

Les polyphonies
et les instruments traditionnels (cetera, violon, flûtes) se
mêlent à la clarinette, à la clarinette
basse, à l'accordéon, à la guitare
basse et à la batterie.
Un bel exemple de sublimation de la
tradition.
Extrait de la
présentation sur le site :
Cilva
(l'album)
Cilva* : la cité qui se trouve au-delà du miroir. Des tranches de vie, crues, dans leur réalité froide et dure. C’est cela qui fait de Cilva, plus une cité universelle qu’une cité imaginaire.
Chacun a sa propre Cilva. Pour l’une, ce sera la chambre dans laquelle elle reste enfermée. Pour l’autre ce sera l’univers convivial du café à l’heure de l’apéritif. Pour un troisième, ce sera la rue dans laquelle il a grandi...
ALBA nous décrit des instants que chacun de nous a pu vivre et connaitre un jour, des instants d’un quotidien qui peut paraître trivial mais que la musique sublime, qu’elle met en perspective et à qui elle rend sa profondeur. Le plus petit, le plus simple de ces moments de vie est porteur d’une grande leçon, latente la plupart du temps, et qui émerge parfois telle une illumination, qui donne un sens à tout. La musique est le vecteur de cette émergence, de cette prise de conscience des leçons de la vie. C’est ce qui fait que chacun de ces moments, chacun de ces messages, est porteur à la fois de son extrême singularité et de sa puissante universalité.Dans ce disque, les chansons et les musiques forment une unité qui est elle-même message. De ce fait, on y trouve plusieurs niveaux de lecture, qui permettront aux âmes poétiques de lire entre les lignes, aux musiciens d’entendre entre les notes et d’identifier les connexions entre les chansons, sans laisser de côté le public le moins averti, qui sera touché par les mélodies et par la variété des styles, de la ballade à la musique tribale !
Sept
musiciens composent à présent le groupe ALBA.
L'identité d’ALBA
Benjamin
Dolignon : chanteur de polyphonies, originaire de
haute Balagne, connaît profondément le
répertoire traditionnel.
La Terza d’ALBA (voix la plus haute dans les
polyphonies)
Ceccè
Guironnet : travaille la musique à Pigna
et chante depuis l’enfance, joue des instruments à
vent traditionnels, inspiré de cette culture il donne ce son
particulier à la clarinette et clarinette basse.
Le souffle d’ALBA.
Cédric
Savelli : chanteur et instrumentiste à
cordes, frénétique du plectre et de
l’archet, voyage pour se nourrir de diverses
expériences.
Les cordes d’ALBA.
Eric
Ferrari : bassiste et contre bassiste, riche
d’un parcours scénique européen et
outre-Atlantique, il se tourne vers la Balagne apportant swing et
expérience.
L’assise d’ALBA.
Jean-François
Véga : guitariste,
chanteur, a écrit la plupart des musiques et textes de Cilva.
Les mots d’ALBA.
Sébastien
Lafarge : issu d’une famille de musiciens,
chante depuis dix ans avec l’Alba.
La voix d’ALBA.
Marie Manfredi : La nouvelle recrue d'Alba. Sa batterie s'intègre parfaitement dans la musique du groupe. Avec sa sensibilité et ses compétences, Marie emmène désormais les six garçons vers d'autres horizons.
(texte communiqué par Jean-François Vega)

Très originale, la musique de L'ALBA mêle
chant polyphonique et
instruments (guitare, percussions, basse, cetera, violon,
accordéon, flûtes, clarinette, clarinette basse).
A
l'écoute, l'héritage polyphonique du "Riacquistu"
est là, mais élargi à d'autres
influences méditerranéennes. Cela peut parfois
évoquer la musique klezmer, voire, fugitivement... quelques
échos de John Coltrane ou d'Eric Dolphy !



Mars 2007 :
- Un 3e album ("Radiche suprane") en préparation pour l'Alba.
- L'enregistrement d'un concert de l'été 2006
bientôt accessible en téléchargement
sur le site www.jadstudios.fr
Cet enregistrement est désormais disponible en CD (en Corse) sous le titre "Cilva live".

