mode priorité ouverture est la solution la plus simple. On peut aussi utiliser le mode manuel.

L'exposition

La mesure spot est la mieux adaptée, même si elle est parfois difficile à manier si les conditions d'éclairage changent souvent.  

Le réglage de la qualité d'enregistrement

Dans ce cas le mode raw est à privilégier : il permet de corriger facilement en post-production balance des blancs et bruit.

Comportement

Un seul principe : NE PAS GÊNER ! Déconnecter le flash, les "bip" de l'appareil, le régler en mode silencieux s'il existe. Rien n'est plus désagréable pour un spectateur d'entendre des "clics" ou des "bip" pendant un solo ou un morceau a cappella. Penser aussi à masquer l'écran lumineux, fort gênant dans le noir.


Page largement inspirée de la Revue Chasseur d'Images et du tutoriel de Gérard Desroches sur son site
http://www.gdesroches.com/

N'hésitez pas à me faire part de votre expérience.