- Un film "Cilva" en préparation.
- Un documentaire de 52 minutes à paraître: un an
et demi de vie partagée avec le groupe. Extrait :




La sortie très prochaine de Radiche
Suprane était l'occasion d'un tour d'horizon sur le groupe
L'Alba
Jean-François Vega :
Parcours
Le
groupe l'Alba est né à la base de trois personnes : Marie Jo Allegrini,
Laurent Lafarge, le frère aîné de Sebastien, la voix principale du
groupe et moi.
L'idée de l'Alba nous est venue suite aux ateliers
chant de Giuventù in mossa ( Jeunesse en mouvement) qui était
l'association des jeunes Calvais qui proposait plusieurs activités,
comme organiser des veillées traditionnelles sous le marché couvert,
des voyages, des randonnées et un tas de choses liées à l'éveil des
adolescents.
L'atelier était animé par Pierre Bertoni, qui
était le Président et le fondateur de cette association. À l'époque
Pierre n'était pas encore le Prieur de la Confrérie Saint Antoine Abbé
mais, étant Calvais et ayant grandi au sein de la Confrérie, il possède
une grande connaissance du chant traditionnel Calvais, Balanin et Corse.
Pour
ma part, en plus de l'atelier-chant je suis entré dans la
Confrérie - j'avais 14 ans - et donc je participais
au
répétitions, puis sont venus les cours de chant d'A Filetta
au
Carubbu à Lumio que je ne manquais jamais. J'étais alors collégien au
CEG de Calvi et Sébastien aussi; nous avons trois ans d'écart et avec
son frère Laurent, nous avons grandi ensemble. Ils sont tous deux issus
d'une famille de musiciens chanteurs, leur tante maternelle Maryse
Nicolaï est bien connue de la scène insulaire, les parents sont de très
bons chanteurs. Les frères Lafarge sont forts d'une formation musicale
de bal, ils ont dû très vite savoir tout jouer sans état d'âme pour
faire danser les gens. Nous nous sommes élevés ensemble et c'est grâce
à eux que j'ai pu commencer à grattouiller quelques accords.
Laurent
et Marie Jo sont encore pour moi membres du groupe, ils ont toujours un
regard sur ce que nous faisons et sont de bon conseil.
Marie Jo, qui
souffre d'une grave myopathie depuis sa naissance, est pour moi un
exemple de force et de courage, son combat contre la maladie me touche
profondément. La musique l'aide beaucoup, elle ne peut vivre sans,
c'est ce qui nous relie. Je pense à elle régulièrement, elle a marqué
ma vie jusqu'à présent, elle me rend combatif. Elle était le centre, le
coeur de l'Alba et pour moi elle l'est encore car elle m'a transmis
cette passion infinie de la musique.
Ensuite sont arrivées les
années Lycée et la connaissance de Ceccè et Benjamin qui ont connu le
groupe alors que Marie Jo et Laurent y étaient encore. Depuis 1992,
l'Alba comme tout groupe naissant, a été à géométrie variable, la liste
des différents amis et membres du groupe serait longue à dresser et ce
n'est pas d'un grand intérêt ici, car le plus important de notre
conversation est de faire une synthèse entre le passé du groupe et les
membres actuels.
Les
membres du groupe
L'arrivée de Ceccè et Benjamin a été une grande richesse, Ceccè amenant ses différentes flûtes traditionnelles (pifana, pirula, cialamella) et sa voix bien sûr. Clarinette et clarinette basse sont venues un peu plus tard. Lors de l'enregistrement de notre disque "I soli ciuttati" en 1997/98, il s'était fabriqué des clarinettes en roseau de plusieurs tonalités différentes puis, suite à une résidence créations avec le groupe parisien de musique contemporaine "Les enfants des autres" qui étaient aussi les musiciens du chanteur Nery avec qui nous avions travaillé aussi, deux d'entre eux étaient clarinettistes; je pense que c'est à ce moment là qu'il a voulu se mettre à jouer de ces instruments.
Quant
à Benjamin, c'est un véritable passionné de chants il a tout d'abord
apporté au groupe sa voix et la connaissance des chants de Haute
Balagne. Puis au cours du temps, il s'est mis à jouer de la guitare. Je
pense qu'il voulait à tout prix s'accompagner, car un chanteur qui ne
joue pas d'instrument est un peu seul. Là, il a comblé le manque, il
peut chanter où il veut, il lui suffit de sortir sa guitare. C'est un
adepte de musique cubaine et du Buena Vista Social Club.
Cédric, lui, est venu en 1996 avant l'enregistrement d'I soli ciuttati.
Notre rencontre a été tout d'abord un coup de foudre musical ; j'ai été
épaté de voir autant de talent sans prétention chez ce jeune homme.
Nous nous sommes rencontrés la première fois, c'était lors d'une soirée
dans la salle de Giuventù
in mossa
où nous nous retrouvions entre jeunes pour faire de la musique. J'étais
alors Vice-président de l'association, depuis nous ne nous sommes plus
quittés. Cédric a appris à chanter au sein de A Scola di Cantu
de Natale Luciani, il a grandi à Ajaccio, étant originaire de Calvi par
son grand-père. En fait, c'est lors de son retour aux sources que nous
nous sommes connus.
Cédric étant quelqu'un en pérégrination constante, c'est lui
qui a connu éric dans le groupe Giramondu
où il l'invite à jouer avec nous sur notre disque Cilva. C'était
en 2002/ 2003. La suite est logique, il est encore avec nous, sa place
est fondamentale dans l'Alba, car sans la contrebasse, notre musique ne
peut pas se jouer.
éric abondant de son passé de musicien, il a
tout d'abord joué avec le jazzman Lucien Ferreri, puis l'épopée Muvrini
pendant 11 ans où entretemps il part faire l'école de jazz de Los
Angeles, ensuite succès éphémère avec Giramondu. éric a
apporté la conscience et la constance musicale qui manquaient au
groupe.
L'Alba
est pour moi ma raison de vivre. Ce sont mes amis, mes frères, mes
associés, mes compagnons de route, la famille que j'ai choisie et
j'espère que nous ferons encore longtemps de la musique ensemble.
Tous
les textes tirés du livre sont de Santu Massiani et Dumè Colonna, mais
certains sont des compositions du groupe. Qui a écrit les textes ?
Sta mane a été un énorme choc
pour tous ceux qui l’ont entendu. Et encore plus quand on en comprend
les parole. Vous
vous êtes inspirés d’un Kyrie existant ou est-ce une création intégrale
?
Oui,
nous écoutons tous beaucoup de musiques et dans tous les genres, allant
de la musique ethnique, passant par la pop rock, le jazz, et d'autres;
nous sommes très curieux et chacun aime faire découvrir aux autres ce
qu'il a trouvé et qu'il trouve intéressant à faire écouter. Il
y a des références communes et des goûts divergents. En majorité nous
aimons les Beatles et Radiohead, il y a aussi le Taraf de Haïdouks,
Titi Robin, Ravi Shankar, Jaco Pastorius, Thelonious Monk et j'en passe
car la liste serait longue, mais pour ces derniers ce sont des
références communes.
Les concerts de l'Alba sont maintenant sur une page dédiée !


Alte korsische Paghjellas und europäischer New Folk
A écouter ici en direct le 15 décembre !
L'Alba chez Vivement ce soir !
http://www.vivementcesoir.fr/index_vcs.php?id_artiste=17
A découvrir également un imposant dossier sur le groupe (en allemand).

ALBA présente «Radiche Suprane» au Pub Assunta le 1er avril à Bastia.
Cédric Savelli, violoniste et l'une des
voix du groupe explique « Tomas Heuer a photographié de nombreux arbres
notamment dans le Giussani avec une technique originale qui consistait à
laisser ouvert le diaphragme de son appareil pendant de longues heures.
Il a réussi à capter des choses insoupçonnées, bouleversantes. Un
résultat étonnant et sans trucages bien-sûr. Sa vision de l'art
photographique nous a particulièrement touchés. » définissant ainsi les
Racines Célestes de cet album.
Un nouveau cap est franchi avec ce
troisième album. Une instrumentation toujours plus subtile, des textes
aux envolées lyriques et divines, dont certains écrits par Dominique
Colonna et Santu Massiani, des voix qui nous transportent ailleurs, tout
en nous replongeant au coeur des terres de Balagne. Benjamin Dolignon
(Terza), Cécce Guironnet (Clarinette), Cédric Savelli (Guitare, violon
et multiples instruments à cordes, Eric Ferrari (Basse), Jean-François
Vega (Guitare et chant) et Sébastien Lafarge (voix principale)
construisent la tradition comme la tradition les construit. Ils aiment à
dire que leur tradition n’est pas figée, mais au contraire vivante, en
évolution, en mouvement. Les sonorités, puisées aux sources d’influences
méditerranéennes, surprennent et interpellent. Acoustique, sans
surcharge, tout en finesse, leur musique a grandi. Elle est totalement
atypique dans l’univers musical insulaire. Derrière les accords,
derrière l’harmonie, on sent l’évolution du groupe. Chaque note est
pesée, calculée, travaillée. L’initié entend ce travail et l’apprécie,
le profane lui, se laisse simplement porter par l’alchimie des sons.

Cédric Savelli parle de l'Alba, de ses goûts musicaux, de la création... sur Sera Inseme (24/01/2012) :
http://www.youtube.com/watch?v=TSMEeqGWRNc&feature=youtube_gdata_player

Le groupe Alba, en collaboration avec l'Université de Corse et Frequenza Mora, propose aux étudiants des
différentes UFR de l'Université de Corse, un concours doté d'un prix de 500,00€.
Il s'agira pour les participants de soumettre un ou plusieurs projets d'affiche pour
représenter le groupe et sa musique.
Tous les détails sur le site du groupe : http://www.l-alba.com/
Voir les dates des concerts en page Agenda
Alba : les concerts !
U
Svegliu Calvese et les Rencontres de Calvi :
Avant 2006 2006
2007
2008 2009 Les invités des
Rencontres
jazz
world
opéra Bruno Coulais autres